NATIONS UNIES
CONSEIL
ECONOMIOUE ET SOCIAL
Distr.
LIMITS
E/CN.14/CAP.2/lNP.16
24 novembre
Original : FRANCAIS
I
COMMISSION SCOMOMIQUB POUR LtAPRIQU3 Conference des planificateurs africainG Beuxieme sessionAddis-Abeba, 4-15 decembre 1967
EVALUATION DE L'SXSCUTION DU PKST^IISR PLAN
(Doctunent presente par le Gouvernement de la
Republique FedSrale du Cameroun)M67-1657
3/CN. 14/CAP .2/lNF. 16
TY SUR TJ% PESKIER PLAN
- En Mai 1959» le Chef de l'Stat Camerounais declarait devant l'Assem- blee Nationale que 1!accession a l'lndependance impliquait a. la fois une pleine souverainete et une pleine responsabilite, et qu'il convenait par consequent que la Naticn definisso ses objectifs de developpement et les moyens a mettre en oeuvre pour les atteindre. Ainsi fut retenu.le principe de I1 elaboration du Premier Plan tjuinquennal du Cameroun..
Ge document fut eneuite soumin a. l'Assemblee Nationale et adopte par oelle-ci le ^6 decembre I.96O.
II convient.de signaler tout de suite que ce Premier Plan n'embrassait pas tous les secteurs des activites nationales. Par ailleurs, les objectifs de production n:y apparai^saient pap toujoure tres clairement; ceci explique la difficulte de comparer les realisationG de la pariode quinquennale cou—
verte par ce Plan avec les previsions qui avaient ete faites, souvent d'une facon partielle, et qui n!etaier?t plus par ailleurs adaptees a la situation nouvelle creee par la nais^ance de la Federation Camerounaise,
— Des l'Independancs, la fJouvernement s'cst donne pour taciie de construi- re la Nation Camerounaise, de promouvoir son developpement generalise dans
le cadre de la democratie sooiale st d'nn liberalisme economique moderne et planifie.
Les travaux qui one ei-e sffeotues de 1959 a 19^0 ont abouti a, la mise au point des perspectives planifiaes du pays, pour une periode de 20 ans...
(1960-1980). L'objectif global quantitatif retenu est le doublement du re-
venu moyen individuel qui devra paaser de 21 500 Pr CFA en i960 a 43 000 Fr CFA en 1980.
Le Ier Plan, (1961—1966/67) se presentait comme une etape dans la mise
en oeuvre de cette politique a. long terme du doublement du revenu individuel
moyen•
Lignes generales d1 orientation du Ier Plan . „_
L'.aspect humain constitue lfelement central du Plan. Le faoteur humain
apparait en effet a la fois comme une fin et comme un moyen ; comme une fin,
2/CN,.14/CAP.2/lNF,i6
Page 2
puisqu'il s'agit, en definitive d'ameliorer les differents aspects de la condition humaine? comme un moyen, puisque les hommes, mieux alimentes, en meilleure sante et plus instruits, seront lea instruments les plus effica-
ces de cette croissance economique,,Dans ce domaine, le Plan visait done :
t- I1amelioration de l'equilibre alimentaire, - I1extension et I1adaptation ds l'enseignement,
- une meilleure utilisation du potentiel du travail.Sur le plan econcmique, le Ier Plan avait prevu quelques operations-cles - Accentuation de la mise en valeur du potentiel agricole
- Developpement de l'economie d'echange - Effort selectif d1industrialisation.
Investissements
Les investissements prevus se decomposaient ainsi qu'il suit selon les
operations groupees en quatre titres :
3tudes 2 419 millions Fr CFA soit 4,5 ,o du total Production 16 676 millions Pr CFA soit 31,3 £ du total Infrastructure 24 991 millions Fr CFA soit 46,3 % du total dkjuipements sociaux 9 096 ;nillions Fr CFA soit 17,4 £ du total Total ... 53 182 millions Fr GFA.
Financement
Pour financer oes investissements, le Cameroun a fait appel :
1) A 1'aide bilaterale pour la plus grande partie des investissements
publics,
2) A la Communaute Economique '3uropeenne par l'intermediaire du Fonds
Suropeen de Developpement,
3) Aux Nations Unies et a leurs agences specialisees, en ce qui con-
cerne I1envoi d1experts et I1octroi des bourses.
Les agregats
Les derniers comptes economiques publies concernant l'annee 1964/1965;
ils portent sur .1'ensemble du Cameroun Federal. Les valeurs ajoutees aux prix
du marche par branches cnt evolue comme suit de 1959 a 1964/65 (en milliards).
E/CN.14/CAP.2/INF.16
Page 3
1959 1964/65
V.A.
48,5
17,0 4,5 4,0
.. 3>4.
4,6
2'8. ..
11,0
5,9 101,7
s 11,9
% du PIB
42,7 14,9
4,0
3,5
3,0 4,0 2,5 9,7 5,2
89,5
10,5
V.A.
49,1
36,4
5,1
4,2 5,3 11,8
IS
17,0 10,8 147,6
20,5
fo du
PIB
29,2 21,7 3,0 2,5
3,2 7,0 4,7 10,1
6,4
87,8 12,8
Variation
+ V
+ 114 + 13
+ 5
+ 56
+ 157 .+ 182 + 55+ 83
+ 45 + 72I yo
ni1°
%
p d10-
i
0. Vegetaux et animaux vivants 1. Produits alimentaires
2. Energie
3. Matieres premieres et demi produits 4» Prod, mecaniques et electriques 5. Textiles et cuirs
6. Autres produits industriels
7. Batiments et T.P.8. Services
Production interieure
Salaires administratifs et domestiques 11,9
Produit interieur Brut 113,6 100 % 168,1 100 $ + 48 ' %
La production interieure brute a progresse de 7 pour 100 par an dans la
Federation entre 1959 et 1964/65 et le produit interieur brut de 7T4 pour 100.
La production interieure brute finale et le produit interieur par tete deviennent :
1959 1964/65 Variation
Production finale 22 000 Pr CFA 28 000 Fr CFA + 27 % Produit interieur brut 24 500 Fr CFA 32 000 Fr GFA + 31 <p
COMPARAISON SNTRE 1959 ET 1964/65
1959 1964/65
Eessources . en milliards de francs Variation
1. Importations 29,6 , 37,4 • x 26 %
2. Production finale 101,7 147,6 f x 45 %
3. Diminution de stock 0,8 - -
4. Ressources totales ■ . . ,132,1 185,0 x 40 yl
S/CN.14/CAP.2/IHP.16
Page 4
1959 1964/65
Ressources
135 33
101 29 0
en milliards
A
,7 ,7,6
,8de francs
212,3
64,7
147,6 37,4
Variation
X X
X X
57 p 92 >i
45 :h
26 •£
5. Chiffres d'affaires dos entreprises 6. Consommation intermediate
7. Valeur ajoutee - Production inte- rieure (5)—(6)
8. Importation
9- Prelevement sur les stocks 10. Ressources disponibles
(7) x (8) x'(9)
132,1 185,040 %
11.
12.
13.
14.
Consommation menage
Consommation des Administrations
InvestissementsExportation
80 5 11 34
.2 73
,9
,7112 8
25
38,9 ,7 ,0
A
X X X X
45 -I 64 7*
74 Z 11 l/o
15. Total des emplois 132,1 185,0 X 40 -/o
Inve s t i s s ement s
Entreprises Administration Menages
Volume global des investissements
FEDERATION
1952
4 5 2,1 ,3 ,5
11,9
1964/65
10,1
8,5 6,4
25,0
Variation
Le taux d'investissement par rapport au PIB est passe de 12,5 pour 100 en 1959 a 16,9 pour 1C0 en 1964/65.
Sous lfangle du volume global des investissements publics, les reali sations ont depasse les 3/4 des previsions du Premier Plan (Cameroun Oriental)
Ces realisations laissent cependant apparaitre certaines distorsions : 1) D'une part des retards dans 1'execution de la plupart des program
mes, sauf les programmes d'equipement administratif dus aux delais entre con
ception du projet et mise au point des dossiers d'execution. (Ainsi le de-
marrage des travaux du Trans-camerounais, prevu en 1963, a seulement eu lieu
en octobre 1964).S/CH.14/CAF.2/lWP.16
Page 5
2) D}autre part une certaine distorsion au profit des equipements so- ciaux et une insuffisance des investissements dans le secteur de la pro duction ruralec
3) Snfin un developpement de l'equipement administratif.
Revenus et depenses des menaces en milliards de francs
frontant
1959 7°
1964/65
Montant P
Variation
REVEITOS
- Salaires et prestations sociales verses par les administrations - Salaires et prestations sociales
verses par les entreprises
- Salaires des personnels domestiques - Autres revenus
Total revenus
11,3 12,3 19,7 14,2
17
0
63
,2
,6
>o
18 0 68
,7
,6
,425
0 93
,5
,8 ,o18 0 66
,3
,6
,992,1 100 139,0 100
+ 74 £
33 % 48 $
51 DEFENSES— Autoconsommation
- Consom. de Mens et services com.
- Consommation des menages
— Salaire (domesticite)
— Impots directs - Transferts verses
34,5 45,7
37,5
49,6
35,7 77,2
25,7 55,5 80.2
0,6 2,8 1,6
87,1
0,6 3,1 1,7
112,9 0,8 5,1 11,4
81,2 0,8 3,7 8,2
Total depenses EPARGME
85,2
6,9
92,5 7*5
130,2 8,8
93,7
6,3
3 ;i 69 p
41 p
33 % 82 % 613 i 53 f 28 %
Total 92,1 100 139,0 100
+ 51 $
TH/CT\T. 1 <i A^AP. 2/L-jTl'1 -'! 6
Paje 6" '""
Cacao
Cafe Arabics, Cafe Robusta Coton graine Bananes
Huiie de palme.
The
Arachides
Bois engrunus (m3)
Production agricole (en tonnes)
Cameroun Oriental Federation
1959 66 350
4 900 23 700 20 800
■ S>0 000 29 500
71 000 412 000
ler Plan - Objectifs 1965/66 90 000
1.0.. OOP 40 000 30.00Q
1965/66 39
4614 57
58
30
90 480
500 . 000 000 000 000 000
~
000 000
97 20 48 4691
100 480
500 500 300
000 000 600 000 000
Fiis a. part ces re suit at ?■ on a constate que :
-- La production du ma'is et des iegumi-icaees eta-it stationnaire ou en regression,
- Les .resultatu etaient xnsuffisants pour le mil et le paddy.
Aluminium (t)
Bales dJg.lurninium (t)
Articles menagers Aluminium
tceG (uniten)
tjcui'H (unites) aietalliqizefs (u) -aco-fcy] "n: ^ (m3)
Ohau seiure a (pair e 3;(plastiqua et caoutchouc) Bieres !,hl) :
Boissons gazeuses (hi*)1 " "Glace (T) :
Pates dlimcntavre^ (t) Beurre de cacao;. (I1) Huile de palrnisto (t)
T-urteaux ds palAiete (T)Savon (T)
Confection (pieces) Bonnoterie (unite) Tissus (m)
Produitn de beton mahufacture (t)
Cigs.rettes
oauction
re (?)
Industrielie
1959 ■ 43 200
0 300 10 554
0 5 000
146 000 121 000
211 000 69 000 8 900 100 .. 2 055 . .
1 700 ' 2 300 4 000 200 000
0 0 0 786
4
3 1 4
1965/66
48 000 3 000 346 22 000 4 000 . 38 000 231 000■350 000
465 000 -
170 000 10 000 230 5 .800
3 000 . 3 650 6 300 000 000 200 000 300 000
25 000 (avril dec, 66)
780
„ 14/cAP. 2/BIF. 16
Page ?
Dans le secteur industriel
f• Previsions du Ier Plan et realisations
Les investissements prevus pour la realisation des projets devant etre realises au ccurs des cinq annees du Ier Plan s'elevaient a 3 58O millions de Pr CFA, et, plus de la moitie de ces investissements ont ete realises.
Mais les investissements effectivement realises dans le secteur "Industrie"
de 1961 a, 1966 sont sans commune mesure avec les previsions, puisque celles-ci etaient stric-tement limitees aux projets inscrits au Plan, et qu'il ne fut pas question ni de 1'extension des entreprises existantes ni des investisse-
ments de renouvellement.2. Realisations non prevues au Ier Plan
Parmi les plus importantes, on peut citer la construction d'une nouvelle unite de fabrication de beurre de cacao a Yaounde et d'un sucrerie a 100 km au Nord de la capitale, 1!entree en production de diverses entreprises (bon- neterie, materiel agricole a main, peinture, materiaux de construction...), l'extension des installations de fabrication de chaussures et enfin 1'im plantation au Cameroun de deux Compagnies petrolieres devant entreprendre d'importantes campagnes de recherche tant sur terre qu'au large des cotes
camerounaises•
3» Structures et evolution du secteur "Industriel" :
D'apres le dernier fichier provisoire des entreprises, si on considere dans le secteur "SKERGIS - MIMES - INDUSTRIES - BATIMENTS" non seulement les entreprises individuelles modernes et les societes, mais aussi les etablis- . sements ou s'exerce une activite principale ou secondaire a caractere in- dustriel, on totalise au 30 juin 1966, 478 unites au lieu de 289 en 1961 - Le nombre des seules entreprises individuelles modernes et des societes est
passe de 151 a 278.
Les secteurs ou la progression numerique des entreprises a ete la plus sensible sont, par ordre decroissant :
- Les industries alimentaires (passees de 8 en 1961 a 22 en 1966), cette
croissance rapide etant due principalement a la multiplication de pe-
tites boulangeries industrielles.
E/CN.14/CAP.2/INP.16
Page 8
- Les industries textiles (de 15 a 35) en raison de l'accroissement ": ~
important du nombre des entreprises de confection.- Les industries chimiques (de 7 a 13),
- Les industries du bois (de 19 a 35) (sans les exploitations forestie- res), mais avec les scieries, menuiseries et ebenisteries.
- Les industries mecaniques et electriques(de 23 a 41) ont progresse en nombre du fait de la creation de garages et ateliers de repara
tion sur 1'ensemble du territoire.- Le batiment et P.p. (de 34 a 60)
- Les industries agricoles (de 48 a ^). Dans ce domaine, l'accroisse-, ment numerique est faible, car une partie importante des etablisse- ments industriels est constitute par les usines a cafe de l'Ouest et du Littoral dont un bon nombre est anterieur a 1961 et qui sont au-
jour&'hui encore surabondantes.Des diverses considerations prscedentes, il ressort que :
- I1augmentation du nombre des entreprises dans le domaine des industries agricoles est faible, ce qui justifis 1Taccent sur ce secteur pour le lie Plan.
- les creations dfentreprises destinees a renplacer des produits finis importes par des produits locaux, a partir, dans ce premier'^tade, de pro duits semi finis encore importes ont ete nombreuses.
- 1'accroissement du nombre des petites entreprises telles que boulange- ries, confection, menuiserie, reparations mecaniques et electriques, batiment a ete important. Les faibles investissements necessites pour ces installa tions font que bon nombre d'entre elles sont locales par l!origine des fonds
et la gestion.
Dans les secteurs de 1'energie et de la distribution des eaux, cette
periode a ate marquee par des modifications de structures et la creation des
societes d'economie mixte, (l.D^Q, 3H2LCAiIf 3P^G)O
Vcn. 14/cap . 2/:dt?\ 16
Page 9 ■ -
A. Knseignement primaire Cameroun Oriental
1. Le taux de scolarisation cui etait de 44 pour 100 au Cameroun Oriental au debut du Premier Plan Quinquennal (1961) est passe de 56 pour 100 l'annee 1965/66 a 60,7 pour 1Q0 l'annee 1966/67.
Le Premier Plan prevoyait seulement une augmentation de 2 pour 100 du
taux de scolarisation.
2. II existait 6 200 classes au debut du Premier Plan du Cameroun Oriental. Ce nombre est passe de 11.722 pour l'annee 1965/66 a 12.128 pour
l'annee 1966/67. Le Ier Plan ne prevoyait que la construction de 48O classes
nouvelles.
3- 300.000 eleves frequentaient les ecoles primaires et publiques en 1961 centre 609.463 en 1965/66 et 634.254 en 1966/67.
Le nombre de maitres cfui etait de 10.700 en 1964/65 doit passer a 13.335 en octobre 1971 d'aprss les previsions du He Plan. II est probabla que ces previsions seront depassees, II y avait en effet, deja 12.011 maitres
en 1966/67. rialheureusement, cet accroissement des effectifs s'accompagne
dfunebaisse du pourcentage de maitres qualifies, car la formation des en- seignants ne suit pas la montee des offectifs. Un des principaux objectifs du lie Plan"-dans le doraaine de lfenseignement est de remedier a cet etaf de fait,
B* Saseigiement primaire - Oa-neroun Occidental
Le taux de scolarisation du Cameroun Occidental etait en 1964/65 de 44,5 pour 100 et les effectifs atteigiiEiisnt 124-000 elaves et 4-170 profes- seurs. Le nombre d1eleves est passe a 138-OOO en 1965/66.
C« Snseig^ement secondaire - Cameroun Oriental
1. Le nombre de classes a la veille du Premier Plan etait de 200; il
est passe t» 630 en 1965/66 ei;a758 en 1966/67. Le Premier Plan ne prevoyait
dans le secteur secondaire cue la construction de deux etablissements se-
condaires courts et 1'extension des collages de Caroua et de New-Bell.
3/ClI. 14/CAP. 2/lHF. 16
Fa^e 10
2. Le nonbre d'oloves cmi otait de 13.000 en 19^1 est passe a 26 200 en 1965/66 et a 28.600 en 1966/67. Le Second Plan prevoit un effeetdf de 35 000 cloves dans ie secondaire en 1970/71-
3. a) Le nornbre d/admis au B3PC a ete de 544. en 1961 et 1 ,439 en 1966 et de 1 875 en 1967-
b) Le nombre d'admis au 3..H. est passe de 287 en 1961 a 530 en 1966 et a 633 en 19^7 (B.E.P.C. court)
c) Le nombre d'admis au probatoire a augment e de 139 en 1961 a- 430 en 1966 alors que les effectifs des admis au baccalaureat passent de 92 a 175-
4. 950 professeurs enseignaient dans 1'enseignement secondaire en
1965/66 contre 1.235 en 1966/67. Get accroissement est du a une augmentation
importante des affectifs enseijnants dans le secteur prive laic.D. Snseignement teclinicrue Cameroun Oriental
Les effectifs de l'enseignement technique sont passes de 3-121 en
1963/65 a 8,941 en 1965/66 et a 9-360 en 1966/67. 186 elevee out obtenu un CAP en 1965 et 572 en 1966. 42 ont passe un brevet technique en 19^5 contre 37
en 1966.3. Ifriseignement secondaire et technique : Situation au Cameroun Occidental 2.808 slaves frequentaient les etablissements d'enseignement secondaire en 1965/66 et 1,338 les etablissements d'enseignement technique.
On denombrait 150 professeurs la meme annee dans cette branche.
S/CN.14/CAP.2/INP.16
Page 11
SANT3
(Cameroun Oriental)
, - Prevision
^961 1965 du Ier
Plan pour
24.
14.
728 710 329
11. 500
310(2)
Cameroun Strangers Cameroun . strangers
Nombre de medecins 42 104 66 130
Nombre d'habitants pour
un medecin 26.5OO
Capacite hospitaliere (1) 11.244
Nombre dThabitants pour 1 lit 337
(1) 3n fait, le nombre de lits effectifs est inferieur a la capacite hospi taliere, il etait notamment de 13,499 en 19^5 soit un lit pour 359 ha- .
bitants« ■ ■ :■--..■
(2) Le chiffre avait ete calcule compte tenu d'une population prevue de 3.65O.OOO habitants en 1966. La population en 1961 etait en fait tras sous-estimee et etait deja a. cette epoque egale a 3-8OO.OOO habitants et non 3-13O-OOO comme on le pensait.
Lfexecution du Ier Plan a pose un certain nombre de problames et, ce sont ces difficultes d'ordre technique, financier et humain, que nous allons esscvyer d'analyser tres brievement.
A. Difficultes d'ordre technicrue
Pour des raicons de politique interieure que aonnaissait ea-.ce.. moment le pays, le Plan a demarre dans des conditions difficiles. Les auteurs du Plan n'ont pas dispose d!un temps suffisamment long pour son elaboration, et certaines regions du pays n'ont pas ete 1'objet d'une etude suffisante.
Les methodes d1elaboration du Ier Plan ont fait une large part a l'em- pirisme : le point de depart a ete un inventaire de la situation existante, appuye par les comptes economiques de 1956 qui n'etaient plus tout a, fait a jour. D!autre part, le Plan ayant ete elabore a la veille de l?lndependance pour le seul Cameroun Oriental, un ajustement au Cameroun Occidental s'est revele difficile, faute de donnees de base suffisamment precises.
3/CU, 14/CAP .2/lUtf. 16
Page 12
Certains sacteurs importants n'y sont pas merit iormss : c'est le cas pour le Commerce, les Transports privcs, les "■Jruipements administratifs, tandis
que d'autres ne sont abordes que partiellement (Industrie;.
Le manque d1informations economiques en quantite suffisante n'a pas permis de faire des projections..
3. Pifficultes d'ordre financier
De lourdss charges do fonotionns-ient pJsent sur la budget; cs dont a souffert la formation de capital national, facteur essentiel de la crois-
sance i
■ he- montant total des ressources publiques locales destinees aux investis- sements pendant cincr ans s'est chiffre a environ 11.000 millions Fr CFA.
Ressources bud^etaires : 1960/61 1961/62 1962/63 19^3/64 1964/65 19^5/66
locales en millions Pr CFA
Cameroun Oriental 580 829 339
Federation: 2,028 1.859 1.896 4.142
Les imperfections des methodss "budgctaires en usa?;e ont beaucoup entrave 1'execution du Plan. II faut souligner notamment crue le principe d'annulation du projet d'investissement n'est pas compatible avec 1'echelonnement des paiements inherents a la realisation des projets, et 1'utilisation non judi- cieuse des aides exterieures dans certains projets.
G • Difficulty's d'ordre humain
Au cours du ler Plan, l'une des causes du retard du demarrage des pro grammes provenait d'une administration encore inexperimentee et des cadres auxquels la competence souliaitable faisait defaut.
Pour parer a ce manque de personnel qualifie, on a eu recours a des
techniciens, des experts, des bureaux d'etudes techniques et a des consultants etrangers pour superviser la preparation et 1!execution des projets.
U/CN.14/CAP.2/IKF.16
Page 13
Inadaptation des structures administratives . .
L1organisation administrative tant a I1echelon central que regional, n'etait pas encore entierement adaptee aux exigences du developpement.
Au niveau regional
Le territoire de la Rapublique Fedsrale du Cameroun est divise en six regions administratives qui coincident avec les sones economiques du pays.
Chaque region comporte .un certain nom"bre de departements qui sont eux- memes divises en arrondissements.
L!inspecteur Federal d'Administration est le representant du Gouverne-^
ment au niveau de la region. De ce fait, il est charge de I1elaboration et de l'execution des programmes de developpement.de la region. Pour l'aider dans cette tache particuliare, on a place aupres de lui un chef de division economique,
II a egalement ete cree :
■- . - Des conseils regionaux pour le developpement aupras des inspecteurs federaux,
- Des comites departeraentaux pour le developpement aupres des prefets,
— Des comites d1action rurale aupres des sous-prefets.
Les prefets sont secondes par des agents regionaux de developpement charges du secretariat du comite departemental pour le developpement ainsi que de I1etude et de la synthese des projets de developpement economique et social interessant le departement-
Les resultats attendus de 1!action de ces organismes et de ces fonction- naires etaient de permettre la participation active des populations aux ef forts entrepris dans le cadre du developpement economique et social d'une part, et de faciliter la liaison entre les administrations centrales et les services exterieurs d'autre part.
■Ces structures, mises en place au cours du Plan, n'ont pas immediate- ment atteint un rythme de croisiore.
VCN.14/CAP.2/IWP.16
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Le controle de I1execution du Plan
L'absenco de renseignemeuts n'a pas facilite le controle de I1execution du ler Plan ;
1. Les statiatiques du commerce exterieur paraissent avec retard et ne sont pas toujours exactes0
2. La "balance deE paiaments est egalement etablie avec quelque retard.
3. L'evolution des principales productions tant agricoles qu1 industriel- les n'est pas tres Men suivie, les statistiques n'etant pas publiees a un rythme regulier.
Reformes realisees a la lumiere de I1experience du ler Plan
Le ler Plan contient de nombreuses lacunes : oeuvre d'une equipe de techniciens, elle n'a pu etre murement deliberee au depart au sein d'as semblies des notabilites tenues au niveau regional et, I1adhesion souhai—
table des masses lui a fait defaut.,
Les critiques faites au ler Plan ont suscite un effort de conception de nouvelles techniques de planification et d1adaptation des structures gouverne- mentales et adrninistratives aux necessites de la planification.
Commentant le rapport d1execution du ler Plan paru en 1963, le Presi
dent AHIUJO declara : "Publie a la vaille de la preparation du lie Plan
■^uinquennal, ce docxrnent aidera a mieux tirer partie des erreraents passes en vue de I'etablissement d'un plan qui tienne compta a la fois de notre potentiel economicfiie et humain ainsi que des particularity propres a nos differentes regions". - Get esprit caracterise notre lie Plan.
Caractere du deuxieme Plan
Le deuxieme Plan est democratique
Contrairement au ler Plan, les travaux ont ete conduits sous la respon—
sabilite du liinistre du Plan, assiste de commissions de planification, re—
gionales et nationales qui ont reuni, outre les representants des services publics et para-publics, ceu:t des principales forces economiques et socia- les du Pays.
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Le dialogue entre 1'administration et la population ou ses reprssentants
s'est etabli das la phase de preplanification. Les equipes mobiles d'action
rurale ont parcouru les villages, collectant les renseignements sur la si tuation economise et sociale des collectivites de base, et recueillant 1 ■ex pression des aspirations et des besoins de celles-ci,Ces informations et ces suggestions, discutees par les Comites d'action rurale au niveau de 1'Arrondissement, puis centralists par les Prefets, ont permis sinon d'etablir les bases de programmes de developpement departeraen- taux, du moins d'influencer les travaux des echelons superieurs.
Le dialogue s'est ensuite poursuivi au niveau des Regions, au sein des
Conseils Regionaux de developpement. Ceux-ci ont examine les problemes con-
cernant leur region au sein de qxiatre commissions de planification : Commission de la Production, Commission de I1Infrastructure, Commission des Affai
res Sociales, Commission de Synthese,Le projet du Plan avait ete soumis au Conseil National du Plan, Organe
consultatif comprenant egalement des representants de toutes les couches de la population, avant d'etre depose sur le bureau de 1'Assemblee Federale,
Le deuxieme Plan est regionalise
Ce resultat a ete atteint grace aux interventions repetees des commis
sions regionales dans le processus d!elaboration du Plan : au stade de la determination des objectifs et a celui de l'etablissement des programmes
dfoperations et d'investissements.Le caractere realiste du Plan
Un des soucis essentiels du Gouvernement en elaborant le Plan a ete de
faire oeuvre realiste et de mettre sur pied un ensemble d1objectifs et de moyens de developpement correspondants aussi etroitement que possible aux realites du Pays.Dans le domaine de I1organisation administrative, des mesures ont ete prises pour ameliorer la coordination entre les Ministres et renforcer les
moyens du Hinistere du Plan.
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A I1echelon national, divers comites ou conseils Out ete cress dans ce
but : Comite technique pour le developpementr Co-nite interministeriel d1 etu
de des projets a caractere economique, Conseil federal de 1'amenagement du territoire, et au niveau ministerial, Co/iseil intergouvernemental du Plan et du dsveloppement economique.Les services charges du Plan ont ete consides-ablement renforces et structures en quatre directions, de fagon a pouvoir coordonner efficacement tous les aspects du developpement ; investissements publics et prives, etu de de recherches, utilisation des ressources huinaines, animation rurale, etc..
Au sein du Ministers du Plan et du Developpement, ces quatre directions
-etroitement concernees par les problemes de planification et du Developpement
economique et social sont :
- la Direction du Plan et de la Cooperation Tschnique,
- la Direction de 1'Amenagement du Territoi.ro et de l'Hquipement National, - le Centre d'Information, de Documentation et d!3tudes du Plan,
- la Direction de 1'Animation et du Davoioppemeivi; Rural.
1 • La Direction du Plan et de la Cooperation_Tech:iic[ue est chargee :
- d'orienter la politique de develcppernent economique et social du pays
et d'elaborer le Plan;- de prornouvoir les investissements publics c" prives camerounais et etrangers;
- de presenter les dossiers d1invertisspinynts aux organismes de fi- nancement, et de negocier les convar.ti.ons do financement ou d'eta- blissement a passer avec les organises internationaux, les "Ttats ou groupes.privesj
- d'assurer le Secretariat de la Commission des Investissements et la
liaison avec les organismes de credit public;- de coordonner 1'utilisation des ressources humaines de la Nation et
de l^aide exterieure en personnel?
- de coordonner et controler 1'execution du Plan.
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La Direction de l'Amenagement du Territoire et de l'ifruipement National
est chargee :
- des etudes de reformes de structures;
- de 1!elaboration dss programmes d'aquipemont;
- de I1etude technique at economique des projets dfinvestissements;
- du controle technique des operations realisees dans le cadre du Plan?
- de la coordination des problemes d1infrastructure.
La Direction de 1'Animation et du Developpement Rural est chargee : - de 1'animation des differents elements de la population;
- de 1Torientation et de la coordination des actions de developpement rural;
Le Centre d1Information, de Documentation et d'5tudes du Plan (C.I.D.3.P.)
Compose d'un groupe d'^xperts, le CID3P est charge :
- des etudes relatives a I1elaboration des perspectives de developpement;
- de 1'etude des projets d1investissements;
- de la coordination des etudes, des recherches et enquetes;
- de la collecte, de Sexploitation et de la diffusion de la doucmenta- tion concernant le developpement economique et social du pays.