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N 6445 DU VENDREDI 6 SAMEDI 7 DIMANCHE 8 FEVRIER 2015 PRIX : 100 UM

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Q

UOTIDIEN NATIONAL D

INFORMATIONS

-

ÉDITÉ PAR L

’A

GENCE

M

AURITANIENNE D

’I

NFORMATION

-

N° 6445DU VENDREDI 6 SAMEDI 7 DIMANCHE 8 FEVRIER 2015

PRIX : 100 UM

Propreté est acte

de foi

Numéro vert pour 101

signaler tout cas

suspect d’Ebola HORIZONS

Pour se prémunir contre Ebola, éviter le contact avec la personne atteinte et se laver régulièrement les mains au savon

La ministre de l'Elevage, Mme Fa- tima Habib, a insisté hier, sur la né- cessité de se conformer aux normes de qualité et d'hygiène au niveau de l'Abattoir central de Nouakchott, pour garantir la santé des citoyens.

La ministre qui s'exprimait en marge d'une visite des installations de l'Abattoir situé dans le quartier de

"Tinweich" dans la moughataa de Toujounine, a affirmé que les pou- voirs publics sont soucieux de la santé de tous les citoyens, d'où la né- cessité de respecter les normes mo- dernes de l'abattage.

Elle a précisé que l'extension de l'Abattoir central de Nouakchott pour atteindre l'objectif d'abattage

quotidien de 350 têtes de camelins, s'inscrit dans le cadre des efforts dé- ployés par les autorités pour amélio- rer les activités du secteur pastoral ainsi que pour moderniser les mé- thodes suivies, afin que les produits en viandes rouges soient compétitifs sur les marchés extérieurs.

Lire page 3

La ministre de l'Elevage visite l'Abattoir central de Nouakchott

Le Conseil régional pour l'Environne- ment et le développement durable au ni- veau du Gorgol s'est réuni, hier à Kaédi, sous la présidence du wali, M. Moha- med El Moustapha Ould Mohamed Vall.

Au cours de cette rencontre, le wali a évoqué la prolifération des sacs de plas- tiques souples au niveau du marché de Kaédi, surtout dans les boutiques et souligné que ces produits prohibés sont nocifs pour l'environnement.

Pour endiguer ce fléau, le wali a mis l’accent sur la nécessité d’organiser une vaste campagne de sensibilisation au ni- veau du marché et des centres commer- ciaux, et de vulgariser les dispositions juridiques en la matière.

Lire page 3

Gorgol

:

Réunion du Conseil régional pour

l'Environnement et le développement durable

L'accès des populations, notamment pauvres, aux services et infrastructures sociales de base demeure une priorité stratégique dans le CSLP III en vue d'accompagner et de compléter les actions prévues au niveau des politiques et stratégies sectorielles. L'objectif recherché est de permettre aux popula- tions qui se trouvent souvent dans des zones enclavées et/ou éloignées ou bien dans les quartiers précaires en milieu urbain de tirer profit des services

intégrés et d'infrastructures spécifiques appropriées indispensables à l’amé- lioration de leurs conditions de vie. Les actions prioritaires couvrent plu- sieurs secteurs, regroupant plusieurs acteurs. Pour la stratégie nationale de protection sociale, qui vise toujours les populations les plus vulnérables, les priorités porteront sur trois domaines : l’accès aux services de l’eau et de l’assainissement ; l’accès à un habitat sain lié aux services pour les po- pulations pauvres dans le milieu urbain; et l’accès à l’énergie domestique et l’électrification rurale.

Lire pages 4

Stratégie nationale de protection sociale:

Les infrastructures sociales de base demeurent une priorité

stratégique dans le CSLP

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a élaboré, par le biais de la Direction des Aires Protégées et du Littoral, une Stratégie Nationale de Conservation des Zones Humides en Mauritanie. Ce document a été réalisé en Octobre 2014, avec l’appui de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et du Secrétariat de la Conservation In- ternationale des Zones Humides.

La Stratégie traite de nombre de chapitres dont, entre autres, les zones hu- mides dans le monde ; les fonctions des zones humides ; les services rendus par les zones humides ou encore les principales initiatives prises en faveur de la conservation en Mauritanie.

Lire page 5

Conservation des zones humides

Mise en place d’une Stratégie Nationale (II)

Lire page 3

Météo

Hausse des températures dans

plusieurs wilayas du pays

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Q

UOTIDIEN

N

ATIONAL D

’I

NFORMATION

ÉDITÉ PAR L

’A

GENCE

M

AURITANIENNE D

’I

NFORMATION

D

IRECTEUR DE LA

R

ÉDACTION

: Mohamed Saleh Ould Chighaly

R

ÉDACTEUR EN

C

HEF

: Diagana Babouna

S

ECRÉTAIRE

G

ÉNÉRAL DE LA

R

ÉDACTION

: Baba Dianfa Traoré

R

ESPONSABLE DE LA

M

AQUETTE

: Elhadrami Ould Ahmedou

T

IRAGE

: I

MPRIMERIE

N

ATIONALE

HORIZONS

Page 2 HORIZONS

N°6445 DU VENDREDI 6 SAMEDI 7 DIMANCHE 8 FEVRIER 2015

ANNONCES

D

IRECTEUR DE

P

UBLICATION

, D

IRECTEUR

G

ÉNÉRAL DE L

’A

GENCE

M

AURITANIENNE D

’I

NFORMATION

: Yarba Ould Sghaïr

AMI

FAX: 45 25 55 20 E-mail :

[email protected] [email protected]

B P: 371/ 467

Direction des Ressources:

45 25 27 77

Siège:45 25 29 70/45 25 29 40

Police Secours 17

Sapeurs Pompiers 18

Brigade Maritime 4525 39 90

Brigade Mixte 4525 25 18

SOMELEC (Dépannage) 4525 23 08

SNDE 4529 84 88

Météo 4525 11 71 COMMISSARIATS DE POLICE

Commissariat TZ - 1 4525 23 10

Commissariat TZ - 2 4524 29 52

Commissariat Ksar 1 4525 21 66

Commissariat Ksar 2 4525 27 38

Commissariat El Mina 1 4525 12 97

Commissariat El Mina 2 4524 25 24

Commissariat Sebkha 1 4525 38 21

Commissariat Sebkha 2 4524 29 82

Commissariat Riadh 1 4524 29 35

Commissariat Riadh 2 4524 29 50

Commissariat Arafat 1 4525 10 13

Commissariat Toujounine 1 4525 29 30

Commissariat Dar Naïm 1 4524 29 56

Commissariat Dar Naïm 2 4524 29 53

Commissariat Teyarett 1 4525 24 71

Commissariat Teyarett 2 4524 29 51

Commissariat Spécial Aéroport 4525 21 83

Commissariat Voie publique 4525 29 65

Direction Régionale de la Sûreté 4525 21 59

Police Judiciaire 4525 54 49

HÔPITAUX

Centre Hospitalier National 4525 21 35

Hôpital Cheikh Zayed 4529 84 98

Polyclinique 4525 12 12

PMI Pilote 4525 22 16

PMI Ksar 4525 20 19

PMI Teyarett 4525 35 94

CLINIQUES

Clinique Moulaty 4525 13 41

Clinique Najar 4525 49 42

Clinique Kissi 45 29 27 27

Clinique Dr. Moumine 4525 10 02

Clinique Makam Ibrahim 4525 57 60

Clinique Ben Sina 4525 08 88

Clinique Tisram 4525 87 66

Clinique 2000 4529 33 33

Clinique El Qods 4525 82 61

Clinique Adama Diani 4525 59 34

Clinique Bien-être 4525 13 35

Clinique Chiva 4525 80 80

BANQUES

BAMIS 4525 14 24

BADH 4525 59 53

BMCI 4525 24 69

BNM 4525 26 02

BCI 4529 28 76

BACIM BANK 4529 19 00

CHINGUETTI BANK 4525 21 73

A DRESSES U TILES

- Assurez-vous que vos employeurs vous déclarent à la CNSS

- Employeurs, s’acquitter de ses cotisations est un acte civique

- Assurez-vous que vos pièces d’Etat Civil sont issues de l’enrôlement actuel des populations

LA CNSS AU SERVICE

DES ASSURES SOCIAUX

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Page 3 HORIZONS

N°6445 DU VENDREDI 6 SAMEDI 7 DIMANCHE 8 FEVRIER 2015

ACTUALITE

La ministre de l'Elevage, Mme Fa- tima Habib, a insisté hier, sur la nécessité de se conformer aux normes de qualité et d'hygiène au niveau de l'Abattoir central de Nouakchott, pour garantir la santé des citoyens.

La ministre qui s'exprimait en marge d'une visite des installations de l'Abattoir situé dans le quartier de "Tinweich" dans la moughataa de Toujounine, a affirmé que les pouvoirs publics sont soucieux de la santé de tous les citoyens, d'où la nécessité de respecter les normes modernes de l'abattage.

Elle a précisé que l'extension de l'Abattoir central de Nouakchott pour atteindre l'objectif d'abattage quotidien de 350 têtes de camelins,

s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par les autorités pour améliorer les activités du secteur pastoral ainsi que pour moderniser les méthodes suivies, afin que les produits en viandes rouges soient compétitifs sur les marchés exté- rieurs.

La ministre a suivi, au cours de cette visite, des explications tech- niques détaillées données par le directeur général de l'Abattoir cen- tral de Nouakchott, M. Isselmou Ould Abdatt, relatives aux condi- tions de travail et aux améliora- tions apportées à l'infrastructure pour lui permettre de jouer pleine- ment son rôle.

Il a ajouté que ces mesures opéra- tionnelles visent à assurer la sécu-

rité sanitaire des viandes et à ré- pondre aux normes de qualité et d'hygiène.

M. Isselmou Ould Abdatt a indi- qué que la capacité d'accueil de l'Abattoir était seulement de 90 ca- melins par jour et que l’extension financée par l’Union Européenne à travers le projet d’appui aux ins- titutions relevant du ministère du Commerce, jouera un rôle pionnier dans le règlement des problèmes qui se posent à l’établissement.

La ministre était accompagnée au cours de cette visite par le secré- taire général du département, Dr Fall Moctar, ainsi que de respon- sables du ministère de l'Elevage.

La ministre de l'Elevage visite l'Abattoir central de Nouakchott

Le ministre des Pêches et de l'Economie maritime, M. Nany Ould Chrou- gha, a reçu en audience, hier matin à Nouakchott, SEM. José Antonio Sa- badell, ambassadeur, chef de la Délégation de l'Union Européenne en Mauritanie.

Le ministre des Pêches reçoit l'ambassadeur de l'UE

Le Conseil régional pour l'Envi- ronnement et le Développement durable au niveau du Gorgol s'est réuni, hier à Kaédi, sous la prési- dence du wali, M. Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall.

Au cours de cette rencontre, le wali a évoqué la prolifération des sacs de plastiques souples au ni- veau du marché de Kaédi, surtout dans les boutiques et souligné que ces produits prohibés sont nocifs pour l'environnement.

Pour endiguer ce fléau, le wali a mis l’accent sur la nécessité d’or- ganiser une vaste campagne de sensibilisation au niveau du mar- ché et des centres commerciaux, et de vulgariser les dispositions juri- diques en la matière.

Au sujet de l'abattage des arbres, le wali a mis en garde contre cette pratique qui entraîne la dégrada- tion de l'écosystème et a appelé à lutter contre ce fléau par tous les moyens.

Le wali a aussi constaté la pré- sence des poissons pourris et des pots en plastiques usés abandon- nés par les pécheurs au niveau du fleuve et des marigots, malgré la détérioration que cela engendre pour l'environnement.

Les participants à la réunion ont suggéré la création d'un comité technique chargé de l'encadrement de la campagne de sensibilisation, en collaboration avec la mairie, les oulémas et les médias locaux.

Gorgol :

Réunion du Conseil régional pour l'Environnement et le

Développement durable

Le temps sera caractérisé, au cours de la journée, par la présence d'un couloir dépressionnaire sur la bande Sud, le centre et l'Ouest du pays.

Cette situation favorisera la hausse des températures sur le Trarza, le Brakna, le Gorgol, le Guidimakha, l'Assaba, le Tagant et les deux Hodhs.

Les vents seront faibles à modérés de Nord à Nord-est sur le Nord et le centre du territoire et de Nord- est à Sud-ouest sur les régions du Sud-ouest.

Cette situation persistera dans l'après-midi sur le secteur Nord- ouest, le long du littoral et le Nord du pays.

Le ciel sera peu nuageux à nua- geux sur l'Ouest du territoire avec de faibles pluies sur Dakhlet Nouadhibou.

Températures prévues pour la jour- née:

Minimales Maximales

Bir Moghrein 06 degrés 20 degrés Zouerate 11 "" 24 ""

Chinguitti... 12 "" 25 ""

Atar 14 "" 28 ""

Ouadane ...10 "" 24 ""

Akjoujt ...16 "" 30 ""

Nouadhibou ...16 "" 24 ""

Nouakchott ...18 "" 32 ""

Boutilimit ...19 "" 32 ""

Aleg ...19 "" 34 ""

Rosso ...19 "" 34 ""

Kaédi ...22 "" 36 ""

Sélibaby... 24 "" 38 ""

Kiffa ...19 "" 36 ""

Tidjikja ...16 "" 32 ""

Tichit ...14 "" 30 ""

Aïoun ...18 "" 32 ""

Néma ...16 "" 34 ""

Oualata ...16 "" 34 ""

Météorologie marine Cap Blanc et Cap Timiris: La mer sera peu agi- tée à agitée le long du littoral. La houle sera de direction Nord-ouest.

La hauteur des vagues variera de 1,25 à 2,5 mètres.

Météo

Hausse des températures dans plusieurs wilayas du pays

Donner du sang pour

sauver une vie

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Page 4 HORIZONS

N° 6445 DU VENDREDI 6 SAMEDI 7 DIMANCHE 8 FEVRIER 2015

NATION

STRATEGIE NATIONALE DE PROTECTION SOCIALE : (suite)

Les infrastructures sociales de base demeurent une priorité stratégique dans le CSLP III

L'accès des populations, no- tamment pauvres, aux ser- vices et infrastructures sociales de base demeure une priorité stratégique dans le CSLP III en vue d'accompa- gner et de compléter les ac- tions prévues au niveau des politiques et stratégies secto- rielles. L'objectif recherché est de permettre aux popula- tions qui se trouvent souvent dans des zones enclavées et/ou éloignées ou bien dans les quartiers précaires en milieu urbain de tirer profit des ser- vices intégrés et d'infrastruc- tures spécifiques appropriées indispensables à l’améliora- tion de leurs conditions de vie.

Les actions prioritaires cou- vrent plusieurs secteurs, re- groupant plusieurs acteurs.

Pour la stratégie nationale de protection sociale, qui vise toujours les populations les plus vulnérables, les priorités porteront sur trois domaines : l’accès aux services de l’eau et de l’assainissement ; l’ac- cès à un habitat sain lié aux services pour les populations pauvres dans le milieu urbain;

et l’accès à l’énergie domes- tique et l’électrification ru- rale.

Eau et assainissement

L’accès à l’eau potable et à un sys- tème d’assainissement qui assure la salubrité de l’environnement revêt une importance capitale pour la santé publique, pour l’économie des ménages et pour la dignité de l’être humain. En 2010, l’Assemblée Gé- nérale des Nations Unies a reconnu comme droit humain l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Par conséquent, les gouvernements na- tionaux ont été encouragés à inten- sifier leurs efforts pour fournir aux populations des services d’eau et assainissement d’une manière saine, accessible, et financièrement abordable à tous.

Une politique sectorielle de l’eau a été élaborée en 2009 et une poli- tique nationale de l’assainissement a vu le jour en 2011.Ces politiques en plus du CSLP III reprennent le même objectif avec plus d’insis- tance sur l’accès en milieu rural et les quartiers périphériques de Nouakchott, mais sans aller de ma- nière prioritaire vers les plus pau- vres (problématique du prix à la consommation).

Diagnostic du secteur

Selon les données les plus récentes de l’EPCV, au niveau national, un peu moins de deux tiers (62%) des ménages ont accès à l’eau potable (contre 52% en 2004). Mais il reste des écarts s entre les ménages les plus pauvres (30%) et les ménages les moins pauvres (87%). Les puits

sans pompe (30%), les revendeurs (24,4%) et des robinets intérieurs (21%) constituent les principales sources d’approvisionnement en eau des populations, avec les fortes différences par wilaya et par milieu de résidence (urbain/rural).

En ce qui concerne l’assainisse- ment, presque la moitié (45,7%) des ménages au niveau national ne dis- pose pas de toilettes dans leur lo- gement (48% en 2004); ce pourcentage s’élève à 68,7% en mi- lieu rural et varie de 44% à près de 83% selon la wilaya. Plus de deux tiers des ménages pauvres (67,4%) ne disposent pas de toilettes contre 34% chez les ménages non pau- vres.

Un volet approvisionnement en eau et assainissement est mis en œuvre par l’APAUS, comprenant : l’ac- croissement de la disponibilité de la ressource eau pour une meilleure couverture des besoins sur le plan quantitatif et qualitatif (forages, bassins de rétention d’eau, réseaux de transport/distribution d’eau, etc.)

; la réhabilitation des infrastructures existante d’exhaure, de production, de stockage et de transport/distribu- tion de l’eau pour les besoins do- mestiques, pastoraux et agricoles ; la création et ou l’organisation de systèmes et unités d’assainissement de base liés à l’évacuation des eaux usées et la construction de latrines.

Il vise plus de 300 localités de plus de 500 habitants chacune.

Le CDHAHRSC et le MDR réali- sent à travers leurs programmes et projets respectifs d’importantes in- frastructures hydrauliques (forages, réseaux d’adduction d’eau, puits,

…). Il en est de même pour le CSA lui aussi réalise quelques actions concernant l’eau dans le cadre de ses actions humanitaires tel que les extensions des adductions d’eau, réalisation et l’équipement des fo- rages, fourniture de motopompes, construction de châteaux d’eau etc.

Une analyse sectorielle plus récente identifie les points faibles suivants :

•D’importants programmes d’hy- draulique conçus et réalisés par des structures externes au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainisse- ment sans concertation avec celui- ci (APAUS, CSA, CDHAHRSC, MDR).

•La faiblesse des capacités des ser- vices (manque de personnel quali- fié, insuffisance de formation pour tous les principaux acteurs du sec- teur)

•La limitation de la progression des taux de couverture en milieu urbain à cause de la croissance de la popu- lation – surtout à Nouakchott.

Eléments principaux de la stratégie de protection sociale Le CSLP III dans sa partie vision stipule que dans le respect des prin- cipes du développement durable, L’Etat doit permettre à chaque mau- ritanien d’accéder dans ce domaine particulier à : une alimentation de base y compris l'eau potable ; et à un environnement naturel sain.

Dans son troisième axe stratégique il insiste sur l’importance de favo- riser l’accès aux infrastructures es- sentielles. L’accent sera mis dans le domaine sur l’amélioration de l’ac- cès à l’eau potable en milieu rural et de l’accès universel aux services de base.

L’évolution du secteur et les enga- gements du Gouvernement ont rendu nécessaire la révision de la Stratégie de Développement du Secteur de l’Eau et de l’Assainisse- ment élaborée en 2006. Parmi les six axes stratégiques dans le secteur, les deux suivants sont parmi les plus pertinents à la protection so- ciale : Améliorer l’accès à l’eau po- table et Améliorer les conditions d’assainissement . Les autres axes sont les suivants : Connaître et pro- téger les ressources en eau; valori- ser les eaux de surface ; promouvoir le partenariat public privé ; renfor- cer les capacités des acteurs du sec- teur

L’objectif principal pour le déve- loppement du secteur tel que défini dans le Plan 2006-2010 du CSLP et reprit dans les documents sectoriels est « d’améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement en quantité, qualité et à des prix abordables pour tous de façon durable ». La Politique Na- tionale d’Assainissement (2011) se fixe l’objectif de créer les condi- tions d’un accès durable au service public d’assainissement pour les populations mauritaniennes.

Dans le cadre de la protection so- ciale l’accent sera mis sur le renfor- cement des capacités nationales pour intégrer les mécanismes de protection sociale liés à l’eau et l’assainissement afin de promou- voir l’équité d’accès à ces services essentiels. La problématique des prix de l’eau au niveau de la consommation constituera l’une des priorités fondamentales.

Tous les documents de politique et de stratégie dans le domaine avec comme chef de fil le CSLP III s’ac- corde sur le choix des zones rurales et des quartiers périphériques des grandes villes surtout Nouakchott comme les cibles principales des approches qui seront développées.

Actions spécifiques et mécanismes d’intervention Mesures principales s’adressant à l’amélioration de l’accès à l’eau po- table :

•la mise en œuvre d’un accès à l’eau potable plus équitable pour les ca- tégories pauvres entre les quartiers (un accent particulier sera mis sur la situation à Nouakchott) et entre les régions.

•l’amélioration du niveau de service dans les quartiers périphériques, les quartiers pauvres par la promotion de l’accès direct au réseau public d’eau potable (branchements pri- vés)

•le développement et l’accélération de la desserte en eau en milieu semi urbain et rural en assurant le renou- vellement du patrimoine hydrau- lique et son extension (forages, puits, château d’eau, canalisation)

•la prise en compte des besoins en eau agricole pour les zones de ma- raîchage avec l’objectif de rationa- liser l’utilisation de la ressource

• le recours aux eaux de surface pour assurer l’alimentation en eau potable des populations.

Mesures principales envers l’amélioration des conditions d’assainissement :

En milieu urbain :

la réhabilitation et l’extension du ré- seau collectif de Nouakchott à court terme

•la promotion et l’amélioration des technologies d’assainissement auto- nomes à Nouakchott et dans les au- tres centres urbains

•la priorité accordée aux zones basses sujettes aux inondations

•la priorisation de la réalisation des infrastructures d’assainissement dans les investissements publics.

En milieu rural (selon le Pro- gramme National d’Assainissement en Milieu Rural (PNAR) :

•Promotion de l’assainissement et l’hygiène

•Décentralisation des activités en passant des protocoles d’accord avec les communes et les services déconcentrés de la santé pour la promotion de l’assainissement au- tonome et l’hygiène.

•Prise en charge par les communes et l’Etat de l’investissement de l’as- sainissement collectif dans les écoles et les centres de santé

•Participation financière des asso- ciations concernées à l’équipement en infrastructures sanitaires des marchés, des gares routières et des abattoirs et autres équipements pu- blics ou communaux générateurs de revenus

• Prise en charge entière des coûts d’entretien par des usagers, des col- lectivités locales ou des bénéfi- ciaires (écoles, centres de santé, gares routières, marchés).

Habitat social

Introduction et contexte

L'habitat joue un rôle fondamental dans la réduction de la pauvreté et la protection sociale par les effets en chaîne qu'il induit en créant notam- ment de meilleures conditions de santé et en offrant aux ménages la possibilité de pouvoir disposer d'un espace sécurisé permettant la socia-

lisation et les soins des enfants et des autres membres de la famille ainsi que la création d'une activité, point de départ de leur développe- ment économique.

En Mauritanie, les dernières décen- nies ont été marquées par un exode rural qui a engendré une forte concentration de la population dans les villes de Nouakchott et Noua- dhibou. C’est dans ce contexte que s’inscrit le programme de restructu- ration des quartiers précaires qui a été lancé depuis 2008 en vue de lut- ter contre la gazra dans les villes de Nouakchott et de Nouadhibou.

Cette opération a déjà permis la re- structuration, à Nouakchott entre 2008 et 2010, du quartier précaire de Hay Saken qui a concerné près de 6000 ménages. Elle se poursuit actuellement dans le quartier pré- caire d’Arafat. Une opération a été également achevée à Nouadhibou et a permis de distribuer des terrains pour des ménages vulnérables.

L'habitat social s'adresse aux popu- lations qui ne peuvent satisfaire à leurs besoins essentiels en matière de logement par leurs propres moyens. La collectivité publique décide alors d'aider ces catégories sociales pour accéder à un habitat dans des conditions acceptables. Le programme ‘Twize’ est l’expérience la plus importante de production du logement social en Mauritanie.

Twize, à Nouakchott et Nouadhi- bou, est mené par l’agence GRET (Association de solidarité et de coo- pération internationale) en collabo- ration avec les agences de l’état. En dehors de l’habitat social, le pro- gramme englobe les dimensions du micro crédit (Beit el Mal, institution de microfinance mauritanienne pour le crédit habitat - qui va de pair avec l'amélioration des revenus des habitants), de l’insertion profes- sionnelle, et de la promotion d’acti- vités communautaires. En partenariat avec Urbanis, le Gret in- tervient aussi en appui à la restruc- turation des quartiers périphériques et non structurés de Nouakchott. Le programme Twize a atteint un ni- veau de réalisation important qui a incontestablement marqué le pay- sage urbain, avec plus de 7000 mo- dules construites entre 1998 et 2008 (5000 à Nouakchott).

Alba

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HORIZONS

N° 6445 DU VENDREDI 6 SAMEDI 7 DIMANCHE 8 FEVRIER 2015

Page 5

Conservation des zones humides

Mise en place d’une Stratégie Nationale (II)

Le ministère de l’Environne- ment et du Développement durable a élaboré, par le biais de la Direction des Aires Pro- tégées et du Littoral, une Stra- tégie Nationale de

Conservation des Zones Hu- mides en Mauritanie. Ce do- cument a été réalisé en Octobre 2014, avec l’appui de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et du Secrétariat de la Conservation Internationale des Zones Humides.

La Stratégie traite de nombre de chapitres dont, entre au- tres, les zones humides dans le monde ; les fonctions des zones humides ; les services rendus par les zones humides ou encore les principales ini- tiatives prises en faveur de la conservation en Mauritanie.

L

a Mauritanie recèle de nom- breuses zones humides cô- tières et continentales principalement

localisées dans les parties sud et sud-est du pays, entre les latitudes 15° et 18°. Il s'agit le plus souvent de zones humides inondées d'eau douce, situées en domaines alluvial ou lacustre, quelques fois palustre, à caractère permanent ou tempo- raire. Si ces zones humides ont tou- jours existé, bien avant les dernières sécheresses des années 70, leur im- portance aussi bien

économique qu'écologique n'a réel- lement était ressentie qu'à partir des années 80. C'est ainsi que leur pro- ductivité exceptionnelle a été forte- ment mise à contribution pour pallier les insuffisances de produc- tion alimentaire et répondre aux be- soins pressants d'une population croissante.

Considérées comme des écosys- tèmes essentiels à la protection de la biodiversité, ces zones

humides sont aussi primordiales au bien-être de la communauté hu- maine. Elles comptent parmi les écosystèmes naturels les plus pro- ductifs biologiquement, mais elles sont aussi très sensibles aux pertur- bations. Révélée par la densité des populations qu'elles accueillent, l'importance économique des zones humides de la Mauritanie transparait

à travers leur rôle de support fonda- mental pour des activités comme l'agriculture (riz, sorgho, cultures fourragères ...); l'élevage (espèces fourragères naturelles à grande va- leur nutritive et très appétées aussi bien par les bovins; les camelins que les petits ruminants); la pêche ou en- core la cueillette (gomme, jujubes, fruits du dourn. dattes, etc.).

En Mauritanie, les zones humides jouent grand rôle pour l'épanouisse- ment de certaines activités socio- économiques en général et, plus singulièrement, les activités agro- sylvopastorales.

Des zones humides bien connues dans le pays

Il existe déjà une typologie cultu- relle des zones humides qui est connue en Mauritanie. Elle porte sur une quinzaine de catégories. A cette typologie peut être associée une classification numérique des zones humides basée sur l'inventaire des espèces végétales pouvant servir de nourriture ou de matériaux (espèces ressources).

Les caractéristiques des zones hu- mides varient annuellement.

Lorsque les précipitations

saisonnières sont faibles, certaines restent taries. Il est à rappeler que les zones humides offrent un habitat à une grande variété d'es- pèces animales dont les invertébrés aquatiques, les oiseaux d'eau, les reptiles et autres. Aussi, les zones humides servent d'abreuvoir pour les animaux domestiques et sauvages tout au long de la saison humide et au début de la saison sèche. En fin, elles sont

traditionnellement gérées notam- ment pour la pratique d'une agricul- ture de décrue, la récolte de denrées sauvages et de matériaux ressources et l'abreuvage des ani- maux. Certaines zones humides principales sont bien connues en Mauritanie.

Les Tamourts

Les Tamourts sont de vasles cu- vettes relativement profondes. Elles sont semi-permanentes et boisées.

Les aires boisées occupent une forte proportion des tamourts, ce qui est illustré par le nom «Tamourt» qui implique la fréquence élevée d'Aca- cia nilotica (Amour). Ce type de zones humides jouent un rôle im- portant pour abreuver les animaux tout au long de l'année mais servent

rarement à la pratique de l'agricul- ture de décrue car les cultures re- couvrent généralement une proportion relativement modeste de la superficie totale. Les tamourts re- cèlent une grande diversité d'es- pèces de reptiles.

Les Gâats

Vastes cuvettes fermées, les Gâats présentent une densité élevée de puits traditionnels. Les Gâats sont moins boisés et possèdent une forte proportion de terres dédiées à la pra- tique de l'agriculture de décrue. La production maraîchère y est impor- tante. Dans les Gâats, la fréquence de barrages de terre de faible hau- teur et d'enclos traditionnels est éle- vée. Aussi, les Gâats jouent un important rôle d'abreuvoir pour les animaux tout au long de l'année.

Les Oueds

Les Oueds sont de vastes systèmes hydrologiquernent ouverts associés à des rivières temporaires et fréquemment utilisés à la pratique de l'agriculture de décrue et à la pro- duction maraîchère. Les Oueds aussi jouent un rôle important pour l'abreuvage des animaux durant la saison humide seulement car, en sai- son sèche, ils sont souvent taris. Les Oueds renferment un nombre rela- tivement élevé d'oiseaux d'eau et de reptiles mais la perte d'espèces sau- vages y est fréquente. Ils renferment aussi d'importantes espèces de pois- son.

Les Tichillit

Les Tichillit représentent des zones humides de taille moyenne. Leurs eaux de surface sont peu

profondes et elles sont temporaires.

Une petite proportion de leur super- ficie totale est boisée et

présente une faible diversité d'es- sences d'arbres. Importants pour l'abreuvage du cheptel durant la saison humide. Les Tichillit sont des zones humides dont une proportion relative est consacrée à

l'agriculture de décrue. Ces zones renferment moins d'essences d'ar- bres et moins d'espèces d'oiseaux par rapport aux Tamourts, aux Gâats et aux Oueds, et la perte d'espèces sauvages y est particulièrement fré-

quente.

Les Makhem

Les Makhems sont des zones hu- mides très peu profondes avec une durée brève et environ la moitié de la superficie boisée. Ces zones qui présentent peu d'essences d’arbres, sont particulièrement fréquentées par les Acacia nilotica. Durant la saison humide, elles jouent un rôle capital pour abreuver les animaux ainsi que l'agriculture de décrue.

Les Americhe

Ce sont des zones inondées et peu profondes. Elles sont de petite taille et ont une courte durée.

Les Americhe possèdent une mo- deste proportion occupée par les bois dont la principale espèce asso- ciée est l'Acacia seyal. Ce n'est que pendant la saison humide que les animaux s'y abreuvent.

Les Aguenni

Les aguennis sont des zones hu- mides peu profondes, de petite taille et de courte durée. Une partie de leur superficie est boisée et les essences répertoriées sont peu nom- breuses. A l'instar des Americhe, ces zones ne servent à abreuver les ani- maux que pendant la saison humide.

Les Oasis

Petites zones humides, les oasis n'offrent de l'eau en surface que pen- dant une brève période mais sont toutefois semi-permanentes car la nappe phréatique reste proche de la surface tout au long de

l'année. On y exploite des palmiers dattiers et des doumiers. Aussi, la production maraîchère est

faite sur une vaste proportion de la zone oasienne.

Les Sebkha

Les sebkhas sont des étendues d'eau salée, généralement localisées dans la zone littorale mauritanienne. Ces zones humides sont de taille moyenne et ont un couvert arbustif sur le tiers de

leur superficie. Ces zones humides ont une durée saisonnière prolongée mais elles sont peu profondes.

Les L'Gligue

Zones de barrage de terre, les L’Gligues sont des zones humides modifiées. Elles sont relativement profondes, avec une petite propor- tion à couvert arbustif. Une forte proportion de leur superficie est occupée par l'agriculture. Les ani- maux s'y abreuvent uniquement pendant la saison humide.

Les Chemsiya

Les Chemsiya désignent des zones humides peu profondes dont le sol dur réfléchit le soleil. Elles servent aussi à abreuver les animaux durant la saison humide. Elles comptent peu d'essences

d'arbres et présentent une diversité modérée d'espèces d'oiseaux d'eau.

Les Daya

Relativement profondes, les dayas sont de vastes zones humides pré- sentant un couvert boisé

important. Elles permettent l’abreu- vage des animaux tout au long de l'année et présentent une

fréquence élevée de production ma- raîchère.

Les Lemseille

Ce sont des zones humides pro- fondes et de taille moyenne, d'une durée prolongée avec plus d'un tiers de leur superficie boisé. Les Lemseille jouent un rôle important pour l'abreuvage des animaux tout au long de l'année. Elles pré- sentent une diversité relativement élevée d'oiseaux d'eau et d'autres es- pèces.

Les Guelta

Les Gueltas sont de petites zones humides, Elles sont relativement profondes, et sont alimentées en eau quasiment toute l'année à partir de sources qui émergent d'affleure- ments rocheux. Elles sont

situées dans des paysages présentant des plateaux rocheux. Les Gueltas présentent une grande

diversité d'espèces sauvages malgré leur petite taille.

(A SUIVRE) Baba D. Traoré [email protected] (Sources: MEDD)

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HORIZONS

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L’OMVS :

Un atout pour le développement sous régional en Afrique

L L e démarrage en 1861, des études partielles pour as- seoir la navigation, la naissance en 1927, de l’Union Hydro-électrique Africaine (UHEA). La création, en 1938, de la Mission d’Aménagement du Fleuve Sénégal (MAS), la MAS devient en 1959 un organe com- mun au service des trois Etats au- tonomes : le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. La mise en place, en 1963, du Comité Inter Etats re- groupant la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. La créa- tion en 1968 de l’Organisation de Etats Riverains du Fleuve Séné- gal (OERS) à Labé (République de Guinée); la Guinée se retire en 1971 et, le 11 mars 1972, est si- gnée à Nouakchott, par les trois pays riverains, une convention re- lative au statut du fleuve. Dans son article premier, la convention déclare le fleuve international, y compris ses affluents, et affirme dans ses articles suivants, la vo- lonté des signataires de "dévelop- per une étroite coopération pour permettre l’exploitation ration- nelle des ressources du fleuve Sé- négal et garantir la liberté de navigation et l’égalité de traite- ment des utilisateurs" (article 2).

L’article 11 stipule que les "Etats contractants conviennent qu’ils créeront un organisme commun de coopération qui sera chargé de veiller à l’application de la pré- sente convention, de promouvoir et de coordonner les études et tra- vaux de mise en valeur du fleuve Sénégal".

C’est ainsi qu’est créée, le même jour, dans la même ville, et par les mêmes acteurs, l’actuelle

OMVS (Organisation de mise en valeur du fleuve Sénégal).

Le dispositif institutionnel et opérationnel

L’OMVS comprend alors: la

Conférence des chefs d’état et de gouvernement qui définit la poli- tique de coopération et de déve- loppement de l’OMVS, un Conseil des Ministres qui en est l’organe de conception et de contrôle, un Haut Commissariat, organe d’exécution, une Commis- sion permanente des eaux, organe consultatif, "chargée de définir les principes et les modalités de la ré- partition des eaux du fleuve Sé- négal entre les secteurs d’utilisation de l’eau : industrie, agriculture, transport". Les objec- tifs que se fixe l’OMVS portent sur: le développement de l’agri- culture irriguée, la production d’énergie, la navigation. Ses deux missions sont : jusqu’à la réalisa- tion et réception des infrastruc- tures, la maîtrise d’ouvrage des travaux dans le cadre des accords inter-Etats, après leur réalisation et leur transfert à une société de gestion, le contrôle de cette ges- tion et du respect des conventions inter-Etat. Dans un premier temps, l’OMVS se lance donc dans l’adoption et le développe- ment d’un lourd programme d’in- vestissement, afin de doter la région d’une infrastructure de base comprenant : le barrage anti- sel de Diama (1986) construit avec une forte participation fran- çaise, dont la fonction essentielle est d’empêcher l’intrusion de la langue salée dans le fleuve et ren- dre ainsi des terres naguère sa- lines du Delta propices à l’agriculture. Il est devenu un bar- rage réservoir (250 à 535 millions de m3) par la construction de digues entièrement financées par la France. Il permet aujourd’hui le contrôle partiel du niveau d’eau dans le delta et la réduction des hauteurs de pompage pour l’irri- gation. Le barrage réservoir à buts multiples de Manantali (volume de stockage 11,3 milliards de m3,

volume utile 8 milliards de m3), qui permet de régulariser les dé- bits du Bafing, affluent principal du fleuve Sénégal. Cet ouvrage, a quatre objectifs: développer les cultures irriguées et permettre ainsi les cultures de contre saison, mobiliser la ressource afin de pro- duire de l’énergie, assurer une na- vigabilité pérenne du fleuve, tout en préservant l’environnement dans la Vallée (débit réservé à l’étiage, soutien de crue), écrêter les crues naturelles en réduisant les risques d’inondations excep- tionnelles.

La Centrale hydroélectrique de Manantali finalisée en 2002, dont la puissance installée est à l’ordre de 200 MWH avec un productible de 800 GWH/an garantie 9 ans sur 10. Un réseau de 1300 kms de lignes de transport qui permet au- jourd’hui d’alimenter en énergie électrique les capitales des trois Etats-membres. Le projet naviga- tion dont l’objectif est d’assurer la navigation en toutes saisons entre Saint Louis, situé à l’embouchure du fleuve, et Ambidebi (en aval de Kayes) au Mali, soit sur une distance de 905 km. Le projet a pour but de desservir et désencla- ver des zones présentant d’impor- tants potentiels agricoles et miniers. A cet effet le programme prévoit : l’aménagement du che- nal de navigation, la construction de ports et d’escales portuaires ainsi que l’acquisition d’une flotte fluviale. La création d’agences chargées de l’exploitation de la batellerie fluviale et de l’entretien du chenal navigable. Selon les ré- sultats des études disponibles, la voie d’eau autorise une capacité annuelle de 10 millions de tonnes de fret. Toutefois, il convient de noter que les aménagements re- quis nécessitent d’importants ca- pitaux ; ce qui a amené l’OMVS à opter pour une stratégie de réali- sation par étapes, en adéquation

avec les niveaux de croissance de la demande en matière de trans- port fluvial. Le principe d’une phase transitoire axée sur le trans- port mixte fluviomaritime a été retenu.

Principaux Résultats du PGIRE et du GEF En 2013, dans le cadre du Pro- gramme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et de Déve- loppement des Usages Multiples du Bassin du Fleuve Sénégal (PGIRE –DUMB), un accord de prêt 4183 MAU d’un montant de 21 000 000 DTS a été signé pour le financement des activités en Mauritanie. La mise en œuvre du projet rassure quant à l‘atteinte des objectifs de développement du programme. En effet, trois in- dicateurs assignés à cet objectif sont déjà atteints : les quatre Etats membres de I'OMVS sont impli- qués dans les structures de prise de décision, le niveau d'utilisation des MILDA par les enfants de moins de cinq ans a dépassé Ie seuil convenu de 80% les débits d'eau transitant par les principaux axes hydrauliques ont dépassé le niveau convenu de 30 m3/s. La fi- nalisation des études des bar- rages, réhabilitation /aménagement/ Sécurisation en eau de périmètre,) sont en pleine mise en œuvre avec des niveaux d'avancement satisfaisants. Ces actions permettront d’atteindre l’objectif des 15000 bénéficiaires directs de périmètres irrigués à la fin du projet (10200 en juin 201);

de décider de la réalisation d’un barrage et de compléter le nombre de coopérative féminines bénéfi- ciant de périmètres irrigués.

Parmi les résultats intermédiaires en Mauritanie, on peut citer : Développement des structures institutionnelles régionales de gestion des ressources en eau

La reforme institutionnelle de l’OMVS et la mise en place ef- fective des cadres ; la modernisa- tion de l’OMVS avec le renforcement du système d’infor- mation et des organes, la construction du siège de l’OMVS, la réhabilitation et la modernisa- tion du Centre Régional de Docu- mentation de l’OMVS, l’élaboration d’une nouvelle clé de répartition des coûts et charges intégrant la Guinée.

Développement des Usages à Buts Multiples au niveau local volet hydro agricole

(SONADER : Agence d’Exécution) Réhabilitation du périmètre irri- gué de Bellara (250 ha). Le péri- mètre a été réceptionné et mis en valeur sur la totalité de sa superfi- cie (250 ha) depuis la campagne d’hivernage 2010 avec un rende- ment moyen de 5 tonnes à l’hec- tare. Réhabilitation de 550 ha de petits périmètres collectifs dans le Trarza. Un marché a été signé pour la réalisation de 280 ha re- parties sur 11 périmètres, les tra- vaux qui ont démarré en février 2012 sont en cours. Réhabilitation du périmètre irrigué du PPG1 de Kaédi (700 ha). Le périmètre a été exploité durant la campagne hi- vernale 2010 sur une superficie de 490 hectares. Le rendement moyen observé est de l’ordre de 5,15 tonnes à l’hectare. Réhabi- litation des ouvrages du périmètre de décrue contrôlée du PPG2 et du pont - vanne de Kaédi. Un contrat est dans le circuit de si- gnature, il porte sur la rénovation de l’équipement hydromécanique du pont vanne de Kaédi. Ce qui va contribuer à l’améliorer la pro- ductivité et la sécurité des cul- tures de décrue sur 20000 ha du Walo, ainsi qu’à la protection de la ville de Kaédi contre les inon- dations.

Le fleuve Sénégal s’écoule dans le sens Est-Ouest sur 1 790

km. Il naît de la rencontre du Bafing, le fleuve "noir", des-

cendu du Fouta Djalon à 800 mètres d’altitude, et du Ba-

koye, le fleuve "blanc" qui prend sa source sur le plateau

Mandingue. Son principal affluent est le Falémé, qui

draine toute la partie Est du Sénégal. Le bassin du fleuve

s’étend sur 337 500 Km2 et la population qui y vit repré-

sente 16 % de celle des trois pays riverains (la moitié au

Sénégal, 5 % au Mali, le reste en Mauritanie). Les terres

arables s’étendent sur plus de 800 000 hectares. L’avancée

du désert et le débit aux variations saisonnières très fortes

ont amené les autorités à réfléchir à l’optimisation du po-

tentiel hydraulique du fleuve, et à élaborer un plan de

mise en valeur global et ambitieux afin de lutter contre les

aléas climatiques. La mise en place de L’Organisation

pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal est l’aboutisse-

ment d’une longue série de tentatives qui remontent à la

période coloniale avec notamment : la publication en 1802,

par l’autorité coloniale, d’un Plan de Colonisation Agri-

cole du Sénégal.

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Un atout pour le développement sous régional en Afrique

Construction des ouvrages de NIAKHAKH, BABROUN et CHECHYA et curage du marigot de LAOUEIJA. Les réalisations ont porté sur : la construction de l’ouvrage et de la digue de ferme- ture de la cuvette de Chechya a créé un potentiel de 870 ha de terres de décrue contrôlée ; le fau- cardage et le curage de la Laoueija a permis d’éradiquer le typha et d’améliorer la disponibi- lité en eau pour les usages multi- ples le long du marigot notamment : la transformation des 2400 ha de décrue contrôlée de la cuvette de RKIZ orientale, les pé- rimètres villageois existants et le développement d’importantes ac- tivités de pêche.

Ces investissements bénéficieront à 3.400 familles environ 35.000 personnes et contribueront au dés- enclavement de la zone et l’amé- lioration de la disponibilité en eau.

Volet Pêche Traditionnelle : Le PGIRE a très largement contri- bué à la relance de la pêche tradi- tionnelle en Mauritanie. Les activités ont porté : Etude de ca- ractérisation de la pêche dans les wilayas de Gorgol et Trarza, mise à disposition de matériels et équi- pements de pêche aux pêcheurs des wilayas de Gorgol et Trarza:

70 pirogues et 10 moteurs hors bord ; 600 nappes de filets 600 paquets d’hameçons

300 gilets de sauvetage 45 ba- lances 1500 kg de plomb de 50 grammes 30 000 flotteurs 60 caisses isothermes 600 caisses à poissons 600 aiguilles de raman- dage 1200 bobines de fils 650 rouleaux de cordes. Au total 800 acteurs membres de 11 coo- pératives de pêche ont bénéficié ces matériels et équipements de pêche : Coopératives de pêche de Lemseiguem, M’Beidiatt, Bar- rage de Foum-Gleita, N’Doula, Synthiane, Fimbo, Wali, M’Bi- gnik, N’Tékane, Agouélit et la coopérative de pêche fluviale du Trarza.Un cahier des charges de gestion des matériels et équipe- ment de pêche est élaboré en par-

tenariat avec les acteurs et béné- ficiaires à la base.

Organisation et Formation des acteurs de la pêche :

504 acteurs de la pêche formés (pêcheurs, mareyeurs, transfor- matrices et charpentiers), 10 coo- pératives de pêche mises en place et formées sur la gestion des équi- pements et infrastructures de pêche (il s’agit des coopératives de pêche de : Lemseiguem, M’Beidiatt, Barrage de Foum- Gleita, N’Doula, Synthiane, Fimbo, Wali, M’Bignik, N’Té- kane, Agouélit.

10 enquêteurs/collecteurs de don- nées, formés dans les wilayas du Gorgol et Trarza

Infrastructures de pêche : Un débarcadère et 1 Centre de Développement de la pêche en cours de réalisation à Ntékane Volet Santé :

Enquête Malaria Indicator Survey (MIS) Plus de base, enquête de base sur la prévalence et les fortes infestations de Schistosomiases et de Géohelminthiases.

Traitement de masse contre les bilharzioses et les géohelmin- thiases :

172 144 enfants, ont été traités contre les bilharzioses et les géo- helminthiases et schistosomiases, soit 82% des enfants d’âge sco- laire16037 adultes, ont été traitées contre les bilharzioses, soit 80%

des populations adultes à risque identifiées.

Distribution de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides pour une Longue Durée d’Action (MIILDA) :

A la suite des deux campagnes, la couverture en MILDA se présente comme suit : 84 % des enfants de moins de 5 ans soit 196 610 en- fants.85% des ménages de la zone d’intervention ont été couverts par, au moins, 3 MILDA cha- cun (soit 167 000 ménages) soit plus de 750 000 MILDA distri-

buées. Le reliquat de 12 000 Moustiquaires a été mis à la dis- position des autorités Maurita- niennes.

Planification régionale intégrée et multisectorielle :

Etudes des barrages pour l’aug- mentation du potentiel hydroélec- trique des Etats de l’OMVS (Koukoutamba, Gourbassi, Bou- reya) pour libérer un potentiel hy- draulique de 450 MW de puissance installée. Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du fleuve Séné- gal (SDAGE) qui définit les orientations pour la planification stratégique de l’aménagement et de la gestion du BFS, assorties de 07 schémas sectoriels avec hori- zon temporel d’ici 2025. Le Plan Directeur des transports de l’éner- gie.

GEF (Financement Royaume des Pays Bas) B.1. Lutte contre les végétaux aquatiques : Après la réalisation par la SOGED (Société de Gestion et d’Exploitation du barrage de Diama) de l’étude sur la restaura- tion des axes hydrauliques (finan- cée par la Banque Africaine de Développement), un projet pilote de traitement de quelques axes a été lancé en 2006 dans le cadre du

« Programme de cofinancement du Royaume des Pays Bas » du Projet GEF du bassin du fleuve Sénégal. Ce projet a permis, en agissant sur 4 axes hydrauliques sur les 2 rives du fleuve (Garack et Laoueija sur la rive droite), de mieux maitriser les méthodes de lutte mécanique et d’enclencher la dynamique de sensibilisation des populations autour de la problé- matique de l’entretien de ces axes après la réalisation des travaux.

Dans la phase actuelle de ce Pro- gramme (2009 – 2012), les tra- vaux ont été réalisés sur les axes

hydrauliques « Gouère », « Ibra- hima » et « Meysoukh » qui ont été désignés au moment du dé- marrage des travaux comme prio- ritaires pour le Ministère du Développement Rural qui est en charge des aménagements dans la zone indiquée. Ces travaux ont permis d’avoir les résultats sui- vants : Axe hydraulique "Ibra- hima" : traité entièrement sur une longueur de 7500 ml. Axe

"Gouère" (14 250 ml). Système Garack – Meysoukh : les travaux ont porté sur une longueur totale de 4650 ml allant de la jonction entre le Garack et le Meysoukh jusqu’au franchissement par buses alimentant la dépression si- tuée à l’aval de l’axe hydraulique.

Avec ces travaux un total de 24 250 km d’axes hydrauliques ont été entièrement traités sur la rive droite permettant ainsi la mise en valeur d’environ 20 000 ha de terres agricoles.

B.2. Réseaux AEP :

Dans le cadre du Programme de cofinancement les travaux d’ad- duction d’eau potable ont été réa- lisés pour les villages de Birette, Bden et Ndiago dans la Wilaya du Trarza.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) est un atout pour le dé- veloppement en Afrique. Voir le développement de l’OMVS, Il faut renforcer encore d’avantage pour les Etats membres de joindre leurs efforts pour une collabora- tion dans la recherche de solu- tions aux problèmes de développement des bassins flu- viaux d’Afrique. Celle-ci passe notamment par l’organisation conjointe d’activités qui permet- tront à la recherche, aux poli- tiques et aux actions de développement de s’informer et se renforcer mutuellement.

Il est nécessaire de prévoir l’éla-

boration et la participation à des programmes conjoints de re- cherche et d’intervention, ainsi que toute promotion et toute par- ticipation susceptibles de valori- ser la recherche et d’enrichir les institutions chargées des ques- tions liées à la gestion de l’eau, à l’environnement, à la terre et à l’agriculture dans les bassins flu- viaux. Et ceci, tout en permettant une intégration sous régionale non seulement au niveau interéta- tique, mais également au niveau des communautés en aidant les acteurs économiques à aller de l’avant. La collaboration entre les Etats membre de l’OMVS va éga- lement dans le sens de la diffusion des résultats de la recherche afri- caine, notamment celle des connaissances portant sur les res- sources stratégiques, telles que l’eau et la terre, sur l’environne- ment, et sur les divers moyens uti- lisés par les communautés locales pour renforcer leurs capacités d’intervention et de dialogue avec les gouvernements, les ONGs et autres intervenants sur les ques- tions de développement. Les Etats doivent communiquer sur leurs expériences et les bonnes pra- tiques en matière de gouvernance institutionnelle, doivent travailler ensemble en vue de rendre leur fonctionnement interne plus effi- cient, et d’améliorer les relations avec leur environnement écono- mique, culturel et social. Suite à leurs engagements respectifs et dans la mesure de leurs possibili- tés, chacun des pays membres contribueront à la mobilisation des ressources intellectuelles et humaines, ainsi qu’à la mise à disposition des infrastructures et équipements techniques en vue de la réalisation d’objectifs qu’ils se sont conjointement fixés.

Samba Mamadou Gueye

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MAGAZINE

Hygiène de vie

Comprendre la faim pour la dompter

La faim, c’est ce qui nous pousse à manger, et peut- être à grossir. Pourtant, nous ne savons pas toujours l’ap- privoiser, vivre en bonne en- tente avec elle. Alors, apprenez à mieux connaître votre faim pour donner à votre corps le meilleur et seulement le meilleur.

La faim "carence alimentaire"

.C’est une faim très fréquente. Si en mangeant, vous n’apportez pas à votre organisme toutes les vitamines, tous les oligoéléments, les acides aminés essentiels dont il a un besoin vital, votre organisme est en manque.

Il vous envoie une sensation de faim globale qui vise à combler ces manques. Or, il ne sait pas vous en- voyer un message précis comme par exemple : "je manque de vitamine B6" ! Il vous envoie une envie de manger qui n’est pas, à proprement parler, une faim comme celle de la famine qui, elle, est une faim par manque de calories.

Que faire pour lutter contre la faim carence alimentaire ? Mangez équilibré, vos 5 fruits et lé- gumes par jour de façon variée, et suffisamment de protéines. Si vous voulez mincir, ou en cas de régime pour une autre raison, surtout ajou- tez à votre nourriture un complément en vitamines et oligoéléments à ap- port global et à dose nutritionnelle.

Il s’agit de comprimés, de gélule ou de sirop apportant la dose journalière nécessaire à votre organisme pour ne pas ressentir cette faim de carence.

La faim "volume"

Quand vous mangez, vous le faites avec votre bouche et votre tube di- gestif, mais aussi avec vos yeux.

Aidés par votre cerveau, ils calculent la quantité de nourriture que vous allez ingérer en voyant votre assiette.

Le problème c’est que notre cerveau est habitué à un certain volume. S’il s’agit d’un petit volume, vous êtes sans doute mince. S’il s’agit d’un trop gros volume, vous prenez du poids. Cette faim est malheureuse- ment fréquente : qui n’a pas eu des parents lui disant : « finis ton assiette

! », « encore une bouchée pour maman, une bouchée pour papa » ou en voyant s’avancer la cuillère vers la bouche, « ouvre la porte du ga- rage, la voiture va rentrer ! » ou en- core « tu n’as pas honte, il y a des enfants qui meurent de faim ». Au fil du temps, nos yeux s’habituent à des portions trop grandes

Que faire pour lutter contre la faim "volume" ?

D’abord, prenez-en conscience. Puis, organisez-vous pour que votre as- siette soit plus volumineuse à moin- dre calorie. Et qui dit volume pour peu de calories, dit fruits et légumes.

Usez et abusez de la salade par exemple, ajoutez des fruits à tous vos desserts… Si vous savez que vous avez une envie de volume alimen- taire, habituez très progressivement vos yeux à se rééduquer à un moin- dre volume. Et surtout, servez de pe- tites portions à vos enfants, laissez-les se resservir et ne les obli- gez jamais à finir une assiette !

La faim de l'estomac de l'ogre Votre estomac contient, dans ses pa- rois, des capteurs d’étirement. S’il est presque vide, vous le percevez et s’il est bien rempli, ses parois sont étirées et vous envoient un message de satiété qui signifie : « je suis plein, arrête de manger ». Malheureuse- ment, certaines personnes se sont ha- bituées dès leur enfance à manger en trop grandes quantités et leur esto- mac s’est distendu. Le sentiment de satiété ne survient qu’après l’inges- tion d’une ration alimentaire très im- portante.

Que faire contre la faim de l’esto- mac d’ogre ?

Si vous êtes dans ce cas, commencez par en prendre conscience. Puis, dîtes-vous qu’il va falloir du temps, mais que vous pouvez rééduquer votre estomac. Pour cela, diminuez la ration de votre repas et fraction- nez-les. Même sans diminuer vrai- ment la quantité totale d’aliments, faites une collation dans la matinée et une dans l’après-midi, voire après le repas du soir si vous mangez tôt.

En quelques semaines, grâce à l’élas- ticité de votre estomac, vous par- viendrez à retrouver un sentiment de satiété plus rapidement. Une autre méthode est de manger plus d’ali- ments à la fois lourds et peu calo- riques, donc très riches en fibres…

Des légumes, par exemple ! La faim du mangeur Lucky-Luke.

Certains mangent plus vite que leur ombre ! Et c’est un gros problème.

En effet, le sentiment de satiété met un certain temps à apparaître quand vous mangez. Environ 20 minutes.

Si vous prenez votre repas en 5 mi- nutes, votre corps peut avoir le sen- timent qu’il n’a pas suffisamment mangé. Alors, vous mangez plus et vous avez encore une impression de faim lorsque votre repas est fini. En un mot, vous mangez trop.

Que faire contre la faim du man- geur Lucky-Luke ?

Entraînez-vous à manger plus lente- ment ! Facile à dire, pas forcément facile à faire. Vous pouvez décider de prendre votre entrée 15 minutes avant le plat principal. C’est possible chez vous mais bien sûr moins dans un restaurant d’entreprise. En cas de repas collectif, prenez le temps d’écouter les autres, mangez avec vos collègues les plus bavards qui font durer les repas!

La faim du mangeur de bouillie Celui qui ne mâche pas a plus faim que les autres… et mange plus. Nor- malement, lorsqu’un aliment est dans votre bouche, vous le mâchez avant de l’avaler. La mastication est une fonction extrêmement impor- tante. Elle envoie un signal à votre corps qui signifie que vous êtes en

train de manger et cela entraîne plus rapidement la satiété. Or, dans notre société, de plus en plus de personnes mangent comme des bébés : sans ja- mais mâcher. Votre corps ne les comptabilise pas de la même ma- nière que des aliments solides. C'est la même chose si vous mangez des purées, du pain de mie, des com- potes, des yaourts (yogourts)… Vous ingurgiterez nettement plus que si vous mangez des aliments à croquer.

Que faire contre la faim du man- geur de bouillie ?

Recommencez à manger des ali- ments à mâcher ! Par exemple, une carotte simplement épluchée que vous croquerez comme un lapin.

Mangez-la environ 20 minutes avant le repas. Vous bénéficierez de l’effet mastication, de l’effet satiété (qui met 20 minutes à survenir), de l’effet volume, des fibres, et en plus, de toutes les vitamines et antioxydants présents dans la carotte. Mais pour cela, un impératif : achetez des ca- rottes bio. Les carottes de l’agricul- ture conventionnelle ont souvent un tel goût chimique qu’il semble qua- siment impossible de les manger en- tières sans sauce pour cacher leur (mauvais) goût. Préférez les soupes non entièrement mixées, celles où il reste des morceaux de légumes, mangez des jardinières de légumes plutôt que des purées…

La faim "convivialité"

Cette faim est une faim d’entraîne- ment. Lorsque nous sommes en groupe, nous avons tendance à privi- légier la relation aux signaux inté- rieurs de notre corps. Nous nous laissons entraîner à manger plus, à faire comme les autres. Il s'agit bien d'un apéritif au sens littéral du terme : il ouvre l’appétit. Cela peut se pro- duire à la cantine, au restaurant d’en- treprise, en famille et plus encore pendant les fêtes quelles qu’elles soient : mariages, communions, an- niversaires, fêtes de fin d’année…

Que faire contre la faim "convi- vialité" ?

Première action : prenez conscience de cette faim ! ce qui vous fera mieux percevoir les signaux de sa- tiété de votre corps. Et puis, n’hési- tez pas à en parler aux personnes qui vous invitent. De nos jours, chacun cherche à rester en bonne santé et à garder la ligne. Si vous êtes invité et que le repas est à la fois bon et léger, vous êtes bien plus heureux que s’il est lourd et bourratif ! Lorsque c’est à votre tour de recevoir quelqu’un, pensez-y. Choisissez, vous aussi, un menu léger et bon pour la santé. Vos amis vous en seront reconnaissants.

Sidi Moustapha Ould BELLALI [email protected]

Boire de l’eau tiède citronnée chaque matin: 10 avantages

Les citrons ont beaucoup de propriétés bienfaisantes pour la santé qui sont reconnues depuis des siècles. Les deux principales sont d’une part leur puissante action anti-bactérienne et antivirale, et d’autre part leur ef- ficacité pour stimuler le système immunitaire ; il est également utilisé dans les régimes, car le jus de citron est également digestif et est un bon dépuratif pour le foie. Les citrons renferment bon nombre de substances, en particulier de l’acide citrique, du calcium, du magnésium, de la vita- mine C, des bioflavonoïdes, de la pectine et du limonène qui renforcent les défenses de l’organisme et combattent les infections.

Comment doit- on préparer l’eau tiède citronnée ?

Il faut utiliser de l’eau minérale qui doit être tiède et non bouillante. Il ne faut pas que l’eau soit froide, car notre organisme l’assimile lente- ment et il lui faut dépenser plus d’énergie pour assimiler l’eau glacée que l’eau tiède. Il faut toujours utiliser des citrons frais, bio de préférence, et jamais du jus de citron mis en bouteille. Pressez 1/2 citron dans un verre d’eau pour le boire au réveil et à jeun.

Les bienfaits de l’eau tiède citronnée 1. Elle facilite la digestion

Le jus de citron favorise l’élimination des déchets et des toxines. Grâce à sa composition atomique similaire à celle de la salive et de l’acide chlorhydrique des sucs digestifs, il stimule le foie à produire de la bile, un acide nécessaire à la digestion.

Les citrons sont également riches en minéraux et en vitamines et rédui- sent les toxines dans le tractus gastro-intestinal. Les propriétés diges- tives du jus de citron soulagent les symptômes de l’indigestion tels que les brûlures d’estomac, les renvois et la distension abdominale. L’Ame- rican Cancer Society recommande aux patients atteints de cancer de boire de l’eau citronnée chaude pour stimuler les mouvements intesti- naux.

2. Elle dépure le système urinaire car elle est diurétique

Le jus de citron favorise aussi l’élimination des déchets parce qu’il aug- mente la quantité d’urine dans le corps. Donc, lorsque l’on boit du jus de citron, les toxines sont éliminées plus rapidement et le conduit uri- naire reste en bonne santé. L’acide citrique des citrons active la fonction de l’enzyme qui stimule le foie et lui permet de se détoxifier.

3. Elle stimule le système immunitaire

Grâce à la quantité de vitamine C qu’il contient, le citron sert à renfor- cer le système immunitaire. Le citron est riche en vitamine C, et il est donc très utile pour combattre le rhume. Il est riche en potassium et sti- mule le cerveau et le système nerveux. Le potassium aide aussi à contrô- ler la tension artérielle. L’acide ascorbique (vitamine C) qui est contenu dans le citron a des effets anti-inflammatoires et s’utilise en complé- ment pour traiter l’asthme et d’autres problèmes respiratoires, et il amé- liore également la capacité d’absorption du fer par l’organisme.

4. Elle équilibre le taux du pH sanguin

Le citron est l’un des aliments les plus alcalinisants pour le corps. Il est lui-même acide, mais dans le corps il devient alcalin (l’acide citrique ne produit pas d’acidité dans le corps une fois métabolisé). Le citron contient autant d’acide citrique que d’acide ascorbique, tous deux des acides faibles qui sont facilement métabolisés dans le corps et qui font que le contenu minéral du citron puisse alcaliniser le sang.

Les états pathologiques ne surviennent que lorsque le pH du corps est acide. Ainsi, boire de l’eau citronnée régulièrement peut servir à élimi- ner l’acidité totale du corps, comme l’acide urique dont l’excès est l’une des principales causes des accès douloureux et des inflammations arti- culaires.

5. Elle nettoie la peau

Traitement maison de la peau

Le jus de citron nettoie le visage, mais il est également très efficace pour nettoyer les mains et les peaux grasses.

La vitamine C et d’autres antioxydants que contient le citron contribuent à effacer les rides et les taches, et à combattre les radicaux libres. La vi- tamine C est vitale pour garder une peau saine et lumineuse, car sa na- ture alcaline détruit quelques-unes des bactéries qui sont à l’origine de l’acné. En fait, on peut l’appliquer directement sur les cicatrices ou sur les taches de vieillesse pour les éclaircir. Et comme l’eau citronnée épure le sang en éliminant les toxines, elle nous permet d’avoir une peau nette en agissant depuis l’intérieur !

6. Le citron donne de l’énergie et améliore le moral

L’énergie qu’un être humain puise dans les aliments provient des atomes et des molécules de ces derniers. Lorsque les ions positifs des aliments pénètrent dans le tractus digestif et interagissent avec les enzymes char- gées d’ions positifs, il se produit une réaction. Le citron fait partie de ce petit nombre d’aliments qui sont chargés d’ions plus négatifs et qui, en atteignant le tractus digestif, donnent davantage d’énergie à l’organisme.

L’arôme du citron a lui aussi des facultés énergisantes qui activent la bonne humeur. L’odeur du jus de citron contribue à réduire le niveau

d’anxiété et les symptômes dépressifs.

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