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Gastroentérologie : Article pp.74-76 du Vol.4 n°1 (2010)

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J. Afr. Hépatol. Gastroentérol. (2010) 4:74-76 DOI 10.1007/s12157-010-0151-4

LU POUR VOUS DANS LA PRESSE MÉDICALE /READ FOR YOU IN MEDICAL PUBLICATION

© Springer-Verlag France 2010

Misdiagnosis of autoimmune pancreatitis:

a caution to clinicians

Garder TB (2009) Am J Gastroenterol 104:1620–3

Il existe différents critères diagnostiques pour la pancréatite auto-immune qui, toujours, incluent un canal de Wirsung dilaté et irrégulier de façon diffuse. Une élévation des IgG4 se retrouve dans 10 % des cancers du pancréas, d’où l’erreur la plus fréquente : traiter un cancer du pancréas avec des stéroïdes qui améliorent le bien-être du patient et qui peuvent faire baisser les IgG4. Prudence donc !

Adenomas are detected more often in morning than in afternoon colonoscopy

Sanaka MR (2009) Am J Gastroenterol 104:1659–64 Le taux de détection des adénomes est plus élevé le matin que l’après-midi (29,3 vs 25,3 %), à la première heure d’examen le matin que pendant la dernière heure de l’après-midi (34,2 vs 22,4 %). À valider de façon prospective !

The Manitoba IBD index: evidence for a new and simple indicator of IBD activity

Clara I (2009) Am J Gastroenterol 104:1754–63

Enfin, un index simple pour la mesure de l’activité des MICI, tout aussi valable que les autres. Il va de a à f, suivant la fréquence des symptômes sur une période de six mois :

a) symptômes tous les jours ;

b) souvent, c’est-à-dire la plupart des jours ;

c) parfois (par exemple : un à deux jours par semaine) ; d) occasionnellement (un à deux jours par mois) ; e) rarement (quelques jours sur six mois) ; f) en rémission.

Development and validation of a risk score for post-infection irritable bowel syndrome

Thabane M (2009) Am J Gastroenterol 104:2267–74 À partir d’une épidémie de plus de 2 000 gastroentérites à Walkerton (Canada), entraînant plusieurs centaines de côlons irritables, les auteurs ont établi un score qui montre que plus

l’infection est sévère (crampes, fièvre, rectorragies, etc.), plus la fréquence de côlon irritable est élevée.

A randomized clinical study evaluating the safety and efficacy of a new, reduced volume, oral sulphate colon-cleansing preparation for colonoscopy

Di Palma JA (2009) Am J Gastroenterol 104:2275–84 Évitant les gros volumes du polyéthylène glycol (PEG) et les risques rénaux des solutions de phosphate, une solution de sulfate de faible volume (960 ml) se révèle efficace. À quand son arrivée sur le marché ? Le travail confirme, en outre, que l’administration de la préparation en deux doses, la moitié la veille et l’autre le matin de l’examen, est plus efficace.

Improved oral intake after palliative

duodenal stenting for malignant obstruction:

a prospective multicenter trial

Piesman M (2009) Am J Gastroenterol 104:2404–11 Une prothèse duodénale (Duodenal Wallflex, Boston Scientific) a été placée chez 41 patients à titre palliatif.

Quatre-vingts pour cent d’entre eux ont pu reprendre une alimentation solide, et ce, jusqu’au décès, dans la moitié des cas.

Appendectomy as therapy for ulcerative proctitis

Borlin TD (2009) Am J Gastroenterol 104:2476–82 Plusieurs études montrent une relation inverse entre appendicectomie et colite ulcéreuse. Trente patients ayant une proctite ulcéreuse restant active après plusieurs années d’évolution, et malgré un traitement médical, ont subi une appendicectomie de principe. Vingt-sept ont eu une amélioration clinique notable, et 12 une résolution complète.

À confirmer par un essai contrôlé.

Sleeve sting capsule endoscopy for real-time viewing of the esophagus: a pilot study

Liao Z (2009) Gastrointest Endosc 70:201–9

Une capsule, emballée dans un « doigtier » en latex et attachée à un fil, permet de voir (en temps réel) l’œsophage avec plus de confort…et est à usage multiple ! L’endoscopie

Cet article des Editions Lavoisier est disponible en acces libre et gratuit sur jahg.revuesonline.com

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via la capsule emballée…et bientôt téléguidée est le futur de l’endoscopie diagnostique en tout cas.

Changing trends in acute upper-GI bleeding:

a population-based study

Loperfido S (2009) Gastrointest Endosc 70:212–4

L’étude du seul hôpital desservant les urgences d’une région d’Italie a comparé les hémorragies digestives hautes pendant deux périodes : 1983–1985 (n = 587) et 2002–2004 (n = 513). L’incidence a diminué de 41,6 %, diminution concernant les moins de 70 ans. L’âge a augmenté de 61 à 69 ans. Les récidives hémorragiques précoces sont passées de 32 à 7 %, la chirurgie de 10 à 2 %. La mortalité a été réduite de 60 %, après ajustement pour l’âge ; cette réduction concerne surtout les hémorragies liées aux varices œsophagiennes.

L’éditorial suivant l’article souligne les facteurs de risque péjoratifs : l’âge avancé, les comorbidités, les perturbations de l’hémostase d’origine iatrogène. Tous, des facteurs ne dépendant pas de l’endoscopie.

Dans le même numéro, un article traite de l’endoscopie précoce (< 24 heures) dans l’hémorragie digestive d’origine ulcéreuse, et l’éditorial qui suit conclut :now is the time for

< 24 hours endoscopy to become as universal as < 1 hour door to needle times for acute myocardial infarction.

A prospective evaluation of the feasibility of primary screen with unsedated colonoscopy

Liao WC (2009) Gastrointest Endosc 70:724–31

Quatorze pour cent des patients ayant une colonoscopie de dépistage ont accepté un examen sans sédation, qui a pu être réalisé chez 90 % des 176 patients. Dans ce groupe, la douleur était comparable à celle de patients subissant une sigmoïdoscopie et était plus importante chez les femmes et avec certains endoscopistes.

Impact of obesity on endoscopy

Gerson LB (2009) Gastrointest Endosc 70:758–62

Différentes pathologies digestives sont majorées en cas d’obésité : reflux œsophagien (AR [attributable risk] : 48 %, PAR [population-attributable risk] : 14 %), adéno- carcinome (AR : 71 %, PAR : 21 %), diverticulite (AR : 44 %, PAR : 13 %), cancer du côlon (AR : 37 %, PAR : 11 %), cancer du pancréas (AR : 12 %, PAR : 4 %). AR est la portion de l’incidence liée au facteur considéré, l’obésité ; PAR est la part de la maladie qui pourrait être supprimée en éliminant le facteur.

Cet article fait partie d’une « série bariatrique ».

L’article suivant a pour sujetthe role of the endoscopist in a multidisciplinary obesity centerou avant, pendant et après l’opération.

Clinical gastroenterology and hepatology – September 2009

Pour rappel ou pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’une revue

« fille » de Gastroenterology qui, comme le titre l’indique, est plus clinique.

Education practice: a 24-year-old pregnant woman with inflammatory bowel disease

Hou JK (2009) Clin Gastroenterol Hepatol 7:944–7 Une revue du problème de MICI et grossesse à propos d’une jeune patiente ayant une maladie de Crohn traitée par infliximab et qui arrête son traitement quand elle est enceinte…et rechute. Avant une grossesse souhaitée, il faut arrêter le méthotrexate ; en cas de prise de sulfasalazine, prescrire 2 mg d’acide folique par jour et obtenir une maladie quiescente. Les traitements d’entretien peuvent être poursuivis pendant la grossesse. En cas de rechute, il faut rechercher une surinfection (coproculture) ; en cas d’imagerie, utiliser la résonance magnétique (sans gadolinium) ; en cas d’endo- scopie, se limiter à une sigmoïdoscopie sans sédation. Si un traitement est initié, des stéroïdes peuvent être prescrits, un anti-TNF peut être initié (ou poursuivi en cas de traitement d’entretien jusqu’au début du troisième trimestre). Après l’accouchement, l’allaitement est permis en cas de traitement aux aminosalicylates, aux stéroïdes, aux anti-TNF et, proba- blement, à l’azathioprine.

Effect of zolpidem on the sleep causal response to nocturnal esophageal acid exposure

Gagliardi GS (2009) Clin Gastroenterol Hepatol 7:948–52 La prise de zolpidem réduit le réveil lié au reflux gastro- œsophagien, prolonge la durée de chaque reflux et pourrait donc augmenter le risque de complications liées au reflux.

Effects of gastroesophageal reflux disease on sleep and outcomes

Mody R (2009) Clin Gastroenterol Hepatol 7:953–9 Parmi plus de 1 000 « réfluxeurs » répondant à une enquête, 89 % ont des symptômes nocturnes, 68 % des difficultés de sommeil, 49 % ont des difficultés à s’endormir et 58 % à rester endormis !

J. Afr. Hépatol. Gastroentérol. (2010) 4:74-76 75

Cet article des Editions Lavoisier est disponible en acces libre et gratuit sur jahg.revuesonline.com

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A population-based study showing an association between gastroesophageal reflux disease and sleep problems

Janssom C (2009) Clin Gastroenterol Hepatol 7:960–5 L’étude de plus de 50 000 Norvégiens confirme une relation entre le reflux et des problèmes de sommeil.

À propos de ces trois articles, un éditorial confirme l’importance du problème (sleep-related gastroesophageal reflux: evidence is mounting) : la majorité des patients avec reflux ont des symptômes nocturnes (menant à des reflux plus longs, à uneœsophagite plus sévère, etc.), un sommeil perturbé, une journée plus fatigante, bref, une qualité de vie perturbée. Une raison de plus de s’intéresser au sommeil de nos patients !

Pancreatic cancer patients who smoke and drink are diagnosed at younger age

Brand RE (2009) Clin Gastroenterol Hepatol 7:1007–12 Chez les fumeurs, le cancer du pancréas survient six à huit ans plus tôt, et cela est (légèrement) aggravé chez les buveurs (huit à dix ans plus tôt).

Epidemiology, clinical features, high-risk

factors and outcome of acute large bowel ischemia

Longstreth GF (2009) Clin Gastroenterol Hepatol 7:1075–80 Cette large étude de 401 patients d’une base de données couvrant 500 000 patients actualise les données de la colite ischémique. L’incidence annuelle est de 15,6/100 000, près

de trois fois plus fréquente chez la femme, et augmente fortement après 60 ans. La triade symptomatique classique se confirme : douleurs (87 %), rectorragies (84 %), diarrhée (56 %). L’atteinte prédomine à gauche (87 %). L’évolution est bénigne : chirurgie (8 %), mortalité (4 %). La sténose est rare, une colite chronique n’a jamais été notée. La récidive est de 10 % à cinq ans.

Argon plasma coagulation of cervical heterotopic gastric mucosa as an alternative treatment for globus sensations

Bajbouj M (2009) Gastroenterology 137:440–4

La présence d’îlots de muqueuse gastrique hétérotopique au niveau de l’œsophage cervical est parfois associée à une impression de boule dans la gorge. Après avoir remarqué la disparition des symptômes après ablation de cette muqueuse par coagulation à l’argon, un essai contrôlé multicentrique a confirmé l’efficacité du traitement : aucune amélioration dans le groupe témoin–amélioration chez 9/11 patients traités.

High-incidence of mortality and recurrent bleedry in patients with Helicobacter pylori -negative idiopathic bleeding ulcers

Lai-Hung G (2009) Gastroenterology 137:525–31

Comparé à un groupeH. pylori-positif éradiqué (n= 213), le groupe sans H. pylori(et sans AINS) de patients ulcéreux ayant saigné a – en l’absence de traitement préventif– un taux élevé de récidives d’hémorragie (42 %) et une mortalité supérieure à 50 %, après un suivi moyen de sept ans.

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