Saison Dossier pédagogique autour de l exposition «Caresser le ciel»

Texte intégral

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PHOTOGRAPHIE, DANSE, ESPACE PUBLIC

Du 10 novembre au 31 décembre 2021 • Vernissage le mercredi 17 novembre à 18h30 • Dans le cadre de l’évènement Respirez !

Projet présenté dans la ville sur des supports en grand format du 18 octobre au 28 novembre 2021

Plus de 400 enfants & jeunes toulousains ont participé à une expérimentation collective. Ce projet vise à tisser les liens, redonner espoir & optimisme, perpétuer la pratique artistique dans une période de crise. Bondir, s’envoler, toucher, caresser le ciel… Le ciel, cet élément sans limites, commun à toute l’humanité, espace de liberté.

Modèle puis photographe, chacun a exprimé sa vision de la liberté, les images se révélant par le biais d’un procédé photographique alternatif, le cyanotype.

Mots-clés :

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LE CYANOTYPE

Naissance : 1842 .... il y a 179 ans !

Inventeur : John Frederick William Herschel.

Mr Herschel était un scientifiue et un astronome anglais.

Définition : Le cyanotype est un procédé photographiiue négatif ancien mono- chrome (une seule couleur), le bleu cyan (ou bleu de Prusse).

Procédé : Avant tout, il faut mélanger deux produits chimiiues, le ferricyanure de po- tassium et le citrate d’ammonium ferriiue. Puis, on enduit, à l’aide d’un pinceau, un support (papier, tissu, bois...) de cette solution pour le rendre photosensible. On laisse sécher .… En parallèle, on traite sur l’ordinateur l’image numériiue couleur : elle est transformée en noir et blanc , de façon à avoir un négatif. On l’imprime sur un papier flm transparent. Ensuite, on place ce flm sur la feuille photosensible, et on plaiue les deux entre le dos et la vitre d’un cadre (ou châssis).

On laisse l’ensemble à la lumière directe du soleil (ou sous des lampes UV), et on at- tend... Durant une vingtaine de minutes, s’il fait très beau, on peut observer une va- riation de couleur : on passe du vert fuo au vert épinard, pour fnalement entrevoir le bleu .. Mais le bleu cyan ne se révèle complètement iu’après avoir rincé l’épreuve à l’eau claire…

LE PICTORIALISME

Entre 1890 et 1914, le pictorialisme occupe une place charnière dans l’histoire de la photographie et se constitue autour de l’idée de faire entrer la photographie parmi les beaux-arts. La mise au point vers 1880 de nouveaux appareils photographiiues instantanés, de petit format et au fonctionnement simplifé, mit à la portée d’un large public d’amateurs le procédé élaboré par Daguerre dès 1839. Luttant contre la standardisation des images iui découlait de cette révolution techniiue, une catégo- rie d’amateurs issus de la bourgeoisie s’efforça d’élaborer une esthétiiue photogra- phiiue propre et de placer l’acte artistiiue au cœur même de la pratiiue de la photo- graphie. Derrière cette ambition, il s’agissait de proposer une autre mise en image du réel, en privilégiant la sensibilité de l’artiste-photographe.

Explorant les genres artistiiues traditionnels tels iue le portrait, le paysage ou la vue d’architecture, les photographes pictorialistes s’attachèrent à mettre en avant la vision du sujet et à transformer le réel à l’aide d’artifces divers tels iue fous, effets de clair-obscur ou cadrages troniués, et de techniiues sophistiiuées de tirage auto- risant l’intervention manuelle. Source : L’histoire par l’image / histoire-image.org

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LES MOTS DU BLEU

Cyan. Le bleu sombre était appelé par les anciens Grecs appelaient kuanos et en sanskrit se nommait shyam, d'où le jargon scientifiue de la chimie a produit le préfxe cyan— pour désigner les produits ayant une affnité pour le bleu (comme le ferrocyanure ferriiue dit bleu de Prusse). Le nom cyan a été choisi pour désigner la couleur fondamentale de la synthèse soustractive des couleurs.

Bleu vient de l'ancien français blef, blev, iui dérive lui-même de blanc ; du vieux- franciiue blao et à rapprocher de l'allemand blau.

Azur (du latin médiéval azurium, tiré de l'arabe al-lazward, ou du persan lazhward) est synonyme de bleu, et le désigne ainsi en héraldiiue. C'est l'origine du mot iui signife bleu dans plusieurs langues romanes.

Source : Wikipédia

Une histoire du bleu

Dans l'antiiuité greciue et romaine, le bleu n'était pas ou très peu employé et même considéré comme désagréable à l'oeil : une couleur barbare. Les couleurs recher- chées à l'époiue étaient le rouge, le blanc et le noir. Le bleu était la couleur des bar- bares. Il fallut attendre les XIIème et XIIIème siècle pour voir les armoiries adopter la dominante bleue. Le bleu devint la couleur des habits royaux, de la stabilité, du pou- voir (avoir du sang bleu). C'est, sans doute, dans cet héritage symboliiue iu'il faut interpréter aujourd'hui le bleu de la couleur du drapeau de l'union européenne.

Pour Kandinsky le bleu, fondamentalement opposé au jaune, est "la couleur typiiue- ment céleste". Si le jaune développe un mouvement excentriiue iui se rapproche de l'observateur, le bleu, tout au contraire, développe un mouvement concentriiue iui s'éloigne de l'homme et conduit à la mort. (1) Délaissé dans l'antiiuité, le bleu est aujourd'hui la couleur la plus convoitée.

Le bleu est une couleur iui fxe, ancre, stabilise. Il est couleur de pérennité, il repré- sente la science, en même temps il désigne la sottise, le novice (le bleu).

Source : http://www.surlimage.info

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • LE SAUT Philippe Halsman • Jump book • 1950

(gauche : Audrey Hepburn – droite : Merce Cunningham)

Photographe portraitiste américain du 20e siècle. Membre de l’agence Magnum Pho- tos, il réalisa au début des années 1950 de nombreux portraits de vedettes et est connu pour avoir été le précurseur de la « jumpologie », cette techniiue photo iui consiste à faire sauter en l’air son sujet pour réussir à le photographier au naturel.

Pour ce photographe américain d’origine lettonne, « lorsiue vous demandez à une personne de sauter, son attention est essentiellement portée sur l’action de sauter et le masiue tombe, révélant la vraie personnalité ».

Dès lors, à la fn de toutes ses séances photo organisées pour Life, Time ou Esiuire, Philippe Halsman demanda à ses modèles de sauter. Il photographia ainsi de nom- breuses célébrités comme Richard Nixon, Grace Kelly, Audrey Hepburn, Brigitte Bar- dot ou Marilyn Monroe iui ont été coniuis par l’aspect ludiiue de la démarche. Pour lui, la seule contrainte était la hauteur de plafond.

Source : https://phototrend.fr/

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • LE SAUT Denis Darzacq • Hyper (n°20) • 2009

Le rapport du corps en élévation et de son im- mobilité est intrinsèiuement opposé à ce iue l’on pourrait considérer comme l’ordre des choses. En effet, le corps iui saute est dans une dynamiiue, se déplace dans l’espace, iu’il soit horizontal ou vertical. En déjouant les règles physiiues de la gravité, grâce aux tech- niiues de la photographie, Darzaci installe ces sujets-corps dans une position de héros du iuotidien. Ces photos ne sont ni truiuées, ni retouchées et l’élancement des corps les capte

« indifférents à leur propre chute »2, messa- gers du malaise contemporain. La beauté des positions corporelles, chorégraphiées, iui semblent hors de tout contrôle, sont entre le décollage et la chute, sans iue l’on sache si ces corps vont retomber sans se heurter. Mais le corps social disparaît au proft du message spirituel iue le photographe suggère. La pe- santeur des corps symbolisant les confits so- ciaux est magnifée par la légèreté de leur envol, l’espoir et leur grâce, comme éléva- tion spirituelle.

Source : extrait du texte de Léonor Matet, Pause freudienne 84 et le site de Denis Darzaci : https://www.denis-darzaci.com/

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • LA DANSE & LE SAUT/LA CHUTE + LE TEMPS Régine Chopinot • La Danse du temps • 1999

Réalisation : Charles Picq et Régine Chopinot (France, 2001-26mn)

Coproduction : ARTE France, Les Films Pénélope, Ballet Atlantique-Régine Chopinot La perception du temps est au coeur de ce projet artis- tiiue, recréation pour l’écran d’une œuvre scéniiue origi- nale créée en 1999. La danse du temps mêle la musiiue du compositeur Tôn-Thât Tiêt, l’œuvre du sculpteur an- glais Andy Goldsworthy et la propre danse de Régine Cho- pinot. Une image commune traverse leurs démarches, celle du feuve. Cette image a mené Tôn-Thât Tiêt à un re- tour au Vietnam, vers la ri- vière des Parfums et les chants des bateliers de son enfance. Elle a inspiré à Andy Goldsworthy la Rivière de terre, un mur d’argile iui se transforme en séchant, laissant apparaître la forme d’une rivière. Elle a entraîné la chorégraphe dans un jeu de courants placides ou tu- multueux, toujours renouvelés. Dans cette chorégraphie de la traversée sont évo- iués l’écoulement du temps ainsi iue le passage d’une rive à l’autre. Pour servir son travail sur le rythme et le passage d’un état à un autre, Régine Chopinot a choisi la marche, la course, le saut, les chutes, la transe et l’immobilité.

Source : Arte

Pour aller plus loin :

Cron-Faure Amanda, « Le saut et la chute dans La Danse du temps », Repères, cahier de danse, 2009/2 (n° 24), p. 15-16. DOI : 10.3917/reper.024.0015. URL :

https://www.cairn.info/revue-reperes-cahier-de-danse-2009-2-page-15.htm Voir la pièce dansée :

https://www.numeridanse.tv/videotheiue-danse/la-danse-du-temps

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • LE BLEU

Yves Kein • Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82) • 1960

Pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile • 155 x 281 cm

L’œuvre d’Yves Klein révèle une conception nouvelle de la fonction de l’artiste. Celui- ci n’est jamais à proprement parler l’auteur d’une œuvre puisiue, selon Klein, la beauté existe déjà, à l’état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l’air, dans la matière ou à la surface du corps de ses modèles, pour la faire voir aux autres hommes.

En 1957, il entame son "époiue bleue", choix de couleur confrmé par son voyage à Assise où il découvre les ciels de Giotto. Il reconnaît en lui le véritable précurseur de la monochromie bleue iu’il pratiiue : uniforme et spirituelle. Klein met radicalement en œuvre cette monochromie bleue iu’il perçoit chez Giotto, notamment grâce à la texture si particulière de sa peinture iui fait l’objet d’une formule originale, validée en 1960 par l’Institut National de la Propriété industrielle : cette peinture est ce iu’il ap- pelle l’IKB (International Klein Blue). Dès lors artiste de renommée mondiale, il parti- cipe à la fondation du Nouveau Réalisme avec notamment Restany et Arman, tout en poursuivant ses recherches personnelles.

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Mais les monochromes bleus ne sont iu’un aspect de son travail iui se déploie à travers différentes techniiues. A partir de 1960, Klein utilise l’or, le feu, et met en place des œuvres rassemblant une trilogie de couleurs bleue, or et rose. En 1961, il réalise un ex-voto en forme de triptyiue iu’il dédie à Sainte Rita ; il organise la

même année une exposition en Allemagne, à Krefeld, où il répartit les trois couleurs dans l’espace ; il les utilise pour les faire-part de son mariage avec Rotraut Uecker en janvier 1962 iu’il métamorphose ainsi en œuvre d’art.

"Anthropométrie" est le terme inventé par Pierre Restany (anthropo, du grec anthro- pos : homme, et métrie : mesure) pour nommer ce iue Klein désignait comme "la techniiue des pinceaux vivants". Et c’est bien une mesure du vivant iue l’artiste veut communiiuer et met au point en 1960.

Les Anthropométries sont le résultat de performances réalisées en public avec des modèles dont les corps enduits de peinture viennent s’appliiuer sur le support pictu- ral. Avec cette techniiue, Klein propose un retour à la fgure, mais dans un espace pictural où l’illusion de la troisième dimension disparaît au proft d’une peinture iu’il appelle "première", où se confondent sujet, objet et médium, et iui est la trace litté- rale d’une présence du modèle sur le tableau.

Cette techniiue par contact est à rapprocher de celles des Cosmogonies, des Mou- lages (effectués sur la végétation ou les corps) et des photographies réalisés par Klein entre 1960 et 1962 : "Le tableau n’est iue le témoin, la plaiue sensible iui a vu ce iui s’est passé. La couleur à l’état chimiiue, iue tous les peintres emploient, est le meilleur médium capable d’être impressionné par l’événement".

Si les Anthropométries révèlent le beau à partir d’une captation du monde (celle de la présence du modèle), leurs mises en scène participent elles aussi de la concep- tion iue Klein se faisait de l’art : faire advenir dans le moment vécu, par la surprise et la provocation, une sensibilité nouvelle. Anthropométrie de l’époiue bleue a été réalisée sous forme d’une performance en 1960 à la Galerie internationale d’Art contemporain.

Les Anthropométries ont souvent été comparées à l’Action Painting de l’artiste amé- ricain Jackson Pollock. Les intentions en sont pourtant radicalement différentes : ici ce sont des corps humains iui s’expriment sous la direction, distante, de l’artiste ; là c’est la subjectivité profonde du créateur iui cherche à se révéler dans la peinture.

Source : Centre Georges Pompidou

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • PHOTOGRAPHIE PICTORIALISTE

& PROCÉDÉS ALTERNATIFS

Anna Atkins • Les herbiers • 19e siècle

Anna Atkins est une botaniste et photographe anglaise née en 1799, elle commence à utiliser un appa- reil photo dès 1841, devenant pro- bablement la première* femme photographe. Comme elle était amie avec Herschel elle découvre très tôt le procédé du cyanotype et l’utilise dans la conception du livre British Algae : Cyanotype Impres- sions iui devient le premier* livre publié étant illustré par des photo- graphies. Pour réaliser les illustra- tions de ce livre iui ressemble à un herbier elle fait des photogrammes en plaçant des algues séchés di- rectement sur des feuilles de pa- pier sensibles et recueille sur le cyanotype l’ombre iu’elles créent au soleil. À l’origine en auto-édition, il ne reste plus iu’environ 15 exem- plaires plus ou moins complets de ce livre dans le monde et ils sont pour la plupart dans des grand mu- sées ou des institutions comme la New York Public Library d’où viennent ces images. Après son recueil d’algues elle publiera en 1853 et 1854 deux autres livres utilisant la même techniiue, Cyanotypes of British and Foreign Ferns et Cyanotypes of British and Foreign Flowering Plants and Ferns. Source : www.laboiteverte.fr

* Certains pensent iue Constance Talbot, la femme Henry Fox Talbot iui a réalisé d’importantes inventions de l’his- toire de la photographie, a été la première femme photographe mais aucune trace ou photographie ne nous sont par - venues pour le prouver.

* Henry Fox Talbot, avec iui Anna Atkins était aussi amie, a publié huit mois plus tard The Pencil of Nature chez un

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • PHOTOGRAPHIE PICTORIALISTE

& PROCÉDÉS ALTERNATIFS

Robert Demachy • Paysage • 19e siècle

Figure de proue du pictorialisme français, Robert Demachy (1859- 1936) obtenait des effets pictu- raux à l’aide des procédés dits pig- mentaires, tels iue la gomme bi- chromatée, comme le montre cette vue d’un bord de mer enneigé, da- tée de 1904 : à la manière des im- pressionnistes, le photographe s’est efforcé de créer une sorte d’atmosphère brumeuse en utili- sant un grain épais et en jouant sur les différentes nuances de gris.

Celles-ci permettent de distinguer l’un de l’autre les différents plans iui se succèdent en profondeur, du village entouré d’une espèce de fou à l’arrière-plan au rivage ennei- gé et maculé de traces noires oc- cupant la plus grande partie de l’image.

Source : L’histoire par l’image / histoire-image.org

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RÉFÉRENCES ŒUVRES • LE NUAGE Alfred Stieglitz • Equivalent • 1925

Épreuve au gélatino-bromure d'argent • H. 11,6 ; L. 8,6 cm.

Don de la Georgia O'Keeffe Foundation, 2003 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Cette découpe dans la continuité in- fnie de ciels nuageux, dont le champ aux subtiles nuances de gris est par- tagé entre masses sombres et masses lumineuses, est réalisée par Stieglitz avec une chambre Grafex pointée vers le frmament, depuis sa résidence d'été à Lake George (New York), en 1925.

Privée de toute référence à la terre, cette image verticale, mais pouvant être lue dans n'importe iuel sens, de petit format, ne propose ni orienta- tion ni ancrage dans l'espace. Elle s'inscrit dans une série d'études de nuages, entamée en 1922 et se pro- longeant jusiu'aux débuts de la dé- cennie suivante, sujet iui est devenu alors une préoccupation centrale pour ce champion de la modernité en photographie.

Après avoir intitulé sa première série de vues "Music - A Seiuence of Ten Cloud Photographs", tentant d'établir des correspondances avec la musiiue, Stie- glitz iualife successivement de Songs of the Sky puis d'Eiuivalents les iueliues centaines d'études produites ensuite, certain iue leur sens profond réside au-delà de la transcription de leur sujet apparent.

Eiuivalences de ses émotions, "du chaos du monde et de sa relation à ce chaos", ces fragments de nuages forment, à travers la pratiiue de la photographie, une ma- gistrale exploration métaphysiiue autant iu'une expérimentation esthétiiue radi-

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GLOSSAIRE

Sources : Centre d’art Le Lait d’Albi • Glossaire de l’Académie de Rouen •Glossaire de l’ETPA • Wikipedia • Quai des savoirs • Dictionnaire de la danse Larousse • Les Deux pieds dehors

Cadrage (n. m.)

Limites de la prise de vue ou de l'image. Opération iui consiste à choisir et défnir ces limites. On peut cadrer large (plan d'ensemble) ou serré (plan rapproché).

Action de mise en place d’un sujet dans une scène, à l’intérieur du viseur de l'appa- reil photo. Il contribue à la composition d’une image.

Film négatif (n.m)

Un flm négatif est un type de flm photographiiue où les images enregistrées ont leurs valeurs de luminance et de chrominance inversées par rapport à l'image d'ori- gine. Vu iue ce type de flm est le plus utilisé, le terme seul de négatif désigne sou- vent (par extension) les flms photographiiues en général.

Film positif (n.m)

On dit d'une pellicule iu'elle est positive dans le langage cinématographiiue et pho- tographiiue lorsiu'elle n'est iu'une copie obtenue après tirage d'une pellicule néga- tive. Sur ce nouveau tirage, on remariue les ombres et lumières réels, provenant de la scène observée, contrairement au négatif, iui inverse toutes les couleurs. La co- pie positive est munie d'une bande son au cinéma, pour pouvoir être exploitée en salle.

Gomme bichromatée (n.f)

La gomme bichromatée est un procédé photographiiue non argentiiue inventé au milieu du XIXe siècle, consistant à utiliser de la gomme arabiiue et du bichromate de potassium. C'est un moyen d'intervenir directement sur une image, d'en donner une interprétation personnelle. C'est surtout un procédé iui permet de travailler à la fois avec les outils du peintre et ceux du photographe : les pinceaux, les pigments et les négatifs. L'image obtenue reste stable si l'on respecte iueliues règles iuant à la iualité du papier et des produits utilisés. En résumé, c'est une composition d'images obtenue par la superposition successive de chaiue couche colorée. Chacune des couches est ensuite insolée et dépouillée dans un bac d'eau. Chaiue dépouille- ment7 s'effectue avec toute une série d'outils à adapter soi même, ce iui constitue une phase de création indéniable et donc d'interprétation. C'est précisément dans le

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geste du dépouillement iu'apparaît le caractère singulier de la gomme bichromatée loin du mouvement mécaniiue et de la reproduction à l'infni. Il sufft de mélanger dans une solution de gomme arabiiue, du pigment non gras ou de l'aiuarelle en tube, de sensibiliser avec une solution saturée du bichromate de potassium (9 %), de coucher ce mélange sur une feuille de papier préalablement gélatinée, après sé- chage à l'ombre, d'insoler par contact sous un négatif (sous UV naturels ou lampe), de dépouiller dans une cuvette d'eau à 20 °C et à intervenir éventuellement avec un pinceau ou une pissette d'eau pour moduler le résultat fnal.

Mise au point (n.f)

La mise au point consiste à défnir la zone nette de la photo. Elle peut donc être réa- lisée automatiiuement, avec l’autofocus, ou manuellement.

Nuage (n.m)

Léonard de Vinci a consacré plusieurs textes aux nuages et à la manière dont l’ar- tiste devait les peindre et les utiliser1. Les nuages fltrant les rayons du soleil, le peintre, le dessinateur ou le graveur tente de saisir le moment idéal où la lumière ré- vèle un ruisseau, une montagne ou encore une ruelle, les rendant soit plus réalistes, plus romantiiues ou plus sensibles selon les courants artistiiues. Les œuvres pré- sentées témoignent de ces recherches de la fn du XVIIe siècle au début du XXe siècle alors iu’apparaissent les premières études météorologiiues mais aussi une réfexion littéraire et picturale plus poussées sur les éléments.

1. Léonard de Vinci Trattato della pittura « Libro VII. Della natura degli nuvoli et dell horizonte »

Photographie argentique (n. f.)

Techniiue permettant de fxer l'image des objets par l'action de la lumière sur une surface sensible, la pellicule. Procédé découvert vers 1839.

Reproduction par cette techniiue.

L'appareil photographiiue argentiiue est composé : - d'une boîte close ou noire;

- d'un objectif à l'avant (système de lentilles permettant de prendre une vision plus ou moins large du sujet)

- d'un obturateur (système iui ouvre et ferme la boîte, à vitesse réglable);

- d'un diaphragme (système iui règle la iuantité de lumière entrant dans la boîte);

- d'un dispositif permettant d'introduire la pellicule iui est impressionnée par la lu- mière à l'arrière de la boîte noire et donne une image inversée.

Cette pellicule est le négatif photographiiue iui permettra de tirer des épreuves po- sitives sur papier photographiiue, ou le support de la diapositive.

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Photographie numérique (n. f.)

Techniiue permettant de fxer l'image des objets par l'action de la lumière sur une surface sensible, mais cette fois sur un capteur digital d'une certaine défnition en pixels, iui est ensuite converti en données numériiues sur une carte mémoire.

La reproduction de l'image par ces nouveaux appareils est très vaste : sur internet, sur du papier argentiiue classiiue, sur tous les papiers, sur des affches, des signa- létiiues, des objets,

L'appareil photographiiue numériiue est composé comme l'argentiiue, à l'exception de la pellicule, remplacée par un capteur digital et une carte mémoire. Les nouveaux téléphones portables font aussi partie des appareils photo numériiues.

Saut (n.m)

Envolée de plus ou moins grande amplitude précédée d’un plié iui lui sert d’élan.

Les sauts sont défnis en fonction de différents paramètres : les appuis au sol entre l’appel et la réception ; l’orientation verticale ou horizontale (sauts avec ou sans dé- placement) ; les nuances dynamiiues et musicales (temps forts et appuis corpo- rels) ; la forme et sa transformation au cours de la trajectoire. Dans tous les cas, un même processus de mouvement préside à leur exécution : la saltation.

Ces données de base ouvrent sur une infnie variété de combinaisons, dont cer- taines ont été codifées au fl du temps. Elles se répartissent en cini catégories : saut d’un pied sur le même (ballonné, cabriole, contretemps), d’un pied sur l’autre (jeté, ballotté, saut de chat, saut de basiue, temps de fèche), d’un pied sur deux (as- semblé, brisé), de deux pieds sur deux (changement, soubresaut, échappé, sauté en- trechat, saut de l’ange, temps lpevé sur les deux pieds), de deux pieds sur un (sis- sonne, entrachat, brisé volé). Ils peuvent s’éxécuter sur place, avec parcours, en pe- tit, en grand, en tournant. […] Source : Dictionnaire de la danse, Larousse, 1999 Temps (n.m)

La mémoire est une notion fondamentale dans le champ des arts plastiiues. Elle in- troduit des iuestions relatives au temps, à la temporalité et à l’organisation du vi- sible tout au long du 20e siècle. Trace d’un événement, signe mis en scène par l’ar- tiste ou reconstitution d’un souvenir, l’œuvre devient alors un nouveau sujet d’investi- gation pour l’artiste dans son temps. L’homme se souvient. L’artiste la représente, la revisite sur différents supports.

Texture (n. f.)

Structure de la matière (matière alvéolée, grenue ... ) ou d'un tissage (disposition des fls).

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