Juin 2003
250 millions d’enfants
sont exploités ou soumis à des travaux dangereux dans le monde.
Allô Enfance Maltraitée
℡ 08.00.05.41.41.
devenu en 1997
℡ numéro 119
« En Malaisie, ils peinent parfois 17 heures par jour dans des plantations d'hévéas. Ils ramassent le café en Tanzanie et travaillent dans le bâtiment au Portugal. Ils travaillent comme domestiques au Skri Lanka ou en Uruguay et sont exploités dans des ateliers de confection aux Etas-Unis ».
Pierre Bienvault
Ce fascicule prend en compte la circulaire n° 97-175 du 26/08/1997
« Instruction concernant les violences sexuelles » publiée dans
le Bulletin Officiel de l’Education nationale du 04 septembre 1997.
http://www.ac-creteil.fr/crdp/CDDP93/nouveau.htm
EDITION : EDITION : EDITION :
EDITION : Nouveau Nouveau Nouveau Nouveautés tés tés tés disponibles en librairie au disponibles en librairie au disponibles en librairie au disponibles en librairie au
CDDP CDDP CDDP CDDP 93 93 93 93
On pourrait croire qu'à l'aube du 21éme siècle le nombre d'enfants maltraités, victimes de violences physiques, d'abus sexuels, de négligences lourdes, de cruauté mentale, soit en régression.
Véritable plaie de la société, mal pernicieux, insidieux, fréquemment commis par des adultes à l'encontre d'enfants démunis, la maltraitance sévit toujours et encore.
Face à ce problème, les nominatifs tels que viol, pédophilie, excision, violence physique et psychologique résonnent en nous comme autant d'agressions, de délits, de sévices, de mutilations
inadmissibles et inavouables.
Quelle prévention mettre en place?
Existe-t-il des signes d’appel de maltraitance? Quelles sont les
conséquences de maltraitance et d'abus sexuels ? Que dit la loi sur ces
problèmes ? ...
Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des réponses.
LA PROTECTION DES ENFANTS MALTRAITES
par Jean-Pierre GESLIN Réf. 930 A 9801 - Prix: 100 Frs
Vu le succès rencontré par cet ouvrage, un retirage a été
INTRODUCTION :
Ce document, destiné aux enseignants, n’a pas pour objectif d’introduire des informations et des démarches nouvelles ou négligées jusqu’alors mais de rassembler en un nombre limité de pages l’essentiel concernant les diverses formes de maltraitance.
Sont ici regroupées définitions et statistiques, sont présentés divers documents et des démarches utilisables en prévention dans nos classes. Ces démarches sont illustrées de travaux réalisés par nos élèves.
Sont également recensés les signes d’appel susceptibles d’être repérés par les enseignants et les médecins sensibilisés, les stratégies mises en place et les solutions expérimentées, particulièrement en Seine-Saint-Denis, en situations de suspicion ou d’urgence.
Les conséquences des différentes formes de maltraitance et leur prise en compte sont abordées.
Divers chapitres rassemblent les textes en vigueur, précise les interventions possibles du juge pour enfants et les lois en préparation.
Il s’agit pour nous d’être plus pratique et informatif que novateur. Le travail de formation des enseignants que nous menons depuis maintenant 22 ans, nos contacts journaliers avec les parents au titre de vice président régional de la plus représentative fédération de parents d’élèves, nous a permis de nous préparer à ce travail de synthèse.
Page de garde du dépliant réalisé par la direction de l’enfance et de la famille et la direction de la
communication de Seine-Saint-Denis.
Cette brochure a pour objectif de présenter le dispositif d’évaluation et de signalement en place,
en 1997, dans le département.
CHOISIR n° 37, octobre 1998.
Geslin Jean-Pierre
La Protection des enfants maltraités
« On trouvera dans cet ouvrage : définitions et données statistiques ; la prévention ; les signes pour un dépistage possible ; les attitudes à avoir, en milieu scolaire, face à des cas de maltraitance ; les conséquences médicales et psychologiques des maltraitances; les textes juridiques : lois, extraits du code pénal et du code civil, circulaires de l'Éducation nationale parues au B.0., textes internationaux (conventions ... ), etc. ; les pouvoirs du juge en cas de maltraitance ; la documentation : livres, films, adresses institutionnelles et associatives ».
« Les informations, claires et très complètes, montrent bien l'étendue du phénomène, jusqu'ici en grande partie ignoré, sauf de quelques spécialistes. L’ouvrage définit, témoigne sans porter le moindre jugement moral ; la partie juridique traite même des recours possibles en cas de fausses accusations. Les textes médicaux sont présentés avec rigueur. Dans presque tous les cas, l'auteur s'efface derrière des textes juridiques, des articles de journaux médicaux, des témoignages. Il s'agit là d'un ouvrage d'une grande utilité qui actualise totalement cette question et propose une information dense aux enseignants et éducateurs ».
Observatoire des produits.
Le Perreux-sur-Marne : CRDP de l'académie de Créteil, 1997. - 96p. :
ill. en noir., tabl., couv. ill. ; 27 cm. - ISBN 2-905-45929-8: 100 F.
PLAN :
"LA PROTECTION DES ENFANTS MALTRAITES"
En page de garde : photographie cédée par David Fairman et publiée par « Enfance et partage ».
Différentes stratégies sont proposées dans ce document, elles envisagent :
d’une part la prévention,
d’autres part les situations de suspicion et les situations d’urgence.
les remédiations.
I - Définitions et données statistiques : ==============> PAGES 4 à 18 II - Prévention :
====================================> PAGES 19 à 27 bis III - Les signes d’appel et l’examen médical : ==========> PAGES 28 à 37
IV - Que peut (et doit) faire le personnel éducatif en cas de suspicion ou quand un enfant désigne un agresseur ? =================> PAGES 38 à 53.
V - Que peut (et doit) faire le médecin ? ==========> PAGES 54 à 59 bis.
VI - Les conséquences des maltraitances et abus sexuels : => PAGES 60 à 64 VII- Les textes : ===========================> PAGES 65 à 93
A) Que dit la Loi. Aspects juridiques (pages 65 à 81).
B) Le NUMERO VERT(pages 82 et 83).
C) La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (pages 84-85).
D) Que disent la bible et le Coran ? (page 86).
E) Les circulaires (au 04/09/1997) (pages 87-96)
VIII- Que peut faire le juge ? Quel suivi médical ?=======> PAGES 97 à 114
IX- Documentation (livres, films avec fiches descriptives, adresses ...) :
=====================================> PAGES 115 à 122
ADDENDA : travaux d’enfants, documents utilisables en classe de primaire…
=====================================> PAGES 123 à 131
et documents pour réfléchir =================> PAGES 132 à 138
I- MALTRAITANCE ET ABUS SEXUELS (OU A.SE).
Définitions et statistiques
10 à 20 % des enfants battus sont victimes d’abus sexuels ...
Maltraitance :
« L’enfant ou l’adolescent maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ou exploitation ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».* Cruauté mentale :
Indifférence (froideur, absence d’écoute et absence de réponses, absence de marques affectives et d’attachement…)
Manifestation de rejet (découragement des expressions d’attachement, abandon affectif, rejet non fondé des demandes, refus de soutien et d’aide, non reconnaissance des besoins…)
Dénigrement (manifestations de mépris, dépréciation de l’enfant, surnom infériorisant, comparaison dégradante, humiliation publique).
Terrorisme (milieu hostile ou imprévisible, colères excessives, exigences de résultats sportifs disproportionnés ou de résultats scolaires irréalistes, comportement sadique, menaces d’abandon ou de mort, menaces sur des êtres ou des animaux aimés, punitions disproportionnées, chantage affectif...)
Isolement ou confinement, interdiction d’activités ou de relation avec d’autres enfants ou d’autres adultes, entrave à l’autonomie, emprise sectaire.
Corruption (incitation à la délinquance, à l’agression, encouragement à la prostitution, initiation à l’alcool ou à la drogue…)
* Négligences lourdes : par exemple « absence (intentionnelle ou non) de soins entraînant des lésions physiques ou des troubles de l’état général », soins inappropriés, privation de sommeil.
* Sévices physiques : l’enfant est battu ou mordu ou secoué ou encore brûlé…
* Abus sexuels (voir suite).
1 à 2 enfants meurent chaque jour en France des suites de mauvais traitements.
Pourtant, le nombre d'enfants signalés aux autorités médico-sociales est en baisse en 1998, 1999, 2000 et 2001 : l’Observatoire de l’action sociale décentralisée (= ODAS ℡ : 01 44 07 02 52) recense ainsi en 2001 1800 enfants victimes de mauvais traitements signalés à l'aide sociale à l'enfance (soit une baisse de presque 14 % par rapport à 1997). Diminution de - 13 % pour les abus sexuels repérés, sur la même période. 67 500 enfants se trouvaient dans une situation à risque en 2001 ... nombre en hausse depuis 1994.
A noter néanmoins que les signalements directs aux procureurs de la République échappent en partie aux statistiques. Ceux concernant les abus sexuels, en particulier, parviennent pour la plupart à la justice sans que les autorités sanitaires et sociales en soient informées. Ainsi, un grand nombre des révélations pour présomption d'abus sexuels sont transmis aux parquets par l'Education Nationale sans en informer l’Aide Sociale (mais ceci est effectué dans le 93).
Selon l’ODAS :
« L’enfant à risque est un enfant qui connaît
des conditions d’existence qui risquent de mettre en
danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien mais qui n’est pas pour autant
maltraité ».
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 1. Enfants maltraités :
nombre de signalements
17 000 20 000 21 000 21 000 19000 18500 18300 18000
a) violences physiques
6 500 7 000 7500 7000 7000 6500 6800 5800b) abus sexuels
4 500 5 500 6 500 6 800 5000 4800 5500 5900c) négligences graves (2/3)
et violences psychologiques (1/3)
6 000 7 500 7 000 5 400 1 800
5300 1700
5400 1800
4800 1400
5500
2. Enfants en risque
41 000 45 000 53 000 61000 64000 65000 65000 67500TOTAL « enfants en danger »
58 000 65 000 74 000 82000 83000 83500 83000 85500Transmissions (= saisines) judiciaires
31 000 36 000 42 000 49 500 49000 47500 48250 48750
% de transmissions / enfants en danger
53 % 55 % 57 % 60 % 59% 57 % 58 % 57 %
200 000 dossiers d’enfants subissant des maltraitances sont soumis aux 352 juges pour enfants de l’hexagone…
Définition des Abus SExuels = A.SE.:
Pour le professeur Krempe (fondateur de la Société Internationale pour la protection des enfants abusés et maltraités), cette expression correspond à : « la participation d’un enfant ou d’un adolescent mineur à des activités sexuelles qu’il n’est pas en mesure de comprendre, inappropriées à son âge, à son développement psychosexuel et qu’il subit sous la contrainte, par violence ou séduction ».
Pour l’OMS, "Il y a abus sexuel lorsqu'un mineur qui n'a pas l'âge du consentement = de la « majorité sexuelle » (évalué entre 14 et 18 ans selon les pays et 15 ans en France) est victime d'un adulte ou d'une personne plus âgée qu'elle."
On distingue parmi les A.SE. : les abus sexuels « avec contact » et les abus sexuels «sans contact» :
- Les agressions sexuelles avec viol (pénétration buccale, anale ou vaginale) - Tous les contacts sexuels même "incomplets" (baisers, attouchements, caresses, masturbation, contacts génitaux incomplets) ... et ceci même s’il s’agit de tentatives de séduction "douce"
- Les abus sexuels ne sont pas seulement des contacts physiques ... on inclut aussi sous ce vocable les « abus sexuels sans contact » dits encore "abus sensoriels"» : des paroles déplacées, de l’exhibitionnisme, la projection de films pornographiques à des enfants, les harcèlements téléphoniques...
De la même façon que les parents maltraitants ont souvent eux-mêmes été maltraités, les Avec contact
sexuel
sans qu’il existe pour autant un fatalisme de la répétition.
«
Le viol
consiste en un acte de pénétration sexuelle (pénétration vaginale, anale au moyen d’un organe sexuel, d’un doigt ou d’un objet) ou encore un acte de pénétration buccale par un organe sexuel, effectué sur une personne de sexe féminin ou masculin, sans son consentement.La loi pénale exclut toute notion de consentement quel que soit l’âge de l’auteur si la victime est âgée de moins de quinze ans.
En clair, un rapport sexuel avec un mineur de 15 ans est toujours ‘’qualifié’’ de viol, quelles que soient les déclarations de la victime, laquelle, en raison de son âge, est toujours considérée comme ayant été abusée par l’auteur.
Les relations sexuelles avec une personne âgée de moins de 15 ans sont donc totalement prohibées ».
L’inceste
désigne des relations sexuelles entre proches parents du premier degré et, en droit général, entre un homme et une femme à un degré qui entraîne la prohibition du mariage.Rappel : L’interdiction du mariage entre ascendants et descendants est absolue (parents, grands- parents, arrière-grands-parents, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants) et ceci que la filiation soit légitime, naturelle ou adoptive. Tout mariage entre frères et soeurs légitimes, naturels ou adoptifs est prohibé (mais des dispenses peuvent être accordées en cas d’adoption). Les autres situations sont plus complexes au plan juridique.
La pédophilie :
Les définitions suivantes sont empruntées aux travaux de Bernard Cordier (psychiatre des hôpitaux.
Hôpital Foch. Suresnes) et à la fiche accompagnatrice du film de Bertrand Bétrémieux : « Propos de pédophiles » (voir le chapitre « Documentation »).
Est-ce une maladie ? Est-ce une anomalie ? Est-ce un trouble ?
Dans la dernière édition de la ''Classification Internationale des Maladies'' publiée en 1993, par l'O.M.S., la pédophilie figure au chapitre ''troubles de la préférence sexuelle'' et elle se définit comme :
''Une préférence sexuelle pour les enfants, généralement d'âge prépubère ou au début de la puberté''. Il est admis qu'il s'agit d'enfants, garçons ou filles, âgés de 13 ans au plus et que pour commettre un acte qualifié d'acte de pédophilie, il faut avoir au moins 16 ans et au moins 5 années de plus que l'enfant.
Aucune définition de la pédophilie ne peut rendre compte de sa complexité. Elle a :
ses propres alibis : le pédophile dit aimer l'enfant.
ses subterfuges : le pédophile est le plus souvent, professionnellement, au ''service'' de l'enfant.
ses degrés : du simple fantasme au meurtre sadique; de la caresse à l'attouchement, la fellation, la masturbation, la pénétration génitale et la sodomisation.
Le terme de ''pédophilie'' n'est pas mentionné dans le code pénal. Cependant ce dernier réprime toute atteinte ou toute agression sexuelles infligées à un mineur ...
Les actes de pédophilie peuvent être de nature homosexuelle, hétérosexuelle, ou bisexuelle.
Bulletin de l’Education Nationale, numéro hors série
« Instructions officielles concernant les violences sexuelles » - 4 septembre 1997.
Ils sont commis par la séduction ou sous la menace ou contre une récompense. Ils peuvent aussi être le résultat d'un consentement apparent de l'enfant, surtout lorsque celui-ci est en recherche d'images parentales qui lui font défaut.
Il n'existe pas de portrait type du pédophile...
Le pédophile se rencontre dans tous les milieux, à toutes les époques, dans tous les métiers, mais plus fréquemment dans ceux qui ont pour objet l'éducation et les loisirs de l'enfant.
Ce peut être aussi bien une personne vivant seule, qu'un père de famille.
On sait que le pédophile est exceptionnellement une femme.
On distingue : - le pédophile exclusif : celui qui n'a de relation sexuelle qu'avec l'enfant ; - le pédophile non exclusif : celui qui est attiré également par des adultes.
La classification habituelle est la suivante :
* les pédophiles déficients intellectuels et immatures qui sont restés infantiles et ont, mentalement, l'âge de leurs victimes.
* les pédophiles régressifs qui sont parvenus à établir des relations sexuelles avec des adultes, mais celles-ci ont échoué ou ont été insatisfaisantes. Ils recherchent donc chez l'enfant un partenaire plus à leur portée, plus à leur disposition, plus facile.
* les pédophiles pervers, pour qui l'enfant n'est qu'un objet, une source d'un plaisir accentué par la peur qu'il inspire à l'enfant. C'est lui qui échafaude des scénarios, et dont les actes sont souvent ritualisés.
Le problème est d'autant plus complexe que des actes de pédophilie peuvent être commis par des hommes qui n'avaient qu'une pédophilie latente, voire inconsciente. Les facteurs du passage à l'acte sont alors, par exemple, l'état d'ivresse, la promiscuité, ou un comportement séducteur de l'enfant.
Il existe, aussi, des pédophiles qui ne passent pas à l'acte, même si le désir sexuel pour l'enfant est, chez eux, envahissant.
Enfin, il est établi que de nombreux pédophiles ont été victimes d'abus sexuels pendant leur enfance.
Statistiques :
Dans un domaine aussi délicat, on conçoit que les résultats puissent varier d’une étude à l’autre.
Travail des enfants :
L’OIT (Organisation Internationale du Travail) a rappelé dans sa conférence annuelle de juin 1998 qu’ « 1 enfant sur 4 âgé de 5 à 14 ans est « économiquement actif ». Au moins 1/3 de ces enfants travaillent dans des secteurs à risques. Selon les statistiques de l’OIT, les enfants « actifs » sont employés à 70 % dans l’agriculture, 8
% dans l’industrie, 7 % dans le commerce, l’hôtellerie et la restauration, 6 % dans les services, 4 % dans les transports, 2 % dans la construction et 1 % dans les mines et carrières.
En 1998, le record du travail des enfants se situe en Afrique : 41 % ! En Asie : 22 % et en Amérique latine 17 %.
En chiffre absolu, l’Asie fournit le plus gros
contingent d’enfants au travail : 61 % du total mondial...
20 millions d’enfants sont soumis au travail en gage d’une dette familiale en Inde et au Pakistan.
80 % des enfants au travail affirment n’avoir jamais de congé.
« Le Koweït comme les Emirats Arabes Unis reçoivent des contingents entiers de jeunes des Philippines, du Bangladesh ou de Singapour ».
(Le « Quotidien du médecin » n°6154 d’octobre 1997).
Au Soudan et en Mauritanie, plus de 30 000 jeunes filles seraient soumises au travail forcé et à l’esclavagisme selon toutes ses formes.
Travail dans les mines
(Photographie « Explorer/Lissac »).
« A mille lieux d’ici, dans de sordides ateliers, des petites mains cousent, confectionnent - souvent 15 heures par jour, 6 jours sur 7 - chaussures ou vêtements pour un salaire dérisoire ne dépassant pas 5 francs au mépris de toute protection sociale ou d’hygiène ».
250 millions d’enfants « exposés à des travaux dangereux qui ont un caractère d’exploitation ».
Dans son rapport rendu public le 11 décembre 1996, l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) estime que 250 millions d’enfants sont actuellement « exposés à des travaux dangereux qui ont un caractère d’exploitation ». « L’Asie à elle seule en regroupe la moitié ».
Il s’agit de travaux qui mettent « en danger la santé, la sécurité et la moralité des enfants ».
L’UNICEF dénonce également le travail des enfants en Europe centrale et orientale, en Grande- Bretagne et aux Etats-Unis.
Fin 1997, l’UNICEF estime que:
5 millions d’enfants travaillent en Turquie.
2 millions d’enfants travaillent en Grande-Bretagne ... dont ¼ ont moins de 13 ans (âge limite dans ce pays pour exercer un travail).
490 000 enfants entre 6 et 13 ans travaillent en Italie ... sans parler des petits Albanais achetés et forcés de mendier sous la menace.
300 000 en Allemagne (des enfants turcs essentiellement).
200 000 au Portugal (2,4 % des jeunes de 14 ans).
Le comité contre l’esclavage a décidé de s’attaquer aux ateliers clandestins du Sentier et du XIII ième arrondissement ...
(des enfants y travaillent même s’ils sont minoritaires).
D’après l’O.I.T., en 1997-1998, dans le secteur de la construction, un enfant sur 4 a été victime d’accident ou de maladie (16 % dans les mines et carrières, 18 % dans les transports et 12 % dans l’agriculture).
D’autres droits des enfants non- respectés (grandir en paix, droit à la famille, à l’égalité, à la santé et à l’éducation) :
Il existe 200 000 enfants-soldats dans le monde. Enrôlés (de gré ou de force), ils sont soumis aux mêmes risques que les adultes.
Au cours des 10 dernières années (1987 à 1997) : 1,5 millions d’enfants ont été tués dans des IL FAUT LE DIRE ...
Du 2 au 12 juin 1998 à la maison de quartier Georges Brassens à Bondy (93) a eu lieu une exposition intitulée
« Libère tes fringues » conçue par des adolescents.
Elle présentait les conditions de fabrication des vêtements et les moyens d’action possible pour pallier les violations
des droits de l’enfant.
Nombre d’enfants de moins de 15 ans au travail fin décembre 1997 :
Le 30 octobre 1997, à Oslo, une 40 aine de pays ont adopté un plan visant à faire disparaître le travail des
enfants d’ici 15 ans ... « On veut y croire ».
Depuis 1993, il est interdit d’utiliser des enfants pour monter les dromadaires dans les courses pratiquées au Moyen-Orient ... Les 10 000 enfants (âgés de 4 à 10 ans) concernés, qui étaient la plupart du temps originaires du Pakistan et du Bangladesh, ne devaient pas peser plus de 25 kg. Ils étaient volontairement sous-alimentés (et de
plus employés comme domestiques entre les courses).
En Colombie, 5000 enfants vivent dans la rue. Il s’agit de gosses orphelins ou abandonnés, d’enfants maltraités qui se sont enfuis. Jugés nuisibles parce qu’ils survivent en devenant délinquants, ils sont pourchassés par des « milices d’auto- défense qui les « nettoient à coups de revolvers ». Ainsi, en 1992, 1529 enfants ont été exécutés. 876 avaient moins de 14 ans et 222 moins de 4 ans.
(Source : « Tribune internationale des droits de l’enfant »).
Et en France Et en FranceEt en France
Et en France ? Vous vous imaginez peut? Vous vous imaginez peut? Vous vous imaginez peut? Vous vous imaginez peut----êêêêtre qu’en France tous les jeunes disposent d’une habitation … nous tre qu’en France tous les jeunes disposent d’une habitation … nous tre qu’en France tous les jeunes disposent d’une habitation … nous tre qu’en France tous les jeunes disposent d’une habitation … nous sommes loin de cette situation ….10 000 jeunes sont sans abri et vivent dans les rues, souvent les gares … En sommes loin de cette situation ….10 000 jeunes sont sans abri et vivent dans les rues, souvent les gares … En sommes loin de cette situation ….10 000 jeunes sont sans abri et vivent dans les rues, souvent les gares … En sommes loin de cette situation ….10 000 jeunes sont sans abri et vivent dans les rues, souvent les gares … En région Parisienne, parmi les 17 000 sans abri réguliers et les 30 000 occasionn
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région Parisienne, parmi les 17 000 sans abri réguliers et les 30 000 occasionnels, la préfecture de police els, la préfecture de police els, la préfecture de police els, la préfecture de police estime que la proportion de mineurs est de 20 à 40 %. Le phénomène n’existe pas seulement dans les estime que la proportion de mineurs est de 20 à 40 %. Le phénomène n’existe pas seulement dans les estime que la proportion de mineurs est de 20 à 40 %. Le phénomène n’existe pas seulement dans les estime que la proportion de mineurs est de 20 à 40 %. Le phénomène n’existe pas seulement dans les départements urbains… certaines bergeries servent de squat dans le centre et le sud
départements urbains… certaines bergeries servent de squat dans le centre et le suddépartements urbains… certaines bergeries servent de squat dans le centre et le sud
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clandestins, de fugueursclandestins, de fugueurs
clandestins, de fugueurs, de jeunes mis à la porte de chez eux ou d’enfants de SDF. , de jeunes mis à la porte de chez eux ou d’enfants de SDF. , de jeunes mis à la porte de chez eux ou d’enfants de SDF. , de jeunes mis à la porte de chez eux ou d’enfants de SDF.
D’après des articles publiés … fin 1998.
Dans le monde, 130 millions d’enfants (dont 81 millions de filles) n’ont pas d’accès à l’école primaire. En Guyane, département français, 19.158 enfants de 2 à 13 ans sur les 53.272 recensés officiellement par L'INSEE ne sont pas scolarisés (année 2001).
Dans les pays riches, on dépense en moyenne 8000 francs par élève... en Afrique et en Asie : 5 francs... (fin 1997).
En Angleterre, le taux de mortalité des enfants gitans est X par 18 par rapport à la moyenne (fin 1997).
Prostitution :
La « palme » revient à la Thaïlande, au Brésil, à Saint-Domingue, au Venezuela et au Vietnam où des millions d’enfants sont contraints de se prostituer.
Fin 1997, l’ONU parle de 1 million de filles et de garçons en esclavage dans des maisons closes asiatiques (dont 20 000 à 30 000 au Sri Lanka, 40 000 à 60 000 à Taiwan, 40 000 à 60 000 aux Philippines, 50 000 à 60 000 au Vietnam, 20 000 à 40 000 au Pakistan et 200 000 à 500 000 en Chine).
Fin 1997, au Brésil, se déroulent encore, dans les régions minières, des trafics et ventes aux enchères d’adolescentes. On estime à 200 000 le nombre d’enfants contraints de se prostituer dans ce pays.
Le seul tourisme sexuel (en particulier vers Manille aux Philippines, Pattaya près de Bangkok en Thaïlande, Copacabana à Rio de Janeiro au Brésil) brasserait 5 milliards de dollars par an.
Des réseaux organisés (Népal Inde et Bangladesh Pakistan : 9000 fillettes en 1999 selon Amnesty pour ces 2 filières, la frontière Nord de la Thaïlande) se chargent d’acheter ou d’enlever des enfants dans les zones rurales pauvres.
Actuellement, Taiwan et la Thaïlande seraient les plaques tournantes du trafic vers l’Australie, les Etats-Unis et le reste de l’Asie. 300 000 enfants sont prostitués aux U.S.A.
En Allemagne, les adolescentes Roumaines ou Russes coûtent « moins cher » que les Thaïlandaises.
Enfant colombien sans-abri
(Photographie : agence gamma)
Excision :
L’organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en 1997, à plus de 130 millions le nombre de fillettes et de femmes ayant subi des mutilations sexuelles. Deux millions subiraient chaque année l’opération (excision, infibulation) d'après Amnesty (1999)... souvent sans anesthésie.
En France, plus de 20 000 (cf. le mensuel « Gynécologie internationale » de mai 1999) 30 000 femmes
(Colloques d’actualité d’ « Equilibres et Populations » d’Avril 2001) et 7000 fillettes sont concernées par les mutilations sexuelles.
L’excision est largement pratiquée en Afrique (28 pays dont le Mali : Dogons, Malinkes et Bambaras, le Sénégal : Toucouleurs et Peulhs, le Cameroun, l’Egypte, la Tanzanie, la Mauritanie, la Guinée, la Sierra Leone, le Niger, le Nigeria : Yorabas, Ibos et Hausas, la République du Centre Afrique, la Gambie, la Somalie : Midgaans, la Haute-Volta : Gourmanthes, l’Ouganda : Gusiis, le Tchad : Saras, la Côte d’Ivoire : Oubis et le Kenya : Kikuyus) mais existe aussi en Asie et au Moyen-Orient.
Dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, c’est une majorité de femmes qui ont subi l’opération.
De 90 à 97 % en Egypte où plus de 7 femmes sur 10 se disent favorables à cette pratique et où les ¾ des opérations sont réalisées à la maison... Le conseil d’Etat égyptien a interdit la pratique de l’excision en janvier 1998 (interdite en juillet 1996 par le ministre de la santé puis de nouveau autorisée dans les hôpitaux publics en juin 1997).
9/10 des femmes vivant en Egypte, en Erythrée, au Mali et au Soudan ont subi au moins l’ablation partielle des parties génitales externes.
En République Centrafricaine et en Côte d’Ivoire, 43 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont été victimes de mutilations.
Excision en Egypte
(photo Leroy/Sipa Press).L’excision a souvent lieu dans des conditions d’hygiène lamentables. Des hémorragies abondantes peuvent survenir en cas de section de l’artère dorsale du clitoris.
Quand le même instrument est employé pour plusieurs mutilations, le risque de transmission du virus de l’immunodéficience humaine existe. Il peut apparaître des kystes et des abcès ainsi que des lésions du canal urinaire se traduisant par une incontinence. Il peut s’ensuivre également, par la suite, des rapports sexuels douloureux.
* type 1 : seul le capuchon du clitoris est enlevé.
* type 2 : ablation plus ou moins étendue du clitoris et du tiers supérieur des petites lèvres de la vulve (c’est la mutilation la plus fréquente : 80 %).
* type 3 : c’est l’infibulation ou circoncision pharaonique (Somalie, Soudan, Ethiopie + quelques cas en Mozambique et au Mali, au Nord du Kenya et du Nigeria et au Sud de l’Egypte) qui représente 15 à 20 % des cas. Outre l’ablation d’une partie du gland clitoridien et de la totalité des petites lèvres, on met à vif puis on coud les grandes lèvres... un petit bout de bois ou de roseau laisse un orifice. On incise au moment du mariage.
Il existe des types intermédiaires.
La croyance selon laquelle l’excision accroît la fertilité des femmes, les rend "pures" et favorise la survie des enfants, ou encore relève d’une obligation religieuse est fausse... les femmes de confession
musulmane (les plus touchées... mais pas les seules... des chrétiennes et des animistes sont concernées) grâce à un travail quotidien sauront en persuader celles qui sont proches de leur
culture.
Excision pratiquée sur un nourrisson...
(Sarkka-Zetal/Sipa Press)Quelques précisions concernant les différentes formes d’excisions :
Le type I (ablation du capuchon clitoridien) : c’est la « sunna » (peu fréquente)« Le couteau des exciseuses n’est pas un instrument de microchirurgie et il dérape. Les blessures du méat urinaire et de l’uretère sont fréquentes, entraînant de légers problèmes de miction. Les artères du clitoris sont grêles mais les veines sont importantes. Quand ça saigne, ce n’est pas un simple accident. Les exciseuses ont à leur disposition des plantes, de la terre argileuse, du crottin d’âne calciné ».
R. Géraud « Génésis » (revue médicale destinée aux gynécologues-obstétriciens) n° 43, février 1999.
Le type II (ablation du clitoris externe et des petites lèvres) : Le prix de l’intervention varie entre 5 francs en
brousse profonde à 300 francs à Abidjan (Côte- d’Ivoire).
« Les exciseuses, très souvent héréditaires, sont investies d’un pouvoir magique, et de surcroît infaillible, non coupables, non responsables ; si la fillette meurt, c’est Dieu qui l’a voulu… (on ne meurt pas d’infection mais de sanction)…
Eventuellement on offrira un sacrifice pour conjurer le mauvais sort. L’inhumation est nocturne dans la plupart des cas ».
« Les infections, les hémorragies, les états de choc, les dermites, les chéloïdes sont le pain quotidien des excisées et s’intègrent au rite de passage qui se doit d’être douloureux, mais les effets à long terme sous forme de phobies ou de frigidité ne rentrent pas dans les statistiques… ».
Ajoutons… les blessures d’organes voisins lors de l’intervention (urètre, anus…), les hématomes pouvant entraîner une rétention d’urine et les
névromes du nerf dorsal du clitoris impliquant des douleurs chroniques.
Les Bambaras pensent que le clitoris est un organe maléfique... dangereux pour l’homme qui pourrait être piqué et tué par ce dard. En outre, ils estiment qu’une femme non-
excisée est stérile.
Pour d’autres ethnies, le clitoris est le représentant du pénis chez la femme et le prépuce celui de l’organe femelle chez l’homme... dans les 2 cas, pour retrouver son identité
sexuelle, il faut couper…
En France, toutes les mutilations (y compris l’excision) sont interdites.
Dans notre pays l’excision touche principalement les filles maliennes (Dogons, Malinkès et Bambaras) et sénégalaises (Toucouleurs, Peulhs).
Les médecins ont l’obligation de signaler les cas d’excision qui relèvent de sévices à enfant.
« L’âge de l’excision est assez variable : on tend à la faire plus tôt, parfois au cours de la première année. L’excision dans ce cas est individuelle… Si l’excision a lieu en groupe, elle est plus tardive, prépubertaire, initiatique et elle est précédée par une retraite spirituelle ».
« Il y a des rebelles extrêmement rares : elles courent mais on les attrape ».
R. Géraud « Génésis » (revue médicale destinée aux gynécologues-obstétriciens) n° 43, février 1999.
Le type III ou infibulation (ablation du clitoris externe, section des petites lèvres et soudure des grandes lèvres) :
« L’excision de type III associe à la mutilation précitée une chirurgie des grandes lèvres qui consiste, après avivement de celles-ci au couteau ou à la lame, à obtenir par suture une coalescence interlabiale serrée ne laissant qu’une ouverture relativement exiguë pour l’issue des liquides physiologiques et du sang menstruel. Un roseau peut être laissé en place à cet effet. La suture est effectuée avec des épines d’acacia transfixiantes que l’on relie entre elles par des fils ou des ficelles qui seront enlevées dès le début de la cicatrisation ».
« C’est à l’âge prépubère que l’on infibule ».
« La coalescence interlabiale ainsi obtenue s’oppose aux rapports sexuels avec pénétration, formant une sorte de ceinture de chasteté. C’est un moyen de réservation en vue du mariage programmé ».
Les complications de l’infibulation sont les mêmes que celles de l’excision mais en plus graves et plus fréquentes.
R. Géraud « Génésis » (revue médicale destinée aux gynécologues-obstétriciens) n° 43, février 1999.
« Lors de la nuit de noce, la désinfibulation est pratiquée par le mari souvent à l’aide d’un couteau. En France, il n’est pas rare de rencontrer des couples venant demander des désinfibulations chirurgicales ».
E. Piet « Les mutilations sexuelles féminines en Fran- ce », « Gynécologie internationale» n° 5, mai 1999
« Evitons les clameurs ! Quand les féministes américaines débarquent au Nigeria avec leur droit à l’orgasme et autres américanités post-
modernes, elles font le plus grand mal à la cause qu’elles défendent ».
MAIS… Les justifications ethnologiques de l’excision « nous apparaissent comme
des habillages intellectuels, des manipulations de concepts et non comme
des réalités saignantes et trébuchantes que les médecins connaissent bien…
IL FAUT ABOLIR L’EXCISION ». R. Géraud
« Le clitoris et les lèvres sont des organes érectiles féminins et leur absence à la suite de
faits violents constitue une mutilation » (cet avis a été initialement émis pour une affaire
concernant une enfant bretonne…).
Cour de cassation 1983.
25 procès ont été intentés de 1987 à avril 2001.
Le professeur Levèque (hôpital Bretonneau à Tours) est l’un des premiers, dès les années
1980, à avoir dénoncé les mutilations sexuelles.
Madame Linda Weil-Curiel, avocate, est présidente de la commission pour l’abolition
des mutilations sexuelles.
L’association « Equilibres et population » présidée par le docteur Marie-Claude Tesson- Millet mène un combat depuis plusieurs années
contre les mutilations sexuelles féminines.
« Agir face aux mutilations sexuelles féminines »
est un document disponible à la « préfecture d’Ile-de-France », 29 rue Barbet-de-Jouy.
75007 Paris.
Téléphone : 01 44 42 62 20.
Les violences sont-elles en augmentation ?
Le nombre de signalements et de constats de sévices à enfants s’est accru de manière considérable ces dernières années… mais l’augmentation des cas connus ne préjuge en rien d'une augmentation réelle. Elle traduit plus probablement un meilleur dépistage.
Enfants maltraités : coups et délaissements
Au sein de la famille, la violence peut se répéter d’une génération à l’autre, les enfants maltraités devenant des parents maltraitants (dans 25 à 35 % des cas d’après l’étude de Kaufman et Zigler).
La fréquence de cette répétition serait inférieure quand les enfants battus ont été placés en institution (7
% d’après une étude sur 400 enfants placés dans 3 institutions du Var).
L’enfant maltraité est souvent un enfant non désiré, un enfant naturel.
Dans 25 % des cas, c‘est un enfant prématuré. La prématurité est fréquemment liée à l’absence de suivi au cours de la grossesse. Une étude menée dans les maternités publiques des Bouches-du-Rhône par l’INSERM et publiée en 1993 montre qu’1/3 des enfants, nés de ces femmes non-suivies, ont du être retirés de leur famille dans l’année consécutive.
Couramment également, il s’agit d’un enfant handicapé. « Les malformations congénitales sont souvent mal acceptées par des parents qui ne trouvent pas dans cet enfant différent l’image de l’enfant désiré » (Médecine et enfance d’octobre 1990).
Chez les enfants de moins de 3 ans, les fractures osseuses sont liées à des sévices dans 24 % des cas.
Chez les moins de 1 an, elles le sont dans 39 % des cas (étude réalisée aux USA par Leventhal de 1979 à 1983 sur 215 enfants de moins de 3 ans).
Le premier signe d’appel d’un risque de maltraitance, fréquemment signalé par les médecins de ville, est la demande de médicaments pour faire dormir l’enfant... « J’ai envie de le passer par la fenêtre ».
102 homicides (meurtres d’enfants) en 1998.
Qui maltraite ?
Mère : 30,41 % Père : 40,94 % Mère + père : 0,42 % Frère/ sœur : 2,26 %
Grands parents :1,95 %
Beau-père : 10,5 % Belle-mère : 1,65 %
Autres mbs de la famille : 3,44 %
Non déterminé : 2,71 % Autres : 6,16 %
Les sectes représentent un risque majeur de maltraitance pour les enfants (violences physiques, psychologiques et sexuelles).
Photo IM
« Impact Médecin » n° 338 - 18 octobre 1996 -
Abus sexuels
: 1/3 des agresseurs sont des mineursLes plus pessimistes annoncent qu’une 1 fille sur 8 et 1 garçon sur 10 sont victimes d'abus sexuels mais ces chiffres concernent des pays ou l’âge légal du consentement est 18 ans.
D’autres résultats d’enquêtes (voir encadré sur la droite) donnent (pour les enfants de 15 ans et moins) de 1 enfant sur 11 à 1 enfant sur 16. Les garçons étant victimes de 1 fois sur 3 à 1 fois sur 8 selon les recherches et l’âge du consentement du pays où l’étude est menée.
En mars 1999, la Commission européenne et l'association "Save the children" ont présenté le compte rendu des 5 séminaires qui se sont déroulés en 1998, en Europe, sur l'abus et l'exploitation sexuelle des enfants. Le document intitulé "Des secrets qui détruisent" révèle qu'en Europe :
* 7 à 20 % des filles
* 3 à 10 % des garçons
Dans 60 % des cas, il n’y a pas de violences physiques (mais contrainte morale).
1 fille sur 25 et 1 garçon sur 33 déclarent avoir subi un viol ou un inceste (en fait 1 famille sur 15 serait touchée).
Plus de 4 personnes sur 100 (très exactement 4,2 % soit 1 enfant sur 23) affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles répétées.
D’après le docteur Piète (conférence du 4 octobre 1995) 3 enfants sur 10 des classes de type perfectionnement sont victimes d’abus sexuels.
75 à 80 % des agresseurs appartiennent à l’entourage proche du jeune, 50 % à la famille même. Le plus souvent, il s’agit du beau-père.
L’alcoolisme joue un rôle favorisant.
L’inceste est père-fille dans 75 % des cas, frère-sœur dans 20 % des cas et mère-fils ou père- fils dans les 5 % restants.
Les agresseurs sont souvent des hommes, plus rarement des femmes et ils ne sont pas obligatoirement à priori désagréables ou antipathiques ! « Tout au plus peut-on pointer le père tyrannique volontiers alcoolique » ... Mais il n’y a pas un profil type des abuseurs. Ils appartiennent à tous les milieux sociaux. Il peut s’agir d’un camarade de classe, d’un élève d’une classe supérieure, d’un membre de la famille, de l’ami de l’un de ces membres ou d’un voisin ...
L’agresseur peut avoir une profession qui le met en contact des jeunes : un membre de la
communauté scolaire (les enseignants représentent 5 % des abuseurs sexuels), un entraîneur sportif, un psychologue, un éducateur, un médecin, « un employeur qui fait un chantage au maintien de l’apprentissage » ...
« Impact médecin » dans son dossier « L’inceste » (avril 1994) indique que « toutes les études insistent sur le fait que l’abuseur a, dans plus de 50 % des cas, été lui-même victime de sévices sexuels dans l’enfance.
Selon les enquêtes (sondage BVA de 1989 et enquête de l’Agence nationale de recherche sur le Sida de 1995) 6 à 9 personnes sur 100 disent avoir subi des agressions sexuelles durant leur enfance.
Photographie de couverture de la
« Gazette médicale » du 23/01/1992.
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ont été abusés sexuellement.Il existe des agressions sexuelles portant sur des enfants de moins de 2 ans. 22 % des abus sexuels se produisent avant 6 ans. La fréquence maximale se situe entre 4 ans et 11 ans.
C’est souvent la fille aînée qui dépose plainte car elle redoute que ce qu’elle subit ne s’étende à ses soeurs.
80 % des révélations d’inceste se font à l’occasion d’un « épisode dépressif sévère » ou d’une tentative de suicide.
1/3 des entrées à la prison de Villepinte sont dues à des poursuites pour abus sexuels (mais les délinquants sexuels représentent 12 % de la population carcérale française en 1996).
1635 condamnations pour abus sexuels en 1986... un nombre qui sous-estimait largement l’ampleur du phénomène. En 1993 : 2391...
Environ 20 % des procès d’assises concernent des affaires d’inceste.
Les procès pour viol augmentent de 8 % par an en France, essentiellement en raison des incestes, d’après les statistiques du ministère de la justice (mai 1996).
En moyenne, en 1996, la durée de réclusion pour viol commis sur un mineur par un ascendant est de 11 ans (soit 2,5 ans de plus qu’en 1984).
De 1984 à 1994, pour les attentats à la pudeur sur mineurs, les peines de prison sont passées de 17 à 21 mois.
Sans prise en charge thérapeutique :
• Un peu moins de 5% des pères incestueux condamnés recommencent.
• 15 à 25 % des pédophiles condamnés récidivent (15 à 40 % pour les pédophiles homosexuels).
• 30 à 40 % des exhibitionnistes rechutent.
• 10 à 20% des violeurs de femmes (adultes) recommencent.
Fin 1996, 10 % seulement des délinquants sexuels demandaient spontanément à être assistés, 70 % acceptaient un « accompagnement » proposé et 20 % le refusaient ou niaient les faits.
VIOLENCES SEXUELLES EN MILIEU
SCOLAIRE
La 1ère étude nationale a été réalisée par le ministère de l'éducation français en 1998. 242 affaires de violences sexuelles entre élèves ont été enregistrées au cours du 1er trimestre 1998. 70 % ont fait l'objet d'un signalement à l'autorité judiciaire. 17 viols ont été recensés. 12,10 % des faits correspondaient à des agressions sexuelles (avec violence, contrainte, menace ou surprise) et 29,15 % à des atteintes sexuelles (pas de violence, contrainte, menace ou surprise).
18,10 % des victimes et 12, 5 % des agresseurs avaient moins de 11 ans.
Plaquette d’accompagnement de
« Allô Enfance Maltraitée ».
Au total d’après l’UNICEF, 14 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année dans des conflits armés, victimes de crimes, de maladies, de la faim ou de violences sexuelles (fin 1997).
Apprendre à dire non c’est très bien ... mais l’agresseur ne demande pas toujours la permission...
Sources :
* Rapports du BIT (Bureau International du travail) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
* « Le Quotidien du Médecin » n° 6154 eu 29 octobre 1997 et « Le concours médical » du 23/11/1996.
* « Impact Médecin Quotidien » n° 1104 du 02/10/97 et n° 1223 du 37 mai 1998.
* « Panorama du Médecin » n° 4572 du 8/06/1998.
* « Les dossiers du Praticien » du 29/04/1994 n° 234 : « L’inceste ».
* « L’EBDO des juniors » n° 220 du 15 au 21 novembre 1997.
* « Violence sexuelle : prise en charge et prévention en milieu scolaire » 1996, document préfacé par la déléguée régionale aux droits des femmes d’Ile de France : madame Catherine Morbois et par l’inspecteur d’académie monsieur Yves Bottin (aujourd’hui Inspecteur Général).
* Conférences du docteur Piète, médecin départemental chargé de la protection de l’enfance.
En fait « Dutroux » est aussi un « Serial Killer ».
De tels pédophiles ne représentent que 10 à 15 % des agresseurs sexuels ...
•
La moitié des 70 hommes, ayant subit des abus sexuels durant leur enfance, que le sociologue québécois Michel Dorais (auteur de « Çà arrive aussi aux garçons » VLB éditeur, 1997) a interrogé avaient étévictimes d’un inceste par leur père ... un monsieur « au dessus de tout soupçon »
•
... d’après 2 études américaines et 2 recherches canadiennes, 16 à 17 % des garçons seraient victimes d’une agression sexuelle.•
Autre image d’Epinal : le pédophile serait le plus souvent un quadragénaire ... en fait les abuseurs débutent dès l’adolescence ... vers 12 ou 13 ans ...•
Les agressés qui ne sont pas crus, ne sont pas aidés, risquent de devenir, à leur tour, agresseurs, délinquants, toxicomanes ... « Il faut casser la chaîne de reproduction ».II- MALTRAITANCE
ET ABUS SEXUELS (OU A.SE). : QUELLE PREVENTION ?
La LOI n° 2000-197 du 6 mars 2000 vise « à renforcer le rôle de l'école dans la prévention et la détection des faits de mauvais traitements à enfants »
1) Cette loi stipule que les visites médicales scolaires ont notamment pour objet de prévenir et de détecter les cas d'enfants maltraités.
2) Par ailleurs « au moins une séance annuelle d'information et de sensibilisation sur l'enfance maltraitée est inscrite dans l'emploi du temps des élèves des écoles, des collèges et des lycées ».
3) « Ces séances, organisées à l'initiative des chefs d'établissement, associent les familles et l'ensemble des personnels, ainsi que les services publics de l'Etat, les collectivités locales et les associations intéressées à la protection de l'enfance ».
PLAN PLAN PLAN PLAN ::::
II-A : QUELLES FAÇONS DE PREVENIR EN CLASSE ?
II- B : ABUS SEXUELS : LE TEST DES 3 QUESTIONS POUR LES ENFANTS « PRUDENTS » AVANT DE SUIVRE UNE PERSONNE INCONNUE :
II - C : MATERIEL UTILISABLE POUR LA PREVENTION : II -D : UTILISATION DE MARIONNETTES POUR PARLER DE LA MALTRAITANCE ET DE L’INCESTE :
1997 : « Année internationale de l'enfant », Timbre dessiné par Odette Baillais, gravé en taille-douce par Pierre Forget.
II II II
II----A A A : Quelles façons de prévenir en classe ? A : Quelles façons de prévenir en classe ? : Quelles façons de prévenir en classe ? : Quelles façons de prévenir en classe ?
« La sensibilité, le naturel et le tact l’emportent sur les connaissances... » Un travail préalable doit être mené sur la naissance et la sexualité.
La circulaire n° 95-20 du 3/5/1995 traite de la
« Prévention des mauvais traitements à l’égard des mineurs » :
- « L’objectif de tout programme de prévention ... est de donner à l’enfant des moyens pour se protéger, connaître ses droits et faire respecter sa personne ».
« La mise en oeuvre » ... « devrait comporter deux orientations » : 1 - « sensibilisation des adultes » (parents et enseignants).
2 - « présentation de documents aux enfants ».
Rappel : l'affichage du N° vert est obligatoire : 08/00/05/41/41 ou 119
3b) L’enfant est persuadé
que son corps ne lui
appartient pas
...
EN PARLER Film canadien
de Moira Simpson "Mon corps c'est mon corps", version pour les enfants.
3a) Mener un travail sur le corps : (travail sur la naissance
et sur la sexualité)... acquérir les mots pour nommer les
choses.
Se reporter à nos documents édités par l’IUFM du Bourget et relatant des travaux menés au CE (« Les bébés »)
et Cours Préparatoire.
Utilisation du film :"Le bonheur de la vie", "Histoire de l'amour et de la
sexualité racontée aux enfants".
Folimage, Valence production : 6, rue Jean Bertin 26000 - Valence.
04.75.43.60.30. Environ 250 F.
3c) Informer l'enfant sur les abus sexuels
(cette info. vient après celle des adultes).
1. « Permis de prudence » brochure de 16 pages destinée aux enfants de 7 à 12 ans.
2. Le film canadien de Moira Simpson
"Mon corps c'est mon corps", version pour les enfants, traite aussi de ces aspects.
3. "Histoires d'en parler" de Bernard Bétremieux 1988, durée : 30 mn.
- les abus sexuels entre enfants - l'exhibitionnisme
- la séduction d'un enfant par un adulte - l'inceste.
3) Travailler avec l’accord des parents :
... Les titulaires de l’autorité parentale qui maltraitent leurs enfants constituent heureusement une minorité ...
2) Agir en direction de
l’enfant :
… 3
… 3
… 3
… 3
aspects aspects aspects aspects
1) Sensibiliser les personnels de l’établissement et les parents
: en leur fournissant des informations sur les faits d’agressions sexuelles.en leur présentant les intervenants.
en leur expliquant les initiatives déjà menées dans le département.
en leur montrant les documents ... par exemple la version pour adultes du film canadien de Moira SIMPSON « Mon corps
c’est mon corps ». (... voir fiche descriptive).
En Seine-Saint-Denis :
(extrait du livret "Violences sexuelles : prise en charge et prévention en milieu scolaire" daté de mars 1999 et signé par l'Inspecteur d'Académie Jean-Paul Delahaye et par la déléguée régionale aux Droits des Femmes Catherine Morbois).1. Mise en oeuvre partenariale des actions :
Divers types d'actions de sensibilisation-prévention peuvent être proposés en fonction du niveau des élèves concernés et de l'établissement… Pour cette mise en oeuvre, le chef d'établissement peut faire appel aux membres du "Comité local de prévention des abus sexuels et de la maltraitance à l'égard des enfants".
Présentation du Comité :
Un "Comité départemental de prévention des abus sexuels et de la maltraitance à l'égard des enfants" de Seine-Saint-Denis s'est organisé dès 1986. A cette époque, le terme d'abus a été retenu à partir des premiers travaux échangés en 1985 entre l'Am. du Nord et la France. C'est une traduction littérale de l'anglais abused qui, dans cette langue, veut dire agression sexuelle et viol.
Ce comité regroupe, forme et anime une quarantaine de comités locaux soit 500 personnes formées et expérimentées en matière de débat scolaire sur ce thème.
En 12 ans d'activité il a réalisé des interventions dans 1 224 classes, rencontré 46 000 enfants scolarisés, 29 000 parents d'élèves, 26 000 professionnels de la communauté éducative.
Objectifs de la coopération avec le Comité de prévention des abus sexuels :
* mettre à disposition de l'établissement les compétences d'intervenants qualifiés
* favoriser l'expression des personnels face à la révélation d'actes d'agression sexuelle à l'encontre d'élèves
* assister le chef d'établissement dans l'organisation de rencontres avec les parents
* prévoir et mettre en oeuvre un programme de sensibilisation et de prévention en direction des élèves.
Pour tout renseignement et connaître les responsables du Comité local de la commune, contacter la coordination départementale : Docteur Emmanuelle PIET
Conseil général : 93, rue Carnot 93003 BOBIGNY CEDEX
℡01-43-93-81.09. Fax : 01.48.93.76.55.
Depuis la rentrée scolaire 1997 un "Comité local de prévention des abus sexuels et de la maltraitance à l'égard des enfants"existe dans chaque commune de Seine-Saint-Denis.
Les interventions sont préparées par des rencontres de membres du Comité et de l'encadrement de l'établissement demandeur. Il n'est pas demandé de rétribution pour les intervenants.
En application de la loi du 10.07.89 et de la circulaire interministérielle n° 95/20 du 03.05.95 le
"Comité départemental" est composé des institutions de protection de l'enfant.
En Seine-Saint-Denis les Comités locaux regroupent les professionnels qui s'occupent d'enfants sur la commune : médecins et infirmières scolaires, assistantes sociales scolaires, Centre médico-pédagogique (CMP), personnels du RASED, personnels de PMI, Centre d'éducation et de planification familiale, Sauvegarde de l'enfance, Mouvement français pour le Planning Familial, Aide sociale à l'enfance (ASE), enseignants, service social, Institut médico-pédagogique (IMP), Centre de loisir
Ces professionnels pluridisciplinaires sont volontaires et formés.
Le Comité local se réunit en moyenne une fois par mois. Il organise les modalités de réactualisation des connaissances et d'analyse de la pratique. Il prend en charge la mise en oeuvre des actions de sensibilisation et de prévention en matière d'agressions sexuelles et de mauvais traitements à l'encontre des enfants.
En Seine-Saint-Denis les Comités locaux agissent prioritairement en direction des élèves de grande section
2. Description des programmes de prévention
Un programme spécifique de "prévention des abus sexuels "a été conçu pour des élèves de la grande section de l'école maternelle, du CM2 et de 6ème/5ème. Il est appliqué dans le département depuis 1986. Ce programme se fait par classe, avec la collaboration de professionnels spécialisés membres du Comité local de prévention des abus sexuels et l'enseignant volontaire sur une période de trois semaines. Au cours de ces séances d'autres dévoilements pourront se faire, d'autres signalements également.
Ce programme s'effectue en plusieurs phases la première en direction des adultes de la communauté scolaire, la seconde auprès des élèves dans les classes.
En direction des adultes
- Sensibilisation et information des personnels de l'établissement scolaire enseignants, personnels de service, personnels de la vie scolaire, personnels des centres de loisirs, surveillants de cantine. Aides-éducateurs (emplois-jeunes).
- Sensibilisation et information des parents des élèves.
Cette sensibilisation comprend une présentation des intervenants, du support audio-visuel utilisé, des initiatives déjà réalisées dans le département par le Comité de prévention des abus sexuels, un débat fournissant des informations sur les faits d'agressions sexuelles contre les mineurs.
Ces actions s'effectuent avant l'intervention auprès des élèves. Les parents sont prévenus des dates des séances de prévention concernant la classe de leur enfant par un mot sur le carnet de correspondance qu'ils ont à signer.
En direction des élèves
Pour les élèves des classes primaires
Le programme comprend trois séances qui se déroulent dans chaque classe avec des intervenants extérieurs à l'établissement appartenant au Comité local de prévention des abus sexuels et avec la collaboration de l'enseignant volontaire. Ces séances d'une heure s'effectuent à une semaine d'intervalle.
L'animation s'articule autour de la projection de la vidéo "Mon corps, c'est mon corps":
* la 1ère séance prend en compte le respect de l'autre, le droit de l'enfant à la reconnaissance et à l'affirmation de son intégrité physique, psychique et morale, l'encouragement à chercher de l'aide en cas de problème.
* les 2 suivantes traitent plus spécifiquement des atteintes et agressions sexuelles, abus sexuels commis par des inconnus, et par des personnes connues.
Pour encourager les enfants à chercher de l'aide à chaque séance les intervenants présentent l'ensemble des ressources et aident à identifier les adultes de la communauté scolaire prêts à fournir leur aide.
Des documents adaptés à l'âge des enfants sont distribués. D'autres documents vidéo sont aussi utilisés.
Pour les élèves de grande section de maternelle
Le Comité local de prévention des abus sexuels utilise l'un ou l'autre des supports suivants :
* soit le programme « Mon corps c'est mon corps » en réduisant le temps d'animation à 30 minutes.
* soit « A l'écoute de Julien » pièce de théâtre produite par la Maison de la culture en collaboration avec le Comité local de Pierrefitte. Ce support, spécialement conçu pour cette tranche d'âge comprend 4 séances d'animation autour de 4 saynètes jouées par 2 acteurs (voir suite).
Pour les élèves de collège, divers supports sont utilisés.
Pour les classes de 6ème, 5ème : soit « Mon corps c'est mon corps » (même procédure que pour les élèves de primaire), soit « Cet autre que moi »
Pour les classes de 4ème, 3ème : "Dérapage, Jeu de société, Mauvaise passe" présentant trois formes d'agression sexuelle cette production permet d'aborder le débat avec les élèves adolescents filles et garçons dans la double perspective des auteurs et des victimes d'agression sexuelle.
D'autres séances d'information et de prévention peuvent être demandées aux personnels des centres de planification sur les questions de sexualité, d'adolescence, de violence sexuelle".
II - B : ABUS SEXUELS : LE TEST DES 3 QUESTIONS POUR LES ENFANTS « prudents »
avant de suivre une personne inconnue :
1) Est-ce que ça me fait oui ou non au-dedans de moi ? 2) Est-ce qu’un adulte que je connais sait où je suis ? 3) Est-ce que je suis sûr de pouvoir trouver de l’aide ?
II - C : MATERIEL UTILISABLE POUR LA PREVENTION :
Rappelons que ce matériel n’est pas, à notre avis, exploitable d’emblée.
Un travail sur la reproduction humaine doit avoir été mené au préalable dans la classe.
Ces types de documents, bien utilisés, peuvent contribuer à restreindre les abus sexuels. Il s’agit aussi d’éviter qu'un jour les enfants victimes reproduisent, sur leurs propres enfants, ce qu'ils ont subi.
- Film VHS « Mon corps c’est mon corps » de Moira Simpson : un film pour les parents de 27 minu-tes et 3 petits films pour les enfants de 6 à 12 ans d’une durée de 15 minutes chacun = 45 mn. Prêts gratuits : 1, place Fontenoy - 75700 Paris (℡ 01 40 56 60 00). Ce document est distribué par le mi-nistère de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale. Le CDDP peut vous procurer le film.
- Film VHS « Histoires d’en parler » de Bernard Démétrieux (1988) divisé en 4 fictions : 1. l’abus sexuel d’enfants sur un autre enfant (« Signaux de larmes ... signaux d’alarme »), 2. d’un adulte sur un enfant,
3. l’exhibitionnisme « J’te crois ! J’te crois pas ! ... mais qui dit la vérité ».
4. l’inceste (« Je dois dire non » sur le thème de « Peau d’âne ») ... remarquable ...
Création « JE TU IL » 65, avenue de la Bourbonnais- 75007 Paris (℡ 01.42.67.87. 94.). Produit par le ministère de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale. Existe au CDDP.
- Une autre production de Bernard Bétremieux comportant 6 films de 13 mn sur le thème des mauvais traitements de l’enfant reprend le film sur l’exhibitionnisme et y ajoute divers thèmes : ceux « des enfants battus » (" Et les enfants vous diront merci "), « de la séparation des parents » ("Je t’aime un peu, beaucoup, plus que moi"), « de l’enfant objet de
la propre réalisation de ses parents » ("service... sévice "), du racisme ("Les hospitaliers ") et du racket (" Super Mamie "). Pour tout renseignement : 28 rue Emile Raspail, 75017 Paris. ℡ 01.42.29.41.25 ou 26.
- « Juliette et l’inconnu », reportage fiction destiné à des enfants de 8 à 12 ans et produit par
« Action Prévention Enfance - Ecole Normale Supérieure Fontenay / Saint-Cloud en 1993. Réalisation : J.- Cl Durand et D. Garabédian. Le film est disponible en prêt dans les
Extrait de « Mon corps c’est mon corps » de
Moira Simpson.