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LA TRI BUNE DE G E N È V E DU il» F E V R I E R 1891

binet.

Q uant à la cause de

l’incident,

elle est rid ic u le m e n t m inuscule ;

c’est

le petit g ra in de sable qui suffit pour a r r ê t e r une m achine com pliquée. Les th éâtres p o rte n t m a lh e u r au cabinet ; l’aflaire de la Comédie Française a été s u r le p o in t de l ’éb ran ler ; c'est

l’Opé-

ra q u i vient de le m enacer ; le tour de l’Opéra Comique viendra bientôt.

Q uand je dis : c’est l'Ûpéra... j ’exa­ gère un p e u : il a fallu moins que cela... to u t s iœ p îe m e n tu n e loge ettre colonnes à l’Ûpéra. Cette loge dont disp o sait M. H dussmann était deve­ n u e vacante p ar suite de la m ort de l’ancien préfet de l’empire. Elle a*eit élé aussitôt postulée p a r M. Delfan- m s , m in istre de Grèce à Paris, sans r e ta r d , le m in istre des affaires étran­ gères avait reco m m an d é le postulant a son collègue de l'in stru ctio n pobli- que et des beaux-arts, lequel •''ait tr a n s m is 1» recom m andation, enTap- p u y a n t, a MM R u t t t G ilhard. Ceux- ci n 'av aien t fait et ne pouvaient frire au c u n e difficulté ; et quelques jeurs ap rès, les jo u rn a u x spécialementeon- sacrés an x a f f i i m de th éâtre d isse n t le nom du nouvel abonné q u i s»ceé dait au baron Haussm ann.

Là-dessus, grande émotion de

M.

C onstsns q u i avait sa protégée, Mme H u m b ert, belle fille d u p re m ie r prési­ d en t de la Cour des comptes, llenfoya au«*ïitôt une recom m andation — A u ­ cu n s d ise n t un ukase — à MM. Hit t et Gailhard qui s'em pressèrent de s'in c lin e r devant cette volonté h » ' e ment, m anifestée... Sans retard, M.De lv a n n is fu t évincé au profit de s ito n - c u r r e n te plus heureuse: il avait 4*ux m in is tre s p o u r loi, m ais elle avait M. Constsns, lui seul, et c’est a ss« !

11 serait exagère de dire que le mi­ n is tre de Grèce accepta s» roésiWn- tu r e sans p ro te ste r; il se fâcha nrftne u u peu vivement. Et sou rtssiati- m e o t trouva de l’écho chez M. Ribot, q u i fut so u ten u par M. Bourgeois. De 15, à la dernière réunion du coieeil des m in istre s, un échange de prtpos aigres doux.

Il y a des gens a u x vues très Pro­ fondes qui percent vite le secreides cœ u rs ; ils ont découvert que M. Cfcns- tans accepterait volontiers le p»ta feuille des affaires étrangères. N ’afant

p u avoir le poste de M. Bourgeois, il ne f e r a it pas fâche de p re n d re « lui de M Ribot. Où donc ces personnes bien in fo rm éeso n t-rlles p u isé to u lc e s détails ? Je n ’irai pas le leur deman­ der, da p e u r de les embarrasser. Je me contente de noter un b ru it que l’on colporte avec u u e véritable iatis- tance.

A propos du m in istre de Gwce, n ’oublions pas de relever la furtem a­ jo rité qui a reconnu la bonne voltnté d u g o u v e rn e m e n t hellénique à l’égard de la France. Il s'agissait des fouilles de Delphes, d o n t l’ecole française d ' A t h è ^ s avait obtenu la confession. ‘L e ftc u v e ru e a ie n tg n -f avait bien voulu s é p a re r la question des fouilles de celle des traités de commerce. La Cham bre, en retour, devait voter le c ré d it nécessaire aux trav au x : soit cinq cent m ille francs Comme il arri­ ve to u jo u rs, i! R est trouvé «les députés p o u r l^sFier >m peu ; mais ils n’ont p ' - l'o n i])t rie leurs collègues.

M. L e 'h -val't r a u ra it voulu que la so m m e dem an d ée fût cor«;:crée à la rt st u r - t s m des m o n u m en ts fr«n- çpis .M D ü j m y a obtenu les ;:ppiau- d isse m e n ts de la Chambre en décla­ ra n t q u e la France, après plusieurs années de d ém arches, ne pouvait pas a b a n d o n n e r ces fouilles glorieuses à l ’A m é riq u e qui proscrit tous les p ro d u its de l'E u ro p e ; il a montré la gloire q u e les Allemands o n t retirée des tra v a u x accomplis à Olympie, et an n o n cé que, de l’avis d9 tous les savants, les découvertes seraient en­ core plus considérables à Delphes qu’à Olvmpie.

Un fantaisiste, M. Turrel, a soutenu que l ’on devait voter les crédits pour l?s fouilles, niais non p our les expro­ p ria tio n s ! Il a eu tout le succès qa’il p o u v a it désirer.

Les fonds d e m a n d é s p a r l ’Ecoled’A­ thènes o n t été accordés par 3 i l voix c o n tre 61. La Cham bre a essayé de r é p a r e r les im prudences de M. Cons- t r n s . Avouons que, si celui-ci délire être m in istre des affaires étrangère*, il s’v pren d d ’une façon un peu étran­ ge. Le ra c o n ta r estd é c id é m e n t invrai­ sem blable.

Angleterre, pert et Muller Brun, aussi bien qu’avec p a r M. R ichterich. La Conférence de [li é c r i v i t : l'honorable président de la Société de Genève a décide d ’y d o n n t r suite. Il allait re to u r n e r en

lo rsque l'a m p h y trio n lu i ___ . . . .

Très honorable am i, vous êtes un trop tempérance, nous pensons qu’en pareille p arfait gentlem an p o u r ne pas con- matiere les mesures 1m p lu s efficace» sont naître nos h a b itu d e s q u a n d il s’agit

d ’a c q u itte r d es dettes de jeu. Mais

Une discussion s’est engagée

en-• suite s u r l ’âge au q u e l il convient de

les mesures fiscales. Avec un droit de pa- - , . t ,

lente élevé exig é de toute personne qui rece ùIr Ie8 en fan ts à la p r e m i è r e crée ou reprend un débit de bois soos, i

enfants à

co m m u n io n . D’un côté, il serait dési-I vous êtes é t r a n g e r et s u r le point de avec un cautionnement destiné à garantir rable de re ta r d e r la c o m m u n io n ,

p a rtir: j e c r a i n s e n conséquence q u 'u n e . éventuellement le p a i e m e n t des amendes, comme le fait l ’Eglise protestante, i som m e q u i n ’est q u ’une m isère dans on préviendra la création de bien des es- j u s q u ’a 1 âge de 15 ou 16 ans ; d 'au

votre situ atio n ne vous occasionne taminets de bas étage et l’on rendra ser- u re p j,.^ b eaucoup de paren ts sont p o u rta n t quelques dém arch es fatigan- Ti5e a j public au>sibien qu aux tenan- eocore j m bus de la tradition cathoii tes, aussi je viens vous p rie r de von- ^ plussouven m s - , q ue. r 0 maine, d ’après laquelle l ’en-loir bien disposer de moi. S u r un mot

1 de vous, je serais h e u re u x de payer à ces m essieurs les sommes que vous avez perd u es hier s u r paro le... »

Le total s ’élevait à cent soixante- . ,

d e u x m i l l e c i n q c e n t s francs. Il n ’avait mes qui se dépensent dans les débits de _____ K K r . i r/M, ■> I f r a l l t ^ aa t» t o u i rvftnr.

sent par (aire faillite.

Le projet pourra être avantageusement

complété par une disposition de celte na­ ture. Quoi qu'il advieone, on ne peut que féliciter le Consul d'E’.at de l'initiative qu il a prise. Quand on songe aux iom-, souvenir de rien et p our cause. Mais

pDUvait-il refu ser de payer ses pertes 1 qu an d il avait accepte d e m pocher ses

gains ?

j Le fait est reste légendaire. Cela s ’appelle le • coup d u gai réveil. ».

D e v o r é e p a r u n e h a t . — On écrit de Moissac (Tarne-et G iro o n e): Une fem m e D... m énagère à S^int- 1 Germain, près Moissac, étan t alitée depuis qu elq u es jour*, son gendre, j a | laissant seule quelques heures, vin t à la ville ch e rc h e r uu m edeciu. A son ! retour, un spectacle b o r n b l e l ’a t t e n ­

d a it.P e u d a n t son absence, un c b a tq u i

boissons sou veut frelatées, et qui pour­ raient être épargnées ou consacrées à procurer a la famille un supplément d'ai sauce et d honnêtes distractions, on re­ connaît que la question de l'aicooiisme est une question sociale de premier or­ dre. Toui ce qu'on pourra taire pour ré­ primer l’abus des liqueurs îories «e tra­ duira par uu aceroi>5ement du bien-être généra'., de ia richesse sociale, et de la vigueur physique et morale de la popula­ tion.

S o c i é t é d e fr é o g r a p h i e . — La salle de la Société de gevgrdphie.â l ’Atheuee, p résen tait m*rdi soir un spectacle inaccoutum é. Grâce a

l'ex-fant c o m m u n ie à un âge beaucoup plus précoce. Après u u e discussion n o urrie, li a été décidé de ne p i s é ta ­ blir s u r ce p o in t de rè?le a b so lu e : c'est â la sage discrétion des ecclé­ siastiques d a p p re c ie r ce q u i! y a à faire, s u iv a n t les cas, p o u r ch aq u e enfant.

C o m m e r c e d e v in s . — Xouî nous som m es fait 1 echo à p lusieurs reprises de p laintes co n cern an t l'ap ­ plication de la loi d u 7 avril 1&S-3 su r la vente des vius. A la suite d i récla­ m ations réitérées, le d é p ir te m e n t de l'in d u s trie et d u com m erce a n o m m e u n e com m ission de vingt-un m e m ­ bres ch^rgee de s'occuper de cette a f­ faire. Une sous com m ission a ete d é ­ signée, avec m. n d a t d ’e h b o r e r un projet de règlement.

Nous ap p re n o n s que ce travail est se tro u v ait d a n s la mêm** c h a m b re que cellente idée d u d ép a rte m e n t de 1 ins- m ain te n a n t term in e, et q u ’il sera dis J la m alade lui avait s ’ u te .-ur la figure

et la lui avait dévoree en p a r t .e : l e nez avait d sp aru ; le m e n t o n é t a i t

rongé: les joues p r é s e n t a i e n t deux . trous b éa n ts; a u pied du lit, le chat, la gueule et le ventre ensanglantes, achevait son h o rrib le r e p j s , m âch an t encore des lam b eau x du chair. Tous les soins du m edecin OEt été inutiles, et la pauvre m alade, ainsi in u t il e * p*r

j l'abom inable b ite , m o u ra it p ; u après

G R A N D E - B R E T A G N E

J a c k l ' Ë v e n f r e u r . — Les preu ves q u ’on a pu recueillir j u s q u ’à p ré­ sent, dit le G lobe, d o n n e n t la certitu d e

truclion p u b liq u e d 'appeler, p o u r les cours de. l'Aula lV xp lu raten r Borelli, cetin société avait le privi ège de re­ cevoir 1 é m in e n t voyageur. Accutilii p ar qu elq u es paroles bien senties du président, M. Dufresne, M. B >relli a aussitôt com m encé un trop court ex­ posé des contrees txploreea p a r lui au point de vue h istorique et elhnogra

cute sam edi p rochain p ar la com m is­ sion pléuiere.

Nous croyons savoir que le projet tient com pte ui taiû m ^ n t des a bus si­ gnalé# dans la vente des vins de rci- sins secs.

A s s o c i a t i o n o u v r i è r e , é c o ­ n o m i q u e e t s o c i a l e . — D-us son assemblée trim estrielle d e d i;n a n

-i que s-i le cr-im e de W h-itechapel n ’a rell-i a d -it du pays des Z-iogeros nous pas été com m is p a r l'a u te u r mvsté a paru s u r to u t faire une vive im p re s- rieux de la terrib le série de m e u rtre s sion.

de 1889, il l ’a ete p a r un très a d ro it M. le p ro fe sse u rP a u l Chaix a re n d u im ita te u r d u fam eux Jack La victime , hom m age au x gran d es qualités de n ’a pas été mutilee, il est vrai, mai* M. Borelli : il l'a f«it en term es excel- l'arrivêe du constable Thompson près- lent», m o n tra n t que la science doit à que au m o m en t même du crim e nous | M. Borelli I* connaissance geodesique donne la raison de cette lacune. T.>u ' d ’environ 4(IU0 lieues carrees. L eselo- tes les au tres circonstances «ont abso- gps donnés par M. Chaix â l'explora- l u m e n t p r o b a n t e s : la classe de fem le u r français ont été ju stem en t ratifiés mes à 1 :quelle a p p a rte n a it la victime, par les a p p lau d issem en ts un an :m es l’endroit d u m e u rtre , 1a m anière siu- l'assistance.

g u lièrem en t adroite do n t la gorge a Q " tlq u e s questions o n t élé posées été coupée et, p a r dessus tout, la na- par MM. Chaix et Weltcr-Crot à M. tu re du crim e qui n ’a au c u n e raison Borelli, q u i y a rép o n d u de la façon ap p aren te. On r e m a rq u e ra aussi que ! I- P*us obligeante. L'e ntretien n é s est d a n s le cas q u i nous occupe, comme j P*s prolonge assez, au gré de ses au- d aus les cas précédonts, le m e u rtrie r j diteurs, q u i c raig n aien t d ’a h u se r de a eu soin de se p ré p a re r un muyeu Is bonn*) volonté de l'o rateu r, qui

fac'le et q u ’il a choisi un

phique. Il 1 a f u t c vtc une modestie • c ^ e j;; courant, au local du Grutli al- rare chez les voyageurs,ne ch e rc h a n t jgniaud, l'association s'est occupée de pas a f lire valoir les découvertes p lu sie u rs objet* très i m p o rta n ts : dis dues à son énergie, m ais exposant cussion s u r le secrétariat o u v rie r ro- sim p le m e n t les résultats obtenus. Sa | m and . ipi (Adérale p.iur la retraite parfaite bonne foi a p artic u liè rem en t (j,jS employés fédéranx ; syn'licats frappé ses a u d ite u rs . Ce que M. Bo | obligatoires ; m anifestation d u l ar

mai.

R elativem ent au secrétariat ouvrier

m ain s u r Jack soc' ^ 3

M. R ichepin a des amis quidèsirent p o u r lui la croix de la Légion d'hon­ n e u r . Or cette croix n ’est accordée q u ’au x gens sans casier judiciaire et le poète a été condam né en 1876 à on t r o is de prison p our la publicationde la Chanson des Gueux Ses a m is n’ob­ tie n n e n t pas de Jui q u ’il adresse au p ré s id e n t de la R é p u b liq u e un re­ cours en grâce et à la Cour d ’appel u n e req u ête d e ré h a b ilita tio n .lis s e ra­ b a tte n t alors s u r l'am uistie, qui en­ t r a i n s la ré h ab ilitatio n ...

A dm ettons quo M. Carnot accorde a u poète cette faveur. Est-ce une rai­ son p o u r q u ’il le d é c o r e ? Suifit-il, p o u r o b te n ir la croix, d ’avoir du ta­ lent, ce talen t fût-il consacré à sculp­ te r l ’o r d u r e ? Les honnêtes gens relu­ sse t de le croire.

T r i c h e r i e . — Voici comment on jo u r de joyeux escrocs bernèrent, â P a ris, u n Anglais d ans les grands p r ix :

Il b u v a it sec et ne g a rd a it q u ’un s o u v en ir confus de la façon dont s’a­ chevaient ses «oirées. Un m atin, il vit eu réveil u n de ses com pagnons d elà veille se p ré s e n te r ^hez lui : « Je vous a p p o rte les dix mille francs que j'ai P erdus s u r parole. — Comment, j’ai d i t l ’A nglais ? Joué et g^gné? Ah ! p ? r e x e m p le ! fi je roe le rap p lie ! i Même scène à quelques jours o ° lâ : mèiTa v;*ite m atin a le ; m^is, t- .te fois, c’est vingt-cinq mille francs q u ’il a gagnés, sans s’en d outer, à des ad v ersaires, gens probes et g s la n ts .ll le u r offre à c ouper ; on lui ren d sa no- h tesse. Le d in e r est exquis, les vjos a b o r d a n t s , et u n e p a rtie s'engage au m o m e n t où les fumées de l ’ivresse au- v a h isse n t son p e s a i t cerveau.

d'évasion

en d ro it som bre à d eu x issues, ce qui p erm et aussi de croire que le crim e a été prém édité.

Nous a p p re n o n s que les chefs de l ’Armée du S alut d a n s l ’East-End ont discuté hier s u r l ’o p p o rtu n ité d ’offrir leu rs services aux au to rités p our re c h erch er le crim in el. On croit g é n é ra ­ lem ent que les s u l l a t s d u général Booth, qui o n t accès d a n s les bouges les p lu s dan g ereu x de ce quartier, p o u r r a i t p lu s facilem ent que qui que ce soit m ettre la

l'E v e u tre u r.

Il d été question d'em ployer dans le m êm e b u t les fam eu x chiens hioud-

h o u m l s, q ue les au to rités policières

o a t u ti l i s é s a v e c s u c c è s d a u s l ’autum un de 18SÎI M alheureusem ent, ci s chiens paraissen t avoir Londres en h o rreu r, et ils roontri-nt uue g ra n d e répuguaaeo à q u itte r le u r cam pagne.

On d it q u e S ad d ler sera formelle m en t inculpe d 'assassin at, la police a y an t de graves témoignages contre lui. On a trouvé pu sa passession un long couteau effilé.

avait encore p our le leudernain d ern ière conférence à l'Aula.

U n i v e r s i t é d e G e n è v e — La société des E tudiants français de l’L’ui- versit^ de Ganève a tenu le 21 janvipr sa sé.mce générale t u cercle des E tudiants frwuçiis, rue Bartholoni, 6.

Axn&t lient i cette sé<nce le recteur de i’L’niversitc, t.n assez g ra n d n o m ­ bre de piofesseurs des diverses F a c u l­ tés, qu elq u es p a s te u rs de la ville e t | plus do cent é tu d ia n ts d i s diverses

ile l ’Universitô et d u G v j i

-CHRONIQUE L O C A L E

I V o u v e l l c s é c o l e s . — Le Con se>l ad m in istra tif, vu la convention conclue les 25 n ovem bre 1890 et G janvier 1891, en tre le Conseil d ’Etat et le Conseil ad m in istra tif, relative­ m en t à la création de nouveaux lo­ caux scolaires et à d ’a u tre s questions connexes, et vu les plans présentés p ar le Conseil a d m in istra tif p o u r la construction d ’un b â tim e n t d ’école p rim a ire à la ru e Necker, propose au Conseil m unicipal les arrêtés su i­ v ants :

A) 11 est ouvert au Conseil administra­ tif un crédit de 245.000 francs pour la construction d'un bâtiment scolaire s u i ­ vant les plans présentés. — 11 sera pro visoirement pourvu à cette dépense au moyen de rescriptions à émettre au nom de la Ville de Genève, jusqu'à concur­ rence de la susdite somme de 245,000 francs.

B) Il est ouvert au Conseil administra lif un crédit de 83,000 francs pour la création de nouveaux locaux scolaires, savoir : a Exhaussem ent du bâtiment scolaire des Pàquis (garçons), et installa tion de quatre classes, fr. 78.000; by amé nagement des préaux de l'école de.i Pâ quis (tilles) en quatre classes, et d'un préau intérieur sous couvert, tr. 10,000. Somme '‘gale, fr. 88,000. — Il sera pro­ visoirement pourvu a cette dépense au moyen de rescriptioos à émettre au nom de la Ville de Genève jusqu’a concur­ rence de la susdite somme de 88 000 (rancs.

L ,e p r o j e t d e l o i s u r l ’a l - j c o o l i s m e . — Le Journal de Genève i conclut comme s u it à ce sujet :

Nous craignons bien plutôt que le droit de limiter le nombre des auberges, calés et cabarets à raison de la population, de l'étendue territoriale d'une localité, de sa division en groupes d'habitation ne re3te lettre morte. A'jssi, tout en relevant ce qu’il y a d'injuste dans le rfprorhe d-ir- bitraire adressé au projet du Consoit d ’E­ tat, ajouterons-nous que nous n ’attachon? pas grande importance à cette d i^ p o i- tion. En revanche, celle qui permet de ba^er le refus d ’autorisation su r les auté cédents et la mora'iié du requérant est utile ’t devra être strictement appliquée. Peut être même pourrait-on préciser en core en f i x a i t certains cas, celu i, par exemple, de condam nations antérieures pour contraventions aux lois sur le com merce des baissons, ou l’auto rbatic n de­ vrait toujours être refusée.

Enfin, d'aocord en ceci avec MM.

Gsm-i na«e.

M. Bost, secrétaire de la société, a d e u n é lecture d 'u u e é tu d e s u r le Ro inan «Le Disciple», de P. Bourget. Ce travail in téressan t a donné m atière à une assez longue discussion a laquelle o n t pris p a rt MM. Yung, de la Faculté des sciences, A. B ou v i/r. de la Facul­ té de théologie, et M. le p a ste u r Mays tre.

M. Chantre, recteu r, MM. Bouvier et Montet, ont pris la naruie et ont b u a u x étu d ia n ts de l'U niversité, aux é tu d ia n ts soldats — et à la jeunesse u niversitaire. — M R ist, secrétaire, a porté son to ast à la France, et pour associer la Suisse a cette p atriotique m m ifc sta tio n , il a do n n é lecture d'u n s o n n et composé p o u r la circonstance par un m e m b re de la société.

M. Gcnequaud, président de B-'lles- Lettres, a rem ercié les étu d ia n ts f r a n ­ çais de leu r invitatiou. Diverses pro- ductioLS musicales de M. Prokusch, professeur de piano, h o noraire de la société, o n t élé e n te n d u e s entre les différents discours, et la soirée a con lin u é j u s q u ’à une heu re assez avan cêe. La présidence a été to u r à tour passée au x BociétésdeZofingue,Belles Lettres, llelvetia, et la plus graude gaîté a régné p e n d a n t toute cette fête, a ttestan t les bons rap p o rts qui unis sent la srcieté des E tu d ia n ts français avec les sociétés d ’étu d ia n ts de Ge­

nève. (Le Franco Suisse.J

C atholicf u e s - n a t i o n a u x . — Uu nouveau jo u rn a l, le Catholique

S a tio n a l ren d compte d 'u n e confé­

rence ecclésiastique de MM. les curés n atio n au x de Genève, réu n io n convo­ quée dans le b u t de favoriser les é t u ­ des ecclésiastiques, les relations fra t e r n d l e s et l ’activité pastorale du clergé genevois. Les reu n io n s sont souvent présidées p a r M. l ’evêque Harzog.

S am edi d e rn ie r, 7 février, avait lieu la conférence trim estrielle o rd i­ naire sou s la présidence de M. Lî- fitte, curé de Presioges.L a p lu p a rt des p relres d u canton y assistaient. L’as- heuibléu k e n te n d u u n r a p p o r t détail lé de M. Paychere, s u r la doctrine des sept prem iers Conciles. La critique n ’eu t guère q u ’à louer le r a p p o rte u r de sou travail si consciencieux et si m û re m e n t étudié.

Un tra c ta n d u m relatif à la révision du règlem ent de la Conférence a été rem is après discussion à une p r o ­ chaine séance.

L i conférence ecclésiastique gécé-

ralrs de la Suisse, se réu n issa n t c h a ­ que année 11 veille du Synode itc o m - p ren an t tous les prêtres catholiques* chrétiens de la Suisse, a pour bureau cette année le b u re a u de la conférence c ntonale de Genève M Chietien, .seciéiaiie, a so u m is â 1 : Conférence, l ia tro d u ctio n p o u r cette année du t r a c ta n d u m ouivant

l’assemblée a décidé, à une grande majorité, de d e m a n d e r que le siège en soit fixé d ans la Suisse rom ande. P ar contre l’idee de p résen ter un c a n ­ d id a t et de ré lam er le secrétariat p o u r Genève a été résolue négative­ m ent, b ie a que p lu sie u rs orateurs aien t fait re sso rtir que, notre ville étan t da beaucoup la plus forte agglo­ m ération ouvrière de la Suisse ro ­ m ande, ce fait le u r p araissait m iliter en fav eu r de l'idée de placer le se­ c ré ta riat o u v rie r à Genève.

C onsidérant que sa position géogra­ phique est trop e x c e n triq u e e t su rto u t que nos confédérés vaudois présentent un c a u d id at d 'u n e g rande valeur qui donne depuis lo ngtem ps des preuves uue | de son intelligence, de sps capacité? et d ’un dévouem ent incontestable à la cause ouvrière, l'assemblée a décidé à l'un in im ité de d e m a n d e r que le siège du secrétariat ro m an d soit lixé à Lau­ s a n n e et d ’a p p u y e r la c a n d id a tu r e de M. Aloïs Fauquez dont les co n n aissan ­ ces ju r id iq u e s p o u rro n t être d ’une g ra n d e utilité Le comité a été chargé de s 'e n te n d re avec les a u tre s sociétés ouvrières du canton et de la Suisse ro m an d e, afin de p résen ter la q u e s ­ tion à Berne d a n s les m eilleures cou ditions.

L’assemblée a décidé ensuite, à l'u ­ n a n im ité , la publication d 'u n e procla­ m ation re c o m m a n d a n t c h a le u re u se ­ m en t de voter ont le lü mDiB. La loi é tan t une l«i fédérale, il faut non seu ­ lem ent o b te n ir une m ajo rité d a n s le canton, mais il faut une m ajorité a s ­ sez forte p o u r contreb alan cer les refus des cantons rétrogrades.

Quelques o rateu rs ont fait observer que, s’il y a peut être bien des catégo­ ries d 'o u v rie rs dont la situation est encore plus précaire que celle des employés f é d é ra u x , les assurances contre les cas de force m ajeu re, acci­ d ents, m aladie, vieillesse, etc., e n ­ tr a n t au p re m ie r ran g dans nos re v e n ­ dications, la q uestion de savoir par quelle catégorie d* citoyens il y a lieu de com m encer est secondaire, et que les intérêts do tous les travailleurs (agriculteurs, i n d u s tr ie ls o u employés) sont identiques. Cette loi p o u v an t être considérée com m e un p re m ie r pas fait d ans la voie de l ’a ssu ra n c e obli­ gatoire, il est nécessaire de lu tte r p o u r elle et d'affirm er ainsi nos te n ­ dance» et notre solidarité.

A propos des syndicats, u n m em bre a y a n t d e m a n d é que l ’association p re n n e u u e attitu d e ferme et décidée d a n s cette q u e s tio n , p lu sieu rs o ra­ te u rs o n t pris la parole p our protester é n e rg iq u e m e n t contre les déclarations de certain d é p u té qui a d it en séance d u Grand Conseil que le projet du Conseil d 'E ta t d o n n a it sutùfaction aux desiderata des ouvriers. Cette as­ sertion é ta n t envisagée com m e erro née, le com ité est c h a rg s de p ren d re les m esu res nécessaires p o u r rensei g n er à tem ps le Grand Conseil et la com m ission chargée de l ’étude des deux projets On lui a d o n n e aussi la mission de s’en te n d re avec les autres sociétés ouvrières afin de so u te n ir le projet de MM. D lrieu e tF a v o u , conçu d ans u n esprit p i m large et bien plus c j ü f o r m e a u x revendications o u v riè ­ res

En ce qui concerne la m anifestation du 1er mai, l’assemblée a été u c a n im e

â reco n n aître que l'association doit participer à cette fête du travail. La question de savoir s'il est préférable de m anifester le 1er m ai ou le prem ier d im a n c h e de mai a été, après une d is­ cussion assez anim ée, renvoyée au co- îûité, au q u el il est ad jo in t cinq mem b rrs , avec mission de s’e n te n d re avec les au tres groupes ouvriers.

fC o m m u n iq u é .y

Q u e s t i o n a r t i s t i q u e .

— Le

Genevois com bat aussi vivem ent 1 os­

tracism e d o n t le tableau de M IIo dl^r a été l’objet de la p a r t d u Con­ seil a d m in istra tif, mais il re je tte to u te la faute s u r M T u r r e ttin i com m e si ce dernier é'.ji'. u n d i c t a t e u r et coturce si le Conseil a d m in is tra tif n ’était pas en m a jo rité radical et ne devait pas p re n d re sa p a r t de responsabilité.

Feuilleton de la Tribune de Genètt

LA 3 ï

« Quels doivent

I être nos ra p p o rts avec l'Eglise protes-1 Comme nous l e v o n s dit. ce corps en ta n te ? # Cette proposition a e te a p p u y é e | visageant la que>tion u tilita ire et les

M È C H E D ’ OS

PAR

P I E R R E S A L E S

_ Et cette femme serait, dap;es

vous ?... . . . .i

— Thérèse Garancier, c est é v id eit. Habillée de noir, fraîche, jolie, jeune, la tète enveloppée de dentelles. Mon homne n ’a guère eu le temps de l’examinM*, d ’ailleurs. Elle est arrivée très vite ; elle lui a rais le paquet dans les mai ns, a « c une piées de cent sous : et elle a filé. |11 est probable que son frère devait s(r- veilier à distance le com m ission n ai», pour s ’assurer qu'il portait bien le lo­ quet : car mon nomme a remarqué qu’iu individ u le suivait, ju squ’au moment lù il est arrivé au Dépôt.

— Et que portait l’enveloppedu paqu#, comme adresse ?

— Ceci simplem ent : M. Seiiüe Morain

Au Dépôt de la Préfecture de police.

Le concierge m ’a aussitôt envoyé l'hotf- me et le paquet ; et j'ai appris ce que je viens de vous dire. J ’ai immédiatement

lancé un agent, avec le commissionnaire,

p o u r tâcher de retrouver, soit l'homme, ■ soit la femme. Puis j’ai examiné le con­ tenu du paquet. U y a deux gilets de lia n*lie. des mouchoir*, divers objets de toilette et enfin un foulard, qui était placé au milieu. Tout cela avait une tournure

fort hOunM* ; «t )e l'aaraU t«it $

â l'inculpé, si je n'avais eu un soupçon : je press entais quelque ruse. J’<>i soi gneuseusemeDt tâté tous les objets: et, dans l'ourlet du loulard. j'ai senti le bruissement d'un papier. J'ai décousu, et j’ai trouvé cette lettre. Voilà tout!

En achevant son récit, le chef de la Sûreté sourit avec bonheur. Le juge d’ins truction lut alors la lettre, formée par mots imprimés, découpés dans un jour­ nal et collés sur un morceau de papier

En effet, dit-il, voilà qui lèverait tous les doutes...

— Elle que l'on accuse d’être ma com ­ p l i c e '. Est-elle cou p ab le? . , ô deute af- llreux !

El il lui sembla q u ’il voyait encore son père étendu, tenant, dans sa main cris- [ pée, la mèche de cheveux dorés.

— N’j n , non. C’est impassible ! Si cela I Les inculpés qui ont un p?u d ’drgent sont toujours mieux traites que les pau­ vres diables. Au moment de son arresta- tation. Serge avait sur lui les appointe­ ments de son dernier mois ; il n ’avait donc pas souflert matériellement depuis son arrestation. Ce qui l’avait torturé, c'était la pensée que la coupable pouvait être Thérèse. Et il ne savait rien sur elle, rien que cette phrase souvent répétée avec cruauté par le juge d'instruction :

Nous avons les preuves les plus ab­ solues de la culpabilité de votre com- | plice.

— Maintenant, ne vous semble t-il pas Cette accusation le faisait encore plus préférable de laisser parvenir cette lettre j S0UiIrir que celle portée contre lui même,

au prisonnier, comme si nous ignorions ] g a ouvraut le paquet, il dit :

— Claude est donc toujours en liber­ t é ? ... Oserait-il songer à moi, si sa sœur était coupable ?...

Il regarda tous les objets avec une joie son e x is ten ce? Naus so m mes prévenus;

nous n'avons donc rien à craindre.

C'est juste; et cela le forcerait à se trahir lui-même.'

*’ ... Ce soir-là, en mêm e temps que son repas, le geôlier apporta à Serge le pa­ quet qui avait été déposé pour lui. Et le prisonnier fut bien étonné quand il en vit le contenu. 11 pensa aussitôt que cela devait venir de Claude. Qui pouvait s'in téresser â lui, sinon le frere de celle qui l'aimait ? Il murmura avec angoisse le nom de Thérèse.

en fantin e; puis it eut un doute, en vovarit le foulard :

— Pourquoi Claude m’envoie t-il un foulard ? murmura-t-il ; il sait bien que je ne m ’en sers ja m ais... Tiens, et nn foulard décousu...

Il se ntit alors le papier caché dans l'ourl*t.

— Une lettre ?

Il l'enleva et la cacha vivem ent, com mençant à deviner. Il alla s ’assurer qu'aucun pas ne retentissait dans le cou k i r , et. par surcroît de précautions, tourna le aos au guiebet avant de lire sa lettre :

« On doit te m er er demain A la M orcie

*.« ru * «1** Home. Ocoaslon untqud n » f é

vader. Bien â ten'er à la Morgue ; mais, rue de Rome, évasion sera facile. Quitte­ rons la France jusqu’à ce que pui&sions établir notre innocence. Mais absolument nécessaire échapper aux grifles de la po­ lice.

« La petite cour intérieure, qui sépare le numéro 66 du numéro 68 de la rue de Rome, est aisée à franchir. Pendant qu'on te laissera dans l'entrée, avant de péné­ trer dans la salle a manger, où l ’on va reconstituer le crime, tu feras ouvrir la fenêtre de l'entrée so us un prétexte quel conque ; cette fenêtre donne sur la petite cour de service, par où s ’éclairent les pe­ tits escaliers. Tu assommes alors les deux hommes qui te gardent, et tu sautes sur la fenêtre. De là. lu empoignes la barre de fer qui est plantée entre les deux corps de logi<, et tu te lances dans l'es­ calier du numéro 68. Avant qu’on ait eu le temps de se retourner, tu arrives dans la rue, où je t'attendrai, avec une voitu­ re, pour t'aider à fuir. »

Il n ’y avait pas do signature.

Claude a bien tout préva, se dit Serge, même le cas où cette l e t t r e tomb« rait entre les mains de la police. C'eut pour cela qu'il ne signe pas, et q u ’il rem­

recettes de l ’exposition a pu avoir de bonnes raisons p our p r e n d r e la déci­ sion q u 'il a adoptée, q u o iq u e n ous ne soyons pas to u t a lait de son avis, mais nous ne voyons pas p o u rq u o i le

Genevois essaye de le s o u stra ire à la reeponsabilité d 'u n e votation régu­ lière.

Du reste nous croyons q u e M. Ho dler n ’a u ra p%« à souffrir dans ses in térèts, de U m e -u re du n t i 1 est vieti me, c a r il est probable q u ’il trouvera facilement un local p o u r e x p o se r son œ uvre et 1& so u m e ttre à la critique de ce juge san s appel q u i b 'a p p d ie le public.

L a j o i e d e v i v r e . — C'e?t de vant uu a u d ito ire serre que M. le pis- te u r W bgner a développé son sujet, la * Joie de vivre ». C était actuel. Le conférencier rs t co n n u et aim é, nul n'a été déçu. Oa p eu t m êm e dire que 1 ém otion a etc piofoLde. Voici un r t s u n i e d u discours de M. W agner.

La prodigieuse voricte des eû<ts inté rieurs de l’no m aie aboutit, com m e r é ­ su lta t, à u n certain degre de joie et de tristesse. R 'en n'e st plus in té re s ­ sant que de re c h erch er les c a u s ts de l'un ou de 1 a u tre Ou peut, san s rien exagérer, d fürujer que la joie de vivre est eu baisse daus le inunde actuel. C^tteb-ii?-' s'ubs rve s^.us deux ior m e s : souffr ince et deg jü t. Il y a un a l i m e en tre les deux.

Lh souffrance est !e ri*sult>.t de la vie Huor-u le, d p rivations du corps ou d t l'e>prit, üi-- h ii u e i c e n t s trop brasque* ilaas les conditions de i'exis te n •■as. S <tre te m p s a sa large p a r t de

toutes ces misères. Il ne faut pas s'é­ to n n er q u 'il s'y re n c o n tre des -n g o is se«, d f l’in c e rü tu d e , du désespoir m ê ­ me. M is la d u u le u r est sainio ; elle est libératrice. L 'h u m a n ité lui doit ce q u ’ofle a de m eilleur. Ce n'est pas à elle que nous déclarons la guerre S o u s la déclarons au contraire au dé gi.Ût.

Le dégi lit d* vivre résulte de la vie molle et in u tile, de lV xisteu:e fac­ tice, d t s a bus, des excès et des ex c e n ­ tricités de toute n atu re. Si cette triste disposition n ’etait pas susceptible de se propager, ou p o u rra it la m ep-iser et passer. Niais elle ett contagieuse Les dégoûtés, q u ’ils soient l i t t e r jtc u r s ou sim ples p articuliers, rep-iud>»nt au tour d'e ux une contagion fune>te. Une époque qui lutte et qui souffre est, par ses lassitudes mêmes, exposee â se laisser e u tra ln e r p a r le mal. Il faui réagir avcc u u ’.i vigueur entière.

Com m ent e u tr e te u ir la jo i«d^ vivre t t com m ent la r e tr o u v e r ? Eu respec ta u t la vie et ses lois. La vie e>t uu f-iit. Elle nous a p p a ra ît com m e la fleur du monde. Tout l'obscur labeur des énergies univ^rsellt s s'y concentre et s ’y résum e. Dans !e pas«e, q u ’il na u s soit raconté p a r la géologie ou p i r l'h istoire h u m a in e , la vie est le ré s u lta t d ’un travail, d 'u n génie, d ’u ­ ne volonté infinis. Eu même t e m p s elle contieot l’avenir, c r el:e est l ’e- te rnel avenir. Oa p o u rra it dira : L’hom m e est uue espérance de Dieu.

Qu’il regarde donc la vie com m e un trésor et en respecte 1 *s lois. La p re­ mière d» c*-s lois est la solidarité, qui a deux formes : l'a m o u r et l ’a l t r u n me. L’h o m m e doit considérer sa vie comme un déi'rtt s i r r e , ne l ’aiterer par a u c u u vù-e et la tr-n sm .-ttre pure à ceux qui doivent lui btu'. éder. En même t-n ip s, il doit la considérer comme faisant p-'rtie dt> la g r i u d e vu sociale et lu ir l'égoïsme, qui est une source infiuie de m a u x . li u ’y p i s de joie p o u r celui qui ne respect.î pas l’a m o u r.n i po u rl'ég o ïste Ils déform ent et g â te n t le u r vie et celle des autres. La d eu x ièm e loi de la vie est l'activité; le travail n orm al. On nn s a u ra it ..s s»z e x alter le travail. Rester ju u tile, c’cst m o u rir lentem ent. Cultiver 1 travail a n o rm a l, fuir le travail de !’es prit ou celui du corps p our ne culti ver exclusivem ent q u « l ’un d ’eux, c ’est se c o n d a m n e r au d é s é q u i l i b r è r e n t Le travail norm al fortifia et procure la cap acité d 'ê tre h e u re u x . Q j » s^it travailler s ;ùt pe<nerct a p p re n » à sup p o rter la d o u le u r avec des forme-i du laneur h u m a in . La d o u le u r tue ou fait vivre, selon q u 'o n la regarde. A ci’.lui qui rC'P'iiîte la vie et te s lois, la d o u l t u r devient une g ra n d e révéla­ trice. Plus on a aim é, travaillé, souf fert, m ieu x on co m p ren d la rf alité et la valeur de la vie. On s'élève ainsi peu à peu ju s q u à la conviction p r o ­ fonde, in é b ra n la b le , q u e la vie est bonne et qu'elle t r io m p h e r a de tous ses ennem is : c'cH ce q u ’on appelle la foi d a n s son essence m êm e Do cette foi n a ît la joie, qui n ’est pas uue érno tion passugèie, mais une disposition fondam entale et p erm an en te. La joie ‘ e ré p a n d s u r to u te la vie, elle la pe nètre et l ’éclaire, m êm e d a n s scs dé. tails, m êm e d a n s ( e t m isères, et elle nous fait p re s s e n tir à travers la vie qui change et passe, la vie q u i de meure.

Voilà le ré su m é de cette magnifique conférence, do n t l ’im pression ne peut q u ’être d u rab le. Si à cette pensée m a g istralem en t développée, nou sajo u to ns l ’action d ’u n te m p é ra m e n t d o ra ­ te u r qui sait jo in d re le c h a rm e à la puissance, nous au ro n s d it ce qui dis t.n g u e l ’éloquence de M. W agner, une éloquence do p e n s e u r et de com bat tant.

C h a s s e . — On lit. d a n s la Diana: Hier u n c h a sse u r t u a it en effet deux cygnes sauvages. Ils étaient cinq au bord de l'Arve près des m oulins dits

t d eV e v rie r* : au v o l et d uo s e u ld o u -

blet il en ab a tta it deu x . Un coup p a r oiseau, c'est u n joli ré s u lta t! L’un tom ba roide frappé à l’aile et au cou, saigné, et l ’a u tre , blessé s eu lem en t au côté, d u t être achevé à g r a n d 'p oin*\

Cesf up erb eso iseau x pèsent 6 kuoOO, et o n t 1 m 50—60 de taille A leu r plu m. ge g n s cen d ré clair, on reconnaît des sujets jeunes, m ais déj^ à le u r se coude mu-*, car le blanc commence a se m o n tr e r ; ils sont m ouchetés de blanc s u r fond cendré clair. La tête e«t forte, le cou é p a is ; l-i base d u bec, le to u r d r s yeux, les 1 ru m s , so n t de couleur c h a ir livide, l ’œil noir, le b -c de la même couleur ju s q u ’aux narines, l'iris b r u n n o irâtre, les pieds noirs.

Le cygne sau v a g e , / c r u s , h a b i ­ le eu ete les contrées boréales, d ’où il

ém igre en hiver p o u r su iv re les côt-s et pays m a r itim e s ,o ù îln ic h e Ils n ’unt p»«se d ans nos parages q u e 1res acci- d e n t-lle m e n t lors des froids excessifs, en 1839, lS 4 i, 1834, 1870, etc. (s. e. ou o.)

Il niche dans les contrées orientales, co n stru it son nid d a n s les herbes au bord des eaux, a ^ e e d e s débrisdejoDC et le tapisse de plum es. La femelle pond de * à 7 cents très gros, d 'u n e couleur blan ch e v erdâtre un ie; la co­ quille e -t rugueuse, comme crétacée

Pris jeu n e, le cygne sanvage s ’a p ­ privoise fic ile m e n t, s i! a de la n o u r n t u r e en suffisance et un e n a p p e d ’eôu

à disposition.

P a r o i s s e d e C h a n e y . — J u s ­ qu'à présent d eu x Candidats sont i n s ­ crits a la ]i!ace de p a s te u r de Cbancy, lais»ee voc^nte p a r le décès de M. Bruno; ce *ont MM. G i i J a n et Pcer. tous deux b ■cheîitrs de la faculté de ihe>logie n ‘'..oua!e de notre L'uiver- site.

I ^ e t r u c a u i i s c h a l i z i g e n . — Il y a to u jo u rs Qu nouveau sous le soleil. Eu voici une preuve Uu jeune confédéré l u c e r n d » , J i k o b K , avait trouvé le mnveu de se p ro c u re r un netit revenu ea u«ant du tr o c suivant Il se r e n l a i t chez diverses personues et leur m o n tr i; une facture de sch ib - z ger ifromage fortem eut epi e), di- s-iut q u ’il ne pouvait r e tir e r la m a r ­ chandise à la «are, et e n a u i a . t uue p ttite av.-nce — J k .b K. a lim par être pinc? ; on l’a c o n lu it à S i t n l An

lOiue, t u il n 'a u r a plus de scbabziger à î-a ■! sp o sitic n ,

U n e n o u v e l l e é t o i l e — On a a n u o u i é uu peM parto u t la découver te faite par un astro n o m e, M. Lescar b«ult, d 'u n e nouvelle étoile q u ’on a bantisee im m é d ia te m e n t du m-m de

'tr lla C^t astre serait t r è î b rillan t et

posséderait un éclat co u .p srab le tout au m oins à celui de R egulus. M. Ber- trau d , en d o n n a n t co m m u n icatio n à l'AL-adémie d -s sciences de P i n s du nouveau m ém oire de M. L escarbiult, fait r e m a rq u e r q u e p lu sieu rs a strono­ mes o u t form ellem ent d é c liré que l'astre do n t il est question est .. 1*

planète S a tu rn e . M. L- s c i r b a u l t m a in ­ tient j u ’il s'a git d ’une étoile nouvelle Tout parait prouver cependant, dit M B ertrand, que ci-t o b se rv a te u r* ê'e victime d une e r r e u r ou d ’u u e illu s io u d optique.

Q u n l u o r S t e r n b e r f j . — Vendre li soir, «u C onscrviloire, a lieu la cinquiè­ me séance de mu«ique de eh onbre don née par le quatuor Siernb^-ru Le pro gramme, fort varié, comprend le quatuor en mi bfm-il de Rheiuberger, pour piano, violon, alto et violoncelle, iruvre colorée et i hau'te qui est encore peu connue a Genève. M. W. Rehbt-rg, pianUte, lien dra la partie de piano avec son talent si apprécié. M. A. IteliberjT, violoncelliste, exécutera une suite inédite de M. Jaquev Dalcioze qui comprend quatre morceaux :

a) Chanson du malin ; ti) Sérénade ; c) Ho-

mauce ; d) Chanson du uiouliu.

Eufin le quatuor à cordes nous donnent quelques fragments ayant le mieux réu.s si l'an derni*-’* : deux morceaux caracté­ ristiques de Rail, un a i d a n t e o n t a b i t e de T.scbaikowski, et la «C^nzonetta» de Mendelssohn.

P h é n o m è n e * . — Nous avons reçu hier la visite de deux phénomènes en«-- gés à la brasserie d-1 l'E-pérance (loute de Carouge) p i r l'intermédiaire de l’a- g e e e - Chopus. Ces deux extrême* ont la première 2 m. 19 et la seconde 60 centi­ mètres seulement La piemière pesé 220 li'Tes et la seronde 2J. Toutes deux >ont nées en France dans le même mois d'aoùl IS76. la géante à Villerseriue (.lur^) et la naine à.ltourtres (Cher). La Ri'arit-- est ta li t le de bûcherons de taille exigu ë ; son père aurait même été réformé pour défaut de lailte. Ces deux phéiio-ncms méritent certainement ui.e v is il e e t ne rnanqueror.t pas d'attirer la foule au Casino de la route de Caroube.

Cette toile, q u e grâce à une faveur spéciale j ’ai pu entrevoir dans les ca­ tacombes du musée Rath, est d ’une exécution m agistrale et d 'u n e c o n ­ ception grandiose. Elle n ’a ab so lu ­ m ent rien de sensuel. Au contraire il ' y règne u n e tonalité froide et l u g u ­ bre, une l o u rd e u r d 'a tm o sp h è re ab so ­ lu m e n t d é p rim a n te .

M. H»dler ne devrait pas ou blier q u e notre devise Post tenebras , lux veut dire, en bon genevois: soyor*s

toujours corrects Et puisque les pen­

sionnats de demoiselles jouent u n si grand rôle dans notre ville, au point de vue littéraire et artistiq u e , répé­ tons en c h œ u r, avec le Cunseil a d m i­ n istratif : soyons to u jo u rs corrects!

Mais c'est assez parlé des absents Occupons nons un peu des exposants Je ne veux pas c o m m en cer a u j o u r ­ d ’hui la n o m e n c la tu re des toiles sus pendues a u x 300 crochets du musee R^th. Je tiens s e u lem en t i sigualer quelques œ u v res q u i m 'o n t paru particulièrem ent intéressantes : les l o u e u r s de boules de Menta, u n grand l-èr< de Sim on D urand, la durhrsse du Hum e de Juies G irardet, u n e lagune

et la j e u n e Gn/iW/a de de P u ry , deux toile» de Bieler, une o r g i u a i e sortie

d 'f j h s e t u Valais de DuMont, des De

la th a u x , des Castres, d>-ux Stockel- berg, le départ p our les champ* de ; Je a n n e re t, une n a tu re morte de Mme Ravel, d f s raisin» de Monteverde. et des p-yssges de MM. Estopp»y. G iu d , Gos. H u iler, Itily, Franzoni, île rm e n

jat, L ugardon, etc.

Signalons aussi deux très in té re s­ santes allegones, 1 Avalanche et la Cascade, dues au ciseau de M. Nieder- h ao sern .

Mais la liste p o u rra it s'allonger in defiuiment. Le public sera sans doute bien ai«e de r e -n ire r uu peu. de d is ­ cu te r da je ; le Genevois e»t assez bon juge, et — en tre uous — il se moque rait des critiques q u i voudraient le m en er p a r le nez

Je vais donc écouter le public C’est à lui que j'e m p r u n te r a i mes opinions. Joseph P r u d h u m m e est aussi critique d a rt à ses heures. T ant pis p o u r les peintres s'ils ne sont pas conteats

G V.

P o i M o n s . — Par kil : truite 5 fr. à 6 fr. ; saunw a 5 à 6 fr. 50 ; sole 3 fr. 50 a 4 fr ; cabillaud, 2 fr 25 à 3 fr. 50 ; raie, 2 fr.; lotte, 1 fr. 60 à 2 fr. / Jour~uil a A(jrrrvtturr S u t i t e E x p o s i t i o n m u n i c i p a l e I Les a b e a ts o n t to u jo u rs tort, d it le proverbe. Ils o u t eu g ra n d tort eu ef- f. t,uos m eilleurs p'-intr» s genevois ou suisses qui o u i négligé de se faire re présen ter à cette exposition. Ils a u ­ raient é t é -‘n fort bonue eom p g n ie .e t • u ra ie n t coudoy-, toute la cohorte de nos j«uu>-R artistes qui affirme de plus eu plus une valeur lû-rlle et une uote bieu personnelle.

C’est avec regret que nous avons constaté l'absence des Giron, Breslau, Ravel, B u ru a o d , Ai.ker, Igue.l, Grison etc , qui no.is o n t oublié, ou n ’o n t en voyé que des œ uvres fort modestes.

Hélas! il y a d a u tre s catégories d ’ab seots, les absents involontaires.

Bieu q u ’on ait consacré une n o u ­ velle salle à l'exposition, les refusés sont n o m b re u x Mais ne reto u rn o n s pas à plaisir le poignard d a n s le ur plaie. lU quiescant in y ace.

Une troisièm e catégorie d'absents est plus intéressante.

Elle ne co m p re n d q u ’un spuI ar tiste et q u ’une seule toile : La S u it, de M H-idler

Son e rs est to u t spécial. Le | ju r y avait accepté c e t t e toile à l'u n a n im ité . Mais le Conseil a d m in is ­ tratif qui exerce la censure suprêm e — à quel t i t r e , nous ne le savons — a fait d is p a ra ître ce tableau de son crochet.

La m esure est discutable. On accuse facilement à Genève une œ u v re d ’im moralité. On p o u rra it dire en paro d ia n t un mot c o n n u : Genève a ho r­ r e u r d u nu Ou se souvient des h au ts cris poussés à propos de la femme au

masque de Gervex. La feuille de vigne

traditionnelle ne suffit pas s u r les ri­ ves du bleu Léman. 11 faut des ceps entiers !

Il y a é v id em m en t dan9 l’œ u v re de M. lïodler qu elq u es détails u n peu équivoques, mais nous som m es per s u i d e s que le Conseil a d m in is tra tif a vu plus que l’a u te u r n 'av ait voulu y mettre.

M alheureusem ent M. Hodler, un

c h e r c h e u r de sensations e x tra o rd in a i­ re 9. a i m a g i n é uue allégorie un peu réaliste de la N uit En q u i tta n t le ba

n a l, le couvenu, on to m be souvent d s n s le v u l g a i r e ou l ’in c o m p ré h e n si­

b le . Du reste, je ne serais p*s éloigné de croire que l>s te rm e s d ’allégorie et de réalism e s'ex clu en t l’un l ’a u tr e , et M. Hodler en s’engageant s u r cette voie a bien pu faire fausse route.

U e r c a r l a l c dt> u i a r e h é d*-( i e n è v e «it» 1 1 f é v r i e r Far 100 kllugs.— Bi» 21 o 50 * 22 Ir.— — Seigle 18 fr. — Avoiue, 18 Ir —

i 18 fr. 50. - Ori?»\ 18 !r .— Farine Ir*^

qualité, il'J (r.50A i.'i.— Fariof 2ine qua •ite, 2t) fr. — a à2 fr. - Son. 12 Ir. — » 13 fr.— Pommes de terre. 8 fr a 9 f r 50. — Foin, C fr. — Paille, 4 tr. 25 à 5 fr. 25. Par kuog : B<eul, p o u » om, 1 Ir. 44 t 1 fr. 60. — Vache, pnids net. 1 fr. 10 a \ tr. 40 Mouton, poids net. 1 fr 55 a 1 fr 70 Veau, Ire qualité, poids vif, 0. tr. 96 a 1.14 Veau, 2nie q u a lité , poids vil 0 fr. 88 a 0 tr. 94. Porc, poids vif 1 lr. 02 4 1 fr 12. Fromage gras 2 fr. 10 a 2 fr 40.— Fromage maigre t Ir 20 a 1 fr 80. — Eeurre, 2 fr. 25 à 2 fr. 60. — Pain, Ire qualité, 0,35 cent.

CEufs, la douzaine, 1 fr. 15 » 1 fr. 30. Par stere : Bois de fayard, Î6 fr. — » 19 lr. — Bois de chêne, l^S Ir. — à 17 fr — Bois de sapin. 16 fr. — a 17 fr.

I t u l l e l i n e o m m e r e i a l V i n s . — Les enlevages des vins ven ­ dus a la vendange ont com m in cé et vont continuer : mais beaucoup seront retar­ dés par le retour des grands froids. Il se traite fort peu d'alîaires nouvelles et la dernaude est on ne penl plus calme. 11 y a peu de vins en prt mière main et la sp é­ culation. ayant p - y é cher a la vendange, attend un" relèvement des prix pour se défa iie de s*s approvisionnements. Le- prix actuels accusent plutAt de la fai blesse sur ceux pratiques à la vendange; quelques aUaires se Sont traitées dans le canton de Genève â 43 et 44 centimes le litre vin clair, m a i i ces prix seront dé passés, étant donnée la qualité des vins d • 1890, qui sont jugés meilleurs que les 1889. et le peu de stock en vieux.

L importation des vins italiens et au­ tres, qui sont arrivés et qui arrivent en­ core en grande quantité a 29 et 32 fr. franco port et doua e, pouria euta yer un pau l’améiioration dos prix, mais un mou vcment de hausse se dessino aussi sur ces v in s lâ .

On offre actuellement de beaux vins rouges Catagne garantis a 35 francs, 6 mois de terme, franco gare Genève ac quittés. Lus Barletla de choix de 39 à 42 francs mêmes conditions.

Les rouges du pays très offerts ne sont pas demandés.

F o i r « - s . — La foire de Chàteau-d'Oex du 9 février a été. très fréquentée. Il y avait peu de gras bétail.

Nyon. 10 février. Au dernier marché au bétail on a compté 200 létes de gros bétail et 250 porcs. Les prix ont elé l<ss suivants : Bœufs gras. 80 fr. le quintal ; vaches grass es, 70 fr le quintal ; vachrg laitières 350 a 500 fr.; porcs d'élevag-*, gros de 150 à 160 tr. la paire, moyens de 100 a 120 fr., petits de 60 à 70 fr

Cos-onav. 5 février. 50 ch evaux; 65 bœufs : 350 vaches et g é n is s e s ; 11 mou­ tons ; 459 porcs.

0> be, 9 février. 12 chevaux de 400 è 600 francs pièce ; 25 bœufs d>* 800 » 1200

tr. la paire : 140 vaches i e 300 a 500 fr ;

100 petits porcs de 3»' à 50 fr. la paire, et 300 pures m oyens de 80 à 100 lr. la paire.

A la foire de Bulle du 12 février, on a compté 475 tètes de gros bétail, dont les prix ont varié tntre 400 t t 700 fr. la pièce.

Lausanne, 11 février. 3 bœufs vendus de 450 à 550 fr. pièce ; 23 vaches de 350 à 6<i0 francs ; 2 génisse s de 200 a 420 fr.; 70 porcs du pays de premier choix de 80 A 110 fr. la paire, 50 dits de 2e choix de 45 a 55 fr. la paire; 80 porcs étrangers de ter choix de 80 à 120 fr. la paire: 2 chevres de 25 à 30 fr.; 5 moutons de 20 a ï 5 fr. pièce.

Halles de Genève du 14 février L é g u m e s . — Par douzaine : arti­ chauts, 3 fr. à 4 fr. ; choux fleurs. 9 fr.

à 15 fr. ; poireaux, 50 c. ; salades 3 fr. à 1 fr.

Par kilog. : haricots secs . 70 centimes à 80 c. ; pommes de terre nouvelles. I fr ; pois, 4 fr. 50; staquis du Japon, 2 fr.

Par pièce ou par botte: betteraves rou­ ges 15 à 20 ?ep.t. ; choux, 10 è 20 cent. ; cardons, 60 cent, à 1 fr. ; carottes, 35 a 45 cent. ; céleri à pomme, 15 é 20 cent. ; <é!eri à côtes, 20 a 40 cent.; scorsonères, 40 à t-0 cent.

< i i b i e r e t v o l a i l l e s . — Par pièce : poulets, 1 lr. 75a 4 fr.50, canards, 2 fr. 50 à 4 fr. ; oies. 7 a 9 fr. ; dindes. 6 a 10 fr. ; lièvres, 5 a 8 fr. ; faisans» 6 à 8 fr. ; gri­ ves, 35 » 60 cent. ; perdreaux. 2 fr. 25 â 2 fr. 6 0 ; piueons, 1 fr. 10 à 1 fr. 25; la pins. 2 fr. 25 a 3 fr. 50.

F r u i U . - Par kilog. : châtaignes, 30 a 50 cent.; noix et noisettes 40 et 8 0 c .; pommes, 35 à 70 cent ; poires, 20 à 80 cent.; raisins 1.50 a 2 lr.

place son écriture par d “ S mots im pri­ més. Tout est bien combiné.

tt relut la lettre une seconde fois, en grava tous les termes dans sa mémoire; puis il la déchira et l'avala.

Il ne dormit pas de la nuit. Il réflé­ chissait Pui-aue Lla d - lui p riait v

quillar la rran m . r . . t qu'il av a u oaja

réussi a la’re évader Thérèse; sa ns cela, il n'aûrail sûrem ent pas songé a partir. Et Serge se rappela alors certaines phra ses du juge d instruction : il se souviut que jamais on ne l'avait placé en face de Thérèse. Il devina tout :

— Elle est libre ! Et, au lieu de fuir, elle m'attend... Elle ne craint pas de me revoir ; donc elle est innocente !

C-tte pensée lui fit tant de bien qu’il était comme transfiguré quand le jour se leva. Son vitage ne s ’assombrit que lors­ que des agents de la Sûreté vinrent le chercher. 11 avait passé la matinée, par tagé entre la joie de savoir sa fiancée in ­ nocente, car il ne doutait plus mainte­ nant, et la vision de la liberté II allait tcliapper enfin â cette existence aflreuse, à ces interrogatoires, à ces accusations qui le bouleversaient... Claude avait tout préparé.

— Je n ’aurais jamais songé à cela, moi ! se disait Serge.

Et il se souvenait bien de ces barres de fer plantées entre le s deu x murs. Ce se­ rait un jeu pour lui que de s ’évader ain si II en avait bien fait d'autres dans lt u r s excursions avec C k u d e . Ce soir, il serait libre....

— Pourvu qu’on ne me lie pas les liras !

Mais non. Le docteur Bernedel avait re- ! cominacd*, par mesure de prudence. I qu'on laissât ses membres libres, c a i : gnant toujours quelque aerès subit E:

- u j o u i d h u i il se montrerait bien sou On’îë- condui-H d al>ori d an s*» cabinet ! de M. Lisars, qui l'interrogea longue- | ment : 1 répondit à toutes ses questions [ sans emportement, se contentant d’aflir I mer son innocence, Jamais il n'avait été j aussi c-ilme.

— Puisque vous ne voulez pas Vous dé cider à avouer, dit le juge, vous me !or cez à vous imposer une si'ène bien cruelle J que, dans votre état, j’aurais désiré vous ; eviler. Vous allez me suivre à la Morgue, t

La, vous vous déciderez ta u s doute a avouer !

Quoiqu'il s'y attendit, Serge tressaillit et fut pris d ’un tremblement nerveux : mais il répondit fermement en étendant la main :

— Devant le cadavre de mon père, corama toujours, je jurerai que je suis iunocent !

Une heure après, eut lieu la confronta­ tion en présence de M. Lisars, du chet de la Sûreté, de deux de ses agents et de M. Bernedel. Serge pleura abondamment ; mais il fut très doux. U se mit à genoux devant le cadavre de son père ; et menta­ lement, il lui adressa une prière su prème ;

— Mon pè<e bi-n aimé, j'ai juré de te

venger I Btentût peut être, je serai libre ;

mais, si Thérèse est coupable, je ne veux pas de ma liberté, j'attendrai plutôt, dans ma prison, 1 a n é t de la justice !

Et il s ’imauioa alors que le visage de «on père s'animait, et que sa voix chérie lui répondait :

— Non. mon enfant ; non, Thérèse n’est

r

m uwupaùix i À c c rp ia la u«i i r • iu c o q u i

▼t*nt d - C 'aude ; r t c’est alors, à vou»

•leux, que vous trouverez la véritable criminelle !

M. Lisars s ’écria :

— Une dernière fois, voulez-vous

avouer ?

Il répliqua fermem ent:

— Une dernière fois, je jure que je suis innocent I

On l'entraîna, et, quelques instants après, il p a n a it pour la rue de Rome, en tre le chef de la Sûreté et un agent. Quand on arriva rue de Rome, une enor me foule était massée devant le numéro 66. C'était prob-blement au milieu de ce te foule, pensèrent Serge et les poli­ ciers, que se cachait Claude Garancier; machinalement, ils la cherchèrent des yeu x, aux abords de la maison. Il n'y avait là persouue qui ressemblât au frère de Thérèse.

La nuit tombait ; le juge d'instruction avait voulu que la reconstitution du crime eût lieu a l'heure même où il avait été commis. Lorsque Serge eut atteint le quatrième étage, il fut tout étonné de voir la fenêtre de l'entrée ouvert*.comme si son évasion avait élé préparée; déjà il regarda.t avec soin Its b a n . » de fi r, et,

d’avance, il c«lculait l'effort qu’il devrait

EDI TI O NS DE L A V E I L L E

C i n q u i è m e é d i t i o n d ’h i e r

I . a S o c i é t é d e s e c o u r s a u x a p p r e n t i s s a g e n . — La Société de secours au x a pprentissages a te r m in é ia 80e an n é e de son exis­ tence. Elle co n tin u e à d o n n e r au x a p ­ p ren tis u n ap p u i à la fois bienveillant et effectif. A cet eflrt, elle lait a g ir «es m e m b re s < e n q u ê te u rs » q u i d e v ie n ­ n e n t e n s u i t e s u rv e illa n ts des a p p r e n ­ tissages co n clu s p ar elie, t e q u i n'a lieu q u ’à la s u ite d 'u n vote s u r la va­ le u r de l’ap p re n tissa g e , et en t e n a n t com pte de la situ atio n de 1a famille. Elle passe en su ite un c o n tra t p o u r co n serv er p e n d a n t sa d u ré e des r e la ­ tions b ie n v e illa n te s avec les m aîtres et a p p r e n 'i s La situ atio n des a p p r e n ­ tis, les c o n tr a ts à passer et la ruar-he des jeunes gens sous son p i tr o n a g e font l'objet de se-< d élib é ra tio n s, co n ­ c u r r e m m e n t avec le vote d e s s u b s id e s . Elle n ’ex clu t p oint les discussions s u r U q uestion g e u e r a l o d e s a p p r e n t i s s a ­ ges d ivers C’est à ce point de vue q u ’elle s’est p réoccupée de la questio n posée d e v a n t les p r u d h o m m e s et d a n s d*-s cercles plus e te n d u s , p i r la bro ­ c h u re de M. Le l'ointe.

La S n ie te de secours prête d u r a n t l'a p p re n tissa g e uue aideeffi<'^< e a v an t que les jeune» a p p r e n tis soient en m e­ sure de g a g n e r su ffisam m en t, et offre po u r le u r place n e c t d<-s ren seig n e­ m ents é te n d u s C^tte an n é e la Société a reçu des ap p els plus q u à I ordinal

naire. et ‘•lie a o ù s n b v e n ir à des besoins plus n o m b r e u x de familles peu aidées.

Le r a p p o r t s u r l’année 1890 présenté par M. le p a ste u r Doret, a constaté qu e la Société s’e^t occupée de 134 ap p re n tissa g e s, d o n t 76 en cours au co m m e n c e m en t de l’exercice, et 58 d u r a n t l’exercice.

L* Société a eu un b u t pins éten d u lors de sa fondation en 1810, mais elie a b a n d o n n a d e p u is 18311.1rs a u tre s branches de sa bieufaisniice p u r se con sacrer au x secours etfeu patronage des jeunes a p p r e n tis Elle a d o n n é ses soins à 1853 appreutiss-ige.s, et vou d rait c o n tin u e r shu activité en fa ­ veur des jeu n es Genevois p r o t e s ­ ta n ts des d e u x sexes qui s ’a d ressen t â elle, s e u le m e n t elle dépassé un peu la iimite de ses ressources, aussi lait elle *ppel a u x d o n s, au x so u scrip tio n s, qui lui p e rm e tte n t de ré p o n d re au x dem andes, de m an ière à ne pas être otdigée de la isser déchoir sa b ie n fa i­ sante activté.

Le bureau p o u r 1801 est composé de .MM. F Lom bard, p r é s i d e n t ; P Bor- d ie r, vice-président ; A. G am pert, se­ c r é t a i r e ; H Gdns, vice-secrétaire, A. P é n a rd , caissier ; J. M. Ducnosal, et son a d resse est au b u re a u des fa m il­ les, 10, r u e de l ’Hôtel de Ville.

L«e t e m p s q u ’i l f a i t . — Les hau­ tes pre'Si.,n-> persistent a l’ouest, m axi­ mum sur la Belgiqor 7S0. Dépression sur ■Saint Pètersbourg 750. — Temps proba­ ble : brumeux à clair, doux.

S e c t i o n f é d é r a l e d e c y m n a s t i - q t i e d e C a r o u b e — Cette ancienne société, fondée en IS58, désire nun ifester -a vitalité a la veille de la fèie fédérale. Kl le organise pour dim anche 22 courant une grande soirée gym nastique, m usic a­ le, littéraire et dansa nte, qui aura li*'U

d a n ' la sa lle du bal communal, r u e du Pour Neuf. Les r ombreux amis g y m n a s ­ tes qu’elle a formés au cours de sa lo ngue existence saisiront, sa ns aucun doute, cette occasion de prouver b u r teconnais- sance è l-i section de Carouge.

Le programme, très bien composé, con­ tient, outre les tableaux vivants que la société a déjà fait applaudir au Cirque, de nombreux morceaux et une opérette exécutée avec le concours de la Perrenche de Gei'ève et de la Li/re de Carouge.

Rideau, à 8 b. — Bal, à 9 1[2 h.

EDITIONS DU JOUR

Deuxième édition - 10 heures

C hronique F é d é ra le

(Correspondance ft arii cn ’ierertciaTribune)

Berne, 18 février.

Réorganisation m li ta ire. — Co'p s d 'a r ­ mée. — (Jlfi iers. — Compagnies a lp i ­ nes. — Service fnnébrede H. lin user.

M le colonel Frey est, depuis 1848, le premier chef d u d éo a item en t militaire qui ait fait la guerre et dont comme tel l’opi­ nion doit être entourée d é p lu s d’autorité. L'armée l ’a accueilli avec confiance, sûre de trouver en lui un chef intelligent ; !a politique même s ’est tue, en général, parce qn'il n’est pas dans nos mœurs de nier la capacité pour l'avantage d ’une coterie ; enfin les bureaucrates dont sa vie américaine n’est g u è r e faite pour lui concilier les sym pathies, conviennent que le nouveau venu a de la valeur.

E-t ce lui qui l'a soulevé autrefois, et n’est ce que son projet renouvelé ? Mais il me semble qu’il n'est p^s neuf. Il con­ siste à créer l'armée en quatre unités ou eorps de deux divisions chacun. A la tète, il y a u rritu n colonel ou un... g é n é ­ ral. Le grade est à trouver, et l'état ma­ jor serait tel que celui de la division ac­ tuelle.

Comme je su is soldat plutôt que gratte-

p a p i e r , je laisse parler M Frey.

Le corps d'armée ré p o n l aux besoins, non la division. C’est une simplification considérable apportée à la machine trop compliquée.

Eu trinps de guerre, sauf à la m onta­

g n e , quVst-ce qu'u ce division ? une

unité qui n ’a de valeur que joiute à une deuxième, à une troisième, cas échéant. Or, puisqu’il faut réunir ces unités au moment du danger, réunissons-les à tète reposée, avant les événem ents. D'ailleurs l ’expérience prouve que le succès dépend souvent de beaucoup d'artillerie réunie à

un moment donné ; or. seule celle d’un corps peut dérider d’une allaire. Même raison pour M cavalerie. U s'ensuivrait aussi la suppression d'un certain nombre de non combattants.

Ce projet, soum is au chef de l ’état ma­ jor, M. Keller et au Conseil fédéral, est considéré d'un œ il favorable. 11 en a été donne connaissance aux divisiounaires, réunis cette a p r e s m i l i ; les chefs d

’ar-11 FIHIII F

Joarnsi hebdomadaire. *plendl(!e« ui i hwillu graTares, mod

Références

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