On trouvera dans la même Fonderie, les autres caracteres de l imprimerie,

Texte intégral

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On trouvera dans la même Fonderie, les autres

caracteres de l’imprimerie,

ST. BRIDE FOUNDATION

Passmore Edwards Library

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D qUt notus/ient cet^t ingénieux Dépeindrelaparoie &deparlerauxyeux, Et parces traits divers & desfigures tracées, Donner de la couleur & du corpsaux penfées.

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- le Collège de Reims. <

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CARACTERES DE L'IMPRIMERIE Nouvellement Gravés

Par 5. P. Fournier le jeune, Graveur & Fondeur

de Caractères.

A PARIS, Rue des fept voyes, vis-à-vis

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U.Es Caraderes

Ans.

fontgravés dans un goût Îïnh^h^0^”16 d après Ce<îue no«savons de plusbeau dansce genre ,en obfervant néanmoinsde faire quelqueschangemens &

corredions qui ont paru néceffaires pour leur donner plus de perfedion.Cesmodèles de Caraderes pourront fervir àMeff. les J??!116?15 ^.Libraires, pour faire un choix deceuxdont ils auront befoin ; &à ceux d entre les Auteursou Ledeurs curieux qui voudront lavoir en lifant un Livre . Te nom &la qualité duCaradere aveclequel il eft imprimé. Ils pourrontfe procurer ce P^ur » encherchantdans ce Recueil le Ca­ radere qui aura du rapport engroffeurà celui qu ils veulent connoître. Le nomeft

chaque, & par cemoyen on rafacilementacquérirune connoiffancequi jufqu a prefent eft affez peu commune.

Ontrouveradansle Recueil in-quarto , ces

^e^iesCaractères font imprimés plus en grand diferentes choses qui n’ontpuentrer danfctlui vr^/Uy°nt faitesPour ^ornement & la pro­

preté des impressions,commeune nouvelleCol­ lectionde Lettres de deux points Romaines &

Vt^ettes d’“ngoût nouveau,des Regletsde fonte de toutes fortes, dont ceux aul mpiadreM cespages peuvent,fervirde modèles.

On trouvera aufs. aucommencement du même Xecue.lunkvm auxamateurs de lA?de 1 Imprimerie avec VApprobation&la Pmni*

sion pour limpression deces Epreuves.

(8)
(9)

1

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Double Canon,

Dieu foit ai ­ mé &

¡Adoré

*— I

(10)
(11)

Double Canon.

Quii le foit éternel­

lement.

Sfa:— *

(12)
(13)

Gros Canon gros-œil.

____ Gros Canon gros-œil.

Peu de chofes

amufe Jeu- neffe.

te

SS

(14)
(15)

Gros Canon.

Rien de

durable

dans ce

monde.

(16)
(17)

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Gros Canon.

Heureux celui qui ne sj/ at­

tachepas

cç ’

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(18)

n

(19)

Trismégiste.

En peu de tems nous

oaflons de a vie à la

mort.

_________________

(20)
(21)

Trifmégifte.

Ehonneur acquis est caution de celui quon acquérera.

WSW

(22)
(23)

Petit Canon.

Quelque bi­

en que l’on nous diie de nous, on ne nous ap­

prend rien

de nouveau

(24)
(25)

Petit Canon.

La Sagesse

&la réputa­

tion ne font

pas moins à

la mercy de

la Fortune

que le bien.

(26)
(27)

Palestine.

La vanité , la honte & iur- tout le tempé­

rament, font

en pluiieurs

la valeur des

hommes & la

vertu des fe.

(28)

r---

(29)

Paleftine.

S?;

Ilorgueilcon- trepese toutes nos misères.

Car ou il les cache, ou s'il les montre, il fe glorifie de les connoitre.

m —n,, , ..

(30)
(31)

«■ •' . ... ... ...

Gros Parangon.

On ne fauroit conferver les fentimens que l’on doit avoir pour les amis

ii on fe donne

la liberté de

parler fouvent

de leurs défaut

(32)
(33)

. " . .

Gros Parangon.

Le defir de mé­

riter les louanges qu'on nous donne fortifie notre ver tu : 3G celles que l'on donne à la valeur, ôG à l'es ­

prit, contribuent à les augmenter.

%

(34)
(35)

Petit Parangon Gros-œil.

Si nous n’avions point de défauts nous ne pren­

drions pas tant de plaifir a en remarquer dans les autres.

On parle peu ii

la vanité ne fait

point parler.

(36)
(37)

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Petit Parangon Gros-œil,

Tout le monde Je plaint de fa mé­

moire , mais per­

sonne ne Jeplaint de Jon esprit.

Rien ne fait plus fentir la misere

des hommes que l’agitation conti nuelle de la vie.

•-*-.. 1 1 • *».

(38)
(39)

M ... 1 ~ .=

Petit Parangon Ordinaire.

L’homme aiant befoin de la fo- ciété pour vivre commodément &

agréablement, il doit contribuer au bien de cette fociété en fe ren­

dant utile à ceux qui la compofent

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(40)

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(41)

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Petit Parangon Ordinaire.

Il y a dans le cœur

& dans l’esprit hu ­ main une généra ­ tion perpétuelle de passions- en forte

que la ruine de l ’une ejl presque toûjours l établis­

sement d une autre

(42)
(43)

Gros Romain,

Tous les fentimens ont chacun un ton de voix, des geftes

& des mines qui

leur font propres :

Ce rapport bon ou

mauvais , agréable

ou defagréable, eft

ce qui fait que les

perfonnes plaifent

ou déplaifent.

(44)
(45)

Gros Romain.

Presque tout le mon­

de prend plaisir a

s’aquitter des petites

obligations , beau-

de la reconnaissance

pour les médiocres,

mais il ri y a quasi

personne qui riait

(46)
(47)

■lü Gros Texte,

L ’Homme croit fou- vent fe conduire lors qu ’il eft conduit pendant que par fon elprit il tend à un but fon cœur l ’entraîne infenliblement à un autre.

Allez de gens mé- prifent le bien ; mais peu favent le donner comme il faut.

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ST, BRIDE FOUNDATION

' Passmore Edwards Library I

L RP.KB COLLECTION 1900¿Z

(48)
(49)

Gros Texte.

Il y a des crimes qui deviennent innocent &

même glorieux par leur éclat3 leurnombre

& leur excès. Ilarive de que les voleries publiques font des ha ­

bileté^; & que prendre des provinces injuste­

ment s appelle faire

des conquêtes _> & des

grandes actions.

(50)

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(51)

& ■ =v Saint Augustin.

L’amour de la gloire, la crainte de la honte, le deffein de faire for­

tune, le defir de rendre notre vie commode &

agréable , & l’envie d’abaiffer les autres , font fouvent les caufes de cette valeur fi célé­

bré parmi les hommes.

C’eft la profpérité qui donne des amis , mais c’eft l’adverfité qui les éprouve.

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(52)
(53)

»

Saint Auguftin.

IL y a beaucoup de gens qui ressemblent aux vaudevilles que tout le monde chante un certain temps 3 quelque fades &

dégoûtans qu'ils foient.

Si lavanité ne renverse pas entièrement les ver ­ tus 3 du moins elle les ébranle toutes.

Il ri y a guéres ri hom ­ me asse^ habile pour connoître tout le mal quil fait.

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(54)
(55)

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humeurs du corps ont un cours ordinaire &

réglé qui meut & tourne imperceptiblement notre volonté ; elles roulent enfemble 8t exercent fuc- ceffivement un empire fecret en nous : de forte qu ’elles ont une part con ­ sidérable à toutes nos aftions fans que nous le puiffions connoître.

L ’ orgueil ne veut pas de­

voir , St l’ amour propre

ne veut pas payer.

(56)
(57)

C

icero

M

oyen

. L

a

félicité eft dans le goût

& non pas dans les chofes:

& c’ eft par avoir ce qu ’on aime qu ’on eft heureux,

& non par avoir ce que les autres trouvent aimable.

Il eft de la reconnoiflance comme de la bonne foy des marchans : elle entre ­ tient le commerce: & nous ne payons pas parce qu ’ il eft plus jufte de nous ac­

quit er, mais pour trouver

plus facilement des gens

qui nous prêtent.

(58)
(59)

CICERO.

Dernier gravé»

Qu ’ on choififle telle con­

dition qu ’on voudra , &

qu ’ on y aflemble les biens

& les iatisfa&ions qui fem-

blent pouvoir contenter

un homme. Si celui qu ’on

aura mis dans cet état eit

fans occupation , & qu’on

le laifie faire réflexion fur

ce qu ’ il eft , cette félicité

languiflante ne le foutien-

dra pas, il tombera dans

des vues affligeantes de l’ a ­

venir , & fi on ne l’occupe

Hors de lui , le voilà né ­

cessairement malheureux.

(60)
(61)

C

icero

I

talique

, II faut gouverner la fortune comme la fanté 9 en jouir quand elle efi bonne 9 prendre patience qand elle ejl mau- vaife 9 & ne faire jamais de grands remedes fans un ex­

trême bejoin.

C'efl une ennuyeuse maladie que de conferver fa fanté par un trop grand régime^

Il y a des gens qrion aprouve

dans le monde 9 qui ri ont

pour tout mérite que les vices

qui fervent au commerce de

la vie.

(62)

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(63)

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hilosophie

.

Lorsque les grands hommes fe laiffent abattre par la lon ­ gueur de leurs infortunes ils font voir qu’ ils ne les foûte- noient que par la force de leur ambition , & non par celle de leur aine , & qu ’à une grande vanité près, les Héros font faits comme les autres hommes.

Nous fommes fi préoccupés en notre faveur, que fouvent ce que nous prenons pour des vertus ne font que des vices qui leur ressemblent 9 & que l'amour propre nous déguise.

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(64)
(65)

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. I

l

eit du véritable amour com­

me de l’apparition des eiprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu.

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n

ne peut fe confoler d’être trompé par iés ennemis , &

trahi par fes amis ; & l’on eft fouvent fatisfait de l’être par foi-même.

O

n

ne méprife pas tous ceux qui ont des vices ; mais on mé­

prife tous ceux qui n’ont au­

cune vertu.

& &

(66)
(67)

s-

P

etit

R

omain

O

rdinaire

. Nous fommesfîpréfomptùeux, que nous voudrions être con­

nus de toute la terre. Et nous femmes ii vains, que l’eftime de cinq ou iix penonnes qui nous environnent, nous amufe

& nous contente.

Malgré la vue de toutes les miferes qui nous tiennent à la gorge, nous avons un inftinft que nous ne pouvons répri­

mer , qui nous éleve.

La douceur de la gloire eft ii

grande , qu’à quelque choie

qu’on l’attache, même à la mort

on l’aime.

(68)
(69)

-8S

g

Petit Romain Italique.

I

Les grands & les petitsont mê­

mes accidens, mêmes fâcheries,

& mêmespassions. Mais les uns font auhaut delaroue& les autres près du centre, & ainsi moins agi­

tés parles mêmes mouvemens.

Jamais on ne fait lemalfi pleine­ ment & fi gayement, que quand on le faitparun faux principe de conscience.

Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable 9 cestquelle blessela nôtre.

L’hypocrifie est un hommage que le vicerendàla vertu.

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Si

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(71)

L 1 , / L GAILLARDE.

L’amoureft une paffion de l’appetit concupifcible qui fe porte au bien fenfible, conçû tel par l’imagina­

tion , & l’amitié eft une vertu qui porteÿhotre volonté au bien hon­

nête, conçû tel par l’entendement.

Le premier eft fouvent contraire a l’autre, car les pallions violentes trouble la raifon, & l’excès d’amour dégénéré en jaloufie ; au lieu que l’amitié ne peut avoir d’excès &

qu’elle mérite d’autant mieux le nom d’amitié, qu’elle eft extrême.

jVé voye^point de femmes, conflit bou- ru; voyelles femmes , & naime^ja-- z mais, conseil inutiles voir les femmes A& prendre des précautions contre Va- 'mour , c'est vivre en homme fage > &

$n homme polit

... i

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Petit Texte Gros-œil. Tous les hommes vivent comme s’ils avoient fait entr’eux une con­

vention de fe tromper, de fe nuire, de fe déchirer; la convention eft tacite, mais elle eft générale. On avoue bien qujl feroit plus beau dans l’ordre des chofes de voir une même bonté, une même fincérité, une même probité, faire cette uni­

formité de conduite ; mais parce que le grand nombre eft gâte, on ne veut pas fe corriger feul, de crainte d’être la duppe des autres.

(74)
(75)

S

L ■■■■ ...

Petit Texte Ordinaire. Les honneurs , l’autorité & les ri- cheffes ne méritent pas d’être comp­

tées parmi les biens , parce qu’elle^

n’ont d’autre utilité que celle que les hommes y attachent. Quemefert en effet la pofleflion de plufieurs terres, fi une feule de grandeur mé­

diocre fuffit à mon néceffaire , &

me donne un air auili libre à refpirer ? l’autorité fur les autres hommes ap- ' porteroit-elle plus de calme à mon efprit ? toutes les perles de l’Orient jointes à tout l’or des Indes-, ne rendroient pas mon fommeil plus doux ni ma fanté plus robufte.

C’eft le jugement fain , le bon ef­

prit, le bon cœur, en un mot, c’eft la fageffe, & non pas le bien, qui nous procure par la tranquillité de l’ame la véritable abondance , le vrai bon­

heur & les vrais plaifirs.

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mignone

.

Dans un lieu du bruit retiré , Où pour peu qu’on foit modéré, On peut trouver que tout abonde « Sans amour fans ambition, Exemt de toute paillon, Je jouis d’une paix profonde ; Et pour m’aiTûrer le feul bien Que l’on doit eftimer au monde, Tout ce que je n’ai pas, je le compte

pour rien.

Le temsduninfenfible cours, Nous porte à la fin de nosjours>

C’est ànotre fage conduite , Sansmurmurerde cedéfaut, . De nousconfoler de fa fuite , En le ménageant comme il faut.

4-

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NOMPAREILLE.

La fantéde l’amen’eft pas plusallu­

réequecelle du corps; & quoique l’onparoiffe éloigné des pallions, on neftpas moins en danger de s’y laif- fer emporter , quede tomber malade quand on fe portebien.

Les défautsde l’ame fontcommeles bleffures du corps ; quelque foin que l’on prenne , la cicàtriceparoît tou­ jours, & elles fontà toutmoment en danger de fe r’ouvrir.

Détromper unhomme préoccupédefon méritecestlui rendre un aussimauvais fervice que celui quel’on rendit àce fou d’Athènes qui croyoit quetousles vais- féaux qui arrivoientdans le port,étoient

à lui.

Lhomme aime lamalignité &la fatire ; cen’est pas contre les malheureux ,mais contreles heureux fuperbes; & c’estfe tromperque d’en jugerautrement*

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