Perspectives des entreprises d'alimentation en électricité

Texte intégral

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M

ANUFACTURING

, T

ECHNOLOGY

& E

NERGY

Perspectives des entreprises d'alimentation en électricité

Première enquête auprès des entreprises électriques communales et régionales

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Avant-propos

Avec la libéralisation annoncée du marché de l'électricité, les entreprises électriques se trouvent devant un défi de taille. De par ses activités de conseil, l'entreprise Ernst &

Young s'est vue impliquée de plusieurs manières dans le processus de réflexion aux côtés des centrales électriques. Il nous est rapidement apparu qu'il manquait une vue d'ensemble sur la façon dont les entreprises électriques suisses envisagent leur avenir.

D'autre part, l'intérêt manifesté par les dirigeants de ces entreprises a achevé de nous convaincre de la nécessité de réaliser un sondage. L'étude que nous vous offrons ici représente le résultat d'un travail d'enquête auprès des petites et moyennes entreprises électriques. Nous espérons ainsi contribuer à la transparence du marché, un préalable essentiel lorsqu'on se trouve au devant de choix stratégiques importants.

Ernst & Young s'engage activement dans la préparation des entreprises au nouveau mar- ché de l'électricité. Nos services de conseils ont acquis une grande expérience dans ce domaine. Nos spécialistes sauront conseiller les dirigeants des entreprises électriques et répondre à leurs questions avec beaucoup de compétence, dans les domaines suivants:

• Conseil aux entreprises électriques en vue d'une transformation en société anonyme

• Aide à la réalisation du changement de statut juridique

• Evaluation d'entreprises

• Conseil juridique et fiscal

• Comptabilité analytique d'exploitation / Controlling

• Comptabilité financière et présentation des comptes

• Révision / vérification des comptes

L'entreprise Ernst & Young se tient à votre disposition pour examiner avec vous les résultats de l'enquête.

Michael Sarbach Ingénieur diplômé EPFZ Expert-comptable diplômé

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Table des matières

1. Management Summary 5

2. Perspectives des entreprises communales de distribution

dans le commerce d'électricité 6

2.1 Faut-il considérer que peu d'entreprises électriques resteront

actives dans le commerce d'électricité? 6

2.2 Analyse des perspectives en fonction de la taille de l'entreprise 6 2.3 Appréciation des perspectives en fonction du prix d'achat actuel du courant 7 2.4 Appréciation des perspectives en fonction de la marge brute 8 2.5 Appréciation des perspectives en fonction du débit de

courant par employé de l'entreprise 8

2.6 Facteurs de succès dans le commerce de courant 8

2.7 La coopération comme moyen de s'imposer dans le commerce

de l'électricité 9

3. Compétitivité 10

3.1 Compétitivité par segments de clients 10

3.2 Eléments permettant d'apprécier la compétitivité 11

3.3 Compétitivité et moyens de fidéliser la clientèle 11

4. La coopération 12

4.1 Coopération en vue de l'achat du courant 13

4.2 Coopération en vue de diminuer les coûts d'exploitation 13

4.3 Pistes pour fidéliser la clientèle 16

5. Argumentation pour et contre la politique de l'offre diversifiée 18 5.1 Diversification actuelle des entreprises communales d'alimentation 18 5.2 Les concentrations et les changements de forme juridique 19

5.3 Détermination de la valeur des activités 19

6. Forme juridique 20

7. Conversion aux prescriptions de la future loi sur le marché de l'électricité (LME) 21

7.1 Unbundling 21

7.2 Comptabilité selon la nouvelle loi sur le marché de l'électricité (LME) 22

8. Caractéristiques de l'enquête 23

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1. Management Summary

Lors d'une enquête auprès des entreprises électriques régionales et communales, nous avons récolté l'avis de leurs dirigeants à propos de:

• Marché de l'électricité

• Choix stratégiques et perspectives

• Facteurs critiques de succès

• Marketing

• Organisation actuelle et future

Notre but est d'offrir aux dirigeants et aux propriétaires d'usines électriques des données et des arguments pour étayer leur propre démarche stratégique, en vue de la libéralisation du marché de l'électricité.

Environ 130 entreprises électriques ont répondu à notre questionnaire

Ce qui ressort comme un fil rouge de toutes les réponses, c'est la grande incertitude quant à l'avenir. L'incertitude se lit également dans certaines affirmations contradictoires. Par ex- emple, de nombreuses entreprises sont convaincues que leurs chances restent intactes auprès des clients de moins de 10GWh par an. Dans le même temps, la moitié des entreprises qui fournissent au total moins de 30 GWh par an à leurs clients, ne peuvent aujourd'hui encore se prononcer sur leur capacité à rester actives à long terme dans le commerce de l'électricité.

Les avis ne semblent pas fixés et traduisent le malaise général face à l'avenir.

Dans les réponses, le prix d'achat du courant est donné comme le facteur déterminant pour qu'une entreprise puisse se maintenir dans le marché libéralisé de l'électricité. Le prix de vente, quant à lui, semble moins important. Dans le même temps, presque la totalité des répondants pensent pouvoir renforcer la fidélité de leur clientèle en lui offrant des presta- tions complémentaires. Au vu de ces considérations, on peut s'attendre à ce que la compéti- tion sur le marché ne se jouera pas uniquement au niveau des prix, mais également au niveau des produits et des prestations.

La plupart des entreprises envisagent la coopération avec d'autres entreprises électriques comme la meilleure façon de maintenir leur compétitivité, tout en sauvegardant leur indé- pendance. D'autres options, comme par exemple la fusion ou la vente pure et simple, sont beaucoup moins souvent citées. Cette approche ne reflète pas seulement l'attitude du direc- teur de l'usine, mais aussi celle des autorités politiques en tant que propriétaires et repré- sentantes du Souverain.

Les prochains temps verront de nombreuses coopérations se mettre en place. On envisage cette forme de collaboration pour le réseau, c'est-à-dire sa planification, sa construction, son entretien ou son exploitation. Cependant, on envisage tout particulièrement la coopération pour les produits et les prestations, dont le développement ou la vente menacent de dépasser les possibilités des petites et moyennes entreprises.

Les entreprises d'alimentation en courant montrent une forte tendance à se transformer en sociétés anonymes. D'après les indications recueillies, on peut estimer que d'ici quelques années, plus des trois quarts de ces entreprises seront des sociétés par actions.

Les entreprises ainsi transformées en sociétés anonymes gardent les mêmes activités que dans leur forme antérieure (établissements de droit public). Le changement de forme juridi- que ne se borne pas au domaine de l'électricité, mais continue d'englober la totalité des ser- vices industriels (gaz, eau, électricité, etc...). Son but principal est d'accroître la flexibilité de la gestion tout en gardant les mêmes propriétaires. Certaines entreprises envisagent de séparer leurs domaines d'activités (courant, eau, gaz, etc...) en autant de sociétés anonymes réunies en holding.

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Un tiers seulement des entreprises interrogées pense pouvoir s'imposer à long terme dans le commerce de courant, respectivement dans la vente de celui-ci. Plus de 40% des entreprises déclarent ne pas pouvoir faire de prévisions à long terme pour le commerce d'électricité.

Ceci confirme la grande incertitude des entreprises quant à l'avenir du commerce de l'électri- cité.

Cette insécurité contredit l'appréciation des entreprises sur elles-mêmes, puisque presque toutes estiment être concurrentielles dans leur forme actuelle, dans le segment des clients privés (ménages) (voir chapitre 3.1). De même, l'optimisme domine quant à leur chance auprès des clients de l'industrie et de l'artisanat en dessous de 10 GWh par an. Ainsi, soit l'incertitude est exagérée, soit elle reflète le malaise face au futur.

Par conséquent, il faut examiner les éléments sur lesquels les entreprises s'appuient pour juger de leur capacité à survivre dans un marché libéralisé. Pour ce faire, nous prenons en compte et analysons différents critères tels que la taille de l'entreprise, le prix d'achat du courant, la marge brute ou la quantité de courant vendu par employé. L'analyse montre quels sont les facteurs critiques de succès dans le commerce du courant. Elle cherche également à déterminer si les entreprises estiment devoir fusionner ou coopérer pour réussir à s'affirmer dans le futur marché.

La taille de l'entreprise électrique est un indicateur considéré comme fiable pour juger de sa capacité à s'imposer dans le marché de l'électricité. Plus une entreprise est petite, plus elle risque de devoir restreindre son activité à l'acheminement de l'électricité uniquement.

Cependant, l'enquête met en évidence le fait que les entreprises les plus petites ne le redoutent pas outre mesure. Deux explications peuvent être retenues:

1) Ces entreprises fournissent principalement des ménages privés, lesquels sont supposés ne pas avoir envie de changer de fournisseur.

2) Ces entreprises ne se sont pas encore vraiment penchées sur la question de l'ouverture du marché de l'électricité. Souvent, elles sont gérées accessoirement, en complément d'autres activités professionnelles. Leur gestion est plutôt réactive que basée sur une pensée stratégique.

2. Perspectives des entreprises communales de distribution dans le commerce d'électricité

2.1 Faut-il considérer que peu d'entreprises électriques resteront actives dans le commerce d'électricité?

commerce de courant également

37%

ne se prononcent pas 43%

uniquement acheminement

20%

Perspectives des entreprises électriques à long terme

2.2 Analyse des perspectives en fonction de la taille de l'entreprise

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Environ la moitié des entreprises qui déclarent un débit annuel de moins de 30 GWh (correspond à un chiffre d'affaires de 5 millions de Fr. environ) n'ont pas encore une idée claire des conséquences de la libéralisation sur les activités de leur entreprise. Elles re- présentent environ un quart des entreprises ayant répondu à notre questionnaire.

On pourrait attendre des entreprises qui déclarent bénéficier d'un prix d'achat du courant particulièrement avantageux qu'elles soient naturellement plus confiantes quant à leur capa- cité à s'imposer dans le commerce de l'électricité. Les réponses au questionnaire ne sont toutefois pas si nettes, même si l'on peut en dégager une certaine tendance allant dans ce sens. Il est toutefois hasardeux de prédire ce que sera le prix du courant à l'avenir en se basant sur le prix actuel.

Les entreprises qui achètent leur courant à un prix élevé (plus de 12 centimes par kWh) sont clairement moins confiantes quant à leur capacité à s'imposer dans le commerce de l'électri- cité. Par contre, un prix d'achat de 12 centimes par kWh est jugé positif.

0%

20%

40%

60%

80%

100%

0-10 10-31.6 31.6-100 100-316 >316

pas encore connu transport et commerce d'électricité

transport uniquement

débit en GWh

Perspectives à long terme en fonction de la taille de l'entreprise

2.3 Appréciation des perspectives en fonction du prix d'achat actuel du courant

0 5 10 15 20

9-10 10-11 11-12 12-13 13-14 14-15

commerce et distribution encore indéterminé ou uniquement distribution

prix d'achat moyen en cts par kWh

nombre de réponses

Perspectives à long terme en fonction du prix d'achat actuel du courant

(8)

2.5 Appréciation des perspectives en fonction du débit de courant par employé de l'entreprise

2.6 Facteurs de succès dans le commerce de courant

Si la marge brute (la marge entre le prix d'achat et le prix de vente du courant) est bonne, l'entreprise se montre confiante. Ceci rejoint l'idée qu'une marge brute élevée permettrait une plus grande liberté d'action si la situation devait se dégrader à l'avenir. La marge brute moyenne n'est pas un secret d'entreprise bien gardé. Souvent, on la trouve dans les comptes annuels publiés. Ceci rend la comparaison d'autant plus aisée, et les entreprises qui bénéficient d'une marge brute élevée peuvent vite se persuader de leur position avantageuse.

Pourtant, l'incertitude est répandue. Ceci se reflète dans le fait que de nombreuses entreprises bénéficiant pourtant d'une marge brute confortable n'osent pas encore se prononcer quant à leur capacité à survivre dans le futur commerce de l'électricité.

Les variations de la marge brute entre les entreprises interrogées sont très grandes. Les données recueillies ne nous permettent cependant pas de dégager les causes de telles variations. Il pourrait s'agir par exemple de la situation géographique de l'entreprise ou de sa taille. Il est possible également que la constitution de réserves par certaines entreprises modifie artificiel- lement leur marge brute.

Il n'est pas possible de tirer des conclusions à ce sujet à partir des réponses obtenues. En effet, les données recueillies ne permettent pas de dégager un quelconque lien entre ces deux chiffres.

On peut ainsi supposer que le rapport entre le débit et le nombre d'employés n'apparaît pas comme un critère significatif aux yeux des dirigeants de l'entreprise. Cela aurait un sens dans la mesure où la plus grande partie du personnel de l'entreprise électrique est attribuée au réseau et non au commerce. Etant donné que le commerce de l'électricité demande moins de personnel que le réseau, on ne peut pas juger de la compétitivité de l'entreprise en se basant sur le débit par employé.

Nous avons interrogé les entreprises sur les facteurs de succès qu'elles jugent les plus impor- tants pour le commerce du courant.

Loin devant les autres, les frais d'achat du courant représentent le facteur le plus important.

Ceci montre à quel point le rythme de la libéralisation sera déterminant. Si les entreprises d'alimentation en courant peuvent dès le début de la libéralisation acheter librement 20% du courant dont elles ont besoin, elles auront ainsi plus d'influence sur les frais d'acquisition du courant.

Il est frappant de constater que les prestations sont perçues comme étant nettement moins importantes. Ceci laisse entendre que les clients, dans le commerce de l'électricité, choisiraient leur fournisseur d'abord en fonction du prix du courant offert. Cette appréciation est pourtant relativisée par les réponses faites en ce qui concerne les moyens envisagés pour fidéliser les clients (chapitre 3.3).

2.4 Appréciation des perspectives en fonction de la marge brute

commerce et distribution encore indéterminé ou uniquement distribution 0

3 6 9 12 15

<10 10-20 20-30 30-40 40-50 >50 marge brute en pourcentage

nombre de réponses

Perspectives à long terme en fonction de la marge brute

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Seule une petite minorité des entreprises est récalcitrante à l'idée d'une coopération ou d'une fusion. Il est généralement admis que dans le marché de l'électricité, le maintien du statu quo n'est pas possible.

Nombreuses sont les entreprises communales d'alimentation en courant qui considèrent devoir s'allier pour survivre dans le marché libéralisé. Pour la plupart, elles envisagent cette alliance sous la forme d'une coopération.

• C'est le moyen de s'approprier une clientèle fixe qui existe déjà du fait de l'exploitation du réseau. En matière d'acheminement du courant, il existe un droit, pour le propriétaire du réseau, à servir prioritairement ses clients. L'entreprise peut ainsi tirer profit des synergies entre le réseau et le commerce.

• La coopération permet à l'entreprise de garder son indépendance. Très peu d'entreprises interrogées envisagent une fusion.

Du reste, on peut difficilement attendre des chefs d'entreprises électriques qu'ils considèrent la cessation ou la vente de leur propre entreprise comme la meilleure solution. Il faut ajouter que dans beaucoup de cas, les autorités politiques propriétaires ont des idées moins claires quant à la stratégie à adopter que les dirigeants de l'entreprise.

En ce qui concerne les différentes formes de coopérations possibles, cette étude les détaille au chapitre 4.

commerce également uniquement distribution pas encore déterminé

0 5 10 15 20

prix de vente du courant

prestations complémen- taires

coûts d'exploitation

autres

facteurs de succès

nombre de réponses

Principaux facteurs critiques de succès pour le maintien de la compétitivité dans le commerce de courant

frais d'acquisition du courant

commerce de courant également distribution uniquement

pas encore déterminé

ni fusion, ni coopération

besoin d'examens complémen- taires préalables

probable- ment une coopération

probablement une fusion 0

5 10 15 20 25 30

réalisation

nombre de réponses

Coopérations et fusions en vue de rester compétitif dans le commerce de l'électricité

2.7 La coopération comme moyen de s'imposer dans le commerce de l'électricité

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Le sondage distingue quatre catégories de clients, sur le modèle de celles prises en compte dans la loi sur le marché de l'électricité (LME). On a demandé aux entreprises, dans quelle mesure elles estiment être compétitives dans leur forme actuelle et dans ces différents segments de clients.

Conformément à nos attentes, la compétitivité pour les segments de clients est diversement évaluée en fonction de la taille de l'entreprise. Cependant, et c'est une surprise, même les entreprises d'une certaine taille estiment être faiblement compétitives pour les clients de plus de 10 GWh. L'expérience montre pourtant qu'il est possible de garder ses gros clients sans subir une perte de marge insupportable.

Parallèlement, les entreprises estiment être déjà compétitives dans leur forme actuelle pour le segment des plus petits clients, à savoir les ménages. La plupart des répondants s'accorde pour ne pas craindre une trop grande concurrence au niveau de ce segment de clients. Ce qui se passe sur le marché de l'électricité en Allemagne semble d'ailleurs leur donner raison. En ce qui concerne les clients de moins de dix GWh, les entreprises électriques suisses sont optimistes.

3. Compétitivité

3.1 Compétitivité par segments de clients

0%

20%

40%

60%

80%

100%

inconnu non oui ménages industrie

et artisanat

10 - 20 GWh

plus de 20 GWh

segments de clients

Pour quels segments de clients l'entreprise peut-elle actuellement soutenir la concurrence?

0%

20%

40%

60%

80%

100%

ménages

industrie et artisanat 10-20 GWh plus de 20 GWh

pourcentage des réponses

0-10 10-31.6 31.6-100 100-316 >316 débit en GWh

Pour quels segments de clients l'entreprise peut-elle actuellement soutenir la concurrence?

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Comme il est difficile pour une entreprise de se prononcer sur sa compétitivité future dans le marché libéralisé, nous avons voulu savoir sur quelle base elle le faisait.

La compétition, en ce qui concerne les plus grands clients, se jouera avant tout au niveau du prix du courant, mais pas exclusivement. C'est pourquoi les répondants devraient s'appuyer, dans un premier temps, sur la comptabilité analytique de l'entreprise pour juger de leur compétitivité auprès des différents segments de clients. Les nouveaux contrats peuvent ensuite compléter l'analyse.

Un quart des entreprises cite les tarifs actuels comme élément d'appréciation. Cette attitude, à la lumière de l'orientation que pourrait prendre la situation dans le futur, est discutable. Ce d'autant plus qu'il est très hasardeux de prédire les tarifs futurs en fonction des tarifs actuels, sans réel examen.

La haute valeur de renseignement que l'on accorde aux nouveaux contrats montre clairement que la dynamique du marché libre fait déjà sentir ses effets, ceci avant même l'entrée en vigueur de la nouvelle loi. Les entreprises électriques qui, en raison de leur forme juridique, n'ont pas la possibilité de conclure des contrats individuels, auront de la peine à réagir rapi- dement à cette dynamique.

Presque toutes les entreprises interrogées sont convaincues de pouvoir fidéliser leur clientèle au moyen de prestations supplémentaires. Plus loin, le chapitre 4.3 analyse en détail ce sujet en rapport avec la coopération.

Pourtant il faut relativiser cette idée en la mettant en parallèle avec les facteurs critiques de succès donnés comme les plus importants (voir chapitre 2.6): comme on l'a vu, le prix d'achat du courant et le prix de vente viennent largement en tête, dans le commerce d'électricité, cela s'entend.

3.2 Eléments permettant d'apprécier la compétitivité

comptabilité analytique

30%

autres 11%

nouveaux contrats

16%

prévisions externes quant au prix

18%

tarifs actuels 25%

Elements permettant d'apprécier la compétitivité dans le commerce du courant

3.3 Compétitivité et moyens de fidéliser la clientèle

(12)

L'étude a clairement montré que la plupart des centrales électriques refusent d'abandonner leur indépendance. La majorité des répondants compte ainsi sur l'établissement de coopérations pour se maintenir dans le marché libéralisé (voir à ce sujet le chapitre 2.7: La coopération comme moyen de s'imposer dans le commerce de l'électricité). Cette volonté rejoint la pensée largement partagée qu'il faut garder le plus près possible des citoyens des institutions telles que l'alimenta- tion en électricité.

Les grandes entreprises électriques présentent certains avantages déterminants par rapport aux plus petites: les économies d'échelle qu'elles peuvent réaliser, leur savoir-faire et le nombre de leurs employés. Par contre, elles sont souvent plus éloignées de leur clientèle, de sorte que celle-ci ne se sent pas vraiment émotionnellement liée à son fournisseur. La coopération des grandes entreprises avec de plus petites peut donc se révéler utile pour les deux, en réunissant les avantages de chacune d'elles.

Certaines grandes entreprises ont déjà reconnu le potentiel de ces coopérations et commen- cent à offrir des services pratiquement en sous-traitance. Les coopérations sont possibles dans les domaines suivants:

• Pour l'achat du courant

• Pour le réseau et donc la diminution des coûts d'exploitation

• Au niveau du marketing, pour accroître la fidélité de la clientèle

Nous détaillons ci-dessous ces différentes formes de coopération dans la mesure où les réponses obtenues le permettent.

4. La coopération

0 10 20 30 40 50 60 70

ni coopération, ni fusion

besoin d'informations complémen- taires préalables

probablement une coopération

probablement une fusion

nombre de réponses

Maintien de l'indépendance de l'entreprise

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Au chapitre 2.6, nous avons vu que le prix d'achat du courant est considéré comme le pre- mier facteur critique de succès dans le commerce de l'électricité. On pourrait donc s'attendre à ce que la coopération vise principalement à obtenir un prix d'achat plus avantageux.

Pourtant, seuls 40% des répondants disent coopérer avec une ou plusieurs autres entreprises pour l'achat du courant. On peut y voir les raisons suivantes:

• De par le passé, le choix de son fournisseur était imposé. Cette approche statique a des raisons historiques.

• Les obstacles juridiques: la part du chiffre d'affaire qui peut être réalisée dans un premier temps sur le marché libre de l'électricité ne peut être changée même si l'on coopère ou si l'on crée une société d'achat. Ainsi par exemple, trois entreprises qui présentent ensemble un débit de plus de 10 GWh, ne peuvent pas -comme le ferait un client industriel qui utiliserait la même quantité de courant- profiter de la deuxième étape de la libéralisation autant que l'industrie.

Malgré tout, il existe des arguments importants en faveur d'une coopération pour l'achat du courant:

• La coopération permet à une société d'achat d'acheter de plus grandes quantités. Son pouvoir de négociation augmente tendanciellement, ce qui devrait conduire à l'obtention de meilleurs prix d'achat.

• A l'avenir, le courant sera vendu sous différentes appellations et non plus simplement comme courant "sans nom". Les éléments de distinction seront par exemple la variation de puissance, le moment de la demande ou l'origine du courant. Chacun de ces nouveaux produits doit être développé, puis commercialisé et cela demande des moyens dont les petites et moyennes entreprises électriques ne disposent pas.

Il est difficile de prévoir le rôle des coopérations pour l'achat du courant à long terme.

Il existe pour le moment encore beaucoup d'entreprises électriques qui disent ne pas recourir à la coopération, que ce soit pour la construction, l'exploitation ou l'entretien du réseau. Seuls 41% des répondants coopèrent déjà avec d'autres entreprises pour les services suivants:

4.1 Coopération en vue de l'achat du courant

4.2 Coopération en vue de diminuer les coûts d'exploitation

0%

10%

20%

30%

40%

construction/entretien du réseau

achat de matériel service de dépannage entreposage de matériel

pourcentage des réponses

0-10 10-32 32-100 100-316 débit en GWh

Coopération pour l'exploitation ou l'entretien du réseau

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En principe, tous les domaines proposés dans l'enquête se prêtent à une coopération, à savoir:

• Planification du réseau, sa construction et son entretien

• Achat de matériel

• Service de dépannage (piquet)

• Entreposage de matériel et de pièces de rechange (stock)

Les domaines de coopération changent selon la taille de l'entreprise.

L'entreposage de matériel et de pièces de rechange prendrait de l'importance si la présenta- tion des comptes annuels devait suivre les principes du "true and fair" et si le refinancement des actifs devait se faire sur le marché du capital. Aujourd'hui les achats pour le stock sont encore souvent comptabilisés dans les dépenses des comptes annuels.

L'entretien et l'élargissement du réseau jouent déjà un rôle primordial. Chaque entreprise doit, dans ce domaine, acquérir ou maintenir un savoir-faire, afin de se perfectionner dans la planification, la réalisation et le contrôle.

On peut penser que la coopération dans le domaine du réseau va se développer. C'est en effet un bon moyen de diminuer les coûts. Les réponses au questionnaire permettent de dégager un rapport entre la marge brute que réalise une entreprise et sa décision de coopérer pour le réseau. Toutefois, ce lien n'est pas causal. Certaines entreprises peuvent à la fois augmenter leur marge brute et réduire les coûts par une bonne gestion du réseau. On pourrait dire de ces entreprises qu'elles sont dirigées plus efficacement.

pourcentage de réponses

0%

20%

40%

60%

80%

100%

0-20 20-30 30-40 40-50 50-60

non, pas de coopération pour le réseau

oui, coopération pour le réseau

marge brute en pourcentage L'entreprise coopère-t-elle pour l'exploitation ou l'entretien du réseau?

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Nombre des entreprises qui pourraient diminuer leurs coûts en coopérant avec d'autres avouent ne pas avoir recours à cette possibilité. Ce constat se retrouve à un niveau plus détaillé. On peut lire le même parallélisme entre la marge brute et la coopération pour chacun des domaines où la coopération est possible.

Les économies réalisées seront proportionnellement plus grandes si la coopération est plus large et à plus long terme.

Dans notre enquête, nous avons rencontré le cas d'une petite entreprise électrique qui a donné la quasi-totalité de ses activités sur le réseau en sous-traitance. Autrefois, elle était dirigée de façon annexe, en marge d'autres activités. Ni les prestations, ni la sécurité ne pouvaient plus être garanties. La vente du réseau, dans ce cas, aurait été une solution proba- blement plus rentable que celle choisie par les dirigeants et qui était dictée par des consi- dérations politiques. Il est probable que d'autres centrales, plus grandes, vont suivre le même chemin.

nombre de réponses

0-20 20-30 30-40 40-50 50-60 marge brute en pourcentage

construction et entretien du réseau achat de matériel service de dépannage/piquet autres

entreposage de matériel 0

1 2 3 4 5 6

Détail des coopérations pour l'entretien ou l'exploitation du réseau

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Presque toutes les entreprises sont convaincues de l'utilité d'offrir des prestations supplé- mentaires ou des conditions particulières (comme par exemple la tradition) pour fidéliser leur clientèle. La concurrence ne se jouera donc pas uniquement au niveau des prix du courant. Les prestations complémentaires sont une des ressources du marketing. La fidéli- sation de la clientèle a en outre des répercussions sur la constance du chiffre d'affaire.

Pour fidéliser la clientèle, le fait d'offrir simultanément plusieurs produits différents (eau, gaz, électricité, etc...) a été jugé par nos répondants comme un argument de poids.

Cependant, cette façon de voir prête à controverse.

• D'un côté, le développement dans ce sens laisse penser que c'est effectivement le cas. De nombreuses entreprises offrent en effet, en plus de l'approvisionnement en courant élec- trique, l'eau, le gaz etc... Il faut toutefois considérer que ces approvisionnements se faisaient souvent à travers l'administration communale pour laquelle un regroupement de ces diverses prestations simplifiait les choses. On peut encore ajouter au nombre des arguments favorables, le fait que les petites unités travailleraient ainsi plus efficacement.

• De l'autre côté, il ne faut pas négliger l'avantage que représenterait la possibilité de réaliser des économies d'échelle. Les coûts par pièce, pour les marchandises en vrac sont bien plus avantageux lorsque celles-ci sont produites en grande quantité.

Une grande entreprise électrique qui veut s'offrir à la collaboration a des avantages à faire valoir:

• L'argument marketing qui consiste à offrir simultanément plusieurs produits (eau, gaz, électricité, etc...) reste valable.

• Les économies d'échelle peuvent être réalisées. Sous réserve d'analyser chaque situation particulière de ce point de vue.

Bien que presque toutes les entreprises semblent convaincues de l'importance d'offrir des prestations complémentaires, seuls 38 % des répondants disent coopérer avec d'autres entre- prises dans ce but. Les entreprises de grande taille sont proportionnellement nettement plus actives dans ce domaine.

4.3 Pistes pour fidéliser la clientèle

nombre de réponses conseils techniques

offre de plusieurs produits différents gestion de la puissance du réseau conseils financiers tradition courant certifié écologique prix de l'acheminement contre-affaires il n'y en a pas

Moyens de fidéliser la clientèle

0 10 20 30 40 50 60 70 80

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On ne peut pas attendre des petites entreprises qu'elles réussissent à offrir individuellement ces prestations complémentaires. On doit en conclure que les petites entreprises offrent moins de services.

nombre de réponses

0%

20%

40%

60%

80%

100%

0-10 10-31.6 31.6-100 100-316 >316

non oui

débit en GWh

L'entreprise coopère-t-elle pour offrir des prestations supplémentaires?

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78% des entreprises communales interrogées disent offrir d'autres services, en plus de l'alimentation en courant. Ont été cités:

Ce regroupement de diverses activités a des racines historiques déterminées par le mode d'organisation des communes. On peut voir cette situation de deux manières opposées:

• les compétences spécifiques à chacun des domaines et qui permettraient une gestion séparée font défaut

• on voulait offrir aux clients plusieurs produits essentiels en même temps

Souvent, on fait valoir le fait qu'en matière de réseau, il existe des synergies entre le courant, l'eau et le gaz.

Les coopératives apparaissent comme étant plus volontiers centrées sur le courant seulement.

5. Argumentation pour et contre la politique de l'offre diversifiée

5.1 Diversification actuelle des entreprises communales d'alimentation

nombre de réponses usine de distribution d'eau

installations électriques encaissement pour prestations communales TV / radio gaz autres activités magasin canalisations chauffage à distance usine de traitement des eaux usées

0 10 20 30 40 50 60 70 80

Activités parallèles

0%

20%

40%

60%

80%

100%

non oui

SA coopérative établissement de droit public

forme juridique

L'entreprise se concentre-t-elle sur l'approvisionnement de courant uniquement ?

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On peut expliquer cette tendance entre autres par le fait que de nombreuses sociétés ano- nymes étaient hier encore des entreprises rattachées à l'administration communale. Elles ont donc changé de forme juridique tout en gardant les mêmes activités. Ce changement de forme n'avait de toute évidence pas pour but une réorientation des activités telles que pra- tiquées dans le cadre communal, mais bien une nouvelle enveloppe organisationnelle (voir aussi chapitre 6). Par contre, les coopératives qui disent ne s'occuper que de la distribution du courant, ont été fondées dans ce but uniquement, dès le départ.

On peut se demander si le changement de forme des entreprises communales d'alimentation s'accompagne d'une dispersion des différentes activités.

On ne voit pas apparaître de séparation des activités (eau gaz, électricité) à l'occasion d'un changement de forme juridique. On pourrait s'attendre à une transformation de forme juri- dique ne touchant que la partie "électrique" de l'approvisionnement, voire même ne tou- chant que le commerce de courant, respectivement la vente de celui-ci. Mais plusieurs raisons plaident pour garder ensemble les différentes activités:

• Les communes ne veulent pas avoir plusieurs entreprises d'approvisionnement distinctes, une pour le courant électrique, une autre pour le gaz, l'eau, etc...

• Le marché du gaz suit aujourd'hui déjà partiellement les lois du marché libre.

• On peut penser que d'autres activités, l'eau par exemple, feront à leur tour l'objet d'une libéralisation partielle.

• Par le changement de forme juridique, il ne s'agit pas du tout d'aboutir à une privatisation, mais l'on recherche uniquement une nouvelle organisation pour la gestion de l'entreprise d'approvisionnement. Cette dernière gagne ainsi en liberté de gestion et en flexibilité, mais la commune reste propriétaire.

Lorsqu'on fait estimer la valeur de l'entreprise, les différentes activités sont en règle générale évaluées séparément. Le fait de faire évaluer l'entreprise montre donc que l'on s'intéresse à l'avenir des activités, chacune pour elle-même. Un peu plus de la moitié des répondants affirment avoir fait estimer la valeur de leur entreprise au cours des deux dernières années.

5.2 Les concentrations et les changements de forme juridique

0%

20%

40%

60%

80%

100%

non autres non connu oui aujourd'hui à l'avenir

L'entreprise a-t-elle des activités autres que l'approvisionnement en électricité?

5.3 Détermination de la valeur des activités

(20)

La plupart des entreprises d'approvisionnement communales sont encore actuellement des établissements de droit-public. Cependant, quelques-unes d'entre elles déclarent avoir déjà décidé leur transformation en société par actions. On peut ainsi estimer que la proportion des sociétés anonymes va augmenter jusqu'à 20% en une année.

De nombreuses entreprises disent examiner actuellement la possibilité d'un changement de forme juridique. Si l'on part du principe que la plupart d'entre elles envisagent la forme de la société anonyme, on peut constater qu'il existe une forte tendance dans ce sens. En valeurs absolues et en différenciant les diverses formes juridiques actuelles, on obtient le graphique suivant:

Dans quelques cas, le changement de forme juridique a été refusé en votation. Ces entrepri- ses examinent actuellement d'autres options, comme par exemple:

• La vente pure et simple de l'entreprise électrique

• Attendre et remettre le projet légèrement modifié en votation, en espérant qu'une meilleure compréhension du problème sera alors disponible.

• Présenter un projet modifié en ce sens que le réseau reste sous la houlette de la commune.

6. Forme juridique

0%

20%

40%

60%

80%

100%

de droit public société anonyme coopérative il y a

trois ans

aujourd'hui dans une année

dans trois ans

Formes juridiques choisies

0 20 40 60 80 100

changement en société anonyme décidé ou en cours changement examiné changement non examiné

coopérative établissement de droit public

nombre d'entreprises électriques

Un changement juridique est-il décidé ou en cours?

(21)

En vue de la conversion à la nouvelle loi sur le marché de l'électricité, quelques points sont encore équivoques. On peut mentionner par exemple:

• La définition des aires de desserte, à l'intérieur desquelles les tarifs de l'acheminement doi- vent être les mêmes.

• La définition des schémas pour le calcul des coûts

• Le problème de la figuration séparée ou non, dans les comptes annuels de l'entreprise com- munale d'approvisionnement, des ventes de courant

Le message concernant la loi sur le marché de l'électricité, publié le 7 juin 1999, insiste sur la nécessité pour les entreprises de pratiquer l'unbundling comptable et ceci dès l'entrée en vigueur de la loi. Il ajoute: "les entreprises d'approvisionnement concernées devraient s'y préparer".

Par unbundling comptable, il faut entendre l'obligation de tenir des comptabilités séparées pour la production, le transport ou la distribution de l'électricité. 18% des entreprises inter- rogées déclarent déjà pratiquer l'unbundling comptable. 59% déclarent s'y préparer. A l'autre extrémité, 23% des entreprises électriques pensent ne pas pouvoir réaliser l'unbundling comptable d'ici la fin 2002. On doit donc constater que ces dernières ne se sont pas suffi- samment préoccupé des exigences de la loi sur le marché de l'électricité.

Comme on pouvait s'y attendre, cela concerne avant tout les entreprises de petite taille, cel- les qui déclarent un chiffre d'affaire sur la vente de courant inférieur à 5 millions de francs.

Pourtant, ces entreprises sont tout autant concernées par la nouvelle loi sur le marché de l'électricité que les plus grandes.

7. Conversion aux prescriptions de la future loi sur le marché de l'électricité (LME)

7.1 Unbundling

0%

20%

40%

60%

80%

100%

0-10 10-31.6 31.6-100 100-316 >316

l'unbundling ne sera pas effectif d'ici fin 2002 l'unbundling est en cours l'unbundling est déjà effectif

débit en GWh

Etat de l'instauration de l'unbundling comptable

(22)

Les entreprises qui ont la forme juridique de société anonyme semblent se préoccuper suffisamment des exigences de la LME. Presque toutes, en effet, déclarent qu'elles seront prêtes à temps en ce qui concerne l'obligation de pratiquer l'unbundling comptable.

Seuls 22% des répondants déclarent que les exigences de la LME en ce qui concerne les comptes annuels sont claires. Et en effet, il semble subsister une certaine confusion. Le législateur parle de la séparation des comptes pour la production, le transport et la distribution.

Il se conforme ainsi totalement à la directive de l'Union européenne sur ce sujet. Mais il n'en reste pas moins que l'ambiguïté demeure quant à l'obligation ou non pour les entreprises communales d'approvisionnement de présenter des comptabilités séparées pour les activités relevant du réseau et celles relevant de la vente du courant.

En Allemagne, l'activité "commerce d'électricité" n'a pas été prévue par la loi. On peut se demander si cet oubli est volontaire ou s'il découle d'une négligence. En Autriche, la loi exige que l'activité "commerce d'électricité" figure pour elle-même dans les comptes.

Presque toutes les sociétés anonymes interrogées déclarent que les exigences de la LME en ce qui concerne la comptabilité ne sont pas claires. Par contre, parmi les entreprises qui revêtent une autre forme juridique, plusieurs n'y voient pas d'ambiguïtés. Cela confirme l'idée avancée plus haut, à savoir que les sociétés anonymes sont mieux préparées.

0%

20%

40%

60%

80%

100%

pas effectif d'ici fin 2002 en travail effectif

SA coopérative établissement de droit public indépendant

établissement de droit public dépendant

forme juridique

Instauration de l'unbundling et forme juridique

7.2 Comptabilité selon la nouvelle loi sur le marché de l'électricité (LME)

(23)

L'enquête a été envoyée à 451 entreprises électriques dont 134 ont répondu. Cinq d'entre elles sont avant tout productrices de courant, raison pour laquelle elles n'ont pas été prises en compte pour l'analyse. Le but de l'enquête était de récolter une image représentative de la situation actuelle des entreprises communales et régionales d'approvisionnement en électricité.

Les participants à l'enquête ont répondu à environ 80% des questions quantitatives. Les ana- lyses selon la taille, la marge brute, etc... ne pouvaient donc prendre en compte que 80% des réponses. Cependant, cela était suffisant pour dégager des tendances significatives.

Le graphique ci-dessous montre le nombre de répondants en fonction de la taille de l'entre- prise (mesurée en quantité de courant traité annuellement). Il faut cependant faire remarquer que là encore, 80% des entreprises interrogées ont bien voulu indiquer le chiffre de vente de courant.

8. Caractéristiques de l'enquête

0 10 20 30 40 50

0-10 10-31.6 31.6-100 100-316 316-1500

Nombre des entreprises

débit en GWh

nombre Taille des entreprises ayant participé à l'enquête

(24)

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Michael Sarbach Ernst & Young Bahnhofstrasse 29 Case postale 2220 5001 Aarau Tél: 058 286 93 95 Fax: 058 286 23 00

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