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Sur les hélices

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

A. T ISSOT Sur les hélices

Nouvelles annales de mathématiques 1resérie, tome 11 (1852), p. 454-457

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1852_1_11__454_1>

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(2)

SIR LES HELICES;

PAR M. A. TISSOT,

Docteur es sciences, ancien élève de l'École Polytechnique.

1. Pour que le lieu des centres de courbure d'une hé- lice H, tracée sur un cylindre, soit une autre hélice H', tracée sur un cylindre parallèle au premier, il faut et il suffit que la section droite de celui-ci soit un cercle ou une spirale logarithmique.

L'axe des z étant parallèle aux génératrices, et les deux autres étant perpendiculaires entre eux et au premier,, soient, pour un point quelconque de H :

x, y^ z ses coordonnées,

x>\ y't z* c elle s du centre du cercle osculateur, p le rayon de courbure de la section droite.

On sait que le rayon de courbure de l'hélice est parallèle à ce dernier, et qu'il a pour longueur p (i-f- tang2 a), a dé- signant le complément de l'angle sous lequel H coupe les arêtes du cylindre ; on a donc

z'=zz et ( * ' ~ ^ 4 - ( / - ^ ^ ( i H - t a n g ' a j Y , (xr — x)dx -h ( / — y)dy = o.

Si Ton pose

ds- = dtf + dy\ clsf2 = dx"1 -+- dy'2,

(3)

i

455 )

ces équations donneront * t

d'où l'öö tire, en différentiant, puis en ajoutant membre à membre, après avoir élevé au carré,

( 2 ) ds'2 = tang4 a ds* + ( i -f- tang1 a)2 dpK

D'ailleurs, pour que le lieu des centres de courbure de H soit une autre hélice, dont la tangente fasse avec le plan des^y un angle constant a', il faut qu'on puisse satisfaire à la condition

dz' = tanga'tfo';

e t , comme on a

dz' = dz, dz = tang a <sfo, cette condition donne

( 3 y ds' = tang a co:ang a' r&.

On voit donc, à l'aide des équations (2) et ( 3 ) , q u e , si Ton pose

£2(i -4- tang2a)2 = tang2a (cotang'a' — tang2a), il faudra qu'on ait

(4) d? = kds.

Ainsi, à partir de l'origine des arcs, le rayon de eour-

* bure de la section droite du cylindre doit croître propor- tionnellement à la longueur de ces arcs.

2. Soit

( 5 ) dX = pdx;

si l'on introduit, dans l'équation (4), les expressions

. Idx 1 ( > ' ) 2 d s / ' d

(4)

et qu'on prenne p pour variable indépendante, elle de- viendrai

d'où Ton tiré, en ayant égard à l'éqtfation (5) et en re- présentant par c, c', ctl trois constantes arbitraires 7

fi.-, j

y — c" z=zc ek a r c t a ne p.

Si Ton divise membre à membre, et qu'on choisisse l'ori- gine des coordonnées de manière à faire disparaître cf et c7, on aura donc

ou bien, en remplaçant p par — , et en introduisant les coordonnées polaires,

dr=z JcrdQ.

Cette équation a pour intégrale

R étant une nouvelle constante 5 elle représente, par con- séquent, une spirale logarithmique. Pour & = o , c'est-à- dire pour a! = 900 — a , elle donne un cercle.

3 . Si l'on remplace, dans les équations (1), x et y par leurs valeurs, en fonction de r et de Q, déduites de ce qui précède, il viendra

x' = — (1 -f- tang2 a) (k sin 0 -f- sin2a cos 0) r, / = (i + tang2a) (X cos9 — sin2 a sin 0) r.

De ces nouvelles expressions, on peut conclure facile*

(5)

(,457 )

ment que, k étant différent de zéro, la section dépite cylindre, sur lequel se trouve placée la seconde hélice H', est une spirale logarithmique de forme identique avec la première et ayant même pôle.

Il en résulte que lés deux hélices sont situées sur deux cônes de révolution, dont les axes et les sommets coïn- cident , et dont les compléments 1 et V des demi-angles au sommet satisfont à la relation

tang a tang V = tang a' tang >. ;

car, en appelant ^ l ' a n g l e que fait, dans les deux spi- rales, la tangente en un point quelconque de la courbe, avec la ligne qui joint ce point au pôle, on doit avoir

tang a = tang \ cos w, tang a' = tang Y cos w.

Enfin, si la première hélice coupe les génératrices du , cône sous l'angle de 45 degrés, il en sera de même de la seconde, et les deux cônes se confondront 5 on aura alors

a = a', 1 = Y, sin a = — sin >, A* = cos 2 a.

V/2

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