• Aucun résultat trouvé

Il l. 3l

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Il l. 3l"

Copied!
9
0
0

Texte intégral

(1)

t)ROCItAMN4ll DII LUTTE CoN'ftltr L'ONCIIOCIIRCOSE

EN

AFI{IQUE

DE

L'OUESI

Conrité consultati f d' [ixpcrts

I) i x-huitiènre scssion

Oungadougou. 2-6

juin

1 997 Scssion de brictirrg,

3l mai

I997

OCI'/EAC I 8/Briefi ng paper no.6

ORICINAL

: FRANCAIS

PROTECTION CONTRE LES PIQURES DE

SIMULIES (additif

au document

OCP/EACl8/Briefing

paper n"3)

l. Introduction

Darts le cadre du Progranrnre dc lutte contre l'onchocercose en

Afrique

de l'Ouest (OCP), la lutte antivcctorielle a été rrrise en ocuvre dès 1975 pour interrompre la transmission du parasite pin le vecteur Simulium damnosunt s.l. La stratégie appliquée à cette fin, est le traitement larvicide

pour

la destruction

du

vecteur pendant une période supérieure à

la

longévité du ver adulte chez I'itonrme. En conséquence les échéances et les succès du Programme OCP entrainent I'arrêt des traitements larvicides au fi.r et à mesure que la situation entomo-épidémiologique [e

justifie. Ainsi

une grande partie de l'aire de I'OCP n'est plus soumise à la lutte antivectorielle, et le retour massif des

simulies

entraine, dans certaines zones, une nuisance extrême pouvant remettre

en

cause

l'exploitation

adéquate des potentialités socio-économiques de plus de 25

millions

d'hectares de terres fertiles qui seront libérés de l'onchocercose d'ici l'an 2002. Dans certains cas, les populations ntrales concemées ou leurs représentants se tournent naturellement vers les responsables de l'OCP pour

srllliciter

une reprise des traitements larvicides.

Comptc tenu du potentiel de dispersion des sinrulies adultes et de la variété de leurs lieux dc rcpos. la lutte contre les simulies n'est efficace que si elle vise l'élimination des stades larvaires aquirtiqucs (Akpoboua et

al.

1994).

Il

a été préconisé, alors,

la

formatiorr d'agcnts nationaux aux techniques des traitements lai'r,icidcs au :;cl afin de leur pennettre dc côntrôler les flambées des simulies lorsque les gîtes sont .tcccssibles.

I-a nrutiplication

des plaintes

et

des

sollicitations, a

amené

l'OCP à

reconsidérer l'avenir de ces traitements au sol destinés à conrbattre la nuisance simulidienne. En effet, s'ils sont justifiés là oir les structures et les fonds sont disponiblcs par la prise en charge d'une lutte efficace ct durablc, ils seront vite confrontés à beaucoup de difficultés une fois que I'expertise de I'OCP sera

rctiréc.

Une analyse critique de

l'utilisation efficientgdu

traitement larvicide au sol a été faite, et son potentiel pour l'avenir a été évalué (liçrugard et

al.

1997)o

Urre autre

approche

a été

recommandée

en

1995,

qui

consiste

au

recours

à

d'autres alternatives comnre les répulsifs ou les rnéthodes de protection individuelle contre les piqûres de sinrulies.

Le

présent document de synthèse

fait

le point sur les diverses méthodes de protection contre les piqûres de simulies et sur leurs modalités d'application. Une revue de la littérature sur

l'efficacité de

certains

produits

répulsifs dans

la

protection

contre

les piqûres

de simulies

en Afrique est faite

ici.

Une attention particulière est accordée aux répulsifs de fabrication locale. Les divcrscs nlcsures individuelles ou collecLivcs cle protection contre la nuisance des simulies sont cirr,:rlcnrerrt rcipcrtoriics

pourétablir

lcuradéqtru(ion ct lcurs potcntialités, cn vuc cle leur promotiorl ct

tlc

lcur

rlillirsion

e'r'entucllc clans lcs pa1's aliicairrs corrcerrrés.

(2)

2. Itépulsifs antisimuliclicns

2.1.

Situationgénérale

La

plupart des produits répulsifs commercialisés ont été sélectionnés pour leur efficacité dans la protection contre les piqûres de moustiques. Certains ont

fait

l'objet d'essais en laboratoire et sur le terrain, pour une évaluation conrparative de leur efficacité sur les simulies par rapport au

"DEET"(N.-N-dethyl-metatoluamide) en soiution 90% qui est

considéré

comme le répulsif

standard contre les insectes.

Les paramètres d'évaluation comparative utilisés sont

Le

temps

de

protection

défini conlnlc le

tcmps

qui

s'écoule entre

le

monrenl

le

répulsif est appliqué et le

moment

où l'on

enregistre

les deux

premières piqûres consécutives dans un intervalle de 30 minutes (Schreck et

al.

1979 ; Das et

al.

l9R5).

Le

pourcentage de protection pour chaque demi-heure après I'application, calcu!é par rapport au nombre de piqûres reÇues par le témoin pendant la même période (Schrcck et

al.,1979\.

Le

pourcentage

de protection totale pour toute la

durée

de

l'étude (moyenne des captures) par rapport au nombre de piqûrcs reçues par le témoin pendant la durée de l'expérimentation (Adossi, I 994).

Plus de 30

produis

répulsifs ont été testés sur les simulies ; de même que des solutions

insecticides de faible

concentration

en application sur la peau des animaux

(permethrine, cypermethrine, resmethrine, malathion). Les résultats obtenus avec les differents produits répulsifs

indiquent

une grande

variabilité

des temps de protection par rapport

à la

concentration et

à

la formulation du répulsif. Une étude portant sur 6 formulations commerciales de DEET a rnontré une correlation positive entre la teneur en DEET et la réduction des piqûres de Simulium

pictipes

aux Etats-Unis (Bernardo et

al.

1986):

-

Ole

Time

Woodsman "Jungle plus" (100% DEET)

=

97,8%o de réduction des piqûres.

- Airosol

(75% DEET) =95,0%o de réduction

-

Repel

(55%) =

9l,2Yo de réduction

-

Muskol

(25%) =

91,0%o de réduction

-

Deep Woods Off

Q0%)

=78,9%o de réduction

-

Cutter "Evergreen Scent" (18%) =73,7Yo de réduction.

L'efficacité du réputsif de

synthèse,

le DEPA (N,N-diethyl

phenylacetamide),

a

été courparée avec celle du DEET

§,N-diethyl

metatoluamide) et du DMP (dimethyl phthalate) à des concenrrarions de 0,25 à

0,5

mg/m2 en Inde

(Kumar

et

al.

1984).

Le DEPA

s'est révélé aussi eft-rcace que le DEET sur les moustiques et les simulies ; en outre

il

n'est ni toxique

ni

irritant en application sur la peau (Parashar et

a/.,

1993).

Une évaluation comparativ^è de

trois

répulsifs commerciaux par rappon au

DEET

et au

DMP a été effectuée cn Indc sur le§-sirnulies (Das ct

a\.,1985).

Les résultats ont nrontré des tctlrps dc protection de sept ct six heures respcctivcruent pour le DEET et le DMP contre huit ltcurcs pour

lcs trois autres :

(3)

- Cytronyl

(3 acctyl, 2 (2-6 dimethyl - 5 - hcptenyl) oxazolidinc)

-

NBP (1rl-berrzoyl pipcridine)

- N'l'l' §-tolyl

piperidine)

De nombreuses autres molécules ont également été testées sur les simulics. Parmi celles qui ont donrré dcs résultats conlparablcs au DEET, on pcut citer :

-

deux répulsifs de synthèse USDA, avec respectivement cinq et une heure de temps de

protection:AI3-37220(l-[3-cyclohexen-I-ylcarbonyl] -2-methylpiperidine)et AI3

- 35765

(l -

[3 - cyclohexen

- I

- ylcarbonyl] piperidine) ;

le

conrposé

EDRI'

("Extended Duration Repellent Formulation") contenant 33,3% de DEET, qui a donné jusqu'à

t

heures de temps de protection (Robcrt et u1.,1992\ ;

le CIC-4 (2 hydroxymethyl - cyclohexyl) acetic acid lactone) avec deux heures de temps de protection ;

le

DEXA §,N-diethyl, 2,5-dim:thylbenztmide)

les formulations commerciales de

"Mylol"

et "E,xpel" qui ont donné respectivement 270 et 250 nrinutes de protection contre S. himalayense en Inde (Malhotîa et

a/.

1986);

le KIK (O. Chtoro-N-N-diethyl

benzamide)

qui

assure une protection maximum de 100% pendant 3 heures en Côte

d'lvoire

(Adossi,

l99a)

;

l'essence de citronnelle (3,7-dimethyl-6-octenal) avec un pourcentage de protection de 96Yo pendant plus de 6 heures (Adossi et

al.

1994).

2.2.

Perspectives en

Afrique

En Afrique, des

résultats intéressants

ont

été obtenus avec certaines formulations de répulsifs, en comparaison avec le DEET standard de reference

(Levis,

1953 au Soudan; Schmidt, 1977 en Ethiopie ; Renz et

al.

1983 au Cameroun ; Opuku et

al.

1986 au Ghana ; Adossi, 1994 en

Côte

d'[voire). '

La plupart des auteurs confirment l'efficacité ûes répulsifs dans la lutte contre la nuisance des simulies, aussi bien en application sur les parties du corps exposées qu'en imprégnation sur des habits spéciaux (gilets et pantalons). Malheureusement, leur coût élevé est un handicap sérieux à

leur prontotion en Afrique.

Cependant

les

résultats obtenus

au

Ghana avec une composition spéciale dénommée

"SIMNO",

sont très encouragcants (Opuku et

al.

1986)

Le "SIMNO" est

fabriqué

à partir d'un

mélange

de

quatre

extraits de

plantes locales conrestibles

au

Ghana

§oarnesi

et

al.

1970)' .

A

partir de ['huile brute ainsi obtenue, une crème

'

[-rr crc\nrc "SIMNO rcpcllcnt'cornprcnd <lcs prcxluits conrcstiblcs dcs plantcs Elaevs guineettris Jacp (oil palnl) ;

citrtts duranty'olra Srvinglc (linrc)

;

Lippia trutltillont Moldcnkc (unc variété tlc citron utitlrséc cn lnisson) ct 6tttlnliogttt»r tnrdtc (L) ('citron gr:rs". d'oir l'()n lirc l'huilc dc crtronncllc).

(4)

blanche a été produite, mise en tube et commercialisée dans

lc

pays. La composition chimique du

"SIMNO"

n'est pas connuc, mais

il

présente une odeur acceptable

et

serait sans eflets nocil's ou secondaircs sur la pcau, les yerx, les lèwes ou lcs luneftes et les tissus. L'efïcacité du "SIMNO" sur lcs simulies cst établic ; et les nreilleurs résultats ont été obtcnus avec I'huile brute (mênre après deux ms de conscrvation). Elle

oflre

100% de protectiorl pendant

dix

heures au moins. La formulation dc Ia crènre ccnunercialisée a donné de moins bons résultas ; mais est susceptible d'eurrélioration dès que les diflerentes matières actives du

"SIMNO"

seront identifiées.

Iln

Côte

d'lvoire,

une évaluation conlparative de

trois

produits répulsifs

(DEET, KIK

ct essetlce de

citronnelle) sur

les simulies,

a

également donné des résultats intéressants (Adossi,

1994).

[]n effct,

I'essence de

citronnclle

s'est revelée particulièrement efficace sur les simulics savanicoles en Côte d'lvôire, avec un pourcentage de protection de 96% pendant plus de six heures (contre 960r'o pendant

cinq

heures pour [e DEET , et

82o

pendant deux heures pour le KI

K).

Ici également,

il

semble possible de produire une formulation à base d'essence de citronnelle plus efficace, acceptable et accessible financièrement aux communautés rurales africaines concernl{es.

D'autres formulations

commerciales

disponibles sur le

marché

local sont en

attente d'évaluation sur les simulies :

-

E.T.F, Repellent (à base d'etofenprox)

- Antimos

(crème à base d'extraits de pyrethrines et de DMP)

-

Peripel R55 (à base de permethrine 55%

w/v)

- "Cinq

sur

cinq"

(en aérosol à base de répulsif 35/35)

- "Ofl'

de Johnson (en aérosol à base de DEET).

3.

Méthodcs dc protection

individuclle

3.1.

Tissts imprégnés (répulsifs)

Les essais effectués au Cameroun ont montré que le port de gilet et pantalon imprégnés de DEET assure une proteètion de 90% pendant

cinq

à sept jours (Renz et a|.,1983). Ce résultat n'est atteint qu'à la condition que les habits imprégnés couwent tout le corps à I'exception du visage, des mains et des pieds ; en

oute,

après une utilisation de huit heures par

jour,

ils seront préservés le soir dans un sac en plastique. Aucune réaction dermique n'a été enregisrée durant les essais, mais la forte odeur

du DEET a été une

gêne constante

pour

les capnreurs.

En

ouEe, des cas

de

mortalité (encéphaloparhies) ont Ëté enregistrés chez'des jeunes enfanS ayant reçu des doses répetées et prolongées

de DEET

(Carnevale, communication personnetle).

Le coût du

matériel

et de

la mainrenance, ajouté à l'inconfort de ces habis en milieu tropical chaud et humide, ainsi que les risques pour la santé des utilisateurs, sont des inconvenients majeurs pour la promotion de cette méthode de protection contre les silrrulies en milieu mral africain.

3.2.

Vêtementsprotecteurs

Les habitudes vestimentaires des populations rurales suivent les coutumes locales, et varient également en fonction de ['âge, du sexe et du travail qu'on effectue. En général, les chasseurs arborent des tenues cou\Tant les jambes et les bras suffrsamment pour assurer une protection eflicace contre les piqûres dcs insectes ; el1 outre, ils s'enduisent souvent de mixhfes diverses dont les pouvoirs répulsils rcstcnt à continttcr.

(5)

Pour les autres menrbres de la communauté,

il

n'cxiste pas de vêtemcnts protecteurs spéciaux pcndiurt les diverses activités sous la chalcur et l'humidité. Compte tenu du comportement trophique de Sinniliutrt clunnut.çunt s.l.

qui

piqucnt rarement au-dessus de

la

taille,

la

protection des jambes est indispcnsable pour unc protection elïcace contre la nuisance des simulies en Afrique. C'est ainsi qu'on obsene dc plus en plus de travailleurs ruraux (hommes et femmes) porter le pantalon pour se protéger dcs piqûres dc

sirlulies

pendant leur travail. Cette pratique qui tend à se généraliser dans les zones où lc reibur dcs sinrulics est unc gêne dilficilement supportable, est à encourager. Elle pourrait être une nlesurc d'ap1rcint pour unc pro(cction

clÏcace

contrc lcs piqûres des simulies, en utilisant des habits usuels.

J.J Reccttcs du tcrroir

Contrc lcs piqûres d'insectes, la prenrière réaction dc l'honrnre est de chasser ces insectes ; à délhut. lcs écrescr Âu nronlent oir ils tentcrrt de piquer. Les z-oncs à lorte pullulation dc sinrulies nc font pas cxception. 'l'outc(bis,

dars

ccrtaines conlnrunautés rurales

ou

les

tarx

de piqûrcs de simulies

dépa-sscrrt lc seuil de tolérance, ou sont tout sinrplenrent intolérables et incompatibles avec une activité flgro-pastorale nonnale,

il

existe de nombreuses substances locales utilisées comme répulsif pour éloigner les insectes piqueurs.

Les fumigations à base de plantes specifiques ou de zestes de citron ont été utilisées au Mali et en Côte d'lvoire pour la protection du groupe lors des grands travaux ou des cérémonies. La durée de la protectiorl dépendait des odeurs

ou

des quantités de fumée produites par la combustion lente des

i ngréd iens selectionnés.

L'avènement des traiterrrcnts larvicides de I'OCP a réduit de façon spectaculaire les densités de sinrulies dans l'aire du Programme depuis 1975. Acruellement avec I'arrêt de ces traitements et le retour des sinrulies, les vieilles recettes refont surface. Celles-ci consistent à appliquer sur les parties du corps cxposées (ianrbes, bras et visages) des extraits de plantes ou des mixtures, tels que :

l'lruilc dc palme rougc

l'lruile de noix de pahne blanchâtre (liquide ou en pâte)

lc.ius de citron, très utilisé en Côte d'lvoire par les femmes et les enfans l'extrait de citronnelle en solution aqueuse

le nrélzurge amande de palme et citron, utilisé par les riverains du bas Bandama cn Côtc d'lvoire

le conrposé

"SIMNO"

cornnrercialisé au Ghana le cerrdres de ccrtaines plantes en Alrique Ceirtrale.

Il

faut noter que le ternps dc protection dépend de la transpiration du sujet, du type d'activité et dcs conditions clinratiques. Dans tous les cas les applications sur le corps sont renouvelées durant la jounrclc autant de fois que nécessaire. Les principes actifs et les doses optimales devraient être étudiés

pour une meillcure exploiution. Les substances utilisées, en général comestibles, ne sont pas à priori toxiques ; ct aucul effet secondaire n'a été signalé. Cependant l'application sur le corps de gas-oil par les

ouvricrs agricolcs durs les plantations au Mali ct en Côte d'lvoire, dewait être déconseillée jusqu'à ce que leur eflrcacité et leur irrrrocuité soient confinnées.

(6)

{.

Conclusion

Lcs traitenrents larvicides au sol, eflectués par du personnel qualifié qui en connaît les linritcs.

ont été urlc contposânte cfilcace dans la lutte antivectorielle confe l'onchocercose en Afrique de l'Oucst.

E1 outrc. dans

la

luttc contrc la nuisance des sinrulies,

ils

peuvent jouer un rôle important datts i:r

réduction dcs piqûres z\ un taux conlpatible avcc ['exploiution agro-industrielle, aussi longtenrps cluc lcs rcssourccs pour lcur prisc crt chaige serottt disp<lnibles.

[)ar contrc, dars lcs conlnlunautés rurales à taibles ressources, les nresures altematives cle luttc contre

ia

nuisance dcs sinrulies sont cncore au stade cxpérimentale. Dans I'immédiat, seulcs Ics nréthodcs dc protcction individuellc pcuvcrtt y ôtre préconisées.

Dcs résultats ellcourageants

ont

été obtenus avec les differents essais des répulsifs sur lcs sinrulies

de

par

le

monde. Mais en Afrique, deux voies sentblent prometteuses

: le "SIMNO"

et l'cssencc de citronnelle. D'une nrmière générale, tous les produits analogues à l'essence de citronnelle.

ont un pouvoir répulsi[(Back, 1996 - document non publié). Ils sont obtenus sous forme d'cxtraits cle plantes naturelles (citronrrelle ;citron) ou vendus en pharmacie (citronnellal). Ils asSUrêrrt une protectiort

cle E0 à 100% pcndant

huit

à

dix

heures, et n'induiscrrt ni effets nocifs ni eflets secondaires. Toutetbis.

rtralgré

lerr

inocuité et leur facilité de production, leur utilisation n'est pas ure pratique courante, ntêrtc dans les zones où le seuil de tolérabilité des piqûres est la.rgement dépassé. Les personnes expc.;tics

dcivent

en

effet

s'enduire

le

corps chaque

jour,

sans intemrption. Leur coût élevé

et lcur

nloCc d'application délicate (sur le corps ou dcs habis spéciaur) sont pour l'instant un handicap sérictrx à lcur prollorion et leur diffusion dans les comnrunautés rurales en Afrique.

ll

faudrait, au préalable, disposcr des ptol,cps nécessaircs

à la

production locale d'urte lonrrulation acceptable pour les popul;rtions.

d'utilisation lacile, d'un coût très bas et, surtout. totalernent inoffensive pour I'honrme.

Dms l'airc du Pror'.rmrmc OCP, lcs conrnrurlautés rurales sottt de plus en plus sensibilisécs atr retour ctcs siprulics non-irrl'cctieuscs après l'arrêt dcs lraitentcnts larvicides. Certaines ont déjà oltéré trrt

cSarrqcurcrrt cle conrpo(cnlcn( vestinrerltairc lcur pemlettant d'assurer l'essentiel de leurs activités clc travail. Bcaucoup rcste à hire dans ce donrairre pnur leur laire accepter la cohabiution avec les sirnulies, au 1rê1re titre que les autres irrsectes nuisibles du milieu tropical (mouches, moustiques, etc.).

La

prisc en chargc

de la

lutte contre

la

nuisance des simulies dans les zones liberées de l'orrchocercose pa-r le Progrmrme OCP, ne peut être envisagé que dans [e cadre d'institutions ou de sociétés prir,ées disposant de ressources adéquates pour une prise en charge durable.

A déhut,

les laboratoircs

latiolaux

ou régionaux de recherôhe ou de lutte contre les maladies pounaient foumir

ctlrrseils et

assistance

pour la

poursuite

des activités

socio-économiques

dars les

zones de rcçrcuplcntent.

(7)

5.

llôl('r'cncc.s

Aclossi N'1.D. (199a) : Contribution à la lutte contrc l'Onchoccrcosc dans le contextc dc I'après OCP. art

I :

[:r'aluatiotr

des

répulsi[s

contrc Sintttlitut

dumtnsurrt

s.l. 'l'hcobald

1903 (Diptera"

Sinrtrliitlac).14émoirc DEA, N"J3 (C.E.l\4.V. []ouaké C.1.. l;év. 1994): pp27-48.

.'\kpobotut

l,.K.ll.

ct al. (1994) : L'inrportance ct lc rôlc clcs épiurdagcs larvicides au sol dans I'aire du l)rogrruttrttc

dc

luttc contre l'Onchoccrcosc crl

Alrique

de 1'Ouest. Bullctin tle

la

&rciété dc

l)atlnlogic

Exotique eî de sesfilialcs.ST : 27ti-282.

l]cnrardo M..1. et «/. (1986) : Itearing blackllics (Diptcra = Sirrruliidae) in the laboratory : mass-scale in

vitro

nrerttbrane leeding and

is

application

to

collcction of saliva and to parasitological and repellent studics. J.Med. Entontol. 23(6) : 666-679.

Das S.C.

ct al. (1985) : Field

trials

on

the relativc

cllicacl,of five

rcpellents against Sinruliunt hinnlal'ctt.rc (Diptera: Sirnuliidac) . Indian .l.t.lad. /lcs..

8l

: 378-381.

I{otrgard

J.-M.,

Agoua

H.,

Yaméogo

L.,

Akpoboua

L.K.B.,

Sékétéli

A. ct

Dadzie

K.Y.,

1997. La

lutte contre la

nuisance simulidienne, unc conséquerrcc

de

l'arrêt des activités

de

[uttc

contrc le

vecteur de I'onchocerccse en

Afriquc

de l'Ouest. Forum monclial de

la

Santé, accepté pour publication.

Kunrar S. ct rrl.

(1984):

Ficld evaluation ot'thrcc rcpcllcnts against mosquitoes, blackflies and land lccchcs. InclianJ. Med. Res., 80

:

541-545.

Malhotra P.R. et a/. (1986)

:

Relative eflèctivcncss

of

lour contnrercial repellents against simulids.

Cun'cnt Science India.55(3) :

p

142.

Noantcsi G.K. (1970). Preliminary report on a new rcpellent

"SIMNO"

against blackflies and other biting insects. Ghana Med.

J.,9

:39-43.

Opuku

A.l(.

ct a/. (1986) : Preliminary field evaluation of the repcllent

"SIMNO"

against the blackfly Sinuiliutrt danuutsuttt s.l, a biting nridge and nrosquitoes. fu.çccl Sciencc ctntl its Application,

7(l):31-36.

I)arashar

B.D. ct (/. (1993):

Diethylphcn-r'lacctanicle:

a neu,inscct

repcllent against stable t)y, .§Io»rr;s'-ç calcitran.ç. l,[edical and l/e tcrinun, Enronutlog,.T :259-262.

I{crrz-

A. ct ul.

(1983)

:

1'rials

of

garmerrts inrpregnatccl

rvith "t)llET"

rcpellent as

an

individual protcctiotl against Sintulium clantno-ttun s.l.

l'lre

vcctor o[onchocerciasis in the savanna ard lorest rcgiorrs of Carreroon. Z. angrew Ent.

,95

: 92-102.

Robcrt

L.L.

cr

al.

(1992)

:

Laboratory znd {ield evalultion

of

five repcllens against the black flies I'rosirnulium mixtum and P. fuscurtt (Diptera = Simuliidac).

Jownal

of Medical Entomologt.

29(2):267-272.

Schmidt

M.L.

(1977)

:

Relative effectiveness

of

repellents against Simuliutn damnosum (Diptera :

Sinruliidae) and Glossina morsiîans (Diptcra : Clossinidae) in Ethiopia. J. Med. Entomol., 14 :276-278.

Sclrrcck C.ll. ct al.(1979): Repcllency of sclccted conr;xrunds against blackflies (Diptera: Simuliidae).

.lottt'trul tt/'

I'lcdi«tl

Entt»nologr,. I 5 (-S-6) : 526-52ti.

(8)

6. llibliographic sur

lc strjct

Llarry

A. (1990) :

Conrparisorr

of

clIèctivencss

<lf'nvo

lomtulations

ol'DEI]'|

against Anoplrclcs fiuviroslris. .1. llrrt. illostt. Cottt. .'ls:;..6 :

4i0-4i2.

Bueslrcr

M.D. cr

a/.(1985)

:

Laboratorl,repcllcnt tcsts against Rhoclnius prolixtts (l{etcroptcrii = Reduviidac). Journ«l oI ltletlicul lintomolttlSt,

22(l)

: 49-53.

Carestia

R.lt.

cr

at. Q97$:

Ficld evaluation of blackfly corrtrol - ground applications.

llulhenr,'['.D.

(llditor):

[)rocccclings iurd papcrs

ol'thc

['orty-sccond iutrruitl cortlcrcnce

ol'thc

Czrlifilniiit Mosquito Control u\ssociation, Irrc. md thc thirrieth annual nlectil'lg of thc Antcrican Vtoscltrito Control Association Inc., Fev

24'27,197'l

pp 103-105.

Carle p.R. (19S5)

:

[Jtiliz-ation ot'dcltanrethrin

in

thc control

ot'the

vectors

of

intportant etlclcrttic diseases. [4cdcc'ittt' d','lf iquc Àirrirc, 32 (6) : 249-251.

Curtis C.F.

cl4l.,

(1990) : Niltural and synthctic rcpcllcrtts. Appropriatc tcchnology itr vcctor cotttrol (cdited bi'Ctrrris C.F.) : PP 75-92'

Drenro'a

V.p. cr cil. (1971) : Horvcvaporation

md

absorption rates affect the formulation

olvariotts

insect repcllents. Intcrnational Pest Contt'ol,13 (5) : l3-16'

Drenrova

V.p. cr at.

(1976)

:

Methodology

for

the prirnary selection

of

insect repellents

in

[reld corrditiorrs. Intcrnatiottal Post Control, I 8(5)

:

12-14.

Drerncrya V.p. cr at. (1977):

Tle

results of a study of the repellent N,N-diethyl-2,5-dimethylbenzmride

(DEXA)

and the prospects for its usc. l,lcclit. Parazitol. Purazitet. Bolezni,46 (2) :216-221.

l:edder

M.L.

cr a/. (1962)

: Etlcacy olsome

nerv reppelents against black flies (Simulüdae)- lvled.

Parcaitol. Paraztt. Bolezni,

3l

: 429-434.

Frorrr.rer R.L. cr r/. (1975) :

t?ield evaluation

of

DEET-treated mesh

jacket

against blackflies (Sirrruliidae). J. lvlcd. Entontol.,

l2

: 558-561.

Cllnne

Jones G.D. ct at. (1966) : Pyreürnun as an insect repellent. part

I

- Literature revierv. Pyrethrunt

Post,8

: 38-41.

Granett l>. ct al. (1949)

:Trvo

butoxy polypropylene glycol compounds as

fly

repellents for livestock .lournal o.f Econonic EnîotnoloLU, 42 : 28 l -286.

Grotlraus R.H.

cr

al.

(1976\:

lnsect repellerrt jacket : Status, value and potential. MosEtito Nerrs,

36:

I l-18.

Koclrlrar R.K. c,r

at. g97\:

A critical analysis of DEET as repellent against artluopods of public health irttportance alld \\'ater leeches. lndian J. Mcd. Rcs,62

:

125'

Lacev

L.A.

et a/. ( l9g

l)

: Native and expcrimenral rcpellents against blackflies (Diptera = simuliidae) irr the Anrazon Basin of Brazil. lvlosquito À'crr§. 41, : 376 - 379.

[-irrdsay, I.S. cr a/.

(1978):Pennethrin

treatecl jackcts versus rcpellent treated jackets and hoods tbr pcrsolnal pK)rcctiol against blackllics rutcl tttosquilocs. Mosrlttito Ncx's,38 (3) : 350-356.

N4arkina

V.V.

cr <r/.

(1971):'I'he

dvnanrics ol'cvaporal.ion iurd absorbability'oIlotiorts attd crcattrs

contai.i.g

thc rcpellerlt

DEIIT.

lrcnz.irtritte and karboxide. Edit.çirrçkuya

Para:ito. l'ura:ittt l]olc:ni40

(6) : (r90-(r95.

\lc..lns

lL.C. t

l()71)

[,rclrnrirrurY cYlrltIrtitln

ol

thc ctlL'ctrvcncss

tlt'"N'lostltrittl cltcr". lt

grltttttlrtr rcltcllcrrl. lrglrirrst nl()s(luiL()cs lrrttl [rl;.tckllrcs. .\/rrrrTrrtlo.\'c'tr.r.

]l ('l]. 5ll

- 5{-t'

(9)

9

Mokry J.lj.

(1980)

:An

in vitrrl tccirniquc lo:'thc bioissay

of

repcllcnts against blacktlies. Mo.rquito À/ctys,

40

448449.

Moody R.P. (1989)

:'[hc vrfctl'oIdrcthyl

toluarrridc insect rcpcllcnts..l Àn. Metl. A.rsoc..262:28-29.

ttao

S.S. ct

ul. (t987):'l-oxicological

studics

o['an

inscct rcpellent

N,N-diethyl

phenylacetanridc.

lndi«n,lournul of l4cclical lle.scurclt, S5 : 626-633.

Robcn Y. et al. (1991) : Intluence of deltarnetlrrin treatment of bed nets on malaria transmissi<ln in thc Kou valley, Burkina Faso. Bullctin

olthe

world

lleulth

Organi.ration,69

(6):735-740.

Rutledge I-.C. ct

al. (1976): An in vitro

biood-fccding system for quantitative testing

oI

mosquito repellcns. Mosq. ÀIetvs, 36 : 283-293.

Rutledge I-.C. et ai. (1983) : Comparative scnsitivity of reprcsentâtive mosquitoes (Diptera : Culicidae) to repellents . Journal of Mcdical Entornologt, 20(5) : 506-5 10.

Sharma R.K. er a/. (198a)

:

Evaluation

oIsome

insect repellent tbrmulations. Part

I -

Repcllenci' against mosquitoes . Irulian Journul of Hospital Plrurmacv,2l :26-29.

Sclriefer

B.A. et al.

(1976)

:

Field evaluation

of

several repellens against blacktlies (Diptera : Simuliidae). Mosq Nctrs. ?6 : 242-247 .

Schreck C.E. et a/. (1980) : Observations on the biting behaviour of Prosimulium spp. and Simuliunt verutlum. Mosquito Nerr'.s,20

(l): ll3-115.

Shemanchuli J.A. ( 198 I ) : Repellent action o[ pennethrin, cypcrmethrin and resmethrin against black- flies (Sinrrr/ianr spp.) attacking caftle. Pesticide Science,12

$) :412416.

Thompson B.H. (1976) : Snrdies on the attraction oî Simulium damnosum s.l. (Diptera : Simuliidae) t<-r

is hoss. t - The

relative importance

of

sight, exhaled breath, and

smell.

Tropen. med:

Parasitol,2T

:455473.

Townsend L.H.J. et

al.

(1976)

:

Fietd evaluation

of

several chemicals against rear-feeding blackfly pests of horses in Virginia. Mosqttito Ncw's, (2)

:

182-186.

White

G.B.(1973):fte

insect-repellent value of Ocimutn Spp (Labiatae):Traditionalanti-rnosquito plants.

Wirrz R.A. er a/. (1980) : Mosquito area repcllens : laboratory testing of candidate materials against Acdes ac&,pti. Mosquito lVcrr.s, Journal o.f the American Mosquito Control Association,

a0(3):

432-439.

I

Références

Documents relatifs

La plupart sont peu volatils et liposolubles (sauf le pirimicarbe, très hydrosoluble). Ces produits ont un large spectre d’action ; certains sont systémiques. Ils agissent par

Tous les acteurs qui ont conspiré plus ou moins volontairement contre Dreyfus ont en effet violé les exigences cardinales d’humanité, de légalité et de publicité : certains

Même si certains agneaux Black Belly ont montré une relative précocité de la réponse IgG systémique contre les produits d’excrétion-sécrétion de vers adultes, la différence

Les deux études ont montré que Vaxelis produit des taux d’antibiotiques satisfaisants dans la protection contre l’ensemble de ces six maladies chez 90 à 100 % des enfants qui

Des anti- corps monoclonaux dirigés contre les IgE ont aussi été testés chez l’asthma- tique [38] et des études sont en cours pour rechercher leur efficacité dans

Certains ont été produits par des enseignants, d’autres sont le fruit des travaux d’associations et organismes publiques œuvrant à la protection et à la

Mars 2021 : Europol et Interpol ont réussi à démanteler certains réseaux criminels mafieux d'Europe et, en Mars, ont procédé à 121 arrestations et à la saisie de

- La plupart des femmes interrogées ont reconnu des avantages certains de la vaccination anti tétanique surtout au cours de la grossesse « si tu te fais vacciner contre