VIE DE L'ASSOCIATION
Monsieur le Président
Représentant l'association des Professeurs 'de technologie de l'enseignement public, je vous prie d'excuser une intervention alors que tant de pro-blèmes vous préoccupent.
Association de spécialistes, responsable, déga-gée des syndicats, partis politiques et confessions sans pour autant que chacun ait ses choix, nous' nous sommes fixés pour mission de promouvoir une technologie saine et sérieuse encadrée par des enseignants convaincus, formés et valables. Notre association regroupe des Professeurs de. CES, de Lycées, d'Ecoles d'Ingénieurs et d'Universités comptant 1000 adhérents.
rentrée 82 alors que l'on ne peut compter que sur la nomination de 75 élèves - professeurs formés). Nous avons aussi attirer l'attention sur la nécessité qualité de la formation des professeurs de technolo-gie et sur la spécificité de cette formation qui, pour les disciplines technologiques, ne peut pratique-ment pas s'appuyer, dans l'état actuel des choses, sur les Universités qui sont très peu nombreusesà enseigner une maitrise de technologie.
Nous avons encore insisté sur la nécessité de la mise en place d'une formation continue des ensei-gnants de technologie.
Monsieur de PERETTI doit rendre compte de sa mission dès le début de l'année 82, souhaitons que nous soyons entendus!
D'autre part, notre Association a tenu à partici-per au Colloque National: Recherche et Technolo-gie, nous avons dès octobre pris contact avec le président du comité exécutif de ce Colloque ( voir annexe 1 ).Notre collègue LEROY nous a commu-niqué quelques réflexions, que nous avons trans-mises,à propos de la recherche en France dans le domaine du génie mécanique ( voir annexe
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En une période où des modifications profondes dans le sens d'une certaine promotion de la techno-logie et de son enseignement, peuvent être espé-rées, nous essayons d'être actifs et vigilants.
Demande de participation de l'AP.T.E.P. au Colloque Recherche et Technologie le 11 Octobre 1 981 A Monsieur F.GROS Président Dans lé bulletin nO 11 nous avons ouvert une
rubrique "Vie de l'Association" où nous avons . porté, sans beaucoup de commentaires, un certain nombre de textes qui faisaient état des actions menées au titre de l'AP.T.E.P.en juillet81auprès du Ministère de l'Education Nationale.
Après l'audience accordée le 8 juillet, par Mon-sieur BRUYERE, représentant MonMon-sieur le Ministre, qui s'était terminée dans l'espoir de nouveaux contacts, nous avons relancé le 11 octobre 81 une nouvelle "proposition de nos services" dans le cadre des travaux de plusieurs commissions mises en placeàla rentrée scolaire. ( Voir annexe5 page 10 du bulletin nO 1 1 )
Une autre audience, au Cabinet, nous a été accor-dée le 10 novembre 81 par Monsieur Louis MALLET, Conseiller Technique pour l'enseignement tech-nique. Nous avons une nouvelle fois eu l'occasion de présenter notre Association, ses origines, ses buts mais aussi nos préoccupations résumés dans le mémorendum paru dans le bulletin nO 11. Cette entrevue a permis un long échange d'idées. Trois problèmes urgents ont principalement retenu l'attention de notre interlocuteur:
- le recrutement et la formation initiale des pro-fesseurs de technologie
- la formation continue des professeurs de tech-nologie
- l'enseignement de la technologie dans les nou-velles classes de seconde de détermination. A la fin de cette entrevue, Monsieur MALLETnous a invitéàprendre contact, en se recommandant de lui, avec Monsieur de PERETTI chargé d'une mission sur l'établissement d'un plan de recrutement et de formation des maîtres, ainsi qu'avec Monsieur DREYFUS, Directeur des personnels enseignants de lycées; afin que nous puissions, avec ces mes-sieurs, mieux cerner les questions et étudier dans quelle mesure notre Association pouvait aider àla recherche de solutions.
Nous sommes sans réponse,àce jour, de la Direc-tion des lycées, mais nous avons été recus le 11 décembre par Madame IMBERT, Directrice d'Ecole Normale d'Instituteurs, membre de la Commission présidée par Monsieur de PERETTI.
Une fois encore nous avons pu aborder le blème du recrutement et de la formation des pro-fesseurs de technologie en insistant sur les besoins en enseignants, besoins énormes dans certaines disciplines technologiques ( 500 postes vacants de professeurs de fabrication méèanique de lycéeàla
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-Annexe 1
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Le Vice - Président, A THELY.
Nous avons appris qu'un Colloque national axé sur Recherche et Technologie s'installait sous votre haute présidence et nous souhaiterions y participer tant sui' les plans régionaux que sur le plan national, notre vocation étant la promotion de laTechnologie sous toutes ses formes.
Déjà, personnellement, certains de nos adhérents participent aux travaux car il sont chercheurs ou enseignants en supérieur. Néanmoins, nous sommes persuadés que si la recherche réussit au plus haut niveau, la formation de base en technolo-gie participe àcette réussite. C'est pour celà que nous souhaiterions participer, en tant qu'associa-tion des spécialistes, à ce Colloque Naqu'associa-tional.
Espérant que notre intervention sera comprise et souhaitant oeuvrer pour la technologie, je vous prie, Monsieur le Président, au nom de tous nos adhé-rents, de croire en nos sentiments dévoués.
ANNEXE 2
QUELQUES REFLEXIONS A PROPOS DE LA RECHERCHE EN FRANCE DANS LE DOMAINE
DU GENIE MECANIQUE
par Bernard LEROY INSA Département Mécanique TOULOUSE
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Avec l'accord de l'auteur cet article a été transmis en décembre au rapporteur général du Colloque National: recherche et technologie en précisant que le bureau de l'A.P.T.E.P. partage tout à fait les points de vue de notre collègue.
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Je suis très inquiet. Les assises régionales de la Recherche Scientifique et technique viennent de se terminer. Pour y avoir participé assezactivement en Midi - Pyrénées, j'ai constaté, qu'il n'a jamais été question du problème de la recherche dans le domaine du Génie Mécanique. Bien entendu on a beaucoup parlé de robotique, de micro - informa-tique, de biologie, de génie médical, d'énergie, mais malheureusement les disciplines telles que les nôtres sont couramment oubliées ou délaissées, et pourtant elles sont indispensables au bon déve-loppement des recherches " beaucoup plus nobles ".
Certe, Monsieur le Président Valéry Giscard D'Estaing lors de son septennat avait demandé à l'Académie des Sciences d'effectuer une très large enquète sur la recherche en Mécanique en France.
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-Cette enquète a fait l'objet d'un très volumineux rapport, trop volumineux, et les besoins du génie mécanique apparaissent bien entendu mais mal-heureusement beaucoup trop dilués pour que cela débouche sur des décisions pratiques.
Au mois de janvier 1 982 auront lieu les assises nationales de la recherche scientifique et tech-nique, d'ici là MonsieUr le Ministre de la Recherche et de la Technologie Monsieur Jean - Pierre Che-vènement se propose d'effectuer une consultation " horizontale" par discipline. Il est infiniment souhai-table que l'association des professeurs de technolo-gie puisse se manifester à ce moment là en promou-vant une recherche en génie mécanique. Cette association a là une mission importante et fonda-mentale à remplir.
Bien que ces lignes aient trait à la recherche dans le domaine du génie mécanique, il est indispensable auparavant de rappeler quelques précisions sur les maitrises de Technologie de Construction des universités qui, si elles ont essentiellement pour vocation la formation des différents enseignants des disciplines du génie mécanique du secondaire, et de préparer à ce titre aux différents Capet et Agrégation de Construction et fabrication méca-niques, elles devraient également fournir de futurs chercheurs.
Or ces maitrises sont à l'heure actuelle au nombre de 7 en France et fonctionnent dans des conditions similaires et surtout très difficiles. Eneffet, pour des raisons techniques de matériels, elles sont instal-lées soit dans des écoles d'ingénieurs, soit dans des I.U.T. ; d'autre part à leur création très peu de postes d'enseignants ont été débloqués, la majeure partie des enseignements étant assurés en heures com-plémentaires. Enfin très peu de professeurs d'uni-versité à formation véritablement génie mécanique encadrent ces enseignements, et il est dans ces conditions très difficile, sinon impossible, de mettre en place des 3ème cycles qui permettraient aux
étudiants d'effectuer de la recherche en construc-tion ou en fabricaconstruc-tion mécanique.
Il est donc dommage qu'un potentiel intellectuel fourni par les étudiants de ces maitrises ne puisse être utilisé au niveau de la recherche scientifique et technique cela d'autant plus que les travaux à caractère véritablement technologique sont très peu développés en France. Combien existent - ils de laboratoires travaillant sur les transmissions de puissance mécanique, les transmissions de puis-sances hydrauliques, l'utilisation des matières plastiques en mécanique, la machine outil, la coupe des métaux, les techniques de formage: ..
?
Ces problèmes sont étudiés dans les laboratoires tels que CERMO, le CETIM, ... dans les laboratoires des grosses industries, mais beaucoup trop peu à l'Université. Par exemple, pour s'en convaincre, il .suffit de compter combien d'universitaires français ont fait une communication aux divers congrès mondiaux sur les engrenages et les transmissions mécaniquesàParis en 1977, Dubrovnik en 78, San Francisco en 80, Tokyo en 81.
Pourtant les universités grâce aux puissants moyens dont elles disposent, grâce au coût relative-ment faible de ces recherches, pourraient être d'un grand secours face à une concurrence étrangère beaucoup mieux organisée, et traiter certains problèmes plus théoriques ou plus fondamentaux que ceux qu'abordent les laboratoires privés ou les centres techniques dont le but premier est de répondre rapidement aux exigences ou aux ques-tions posées par les industriels.
A côté de la recherche en mécanique des fluides et des solides, il nous apparait donc urgent de per-mettreàune recherche en génie mécanique de se développer au sein des écoles, des universités; pour cela il faut lui donner les cadres qui soient véritablement formés àces disciplines que sont la fabrication et la construction mécanique, lui fournir les moyens de s'exprimer par la création de 3ème cycles universitaires ou même d'universités de technologies, en un mot donc de provoquer l'amorce d'une telle recherche et ensuite lui per-mettre de vivre. Au sujet de la formation continue Mr.
R.
Le Borzec Président de l'A.P.T.E.P. Le 17 Octobre 1981 A Monsieur Durand. Prinborgne Recteur de l'académie de LILLE MonsieurLors de la réunion du 12 octobre 81 , il est apparu: un certain nombre de problèmes de principe:
- la Formation continue est un droit aussi bien pour les enseignants que pour tous les autres travail-leurs,
- la Formation continue doit être incluse dans le service normal imposé, pour formés comme pour formateurs,
- la formation continue ne doit pas se substituerà une absence de formation initiale,
- la formation continue doit se situer en dehors de la hiérarchie et en être indépendante,
- la formation continue doit être liée àla formation initiale.
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-Quelques remarques s'imposent:
- si des établissements de formation initiale existent et sont constitués (Universités, Grandes Ecoles, Ecoles normales, ENNA, CFPT, ... ) nul n'a vocation, en principe, pour assurer la formation continue; - les organismes de formation continue devraient
assurer la rencontre de tous ceux qui,à quel que niveau que ce soit et dans quelle que discipline que ce soit, ont réussi des expériences pédagogiques, ont expérimenté et mené àbien des études fonda-mentales sur le passage des connaissances, la conduite des groupes humains et l'évolution des connaissances, ceci en ce qui concerne les forma-teurs;
- le travail en équipe, étant reconnu de plus en plus comme forme efficace etàdimension humaine, doit constituer un principe de base: équipes multi-disciplinaires, équipes multi - niveaux, équipes axées sur un thème ou sur l'utilisation d'une techno-logie de pointe
- la formation continue étant limitée en durée rela-tive ( par rapportàla durée de la carrière ), doit être motivée et efficace, il est souhaitable que les rela-tions soient ouvertes, franches et compréhensives entre formés et formateurs sans oublier une organi-sation solide et efficace d'un suivi (lieu de ren-contre, documentation, personnels de liaison, ... ) ceci hors des hiérarchies habituelles;
- des structures organisées existent ( IREM, CRDP, Education nouvelle, méthodes actives,association de spécialistes ... ), leurs expériences doivent être connues et analysées dans le but d'utiliser les élé-ments de réussite.
En suivi de la réunion du 12 octobre, il est possible de préciser que:
- une expérience pilote est engagée sur l'Académie de Lille;
- des moyens limités mais non négligeables sont engagés;
- l'équipe Rectorale parait souhaiter une expérience originale et ouverte sans rejeter les apports des expériences passées soit dans la corde de l'Educa-tion Nal'Educa-tionale, soit dans les cadres voisins d'organi-sations ou d'associations liées à l'Enseignement public.
- même si la concertation est très ouverte, la déci-sion reviendra à l'Equipe
Rectorale,
seule respon-sable.L'Association des Professeurs de technologie a quelques souhaitsàformuler:
Cette association est très jeune et regroupe une qrande diversitéd'enseignants, tant pour la disci-pline enseignée ( fonderie, électricité, forge, rnenui-serie, usinage, vêtement, chaussure . . ., dessin industriel, mécanique théorique et appliquée, cons-truction mécanique et civile, électronique,auto~a
tique, ... ) que la formation initiale reçue ( cours par . correspondance, CNAM, ENNA, CFPT, Ecoles
d'Ingénieurs, IPES, ENSET, Université, ... ). Les moyens sont très réduits ( 1000 cotisants volontaires), un bulletin tous les trois mois, des Unions régionales pas assez nombreuses (Nord, Pays de Loire, Rhône Alpes) bien qu'actives.
L'évolution des techniques de conception et de fabrication est très rapide; une information est indispensable bien que mal organisée; une liaison avec l'industrie est nécessaire, bien que ponctuelle; un travail d'équipe entre concepteur, réalisateur et manipulateur s'impose bien que les structures d'enseignement ne soient pas souples.
. Le " matériel d'enseignement" est de prix très élevé d'où une grande diversité des " parcs machines ", des matériels de pointe, des auxiliaires de calcul, d'essais, de documentation.
Les formes pédagogiques d'enseignement sont au point de naissance: programmes démentiels, manque de progression logique dans l'apport des connaissances, insuffisance d'information (et de formation) sur les méthodes d'enseignement (malgré les travaux de l'ENSET,de ENNA, des CFPT, des CPE, mal connus ).
Les relations entre les différents types d'enseignement sont quasi inexistants (problèmes géographiques, corps d'inspection différents, diver-sité des formations, ... ). Technologie en CES, en LEP, en LT, en Ecole d'Ingénieurs, en Université, au CNAM ...r ne disposant d'aucun élément de ren-contre et de liaison, si ce n'est l'Association.
Ainsi que toute association de spécialistes nous devrions souhaiter et négocier une formation continue importante axée, en priorité, sur nos
disciplines nouvelles de technologie, cette forma-tion se dissociant des différentes formaforma-tions ini-tiales, des rattrapages d'insuffisance de formation initiale ( Stages en ENNA, ENSET, CFPT, ... ), des séminaires nationaux (information et initiation d'enseignement), des manifestations de l'Associa-tion ( informal'Associa-tions, études de problèmes généraux)
Par contre, s'agissant d'une expérience ouverte et originale, avec des moyens limités, dans un cadre pluri disciplinaire et extra disciplinaire, ne serait -il pas possible d'envisager: une ou plusieurs expé-riences limitées àun ensemble géographique per-mettant d'associer: le primaire, les CES,les LEP, les Lycées classiques, modernes et techniques, les Ecoles d'Ingénieurs, l'Université et les E.N.!. sur des problèmes d'actualitéàforme initiale technolo-gique (Transports, déplacement des charges, électro - ménager, mesure du temps, bâtiment, transmission des informations, ... ) puisque nous vivons de plus en plus dans un monde dominé par la technologie. ,
Ce type de formation continue intéresse tous les niveaux d'enseignement et toute les disciplines.
Un cadre, du type IREM, ouvert au maximum, pourrait se prêteràl'organisation.
L'organisation et la mise au point de ce type de formation ne sont pas faciles à assurer mais elles ont l'avantege de provoquer connaissances et interpénétration des divers niveaux d'Enseigne-ments et des diverses disciplines de l'enseigne-ment.
Autre avantage, situé sur une zone géographique définie, l'engagement financier est précis, facile à évaluer, d'où la possibilité de déterminer le nombre de zones géographiques d'expérimentation.
Enfin extra - disciplinarité et pluri - disciplinarité sont assurées dans un cadre expérimental nouveau. Pour l'Association.