• Aucun résultat trouvé

Groupe primaire et stades d'évolution

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Groupe primaire et stades d'évolution"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

Groupe primaire

1. Qu’est-ce qu’un groupe primaire ?

o un groupe limité par un nombre de 6 à 14 participants

o un groupe où chacun connaît tous les autres et peut établir une relation personnelle avec tous les autres.

Il suppose l’existence d’une « unité » psychologique spécifique solidarisant les membres du groupe par rapport à l’environnement naturel ou social.

2. Caractéristiques psychologiques fondamentales des groupes primaires.

Les interactions

On appelle ainsi les échanges et pas seulement verbaux. L’interaction postule que les conduites et les interventions ne sont pas uniquement des expressions

personnelles en soi, mais sont déterminées au moins en partie par ce que font, ce que disent les autres, par une inter-influence et par une perception confuse de la « situation » dans laquelle se trouve le groupe.

L’émergence de normes ou règles de conduite.

o C’est son propre code des valeurs du groupe. Ce code varie d’un

groupe à l’autre placé dans la même situation.

o L’existence de buts collectifs communs assure la cohésion du groupe

(avec le critère suivant).

o L’existence d’émotions et de sentiments collectifs engage des actions

ou des réactions collectives.

o L’émergence d’une structure informelle, de l’ordre de l’affectif. C’est

l’organisation et la répartition de la sympathie-antipathie, de l’influence, de la position des membres ; c’est ce qui entraîne les sous-groupes, les clivages, les cliques. Informelle parce que non officielle, voire même non consciente, elle peut entrer en conflit avec une structure officielle externe

Faculté de Médecine & de Pharmacie

Département de Médecine Générale

(2)

Existence d’un inconscient collectif

L’histoire commune, son passé, les « points sensibles »font partie du groupe et de ses réactions. Les membres de ces groupes ne sont pas conscients des

déterminants psychologiques influençant leur comportement en groupe.

Etablissement d’un équilibre étudiant et d’un système de relations stables avec l’environnement extérieur (les autres groupes, l’organisateur, l’expert etc.). C’est le

double équilibre étudiant et externe. Si le groupe est déstabilisé et s’il résiste et survit, c’est qu’il tend à reconstituer un nouvel équilibre. Ou bien il peut se diviser en cliques.

3. Les stades de développement d’un groupe de travail

1. principe de base :

Une réunion d’adultes matures ne fait pas ipso-facto un groupe affectivement mûr. Le groupe développe sa propre maturité au travers d’un cheminement stéréotypé qui peut se décrire en 5 stades

2. les 5 stades de développement d’un groupe.

1) Établissement d’un sentiment de sécurité au sein du groupe : la sécurité individuelle.

o Pour faire face à l’insécurité provenant de la situation nouvelle, les

individus se servent de leur statut social qui permet un comportement standardisé et qui facilite les échanges.

o Les participants portent donc le masque de leur statut social.

2) Établissement de la sécurité dans les relations interpersonnelles : la tolérance.

o Ce qui est recherché, c’est la sincérité dans les échanges : on invite les

participants à « tomber le masque ». C’est là le rôle de l’animateur à ce stade.

o Certains participants sont alors paniqués par une vulnérabilité supposée, ce qui peut déclencher des attitudes agressives de type défensives. Ce qui permet de surmonter et en même temps ce qui est la caractéristique de cette phase, c’est la tolérance.

(3)

3) Développement de la participation : la recherche de l’unanimité.

o Rassurés par la tolérance mutuelle, les participants acceptent de s’engager dans la discussion qui est marquée par une détente très nette. C’est à cette phase qu’on peut parler de la naissance du

« groupe ». Le symptôme typique de cette détente est la recherche de l’unanimité. Beaucoup de groupes ne dépassent jamais ce stade, ce qui est un peu stérilisant, car de peur de toucher à l’unanimité et à la tolérance, on censure ses réflexions. En d’autres termes on est plus préoccupé par le désir de faire partie du groupe que par le désir de confronter ses idées.

4) La structuration du groupe : dynamique de groupe

o Cependant le désir d’être soi-même associé au développement des

échanges va entraîner une confrontation de plus en plus virulente, provocatrice. Comment être sincère, affirmatif et aussi coopératif ? C’est l’échec du sacrifice précédent : le sacrifice du Moi sur l’autel de la constitution du groupe. C’est la phase clef de la maturation du groupe. Ou il se structure et affirme sa cohésion ou il disparaît (ou se réfugie dans un retour au dialogue des masques, ce qui revient au même).

o Si tout va bien c’est à ce moment que sont traités les problèmes

d’autorité, des rôles et des fonctions à tenir, des procédures de décision et de consultation.

o Le rôle essentiel de l’animateur consiste à repérer le moment de

l’unanimité signant le 3ème stade de la maturation du groupe, à demander aux participants de dépasser ce stade en leur permettant d’exprimer leurs différences et à proposer des solutions acceptables par tous afin de régler les conflits qui vont inévitablement surgir. C’est le retour de la différence affirmée des participants et de l’acceptation des règles de fonctionnement.

5) Autorégulation

o Le groupe se prend en charge lui-même, est capable de s’évaluer, de

contrôler son fonctionnement, de gérer les tensions étudiants et d’intervenir sur les structures externes au groupe. Ça baigne !

o Le rôle de l’animateur est réduit à la gestion du temps, au rappel des

Références

Documents relatifs