P
ROGRAMME
DE SCIENCES EXPERIMEN TALES
Première et Deuxième ~nnées des collèges (Classes de 6ème et Sème)
(Texte dans la fo r me où il a ~t~ pr~s ent~ au Conseil de l 'Ensei gnement G~n ~ral et Te c h n iq ue )
L'interprétation du pr0 9 r amme de sciences e~p é~ rimentales doit tenir compte du fait qu'e n mat iè ~ e de cu l t u r e générale scientifique, cert~ins élèves ne béné-fi c i e r o n t guère que des activités d'éveil de l ' é c o l e primaire et de l 'enseignement du Collège, ce qu i exclut toute ambition et tout purisme excessifs à ce dernier niveau.
Il s'agit tout d'abord d'assurer une ~rogre ssi on ~ui soit équilibrée. Les 'li mi t es eXplicites du pro9r amme seront parfois précisées (n o t ammen t en Sciences Phys i~ ques) afin d'éviter tout développement qu i anticiperait sur les programmes des ét a p e s suivantes et conduirai t à ne traiter qu'une partie du programme nécessaire au niveau considéré. Tou t développement sur des contenus ne fig ur a n t pas au pr ogramme est évidemment proscrit, de même qu e tout débordement superflu sur les di s cip l i -nes voi s i n e s tell e s que mathémat iq u e s , activités m anuel-les et techniq ues (1 ), et c... qui cond u ira i t à ne traiter qu ' u n e partie du pro gramme de sciences; mai s toutes le s possibilit és de la coordinat i on interdisciplinaire seront mi s e s ~n oeuvre af i n de répa r t i r les tâches et d'évi t e r les recou vrements disco rdants.
al
En Sciences Ph y s i q u e s, tant pou r le savo ir -faire qu e pour les connaissances, le pro gramme de cha -qu e classe comporte une part ie plus essentielle défini s-sant le contenu fon d ame n t a l de l 'enseignement.(1) L'étu de technologique d'un objet sera l imitée à l'obser~ vation attentive, la description ave c croquis et légende
(éventuellement appuyée sur le démontage et le remontage) le but étant la compréhension du fonctionnement sans avoir recour s à un quelconque formalisme. De même les ét ud e s pratiques figurant au programme n'auront pas des prétentions exhaustives.
A chaque niveau i l es t constitué ~ar des con n a i s sances et un savoir-faire qui permettent la prog re s s i o n dan s la classe suivant e. Les objectif s du co n te n u fo nd amenta l devront être atteints par la gr an d e ma jo ri té des élè ve s qui en seront exp l ici teme n t info r mé s . Chacun d'eux devra pouvoir, en ce qu i le co nce r n e, répon dr e à une 'q ue s t i on tell e gue : suis-j e , à ce jo u r , capable de
faire ceci, d'expliquer à mon voisin cela?
Le professe ur accord era à ce co nt enu fo nd a me n t a l une pr iorité tant da n s son ense ign e ment que dans la mise en oeuvr e des tec h n iq ue s d'éva luation, tout pa r t i cu l iè -re ment par l' o b serv a t i o n du comp ortement de l'élève en tr av a ux pratiq u e s dans les situations concernant le con t enu.
Le programme comporte en outre une premi ère appro c he de connaiss ances et ~a voi r - f a i re qu i seront re pris et pr éc is és par la sui~e. On rapp e l l e à nouveau qu e , ta n t du po i n t de vue du développement qu e de l 'év a
-luati o n, les ambitions doivent re s t e r modestes et ne pas antic iper sur les années suivantes.
En revanche, il ne peut être envisagé d' inter-dir e à de jeunes élèv e s des ques ti o n s ou des ini tiatives en dehors des lim i t e s strictes du progr a mme ; i l faud r a seulemen t ne pas s ' e nga ge r dans des dig r e s s i o n s ou déve -lo p p e me n t s qu i conduiraient à ne traiter qu ' u n e par t i e rédui te du programme.
bl En Sciences naturelles, l 'ordre dans lequel les différents points du programme seront abordés est laissé à l'initiative de chaque professeur . La progres -sion choisie devra être adaptée aux possibilités de chaque classe et au développement de celles-ci ; elle tiendra compte des conditions locales et des impératifs saisonni ers et gé o g r ap h i q u e s. Des exercices s 'adressant plus à la réflexion de s élèves qu'à la simple restitu-ti o n de connaissanc es permettront d'évaluer les acquis des élè v e s et d'orienter les études prévues pa r la suite.
Le cadre systématique n'est pas celui qui doit guider la progression suivie. Il conviendra cependant d'aborder tous les gr a nd s gr o up e s , et on ne négligera pa s de regrouper les espèces ét u d i é e s po u r je t e r les bases d'une classi f ication sommaire, ré d ui t e aux gr a n d e s ligne s . Il po u rra êtr e intér e s s a n t , dans certains ca s , de mo n t r e r comment des bi o l o g ie s diverse s peu v e n t êtr e sou t e nues par un mê me pla n d'o r g a n i s a t i o n et à l 'i n v e r s e , mo n tr er commen t de s pla ns va r~ é s d'orçanisation peuvent répondre à une mê me fo n c t i o n.
Chaque ét ud e, ét e n d ue sur un petit nombre de séances, donnera la pri o r i t é à la biologie des es pè c es ét udi é e s. Elle partira de l 'observation des êtres viv an ts dans leur milieu, et permettra d'aborder le s pr i nc ipa le s fon c t i o n s biologiques. Une réflexion dialoguée mèn e ra à la formulation de questions qu'on chercher a à rés ou-dr e tant par une série d'observations nouvelles que par l 'expérimentation . Les conditions et les modalités d'ac -co mp l i sse me n t des fo n c t i o n s se trouvant ainsi précisées, l 'on recherchera la liaison avec les structures partici-pant à leur accomplissement. Celles-ci sero n t alors replacées dans le milieu de vie.
L'o b s e rva t i o n tou jours nécessaire des êtres vivants peut êtr e en partie suppléée, et souvent préci-. sée, par l 'emploi des moyens audio-visue's (films, dia p o s i t i v e s ) . Elle pourra~re eff e c t ué e à l 'aide de s in s t r ume n t s d'observation tels qu e la loupe à main, loupe binoc ul ai re, mi cro s c o p e. Elle s'appuiera souven t sur un dessin d'o b se rva t io n.
Les résultats seront dég a g és nettement en qu e l -que s phras e s simples constituant un texte écr i t d 'am-pleur l imi t é e, élabo r é e s avec la collaboration de la classe. Certaines sé quences pourront en êtr e expr i mées sous fo rm e de cr o q uis ann o t és ou de schémas.
Cha q ue ét u d e ne se l imi t e r a en aucun cas à
l 'examen mono graph ique de la biologie d'une seule for me, mais sera basée au contraire su~ l 'ob s er v a t i o n d'un nombre li mi té d'e s pè c e s appa rt ~nant à des groupes diff é -rents. C'est ai n s i que, par exemple, on se préoccupera d'exami n e r la réalisation d'un e même fo n ct i o n (loco -moti o n, alimentation, respirati on, repro ducti o n.. . ) dans divers mi l i e u x.
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o 0
Il importe enf i n de considé re r que la fo r ma t ion scient i f ique dans le collège, si elle se caractérise au premier chef par l 'initiation à la dé marche expéri -men ta l e et l'acquisition de concept s fo n d a me nt a u x-q u i se rviron t de bases au x connaissances, doit comporter également une info r mation des je u ne s élè ve s sun de gr a nde s que s tio n s sc ient i f i ques do n t ile en t e n d e n t ou entendron t parl er, sa n s po uvoir pour au t a n t en effe c t ue r une analyse approfondie. Des séances spéciales po u r r o n t êtr e co nsacrées à une telle informat ion, ~ui gagn e r a à
êtr e présentée de façon aussi concrète que possible (émi s sion s co mmentées de télévision, films, expo sitions
A - SCI ENCES PHYSI0UES
Pre miè re année de s Collèges (Cla s se de 6ème)
1°. PROPRI ETES PHY S IQUES DE LA MATIERE
L'étu de es t limitée à la forme et le volume
sel on l 'état phy sique, la masse, des notion s sur les trans f ormat i ons phy siques , la températu re.
1. Forme et volume
1.1 - êQl!~~§_~ E_l! g~ ! ~ ~§
Comparai son de so l i d es et de liquides par l 'ob
-se r v ati o n d'écbantil lon s familiers tels que : gr os se l ,
sel fin, su cre en mor ceaux, su c r e en poudre, eau, lait.
Mesure s pratiques des volumes : po t gr a d u é, compte
-gouttes, série de "me s u r e s" de capacité ; mesure s au
labo ra t o i r e par éprouvettes gr a d uée s . Conse rvati on du volume d'un sol ide ou d'un liquide, me s u r e du volume d'un so l i d e par déplacement d'un liquide. L'étu de des
dilatations est exclue, une première notion sera
signa-lé e à propos du thermomètre à li q ui d e. 1.2 - Q~~ ~E !E~_~~_g~ ~
Recueillir et transvaser un gaz. Premières
notions qua litatives très sommaires su r la compressibi
-lité et la pression d'un gaz, sur la pression atmosphé
-rique. La st r uc t u r e particulai re, la structure atomique
et mo l é c u l air e, les notions de corps pu r (simple ou
co mpo sé ) et d'éléme nts ne sont pas au prog ramme.
2. Ma s se
2.1 - ~~!E~_~~_~~ê§~
:
le kilogrammePour répondre aux pre s c r i p t i on s légale s, i l faudra exp liquer aux élèves des Collèges po u rqu o i poids
et masse ne sont pas synonymes. En Première année on indiq uera que la masse ne dépend qu e de la quantité de matière tandis que le poids dépend, en outre, de l 'attrac
-tion par la Terre. Les ju s t i f i cat i o n s (forces d'attrac
-tion universelle, poi ds et ma s s e sur la lune) accessi
-bles aux élèv e s des Collè ges, vie n d r ont pl u s tard. 2.2 - ~~plQ!_~~~~~ _~~l~~~~ L_§!~pl~_E~§~~
Les qu a lité s d'un e balan c e, la déte rminat ion de la mas s e d'un gaz, les masses volumiques et les de n si té s
relatives, la poussée d'Archimède ne sont pas au pro~ gramme. Toute formalisation abstraite est exclue.
3. Transf o r ma t i o n s physiques
3. 1 - Excluant toute ét ude syst éma tique des
mél a nge s et des chan gem ents d'ét a t, on se bornera à
quelq u e s exemple s fami lier s tels qu e : di s so l u tio n du sucr e dans l 'ea u, méla nge d'eau et d'al c ool à braler ;
gel de l'eau, fusion de la paraffine i év aporat io n de l 'e au sa l ée, distillation simple du mélançe d'ea u et d'alcool (ces deux derniers exemple s comme approche d'une première notion sur la sé pa ra t i o n des constituan t s
d'un mélange homogène) .
3.2 - Conservation
---
d--- ---
e la masseCe r t ains des exemples précédent s perme ttront
de con stater qu' i l y a toujo urs co n s ervati on de la mas se
mais qu' i l n'y a pas toujours cons ervatio n du volume. La co nservation de la masse lors des trans formatio n s chimi
-que s n'e s t pas au programme de sixième. 4. Température
4.1 - Notion de température par le toucher,
emploi d'un th e r mo mè t r e à liquide, lecture d'u n e tempé
-rature en degrés Celsius , en particulier dans le cas du mélange eau-glace et dans le cas de l 'eau bouillante.
4.2 - Première approche de la di s t inc t i on entre
"t empéra t ure et chaleur. On se born er a à la réal i sa t ion des de ux exp éri e nc e s su i v a n t e s : élévation de températur e de l ' eau puis changeme nt d'état sans élévat ion de
temp é ratur e par utilisation de la même sour ce . La notio n de chal e u r transmise restera uniquement qualitative en Pr emière année. Les conditions de propagation et d'iso
-lation ne sont pas au proçramme .
5. Etude technologique d'appareils de mesure de masse(d'usage courant)
L'étude se r a réalisée en par tie à la maison, en partie au Co l l è g e. La répartition du tr avail entre les
élè v e s permettra de réaliser une en q uê te de la classe su r des appareils tels que pèse-personne , pèse- bébé ,
ba l ance romaine, pèse-lettre . L'étude sera appuyée par des expériences sur les~rincipes de fonctionnement
(l'étalonnage d'un ~tre est exclu ainsi que l 'étude sy s t é ma t i q u e des leviers) . Elle sera résumée so ur forme d'une notice sur les caractéristiques ~ratiques de l 'appareil et son emploi.
II - CIRCUIT ELECTRI0UE
1. Ampo ule éle ctr i a u e
1.2 - ~!~~~~~~~~2~_9 ~~~~ _~~~2~!~ _E~E _~~~ _E~!~ '
Adaptati on de la tension d'usage de l'ampoule à la tension de ·l a pile. Ef fets d'une alimentation en sous ~ens i o n, effets d 'une surtension, ampoule "grill ée".
2. Circuit électrique'et courant éle c t rique
2.1 - Ç~Ef~~~_~ !~~~E~9~~ L _~2~9~~~~~Eê L _~ê2!~~~ê
Fonct ionnement d'un interrupte ur. Pr emière not i o n de courant él e c t r i que. L'interp r état ion élec t ro niq u e , le s notions d'électrostatique, la distinction entre
co u ran t continu et courant alternati f ne sont pas au
prog r amme de premi ~ re ànnée ; seul l 'ef f e t thermique es t utilisé. Les autres effets peurront cepe n d a n t être signa -lé s et fai r e éven tuell eme n t l 'ob j et d'un e ex~ é rie n c e
(pet i t mo te u r par exemple) .
To u t e considération éne r gé t ique est ex c l u e du programme de premi ère an n é e .
2.2 - Schéma t isat ion et réali sa t ion d'un circui t
de si mp le al l urna g ë-aïü n ë-a mp o ü ï ë-p a r-ü n ë-pl 1 e . Recherche sys té matiqu e des pannes de ce mont a g e . L'étude des cir
-cuits logiques élémentaires est exc l u e du pr og r a mme ,
ainsi que toute fo rma l isa t ion abstraite.
2.3 - ~E~~~~E~ê _~~9~~~~~2~ê _ê~E _ !~ê _E~g!~ ê _9~ ê~~~E~~~ _~ _!~_~~~ê2~ _~~ _~~ _~EèYè~ _E;è~~9~~ê
Dange rs d'électrocution. En Travaux Pr a t i o u e s la tension sera limitée à qu e lqu e s volts.
3. Montages en série et en parallèle. Co u r t-Ci r c u i t
3.1 - ~2!~ê_9~~~~_E~ !~ · ~ê~2~~è~~2~ _9~ _E~!~ê
en
---
sé r i eAlimentation d'appareils portatifs tels que récepteur radio, lampe torche .. . ; pile à plusieurs
él éme n t s) .
3.2 - ~2~~èg~ê _9 ~~E2~!~ê _~~ _ê~E~~ _~~ _~~
E~Eè!!~!~
Etude expé r i me nt al e d'un co ur t-c i r c u i t d'une de s amp o u l e s.
3.3 - Indicatio ns so mma i r e s sur les causes et le s ef f e t s d'u n cou rt -ci rc uit, da n s un e in s tal lat io n alimenté e par la ten s i o n du se c t eu r et sur la protec-tion de l 'i n s t a l l a t i on par fu sibl es et di sjo n c te u r s .
4. Etude pratiq ue de circui ts éle ct r iq u e s (co ntrôles, entret i e n , pet it e s répara t i ons ) L'é tud e es t limi té e aux por tion s de circuit reliant une source de cou r a n t à un appa reil d'utili~a
tion. La répartition du travail ent r e les élèves
per-mettra de réaliser une en q uêt e de la classe sur des exem-ples usuels tels qu e rasoir à pi l e , allume-qaz thermi -ques, jo ue ts él e c tr i q ue s, la mpe de poc he, lampe torche, éclairage de bicyclette, lampe de bureau. . . L'étude sera résumée sous fo rme d'une notice sur les contr ôl es,
l 'entretien , les petites réparati ons du ci r c uit à
l'exclusion de là source et de l 'appa r ei l d'utilisation avec sc héma du circuit. L'e mp l o i d'un cont rôleur univer-sel par les élève s est exclu en Premiè re année, les contrôles reposent sur les réponse s d'une amp o u le adap-tée à la tension. Petites soudu r es pa r le pro f esseur.
II I - COMBUSTIONS
1. Etude expérime ntale
1.1 - ~~_~~~~ E!~! _~~ _1~e2E~~2!E~_~~_~~!~!~ ' séc u r i té dans les ma~lpu l a tions , moye n de chauf -fa g e tel que bec Bunsen. L'emploi du métal dé hyd e pour le chauf fage es t int e r dit en raison de s dange r s d 'em-po i s o n n e me n t .
1.2 - ~~~9~_9~~ _EE29~!~~_9~ _!~ _~2~~~~!2~ (bougi~ ou autre combustion) , détection de la
vapeur d'eau et du ga z carbonique. Combustion en atmos
-phère limitée, noi r de fumé e, prem iè r e s notions sur la composition de l 'air en azote et oxyg ène et sur les co m-bust ions en tant que réac tions chimi q u es.
1.3 - La fumée
---
de---
tabacEx pé r i e n ce s sur la composition de la fumée (cig arettes, pipe. . .) en vue d'expl i q u er sa nocivité ta nt po u r le fume u r que po u r le non-fumeur.
1.4 - ~~~!!~~~~~~!2~ _~~ _~!E de l'a~pa re i l et
du local, expé rie nce s sur un bruleur tel qu e le bec
dan s ce dernier cas) . Règles de sécurité concernant l 'aération du local, indications sur un ordre de gran -deur de consommat i o n d'air par un appareil tel qu'u n ch auffe -ea u à gaz.
1.5 - ~~~_É~! ~~~_9~_9 ~ ~
Ex p érien c e s réalisées pa r le profes s eu r su r de s mélange s to n nants , condition s de l 'e x p l o s i o n pour ce qui co nc e r n e la compos i t ion du mélange et le
déclen-c~ement.
2. Uti l i sation des combustibles gazeux
2. 1 - En première année, l 'é t u d e est li mi t é e aux br Gl e urs à gaz des laboratoires ou à la maison. Le s autres emplois des combustibles so l i d e s, liquides ou gaz eux seront étuaiés plus tard (chauff age, mot~rs , éclai rage ) •
2. 2 - ~~~9~_EE~~!9~~_g~!~~~~!! ~~!2~~_2~_9~~EE~
reils
L'étude est limitée à l 'alimentation d'un brG -leur à partir d' u ne distribution de gaz ou d'un réser
-voir sur des exemples usuels te ls qu e cuisinière ou réchaud à ga z , appareil de camping, briquet à gaz. La ré p a r t i t i o n du travail des élè v es permettra de réaliser une enquête sur différents appareils ou installations qui rassemblera des observations à la maison, des expé -ri e nc es en travaux pr atiques et aboutira à un résumé sous
forme de notice sur les règles de sé c u r i t é (stoc kage , fuites de gaz,ventilati o n du local ) les contrôles et réglages.
Deuxiè me année des Collèges (c l a s s e de 5~me)
l - PROPRIETES PHYSIQUES DE LA ~ATIERE
L'étude est limitée à des notions su r les dila-tations, sur la masse volumique et la densité relative, su r la prop agation de la chaleur.
1. Dilatations
1.1 - Ex c l u a n t toute étude systé matique des dilatations, on se bornera, pour ce qu i concerne les
solide s et les liquides, à quelques exemples prat i ques étudiés d'un point de vue uniquement qu alitat if : bilame, thermomètre à liquide, joints de dilatatio n , vase d'expansion . L'anomalie de dilatation de l 'eau n'est pas au programme .
1.2 - Dilatat i on de l'air à la pression ord inai re en se limita nt à la comparai s on de l 'ord r e de gr a nd e u r de la di latation des liquides, des sol i des et des gaz . L'augmentation de pr essio n d'un gaz par élévation de température à volume constant sera signalée so mma i r e -ment sur des exemp les familier s.
2. Masse s volumigue s
2.1 - Détermination de la masse volumique d'u n solide ou d'un liquide, en particulier de l 'e au , à par-tir des mesures de la mas se et du volume réalisée s pa r les élèves. Dan s le cas d'un so l i d e de forme géométriq u e simple, le volume po u r r a être calculé à part i r de la mesure des dimensions.
2.2 - Détermination de l'ordre de grandeur de la masse volumique de l'air dans les condition s de tem-pérature et de pression de la classe, à partir, par exe mp l e, de la di minu t i on de mas s e d'un ré c ipient d'ai r comprimé de volume pratiquement invariab le tel que ba l l o n de football dont on extrait une partie de l ' air et de la mesure du volume (quelques litres) qu'occupe cet air extrait recueilli sur la cuve à eau.
3. Densités relatives
3.1 - Calcul de la densité d'un liq u i d e ou d'un solide par rapport à l 'eau à partir des déterminations
de ma s s e s volumi sues réalisées en 2.1.
3.2 - Poussée d'Archimède, co r ps flottants . On se bor n e r a à constater au moyen d'un dynam omètre
que"le poids d'un corps de densité supérieure à un
semble diminué par immersion dans l 'eau et qu e , pour un corps flottant , le poids est compensé pa r la poussée d'Archimède.
3.3 - Utilisation de densimètres de types courants 3.4 - Aspects qual i t a t i fs de la po u ssé e d'
Ar c h i mè d e dans l'a i r : ba llons à hydro g ène, ballons à air chaud.
4. Etude ex pé r ime n t a l e et pratique de la propagation de la chaleur et dé l 'isolation thermique
Mise en comm u n des résultats de recherches individu ell es ou de gro upe s sur des appareils ou instal -lati ons faisant int e rven ir le s différents modes de pro -paga t io n de la chaleur, d'une part , le s moyens d' isola -ti on thermi qu e, d'autre part.
II - ELECTROMAGNETI SHE
1. Les aimants et élec t ro-ai ma nt s 1.1 - Phé nomènes ma gné tiques
Attr acti on de la lima i l l e de fer ou de petits
clous par un aim a nt ; pôle s tou région s polaires ) de
l 'a i man t. Bousso l e, son pô l e nord, so n pôle su d ;
orientation à l ' aide d'une bo u s s o l e. Interactions entre pôles d'a ima nt s d'un point de vue qualitatif.
1.2 - Procédés d'aimantation
Aima ntation d'u n e aigui l le d'a c i e r par un aimant ; ca s du fer. Fonctionneme nt d'un peti t électro -aimant alimenté par une pile . .
1.3 - Montages de commande d'une lampe à partir de deux postes : télérupteur ; va-et-vient . Toute for ma -lisation abst r a i t e es t exclue.
2. Notions éléme n taires sur le s moteurs électriques
2. 1 - Etud e ex périment ale d'in t er ac t i o ns électro
-magnétique s
En ut i li s a nt une bob i n e alimentée par une pile, on se bornera st r i c te me nt aux deux cas sui vant s :
a
l
Action su r l ' aiguille d' une bo us s o l e bl Ob s er v at ion du mouv e ment de la bob i n esous l 'a c ti on d'un aimant.
On rema r quera que ces disp ositi f s constituent des déte cteu rs de cou r ant, on notera qu e les sens des
mouv e ments obse rvé s dépen d en t du mode de br a nche ment de la pile ; on définira le se n s conventionnel du cou r a n t et on signalera trè s so mma i r e me n t l 'e xi sten c e du cour a n t alternatif.
2.2 - Mise en commun des rés ul ta ts de recherc hes individuelles ou de gr o upe s sur le fo n ct ionne ment de petits moteurs à piles d'app a re i l s tels que jouet s électriqu es, rasoirs, tournebroch es, ramass e- mie t tes.
Toute considé r at i on éne rgétiq ue est excl ue du programme de Deuxième année.
3. Générateurs électro-magnétiqu es
3.1 - Déplacement d'u n aimant devant un ci r c u i t formé d'une bobine et d'un détecteur de coura n t .
3.2 - Etude d'un alternateur de bicyclett e.
III - REACTIONS C~IMI0UES
La premi èr e partie es t centrée sur la notion
d'élément chimi q u e dégagée à partir des exemples du
carbone , de l 'hydrog ène, du soufre et du fer ; l 'étude monographique des co r p s simples correspondants est tota
-lement exclue~ La seconde pa r ti e est axée sur l 'existence de réactions vives sans participation de l 'oxygène de l 'air à partir de l 'exemple des allumettes, en vue de souligner l'existence de produits chimiques d'u s a g e courant et cependant très da nge r e u x. La troisième partie porte sur les combustibles solides et l iqui de s.
1. Notion d'élément chim~._~
1.1 - Carbone et hydro g ène
1.1.1 - Re t ou r sur les co mbu s t i on s ét ud iées en première année, détection de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone, noir de fumée.
1.1.2 - Réaction du fer et de ,l 'a cid e chlorhydrique, tes t de l 'hydr og ène, test du fe r ( par exemple : verser quelques gouttes du liq u i d e da ns de l 'eau de Javel , ob se rver le pré cipité rou i l le) •
1.1 .3 - Charbon de sucre, charbon de bois. Combustion du fu s a ~ n ; existence et toxicité du monox~de
1.1.4 - Calcaire. Réaction du calcaire et de l 'acide chlorhydrique; conser-vation de la masse. Indications sommaires sur les fours à chaux. Retour sur la détection du dioxyde de carbone par l'eau de chaux.
1.1.5 - Première approche de la présence des éléments carbone et hydrogène en chimie organique et en chimie minérale.
1.2 - Soufre et fer
---1.2.1 - Combustions du soufre et du fer dans l 'oxygène, détection du dioxyde de soufre, existence du trioxyde de soufre ; expérience sur la composition de l 'air par action de la limaille de fer à froid, la rouille.
1.2.2 - Combinaison du soufre et du fer, expérience; action de l'acide chlorhydrique sur le sulfure de fer, combustion du sulfure d'hydrogène , test du fer; conservation de l 'élément soufre et de l 'élément fer au cours des trans -formations. Pour des raisons de sécurité les expériences 1.2.2. seront réalisées par le pr o f e s s e u r .
2. Les allumettes
L'étude expérimentale est li mi té e aux allumettes de sûreté en vue de préciser le principe de l'infla mma-tion par friction et d'indiquer l'existence de corps ou de mé l a nge s d'usage courant susceptibles d'inflammat i on ou d'explosion à l'abri de l ' a i r par fr i c t i o n , choc, élévation de tempétature tels que le chlorate de sodium
(d é s h e r b a n t ) et le nitrate d'ammonium (engrais) .
3. Utilisation des combustibles solides et liquides 3.1 - En Deuxième année, l 'étude est limitée au
chauffage domestique.
3.2 - Mise en commun des résultats de recher -ches individuelles ou de groupes sur l 'origine , la dis -tribution, le stockage de ces combustibles , les princi -pes de fonctionnement des appareils de chauffage qui les utilisent et les règles de sécurité.
B - SCI ENCE S NATURELLES
Première et deuxième années des Collèges
L'enseig nement fer a ap p e l par priorité au cad r e local et s'a pp u i e r a sur les do c ume n ts fournis par le s élevages et les cultures .
l - BIO LOGI E DES FONCTION S ET ORGANISATION
L'étude des espèces choisie s visera essen tielle
-metn à montrer comment se réalise chez ch ac une d'e l l es
le s fon c tions essent ielle s , en relation avec l 'organi
sa-t ion st r uc t u r a l e . En classe de Pre mière année, le cadre sy s t é ma ti q u e de ce programme sera celui des Vertébrés et des plantes à fleurs, en classe de Deuxième année cel u i des invertébrés et des plant es sa n s fleurs.
A - Observation des co mp o r t eme n ts et des manifesta -t ions des fonction s chez quelques animaux dans leur milieu.
- déplacements et orientation dans les di f f é r e n t s milieux, leurs su p p o r t s organiques ;
- comp o r t e me n ts alimentaires et nutrition ; reconnaissance et choix des aliments, capture ou récol te, consommation ;
- respiration dans divers milieux
respiratoires et organes d'échan ges;
mouvements
- re p r odu c t i o n : caract ères sexuels, orga n e s et éléments reproducteurs, développement et croissance
- rythmes saisonniers.
B - Etude fo n c t i onn e l l e de quelques végé taux - échanges d'eau;
- nutrition, aut o t ro phie, hétér o t r o p h i e ; - reproduction sexuée ; multipl ic a tion vé g éta -tive.
Leur place dans les cycles végétatifs. Vie active et vie ra l e n t i e . Dis sémi n a tion .
En fin de Deux ième an née (c l a s se de Sème ), on
reprendra dans une cour t e étude synthétique chacu ne
des fon c tions vi t a le s pour en montrer l 'upi té au tra
-ve r s de s dive rs typ e s d'organ is a t io n.
II - INTE RDEP ENDANCE DES ETRES VIVANTS
- comportement s so ciaux et vi e so c i al e
- par as i t isme, symbi o se
- notio n de chaine al i me nt a ire et d'éq u i l i b r e s
biolo g i qu es
- la pl a ce de l 'homme dans la nature ; - cons e r v ati o n des eq u i l i bre s na t u r e l s
quelques aspects de la défense de la na tu r e.
Le s divers po i n ts de ce chapitre, illustrés tout au long du déroulement du programme du cycle d'ob -se r v a t io n, fe r on t eux-mêmes l 'objet d'une courte ét u d e de sy n t hèse en fi n de Deuxiè me anné e.