MINISTERE D’ETAT CHARGE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MESRS)
********
UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI (UAC)
*************
ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY CALAVI (EPAC)
****************
Département : Génie de l’Environnement
Option: Aménagement et protection de l’environnement
Rapport de fin de formation pour l’obtention du diplôme de licence professionnelle
Thème: Distribution de la maladie du Wilt de l’ananas (Ananas comosus (L.) Merrill) dans la commune d’Allada
au Bénin
Présenté et soutenu par:
KOUBODE Rudy Alain Ronel
Superviseur: Maître de stage:
7ième Promotion
Année académique 2013-2014 Prof. Dr. Ir CHOUGOUROU C. Daniel
Maître de Conférences (CAMES) Enseignant Chercheur à l’EPAC
Dr. ZANDJANAKOU-TACHIN Martine Maître Assistante des Universités (CAMES) Enseignante Chercheur à l’ENSTA-Kétou Composition du jury
Président : Prof. Dr. Ir BOKONON-GANTA H. Aimé Rapporteur : Dr ZANDJANAKOU- TACHIN Martine Examinateur : Prof. Dr. Ir CHOUGOUROU C. Daniel
i DEDICACE
A
Mes très chers parents, KOUBODE Guillaume et KPADONOU Célestine pour tous les efforts consentis, les conseils prodigués et les souffrances endurées ; recevez à travers ces lignes, le témoignage de ma profonde reconnaissance. Que Dieu vous bénisse.
ii TABLE DES MATIERES
DEDICACE ... i
REMERCIEMENTS ... iv
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ... iii
LISTE DES TABLEAUX ... iv
RESUME ...v
ABSTRACT ... vi
INTRODUCTION ...1
I. Revue de littérature...4
1.1. Milieu d’étude ...4
1.2. Généralités sur l’ananas ...5
1.2.1. Origine et distribution ...5
1.2.2. Botanique ...5
1.2.3. Ecologie ...7
1.2.4. Importance de la culture ...8
1.2. Généralités sur la maladie du Wilt ... 11
1.2.1. Acteurs intervenant dans la dissémination de la maladie ... 11
1.2.2. Causes ... 12
1.2.3. Symptômes ... 13
1.2.4. Méthodes de lutte ... 15
II. Matériel et méthodes ... 18
2.1. Matériel ... 18
2.2. Méthodes ... 18
2.2.1. Evaluation des champs ... 18
2.2.2. Traitement et Analyse statistique des données ... 20
III. Résultats et discussion ... 21
3.1. Résultats ... 21
3.1.1. Distribution de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada ... 21
3.1.2. Incidence de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada ... 22
3.1.3. Sévérité de la maladie du Wilt de l’ananas dans les champs d’ananas et dans les arrondissements de la commune d’Allada ... 23
3.2. Discussion ... 25
iii
CONCLUSION ET SUGGESTIONS ... 27 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES... 28 ANNEXE ... vii
iv
REMERCIEMENTS Au terme de ce travail, nous tenons à remercier :
Professeur BOKONON-GANTA H. Aimé pour son encadrement et son suivi permanent tout au long du travail ;
Docteur ZANDJANAKOU-TACHIN Martine pour la supervision au laboratoire de phytopathologie ;
Professeur CHOUGOUROU Daniel pour la supervision de ce travail malgré ses multiples occupations ;
Monsieur HOUNDEDJI Cosme pour sa participation très appréciée et son suivi lors de la réalisation du travail ;
Mme KOUBODE HOUNDETON Pierrette pour ses différentes contributions ; Les frères, Freddy, Deen et sœurs Alida Inès, Gélanie, Nicole KOUBODE pour leur soutien indéfectible et leurs apports qui ont été d’une grande aide ;
Monsieur ETCHIHA Alban pour ses multiples apports pour la finalisation de ce document ;
Monsieur TACHIN Emmanuel pour son assistance lors des multiples déplacements de l’équipe ;
Monsieur AKONDE François-Xavier pour sa contribution ;
La famille AKODOGBO pour son assistance et soutien en particulier mon cher ami AKODOGBO Gaël pour son soutien et son frère AKODOGBO Sylvain pour ses multiples conseils ;
Nos enseignants de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi en particulier ceux du département de Génie de l’Environnement pour la formation de qualité qu’ils nous font suivre ;
Tout le personnel et stagiaires de la Direction de la Production Végétale (ex DAGRI) en particulier le laboratoire de Phytopathologie ;
Tout le personnel et stagiaires du laboratoire de Génétique appliquée de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université d’Abomey-Calavi (FAST/UAC).
Toutes les personnes ayant contribuées d’une manière quelconque à l’élaboration de ce document.
iii
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ABePEC: Association Béninoise pour la Promotion du Commerce Extérieur ADEX: Association de Développement de l’Exportation
ANOVA: Analyse de variance
CARDER: Centre d’Action Régionale pour le Développement Rural DAGRI: Direction de l’Agriculture
EPAC: Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
FAO: Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture GBPP: Guide de Bonnes Pratiques Phytosanitaires
MAEP: Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche PDC: Plan de Développement Communal
PIB: Produit Intérieur Brut
PSRSA: Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole SODAF: Société Dahoméenne des Fruits
SPV: Service de Protection des Végétaux UAC: Université d’Abomey-Calavi
%: Pourcentage Ha: Hectare
iv
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: Production mondiale d’ananas en 2012 ...9
Tableau 2: Méthodes de lutte en fonction du stade de développement de la plante ... 16
LISTE DES FIGURES Figure 1: Schématisation de la méthode d’évaluation des champs ... 18
Figure 2: Carte présentant la distribution de la maladie du Wilt dans la Commune d'Allada . 21 Figure 3: Incidence de la maladie du Wilt dans les différents arrondissements de la commune d’Allada ... 22
Figure 4: Sévérité de la maladie du Wilt dans les arrondissements de la commune d’Allada 24 LISTE DES PHOTOS Photo 1: Colonie de cochenilles Dysmicoccus brevipes ... 12
Photo 2: Plant d’ananas attaqué par le Wilt ... 14
Photo 3: Plants d’ananas malades (Flétrissement et distorsion des feuilles) ... 15
Photo 4: Evaluation du champ de Togoudo ... 20
Photo 5: Colonie de cochenilles à la base d’un fruit d’ananas dans le champ de Togoudo .... 23
LISTE DES ANNEXES Annexe 1: Fiche d'évaluation des champs ... vii
Annexe 2: Coordonnées géographiques des différents champs prospectés ... viii
Annexe 3: Photo de plant d'ananas sain ... ix
Annexe 4: Résultats de l'analyse de variance de l'incidence ... ix
Annexe 5: Résultats de l'analyse des variances de la sévérité de la maladie du Wilt dans les champs d'ananas ...x
v RESUME
Dans le but d’évaluer la distribution de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada, une prospection a été menée en Juin 2014 dans les arrondissements producteurs d’ananas tels que : Allada, Ayou, Attogon, Ahouanonzoun, Togoudo, Avakpa, Lissè-Gazoun et Sékou où 24 champs ont été prospectés à raison de 3 champs par arrondissement. Les champs évalués ont une taille de 400 m2 au moins et la distance séparant deux champs est de 3 km au moins.
Une méthode rigoureuse d’évaluation des champs a été adoptée : « la méthode Zigzag ». Les résultats obtenus montrent que la maladie du Wilt est bien distribuée dans les arrondissements producteurs d’ananas de la commune d’Allada avec des taux d’incidence compris entre 28,3%
et 81,7% respectivement dans les arrondissements d’Ayou et d’Allada. La sévérité de la maladie dans les arrondissements de la commune d’Allada est comprise entre 0,3 et 1,4 respectivement obtenus dans les arrondissements d’Ayou et Allada. Il est à noter que le taux d’incidence et la sévérité ne varient pas significativement ni d’un champ à un autre, ni d’un arrondissement à un autre. Enfin, il ressort de notre étude que la maladie du Wilt de l’ananas est bien présente dans la commune d’Allada mais à une faible sévérité soit 0,8. Toutefois cette maladie doit faire l’objet d’études plus approfondies pour prévenir toute situation malencontreuse.
Mots clés: Ananas, Wilt, distribution, incidence, sévérité, Allada, Bénin.
vi ABSTRACT
In order to evaluate the distribution of the pineapple Wilt disease in the commune of Allada, a survey was conducted in June 2014 within eight (8) locations (arrondissement) named Allada, Ayou, Attogon, Ahouanonzoun, Togoudo, Avakpa, Lisse-Gazoun and Sekou where 24 fields were visited. In each locations /arrondissement, 3 fields were evaluated.
Selected field of minimum 400 m² and distance between two fields is about 3 km. In each field twenty plants were evaluated following, a zigzag method. From the data collected, disease as wilt transmitted by mealybug is well distributed within Allada and an incidence ranging from 28.3% and 81.7% respectively in the locations named Ayou and Allada. The severity is between 0.3 and 1.4 in Ayou and Allada respectively. It should be noted that the incidence and severity did not vary significantly from one field or another, or from one arrondissement to another. Finally, it is clear from our study that Wilt disease of pineapple is present in the town of Allada but at a low severity 0.8. However, this disease should be further studied to prevent any epidemiology.
Keywords: Pineapple, Wilt, distribution, incidence, severity, Allada, Benin.
1
INTRODUCTION
Le Bénin est un pays sous développé et à économie dominée avec un secteur agricole prépondérant. L’agriculture occupe environ le tiers de la superficie totale du territoire. Elle est pratiquée par 70% environs de la population active, contribue pour près de 36% au PIB et fournit 88% des recettes d’exportation (MAEP, 2010). Le territoire béninois dans toute son étendue est subdivisé en huit (08) zones agro-écologiques dans lesquelles se développent diverses activités agricoles dont les productions végétale, halieutique, animale et forestière (MAEP, 2010). Sur les 11 millions d’hectares (ha) de terres disponibles, un peu moins de 60% sont aptes à l’agriculture, ce qui permet une variabilité des cultures au niveau de la production végétale (cultures vivrières, de rente et maraîchères). Vu l’importance de ce secteur dans l’économie, l’Etat a développé une nouvelle politique de diversification des filières agricoles (MAEP, 2006). C’est dans ce cadre que plusieurs cultures ont été intégrées dont celle de l’ananas qui est le deuxième fruit tropical commercialisé dans le monde en terme de tonnage (FAO, 2006 ; Sohinto, 2008).
Fortement demandé et apprécié sur le marché international à cause de ses bonnes qualités organoleptiques qui lui sont conférés par les conditions climatiques et édaphiques du Sud Bénin, l’ananas est devenu une culture de rente très importante. Sa culture connaît une certaine émergence avec 140000 tonnes, 171330 tonnes et 216747 tonnes respectivement au cours des campagnes 2008, 2009 et 2010 (soit une évolution de 22,37% entre 2008-2009 et 26,50% entre 2009-2010) (MAEP, 2010). Elle a contribué en moyenne à 13 milliards de FCFA environs à la formation du PIB en 2006. Cette contribution représentait en cette année- là une part d’environ 1,2% du PIB global et 4,3% du PIB agricole (Sodjinou et al., 2011).
Selon les données du MAEP, sur les 216747 tonnes d'ananas produites sur le plan national, 215491 tonnes (99,42%) sont produites dans le département de l'Atlantique. Dans ce département, on note une forte production sur le Plateau d’Allada. Parmi les principales communes productrices d’ananas au Bénin, Abomey-Calavi vient en tête en 2006 avec 42%
de la production totale, suivie de Zê (31%) et d’Allada (17%) (ABePEC, 2010). Le plateau d’Allada héberge les plantations les plus modernes qui produisent pour l’exportation (Amen, 2012).
Malgré les diverses conditions favorisant l’expansion de cette filière et un accroissement de la production d’ananas au Bénin, sa production d’ananas demeure faible par rapport à ses potentialités. La baisse du rendement et la mauvaise qualité de l’ananas sont
2
dues à plusieurs facteurs à savoir : les insectes ravageurs (cochenilles), les mauvaises herbes, les maladies dues aux bactéries, champignons et virus. La maladie du Wilt constitue la cause principale de baisse de rendement dans les zones de production de l’ananas au Bénin en général, particulièrement dans la commune d'Allada. Le Mealybug Wilt of Pineapple (MWP) ou encore le Wilt de l’ananas est la maladie la plus répandue dans le monde (Sether et Hu, 2001 ; Borroto et al., 1998 et Carter, 1934). Elle provoque une perte de production allant de 5 à 15% (Sether et al., 2010). Elle est causée par un virus appelé le Pineapple Mealybug Wilt–
associated Virus (PMWaV) transmise par deux espèces de cochenille, Dysmicoccus brevipes et Dysmicoccus neobrevipes (Sether et al., 2001). La culture de l’ananas est essentiellement menacée par le Wilt à travers le monde (Hu et al., 1997). Une bonne connaissance des facteurs favorisant cette maladie et de son incidence sur l’ananas permettra de limiter les dégâts et de pouvoir élaborer des méthodes de luttes biologiques pour atténuer les effets afin d’accroître considérablement la production finale de fruits, de meilleure qualité.
En dépit des impacts de cette maladie sur la production d’ananas, peu d’études scientifiques ont été menées au Bénin. Les études sur la prévalence de cette maladie de l’ananas sont inexistantes. Aucune étude n’a encore été faite sur l’incidence et la distribution de la maladie du Wilt à notre connaissance dans la commune d’Allada malgré son importance dans la production d’ananas au Bénin. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre étude pour permettre une évaluation de l’incidence de la maladie et sa distribution dans la commune d’Allada.
L’objectif global de ce travail est d’étudier la distribution de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada, plus spécifiquement:
déterminer la distribution de la maladie du Wilt de l’ananas dans la commune d’Allada évaluer l’incidence de la maladie du Wilt dans les différents champs d’ananas ;
déterminer la sévérité des symptômes de la maladie du Wilt sur les plants d’ananas dans la commune d’Allada ;
Les hypothèses émises sont :
La maladie du Wilt est bien distribuée dans les arrondissements de la commune d’Allada ;
L’incidence de la maladie du Wilt varie d’un champ à un autre et d’un arrondissement à un autre;
3
La sévérité de la maladie du Wilt varie d’un champ à un autre et d’un arrondissement à un autre.
4 I. Revue de littérature
1.1. Milieu d’étude
Afin d’évaluer l’incidence, la sévérité et la distribution de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada, tous les arrondissements ont été scionnés. Le choix de cette commune est basé sur l’importance de la production d’ananas et les plaintes de la maladie du Wilt par les producteurs de la zone.
Situation géographique
Située à 46m d’altitude, dans le département de l’Atlantique ; Allada est une commune qui s’étend sur 381Km² avec une population de plus de 91778 habitants. Elle est limitée au Nord par la commune de Toffo, au Sud par la commune de Tori-bossito, à l’Est par la commune de Zê et à l’Ouest par les communes de Kpomassè et de Bopa. Elle est subdivisée en 12 arrondissements que sont: Agbanou, Ahouanonzoun, Allada, Attogon, Avakpa, Ayou, Hinvi, Lisse-Gazoun, Lon-Agonmè, Sékou, Togoudo, Tokpa). (PDC- Allada, 2011)
Climat
Le climat est de type subéquatorial caractérisé par deux saisons de pluie et deux saisons sèches qui s'alternent au cours de l’année; une grande saison des pluies de mi-Mars à mi- Juillet ; une petite saison sèche de mi-Juillet à mi-Septembre ; une petite saison des pluies de mi-Septembre à mi-Novembre et une grande saison sèche de mi-Novembre à mi-Mars. La pluviométrie annuelle moyenne varie entre 800 et 1000mm.
Sols
Sur le plan pédologique, près de 90% du territoire de la Commune d'Allada est constitué de sols ferralitiques avec par endroits des sols latéritiques, argileux et hydromorphes. C'est donc un milieu très favorable à l'agriculture. Le couvert végétal est principalement caractérisé par des mosaïques de culture et jachère. De plus, les plantations recouvrent plus de 20% de la commune et sont principalement observées dans la portion Nord. Le sol d’Allada est essentiellement caractérisé par la terre de barre et une dépression marécageuse. Il se prête bien aux cultures vivrières maraîchères et fruitières, ainsi qu’à la
5
caféiculture. La culture d'ananas est la culture de rente de la commune d'Allada. (PDC- Allada, 2010)
Relief et Hydrographie
La commune d’Allada est située dans la zone du plateau de terre de barre qui descend vers les vallées de l’Ouémé, du Couffo et la dépression de la Lama. Le réseau hydrographique est composé du lac Ahémé et une rivière du Couffo.
Végétation
La commune d’Allada disposait d’une forêt qui a disparu sous l’effet de la pression démographique et des défrichements abusifs laissant ainsi place à une savane arborée. La plupart des terres de la commune sont de moins en moins fertiles. (PDC- Allada, 2010)
1.2. Généralités sur l’ananas 1.2.1. Origine et distribution
L’ananas serait originaire de l’Amérique du sud (Brésil-Argentine-Paraguay). De là, part son expansion pour s’étendre ensuite sur d’autres aires grâce aux premiers voyageurs et explorateurs européens qui l’ont introduit dans différentes régions tropicales (Maerere, 1996).
La dissémination de l’espèce dans le monde à partir du continent américain suivit de près l’ouverture des grandes voies maritimes par les portugais, puis les espagnols au cours du XVIe siècle. La culture de l’ananas est à présent étendue à toutes les régions tropicales et subtropicales de basse et moyenne altitude. (Maerere, 1996)
1.2.2. Botanique
L’ananas (Ananas comosus (L.) Merrill) produit par une plante portant le même nom est une plante herbacée vivace de 1m à 1,50m formée de feuilles en rosette persistantes, longues et étroites, coriaces et épineuses de 50cm à 1,80m de long. C’est une monocotylédone appartenant à l’ordre des Broméliales, à la famille des Bromeliaceae, à la sous famille des Bromelioideae, au genre Ananas et à l’espèce Ananas comosus (Bartholomew et al., 2003).
6
L’ananas, comme tout fruit est constitué de différentes parties à savoir : Les racines
Le système radiculaire de l’ananas est très superficiel et fragile. On distingue trois types de racines qui sont : les racines primaires (qui naissent à partir de l’embryon des graines et disparaissent rapidement), les racines adventives (qui naissent sur la tige) et les racines secondaires (qui naissent sur les racines primaires et adventives). (Bartholomew et al., 2003)
La tige
Elle porte les racines, les feuilles, les rejets et l’inflorescence. Elle mesure de 25 à 30 cm de long sur 2,5 à 3,5 cm de large à la base et 5,5 à 6,5 cm de longueur sous le bourgeon terminal. Elle comporte un grand nombre d'entre-nœuds très courts. Cette tige est souvent appelée "souche" et se compose d'une écorce, d'un cylindre central et d'un bourgeon terminal.
Ce cylindre est entouré d'une écorce qui porte les feuilles. Au sommet de la tige se trouve le bourgeon terminal. (Bartholomew et al., 2003)
Les feuilles
On compte 70 à 80 feuilles sur une plante adulte toutes disposées en rosette avec les plus jeunes au centre et les vieilles à l'extérieur. À l'exception des plus jeunes feuilles, toutes les feuilles d'ananas ont une forme en gouttière. (Bartholomew et al., 2003)
La fleur
Elle apparaît sur une inflorescence qui se développe à partir du bourgeon terminal de la tige qui se présente au centre de la rosette des feuilles. Elle se compose de 3 sépales, 3 pétales, 6 étamines, un ovaire à 3 loges surmonté d'un style filiforme portant un stigmate à 3 branches.
L'ovaire contient en outre 3 glandes nectarifères qui débouchent à la base du style. Il n'y a guère plus de 8 fleurs ouvertes ensemble par inflorescence.
Le fruit
Après la floraison, les pétales, les étamines et le style se dessèchent. En effet, la base de la bractée, la base des sépales et l'ovaire se développent et forment un fruit. Tous ces fruits individuels placés côte à côte forment la chair de l'ananas tandis que l'axe de l'inflorescence forme le cœur. Au sommet du fruit, se développe une couronne. (Randrianarison, 2004)
7 Les graines
La plupart des ovules avortent, mais par pollinisation croisée, il peut y avoir fécondation et formation de petites graines rondes très dures de couleur noire. Ces graines peuvent germer et donner des pieds d'ananas.
Les rejets
Il y a 5 catégories de rejets qui sont :
La couronne : qui se trouve au sommet du fruit dans un état dormant qui, une fois plantée, reprend son développement.
Le cayeu de base : qui prend naissance sur la partie souterraine de la tige ou sur le collet de la plante. Il émet des racines qui pénètrent dans le sol et possède en général des feuilles plus longues. Ce cayeu de base est souvent appelé "rejeton" ou "drageon".
La bulbille : qui prend naissance à la base du fruit. Elle se développe à partir d'un bourgeon axillaire du pédoncule. Après la récolte du fruit, son développement s'arrête et elle tombe sur le sol. La bulbille constitue le meilleur matériel végétal pour la multiplication de l'ananas car elle assure un cycle très régulier. Mais elle est rare : une par pied en général.
Le hapa : qui est un rejet intermédiaire entre le cayeu et la bulbille. Il se développe à partir de bourgeon axillaire, située à la jonction de la tige et du pédoncule du fruit.
Le cayeu : qui prend naissance à partir du bourgeon axillaire de la tige. Son bourgeon terminal est semblable à la tige. C'est lui qui assure la seconde récolte sur le même pied. Sa base a d'aspect typique d'un bec de canard. Le cayeu est le plus couramment utilisé comme matériel végétal dans les cultures industrielles. (Randrianarison, 2004) 1.2.3. Ecologie
Pour le bon développement de sa culture, l’ananas a besoin plusieurs conditions écologiques indispensables à sa croissance. Ce sont :
Les besoins en chaleur
La température est le principal facteur qui agit sur le développement de l’ananas (Fassinou et al., 2012). L’idéal est d’avoir une température moyenne de 25°C avec des amplitudes journalières moyennes de 12°C.
8 Les besoins de lumière
L’ananas est une plante héliophile autrement dit, ses besoins en lumière sont importants pour assurer un bon développement de la plante (Tidjani, 2001). En effet, une diminution de 20% de l’éclairement entraîne une réduction de 10% du rendement. (Randrianarison, 2004)
Les besoins en sol
Les sols favorables à la culture de l'ananas se caractérisent par leur capacité à éliminer rapidement les excès d'eau et à renouveler leur atmosphère (Bon, 2011). Le sol doit avoir la composition granulométrique suivante: 60 à 70% de sable, 10 à 20% de limon et 10 à 20%
d’argile (Kobenan et al., 2005).
Les besoins en eau
Une pluviométrie mensuelle de 80 à 100 mm est nécessaire pour un développement correct de la culture. Les plants d'ananas sont plus productifs dans des environnements secs où de faibles précipitations sont complétées par l’irrigation (Py et al., 1987).
1.2.4. Importance de la culture
L'ananas est essentiellement cultivé pour ses fruits que l'on consomme à l'état frais ou en conserve (tranche, morceaux, jus) (Bartholomew et al., 2003). Il sert de dessert ou est utilisé pour la fabrication des conserves (boîte de confitures d'ananas sous un très grand nombre de formes). Le fruit contient des vitamines A, B et possède une action digestive incontournable.
Des fruits, on tire également du sirop, du vin d'ananas ou de vinaigre. Il entre dans la fabrication des boissons gazeuses et des liqueurs. Les feuilles et couronnes hachées peuvent entrer dans l'alimentation du bétail. La plante entière peut-être réduite en farine entrant dans la composition d'aliments du bétail. On peut aussi extraire des acides organiques divers, de la cire, des stérols etc… Les résidus de presse des fruits donnent de l'ensilage et du son d'ananas (ensilage déshydraté).
1.2.5. La production d’ananas dans le monde et au Bénin
Selon Anassidé et Aïvodji (2009), le marché mondial d’ananas frais s’élèverait à 6,4 millions de tonnes ; les filières d’exportations concernaient 44% de la production en 2004.
L’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amériques et le Japon dominent les importations mondiales d’ananas. En 2004 par exemple l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amériques
9
et le Japon ont importés respectivement 36%, 36% et 10% des ananas commercialisés internationalement (FAO, 2006).
Au plan de l’exportation, selon les données de FAOSTAT (2014), la Thaïlande est le premier exportateur d’ananas frais au monde en matière de tonnage. Au nombre des grands producteurs, la Thaïlande est suivi par la Costa-Rica, le Brésil, les Philippines et autres tels que relatés dans le tableau ci-après.
Tableau 1 : Production mondiale d’ananas en 2012
Pays Rang Production en tonnes
Thaïlande 1 2 650 000
Costa Rica 2 2 484 729
Brésil 3 2 478 178
Philippines 4 2 397 628
Indonésie 5 1 780 889
Inde 6 1 456 000
Nigéria 7 1 420 000
Chine, continentale 8 1 000 000
Mexique 9 759 976
Colombie 10 551 133
Viet Nam 11 540 000
Kenya 12 465 938
République dominicaine 13 447 432
Venezuela (République bolivarienne du) 14 425 000
Pérou 15 415 000
Chine, Taiwan Province de 16 392 211
Bénin 17 375 636
Malaisie 18 334 400
Angola 19 280 906
Guatemala 20 240 000
Source: FAOSTAT (2014)
Les premières exportations d’ananas frais par le Bénin se sont déroulées en Novembre 1974, campagne au cours de laquelle, 350 tonnes d’ananas ont été exportées par la société dahoméenne des fruits et légumes (SODAF). Mais cette société n’a pas pu se faire une place sur le marché d’exportation des fruits frais, du fait de difficultés techniques et de gestion financière. Selon Arouna et Afommassè (2005), le Bénin fournit seulement 0,24% de l’ananas exporté sur le marché européen. Le secteur post-récolte est confronté à une diversité de contraintes baissant du coup, les performances à l’exportation de cette denrée. En effet, les exportations d’ananas ne sont pas programmées dans des calendriers rigoureux (Sodjinou et
10
al., 2011). Selon les statistiques de l’ADEX (2010), la production et l’exportation ont augmenté entre 2000 et 2007. Les exportations formelles de l’ananas se font essentiellement vers l’Europe par avion, tandis que la commercialisation du produit dans la sous-région, particulièrement au Nigéria, au Niger et au Burkina Faso, se fait par voie informelle (ABePEC, 2010).
Les zones de production d’ananas sont localisées dans la zone Sud. Il s’agit des départements de l’Atlantique, de l’Ouémé, du Plateau, du Mono et du Couffo. Le département de l’Atlantique reste incontestablement le premier producteur. Dans ce département, sept communes administratives (Abomey-Calavi, Allada, Kpomassè, Ouidah, Toffo, Tori et Zê) sur neuf, s’adonnent à la production d’ananas. Deux variétés sont les plus cultivées au Bénin.
Il s’agit des variétés « Cayenne lisse » et « Abacaxi (encore appelée Pain de sucre) ».
1.2.6. Principales contraintes liées à la production de l’ananas
La culture de l’ananas est sujette à plusieurs contraintes telles que les maladies (physiologiques, cryptogamiques, virales et bactériennes), les nématodes, les mauvaises herbes et autres ravageurs (cochenilles,).
Maladies physiologiques (carences) :
Carence en azote (Croissance ralentie, feuilles jaunes et chétives, fruit petit et très coloré, absence de bulbilles) ;
Carence en potassium (feuilles jaunes, courtes et chétives, pant chétif, fruit petit et sans parfum avec apparition de points décolorés sur les feuilles) ; Carence en magnésium (Base des feuilles bleuâtres sur la face externe) ; Carence en calcium (Feuilles très petites, courtes, étroites, cassantes) ; Carence en soufre (Feuillage jaune pâle à doré ; fruit assez petit) ; Carence en zinc (Peu fréquente, sauf sol à pH élevé, chaulé en excès) ; Carence en manganèse (Feuilles marbrées) ;
Carence en cuivre (Feuilles vert clair, étroites avec bord ondulés) ;
Carence en bore (Décoloration jaune et orangé ; fruit à couronnes multiples) ; Carence en fer (Chlorose ; feuilles molles, larges et jaunes ; fruit rouge avec couronne chlorotique).
11
Maladies cryptogamiques (Randrianarison, 2004) :
Pourriture du cœur, due à des champignons qui provoquent la pourriture de la rosette, des feuilles, du rejet, des racines surtout dans les sols mal-drainés ; Pourriture noire, due à des champignons qui provoquent la pourriture des rejets, de la tige, des feuilles et des fruits.
Maladies bactériennes :
Brunissement sec des yeux, dû à des bactéries qui pénètrent dans le fruit au moment de la floraison ou après ;
Pourriture du fruit sur pied, due à une bactérie qui provoque la fermentation du fruit ;
Maladie virale (maladie du Wilt) due à un virus ou une toxine secrétée par les cochenilles ;
Ravageurs :
Cochenilles qui sucent les feuilles à leurs aisselles entraînant le brunissement et le dessèchement des feuilles ; la tige peut cesser de croitre, ils sont aussi vecteurs de la maladie du Wilt ;
Nématodes, provoquent la déformation des racines, le développement est ralenti, le feuillage prend une couleur rougeâtre et se dessèche.
1.2.Généralités sur la maladie du Wilt
1.2.1. Acteurs intervenant dans la dissémination de la maladie Cochenille farineuse
Dysmicoccus brevipes, de l’ordre des homoptères et originaire de l’Amérique centrale, est une des cochenilles les plus largement répandues dans la zone tropicale et dans plusieurs pays tempérés, spécialement ceux où l’ananas est cultivé. Elle vit en colonies à l’aisselle des feuilles et sur les bractées des fruits (Lavabre, 1992). Elle vit en moyenne 90 jours (Py et al., 1984). La cochenille mesure, à l’état adulte, environ 3 mm de long et 2 mm de large. A ce stade, elle est recouverte et protégée par une couche cireuse blanche d’où son nom de cochenille farineuse (PIP, 2011). Cependant, la durée du cycle de vie de D. brevipes est variable. Au Bénin, la durée moyenne du cycle de développement de la cochenille farineuse d’ananas D. brevipes, est de 45,52 jours et les naissances sont proportionnelles à la masse de l’insecte (Atindéhou, 2006).
12 2mm
Photo 1: Colonie de cochenilles Dysmicoccus brevipes à la base d’un fruit Source : GBPP, 2011
Les fourmis
De l’ordre des Hyménoptères et de la famille des Formicidae, les fourmis sont pour la plupart des aptères. Les fourmis les plus souvent associées aux cochenilles d’ananas partout dans le monde sont les espèces appartenant au genre Pheidole et Solenopsis (Jahn et al., 2003). L’espèce la plus répandue en culture d’ananas est Pheidole megacephala (Fabricius) (Py et al., 1984). On retrouve ces fourmis en association avec les cochenilles sur les plants d’ananas infestés. Rai et Sinha, (1980) ont montré que les fourmis favorisent les déplacement des cochenilles sur un même pied d’ananas et d’un pied à l’autre en fonction de l’intérêt que présente la plante pour l’alimentation des cochenilles.
1.2.2. Causes
L’agent principal de la maladie serait un virus, le Pineapple Mealybug Wilt-associated Virus (PMWaV) de la famille des Closteroviridae, transmis par la cochenille farineuse Dysmicoccus brevipes. Ce virus connu sous le nom de Pineapple Mealybug Wilt-associated Virus se rencontre aussi bien sur les plantes malades du Wilt que celles saines. Cependant, les plantes malades ont un taux d’infection viral de PMWaV plus élevé que les plantes saines d’une même variété, provenant du même champ d’ananas (Carter, 1934). Le virus contamine
13
l’ensemble des vaisseaux conducteurs de sève élaborée de la plante y compris ceux des rejets (SPV, 2011). Pineapple Mealybug Wilt-associated Virus est un complexe viral avec au moins deux différents closterovirus, PMWaV-1 et PMWaV-2, qui existent dans toutes les régions où l’ananas est produit dans le monde (Jahn et al., 2003).
Il ressort qu’une plantation peut être contaminée directement par la cochenille ou par l’introduction des plants infectés. La cochenille à l’état adulte est peu mobile et vit généralement fixé sur les plants. Son transfert d’une plante à une autre se fait essentiellement grâce à des fourmis. Celles-ci sont très friandes du miellat des cochenilles et elles entretiennent et déplacent des colonies de cochenilles (PIP, 2011). La cochenille farineuse se loge généralement à l’aisselle des feuilles, à la base des rejets, sur les racines aériennes et à la base des fruits où elles secrètent leur toxine. Le rôle du virus est de conditionner le substrat nutritionnel sur lequel les cochenilles synthétisent leur sécrétion toxique inductrice de la maladie du Wilt.
1.2.3. Symptômes
Dès 1933, Carter a défini quatre stades de développement de la maladie sur des plants adultes, appartenant au cultivar « Cayenne Lisse », lors d’une comparaison avec le flétrissement dû à la sécheresse. Ces différents stades peuvent se résumer comme suit :
1er stade
Apparition d’une couleur rouge bronzée sur les feuilles du troisième ou quatrième rang (à partir du cœur), les marges des feuilles tendent à s’incurver vers la face inférieure mais leurs extrémités restent érigées.
2e stade
La couleur des feuilles tendent vers le rose-vif et le jaune. Elles perdent leur turgescence, leurs extrémités prennent une teinte brunâtre avec apparition de tâches plus ou moins nécrotiques. Occasionnellement, les extrémités tendent à s’incurver vers le sol (Photo 2).
14 3e stade
Les feuilles des rangs 4 et 5 s’incurvent vers l’extérieur, leurs zones marginales prennent une teinte jaune tandis que les parties médianes deviennent roses vif avec une tendance des extrémités à s’enrouler (Photo 3).
4e stade
Les feuilles les plus jeunes sont dressées mais manquent de turgescence. Les extrémités des majorités des autres feuilles sont enroulées plus ou moins flétries et de couleur tendant vers le beige. Celles qui sont restées vertes, sont ternes avec des taches éparses jaunâtres.
Mais avant que n’apparaissent ces symptômes, il y a altération du système racinaire difficilement décelable à l’arrachage des plants. Cependant, il ne faut pas oublier que certains de ces symptômes peuvent également correspondre à des carences ou à un autre problème phytosanitaire. Par exemple, une forte infestation du sol par des nématodes phytophages entraîne une coloration jaune rosé à rouge des feuilles et un dessèchement de leur extrémité ou un déficit hydrique qui peut aussi entraîner le jaunissement et la fanaison des feuilles. Mais dans ce cas, les symptômes sont visibles sur l’ensemble des plants du champ (SPV, 2011).
2 mm
Photo 2: Plant d’ananas attaqué par le Wilt dans le Champ de Dégboto
15 2 mm
Photo 3: Plants d’ananas malades (Flétrissement et distorsion des feuilles) dans le champ de Gédjannanhan
Sources: Akpovi, 2014
1.2.4. Méthodes de lutte
Une plantation peut être contaminée directement par ce ravageur ou par l’introduction des plants infectés. Sa seule présence, quel que soit son stade de développement, peut entraîner l’apparition de la maladie du Wilt. La cochenille farineuse n’est pas mobile et se déplace grâce à des fourmis de cinq espèces différentes dont : Pheidole megacephala et la fourmi pharaon. Ces fourmis transportent les larves de cochenilles (PIP, 2011). Elles se nourrissent du miellat produit par ces dernières et les protègent de leurs ennemis naturels tels que les petites guêpes et les coccinelles. Leur présence est très importante pour la survie des cochenilles farineuses. Par conséquent l’élimination des fourmis entraine généralement la destruction des cochenilles.
16
Tableau 2: Méthodes de lutte en fonction du stade de développement de la plante
Méthodes de lutte
Stades de développement de la culture
Avant la plantation Matériel végétal Stades végétatifs (de la plantation à la floraison) Fructification (de la floraison à la fin de la récolte) Production de rejets Après la récolte
Méthodes de réduction des populations de cochenilles farineuses
La mise en place de barrières physiques telles que les barrières anti-fourmis tout autour de la plantation est partiellement efficace pour empêcher la pénétration des fourmis et donc la réduction des colonies de cochenilles
x x x
Effeuiller la base des rejets. x
Lors de la mise en terre, sélectionner des plants sains et éventuellement, les traiter à l'eau chaude. Les traitements thermiques réduisent les risques d'infestation par la cochenille farineuse
x
Arracher les mauvaises herbes qui poussent à l’intérieur et aux abords de la plantation, étant donné que certaines d’entre elles sont des plantes hôtes et que toutes
contribuent au maintien des populations de fourmis de par la source alimentaire alternative qu’elles constituent pour ces dernières
x x x
Mettre en place un système approprié de rotation des cultures d’ananas avec des plantes qui n’attirent pas les cochenilles farineuses et les fourmis. Tous les résidus de récolte doivent être enlevés et brûlés car ils peuvent, de même que les racines des mauvaises herbes, abriter des colonies des cochenilles farineuses, qui infesteront les nouvelles cultures.
x
17 Tableau 2 : Suite et fin
Les cochenilles farineuses présentes à la base des fruits peuvent être éliminées par
un léger brossage.
x
Il est essentiel d’utiliser des plants sains obtenus par trempage des rejets et d’empêcher
la propagation de la maladie du Wilt aux plants adjacents par l’application de traitements
ciblés destinés à éliminer les cochenilles et les fourmis qui les transportent.
x x x x
Méthodes de réduction de l’inoculum responsable de la maladie du Wilt
Déraciner et évacuer de la plantation (brûler ou enterrer) les plants infestés et les plants adjacents. Ces derniers peuvent ne pas développer les symptômes mais constituent des vecteurs potentiels de la maladie.
x x x
Sélectionner avec soin les rejets. Ne jamais utiliser des
rejets provenant d’une plante infestée. x x
Labourer les parcelles atteintes par la maladie du Wilt x Source : GBPP, 2011
18 II. Matériel et méthodes
2.1. Matériel
Dans l’accomplissement de nos tâches, plusieurs outils ont été utilisés tels que :
Une fiche d’enquête pour noter les différents paramètres (Superficie du champ, variétés cultivées, cultures associés, sévérité, coordonnées géographiques etc…) et observations faites lors de l’évaluation des champs ;
Un GPS pour référencier les positions géographiques de chaque champ ;
Un appareil photo numérique de marque NIKON, 8 mégapixels pour la prise des images ;
Un moyen de déplacement pour parcourir les différents champs de villages en villages.
2.2. Méthodes
2.2.1. Evaluation des champs
Pour couvrir toute la commune d’Allada, tous les arrondissements ont été parcourus. Dans chaque arrondissement, trois champs ont été évalués sur la base de la fiche d’évaluation (Voir annexe). Les champs évalués ont une superficie d’au moins 400 m2 chacun et la distance séparant un champ de l’autre est d’au moins 3 km. Les champs ont été évalués suivant la méthode Zigzag (figure 3). Dans chaque champ, deux côtés opposés et une diagonale sont parcourus. L’évaluation sur les deux côtés opposés se fait à trois mètres de la lisière de chaque champ pour éviter les erreurs de bordures.
Figure 1: Schématisation de la méthode d’évaluation des champs
3 m 3 m
19
Distribution de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada
Pour l’évaluation de la distribution de la maladie du Wilt dans les différents arrondissements de la commune d’Allada, les coordonnées géographiques (longitude, latitude, altitude) de chaque champ sont relevées à l’aide d’un GPS et le nom de localité où se trouve le champ est noté.
Evaluation de l’incidence de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada Dans chaque champ, 20 plants sont sélectionnés de façon aléatoire suivant le trajet ci- dessus indiqué (Figure 3) pour l’évaluation de l’incidence en effectuant le nombre de plants infectés sur le total. Elle est encore appelée taux de couverture de la maladie du Wilt. Elle a été calculée à partir de la formule suivante (Aka et al., 2009) :
I=Pt / N
Avec I= Incidence, Pt= Nombre de plants portant la maladie du Wilt et N= Nombre total de plants.
Détermination de la sévérité de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada Pour l’évaluation de la sévérité de la maladie du Wilt, chacun des 20 plants est évalué par une échelle de l’expression des symptômes notée comme suit :
0 = pas de symptôme ;
1 = jaunissement ou rougissement des feuilles, poudre blanche ; 2 = flétrissement, distorsion des feuilles, nanisme ;
3 = nanisme, pourriture.
La sévérité de la maladie du Wilt par champ a été déterminée à l’aide de l’équation suivante :
= ( )
Avec S= Sévérité de la maladie dans le champ ; Xi= Sévérité i de la maladie sur le plant ; N= Nombre total de plants observés.
20 Photo 4: Evaluation du champ de Togoudo Source: Prospection 2014
2.2.2. Traitement et Analyse statistique des données
Le tableur Excel 2010 a été utilisé pour la saisie des données collectées, le calcul de l’incidence, de l’indice de sévérité de la maladie dans chaque arrondissement et à la réalisation des histogrammes. Un test statistique a été ensuite réalisé pour vérifier la significativité de ces paramètres entre les différents arrondissements. Le logiciel tableur « R » a été utilisé pour l’analyse des variances.
21 III. Résultats et discussion
3.1. Résultats
3.1.1. Distribution de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada
De cette prospection, il ressort que l’ananas est bien produit dans la commune et la maladie y est présente. La prospection a couvert les 12 arrondissements de la commune et la maladie du Wilt a été identifiée dans huit arrondissements à savoir : Allada, Attogon, Ahouanonzoun, Ayou, Avakpa, Togoudo, Lissè-Gazoun et Sékou. Lors de la prospection il a été remarqué la non-production d’ananas dans quatre arrondissements tels que: Agbanou, Hinvi, Lon-Agonmey et Tokpa. (Figure 3)
Figure 2: Carte présentant la distribution de la maladie du Wilt dans la Commune d'Allada
22
3.1.2. Incidence de la maladie du Wilt dans la commune d’Allada
La figure 4 montre l’incidence de la maladie du Wilt dans les arrondissements de la commune d’Allada. L’analyse de variance révèle que l’incidence de la maladie du Wilt dans les champs d’ananas ne varie pas significativement d’un arrondissement à un autre dans toute la commune d’Allada (p = 0,142). Néanmoins, l’incidence la plus forte est de 81,7% et est obtenue dans l’arrondissement d’Allada. Cette incidence décroit ensuite de 77,3% à 45%
respectivement dans les arrondissements d’Ahouanonzoun, d’Attogon, Sékou, Lissè-Gazoun, Avakpa et Togoudo. En outre l’incidence la moins élevée est obtenue dans l’arrondissement d’Ayou avec 28,3%. Ce qui traduit que la maladie du Wilt est présente et plus visible dans certains arrondissements par rapport à d’autres.
Figure 3: Incidence de la maladie du Wilt dans les différents arrondissements de la commune d’Allada
a
a
a
a
a
a a
a
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Incidence en %
Arrondissements
23
3.1.3. Sévérité de la maladie du Wilt de l’ananas dans les champs d’ananas et dans les arrondissements de la commune d’Allada
La plupart des plants ayant la maladie du Wilt présente des feuilles jaunes ou roses vives, trapues et dures. Ce qui donne un aspect tendre à la feuille. On remarque également des plants nains qui pourrissent progressivement. Il a été constaté la présence de plusieurs colonies de cochenilles dans les champs évalués surtout à l’étape de fructification.
2 mm
Photo 5: Colonie de cochenilles à la base d’un fruit d’ananas dans le champ de Togoudo Source: Koubodé, 2014
Les symptômes observés sur l’ensemble des huit arrondissements producteurs d’ananas de la commune d’Allada sont rangés sur une échelle de sévérité des symptômes allant de 0 à 3 selon le degré de sévérité. De 0 à 3, la sévérité des symptômes croît en fonction de l’échelle. L’indice de sévérité par champ, le plus élevé a été enregistré dans le champ de Togoudo situé dans l’arrondissement d’Allada avec une valeur de 2,4, suivi du champ de Gédjannanhan avec une sévérité de 2,2. L’indice de sévérité le moins élevé a été enregistré dans le champ d’Ayou-Liho situé dans l’arrondissement d’Ayou, précédés par les champs de Tanmin-Do et de Lanmandji tous deux situé dans le même arrondissement avec respectivement 0,4 et 0,5.
L’analyse de la figure 5 révèle que les arrondissements d’Allada et Ahouanonzoun enregistrent les moyennes de sévérité les plus élevés, 1,5 et de 1,2 respectivement tandis que
24
les arrondissements de Togoudo et Ayou enregistrent les moyennes de sévérité les moins élevés, 0,5 et 0,3 respectivement. Ceci traduit que la maladie du Wilt est plus perceptible dans les champs des arrondissements d’Allada, Ahouanonzoun que dans les autres arrondissements et moins perceptible dans les champs des arrondissements de Togoudo, Ayou que dans les champs des autres arrondissements. De façon globale il ressort que l’indice de sévérité moyenne dans la commune d’Allada est de 0,8.
L’analyse des variances porté sur la sévérité de la maladie du Wilt dans les champs d’ananas de la commune d’Allada nous révèle que la sévérité de la maladie ne varie pas significativement d’un champ à un autre (p = 0,122).
Figure 4: Sévérité de la maladie du Wilt dans les arrondissements de la commune d’Allada
a
a
a
a
a
a a
a
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
Echelle de sévérité
Arrondissements
25 3.2. Discussion
L’ananas est une culture de rente qui occupe une place importante parmi les fruits tropicaux de contre saison les plus répandus sur le marché mondial (Montcho, 1992). Sa production durable dépend d’un meilleur contrôle des maladies qui l’attaquent parmi lesquelles on peut citer la maladie du Wilt dont les dégâts occasionnent des pertes économiques, soient 10 à 30% du rendement (Kobenan et al., 2005). Les producteurs rencontrés se plaignent de la maladie du Wilt et sont à la quête de solutions durables. Selon l’étymologie de la maladie, elle est causée par certains virus transmises par deux espèces de cochenilles que sont Dysmicoccus brevipes et Dysmicoccus neobrevipes (Sipes et al., 2002).
Les résultats obtenus au cours de cette étude ont révélé que la maladie du Wilt est bien distribuée dans les différents arrondissements producteurs d’ananas de la commune constitués de : Allada, Ayou, Togoudo, Ahouanonzoun, Avakpa, Lissè-Gazoun, Attogon et Sékou mais absente dans les arrondissements d’Agbanou, Tokpa, Hinvi et Long-Agonmey en raison de la non-production d’ananas dans ces arrondissements. La présence de la maladie du Wilt dans tous les arrondissements prospectés peut s’expliquer par la période de la grande saison des pluies qui régnait lors de notre étude, qui pourrait favoriser le développement de la maladie.
Le taux d’incidence le plus élevée dans les champs est de 100%. Les taux d’incidence par arrondissement sont compris entre 81,7% et 28,3%. Ceci corrobore avec l’affirmation de Sether et al., (2001) qui a confirmé que le Wilt est la maladie de l’ananas la plus répandue et dévastatrice dans le monde au même titre que Gary et al., (2003) qui ont aussi affirmé que la maladie du Wilt de l’ananas est la cause majeure de perte économique de l’ananas. La variation non significative de l’incidence d’un arrondissement à un autre. Ce qui peut être justifié par la distribution des champs et la considération d’une commune dans laquelle les champs ne sont pas trop distants les uns des autres.
La sévérité de la maladie du Wilt dans les arrondissements de la commune d’Allada est comprise entre 0,3 et 1,5. L’indice de sévérité par champ, le plus élevé (2,4) a été noté dans l’arrondissement d’Allada tandis que l’indice de sévérité par champ, le plus faible est noté dans l’arrondissement d’Ayou (0,2), ce qui traduit que les dégâts de la maladie du Wilt sur les plants d’ananas sont plus perceptibles dans les champs de l’arrondissement d’Allada que ceux des autres arrondissements et moins perceptibles dans les champs de l’arrondissement d’Ayou. Ce qui peut s’expliquer par différents facteurs qui peuvent varier d’un champ à un autre tels que les variétés cultivées, l’emplacement du champ, l’origine du
26
matériel végétal ayant servi à la plantation, l’usage de fertilisant ou d’engrais, l’association d’autres cultures.
27 CONCLUSION ET SUGGESTIONS
De cette étude préliminaire menée dans les différents arrondissements producteurs d’ananas de la commune d'Allada, il ressort que la maladie du Wilt est effectivement présente sur les plants d’ananas et cause des pertes de rendement, notre première hypothèse affirmant que la maladie du Wilt est bien distribuée dans la commune d’Allada est donc confirmée.
L’incidence et la sévérité de la maladie du Wilt ne variant pas significativement dans les différents champs prospectés ni dans les arrondissements, nous sommes emmenés à constater que notre deuxième et troisième hypothèses sont fausses.
Cette étude constitue une base significative pour le développement d’une bonne stratégie de lutte contre la maladie du Wilt de l’ananas. Cette étude faisant partie des toutes premières réalisées au Bénin, il serait souhaitable de continuer les recherches afin de disposer d’une base de données qui informe sur la distribution et l’incidence de la maladie du Wilt dans les différentes zones de production d’ananas au Bénin afin d’élaborer ou adopter des méthodes fiables de prévention ou de lutte. C’est dans ce cadre que nous suggérons :
Evaluer l’incidence économique de la maladie du Wilt de l’ananas dans les diverses zones de production de l’ananas au Bénin ;
Une étude sur l’interaction entre vecteurs de la maladie et leurs rôles ; Elaborer des méthodes de lutte efficace.
28 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ABePEC (Association Béninoise pour la Promotion du Commerce Extérieur) (2010). Analyse de l’offre et de la demande de l’ananas. 85p.
ADEX (2010). Analyse de la compétitivité des filières exportatrices au Bénin. Rapport final. ADEX, Cotonou.
Aka R., Kouassi N., Agnéroh T., Amancho N., & Sangaré A., (2009).
Distribution et incidence de la mosaïque du concombre (CMV) dans les bananeraies industrielles au Sud-est de la Côte-d’Ivoire. Science et nature Vol. 6 N°2 : p171-183
Amen (2012). Etude du prix planché pour la filière ananas au Bénin, Rapport provisoire, Cotonou-BENIN, 44p.
Anassidé A. & Aïvodji J., (2009). Elaboration des règles de soutien et de stabilisation des prix pour la filière ananas. ONS/PASREA. 62p.
Arouna A. & Afomassè D., (2005). Analyse de la compétitivité de la filière ananas au Bénin. Rapport définitif. INRAB/PAPA. 27p.
Atindéhou M. R., (2006). Contribution à la détermination du cycle biologique de Dysmicoccus brevipes (Kell) Homoptera : Pseudococcidae, insecte ravageur d’ananas (Ananas comosus (L.) Merr) au Sud-Bénin. Mémoire d’ingénieur des travaux en Aménagement et Protection de l’Environnement/EPAC/UAC. Bénin. 38p.
Bartholomew D.P., Paull R. E. & Rohrbach K. G., (2003). The pineapple: botany, production and uses. CABI Publishing
, Wallingford, UK, pp. 1-301.
Bon P. V., (2011). Système d'information géographique (SIG) et évaluation biophysique des terres pour la culture d'ananas (Ananas comosus) dans les plantations du Haut Penja (PHP). Mémoire d’Ingénieur Agronome. Université de Dschang/
Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA)/Cameroun. 68p.
Borroto E. G., Cintra J., Gonzalez C. & Oramas P., (1998). First report of closterovirus-like particle associated with pineapple plants (Ananas comosus c.v.
Smooth Cayenne) affected with pineapple mealybug wilt in Cuba. Plant Dis. 82: 263.
Carter W., (1934). Mealybug wilt and green spot in Jamaica and Central America.
Phytopathology 24: p424–426.
Charrier A., Jacquot M., Hamon S. & Nicholas D., (1997). L’amélioration des plantes tropicales. CIRAD & ORSTOM. 632p.
29
FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) (2006). Situation actuelle et perspectives à moyen terme pour les fruits tropicaux.
FAO, Rome, 13p.
Fassinou H. V. N., Lommen W. J. M., Van Der Vorst J. G. A. J., Agbossou E. K.
& Struik P. C., (2012). Analysis of Pineapple Production Systems in Benin.
Gary G. C., Jahn W., Beardsley J. & González-Hernández H., (2003). Department of Entomology, University of Hawaii, Review of the Association of Ants with Mealybug Wilt Disease of Pineapple, 19p.
Hu J. S., Sether D. M., Liu X. P., Wang M., Zee F., and Ullman D. (1997). Use of a tissue blotting immunoassay to examine the distribution of pineapple closterovirus in Hawaii. Plant Dis. 81: p1150-1154.
Jahn W., Beardsley J. & González-Hernandez H., (2003). Reviews of the association of ants with mealybug wilt diseases of pineapple. Proc. Hawaiian Entomology. p181-185.
Joy P. P. & Sindhu G.; (2012). Diseases of pineapple (Ananas comosus): Pathogen, symptoms, infections; spread and management, 14p.
Kobenan K., Assienan A. B., Yao N. T., Gnonhouri G. P. & Kouassi K. S., (2005).
Bien cultiver l’ananas en Côte d’Ivoire. Centre national de recherche agronomique.
Lavabre E. M., (1992). Ravageurs des cultures tropicales Ed. Maison neuve et Larose et A.C.C.T. Paris. p68.
MAEP (Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche) (2006).
Contribution à la promotion des filières porteuses au Bénin, MAEP, Cotonou, Benin.
MAEP (Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche) (2010). Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA). Version finale, 112p.
Maerere A. P., (1996). Etude de la ramification de deux cultivars d'Ananas (Ananas comosus (L.) MERR.) ;"Cayenne lisse" et "Queen victoria", en relation avec leur développement sous diverses conditions climatiques de l'île de la Réunion. Thèse pour l’obtention du doctorat. Université Henri Poincaré, Nancy 1. 79 p.
Montcho K. M., (2012). Analyse des contraintes au développement de la culture de l’ananas dans la commune de Tori-Bossito (Sud-Bénin). Mémoire de maîtrise ès Science de Gestion. Faculté des sciences et économie de gestion (FASEG). 117p.
PDC (Plan de développement communal) (2010). Plan de développement communal de la commune d’Allada.
30
PIP (2011). Itinéraire Technique: Ananas Cayenne (Ananas Comosus) Cole ACP/PIP.
63p.
Py C., Lacoeuilhe. J. J. & Teisson C., (1984). L’ananas : sa culture, ses produits.
Edition G. P. Maisonneuve et Larose. Paris. 459p.
Randrianarison A., (2004). Contribution à la valorisation de l’ananas d’Arivonimamo : Cas du vin et des liqueurs d’ananas. Mémoire d’ingénieur agronome. Ecole supérieure des sciences agronomiques/Département Industries Agricoles et Alimentaires/ Université d’Antananarivo. 157p.
Sether D. M. & Hu J. S., (2001). The impact of Pineapple mealybug wilt-associated virus-1 and reduced irrigation on pineapple yield. Australs. Plant Pathol. 30: 31–36.
Sether D. M., Borth W., Melzer M. J. & Hu J., (2010). Spatial and Temporal Incidences of Pineapple mealybug wilt-associated viruses in Pineapple Planting Blocks University of Hawaii at Manoa, Plant and Environmental Protection Sciences, Honolulu 96822, Plant Disease/Vol. 94 No. 2.
Sipes B. S., Sether D. M., and Hu, J. S. (2002). Interactions between Rotylulenchus reniformis and Pineapple mealybug wilt associated virus-1 in pineapple. Plant
Disease. p86:933-938.
Sodjinou E., Adeglola P. Y. & Bankolé A., (2011). Analyse de la performance des chaines de valeurs de l’ananas au Bénin. Programme analyse de la politique agricole PAPA. 71p.
Sohinto D., (2008). Analyse de la rentabilité économique des chaînes de valeur ajoutée de l’ananas au Bénin. Rapport de consultation. 76p.
SPV (Service de Protection des Végétaux) (2011). Fiche phytosanitaire : La maladie du dépérissement Pineapple Mealybug Wilt associated Closterovirus (PMWaV). 2p.
TIDJANI-SERPOS A., (2001). Contribution de la production d’ananas à l’amélioration des conditions de vie des producteurs : cas des producteurs des communes d’Abomey-Calavi et d’Allada dans le département de l’Atlantique Sud Bénin. Thèse d’Ingénieur Agronome FSA, UNB.
vii ANNEXE
Annexe 1: Fiche d'évaluation des champs
Numéro Taille du champ
Date Âge
Nom du
quartier/Village Variété d'ananas
Arrondissement Cultures associés
Agro-écologie Entretenu ou non
Latitude Rendement
Longitude
Chercheur
Altitude
Sommaire
du champ Pourcentage d'infection Sévérité moyenne
Plant Symptômes Sévérité Variété
Nombre d'insectes
Cochenille Autres
Cavité florale, nœud
Feuille, tige
Fruit et
racine C B I
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Autres observations:
Symptômes: 0=pas de symptômes; 1=jaunissement des feuilles; poudre blanche;
2=flétrissement, distorsion des feuilles, nanisme; 3=nanisme, pourriture; Observations:
Donner toute autre information du champ;
Autres: C=Champignon, B=bactérie, V=virus, Pour B (1=tache angulaire, 2= tache angulaire, exsudat sur tige, brulure
viii
Annexe 2: Coordonnées géographiques des différents champs prospectés Arrondissements Village ou
Quartier
Coordonnées géographiques
Longitude Latitude Altitude (m) Allada
Centre-Ville 07°37’28,6’’ 04°06'95,6’’ 72 Togoudo 07°38’35,1’’ 04°05'6,00’’ 108 Adjakomey 07°35’60,1’’ 04°04'43,9’’ 105 Togoudo
Zèbou 07°37'0,04’’ 04°07'60,7’’ 75
Djèminko 07°38'68,9’’ 04°07'85,0’’ 98
Togo 07°36'86,7’’ 04°08'41,9’’ 101
Ahouanonzoun
Avassèzoun 07°40'23,3’’ 04°09'71,8’’ 110 Hètin 07°42'43,6’’ 04°11'53,3’’ 112 Gédjannanhan 07°42'74,8’’ 04°08'55,4’’ 126 Attogon
Gbégamey 07°44'34,8’’ 04°08'14,8’’ 130 Dégboto 07°40'98,1’’ 04°08'11,1’’ 122 Dégboto 07°413’25’’ 04°07'96,9’’ 122 Ayou
Tanmin-Do 07°43'72,9’’ 04°03'0,78’’ 95 Lanmandji 07°43'0,93’’ 04°02'19,8’’ 101 Ayou-Liho 07°41'20,9’’ 04°05'68,3’’ 113
Avakpa
Adjohoun-Hèssah 07°36'66,3’’ 03°95'0,87’’ 67 Avakpa-Kpota 07°36'0,62’’ 03°93'85,0’’ 67 Avakpa-Centre 07°36'44,1’’ 03°93'28,9’’ 21
Lissè-Gazoun
Adjadji-
Zoungbomey 07°35'28,1’’ 03°94'50,6’’ 76 Adjadji-Cossoé 07°31'36,7’’ 03°95'59,1’’ 90 Houégoudo 07°32'49,2’’ 03°99'83,2’’ 100 Sékou
Migbèhouè 07°34'40,9’’ 04°12'58,7’’ 94 Adangban 07°33'96,8’’ 04°13'57,1’’ 94 Ahouangba 07°33'42,5’’ 04°16'10,6’’ 90
ix Annexe 3: Photo de plant d'ananas sain
2mm
Source: Koubodé, 2014
Annexe 4: Résultats de l'analyse de variance de l'incidence
Source DF Seq SS Adj SS Adj MS F P
Arrondissement 7 6200,0 6200,0 885,7 1,87 0,142
Erreur 16 7583,3 7583,3 474,0
Total 23 13783,3
x
Annexe 5: Résultats de l'analyse des variances de la sévérité de la maladie du Wilt dans les champs d'ananas
Source DF Seq SS Adj SS Adj MS F P
Arrondissement 7 3,3257 3,3257 0,4751 1,98 0,122
Erreur 16 3,8383 3,8383 0,2399
Total 23 7,1641