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PROTÉGEZ-VOUS, ON VOUS INFORME!

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Academic year: 2022

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EDITION N°: 156

Du mardi 09 février 2021

LE CRÉDIT AGRICOLE DU MAROC A À LA RENCONTRE DES PROFES- SIONNELS DES SECTEURS DES FRUITS ET LÉGUMES, LAIT, ARGAN ET FRUITS ROUGES :

UN AVERTISSEMENT À PRENDRE AU SÉRIEUX !

ENCOURAGER L’ENTREPRENARIAT AU SEIN DES JEUNES

LA HAUSSE DE LA DETTE DU MAROC INQUIÈTE LES AGENCES DE NOTATION INTERNATIONALES :

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/press.mhi

RÉUNION D’URGENCE DES MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ARABES

BOURITA PRÊCHE

L’UNITÉ ARABE

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L’

intervention, lundi 8 fé- vrier 2021, du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, à la réu- nion d’urgence des ministres des Affaires étrangères arabes avait, de prime abord, une valeur générale. Mais impossible, en même temps, de ne pas lire entre les lignes les messages distillés à l’Algérie et à son entreprise de démembrement par laquelle elle cible depuis le milieu des années 1970 le Maroc pour l’ampu- ter de son versant méridional saharien.

Car c’est à la voisine de l’Est que s’adres- sait, à l’évidence, son propos avertis- sant des “risques internes et externes qui visent à diviser les pays arabes”. Et, aussi, l’appel à “la mobilisation et la détermination” lancé à ses homologues arabes. Ce qui n’a, sans doute, pas été sans laisser nombre de ces derniers in- sensibles, à commencer par le Libyen Mohamed Taha Siala, qui voit, depuis 2011, son pays au bord de l’implosion.

La Libye avait d’ailleurs été longuement abordée la veille, au sommet de l’Union

cembre 2020, après un gel diplomatique de plus de vingt ans-, ce n’était pas for- cément sur le dos des Palestiniens ni envers eux. Au contraire, a-t-il souligné, la position du Royaume est toujours demeurée “ferme et claire”, en faisant notamment référence à l’appel qu’avait eu, le 10 décembre, le roi Mohammed VI avec le président palestinien Mahmoud Abbas et au cours duquel le Souverain avait, de façon éloquente, “souligné que le Maroc place toujours la question palestinienne au même rang de la ques- tion du Sahara marocain et que l’action du Royaume pour consacrer sa maroca- nité ne se fera jamais, ni aujourd’hui ni dans l’avenir, au détriment de la lutte du peuple palestinien pour ses droits lé- gitimes”.

“En ce qui concerne la question [pales- tinienne] en général, le moyen le plus efficace est le travail diplomatique et politique en parallèle avec les négocia- tions israélo-palestiniennes,” a estimé, au cours de son allocution, M. Bourita l africaine, par M. Bourita, lequel s’était

notamment félicité de l’élection, le 5 février, de Abdelhamid Dbeïba au poste de Premier ministre intérimaire. Alger fait, au passage, elle-même face à des desseins séparatistes en Kabylie, avec par exemple la montée en puissance du Mouvement pour l’autodétermina- tion de la Kabylie (MAK) dont le leader historique, Ferhat Mehenni, vient d’être reçu le 19 janvier par le sénateur fran- çais Richard Yung, non sans susciter la controverse. Mais pas de quoi, hélas, lui faire reprendre raison et saisir que la sé- paration du Sahara marocain n’est dans l’intérêt de personne, et encore moins dans ses propres intérêts.

Gel diplomatique

La réunion des chefs des diplomaties arabes a, par ailleurs, également été l’occasion d’aborder la question palesti- nienne, et pour M. Bourita, en particu- lier, de mettre les points sur les i et rap- peler que si le Maroc et Israël avaient effectivement repris langue -le 22 dé-

BOURITA PRÊCHE L’UNITÉ ARABE

RÉUNION D’URGENCE DES MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ARABES

Face à ses homologues arabes, ce 8 février, le chef de la diplomatie a averti des “risques internes et externes qui visent à diviser les pays arabes”. Un message visant sans doute, du moins en partie, Alger.

BOURITA S’ÉTAIT NOTAMMENT FÉLICITÉ

DE L’ÉLECTION, LE 5 FÉVRIER, DE ABDELHAMID

DBEÏBA AU POSTE DE PREMIER MINISTRE

INTÉRIMAIRE DE LA LIBYE.

W. EL BOUZDAINI

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L

e groupe OCP ne cesse de soutenir l’agriculture soli- daire dans les régions ru- rales. Sa dernière initiative pour les populations agricoles a été la réalisation de la première unité de fromagerie de chèvre à la commune rurale Oulad Hassoune Al Hamri, qui relève de la province Rhamna.

Ce projet a été inauguré, lundi 8 février 2021, par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhan- nouch, en présence du gouverneur de la province de Rhamna, Aziz Boui- gnane, et des représentants du groupe OCP. Fruit d’un partenariat entre OCP, l’INDH et le ministère de l’Agricultu- re, cette unité vise la création de 10 emplois permanents. Elle constitue, sans aucun doute, un véritable projet d’appui à la chaine de valeur agricole solidaire, et reflète la stratégie du pro- gramme «Act4Community», un des leviers forts de l’engagement sociétal du groupe OCP en matière d’appui à la création des emplois permanents en

Le programme «Act4Community», à l’instar des autres partenaires du pro- jet, a contribué au développement de l’amont agricole.

Ainsi, ce programme a pu accompa- gner la coopérative Biladi, porteuse du projet, à travers le développement de la mise en culture fourragère, la forma- tion et l’acquisition des semoirs de se- mis direct, la mise en place d’une unité de valorisation de l’orge hydroponique pour le développement du fourrage dédié au cheptel caprin et la mise en place des centres de collectes de lait dans trois communes de la province.

Le programme a aussi accompagné la coopérative en vue de se doter des équipements et matériels de transport pour la collecte du lait et la distribution du produit fini. Et l’OCP de conclure que

«le projet est bel et bien parti pour être un véritable succès dans le sens où les différentes contraintes qui entravent habituellement les projets d’agricultu- re solidaire sont levées, et ce grâce à la coopération soutenue des différentes

UN PROJET SOLIDAIRE EN FAVEUR DES POPULATIONS RURALES

LE GROUPE OCP RÉALISE UNE FROMAGERIE DE CHÈVRE DANS LA PROVINCE DE RHAMNA

FAKE NEWS SUR LA CRISE SANITAIRE ET LA VACCINATION : FACEBOOK PROMET DE VERROUILLER LES MAUVAISES LANGUES

L

e réseau social le plus populaire dans le monde, Facebook, vient d’annoncer une nouvelle poli- tique de durcissement du contrôle des informations publiées par les membres du réseau. Dénoncé pour abriter tout le temps des fausses informations et autres fake news ainsi que de comptes fictifs, qui participent à instaurer un climat dé- létère et malsain autour de la campagne de vaccination lancée dans tous les pays, le réseau créé par Mark Zuckerberg a annoncé, lundi 8 février 2021, redoubler d’efforts en faveur de la vaccination contre le coronavirus, avec toujours plus d’informations sur les campagnes natio- nales et des mesures renforcées contre les fausses rumeurs répandues par les groupes anti-vaccins.

Le géant américain des réseaux sociaux veut en faire plus pour retirer les fausses affirmations sur Facebook et Instagram sur le Covid-19, sur les vaccins contre le Covid-19 et les vaccins en général pendant la pandémie. Facebook a donc étendu sa liste des idées fausses qui ne seront pas tolérées, et sont déjà inter- dites dans les publicités.

Elle comprend notamment les messages affirmant que le Covid-19 a été fabriqué par des humains, que les vaccins ne sont pas efficaces, qu’il est moins dangereux d’attraper la maladie que de se faire vacciner ou encore que les vaccins sont toxiques ou causent l’autisme.

Les personnes qui partagent ce genre de désinformation pourront être bannies, a prévenu le groupe californien.

Les plateformes dominantes collaborent depuis des mois avec les grandes orga- nisations de santé pour mettre en avant les informations qui ont autorité sur la crise sanitaire, notamment à travers son centre d’informations sur le Covid-19.

Plus de 2 milliards de personnes de 189 pays ont été connectées à des infor- mations fiables, fait savoir le groupe Facebook l

A. AMOURAG Aziz

Akhannouch visitant la fromagerie.

(4)

L

e Crédit Agricole du Maroc poursuit ses échanges avec les fédérations interprofes- sionnelles du secteur agricole pour la mise en œuvre de la nouvelle stratégie Génération green 2020-2030.

Le Crédit Agricole du Maroc (CAM) vient d’organiser les 2 et 3 février 2021, pas moins de quatre réunions dans le but d’accompagner les professionnels des secteurs de fruits et légumes, du lait, de l’Argane et des fruits rouges. C’est, ainsi, que des échanges ont eu lieu avec la Fédération Interprofessionnelle des Fruits et Légumes (FIFEL), la Fédé- ration Interprofessionnelle de l’Argane (FIFARGANE), la Fédération Interpro- fessionnelle du lait et la Fédération Interprofessionnelle des Fruits Rouges

leur importance pour l’écosystème agri- cole marocain, leurs spécificités, leurs contraintes et, surtout, faire le point sur leurs attentes vis-à-vis de la Banque et leurs besoins en termes d’accompa- gnement notamment financier», ex- plique la même source.

Ecosystème agricole

Les différentes parties se sont accor- dées sur la nécessité d’encourager l’en- treprenariat et l’installation des jeunes dans ces secteurs à travers un encadre- ment rapproché et des financements dédiés insistant sur le rôle prépondé- rant que les interprofessions sont appe- lées à jouer dans ce cadre. «Le Crédit Agricole du Maroc a réaffirmé sa vo-

lonté d’accompagner ces filières et de renforcer son appui à travers tous les outils nécessaires, aus- si bien offres classiques que produits digitaux, afin de répondre effica- cement aux besoins de l’ensemble des acteurs», indique le groupe.

L’une des recommanda- tions phares retenue à l’issue de ces rencontres, la mise en place d’un cadre institutionnel impliquant l’en- semble des parties prenantes selon le secteur: MAPMDREF-INTERPROFES- SION-CAM-COMADER afin de déployer des mesures de soutien adaptées et un dispositif d’accompagnement des opé- rateurs adapté à la filiale l

(Interproberries), sous la présidence de Tariq Sijil- massi, président du Di- rectoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc, Mo- hammed Alamouri, pré- sident de la COMADER.

Ont également assisté à ces réunions, des repré- sentants du ministère de l’Agriculture, de la Pêche

Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et de l’ANDZOA pour la réunion avec la FIFARGANE, précise un communiqué du groupe.

«Les réunions ont regroupé chacune les professionnels de chaque chaîne de va- leur afin de discuter de la situation des filières concernées, mettre en exergue

ENCOURAGER L’ENTREPRENARIAT AU SEIN DES JEUNES

LE CRÉDIT AGRICOLE DU MAROC VA À LA RENCONTRE DES PROFESSIONNELS DES SECTEURS DES FRUITS ET LÉGUMES, LAIT, ARGANE ET FRUITS ROUGES

Le Crédit Agricole du Maroc réaffirme plus que jamais sa volonté d’accompagner ces filières

et de renforcer son appui à travers tous les outils nécessaires, aussi bien offres classiques que produits digitaux.

L’INSTALLATION DES JEUNES DANS

CES SECTEURS À TRAVERS UN ENCADREMENT

RAPPROCHÉ.

Seddik MOUAFFAK

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L

a Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) a organisé, le 4 février 2021, un forum digital sino-ma- rocain, intitulé China-Morocco Tourism Investment Webinar. Cet événement a été inauguré par le mot d’ouverture de Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport Aérien et de l’Economie sociale, qui a mis en avant l’alliance historique existante entre le Maroc et la Chine, qui s’est renforcée plus encore depuis la visite officielle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Chine en 2016, un tour- nant majeur dans les relations économiques et commerciales entre les deux pays. Ce webinar a connu la participation d’un grand nombre de hauts responsables chinois et marocains et a réuni des acteurs clés de l’industrie touristique et hôtelière chinoise tels que le China-Africa Development Fund (CAD), Fosun, le Beijing Yong Jie Investment Fund ainsi que d’autres grands noms de l’investissement touristique chinois.

Etalé sur une matinée sous forme de table ronde et de présen- tations autour de l’investissement touristique, ce forum digital a été marqué par l’intervention de Imad Barrakad, directeur général de la SMIT, qui a affirmé que le Maroc constitue une

plateforme d’investissement touristique par excellence pour les investisseurs chinois. L’accent a été ensuite mis sur les dif- férentes opportunités d’investissement touristique dans le Royaume, notamment au niveau des régions du Sud, présenta- tions qui ont connu un grand succès auprès de la cible présente à ce webinaire l

LES OPPORTUNITÉS D’INVESTISSEMENT DANS LES RÉGIONS DU SUD INTÉRESSENT LES CHINOIS

CHINA-MOROCCO TOURISM INVESTMENT WEBINAR

PROXIMITÉ :

CIH LANCE SON SERVICE BANCAIRE GRATUIT SUR WHATSAPP

D

ans le cadre de sa stratégie axée sur la proximité client et l’innovation digitale, CIH Bank lance son service bancaire

«CIH M3ak» sur WhatsApp. Ce service permettra à la clientèle de consulter de manière gratuite, rapide et sécurisée le solde du compte, la liste des GAB les plus proches en fonction des données GPS du client, le RIB, les dotations touristiques et e-commerce,

la situation des crédits, l’historique des opérations bancaires, les cours de change, le solde Jawaz et les factures à payer, précise le groupe bancaire dans un communiqué.

Pour bénéficier de l’ensemble de ces services proposés gratuitement, les clients envoient un simple message WhatsApp au n°0522 47 99 47 depuis leurs numéros GSM enregistrés chez la banque, fait savoir le groupe, soulignant qu’afin d’anticiper les besoins de sa clientèle, CIH Bank compte étoffer encore plus son service bancaire en y incluant de nouvelles fonctionnalités. A travers le lancement de CIH M3AK, CIH Bank souhaite renforcer son dispositif multicanal en faisant de WhatsApp un nouveau canal d’accès à ses services, ajoute la même source l

L’ETAT DOIT MONTRER L’EXEMPLE EN MATIÈRE D’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Une convention-cadre de partenariat a été signée, mardi 9 février 2021 à Rabat, entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), en vue de promouvoir l’efficacité énergétique.

Paraphée par le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saïd Amzazi, et le directeur général de l’AMEE, Saïd Mouline, la convention vise la mise en place de mesures d’économie d’énergie et d’actions de

sensibilisation et de formation sur l’économie verte et l’efficacité énergétique au sein du ministère.

L’accord s’inscrit dans le cadre de la déclinaison de la stratégie nationale de l’efficacité énergétique, ainsi que l’exécution du plan d’action transversal relatif à la mise en œuvre de l’exemplarité de l’État.

M. K.

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I

l paraît que le gouvernement n’est pas habitué à être ««lâché» à la fois par les trois principales agences de notation américaines et internationales. Pour cause? Le taux d’endettement public qui n’est plus vraiment sous contrôle, comme se plai- saient à le répéter le wali de Bank Al Maghrib et le ministre des Finances. Après s’être vu sa note baisser chez Standard&Poors et avoir per- du son investment grade chez Fitch, le Maroc reçoit un troisième coup dur de la troisième plus grande agence de notation internatio- nale, Moody’s. Celle-ci a changé, jeudi 4 février 2021, la perspective des notations émetteurs marocains de stable à négative. Moody’s sou- ligne son inquiétude quant à la forte hausse de la dette du pays. «Alors que l’impact sur la dette publique a jusqu’à présent été conforme à celui d’autres marchés émergents, la pro- gression à la hausse du fardeau de la dette poursuit une tendance constante depuis 2008.

Parallèlement à l’exposition du gouvernement aux passifs conditionnels des dettes des en- treprises publiques et une augmentation des garanties de crédit dans le cadre de la riposte à la pandémie, cela soulève des inquiétudes quant à la capacité du gouvernement à arrê-

plus ou moins favorables. Le Maroc a, en effet, levé, mardi 8 décembre 2020, trois milliards de dollars sur le marché financier international.

C’était la 2ème levée à l’international du pays en l’espace de moins de 3 mois. En septembre 2020, le Maroc a levé 1 milliard d’euros sur 5 ans et demi et 10 ans et il a mobilisé plusieurs financements multilatéraux et bilatéraux.

Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al Maghrib, lors d’une rencontre en ligne mardi 15 dé- cembre 2020, avait déclaré: «Dans toutes les lectures des organisations internationales, comme celle du FMI, qui a exposé les chiffres de l’endettement des pays avancés et des pays émergents ou en voie de développement, on apprend que certains pays ont atteint jusqu’à 100% en moyenne de la dette publique. Le FMI dit qu’il ne faut pas brimer la reprise en serrant les fonds budgétaires». Et c’est là où

il faut voir clairement le danger de l’endette- ment croissant.

Le satisfecit des organismes internationaux et particulièrement la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) est ma- quillé car en encourageant et en facilitant au gouvernement l’endettement, ils le poussent vers une dépendance sur le plan économique et financier. Le jour où l’endettement public dépassera 100% du PIB, le Maroc n’aura plus la capacité de négocier et ces institutions dic- teront alors leurs plans économiques d’austé- rité comme cela a été le cas en 1983 avec le PAS (Plan d’ajustement structurel) l

ter, et finalement à inverser, l’érosion de la solidité budgétaire».

La dégradation des perspectives de la note Maroc par Moody’s s’explique également par

«l’impact à moyen terme de la pandémie sur la solidité budgétaire du Maroc, en particulier à la lumière de la reprise économique mé- diocre attendue compte tenu de l’exposition concentrée de l’économie aux secteurs et aux partenaires commerciaux durement touchés par la pandémie».

Partenaires commerciaux

Mais là où le bât blesse. C’est qu’au Maroc, le ministre des Finances, Mohamed Ben- châboun, continue de soutenir que les mises en garde des agences de notation internatio- nales n’ont pas empêché le gouvernement d’emprunter à l’international à des conditions

UN AVERTISSEMENT À PRENDRE AU SÉRIEUX !

LA HAUSSE DE LA DETTE DU PAYS INQUIÈTE LES AGENCES DE NOTATION INTERNATIONALES

Au Maroc, l’on soutient que les mises en garde des agences de notation internationales n’ont pas empêché le gouvernement d’emprunter à l’international. Et c’est là où le bât blesse.

Une dépendance des institutions financières se prépare.

LA DÉGRADATION DES PERSPECTIVES DE LA NOTE MAROC PAR MOODY’S S’EXPLIQUE ÉGALEMENT PAR “L’IMPACT À MOYEN TERME DE LA PANDÉMIE SUR

LA SOLIDITÉ BUDGÉTAIRE DU MAROC.”

Marouane KABBAJ

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PROLONGATION DE L’INDEMNITÉ FORFAITAIRE, UNE MESURE SALUTAIRE MAIS INSUFFISANTE

TOURISME

L’indemnité forfaitaire octroyée aux employés du secteur touristique a été prolongée jusqu’à mars. Les professionnels s’attendaient à une prolongation d’au moins 6 mois. Ils ne disposent pas

de visibilité et le secteur essuie des pertes colossales depuis mars 2020.

Mohamed Amine HAFIDI

LA MISE EN OEUVRE DU CONTRAT-PROGRAMME S’EST AVÉRÉE UN VÉRITABLE

FIASCO.

L’

indemnité forfaitaire

mensuelle octroyée aux employés du secteur du tourisme sera prolongée jusqu’à mars, a annoncé la Caisse natio- nale de sécurité sociale (CNSS). «Cette prolongation intervient suite à la signa- ture d’une annexe d’amendement au pro- gramme contractuel, le 6 janvier dernier, pour le soutien et le décollage du secteur du tourisme. L’annexe d’amendement pré- voit également le droit de bénéficier des indemnités familiales et d’assurance mala- die obligatoire, conformément aux disposi- tions législatives en vigueur», a souligné la Caisse dans un communiqué.

Les employeurs concernés souhaitant que leurs salariés bénéficient de ce soutien fi- nancier, de 2.000 dirhams, pour les mois de janvier, février et mars, doivent procéder à la déclaration de leurs employés via le por- tail «covid19.cnss.ma» durant la période qui sera fixée par le décret qui devrait être publié au Bulletin officiel, a ajouté la CNSS.

Fermeture des frontières

Cette mesure concerne les établissements d’hébergement classés, les agences de voyages, les propriétaires de transports touristiques, les salariés et les stagiaires dans le cadre de contrats d’insertion tra- vaillant dans le secteur, en plus des guides touristiques inscrits à la sécurité sociale en vertu des lois N° 98.15 et 99.15 relatives à la couverture sanitaire et sociale des tra- vailleurs non-salariés.

Si cette décision devrait soutenir provi- soirement les employés de ce secteur gravement sinistré, elle ne changera pas la donne. Celle d’un secteur qui a pâtit

énormément depuis mars 2020, date de la fermeture des frontières marocaines.

Les professionnels s’attendaient à une pro- longation de cette indemnité, au moins jusqu’au mois de juin 2021, puisqu’ils ne disposent d’aucune visibilité.

Rappelons que cette mesure fait partie d’un contrat-programme censé soutenir le secteur. Toutefois, la mise en œuvre de ce contrat-programme s’est avérée un véri- table fiasco. Seule une convention sur les

10 prévues a été signée et opérationnalisée, en l’occurrence celle de l’indemnité forfai- taire.

«Une seule convention a été signée parmi les 10 prévues dans le contrat-programme, et concerne les indemnités de 2.000 di- rhams versées par la Caisse nationale de sé- curité sociale, outre les crédits dont on pour- rait bénéficier auprès des banques. Sur ce dernier point, seule la moitié des banques jouent le jeu. Le secteur est extrêmement sinistré, on a beau crier sur tous les toits notre souffrance. Mais, apparemment, le tourisme n’est pas la priorité du gouverne- ment et du comité de veille économique», nous avait déclaré Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hô- telière (FNIH) l

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LE PARTENARIAT MAROCO-AMÉRICAIN EN CHANTIER

LA CONSTRUCTION DE L’INSTITUT DE FORMATION DANS LES MÉTIERS DU TRANSPORT EST LANCÉE

L’Institut de formation dans les métiers du transport et de la logistique sera construit dans le cadre du programme

«Charaka». Un Fonds se veut une contribution à la promotion de l’in- sertion professionnelle des jeunes, à l’amélioration de la compétitivité des entreprises et à l’adoption de modes de gouvernance concertés.

Seddik MOUAFFAK

TOTALISANT UN INVESTISSEMENT DE PLUS D’UN MILLIARD DE DIRHAMS,

15 PROJETS SONT BÉNÉFI- CIAIRES DU SOUTIEN DU FONDS

CHARAKA.

L’

offre de formation pro- fessionnelle se renforce à Casablanca. En effet, les travaux ont été lancés, ven- dredi 5 février 2021, pour la construction de l’Institut de formation dans les métiers du transport et de la logistique (IFMTL) à Nouaceur. «La création de cet établisse- ment de formation professionnelle (EFP) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route relative au dévelop- pement de la formation professionnelle présentée en avril 2019 devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI», annonce un com- muniqué publié à l’issue de la cérémonie de lancement de ce projet. Avec un coût global de près de 82,7 millions de dirhams, dont un apport de 57,1 millions de dirhams du Fonds «Charaka», le projet de l’IFMTL de Nouaceur est porté par la Fédération du transport et de la logistique (FTL) relevant de la Confédération générale des entre- prises du Maroc (CGEM).

Formation qualifiante

Il fait l’objet d’un partenariat avec plusieurs départements ministériels ainsi qu’avec l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL). «Ce partenariat est concrétisé par la création d’une socié- té anonyme, en l’occurrence la Société de gestion des établissements de formation logistique (SGEFL), comme organe de gou- vernance de cet EFP dans le cadre d’un par- tenariat public-privé (PPP)», précise le com-

muniqué. Le nouvel institut devrait assurer annuellement 860 sièges pédagogiques, dont 320 sièges au titre de la formation professionnelle de base dans des filières qui concernent notamment la gestion des entrepôts, l’exploitation du transport et la logistique, la logistique industrielle et la gestion de la production. Quelque 540 sièges devront également être assurés dans le cadre de la formation qualifiante permettant de renforcer les compétences des stagiaires dans les métiers de mainte- nance des véhicules automobiles (option transport routier), d’opérateur logistique et de chauffeur/conducteur.

À rappeler que le Fonds Charaka est mis

en place par le programme de coopération

«Compact II», conclu entre le gouverne- ment du Royaume du Maroc et le gouverne- ment des États-Unis d’Amérique, représen- té par Millennium Challenge Corporation (MCC), qui alloue un budget de 450 millions de dollars à ce programme. Ce Fonds se veut une contribution à la promotion de l’inser- tion professionnelle des jeunes, à l’amélio- ration de la compétitivité des entreprises et à l’adoption de modes de gouvernance concertés avec les professionnels.

Totalisant un investissement d’environ 1,026 milliard de dirhams, 15 projets sont bénéfi- ciaires du soutien du Fonds «Charaka». Ils portent sur la création de 9 EFP et l’exten- sion, la réhabilitation et/ou la reconversion de 6 EFP existants. Ces projets couvrent les secteurs de l’agriculture & l’agro-industrie, du tourisme, de l’industrie, de l’artisanat, du BTP, du transport, de la logistique et de la santé. Ces EFP, qui assureront la formation de près de 12.670 stagiaires annuellement, sont localisés au niveau de six régions du Royaume, à savoir Casablanca-Settat, Fès- Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Béni Mellal-Khénifra, Drâa-Tafilalet et l’Orientall

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PAIEMENT ÉLECTRONIQUE : HPS RENFORCE SON POSITIONNEMENT EN AFRIQUE

HPS annonce l’acquisition de 100% du capital de la société ICPS basée à Ile-Maurice et spécialisée dans le traitement des transactions électroniques des institutions financières, banques, et opérateurs économiques. Jusqu’ici, le groupe marocain ne détenait que 20%

du capital de cette société, loin des 80% du groupe Mauritius Commercial Bank (MCB), créé en 2008. Ce changement de statut dans le tour de table de cette filiale de MCB lui permet de prendre une nouvelle dimension. D’après HPS,

«cette acquisition vient consolider son activité de processing en accélérant son développement, en enrichissant ses équipes par de nouveaux talents ayant une forte expertise dans le métier du processing, et en renforçant ses capacités d’infrastructure avec de nouveaux data centers à l’Ile Maurice». Cette entreprise mauricienne possède en effet plus de 30 clients dans 22 pays en Afrique et en Asie, réalise plus de 10 millions de transactions mensuelles. Elle gère plus de 6 millions de cartes et dispose de plus de 600 guichets automatiques bancaires dans l’archipel, révèle le groupe marocain, qui précise que «l’offre d’ICPS est basée sur la technologie PowerCARD de HPS. Elle sera ainsi intégrée de manière native dans l’offre globale de HPS Processing». Une nouvelle opération qui entre dans la stratégie de croissance de HPS, qui avait déjà acquis 100% des parts de la société IPCR en janvier 2021.

L

a Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) sou- haite accompagner les jeunes entrepreneurs marocains. Elle a signé, lundi 8 février 2021, une convention de partenariat avec l’Anapec, le Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca-Settat et la Caisse centrale de garantie. Objectif: accompagner quinze primo-entrepreneurs de la région pour leur permettre de développer des compétences entrepreneuriales, leur donner des informations sur les démarches fiscales, juridiques, etc., et leur faciliter l’accès aux réseaux.

D’après Jean-Pascal Darriet, président de la CFCIM, ces jeunes, qui font leurs pre- miers pas dans l’écosystème entrepreneurial, bénéficieront notamment de pro- grammes de tutorat et de networking, et pourront être d’être accompagnés par des experts, des mentors, et éventuellement des business angels. Abdelmonime El Madani, directeur général de l’Anapec, espère que cette initiative sera «un vrai modèle qui pourrait être reproduit à grande échelle, au niveau national»

Parallèlement, la Chambre française a paraphé une seconde convention avec l’Ecole supérieure des affaires de Casablanca (ASAC), l’Anapec, la Lydec, Ingelec, Clemessy et l’Ecole supérieure de l’électricité et de la mécanique (ENSEM) qui vise à développer des compétences dans l’industrie marocaine, et en particulier dans la filière électricité, pour faciliter l’employabilité des jeunes.

Concrètement, ces différents partenaires prévoient de mettre en place un dispo- sitif de formation à la carte, en alternance de courte durée. Une première promo- tion de vingt-cinq techniciens seront recrutés dans la phase pilote et effectueront des exercices pratiques dans des infrastructures de la Lydec, Ingelec et Clemessy Maroc l

LA CHAMBRE FRANÇAISE DE COMMERCE

ACCOMPAGNE LES ENTREPRENEURS ET INDUSTRIELS

E.S E.S

PARTENARIAT

(10)

L

es bourses d’études, ces pé- cules si chers à la communau- té estudiantine ont connu une importante hausse en 2021 en atteignant 2,39 milliards de dirhams, contre 1,6 milliard en 2017. C’est ce qu’a révélé, lundi 8 février, Driss Ouaouicha, ministre délégué chargé de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche scien- tifique, à la Chambre des représentants.

Le ministère a jugé nécessaire d’augmen- ter le budget alloué aux bourses après la suspension des services d’hébergement et de restauration pour les étudiants, afin de mettre à leur disposition une en- veloppe de 200 millions de dirhams qui leur permettra de gérer cette situation, précise-il. D’après le ministre, ce budget a permis d’atteindre 400.000 étudiants boursiers pour cette année académique

2020-2021, contre 329.000 en 2017, grâce à l’octroi de 155.000 bourses supplémen- taires aux nouveaux étudiants.

Critères d’octroi des bourses

L’ancien président de l’Université Al Akhawayn a révélé ces chiffres en réponse à une question orale des parlementaires sur «le refus d’octroi de bourses d’études à certains étudiants». Selon lui, l’attribu- tion des bourses du cycle de licence se base principalement sur le critère social,

«constitue un défi majeur pour le gou- vernement».

Cette augmentation du budget alloué aux bourses constitue une aubaine pour de nombreux étudiants marocains dure- ment éprouvés par cette crise sanitaire, notamment ceux qui viennent de locali- tés très éloignées. La fermeture des cités et restaurants universitaires amplifie ce calvaire et accentue cette précarité. Le groupe des députés socialistes au Par- lement avait interpellé à ce propos le ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, Saïd Amzazi, à travers une lettre publiée le 4 février, pour une réunion d’urgence de la com- mission de l’éducation, de la culture et de la communication sur la question l tandis que pour le cycle de master, le cri-

tère académique est également pris en compte. Par contre, pour le doctorat, le choix des bénéficiaires se base unique- ment sur le critère académique. Près de 30.000 étudiants ont obtenu des bourses dans ces deux deniers cycles.

«Malgré les efforts déployés, certaines demandes de bourses demeurent sans réponses au vu des moyens limités», affirme Driss Ouaouicha, non sans re- connaitre que cette problématique

PLUS DE 2 MILLIARDS DE DIRHAMS CONSACRÉS AUX BOURSES D’ÉTUDES

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Le budget consacré aux bourses d’études est passé de 1,6 milliard en 2017 à 2,3 milliards de dirhams actuellement. Une annonce faite par Driss Ouaouicha, ministre délégué chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à la Chambre des représentants.

“MALGRÉ LES EFFORTS DÉPLOYÉS, CERTAINES DEMANDES DE BOURSES DEMEURENT SANS RÉPONSES AU VU DES MOYENS

LIMITÉS”, AFFIRME DRISS OUAOUICHA.

Elimane SEMBENE

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