DITS DE MATIUEU
- Qu'il fasse effort! C'est-à-dire qu'il s'entraîne à des besvgnes qui ne lui plaisent pas. La vie est, hélas ! hérissée de telles obligations. J'aime bien vous entendre parler d'expression libre, de travail vivant dans une enthou- siasmante atmosphère coopérative ... Mais le destin des tra- iJGiUeurs n'est pas un chant de f éte !
Qui parle ainsi ?
Des instituteur-S qui, leur classe finie, sont épuisés d'avoir, pendant de longues heures, assuré, avec une àéses- pérante cxmscien.ce, le travail forcé auquel iL'i sont astreints.
Rentrés chez eux, ils font un dernier effort pour impour à leur Hls :
«
Fais tes devoirs ! » Mais, pour ce qui les concerne, ne leur demandez plus rien. lls sont à bout!Des parents qui, au retour de l'usine ou du bureau, chaussent leurs pantoufles, vont faire leur partie ou écou- tent la radio. Mais l'enfant qui a subi la même journée qu'eux, et pas plus reposante, a droit encore aux heures suwlémentaires.
Les adultes sont rebelles pour leur propre compte à cet effort hors nature qui use les versonnalités et qui n'est pour eux qu'un article d'exportati<?" wur individus non émancipés, un principe d'une noblesse et d'une rigueur iarouchement scolastique qui n'a plus cours hors de l'Ecole et qu'il nous faut donc reconsidérer.
L'EDUCATEUR - N° 4 - 1