• Aucun résultat trouvé

Chapitre 5 : Les relations entre l'Occident chrétien et l'Islam

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chapitre 5 : Les relations entre l'Occident chrétien et l'Islam"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

Chapitre 5 : Les relations entre l'Occident chrétien et l'Islam Plan

A. L’Europe et la Méditerranée du XIe au XVe siècle – Vision panoramique B. L’expansion chrétienne : les croisades

C. La Reconquista (Repères 87) D. l’Inquisition

E. Le grand schisme d’occident (1378-1417)

Objectifs

Savoirs : tu dois être capable de …

Savoir-faire : tu dois être capable de …

- … critiquer la fiabilité d’un témoignage.

- …

(2)
(3)

A. L’Europe et la Méditerranée du XIe au XVe siècle – Vision panoramique

Problématique : quels sont les principaux ensembles géopolitiques qui bordent la méditerranée du XI au XV ?

Rappel : L’occident chrétien, le monde musulman et l’empire byzantin.

Pour l’Islam : voir Manuel Dossier 86.

Pour Byzance : voir Manuel Dossiers 84 et 85.

B. L’expansion chrétienne : les croisades

 Dossiers 39 et 40

Voir le vidéo « Pourquoi les Croisades ? » (1 fév. 2017, 5 :50 ) Sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=FUjy3WDRfBA

Répondre aux questions suivantes :

- Que sont les croisades ? Quel en est le but ? - Qu’en est-il des pèlerinages au Xe siècle ?

- Pourquoi la guerre devient-elle acceptable pour le pape ? - Qu’est-ce que la Reconquista ?

- Quelle est la situation de l’empire Byzantin au XIe siècle ? Pourquoi l’empereur a-t-il besoin du soutien de l’occident ?

- Quels sont les arguments utilisés par le pape pour lancer son appel à la croisade à Clermont ? Etait-ce le reflet de la réalité ?

- L’appel à la croisade a-t-il eu du succès ? Pourquoi ?

A la recherche du salut :

Pour l’homme du Moyen Age, la religion est une préoccupation constante. Tout le monde croit qu’il existe une vie après la mort, au paradis pour les justes et en enfer pour les damnés.

Donc, lors de son bref passage sur terre, il faut assurer le salut de son âme, d’autant plus qu’il est pécheur (l’Eglise le lui rappelle souvent : il a une faute à racheter)

Pour obtenir le pardon de ses fautes, il doit poser des gestes et des actes religieux : se confesser, chasser le diable par le signe de la croix, faire des bonnes œuvres (la charité), entrer dans un ordre monastique, partir en pèlerinage aux tombeaux des saints (ou près de leurs reliques) à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, à Rome, mais si possible sur le tombeau du Christ à Jérusalem, en Palestine car cette expédition efface tous les péchés.

L’appel aux croisades :

Lire le Doc 39/2 et relever les arguments qui incitent le pape à appeler à la croisade. Analyser également le document du point de vue critique (fiabilité).

Le problème pour les chrétiens, c’est que la Palestine est conquise par les Turcs au XIème s.

lesquels se montrent beaucoup plus intolérants vis-à-vis des pèlerins que leurs prédécesseurs,

(4)

les Arabes. Les occidentaux craignent alors de ne plus pouvoir se rendre en Terre Sainte.

C’est ainsi que le pape Urbain II, au concile de Clermont, appelle les fidèles à prendre la croix et à partir délivrer Jérusalem.

La croisade est donc d’abord un phénomène religieux mais d’autres préoccupations ont joué un rôle important :

Objectifs politique d’une part, avec l’appel des empereurs byzantins menacés par la nouvelle poussée de l’Islam, le pape espère étendre son influence en volant au secours des Byzantins.

Motifs psychologiques d’autre part, tel le goût de l’aventure et de la guerre pour les chevaliers soumis aux nouvelles institutions de paix (Trêve de Dieu, etc.)

Préoccupation économique enfin. Les croisades permettent la conquête de terres et assurent également la sûreté des routes commerciales.

Les expéditions :

A l’aide de la carte 118 (Manuel p. 313 et de la ligne du temps (doc. 40/6), repérer les différentes croisades et les acteurs.

La première croisade (1096-1099)

- 150000 combattants dont seuls 15000 arriveront au but (fatigue, faim, épidémies, disputes entre chefs,…)

- 3 années de route (4000km)

- Menée par des grands comme Godefroid de Bouillon (doc 39/3) - Aboutit à la prise de Jérusalem (bain de sang)

- Les régions conquises sont placées sous la souveraineté de Godefroid de Bouillon et organisées sur le monde féodal.

Les croisés s’installent en Terre sainte, où ils fondent de petits états féodaux : les Etats latins.

Mais les Francs apportent avec eux en Orient les mœurs et les institutions féodales, ils ne parviendront jamais à s’unir face à leurs adversaires musulmans qui cherchent à éliminer les Francs de ces régions qu’ils considèrent comme leurs. La guerre se poursuit donc aux frontières. La défense de la Terre sainte est surtout assurée par des moines soldats : templiers, hospitaliers, etc. … qui édifient de puissantes forteresses. Cependant, les Etats latins résisteront pendant deux siècles aux assauts des musulmans.

La seconde croisade (1147-1148) à laquelle participèrent le roi de France Louis VII et l’empereur germanique échoua à Damas en Syrie.

En 1187, Jérusalem fut reconquise par le sultan Saladin

Une troisième croisade (1190-92) est alors organisée. Dirigée par le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, l’empereur germanique, Fréderic Barberousse et le roi de France, Philippe Auguste, elle n’aboutit à aucun résultat important, tout au plus l’autorisation de se rendre à Jérusalem.

(5)

Cinq autres croisades au XIIIe s., mais l’idéal qui avait guidé les premiers croisés disparait.

La quatrième croisade aboutit, en 1204, au pillage de Constantinople et à la fondation d’un éphémère Empire latin d’Orient. Finalement, le mouvement des croisades s’essouffle. Entre 1261 et 1291, les expéditions, malgré les efforts de saint Louis, le roi de France, sont vouées à l’échec.

Les conséquences des croisades :

- du point de vue politique : l’expansion européenne en Orient a échouée mais ces invasions successives ont affaibli, pour un moment, les Turcs (invasion retardée jusqu’au XVs.). en Occident, le départ massif de nobles a permis au roi de récupérer des fiefs devenus vacants. Le roi regagne ainsi son autorité tandis que la féodalité s’affaiblit.

- Au point de vue social : les nobles, moins nombreux et appauvris perdent de leur influence. Les habitants des villes et des villages en profitent pour exiger plus de libertés. Le développement du commerce permet l’apparition d’une nouvelle classe de marchands.

- Au point de vue économique : grâce à l’installation des Croisés en Orient, on assiste à un développement des relations commerciales. Les échanges deviennent très actifs en Méditerranée. Les ports italiens de Gènes et de Venise servent d’intermédiaires entre l’Orient et les villes du Nord, comme Bruges.

Le genre de vie des orientaux influence les occidentaux. Ainsi, des besoins nouveaux apparaissent : les épices, les bijoux, les étoffes précieuses.

L’agriculture européenne s’enrichit de cultures nouvelles (sarrasin ou blé noir, melon, échalote, abricot,…) et de nouvelles techniques d’irrigation. L’usage du moulin à vent se propage également en Europe.

- Au point de vue culturel : la civilisation des Arabes et des pays qu’ils dominent se révèle aux occidentaux qui développent un certain intérêt pour leur pensée et leur science. Leurs œuvres sont traduites et diffusées en Europe. (doc 40/5)

A. La Reconquista (Repères 87)

Au début du VIII s. la plus grande partie de la péninsule ibérique passe sous la domination musulmane. De 711 à 1031, l’avance musulmane est écrasante : les chrétiens luttent pour leur survie dans les zones montagneuses du nord. De 1031 à 1266, ils profitent des divisions musulmanes pour récupérer la plus grande partie de la péninsule ibérique et y restaurer leur pouvoir.

Références

Documents relatifs

Michel BOEGLIN (Université Montpellier III), Ignasi FERNÁNDEZ TERRICABRAS (Universitat Autònoma de Barcelona), David KAHN (Centre universitaire Jean-François Champollion,

- Séance 1 (10h30-12h30) : Le musulman vu par les chrétiens européens au moyen-âge : partenaire économique, rival militaire, hérétique dangereux, avec John Tolan,

E n me retournant sur la file déjà longue de mes livres, j’ai vu que sur le thème des rapports entre islam et Occident j’en avais écrit sept, et j’ai souri de constater

Amaia Arizaleta (Université Toulouse - Jean Jaurès), David Bramoullé (Université Toulouse - Jean Jaurès), Laurent Callegarin (EHEHI, Casa de Velázquez), Laurence

Javier DOMINGO (Pontificia Università della Santa Croce, Rome) Tawfiq IBRAHIM (Chercheur indépendant). Marta LACOMBA (Université Bordeaux Montaigne) Flocel SABATÉ (Universitat

Organización: École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Deutsches Archäologisches Institut-Madrid, Universidad Autónoma de Madrid, Aix-Marseille

Mise à part la situation socioéconomique convalescente de l’Espagne et du Portugal suite à l’une des pires crises de leur histoire contemporaine, cette

• L’état de la démocratie portugaise durant l’intervention de la Troïka (2011-2015) et la nouvelle alliance de gauche (2015-2017). • Gouverner à gauche : un modèle