LOGEMENT. Très peu de résidences secondaires en Alsace. Les résidences anciennes plus souvent à l'ouest

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L O G E M E N T

Très peu de résidences secondaires en Alsace

Parc des logements en 1999

Alsace France

nombre part (%) part (%)

Résidences principales 678 837 90,5 83,0

maisons individuelles 331 325 44,2 46,4

immeubles collectifs 347 512 46,3 36,6

Résidences secondaires 16 869 2,2 9,2

Logements occasionnels 5 880 0,8 0,9

Logements vacants 48 608 6,5 6,9

Ensemble 750 194 100,0 100,0

Source : Insee, recensement de la population de 1999

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

50 et plus 40 à 50 30 à 40

Alsace : 33,9 % France : 34,9 % Part des résidences principales construites avant 1949(en %)

ALLEMAGNE

SUISSE

Les résidences anciennes plus souvent à l'ouest

moins de 30

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

18 et plus 14 à 18 10 à 14

Alsace : 12,5 % France : 10,3 %

Part des résidences principales construites après 1990 (en %)

ALLEMAGNE

SUISSE

Les logements récents autour des centres urbains

moins de 10 Le parc alsacien comprend plus de 750 000 logements en 1999, soit un accroissement de 13 % depuis

1990. Les logements construits depuis 1990 se concentrent dans la périphérie des centres urbains français (Strasbourg, Colmar, Mulhouse) et étrangers (Bâle, Karlsruhe et Fribourg).

La part de logements sans confort (sans bain ni douche) est en diminution, car les nouveaux logements disposent normalement d’un équipement sanitaire complet.

Plus de la moitié des ménages sont propriétaires de leur logement. Cette proportion est plus faible parmi les moins de 40 ans, et diminue encore entre 1990 et 1999. À l’inverse, la proportion de propriétaires augmente nettement chez les personnes de plus de 60 ans.

De toutes les régions métropolitaines, l’Alsace détient la plus faible part de résidences secondaires (2,2 %), après l’Île-de-France (1,7 %). Les résidences secondaires se concentrent dans l’ouest de la région, plus rural et plus montagneux.

Entre 1990 et 1999, la part de logements vacants a fortement augmenté en Alsace, mais reste inférieure à la moyenne nationale. Ces logements se concentrent surtout à Strasbourg et Mulhouse, où leur proportion augmente. Ils peuvent être des logements récents encore inoccupés, des logements vides entre deux locataires ou propriétaires, ou encore des logements ne trouvant pas d’occupant.

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L O G E M E N T

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Source : Insee, recensements de la population

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

2,0 et plus 0,5 à 2,0 -0,5 à 0,5

Alsace : 1,3 point France : 1,0 point Évolution de la part des logements vacants (en points)

ALLEMAGNE

SUISSE

Une proportion en nette augmentation

-0,2 à -0,5 moins de -2,0

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

9 et plus 7 à 9 5 à 7

Alsace : 6,4 % France : 6,9 % Part des logements vacants(en %)

ALLEMAGNE

SUISSE

Les logements vacants surtout à Strasbourg et Mulhouse

moins de 5

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

4 et plus 3 à 4 2 à 3

Alsace : 1,8 % France : 2,3 % Partdes logements sans confort (en %) ALLEMAGNE

SUISSE

Peu de logements sans confort

moins de 2

Davantage de propriétaires, plus souvent âgés

Âge de la personne de référence du ménage

Part des ménages propriétaires (%)

Alsace France

1990 1999 1999

15 à 29 ans 15,1 11,0 10,5

30 à 39 ans 47,8 42,6 39,8

40 à 49 ans 61,6 62,1 58,5

50 à 59 ans 67,9 67,4 66,7

60 à 74 ans 66,4 71,0 72,8

75 ans et plus 52,6 59,5 64,8

Ensemble 53,0 54,6 54,7

Source : Insee, recensements de la population

Évolution de la part des logements vacants de 1962 à 1999

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000

Alsace

Île-de-France Province

Années

%

Source :Insee, recensements de la population

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P O P U L A T I O N A C T I V E

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

78 et plus 75 à 78 72 à 75

Alsace : 74,1 % France : 74,4 % Taux d'activité des femmes de 20 à 59 ans(en %)

ALLEMAGNE

SUISSE moins de 72

Les femmes bien plus souvent actives de Strasbourg à Colmar Les actifs alsaciens en 1999

Source :Insee, recensements de la population

Nombre de personnes 0

0 2 500

2 500 5 000

5 000 7 500

7 500 10 000

10 000 12 500

12 500 15

20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70

Profil des actifs alsaciens en 1982 Femmes

Hommes

Âge

Entre 1968 et 1999, la population active a pris un essor considérable, augmentant presque deux fois plus vite que la population totale (+ 44 % contre + 23 %).

Alors qu’elles étaient jusque-là moins présentes sur le marché du travail, les Alsaciennes ont au- jourd’hui un taux d’activité proche du niveau na- tional (74,1 % contre 74,4 %, entre 20 et 59 ans).

L’investissement plus important des femmes pour préparer des diplômes de plus en plus élevés contribue à cette évolution. La volonté croissante des femmes pour développer une activité profes- sionnelle se traduit par leur maintien durable dans la vie active. Ainsi, après une maternité, el- les sont aujourd’hui moins nombreuses à quitter leur emploi pour élever leurs enfants. Elles sont aussi plus fréquemment amenées à revenir sur le marché du travail pour subvenir aux besoins de leur famille, en cas de séparation du couple ou de chômage du conjoint.

En conséquence, la durée de la vie active des femmes se rapproche de plus en plus de celle des hommes, alors qu’auparavant elle était concentrée sur une courte durée : en 1968 en- core, les femmes étaient surtout actives entre 20 et 30 ans.

L’autre grande évolution de la population active est son vieillissement. Les personnes de 45 à 55 ans, qui correspondent aux générations du dé- but du baby-boom, représentent ainsi un actif sur quatre en 1999, contre un sur six en 1990.

Ce vieillissement s’explique en partie par l’entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail : les moins de 25 ans ne représentent plus que 10 % des actifs, contre 15 % en 1990. En re- vanche, les personnes de plus de 60 ans sont moins présentes sur le marché du travail : entre 60 et 64 ans, moins de 15 % des personnes sont actives. Le maintien prolongé des femmes sur le marché du travail renforce encore le vieillisse- ment général de la population active.

De 1968 à 1999, le chômage a très fortement progressé. En Alsace, la montée du chômage a été atténuée par le constant développement du travail frontalier.

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P O P U L A T I O N A C T I V E

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Les femmes à la tête d’une famille monoparentale sont les plus actives

Situation familiale Taux d’activité

Femme seule 77,9

Femme dans un couple sans enfant 76,3

Femme dans un couple avec enfant(s) 73,8

dont : avec 1 ou 2 enfants 78,9

avec 3 enfants ou plus 53,1

Femme chef d’une famille monoparentale 82,9

dont : avec 1 ou 2 enfants 86,3

avec 3 enfants ou plus 62,7

Autres cas (enfant d’une famille…) 63,5

Ensemble 74,1

Champ : femmes de 20 à 59 ans Source : Insee, recensement

de la population de 1999

Taux d'activité des femmes par âge de 1962 à 1999

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 1962

1968

1975 1982

1990 1999

France 1999

%

Âge Source :Insee, recensements de la population

Activité des femmes de 15 à 30 ans de 1968 à 1999

1968

1982 1999

France 1999

Source :Insee, recensements de la population

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

%

Âge

Activité des hommes de 15 à 30 ans de 1968 à 1999

1968

1982 1999 France 1999

Source :Insee, recensements de la population

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

%

Âge

La population active : +44 % en 30 ans

1968 1975* 1982 1990 1999

Actifs occupés 561 008 596 310 642 472 686 415 750 115

Militaires du contingent 6 060 7 555 7 272 7 671 2 042

Chômeurs** 5 708 14 335 46 204 54 904 70 896

Ensemble de la population active 572 776 618 200 695 948 748 990 823 053

*par convention, les personnes de 15 et 16 ans n’étaient pas classées comme actives en 1975.

Source : Insee, recensements de la population

**personnes se déclarant chômeurs lors du recensement

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D É P L A C E M E N T S

Source : Insee, recensement de la population de 1975

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

65 et plus 50 à 65 30 à 50

Alsace : 53,5 % France : 55,4 % Part des actifs travaillant dans leur commune de résidence en 1975 (en %)

ALLEMAGNE

SUISSE

Des actifs encore peu mobiles en 1975

moins de 30

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

65 et plus 50 à 65 30 à 50

Alsace : 34,3 % France : 39,1 % Part des actifs travaillant dans leur commune de résidence en 1999 (en %)

ALLEMAGNE

SUISSE

Mobilité de règle, en 1999, à l'exception des villes

moins de 30 Les déplacements domicile-travail ne cessent de se multiplier. Aujourd’hui, près des

deux tiers des actifs alsaciens occupent un emploi hors de leur commune de rési- dence, au lieu d’un tiers en 1962.

Les emplois restent en effet concentrés dans les pôles urbains, alors que les actifs s’installent à la périphérie des villes, et de plus en plus loin d’elles ; les grands pôles ur- bains étendent donc leur zone d’attraction. Le développement de l’activité féminine, et donc du nombre de ménages bi-actifs, contribue aussi à augmenter le nombre de dé- placements hors de la commune de résidence.

Les actifs se déplacent de plus en plus pour travailler

étranger autre région de France

autre zone d'emploi de la région autre commune de la zone d'emploi commune de résidence

Note de lecture : en 1975, 53,5 % des actifs travaillent dans leur commune de résidence, et 32,1 % travaillent dans une autre commune de leur zone d'emploi.

0 20 40 60 80 100

1962

Source :Insee, recensements de la population

Lieu de travail des actifs résidant en Alsace

1980 1985 1990 1995 1970 1975

1965 1999

32,1 %

53,5 %

Par surcroît, les déplacements sont de plus en plus longs : plus d’un actif sur quatre travaille hors de sa zone d’emploi de résidence, contre moins d’un sur dix en 1962. Les échanges avec les autres régions restent en revanche limités.

Le travail frontalier contribue aussi à la mobilité. En 1999, on dénombre plus de 70 000 travailleurs fronta- liers en Alsace, soit 9 % des actifs occupés. Cette pro- portion atteint 15 % parmi les ouvriers, et seulement 5 % chez les cadres. Les trois quarts des Allemands et Suisses installés en Alsace sont frontaliers ; ils repré- sentent 10 % de l’ensemble des frontaliers de la région.

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D É P L A C E M E N T S

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Flux domicile-travail

© IGN - Insee 2002

Source : Insee, recensement de la population de 1999

ALLEMAGNE

SUISSE

Saint-Louis

Haguenau

Strasbourg

Sélestat

Colmar

Les déplacements des frontaliers ne sont pas pris en compte dans l'élaboration de cette carte.

Mulhouse Saverne

Niederbronn-les-Bains

Wissembourg

500 et plus 200 - 500 100 - 200 50 - 100 limite de

bassin de déplacement domicile-travail commune centre d'un pôle urbain

Plutôt que de visualiser les déplacements domicile-travail, cette carte représente leur direction générale ou dominante en reliant chaque commune au centre de gravité des lieux de travail de ses habitants. Cela met en évidence une éventuelle polarisation des migrations.

Déplacements domicile-travail ( en nombre de personnes ) Sarreguemines

St-Avold

Obernai

Cernay

Montbéliard Belfort

Guebwiller Saint-Dié

Sarrebourg

Molsheim

La Bresse

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30

S C O L A R I S A T I O N - D I P L Ô M E S

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Le taux de scolarisation le plus faible de France, pour les enfants de 3 ans

60 et plus 45 à 60 30 à 45

France : 41,4 % Taux de scolarisation à 3 ans(en %)

moins de 30

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg

30 et plus 25 à 30 15 à 25

Alsace : 17,4 % France : 41,4 % Taux de scolarisation à 3 ans (en %)

ALLEMAGNE

SUISSE

Une scolarisation à 3 ans moins fréquente dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin

moins de 15

L’Alsace présente le taux de scolarisation des enfants à 3 ans le plus faible de France avec 17 %, contre 41 % pour l’ensemble de la métropole ; la région arrive derrière la Corse (23 %) et l’Île-de-France (28 %). À l’inverse, en Bretagne, les trois quarts des enfants de 3 ans sont scolarisés. Avec 12 %, le département du Haut-Rhin présente le taux de scolarisation à 3 ans le plus bas après la Haute-Savoie.

En Alsace, le taux de scolarisation à 3 ans dépend essentiellement de l’offre disponible localement. Ainsi de fortes disparités sont observées entre les cantons à l’intérieur de la région : le taux de scolarisation est supérieur à 30 % dans 3 cantons, alors qu’il est inférieur à 10 % dans 17 autres. En effet, la scolarisation en section de maternelle est facultative. L’inscription des enfants peut être acceptée à partir de 2 ans par les établissements scolaires, mais les places sont attribuées en priorité aux enfants âgés de 3 à 5 ans.

Les effectifs scolarisés à la date du recensement (mars 1999) correspondent aux effectifs scolarisés à la rentrée scolaire de sep- tembre 1998 ; en revanche, l’âge utilisé est celui atteint au cours de l’année 1999.

Les enfants de 3 ans sont donc scolarisés, au sens du recensement, s’ils ont été scolarisés dès l’année de leurs 2 ans (1998).

Les jeunes terminent leurs études plus tôt en Alsace que dans le reste de la France : à 20 ans, moins des deux tiers des Alsaciens sont scolarisés (y compris en apprentissage), contre les trois quarts dans l’ensemble du pays. Néanmoins, les taux de scolarisation ont fortement augmenté depuis quelques décennies et les jeunes alsaciens sont aussi de plus en plus diplômés. Ainsi, en 1962, près de 47 % des hommes et 59 % des femmes de 20 à 59 ans sortis du système éducatif n’avaient aucun diplôme.

En 1999, seuls 16 % des personnes de 20 à 59 ans sorties du système scolaire n’ont aucun diplôme, et l’écart entre les hommes et les femmes s’est considérablement réduit.

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S C O L A R I S A T I O N - D I P L Ô M E S

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Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Strasbourg ALLEMAGNE

SUISSE

Peu de "sans diplôme"

en périphérie des villes

20 et plus 17 à 20 14 à 17 Alsace : 15,8 % France : 15,6 % Champ : personnes de 20 à 59 ans sorties du système éducatif Part des personnes sans diplôme (en %)

moins de 14

Source : Insee, recensement de la population de 1999

© IGN - Insee 2002

Mulhouse Colmar

Champ : personnes de 20 à 59 ans sorties du système éducatif Strasbourg

ALLEMAGNE

SUISSE

Les diplômés habitent les villes et leur proche périphérie

Part des personnes ayant un diplôme supérieur au BAC (en %)

25 et plus 20 à 25 15 à 20 Alsace : 20,9 % France : 22,3 % moins de 15

Répartition selon le diplôme FEMMES

HOMMES

Source :Insee, recensements de la population

Note de lecture Champ

: en 1975, 37,2 % des femmes et 32,4 % des hommes n'avaient pas de diplôme ; 18,4 % des femmes et 31,8 % des hommes avaient un CAP ou un BEP.

: personnes de 20 à 59 ans sorties du système éducatif

BAC + BAC CAP/BEP BEPC CEP sans diplôme

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100

1962 1965 1970 1975 1980 1985

6,2 % 7,9 % 18,4 % 4,1 % 26,2 %

37,2 %

1990 1995 1999

%

1962 1965 1970 1975

7,4 % 10,6 %

31,8 % 3,1 % 14,7 %

32,4 %

1980 1985 1990 1995 1999

%

L’évolution est également sensible pour les diplômes de niveau supérieur au BAC. En 1962, 3 % des hommes et 1 % des femmes étaient diplômés du supérieur ; cette proportion a fortement augmenté pour devenir, en 1999, plus importante chez les femmes (21,5 %) que chez les hommes (20,5 %).

Strasbourg et Colmar comptent à la fois une forte proportion de personnes sans diplôme et de personnes diplômées du supérieur. Dans les périphéries de ces deux villes, ainsi qu’au sud de Mulhouse, on trouve une forte proportion de diplômés du supérieur et une faible proportion de personnes sans diplôme.

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