Elevages de brebis. Thônes et Marthod : Analyse technico-économique de 3 cas concrets

Texte intégral

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Elevages de b

Analyse technico

de 3 cas concrets

brebis Thônes et Marthod technico-économique

de 3 cas concrets

Thônes et Marthod :

économique

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1

Sommaire

Introduction P2

Clés de lecture : structure des cas concrets P3

Cas-concret 1 :

Elevage de Haute-Montagne sans alpage, en transformation fromagère, production de

lait toute l’année P5

• Présentation du système P5

• Conduite du troupeau P6

• Alimentation P7

• Moyens de production et travail P8

• Valorisation des produits P9

• Synthèse des résultats technico-économiques P9

• Coût de production de l’atelier Thônes et Marthod P10

• Synthèse P10

Cas-concret 2 :

Petite structure de Haute-Montagne avec alpage en transformation fromagère,

production de lait hiver P11

• Présentation du système P11

• Conduite du troupeau P12

• Alimentation P13

• Moyens de production et travail P14

• Valorisation des produits P15

• Synthèse des résultats technico-économiques P15

• Coût de production de l’atelier Thônes et Marthod P16

• Synthèse P16

Cas-concret 3 :

GAEC en Haute-Montagne avec alpage, en transformation fromagère, production de

lait d’été, en Agriculture Biologique P17

• Présentation du système P17

• Conduite du troupeau P18

• Alimentation P19

• Moyens de production et travail P20

• Valorisation des produits P21

• Synthèse des résultats technico-économiques P21

• Coût de production de l’atelier Thônes et Marthod P22

• Synthèse P22

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Introduction

Les 3 cas concrets contenus dans ce document sont issus du travail réalisé par Elisabeth Fosseries, stagiaire en 2013 pour le projet VARAPE (Valorisation des races à Petits Effectifs via les circuits courts).

Ce projet, mené de 1012 à 2014, a pour objectif principal de préciser dans quelles conditions les circuits courts contribuent à développer les races à petits effectifs : comment allier une logique de sauvegarde à une logique de production, de valorisation ?

Il s’articule autour de 3 grandes actions :

S’appuyer sur les expériences existantes.

Analyse d'environ 20 démarches existantes Synthèse des bonnes idées et pratiques

Suivre 13 races volontaires

État des lieux de la valorisation actuelle, des évolutions recherchées, du stade de structuration en schémas collectifs etc.

Etude des attentes des consommateurs

Monographies d'élevages: repères technico-économiques, éléments pour l'évaluation du potentiel de production (qualité + quantité)

Synthétiser, diffuser les acquis

Création d’une boîte d’accompagnement pour les gestionnaires de races en cours de réflexion sur une valorisation collective des produits

Organisation de sessions d’échanges d’expériences entre les acteurs de différentes démarches, races ou régions.

Le stage de 2013 s’inscrit dans le cadre du suivi des 13 races. Ainsi l’étude des 3 cas concrets d’élevages qui suivent a pour but d’avoir des repères techniques et économiques sur des exploitations existantes et pourra servir d’appui aux nouveaux éleveurs voulant s’installer avec des brebis Thônes et Marthod.

Avertissement : Il est difficile d’obtenir des références technico-économique extrapolables à l’ensemble des élevages d’une race à faibles effectifs, car le nombre limité d’élevages et la grande diversité de situations (systèmes d’élevages, place de la race dans l’exploitation…) rend impossibles les calculs de moyennes.

C’est pourquoi nous avons opté pour des cas concrets, qui présentent l’organisation et les

résultats d’élevages réels sur une année donnée. Nous vous incitons donc à bien prendre

connaissance du contexte de chaque exploitaiton (structure, organisation, point forts et

points faibles) pour mieux comprendre les résultats économiques qui en découlent.

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structure de chaque cas concret

Présentation du système:

Conduite du troupeau: mode de reproduction, indicateurs techniques, autonomie de la production de viande

Alimentation: gestion des pâturages, type d’aliments et quantité par catégorie d’animaux, part de fourrages/d’aliments autoproduits.

Moyens de production: bâtiments et matériel consacrés à l’élevage.

Travail: temps de travail consacré à l’élevage et principales tâches, pics schéma de répartition du temps

Transformation et commercialisation:

de commercialisation, temps consacré.

Valorisation des produits:

de la transformation.

Synthèse des résultats techniques et économiques (exploitation globale):

Clés de lecture :

structure de chaque cas concret

Présentation du système: historique, surfaces, caractéristiques principales de l’élevage mode de reproduction, indicateurs techniques, autonomie de

des pâturages, type d’aliments et quantité par catégorie d’animaux, part de fourrages/d’aliments autoproduits.

bâtiments et matériel consacrés à l’élevage.

temps de travail consacré à l’élevage et principales tâches, pics schéma de répartition du temps

Transformation et commercialisation: distances parcourues, périodes de vente, modes de commercialisation, temps consacré.

Valorisation des produits: nombre de fromages/d’animaux vendus, prix pratiqués, coût Synthèse des résultats techniques et économiques (exploitation globale):

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structure de chaque cas concret

historique, surfaces, caractéristiques principales de l’élevage mode de reproduction, indicateurs techniques, autonomie de des pâturages, type d’aliments et quantité par catégorie bâtiments et matériel consacrés à l’élevage.

temps de travail consacré à l’élevage et principales tâches, pics de travail,

distances parcourues, périodes de vente, modes

vendus, prix pratiqués, coût

Synthèse des résultats techniques et économiques (exploitation globale):

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4

Coût de production (atelier Thônes et Marthod): comprend les coûts directement liés à l’élevage (vétérinaire…) mais aussi les coûts de structure au prorata de la place de l’élevage dans l’exploitation (amortissement, foncier, travail…).

Mode de lecture du schéma « coût de production » (exemple pour les bovins viande) :

Synthèse: atouts et contraintes de l’atelier.

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PR P R ES E S EN E NT TA A TI T I ON O N D D U U S S YS Y S TE T EM ME E

L’éleveur s’est installé en 2008 avec une cinquantaine de brebis Thônes et Marthod, issues de la reprise de l’élevage familial. Ces premières brebis étaient utilisées dans un système allaitant et n’avaient pas été traites avant 2008.

En 2012 l’éleveur possède 120 brebis Thônes et Marthod dont 105 étaient présentes à la mises-bas.

Les brebis sont traites toute l’année. La totalité du lait produit est transformée en petites tommes de brebis commercialisées à la ferme, en magasin de coopérative et en crèmeries.

L’éleveur a pour objectif d’améliorer ses résultats au contrôle laitier pour ensuite

diminuer la taille du troupeau. La surface agricole utile s’élève à 13 ha. Elle est uniquement constituée de prairies permanentes. Les brebis étant traites toute l’année, elles ne montent pas en estive.

0 2 4 6 8 10 12 14

Assolement (ha)

Prairies permanentes

Elevage de brebis Thônes et Marthod Cas concret n°1

Elevage de Haute-Montagne sans alpage, en transformation fromagère, production de lait toute l’année.

SAU : 13 ha SFP : 13 ha

Cheptel : 120 brebis laitières Thônes et Marthod

Production : 14 100 L de lait transformés en tommettes de brebis de 450g

Main d’œuvre : 1 UMO exploitants

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6

Indicateurs techniques

Taux d’agnelles 15 %

Taux de mises-bas 92 %

Taux de prolificité 177 %

(agneaux nés/nb mises-bas)

Taux de mortalité 12,4 %

Productivité numérique 1,42

(agneaux élevés/brebis reproductrices)

Taux de mise à la traite 92 %

L L A A C C O O N N D D U U I I T T E E D D U U T T R R O O U U P P E E A A U U D D E E T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

Dynamique du troupeau

Ventes annuelles

La lutte est assurée par 3 béliers. L’éleveur passe par l’Union des Eleveurs de Thônes et Marthod (centre de béliers) pour choisir ses béliers.

Les agnelles sont mises à la reproduction à un an. Les brebis sont mises à la lutte en 2 lots :

• 1er lot (60 à 70 brebis) début mai pour des agnelages début octobre

• 2ème lot (45 brebis) mi-novembre pour des agnelages d’avril.

Les agneaux sont vendus à 8 jours à un négociant. En 2012, un lot de 45 agneaux a été gardé plus longtemps (3 à 4 mois) avant d’être aptes à l’abattage et revendus au négociant.

L’éleveur trie ses brebis à l’âge de 2 à 3 ans et garde les brebis les plus productives ou les plus faciles à traire. Les brebis de réforme sont vendues à des élevages allaitants.

109 femelles mises à la reproduction dont 17 agnelles

100 agnelages 177 agneaux nés

3 béliers reproducteurs

LAIT

100 brebis traites

14 100 L produits et transformés (tomme) 141 L/brebis traite

117 L/brebis présente

VIANDE

126 agneaux vendus 1 agneau autoconsommé

155 agneaux sevrés 25 agnelles de

renouvellement PERTES

3 brebis 22 agneaux 120 brebis

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A A L L I I M M E E N N T T A A T T I I O O N N D D U U T T R R O O U U P P E E A A U U

Les brebis reçoivent une ration de foin toute l’année : de 500g pendant la traite, elle peut aller jusqu’à 4 kg (moitié foin moitié regain) en période d’hiver et de tarrissement.

Les brebis traites sont rentrées en bergerie tous les soirs et ont une ration de concentré (max. 600 g/brebis).

En complément du foin distribué, les agnelles mises à la reproduction ont une ration de concentrés (max. 300g) à base de maïs et d’orge, complétée par un peu de tourteau en hiver.

Excepté le sel blanc, les animaux ne reçoivent pas de compléments minéraux.

Utilisation des surfaces

Les 10 ha de prairies sont fauchées en juin puis en août-septembre pour le regain. En octobre-novembre, 80 T de fumier sont répandues sur les surfaces fauchées. Le rendement par hectare de ces parcelles est en moyenne de 3,4 t/ha, ce qui donne une production moyenne de 34 tonnes de foin par an.

Toute la production de foin est utilisée par les brebis ou revendue sur l’année. Le troupeau utilise la totalité du regain produit, et l’éleveur complète les besoin par du rachat de regain.

Schéma d’utilisation des surfaces (1,8 UGB/ha SFP) :

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8

L L E E S S M M O O Y Y E E N N S S D D E E P P R R O O D D U U C C T T I I O O N N

Bâtiments d’élevage et matériel

• Bergerie 20x10m pouvant accueillir 130 brebis et agnelles.

• Salle de traite récente (3 ans) avec fosse et rampe haute, traite arrière, 20 places et 4 griffes.

• Salle de stockage

• Salle de fabrication de la tomme ; construction assez récente (5 ans), mise aux normes faite.

Tout le matériel est en propriété individuelle.

LE L E T TR R AV A VA A IL I L

Le travail d’astreinte comprend les soins au troupeau, la traite, la transformation et la commercialisation. Les brebis sont traites toute l’année deux fois par jour (5h du matin et 17h). Le temps de traite est estimé entre 40 mn et 1h15 en fonction des périodes de l’année.

Le pic de travail se situe en période des foins, car les travaux de fauche se rajoute au travail d’astreinte.

L’éleveur reçoit un peu d’aide bénévole pour quelques tr raites par an, pour faire boire les agneaux (aide de sa conjointe) ou pour les travaux administratifs (aide de son père).

Des échanges de service entre éleveurs ont également lieu, par exemple lors de la tonte, des foins ou pour vider le fumier.

Transformation et modes de commercialisation

La totalité du lait est transformé en petites tommes de brebis (450 g) affinées à la ferme.

La transformation fromagère dure 1h30 par jour en moyenne. Le temps passé en cave représente 5h à 6h par semaine (retournement des fromages).

Les tommettes sont commercialisées par différents moyens :

• En vente directe à la ferme (20%)

• Via des crèmeries, restaurateurs ou petites épiceries (30%)

• A un magasin de coopérative (50%) L’éleveur effectue 1 à 3 livraisons par semaine à ses intermédiaires. La distance parcourue pour une livraison est de 10 km en moyenne. La commercialisation dure toute l’année, excepté une coupure d’une semaine en septembre.

14%

19%

9%

19%

29%

10%

Répartition du temps de travail annuel

Foins

Transformation fromages Livraisons

Traite

Soins troupeau

Autre

(administratif…)

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9

V V A A L L O O R R I I S S A A T T I I O O N N D D E E S S P P R R O O D D U U I I T T S S I I S S S S U U S S D D E E S S T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

L’éleveur a commercialisé 2 224 kg de tommettes en 2012.

Les tommettes de brebis sont valorisées à 14,9 € HT/kg, soit 15,6 € TTC/kg. Avec une utilisation moyenne de 6 litres de lait pour produire 1 kg de tomme, l’éleveur valorise donc le litre de lait à 2,35 € HT.

Les agneaux de 8 jours sont vendus à 3,2 € HT/kg vif. Les brebis de réformes sont vendues entre 90 et 130 €/tête aux éleveurs allaitants.

SY S Y NT N TH H ES E S E E DE D ES S R R ES E SU UL LT TA AT TS S TE T EC CH HN NI IQ Q UE U ES S E ET T E EC CO O NO N O MI M IQ Q UE U ES S

CAS CONCRET N°1

Structure de l'exploitation Troupeau ovins lait

SAU [ha] 13 Lait produit [x1000 litres] 14,1

Parcours [ha] 13 Lait/brebis présente [litres] 117

UMO totales 1 Résultats exploitation totale

dont UMO exploitants 1 Produit brut (PB) total [€] 45 419

UGB totales 24 Produit de l’atelier ovin *[€] 38 153

dont UGB ovines [ % ] 100 Ventes de lait ou fromages [%PB] 67

Nb de brebis 120

Alimentation Produits végétaux [€] 0

SFP [ha] 13 Aides totales [%PB] 22

dont culture fourragères [%] 0 dont aides découplées [%PB] 1,2 Chargement apparent [UGB/ha SFP] 1,8

Fourrages disponibles [kg/brebis] 425 Ch. Opérationnelles [%PB] 26 dont fourrages achetés [%] 0 Dépenses de structure [%PB] 37 Concentrés distribués [kg/brebis] 100

dont concentrés autoproduits [%] 0 EBE [€] 16 602

Résultats atelier Thônes et Marthod EBE [%PB] 36

Produit atelier [€/brebis] 317 EBE hors MO et foncier [%PB] 43

dont aides couplées[€/brebis] 23 Annuités + FFCT [%PB] 28

Prix de valorisation du lait [€/1000litres] 2 177 Charges opé. animales [€/brebis] 95 dont alimentation [€/brebis] 59

Marge brute hors aides [€/brebis] 198,8 Disponible/UMO expl. [€] 3 586

* Le produit de l’atelier comprend : les ventes de lait/fromage, de viande et d’animaux sur pied, les variations d’inventaires et les aides spécifiques à l’élevage.

0 500 1000 1500 2000 2500

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Lait produit en L

Production de lait - année 2012

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Rédaction : Lucie Markey et Elisabeth Fosseries – Institut de l’Elevage Octobre 2013

L L E E C C O O U U T T D D E E P P R R O O D D U U C C T T I I O O N N D D E E L L A A T T E E L L I I E E R R T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

Le coût de production s’élève à 5625 €/1000 litres de lait produits. En dehors de la rémunération de la main d’œuvre, il est du aux amortissements en bâtiments et matériel, l’élevage ayant été créé récemment.

Les aides représentent 22% des produits de l’atelier : il s’agit notamment des ICHN et aides découplées. Les aides spécifiques à la Thône et Marthod (PRM) ne représentent que 5% des aides de l’atelier ovin.

Approche comptable (à long terme) : Le prix de revient (4 226 €/1000L) correspond au prix de valorisation du lait nécessaire pour rémunérer la main d’œuvre et les capitaux propres de l’atelier à hauteur de 1,5 SMIC / UMO.

Ici, la rémunération de l’éleveur est de -0,17 SMIC/UMO. L’élevage étant encore jeune, il est normal que le temps de l’éleveur ne soit pas encore rémunéré.

Productivité

Lait commercialisé: 14 100 L

Dont volume de lait transformé : 99 % Main d’œuvre à rémunérer: 1 UMO

Productivité de la MO: 14 100 litres/UMO

SYNTHESE – Cas concret n°1

ATOUTS CONTRAINTES

• L’élevage de Thônes et Marthod est très économe en frais d’élevage et alimentation : une part importante des coûts de production provient du financement du

matériel et des bâtiments d’élevage.

• L’installation s’est accompagnée de la construction d’une fromagerie et de bâtiment spécifiques à l’élevage de montagne, entraînant des amortissements supérieurs à ceux d’un élevage de plaine.

• L’élevage ayant été créé recemment, la vente de fromages et autres produits ne permet pas encore de couvrir la totalité des coûts de production.

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PR P R ES E S EN E NT TA A TI T I ON O N D D U U S S YS Y S TE T EM ME E

L’éleveur s’est installé en 2002 en tant que jeune Agriculteur, avec une quarantaine de brebis Thônes et Marthod en système allaitant. La conversion de l’élevage en production de lait et transformation à la ferme a eu lieu en 2003. Le troupeau comptait alors 90 brebis. Pour démarrer la production, 22 brebis Lacaune ont été achetées en 2005 : aujourd’hui il n’en reste que 6 (dont 4 croisées Thônes et Marthod).

En 2012 l’éleveur possède 115 brebis Thônes et Marthod dont 109 étaient présentes à la mises-bas.

Les brebis sont traites d’octobre à mai. La totalité du lait produit est transformée en tommes de brebis commercialisées principalement par un magasin de coopérative et des crèmeries.

Après 10 ans, l’éleveur considère qu’il aujourd’hui atteint son rythme de croisière et a pour objectif d’améliorer la productivité laitière de ses brebis.

La surface agricole utile s’élève à 50 ha dont 20 ha sont des prairies permanentes situées dans la vallée et 30 ha constituent l’alpage individuel où les brebis sont mises à pâturer du mois de juin à la mi-septembre.

0 10 20 30 40 50 60

Assolement (ha)

Prairies permanentes Alpages

Elevage de brebis Thônes et Marthod Cas concret n°2

Petite structure de Haute-Montagne avec alpage en transformation fromagère, production de lait hiver.

SAU : 50 ha SFP : 50 ha

Cheptel : 115 brebis laitières Thônes et Marthod

Production : 18 974 L de lait transformés en tommes de brebis de 600g

Main d’œuvre : 1 UMO exploitants 0,1 UMO bénévole

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Indicateurs techniques

Taux d’agnelles 22 %

Taux de mises-bas 96 %

Taux de prolificité 148 %

(agneaux nés/nb mises-bas)

Taux de mortalité 12,2 %

Productivité numérique 1,24

(agneaux élevés/brebis reproductrices)

Taux de mise à la traite 96 %

L L A A C C O O N N D D U U I I T T E E D D U U T T R R O O U U P P E E A A U U D D E E T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

Dynamique du troupeau

Ventes annuelles

La lutte est assurée par 4 béliers et se déroule à partir de la mi-mai, uniquement en monte naturelle. L’éleveur achète les béliers uniquement au centre à béliers ou à d’autres éleveurs. Les béliers font en général deux luttes avant d’être vendus.

Sur les 109 femelles mises à la reproduction, 25 étaient des agnelles mises à la lutte plus tardivement que les brebis. Les agnelles effectuent leur première mise-bas vers 13 mois. Les mises-bas démarrent en octobre pour les brebis et en novembre pour les agnelles.

Les agneaux sont vendus à 8 jours à un négociant. Certains agneaux mâles sont gardés plus longtemps sur l’exploitation et partent au centre de béliers une fois sevrés ou sont vendus à d’autres éleveurs.

Une partie des agnelles est vendue pour l’élevage (allaitant ou laitier). Les agneaux femelles des agnelles sont vendues à 8 jours avec les agneaux mâles. L’autre partie est gardée pour le renouvellement.

Les brebis de réforme sont vendues soit à des élevages allaitants, soit en vif sur le marché musulman.

109 femelles mises à la reproduction dont 25 agnelles

105 agnelages 155 agneaux nés

4 béliers reproducteurs

LAIT

105 brebis traites

18 974 L produits et transformés (tomme) 181 L/brebis traite

174 L/brebis présente

VIANDE

109 agneaux vendus 20 réformes

136 agneaux sevrés 25 agnelles de

renouvellement

PERTES 11 brebis 19 agneaux

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A A L L I I M M E E N N T T A A T T I I O O N N D D U U T T R R O O U U P P E E A A U U

En période hivernale, d’octobre à mai, les brebis sont nourries avec une ration de foin de prairie, de mélange maïs/orge et de mélange de tourteaux de soja, colza et tournesol.

Conduite de l’alimentation des brebis

Utilisation des surfaces

De mi-juin à mi-septembre, les 20 ha de prairies sont fauchées et au maximum 2 coupes sont effectuées sur les parcelles. Le rendement par hectare de ces parcelles est en moyenne de 3,5 t/ha, ce qui donne une production moyenne de 70 tonnes de foin par an.

Les 30 ha d’alpage sont utilisés uniquement pour le pâturage des brebis.

Modes d’utilisation de l’herbe

Nombre d’ha

Foin + pâturage 1,5 ha

Foin + Foin + Pâturage 6,2 ha Pâturage + Foin + Pâturage 10,3 ha Déprimage + Foin + Foin 2 ha

Pâturage 30 ha

Schéma d’utilisation des surfaces (0,46 UGB/ha SFP) :

0 100 200 300 400 500

Oct Nov Déc Janv Févr Mars Avr

g consommés

Concentrés

Céréales Tourteau 0

0,5 1 1,5 2 2,5 3

kg consommés

Foin de prairie

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L L E E S S M M O O Y Y E E N N S S D D E E P P R R O O D D U U C C T T I I O O N N

Bâtiments d’élevage

• Bergerie fonctionnelle pouvant accueillir 120 brebis et 40 agnelles

• Salle de traite attenante à la bergerie avec fosse et rampe haute, traite arrière, 20 places et 10 griffes

• Partie de la bergerie sert pour le stockage du matériel et alimentation

• Salle de fabrication de la tomme et cave d’affinage

Matériel

Tout le matériel est en propriété individuelle.

L’éleveur a choisi d’investir dans du matériel très performant car il doit être utilisé sur 2 exploitations : son élevage de Thônes et Marthod et l’élevage de sa compagne (22 vaches laitières avec alpage).

LE L E T TR R AV A VA A IL I L

Le travail d’astreinte comprend les soins au troupeau, la traite, la transformation et la commercialisation. Les brebis sont traites pendant 8 mois deux fois par jour (6h du matin et 18h30). Le temps de traite est estimé à 1h30 au pic de lactation.

Le travail de saison concerne en particulier l’entretien des surfaces et la fauche du foin lors de la période estivale.

La main d’œuvre bénévole ne représente que quelques jours par an et est apportée par la compagne de l’éleveur, elle-même éleveuse en bovins lait. L’éleveur consacre lui aussi une partie de son temps à l’exploitation de sa compagne, en période de foins notamment.

Transformation et modes de commercialisation

La totalité du lait est transformé en tommes de brebis affinées à la ferme. La transformation fromagère dure 2h en moyenne. Elle est effectuée une fois par jour jusqu’en février puis une fois tous les deux jours jusqu’à mai. Le temps passé en cave représente 2 h tous les 3 jours.

Les tommes sont commercialisées par des intermédiaires : un magasin de coopérative (70% des fromages), 4 crèmeries, 3 supermarchés et petites épiceries de proximité ou encore 2 paysans qui vendent les fromages de l’éleveur sur les marchés.

L’éleveur effectue 2 livraisons par semaine à ces intermédiaires. La distance maximale parcourue pour une livraison est de 15 km. La commercialisation dure 31 semaines dans l’année.

15%

20%

5%

20%

30%

10%

Répartition du temps de travail annuel

Foins

Transformation fromages Livraisons

Traite

Soins troupeau

Autre

(administratif…)

(16)

15

V V A A L L O O R R I I S S A A T T I I O O N N D D E E S S P P R R O O D D U U I I T T S S I I S S S S U U S S D D E E S S T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

L’éleveur a commercialisé 3 700 kg de tommes en 2012. Sur cette campagne, la production n’a pas été suffisante pour combler la demande en fromages.

Les tommes de brebis sont valorisées à 17,3 € HT/kg, soit 18 € TTC/kg. L’éleveur utilise en moyenne 5 litres de lait pour produire 1 kg de tomme, et valorise le litre de lait à 2,44 € HT.

Les agneaux de 8 jours sont vendus à 3 € HT/kg vif, et les agneaux sevrés destinés aux autres éleveurs ou au centre de béliers sont vendus environ 300 € HT/tête.

SY S Y NT N TH H ES E S E E DE D ES S R R ES E SU UL LT TA AT TS S TE T EC CH HN NI IQ Q UE U ES S E ET T E EC CO O NO N O MI M IQ Q UE U ES S

CAS CONCRET N°2

Structure de l'exploitation Troupeau ovins lait

SAU [ha] 20 Lait produit [x1000 litres] 18,974

Parcours [ha] 30 Lait/brebis présente [litres] 165,0

UMO totales 1,1 Résultats exploitation totale

dont UMO exploitants 1 Produit brut (PB) total [€] 72 507

UGB totales 23 Produit de l’atelier ovin *[€] 54 755

dont UGB ovines [ % ] 100 Ventes de lait ou fromages [%PB] 63

Nb de brebis 115

Alimentation Produits végétaux [€] 0

SFP [ha] 50 Aides totales [%PB] 32

dont culture fourragères [%] 0 dont aides découplées [%PB] 7 Chargement apparent [UGB/ha SFP] 0,46

Fourrages disponibles [kg/brebis] 609 Ch. Opérationnelles [%PB] 15

dont fourrages achetés [%] 0 Dépenses de structure [%PB] 28

Concentrés distribués [kg/brebis] 148

dont concentrés autoproduits [%] 0 EBE [€] 41 519

Résultats atelier Thônes et Marthod EBE [%PB] 57

Produit atelier [€/brebis] 508,3 EBE hors MO et foncier [%PB] 61,7

dont aides couplées[€/brebis] 50,6 Annuités + FFCT [%PB] 33

Prix de valorisation du lait [€/1000litres] 2446,2 Charges opé. animales [€/brebis] 88,9 dont alimentation [€/brebis] 54,4

Marge brute hors aides [€/brebis] 336,6 Disponible/UMO expl. [€] 27 638

* Le produit de l’atelier comprend : les ventes de lait/fromage, de viande et d’animaux sur pied, les variations d’inventaires et les aides spécifiques à l’élevage.

0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000

Oct Nov Déc Janv Févr Mars Avr Mai Juin

Lait produit en L

Production de lait hiver 2011 à 2012

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Rédaction : Lucie Markey et Elisabeth Fosseries – Institut de l’Elevage Novembre 2013

L L E E C C O O U U T T D D E E P P R R O O D D U U C C T T I I O O N N D D E E L L A A T T E E L L I I E E R R T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

Le coût de production s’élève à 4334 €/1000 litres de lait produits. En dehors de la rémunération de la main d’œuvre, il est du à des amortissements en bâtiments et matériel encore en cours et assez élevés.

Les aides représentent 32% des produits de l’atelier : il s’agit notamment des ICHN et des aides protection loup.

Approche comptable (à long terme) : Le prix de revient (2 959 €/1000L) correspond au prix de valorisation du lait nécessaire pour rémunérer la main d’œuvre et les capitaux propres de l’atelier à hauteur de 1,5 SMIC / UMO.

Ici, la rémunération de l’éleveur est de 0,94 SMIC/UMO.

Productivité

Lait commercialisé: 18 974 L

Dont volume de lait transformé : 99 % Main d’œuvre à rémunérer: 1 UMO

Productivité de la MO: 18974 litres/UMO

SYNTHESE – Cas concret n°2

ATOUTS CONTRAINTES

• L’élevage de Thônes et Marthod est très économe en frais d’élevage et alimentation : une part importante des coûts de production provient du financement du matériel et des installations d’élevage.

• Une partie des bâtiments a été autoconstruite, d’où une économie sur les bâtiments (création et amortissements)

• L’introduction de brebis Lacaunes (remplacées au fur et à mesure par des T&M) lors de la création de l’élevage laitier a permis de lancer la production laitière.

• L’élevage est autonome en fourrage mais l’élevage en zone de haute montagne (pas de surfaces disponibles pour les cultures) rend nécessaire l’achat de la totalité des concentrés.

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17

PR P R ES E S EN E NT TA A TI T I ON O N D D U U S S YS Y S TE T EM ME E

Les deux éleveurs du GAEC se sont installés en 2003 et 2007, en association avec des éleveurs ayant pris leurs retraite depuis. Le troupeau des éleveurs d’origine était constitué depuis 1975 de Thônes et Marthod en système allaitant. Le passage à la traite des brebis s’est fait en 1981 après avoir introduit de nouvelles souches dans l’élevage. L’exploitation était déjà en agriculture biologique lorsque les deux éleveurs actuels se sont installés.

En 2012 l’élevage comprend 120 brebis Thônes et Marthod, dont une centaine sont traites de mars à novembre. La totalité du lait produit est transformée en tomme, fromages lactiques ou Sérac et commercialisées en majorité en magasin de coopératives ou de proximité.

L’élevage de brebis est complété par quelques vaches prises en pension l’hiver, ainsi que par des poules et cochons pour l’autoconsommation et la valorisation du petit lait.

Les éleveurs ont pour projet d’obtenir des surfaces supplémentaires (30 ha) et d’ajouter quelques vaches laitières à leur troupeau pour atteindre 30 000 L de lait transformé (production de yaourts et pâtes pressées en association avec un éleveur voisin).

0 50 100 150 200 250 300 350 400

Assolement (ha)

Prairies permanentes Alpages

Elevage de brebis Thônes et Marthod Cas concret n°3

GAEC en Haute-Montagne avec alpage, en transformation fromagère, production de lait d’été, en Agriculture Biologique.

SAU : 108 ha SFP : 108 ha

Cheptel : 120 brebis laitières Thônes et Marthod

Production : 13 000 L de lait transformés en tommes et lactiques

Main d’œuvre : 2 UMO exploitants 1 UMO Salarié

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18

Indicateurs techniques

Taux d’agnelles 17 %

Taux de mises-bas 83 %

Taux de prolificité 161 %

(agneaux nés/nb mises-bas)

Taux de mortalité 3,6 %

Productivité numérique 1,29

(agneaux élevés/brebis reproductrices)

Taux de mise à la traite 80 %

LA L A C CO ON ND DU UI IT TE E DU D U T TR R OU O UP PE EA A U U DE D E TH T HO ON NE ES S ET E T MA M A R R TH T H O O D D

Dynamique du troupeau

Ventes annuelles

La lutte est assurée par 5 béliers. 2 à 3 béliers sont achetés chaque année.

La lutte commence en septembre pour une mise-bas en février-mars. 80% des mises-bas se déroulent au mois de février.

Les agneaux sont vendus sur pied une fois sevrés ou gardés pendant environ 6 mois avant d’être rentrés en bergerie pour la finition, puis abattus et vendus en caissettes.

Les brebis de réforme (15 à 20 par an) sont vendues à des élevages allaitants, ou pour les plus âgées abattues et transformées en pâté, viande hachée ou saucissons.

123 femelles mises à la reproduction dont 21 agnelles

102 agnelages 165 agneaux nés

5 béliers reproducteurs

LAIT

99 brebis traites

13 000 L produits et transformés (85%

tomme et 15% lactiques) 131 L/brebis traites 105 L/brebis présente

VIANDE

100 agneaux vendus négociant

30 agneaux abattus et vendus en direct 6 agneaux autoconsommés

159 agneaux sevrés 17 agnelles de

renouvellement

PERTES 3 brebis 6 agneaux REPRODUCTION

30 agnelles pour élevages laitiers 20 à 30 agnelles pour autres élevages

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A A L L I I M M E E N N T T A A T T I I O O N N D D U U T T R R O O U U P P E E A A U U

La ration des brebis est à base d’herbe de mai à octobre et de foin de novembre à avril, lorsqu’elles sont en bergerie. Pendant cette période elles consomment entre 1 et 3,5 kg de foin par jour. Elles sont complémentées en céréales (maïs, orge et avoine entier) un moins avant les mises-bas à hauteur de 400 g/jour, puis reçoivent une ration de 600g/jour jusque fin avril.

Les agnelles sont complémentées en céréales plus tôt que les brebis : leur ration est de 300g dès la mi-novembre et passe à 400g en janvier, jusqu’à la mise-bas où elle atteint 600g.

Les agneaux à l’engraissement reçoivent environ 800 g de céréales et 1 à 1,2 kg de foin par jour.

Les animaux reçoivent une cure de magnésium et d’huile de foie de morue en hiver, ainsi que des compléments au cas par cas en phytothérapie.

Utilisation des surfaces

20 ha de prairies sont fauchés en juin puis en août-septembre. Le rendement par hectare de ces parcelles est en moyenne de 2,9 t/ha, ce qui donne une production moyenne de 54 tonnes de foin par an.

L’élevage de brebis est autonome en foin mais les éleveurs achètent environ 7 tonnes de foin supplémentaire par an pour les agneaux, les béliers et la transition à l’herbe.

5,5 T de paille sont également achetées pour la litière.

0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4

Rations foin de prairie

Schéma d’utilisation des surfaces (0,1 UGB/ha SFP) :

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20

L L E E S S M M O O Y Y E E N N S S D D E E P P R R O O D D U U C C T T I I O O N N

Bâtiments d’élevage

• Bâtiment construit en 2008 : comprend la bergerie, la salle de traite, la salle de transformation et le stockage de fourrages, paille et concentrés.

• La bergerie peut accueillir 120 brebis ainsi que les vaches en pension. Le fumier est sorti une fois par an et envoyé en composteuse.

• Salle de traite autoconstruite de 14 places et 7 griffes.

Matériel

• Le matériel lié à l’élevage a moins de 10 ans (achats d’occasion), hormis le tracteur.

• Les éleveurs font appel à une CUMA pour le compostage du fumier, l’utilisation d’une pelle mécanique et parfois l’emprunt d’un tracteur.

LE L E T TR R AV A VA A IL I L

Les éleveurs se répartissent les tâches : l’un se charge de la fabrication des fromages, de la commercialisation et de l’entretien du matériel, l’autre s’occupe du troupeau, de la traite, de la gestion des parcs et clôtures, des travaux au champ et de l’affinage.

L’élevage accueille régulièrement des stagiaires, au minimum deux par an. Ils aident donc les éleveurs toute l’année.

Le pic de travail se situe en février car une grande partie des agnelages sont regroupés et nécessitent beaucoup de surveillance, et en période des foins. Les mois de décembre et janvier sont les plus calmes : les brebis sont

taries et les agnelages n’ont pas encore commencé.

L’entraide avec les voisins existe mais de façon très ponctuelle.

Transformation et modes de commercialisation

La totalité du lait est transformé en tommes affinées à la ferme (85% du lait), ainsi qu’en fromages lactiques de 120g et en Sérac pour valoriser le petit lait.

Les fromages sont commercialisés par différents moyens :

• Aux 4 magasins de coopérative de Beaufort et 1 magasin de proximité à Satoriz (75%),

• En vente directe à la ferme (moins de 10%),

• Aux restaurateurs et à un fromager, pour le reste des fromages : livraisons à la demande, non régulières.

La commercialisation a lieu pendant 40 semaines par an : la transformation fromagère est interrompue de mi-novembre à début mars.

L’éleveur effectue 1 livraison par semaine aux coopératives ainsi que 3 à 4 livraisons par semaine au magasin de proximité en pleine saison. La distance maximale parcourue pour les livraisons de fromages est de 30 km.

Les agneaux en colis peuvent quant à eux être livrés jusqu’à 60 km de l’exploitation.

L’abattoir et l’atelier de découpe sont situés à 5 km de l’exploitation.

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V V A A L L O O R R I I S S A A T T I I O O N N D D E E S S P P R R O O D D U U I I T T S S I I S S S S U U S S D D E E S S T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

Les tommes de brebis sont valorisées à 16,4€ HT/kg, soit 17,3 € TTC/kg. Avec une utilisation moyenne de 4 litres de lait pour produire 1 kg de tomme, l’éleveur valorise donc le litre de lait à 3,28 € HT.

Les fromages lactiques nécessitent 3 L par kg (2,8 fromages) et sont vendus à 2,2 € HT pièce (2,3 € TTC). Le Sérac est vendu 2,2 € HT la barquette de 200 g.

Les agnelles pour la reproduction sont vendues à 76 € HT/tête en moyenne. Les agneaux vendus sur pied (environ 17 kg) sont valorisés à 3,05 € HT/kg vif.

SY S Y NT N TH H ES E S E E DE D ES S R R ES E SU UL LT TA AT TS S TE T EC CH HN NI IQ Q UE U ES S E ET T E EC CO O NO N O MI M IQ Q UE U ES S

CAS CONCRET N°3

Structure de l'exploitation Troupeau ovins lait

SAU [ha] 108 Lait produit [x1000 litres] 13

Alpages et parcours [ha] 171 Lait/brebis présente [litres] 105

UMO totales 3 Résultats exploitation totale

dont UMO exploitants 2 Produit brut (PB) total [€] 104 364

UGB totales 24 Produit de l’atelier ovin *[€] 54 485

dont UGB ovines [ % ] 100 Ventes de lait ou fromages [%PB] 40

Nb de brebis 120

Alimentation Produits végétaux [€] 0

SFP [ha] 17 Aides totales [%PB] 50

dont culture fourragères [%] 0 dont aides découplées [%PB] 1 Chargement apparent [UGB/ha SFP] 0,1

Fourrages disponibles [kg/brebis] 508 Ch. Opérationnelles [%PB] 22 dont fourrages achetés [%] 15 Dépenses de structure [%PB] 27 Concentrés distribués [kg/brebis] 75

dont concentrés autoproduits [%] 0 EBE [€] 52 816

Résultats atelier Thônes et Marthod EBE [%PB] 50

Produit atelier *[€/brebis] 458 EBE hors MO et foncier [%PB] 59 dont aides couplées [€/brebis] 23,2 Annuités + FFCT [%PB] 21 Prix de valorisation du lait [€/1000litres] 3 288

Charges opé. animales [€/brebis] 161,4 dont alimentation [€/brebis] 55,5

Marge brute hors aides [€/brebis] 273,5 Disponible/UMO expl. [€] 15 415

* Le produit de l’atelier comprend : les ventes de lait/fromage, de viande et d’animaux sur pied, les variations d’inventaires et les aides spécifiques à l’élevage.

0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Lait produit en L

Production de lait - année 2012

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Rédaction : Lucie Markey et Elisabeth Fosseries – Institut de l’Elevage Octobre 2013

L L E E C C O O U U T T D D E E P P R R O O D D U U C C T T I I O O N N D D E E L L A A T T E E L L I I E E R R T T H H O O N N E E S S E E T T M M A A R R T T H H O O D D

Le coût de production s’élève à 11 513 €/1000 litres de lait produits. En

dehors de la rémunération de la main d’œuvre, il est du aux amortissements en bâtiments et matériel, la recherche d’efficacité en production laitière et le fonctionnement en GAEC nécessitant du matériel plus conséquent. De plus, le départ à la retraite d’un associé a entraîné le rachat de parts sociales, d’où des frais d’installation visibles ici.

Les aides représentent 50% des produits de l’atelier : il s’agit notamment des ICHN et des aides protection loup. Les aides spécifiques aux ovins lait (primes à la brebis) ne représentent que 5% des aides de l’exploitation.

Approche comptable (à long terme) : Le prix de revient (6 749 €/1000L) correspond au prix de valorisation du lait nécessaire pour rémunérer la main d’œuvre et les capitaux propres de l’atelier à hauteur de 1,5 SMIC / UMO.

Ici, la rémunération des éleveurs est de 0,2 SMIC/UMO.

Productivité

Lait commercialisé: 13 002 L

Dont volume de lait transformé : 99 % Main d’œuvre à rémunérer: 2 UMO Productivité de la MO: 6 501 litres/UMO

SYNTHESE – Cas concret n°3

ATOUTS CONTRAINTES

• Le lait est assez bien valorisé grâce à la production de fromages lactiques et de sérac utilisant le petit lait, en complément des tommes.

• Très peu de mortalité des agneaux

• Les charges opérationnelles par brebis sont élevées (achat des fourrages et concentrés et frais de

transformation/commercialisation élevés)

• Le foncier à proximité de l’exploitation est peu étendu : en juillet, concurrence entre le pâturage des animaux et les foins (surpaturage pendant 3 semaines)

• Départ à la retraite d’un associé : frais supplémentaires dus au rachat des parts sociales.

Figure

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Références

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