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Quelques expériences que l'on peut faire à l'aide d'un diapason;

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00237021

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237021

Submitted on 1 Jan 1874

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Quelques expériences que l’on peut faire à l’aide d’un diapason;

E. Gripon

To cite this version:

E. Gripon. Quelques expériences que l’on peut faire à l’aide d’un diapason;. J. Phys. Theor. Appl.,

1874, 3 (1), pp.84-90. �10.1051/jphystap:01874003008401�. �jpa-00237021�

(2)

84

piston

r. tl. en vertu de la loi de

3Iariottc,

les masses d’air sur

lesquelles

asissent ces deux

pistons

étant

comprimées proportion-

nellement à leurs

volumes,

leurs

pressions respectives

s’accroîtront dans le même

rapport,

et par

conséduent

resteront

égales,

si elles

l’étaient

originairement,

de telle sorte que la membrane

ef qui

divise 1 (’ reservoir A.

épn)uB

ant des actions

égales

de

part

et

d’autre,

ne subira aucun

déplacement.

Mais il m’cm sera pas dc metiie de la membrane

e f’ placée

dans le

réservoir R’. Si le

piston

ne cède pas sous l’action de la compres- sion exercée en b’, on voit que la membrane

e’f’

sera

soulevée, puisqu’elle

recevra l’action de l’air

colnprimé

en

b’,

tandis que la pr ession Je l’air en a’ ne sera pas modifiée. Cette membrane por-

talt une

tige g’,

le

signal produit

par le

déplacement

des

pistons

a

et b sera transmis à l’extéricur.

Si les

pistons

a’ et b’ se sont

déplacés

dans un sens ou dans

l’autre,

en les

supposant toujours

solidaires et construits selon les

règles déjà données,

leur

déplacement

n’excrcera aucune action sur

la membrane

e’f’

et n’altérera pas le mouvement

qui

lui est im-

primé

par le

déplacement

des

pistons a

et b du

point

de

départ ; mais, réciproquement,

il se sera

produit

un

déplacement

de la

membrane

e j’

du réservoir de

départ.

Ainsi donc

chaque

mouvement de l’un des

couples

de

pistons

sera accusé par un mouvement

correspondant

de la membranes

opposée,

alors même que

pendant

ce

temps

les

pistons

du réservoir de c(,t i même membrane seraient eux-mêmes ell mouvernent.

L’appareil

ainsi

disposé remplit

donc toutes les conditions pour

permettre

une transmission simultanée de

signaux

dans les deux

sens.

QUELQUES EXPÉRIENCES QUE L’ON PEUT FAIRE A L’AIDE D’UN DIAPASON;

PAR M. E. GRIPON.

Mouvement d’une corde. 2013 On connaît les

expériences

de

M. Melde sur les vibrations d’un

Cl mince, élastique,

fixé par une de

ses extrémités à un

diapason

et convenablement tendu à l’aide d’un

poids

attacllé à son extrémité.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01874003008401

(3)

On

peut voir,

dans les

Leçons

de 31.

Tyndall

sur

l’acoustique,

le

parti qu’on

en

peut

tirer pour

vérifier,

dev ant un nombreux audi-

toire,

les lois de vibrations des cordes.

Duhamel a donné la théorie

mathématique

du lnow ement d’uu

pareil fil,

et il a trouvé

qu’il

est animé de deux mouvements :

l’un, indépendant

de l’état

initial,

a la même

période

que le mouvement du

diapason : je l’appelle mouvement sy nchrone; l’autre, qui dépend

de l’état

initial,

est le même que celui que

prendrait

le fil s’il vibrait

seul,

à la manière d’une corde

ordinaire,

dont les deux extrémités

sont fixes :

je

le

désigne

par mouvement propre. Le

plus

souvent, ce

second mouvement,

qui

est

plus

lent que celui du

diapason,

ne

peut

s’établir d’une manière

permanente,

et si on l’observe au début de

l’expérience,

il ne tarde pas à

disparaître

et, le

premier persiste

seul.

C’est ce

qui

était arrivé dans toutes les

expériences

faites par Duha- niel sur ce

sujet,

et il en avait conclu

qu’un

corps

vibrant,

comme

un

diapason,

ne

peut

entretenir dans un fil un mouvement d’une

autre

période

que le sien.

Il est

cependant

des cas le mouvement propre de la corde

pemt

s’établir aussi et même

plus

f’acïlement que le mouvement

synchrone:

c’est

lorsque,

dans ce

dernier,

il se forme un noeud

v oisin du

point

d’attache du fil au corps

vibrant,

que le fil est fin et

que sa tension est faible.

Les

expériences

sont faciles à faire avec un fil de cuivre

ayant

un diamètre de

0mm,1,

tendu par un

poids

de 2o à 30 grammes, et fixé

à un

diapason qui

fait 256 vibrations

sinlples.

Le fil est

vertical,

tendu directement par le

poids

et

pincé

à sa

partie

inférieure par un chevalet mobile

qui pernlet

de faire varier à volonté la

longueur

de

la

partie

vibrante.

Supposons

que l’on

place

par tâtonnement li

chevalet,

de telle sorte que, dans le mouvement

synchrone,

le fil

pré-

sente trois n0153uds

intermédiaires,

le

plus

élevé se formant un peu au-dessous du

point d’attahe;

on

produit

ce mode de clin ision et le

mouvement

synchrone qu’il

manifeste en

attaquant légèrement

le

diapason

avec l’archet. Si

l’attaque

est

plus forte,

la distribution des n0153uds

change brusquement.

Le n0153ud

supérieur

se

place

au point

d’attache,

le fil se trouve divisé en trois fuseaux

égaux,

dune lon-

gueur

plus grande

que les

précédents.

Les vibrations sont

régulières

et durent autant que celles du

diapason.

En ébranlant

plus

fortement

le

diapason,

on voit le fil

présenter

seulement deux fuseaux

égaux,

(4)

d’une

grande amplitude :

on n’a

plus

que deux noeuds aux extrémités

et un n0153ud intermédiaire. Fnfin, en donnant au

diapason

des vi-

brations d’une

plus grande alnplitude,

le noeud intermédiaire dis-

parait,

et la corde v ibre en son entier. Ce sont bien là les diverses formes de vibrations d’une corde ordinaire dont les extrémités sont

fixes.

Ainsi le

diapason peut

entretenir dans le fil des vibrations

régu- lières, permanentes

et

plus

lentes quc les vibrations

qu’il

fait lui-

même,

et la théorie de Duhamel se trouve vérifiée en tous ses

points.

Il est des cas où le mouvelnent propre se substitue au mouvement

synchrone,

de telle sorte que c’est le

premier

que l’on obtient et non le

second, quelque

faible que soit

l’attaque

de l’archet : c’est

lorsque,

dans le mouvement

synchrone,

le noeud doit se former au

point

d’attaclle. Si la

longueur

de la corde est telle que sa moitié vibre à l’unisson du

diapason,

il devrait se former un noeud au mi-

lieu du fil et deux autres aux extrémités. Dans ce cas, le noeud inter- médiaire

disparaît,

le fil vibre en son

entier,

en ne formant

qu’un

seul fuseau. On a un des mouvements de la corde vibrant seule et non le mouvement

synchrone .

Pour trouver

l’explication

de ce

fait,

il faut

rappeler

ici une con-

séquence

que NI.

Bourget

a tirée de la théorie de Duhamel.

Lorsque,

dans le mouvement

synchrone,

le

point

d’attache est le

siège

d’un

n0153ud, l’amplitude

des vibrations du fil devient

infinie, d’après

la

théorie,

c’est-à-dire que le mouvement du fil est

impossible.

On voit

que, dans

l’expérience précédente,

le mouvement du

fil,

de même

période

que celui du

diapason ,

devenant

impossible,

cède la

place

à

un mouvement

plus

lent

qui appartient

en propre à la corde.

Si l’on donne au fil une

longueur

telle

qu’il

soit à l’unisson du

diapason,

on voit se former un

large

f useau

qui

ne dure

qu’un

in-

stant, et le mouvement du

diapason

s’éteint de suite. Si le fil est

plus

gros,

plus

fortement

tendu,

mis isolément à l’unisson du dia-

pason, la vibration s’établit

lorsqu’on

ébranle

l’instrument;

mais le

son comnun, rendu par le fil et le

diapason,

est

plus

grave que le son normal du

diapason.

On s en assure en accordant la corde d’un so-

nomètre sur le

diapason,

et en

remarquant

que l’accord cesse et

qu’oii

,t de, battements dans le cas

critique qui

nous occupe. Tout cela vérifie la remarque de )1,

Bourget.

Mouvement d’une ver,.ge. 2013 On

peut employer

un

diapason

à

(5)

faire vibrer de

petits

fils ou des lames minces à la

façon

des verges.

1B1. Valérius avait

publié,

sur ce

sujet,

un travail

qui

m’était in-

connu

lorsque j’ai

fait mes

expériences.

Elles ont été

reprises

par M.

Mercadier, qui

a vérifié les

principaux

résultats de mon travail

et

qui

a

donné,

sur certains

points,

à cette étude

plus

d’extension que

je

ne l’avais fait.

Il est

facile,

en fixant au

diapason

un fil ou un bout de ressort de

montre, de montrer à tout un auditoire la forme que

prend

une verge

en vibrant transversalement. Il suffit de l’éclairer convenablement

et de

projeter

son

image

sur un écran. On vérifie

très-simplement

la loi de distribution des

noeuds,

car elle est la même que dans une verge

identique qui

serait fixée au noeud

supérieur,

et

qui

rendrait

le son du

diapason.

M.

Lissajous

nous a fait connaitre ce mode de distribution.

En

changeant

de

diapason,

en variant la nature et les dimensions

de la lame

vibrante,

on

peut

vérifier que les carrés des distances normales de deux noeuds consécutifs sont inversement

proportion-

nels aux nombres des

vibrations, proportionnels

aux

épaisseurs

des

lames et aux nombres

qui représentent

la vitesse du son dans les

lames.

Une

particularité

curieuse de ces

expériences,

c’est le

déplace-

ment des noeuds

pendant

le mouvement. Il est surtout sensible sur

le noeud le

plus

voisin du

diapason.

Si l’on suppose la lame verti- cale

placée

au-dessous du

diapason,

le noeud se

forme,

au

début, plus

bas

qu’il

ne le sera à la

fin ;

ainsi la

position

du noeud

dépend

de

l’amplitude

des vibrations.

Ici,

comme pour les

cordes,

la vibra-

tion est

impossible,

si la

longueur

de la verge est

telle, qu’un

n0153ud

doive se former au

point

elle

s’attache

au

diapason.

On s’cn as-

sure en

prenant

une verge

telle,

que le

premier

noeud se

place,

au

début,

à

quelques

millimètres du

point

d’attache.

Lorsque,

par suite du

déplacement

du

noeud,

celui-ci atteint le

point d’attache,

la vi-

bration du

diapason

et de la verge cesse

brusquement.

Comme pour la

corde,

la verge est le

siége

de deux mouvcments :

l’un,

de même

durée que celui du

diapason; l’autre, plus

lent et

qui représente

l’un des mouvements que

prendrait

la verge fixée par une de ses

extrémités et v ibrant seule.

Lorsque

le

premier noeud,

dans le mou-

vement

synchrone,

n’est pas

très-éloigné

du

point d’attache,

on

peut

passer du

premier

mouvement au

second,

en faisant varier

l’ampli-

(6)

tude des vibrations du

dia pasoll.

Avec des v ibrations

faibles,

on a

le IlI0U’ ement

synchrone;

avec des vibrations

fortes,

la verge vibre

comme si elle était

seule ;

elle

présente

un noeud au

point

d’attache.

et le nombre des n0153uds

répartis

sur toute la

longueur

de

la verge

est moindre dans le second cas que. dans le

premier.

Lue théorie

complète

de ces

phénomènes

n’est pas encore

faite;

si l’on veut

simplifier l’analyse

d’Euler et de

Poisson, appliquée

au

cas

qui

nuus occupe, en introduisant une

hypothèse simple

suri état

initial de la verge, comme M. Mercadier et moi nous

l’ayons

fait chacun de notre côté, on ne rctrouve que le mouvement

synchrone.

L’autre existe

cependant

et l’l.ut être

obtenu,

comme

je

l’ai

dit,

ré-

gulier

et

permanent.

Il est

cependant

moins facile à réaliser que dans le cas des cordcs.

Vibration

des fils

dans les

liquides.

- On

peut

faire vibrer les cordes et les verges dans un

liquide

en les fixant à un

diapason.

Le

fil se divise en fuseaux étroits

séparés

par des

n0153uds,

dont il est

diuicile de inarquer la

place précise.

Si l’on

opère

d uis

l’eau,

on

peut

trouver cette

place

en mettant

le

diapason

et le fil en communication avec le

pôle négatif

d’une

pile.

L’électrode

positive

est un fil de

platine, plongé

dans l’eau

parallèlement

au fil. Celui-ci se recouvre de bulles

d’hydrogène

et,

lorsqu’on

fait vibrer le

diapason,

ces bulles sont lancées dans le li-

quide

en décrivant de

petites lignes

droites ou des

ellipses.

L’amplitude

de ces

trajectoires

est maxima aux ventres, minima

ou nulle aux

noeud,

et ces bulles dev iennent dans le

liquide

des

fuseaux bien visibles.

J’ai pu,

grâce

à ce moyen, achever l’étude que

je

me

proposais

de

faire pour vérifier les formules de 1B1.

Bourget,

relatives au mouve-

ment des cordes dans les

liquides.

Si l’on a une

sphère

d’huile flottant dans un

mélange

d’eau et

d’alcool,

et si l’oii introduit dans cette bulle l’extrémité du fil

fixé

au

diapason,

on voit

pendant

l a vibration la

sphère

tourner

rapi-

dement autour du fil et

l’aplatir sensiblement,

comme dans

1 expé-

rience de NI. Plateau.

Mouvement d’un

liquide

dans lill tube vibrant. On fixe au

diapason

un til de verre étiré horizontal formant un tube

capillaire

d’un po tit diamètre; on y introduit une goutte de mercure. Lors-

qu’on

ut vibr er, la

petite

Colonne de mercure sl’ met en mouve-

(7)

ment et se

place

à l’endroit d’un ventre.

Si,

en fixant un

point

convenable du

fil,

on fait naitre un noeud à la

place qu’occupe

le

mercure, celui-ci

s’éloigne

aussitôt et se fixe au nouveau centre.

Ce fait est,

je crois,

attribuable à l’inertie du

liquide qui

conserve

la vitesse que le tube vibrant lui a

imprimée.

Dans la

période

de la

vibration où le mouvement du tube se

ralentit,

le

liquide

continue

à presser sur les

parois

du

tube,

en vertu de son excès de vitese. Si l’on

décompose

cette vitesse en deux autres : 1 une normale à la pa- roi

courbe,

l’autre

tangentielle,

on reconnaît que celle-ci tend à

éloigner

le

liquide

du noeud le

plus

voisin. Au ventre, la vitesse du

liquide

est

toujours

normale à la

paroi,

et il

n’y

a pas de force tan-

gentielle ;

par

suite,

le

liquide

y reste en

équilibre.

Lorsqu’un

fil de verre creux est fixé

verticalement

à un

diapason

et

plonge

par sa base dans un

liquide qui

la

mouille,

la colonne

qui

s’élève dans le tube par

capillarité éprouve

des mouvements

variés

pendant

la vibration du fil. Si celui-ci est libre à sa

partie inférieure,

la colonne

liquide

s’abaisse

lorsque

le

diapason vibre,

et

le tube

peut

se vider

complétement

si

l’amplitude

des vibrations

est assez

grande;

souvent même l’air

qui remplit

le tube est chassé

par l’orifice inférieur et s’écoule sous forme de bulles dans le li-

quide sous-jacent.

C’est la

portion

de

liquide comprise

entre le

premier

noeud et 1 extrémité libre

qui

tend à

s’éloigner

du noeud

et

qui

sort du tube en entraînant

la

colonne.

On

peut,

par

tâtonnement, régler

la hauteur de la colonne de telle sorte

qu’elle dépasse

le

premier

noeud et que celui-ci la par-

tage

en deux

parties

soumises à des actions

égales

et

contraires,

chacune d’elles tendant à

s’éloigner

du n0153ud dans des sens diffé-

rents. Alors la colonne reste

immobile,

pour de faibles

amplitudes

de vibration. Si

l’amplitude

est un peu

forte,

le

liquide

baisse tou-

jours, quelle

que soit la

position

du

ménisque

terminal.

Si le tube est fixe à son extrémité inférieure et si la colonne s’ar- rête à un

noeud,

elle reste immobile

pendant

la vibration. Cette colonne est nécessairement

comprise

entre deux

noeuds,

et le ventre

la

sépare

en deux

parties

tendant chacune à

s’éloigner

du noeud

qui

la termine. On a encore deux mouv ements

opposés qui

se dé-

truisent. Si le

liquide dépasse

le

n0153ud,

la

portion comprise

entre

celui-ci et le

ménisque s’éloigne

du

noeuds,

s’élève dans le tube et entraine le reste de la colonne. Un nouvel

équilibre

s’établit

(8)

lorsque

le

ménisque

s’est suffisamment

rapproché

du noeud suivant

qu’il

ne

peut

atteindre. J’ai vu, dans certains cas, la colonne li-

quide

rester soulevée de 15 à 20 centimètres au-dessus de sa hau-

teur normale.

Voici encore

quelques expériences,

sans

grande importance

théo-

rique,

niais d’un effet curieux :

On fait passer le fil vibrant horizontal dans un

disque

de

papier

mince

présentant

à son centre un trou de i millimètre de diamètre.

Pendant la

vibration,

le

disque

se met à tourner dans son

plan

avec une

rapidité extrême ;

il ne tombe pas si le fil est vertical.

On

répète

facilement cette

expérience

avec un anneau et une

règle

que l’on

agite.

Le

disque

de

papier

se maintient à la même

place

s’il est

plan,

et si son centre de

gravité

est dans le

plan

du

cercle de contact avec le fil. Si le centre de

gravité

est en dehors

du

cercle,

comme

lorsque

le

papier

a la forme d’une calotte

sphé- rique,

d’un tronc de

cône,

le

papier

se

déplace toujours

du côté

opposé

au centre de

gravité. L’expérience

se fait bien avec un fil vertical ou horizontal et un

disque

de bois à faces

planes percé

d’une ouverture

conique

centrale. Ce

disque, placé

vis-à-vis d’un ventre, s’en

éloigne

et se

rapproche plus

ou moins du noeud

qui

est situé à

l’opposé

du centre de

gravité

par

rapport

au

cercle

de

contact.

FAVRE ET VALSON. 2014 Sur la dissociation cristalline (Comptes rendus de l’Académie des Sciences, I872 et I873, passim).

En

quoi

consiste le

phénomène

de la dissolution d’un corps solide dans un

liquide?

Telle est la

question

que MM. Favre et

Valson ont cherché à résoudre dans une série de recherches coin-

muniquées

successivement à l’Académie des Sciences

pendant

ces

deux dernières années.

Partant d’une certaine

analogie

entre le

phénomène

de la disso-

lution et le fait bien connu de la condensation d’un gaz par un

sol ide,

les auteurs

(1) imaginent

que, dans une solution

saline,

les

molécules aqueuses se trouvent condensées autour de la molécule

saline,

comme, dans un morceau de charbon

imprégné

d’acide car-

(1) Comptes rendus, t. LXXV, p. 33o et 385; 1872.

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