L'environnement
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Basé sur la capacité de certains composants chimiques à se solubiliser dans l’eau et sur la sédimentation des poussières, il permet une réduction des émissions d’ammoniac et d’odeurs de l’ordre de 50 %. On parle parfois de lavage biologique car, en plus de son action physico-chimique de solubilisation, le fonctionnement du lavage d’air repose aussi sur le dévelop- pement, dans le maillage, d’une population bactérienne issue de l’accumulation de poussières, essentiellement d’origine organique dans le cas des porcheries. Ces microorganismes contribuent à dégrader les composants chimiques odorants présents dans l’air à traiter et ainsi à augmenter l’efficacité du lavage, essentiellement vis-à-vis des odeurs.
Il existe sur le marché 2 types de laveurs : horizontal ou ver- tical (voir figure ci-dessous) dont l’efficacité est équivalente mais qui permettent une adaptation plus ou moins aisée en fonction de la configuration du bâtiment.
La majorité des unités de lavage d’air est installée dans des ate- liers où l’extraction est centralisée. C’est une des contraintes techniques de l’implantation de cette technique.
Cependant, par des aménagements plus ou moins coûteux, il est parfois possible d'adapter ces équipements à des bâti- ments déjà existants.
Un abattement d’ammoniac supérieur à 80 % peut être ob- tenu en réduisant le pH des eaux de lavage par ajout d’acide (principalement de l’acide sulfurique) : on parle alors de la- vage acide. Le lavage acide est largement répandu aux Pays- Bas mais il reste rare en France. En effet, le lavage d’air connaît un développement important sur le territoire du fait de sa double action sur l’ammoniac mais aussi sur les odeurs.
Or, l’addition d’acide réduit de manière conséquente l’effi- cacité du lavage sur les odeurs du fait de la destruction des populations microbiennes, très actives dans la dégradation des composés odorants non solubles dans l’eau.
De plus, les contraintes spécifiques de stockage et de mani- pulation de l’acide par le personnel représentent un frein très important au développement de cette technique.
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1 : Air à traiter 2 : Rampes de buses 3 : Maillage 4 : Bac de rétention des eaux de lavage 5 : Séparateur de gouttelettes 6 : Extraction d'air traité vers l'atmosphère Type vertical
Type horizontal
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1 : Air à traiter 2 : Rampes de buses 3 : Maillage 4 : Bac de rétention des eaux de lavage 5 : Séparateur de gouttelettes 6 : Extraction d'air traité vers l'atmosphère Type vertical
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Présentation de laveurs d’air verticaux et horizontaux
Sortie d'air par trappe motorisée Gaine d'extraction sous couloir central
Extraction haute Capteur de débit et trappe
Extraction basse Capteur de débit et trappe Comble commun
d'arrivée d'air
Gaine d'extraction en partie haute
Gaine latérale d'extraction d’air
Gaine centrale d'arrivée d'air Gaine centrale d'arrivée d'air Gaine d'extraction basse
Gaine d'extraction en partie haute
Gaines d'extractions latérales
Types de gaines d’extraction d’air Murs de brumisation
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Mémento de l’éleveur de porc 2013
Au niveau du stockage
La couverture des fosses réduit le contact entre le lisier et l’atmosphère et limite ainsi les transferts gazeux vers l’atmos- phère (voir schéma ci-dessous).
Elle réduit de 70 à 90 % les émissions d’odeurs et d’ammoniac produits pendant le stockage des déjections.
De plus, la couverture des fosses réduit la dilution du lisier par les eaux de pluies ce qui limite le volume des effluents à stocker et à épandre et permet soit, de stocker le lisier plus longtemps, soit de réduire les capacités de stockage.
Il s'ensuit, à l’épandage un gain de temps pour l’éleveur et une réduction de la dépense d’énergie (carburant).
Il existe différents types de couvertures :
• Couverture souple : souvent constituée de toile en PVC trai- tée (anti UV, brouillard salin, moisissures…), elle peut présen- ter différentes configurations (tendue avec mât central ou à plat, couverture flottante ou couverture gonflée) en fonction de la forme de la fosse.
• Couverture rigide : elle peut être constituée de béton
étanche, de panneaux en fibres de verre, ou d'une toiture.
Elle est indispensable dans les zones fortement enneigées où les couvertures souples ne peuvent résister au poids de la neige accumulée.
En pratique : la couverture des fosses est la seule technique qui réduit efficacement les émissions de gaz et d’odeurs au cours du stockage des effluents liquides.
Au niveau de l’épandage
L’utilisation de matériels spécifiques d’épandage permet de réduire le temps et la surface de contact entre l’effluent épandu et l’atmosphère, limitant ainsi la volatilisation des composés gazeux comme l’ammoniac.
Pour les effluents liquides comme le lisier, il existe 2 types de matériels permettant de réduire les émissions de gaz et d’odeurs lors de l’épandage :
• Les pendillards : ce matériel permet d’épandre le lisier au niveau du sol par une série de tuyaux suspendus à des bras ou des rampes. Il est utilisable sur l’herbe et sur une culture en place, en appliquant du lisier entre les rangées de plants.
Un broyeur-répartiteur est conseillé en amont de l’équipe- ment pour éviter le colmatage des tuyaux par la présence de matériaux fibreux ou solides.
Cet équipement permet une réduction de l’ordre de 40 % des émissions d’ammoniac et d’odeurs à l’épandage.
• Les enfouisseurs (parfois appelés injecteurs) : le lisier est déposé au fond d’un sillon créé par un disque ou un soc (sché- ma). Le sillon peut être laissé ouvert (on parle alors d’injecteur à rainures ouvertes) ou refermé par une roue de recouvrement ou des rouleaux (on parle alors d’injecteurs à rainures fermées).
L’utilisation de ce type d’équipement peut réduire les émis- sions d’ammoniac à l’épandage de 60 à 80 %.
Injection avec disques Injection profonde avec soc Lisier
Vérin de réglage Distributeur
Le travail réalisé Le travail réalisé
Roue
de jauge Roue de
recouvrement Disque
coutre injecteur Injecteur
de lisier Soc
sol sol
20 à 30 cm
30 à 40 cm
Source : France Agricole nov 2002
Schéma de fonctionnement de 2 types d’injecteurs Une troisième voie de réduction des émissions de gaz et d’odeurs à l’épandage consiste à travailler le sol le plus rapi- dement possible après épandage (dans les 4 heures), permet- tant ainsi d’obtenir des taux d’abattement quasi-équivalents à ceux obtenus avec des enfouisseurs. Il faut cependant dispo- ser du matériel de travail du sol et du personnel nécessaires.
Influence de la couverture des fosses sur les échanges lisier/atmosphère
Vent Vent Vent
Vent Vent
Lisier Lisier
Fosse Couverture Volatilisation
Fosse sans couverture échange lisier-atmosphère=
Fosse avec couverture
=
zone tampon baisse des échanges lisier-atmosphère
Mémento
de l’éleveur de porc
Indispensable à tous les acteurs et professionnels de l’élevage porcin français.
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