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Formation et reversion des zones de Guinier-Preston

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HAL Id: jpa-00236685

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236685

Submitted on 1 Jan 1962

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Formation et reversion des zones de Guinier-Preston

Alberto F. Bonfiglioli

To cite this version:

Alberto F. Bonfiglioli. Formation et reversion des zones de Guinier-Preston. J. Phys. Radium, 1962,

23 (10), pp.817-819. �10.1051/jphysrad:019620023010081700�. �jpa-00236685�

(2)

817.

FORMATION ET REVERSION DES ZONES DE GUINIER-PRESTON Par ALBERTO F. BONFIGLIOLI (*),

Service de Physique des Solides, Faculté des Sciences, Orsay (Seine-et-Oise), France.

Résumé.

2014

On rapporte quelques résultats obtenus par diffusion centrale des rayons X dans le cas d’alliages Al-Zn et Al-Ag.

On montre que la courbe de diffusion, typique des zones G.-P. dans ces alliages, prend sa forme caractéristique dès les premiers stades de la formation des zones, à basse température (2014 40 °C environ). Bien que les intensités mesurées soient faibles et empêchent de tirer des renseignements quantitatifs valables, les faits observés font penser à une structure complexe des zones.

On présente aussi quelques résultats obtenus sur un alliage Al 20 % Zn pendant la réversion.

Abstract.

2014

Some results obtained for Al-Zn and Al-Ag alloys by small angle scattering of X-rays, are reported.

The scattering curve, typical of G.-P. zones in these alloys, has its characteristic form right

from the first stages of the formation of the zones, at low temperature (from

2014

40 °C). Though

the measured intensities are too weak to allow quantitative deductions to be made, the observed facts point to a complex structure of the zones.

Some results on Al 20 % Zn alloys during reversion are also presented.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 23, OCTOBRE 1962,

A présent on a définitivement admis que l’appa-

rition d’une deuxième phase dans certaines solu- tions solides sursaturées

-

en particulier, dans des alliages riches en aluminium de zinc, et d’argent - correspond à deux processus différents. Du point

de vue structural, ces processus sont caractérisés l’un par la présence des zones de Guinier-Preston,

cohérentes avec la matrice, et l’autre par un pré- cipité ayant sa propre structure cristalline. Bien que les différents auteurs soient d’accord sur la structure du précipité formé, la structure des zones

de Guinier-Preston est encore en discussion [1, 2, 3, 4, 5].

Pour essayer d’éclaircir cette question nous

avons commencé à étudier au moyen de la diffusion centrale des rayons X les alliages Al-Zn et Al-Ag,

dans différentes conditions, sans accepter a priori,

aucun modèle de structure. Nous n.’allons présenter maintenant que des résultats préliminaires, bien

loin encore de résoudre la question.

Nous avons voulu d’abord observer la formation des zones dès les premiers stades. Pour ce faire, un

échantillon d’A110 % Zn et un autre d’Al 20 % Ag,

ont été trempés, après homogénéisation, dans une ,

solution de chlorure de calcium à-50 oC, et trans-

férés ensuite immédiatement dans l’azote liquide.

Pour obtenir les courbes de diffusion, nous nous

sommes servis d’un goniomètre à compteur sur lequel on a placé une chambre que l’on a construite

et mise au point en collaboration avec 0. Testard du Centre d’Études Nucléaires de Saclay [6]. Cette

chambre nous permet de maintenir l’échantillon à

une température fixe comprise entre - 189 °C et

+ 100 OC, pendant les expériences. Ainsi les

1 (*) Adresse permanente, Comisiôn Nacional de Energ1a Atômica, Buenos-Aires (Argentine).

mesures ont été faites à

-

100 OC, et aucune évo-

lution n’a été perçue pour des températures infé-

rieures à - 50 °C. Les résultats sont reportés ( fig.1 et 2). On voit que, même dès l’apparition de

FIG. 1.

la diffusion, celle-ci est du type « en anneau carac- téristique de ces alliages à zones de Guinier-Preston.

Si on admet que la forme de la courbe de dif- fusion est due à des corrélations entre les zones

düfusantes, on peut déterminer, très grossièrement,

une distance fréquemment réalisée entre les zones

par une relation du type Bragg. Cette distance aug- mente avec le vieillissement comme on peut voir tableau 1. Or, à ce stade on peut difl’icilernént penser que certaines zones croissent au dépend des

autres, comme la variation observée de la distance de Bragg le laisse prévoir. Il semblerait plutôt que

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019620023010081700

(3)

818

la forme de la courbe de diffusion est due à une

structure interne des zones.

I’’IG. 2.

TABLEAU 1

Par ailleurs, nous avons étudié les mêmes alliages quand le phénomène a complètement évolué (20 jours de vieillissement à la température am- biante). Ici nous avons cherché à décrire les zones

dans les alliages par un modèle simple à deux

densités électroniques ; c’est-à-dire, des globules de

FIG. 3.

densité électronique uniforme pl, au sein d’un milieu de densité électronique uniforme aussi p..

Pour voir si ceci est possible, d’après Luzzati

et al. [7], nous avons représentés la fonction jn(s) s3

en fonction de s3 où i.(S) est une intensité normée, qui dans les conditions de collimations linéaire et

infinie ne dépend que des variations de densité élec-

tronique dans l’échantillon ; s a la signification

habituelle (s = 2 sin 6/X). Dans le cas des parti-

cules globulaires à densité électronique uniforme,

et pour des valeurs assez grandes de s, cette courbe

doit être une droite parallèle à l’axe S3, avec

FIG. 4.

FIG. 5.

(4)

819

quelques oscillations superposées. L’ordonnée à

l’origine est, dans ce cas

où (SIV) est le rapport surface-volume des zones d,iffusantes, ce est le rapport entre le nombre d’élec- trons dans les zones et le nombre total d’électrons dans la solution solide, et Ç est, en premier appro-

ximation, le volume spécifique électronique du

métal soluté.

Or, ces graphiques nous donnent des résultats nettement différents pour les alliages Al Zn et

Al Ag. Cette différence a déjà été observée par Gerold et Baur et Gerold [4], [8], d’une façon

semblable. Les résultats sont reportés (fige 3 et 4).

Dans l’alliage Al Ag la forme de la courbe montre

qu’un modèle simple à deux densités électroniques

ne peut être accepté. On trouve, donc, une confir-

mation de notre interprétation des courbes à basse température. Dans l’AI Zn, par contre, le modèle est, en principe, applicable, mais l’expérience est

moins probante que pour l’AI Ag. En effet, des

zones avec une distribution de densité électronique

en forme de créneau (type de modèle proposé par Walker et Gunier [2] pour les zones dans l’Al Ag

donneraient des résultats semblables. Malheu- reusement, nous n’avons pu répéter la même ana- lyse sur les courbes obtenues à basse température,

étant donné les faibles intensités mesurées.

Nous avons fait d’autre part, quelques mesures

à la température ambiante sur un alliage A120 %Zn pendant la réversion en collaboration avec

H. Herman. Les résultats sont présentés (fig. 5)

mais actuellement nous ne sommes pas en mesure de donner une interprétation par un modèle de structure.

Je remercie M. le Pr A. Guinier qui m’a donné

l’idée de ce travail et constamment guidé par

ses conseils. Je remercie aussi Mme M. Lambert pour son soutien efficace, et M. V. Luzzati

et le Dr R. W. Cahn pour leur suggestion et leur

intérêt.

Ce travail a été possible grâce à l’appui de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et

de la Comision Nacional de Energia Atômica (Argentine).

BIBLIOGRAPHIE [1] GUINIER (A.), J. Physique Rad., 1942, 8, 124.

[2] WALKER (C. B.) et GUINIER (A.), Acta Met., 1953, 1, 568.

[3] WEBB (M. B.), Acta Met., 1959, 7, 747.

[4] GEROLD (V.), Physica Status Solidi, 1961, 1, 37.

[5] FREISE (E. J.), KELLY (A.) et NICHOLSON (R. B.),

Acta Met., 1961, 9, 250.

[6] TESTARD (O.) et BONFIGLIOLI (A.), à publier.

[7] LUZZATI (V.), WITZ (J.) et NICOLAIEFF (A.), J. Mol.

Biol., 1961, 3, 367.

[8] BAUR (R.) et GEROLD (V.), Acta Met., 1962, 10, 637.

ÉTUDE DE LA PRÉ-PRÉCIPITATION DANS UN ALLIAGE Al-Zn A 30 % DE Zn Par RENÉ GRAF,

ONERA, Chatillon-sous-Bagneux, Seine, France.

Résumé.

2014

L’alliage trempé et vieilli à basse température (0 à 100 °C) ou revenu pendant des temps courts à température plus élevée (150 à 200 °C) donne des anneaux de diffusion centrale.

En même temps, on observe sur les diagrammes Debye-Scherrer des raies satellites (side bands),

dont l’écart avec la raie de la solution solide correspond au rayon de l’anneau.

Ces phénomènes sont attribuables à l’existence de zones de pré-précipitation de forme sphérique.

Au cours du revenu entre 150 et 250 °C on observe la précipitation d’une phase transitoire, qui est

une solution solide CFC riche en Zn, sous forme de plaquettes en épitaxie sur les plans (111) de la

matrice.

Abstract.

2014

The quenched alloy, aged at low temperature (from 0 to 100 °C) or annealed during

very short times at higher temperature (from 150 to 200 °C) gives small angle scattering rings.

Side bands are also observed on Debye-Scherrer patterns, the deviation with the solid solution line is in agreement with the radius of the ring.

These effects are due to spherical pre-precipitation zones. During the annealing between

150 °C and 250 °C, one observes the precipitation of an intermediate phase which is a F. C. C. solid solution rich in Zn, appearing as epitaxial platelets on the (111) planes of the matrix.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM

-

TOME 23, OCTOBRE 1962,

L’alliage Al-Zn à 30 % de Zn en poids a été

examiné dans le cadre d’une étude systématique

des alliages binaires Al-Zn [1], [2]. Comme l’alliage

à 10 % de Zn, il est situé dans une zone de concen-

tration pour laquelle, dans les conditions d’équi-

libre, une solution solide CFC stable à haute tempé-

Références

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