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Application de la méthode de Born à divers problèmes de propagation

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00235580

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235580

Submitted on 1 Jan 1956

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Application de la méthode de Born à divers problèmes de propagation

Maurice Jessel

To cite this version:

Maurice Jessel. Application de la méthode de Born à divers problèmes de propagation. J. Phys.

Radium, 1956, 17 (10), pp.911-912. �10.1051/jphysrad:019560017010091101�. �jpa-00235580�

(2)

911 diamètre extérieur contenant les soudures de thermo-

couples. Il repose sur des pointes de molybdène en des points qui sont dés noeuds de vibration pour l’harmo- ni que trois.

La mesure de la température se fait au moyen d’un

couple Pt/Pt Rh. Un ensemble de trois soudures

réparties le long du barreau permet de connaître la répartition de la température et d’en réaliser l’uni- formité à mieux que 0,5 OC à 1 000 °C, la température du centre étant connue avec une erreur maximum

de ± à 1 000 OC.

La précision dans la mesure de la fréquence est

limitée par l’amortissement de la courbe de résonance et non par la précision du fréquencemètre qui est

de 5.10-6. L’erreur absolue sur C(T) /G(2Qo) est partout inférieure à 4.10-4 sauf dans les cas où l’amortissement devient trop important, c’est-à-dire au-dessus de 900°C et, après la montée à 1 000 OC, au-dessous du point

de Curie. Dans ces cas l’erreur est au maximum de 1,5.10-3.

Les résultats représentés figure 2 ont été obtenus

avec un barreau de nickel pur (fourni par le Comptoir Lyon Allemand) recuit à 850°C pendant une heure

et répondant à l’analyse ci-dessous :

Mn 0,01 Fe 0,05 Mg 0,06 à 0,15 C 0,03 Cu 0,05 Si 0,05 S 0,005 Co néant.

Dans l’équation (2) nous avons fait la correction qui correspond au facteur (1

-

ocAT) en tenant compte de la variation de oc avec la température. C (200) est le

module de rigidité initial à 20°C.

On remarque sur la figure 2 un léger hystérésis et

surtout l’allure anormale de la courbe aux températures décroissantes au-dessous du point de Curie qui marque la discontinuité. Nous avons observé que si le nickel est porté à une température inférieure à 900°C, le

minimum relatif n’apparait pas. Le même phénomène

a été observé pour le module de Young par Zachârias [2].

FIG. 3.

-

1. Kikuta (1921).

-

2. Tokibé, Sakai (1921).

3. Koch, Danneker (1915).

-

4. Travail actuel.

Nous avons représenté aussi figure 3 les résultats des travaux antérieurs. Malheureusement les auteurs

n’indiquent pas toujours la pureté de leur nickel ni les traitements thermiques et mécaniques subis avant les

mesures. C’est pourquoi la comparaison des résultats

est difficile. Koch et Danneker [3] qui ont utilisé la

méthodes des oscillations de Coulomb ont atteint 1 300 OC en faisant passer un courant électrique dans

leur fil de nickel, mais leurs mesures sont peu précises

surtout en ce qui concerne la température ; on peut déduire des considérations précédentes sur l’allure des courbes que le fil avait dû être recuit au-dessus de 900°C

ou bien que les mesures furent faites à température décroissante ; le déplacement de la discontinuité qui

est à 320°C au lieu de 355 OC semble montrer que le nickel n’était pas très pur. Iokibé et Sakai [4] ont recuit

leur fil à 800°C. Leurs résultats et ceux de Kikuta [5]

obtenus aussi par la méthode des oscillations de Coulomb présentent avec les nôtres des différences qui

ne sauraient provenir uniquement de la détermination de la température mais plutôt de la méthode utilisée.

Manuscrit reçu le 11 juillet 1956.

BIBLIOGRAPHIE

[1] BRADFIELD, Proceedings of the Ist I. C. A. Congress,

1952.

[2] ZACHARIAS, Phys. Rev., 1933, 44, 116.

[3] KOCH et DANNEKER, Ann. Phys., 1915, (4), 47, 197.

[4] IOKIBE, et SAKAI, Sci. Rep. Tohoku Imp. Univ., 1921, 10, 1.

[5] KIKUTA, Sci. Rep. Tohoku Imp. Univ., 1921, 10, 139.

APPLICATION DE LA MÉTHODE DE BORN A DIVERS PROBLÈMES DE PROPAGATION

Par Maurice JESSEL,

Laboratoire d’Électricité Générale de l’École de Physique et Chimie.

La méthode établie par Max Born [1] pour résoudre les problèmes de collisions atomiques est susceptible

d’une généralisation très étendue, basée sur des équa-

tions fonctionnelles d’un type déterminé. Nous l’avons appliquée à la propagation des ondes électro-

magnétiques dans un milieu de permittivités e et IL

variables, et spécialement aux problèmes de la dif-

fraction de la lumière par les ultrasons et de la pro-

pagation troposphérique des ondes hertziennes.

1. Énoncé du problème général.

-

Soit à trouver le champ C(P) rayonné au point P par ’la distribution de source K°(P), suivant l’équation

,

Sans savoir résoudre (1) directement, on connaît

solution de l’équation « plus simple »

Le point d’observation P est le point courant d’un

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019560017010091101

(3)

912

espace géométrique donné (tel l’espace euclidien R 3

Ou R4), occupé, dans le cas de (1), par un milieu matériel (m) et, dans le cas de (3), par un milieu (mo) physiquement plus simple. En somme, on a un problème

de perturbation, le milieu (m), l’opérateur n et le champ C étant les perturbés respectifs de (mo), 00 et CO.

Les sources primaires k°, supposées insensibles à la

perturbation; sont dites « adaptées ». C - CO séra le champ diflracté.

2. Mises en équations fonctionnelles.

-

A partir

de (1), (2) et (3), on construit l’équation fonctionnelle

où l’expression (00

-

0)C peut s’interpréter comme

une répartition de sources virtuelles inconnues Kr.

L’itérée première de (4) sera l’approximation de Born :

Si (9 est l’opérateur de l’équation de Schrodinger, 001 le dalembertien et eo1, l’opérateur (8) des poten- tiels retardés, on retrouve l’équation intégrale des

collisions [2].

3. Applications à l’électromagnétisme.

-

Ici le rôle de (1) sera joué par les équations de Maxwell, écrites

pour des permittivités variables s(x, y, z, [t) , ,et 1£(X, Y, z, t) :

.

Le rôle de (3) sera joué par les mêmes équations,

écrites pour H°, Eo et les permittivités constantes Eo et 1L0 de (mo). Nous noterons Poto l’opérateur des potentiels retardés, se propageant dans (mo) à la

vitesse vo telle que c2 = vB £0 lLo :

L’équivalent de (4) sera alors le couple d’équations

où les sources virtuelles Iv, Jo, po et Bv sont à remplacer

par

4. La diffraction de la lumière par les ultrasons.

-

On admet que les ultrasons n’agissent que sur e et l’on prend p.

=

yo et e

=

co + e’ (x; y, z, t).

Dans le cas dès perturbations faibles (e’ sinusoïdal),

on retrouve, à partir de (9) et (10), et avec quelques

détails. supplémentaires, les théories connues [3] : : l’approximation quasi unidimensionnelle conduit à la théorie de Raman et Nath et celle de Born, à la théorie du 1er ordre de L. Brillouin. Surtout l’usage des équations fonctionnelles permet, et, d’une façon plus précise que la méthode de R. R. A.ggarwaf, la compa- raison des diverses théories et de leurs domaines de validité. Les calculs, faciles, seront donnés par ailleurs.

5. Propagation des ondes hertziennes

-

En atmo- sphère calme, on prendra y =u0 et e

=

co + E’(x, y, z)

et l’on pourra se borner au régime sinusoïdal permanent -L’étude des équations fonctionnelles correspondantes permet de réfuter certaines critiques faites à la première théorie de J. Feinstein et T. J. Caroll [4]. L’approxi-

mation de Born laisse prévoir une décroissance en 1/r2

du champ propagé par la troposphère calme aux

moyennes distances au delà de l’horizon.

Manuscrit reçu le 16 juillet 1956.

BIBLIOGRAPHIE

[1] KAHAN (Th.) et KWAL (B.), La Mécanique ondulatoire,

A. Colin, Paris, 1953, p. 140.

[2] MORSE (P. M.) et FESHBACH (H.), Methods of,theoretical Physics, McGraw-Hill, New-York, 1953, p. 1064.

[3] BERGMANN (L.), Der Ultraschall, S. Hirzel, Stuttgart, 1954, pp. 263 à 307.

[4] VOGE (J.), L’Onde électrique, 1955, 35, 565.

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