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13 étoiles : reflets du Valais = Wallis im Bild = Treize étoiles : reflets du Valais = Wallis im Bild

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(1)

REFLETS D U VALAIS

WALLIS IM BILD

Décem bre 1991 N° 12 41e année Le num éro Fr. 6 .5 0 Dezember 1991 Nr. 12 41. Jah r Exemplar Fr. 6.50

(2)

N e c h e r c h o n s p a s m i d i

à q u a t o r z e h e u r e s .

Q u i s o u h a ite d e s c o n s e ils les e n v iro n n e m e n t im m é d ia t. Q ui les

CREDIT SUISSE CS

d e m a n d e a v a n t to u t d a n s son p ro d ig u e d o it p a rfa ite m e n t c o n ­ n aître les c o n d itio n s lo c a le s - à l’im a g e d e s c o lla b o ra tric e s e t c o lla b o ra te u rs q u a lifié s d e v o tre s u ccu rsa le CS. A lo n g te rm e , c ’e s t la m e ille u re g a ra n tie d e re la tio n s d ’a ffa ire s fru c tu e u s e s . D an s v o tre localité.

--- CS - de s p e r s p e c t i v e s en - p l u s » .

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s et dessins

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P onts de bois, de pierre, d'acier, de béton ! P ar-d essu s les vallées, les rivières, les gorges, d a n s u n paysage naturellem ent grandiose, ils ont tissé a u cours des siècles des liens physiques en tre les hom m es. Tém oignant de notre patrim oine, l’ouvrage de Georges de K alberm atten, ingénieur EPFZ, consacré au x ponts d u V alais. retrace l'histoire de ces p onts et de leu rs techniques de construction.

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Conseil de publication:

Président: Jacques Guhl, Sion. Membres: Chantai Balet, avocate, Sion; Aubin Balmer, ophtalmo­ logue, Sion; Marc-André Berciaz, industriel, Sierre; Ami Delaloye, urbaniste, Martigny; Xavier Furrer, architecte, Viège; Gottlieb Gun- tern, psychiatre, Brigue; Roger Pécorini, chimiste, Vouvry.

Organe officiel de 1;Ordre de la Channe

Editeur:

Imprimerie Pillet SA Directeur de la publication: Alain Giovanola

Rédacteur en chef:

Jean-Jacques Zuber

Secrétariat de rédaction :

Avenue de la Gare 19 Case postale 840 CH-1920 Martigny 1 Tél. 0 2 6 / 2 2 20 52 Téléfax 0 2 6 / 2 2 51 01

Photographes :

Oswald Ruppen Thomas Andenmatten

Service des annonces :

Publicitas SA, avenue de la Gare 1951 Sion, tél. 0 2 7 / 2 9 5 1 5 1

Service des abonnements,

impression, expédition:

Imprimerie Pillet SA Avenue de la Gare 19 CH-1920 Martigny 1 Tél. 0 2 6 / 2 2 2 0 5 2

Abonnements :

12 mois Fr. s. 60.-, étranger Fr. s. 7 0 -

Elégant classeur à tringles blanc, pour 12 numéros Fr. s. 1 5

-Ont collaboré à ce numéro :

Stephan Andereggen, Pierre Ber­ ciaz, Jacques Darbellay, Henri Maître, Jérôme Meizoz, Inès Mengis, Patricia Meylan, Edouard Morand, Ursula Oggier Volken, Thierry Ott, Lucien Porchet, Adolphe Ribordy, Elisabeth Sola, Dominique Thomi-Baker, Pascal Thurre, Michel Veuthey.

La reproduction de textes ou d’il­ lustrations est soumise à autorisa­ tion de la rédaction.

Couverture : Personnage de la rosace. Plafond de la salle Super­ saxo à Sion (1505).

Photo: Oswald Ruppen.

Editorial

Il y a la bouffe et la grande bouffe. L’une et l’autre sont à la

mode. Elles ne se ressemblent pas. Elles ne rendent pas

compte de l’art de manger. La bouffe sert fréquemment de

nourriture aux jeunes athlètes du ciboulot qui croient avec

naïveté qu’on soustrait à l’esprit ce que l’on accorde au

corps. La bouffe a donc quelque chose d ’abrupt, de

rébarbatif, de vite-fait-pas-vu. Ça ressemble à du

hamburger ou à des spaghettis, à moins que ça ne prenne

l’allure d ’un croissant fourré qu’on fait progresser dans

l’oesophage avec de petites gorgées de café-crème.

La grande bouffe s’épanouit sur les tables bourgeoises et

dans les restos un peu snob. Quand deux ou trois couples

utilisent le tem ps prolongé d ’un repas à évoquer les délices

et splendeurs d ’autres gaudeamus, eh ! bien, vous pouvez

être assurés qu’ils appartiennent à cette catégorie de gens

qui assurent le succès et la pérennité de la grande bouffe.

La grande bouffe est un dérivé parodique de la

gastronomie ; elle ajoute à ce qui pourrait être un art du

bien-manger un excès bouffon, une prétention dérisoire.

Elle rehausse son propos d ’accents graves ou de points

d ’exclamation; elle fait son bonheur de postiches, de

fanfreluches et de falbalas culinaires.

Dieu merci ! nous n ’en sommes pas réduits à choisir notre

camp entre les spartiates et les godiches, le goût de la

cuisine se perpétue et se développe dans de grands

restaurants, mais aussi parfois dans les petits troquets.

C ’est pas une affaire d ’argent, c ’est une affaire de culture.

(9)

SOMMAIRE

Editorial

6

La g a stro n o m ie

Valais, où est ton identité culinaire?

9

Le Cheval Blanc à Sion, un monde de cohabitation

12

Gastronomie in Ernen

14

Quand la cuisine chinoise comble notre gourmandise

17

V ie culturelle

De Valais à Vallet...

20

Calendrier culturel et récréatif du Valais

23

Les batiks de Prisca à Notre-Dame du Silence

27

L’écriture physique de Jean-Gabriel Zufferey

29

«Tais-toi, je lis ! »

34

Nature

Première neige

30

La leçon de l’hiver

32

O rdre d e la C hanne

Tout savoir sur les .vins valaisans

36

S p ort e t tou rism e

Panorama touristique

39

Tourismus in Schlagzeilen

41

M agazine

Les faits de tout à l’heure

43

Laufendes Geschehen

46

Potins valaisans

49

Les pensées de Pascal

49

Mots croisés - concours de Noël

50

7

Oswald Ruppen

Oswald Ruppen

(10)

Quelques notes sur l'art

du bien-manger en Valais

(11)

Valais, où est ton identité culinaire ?

En Valais, o n p eu t m a n g e r co m m e des rois. Les b o n n es tables exis­ tent. Mais la h au te g astronom ie ne fait p as l’identité culinaire d ’un pays. Et le Valais m érite m ieux que l’assiette skieur ou la croûte au fro­ m age.

Q uand Paul B ocuse parle de cui­ sine, il n 'a que deux m ots en bouche: o d eu r e t terroir. P arce que le terroir d o n n e so n goût à la cui­ sine, et p arce que celle-ci se révèle d ’ab o rd p a r des odeurs. «Autrefois, on a p p re n a it le goût avec la m ère qui, dans la cuisine, p rép arait le re p a s de midi», aim e à raco n ter le chef lyonnais. «Les odeurs qui m o n taien t de la m arm ite d o n n aien t un avant-goût de ce q u ’o n allait manger.» Les m œ u rs o n t changé, mais les produits aussi. Paul Bocuse: «Autrefois, quand o n m a n ­ geait un poulet, o n était sûr que c ’était un poulet nourri aux grains. O n était sûr que c ’était un poulet qui avait le goût de poulet! P our moi, la cuisine, c ’est un terroir et une odeur.»

Eh bien, ce qui m anque le plus à la cuisine q u 'o n p eu t m a n g e r dans les restaurants valaisans, c ’est ex acte­ m en t ça: le goût du terroir et l’odeur - excepté, bien sûr, ceux de la fondue et de la raclette qui, vous en conviendrez, et bien q u ’elles créent certain em en t la b o n n e hum eur, tie n n e n t plus du folklore que d e la culture culinaire.

Cela n e signifie p as q u ’il n ’y ait pas de b o n n e s tables dans ce c a n to n - et m ê m e de très b o n n e s tables. Celles-ci existent. Roland Pierroz, à Verbier (le Rosalp), vient d ’être consacré «cuisinier de l'année» p ar les fins becs du guide Gault Millau; il est, en Suisse, le dauphin incon­ testé de Fredy G irardet - ce dernier fils d ’une Chalaisarde! Le G ourm et à Martigny, la C ô te à Corin, l’A uberge de Vouvry, le Fletsch- horn à S aas Fee, la Malvoisie à

(12)

Loèche-les-Bains ou le C h âte au de Brignon co m p ten t, depuis plu­ sieurs an n ée s, parm i les b onnes adresses du pays. Plus réjouissant en co re, de jeunes chefs, brillants et audacieux, laissent augurer des len­ dem ains qui e n c h a n te ro n t les gour­ m ets. C ’est le cas, en tre autres, de Daniel B u m an n à N aters (Kulina- rium), de F rance Pellicioli-Massy (oui, une femme!) à C ran s (la Poste) et, dans un g en re plus simple, d ’Alain G rosjean (le Cheval-Blanc) ou de Patrick Gille (les Châteaux) à Sion.

Il n ’y a aucun doute: p o u r autant q u 'o n ait du te m p s et d e l’argent, o n p eu t bien m a n g e r en Valais. Mais le pro b lèm e n ’est p as là. Il est que ce c an to n n ’a p as d'identité

culinaire - sinon celle, anecdo- tique, du from age.

A la fin du m ois d ’octobre, j’ai p assé quelques jours sur la C ôte d ’Azur. D ans les ruelles du vieux Nice, alors m êm e que la saison to u ­ ristique était term in é e depuis long­ tem ps, j’ai pu h u m e r les senteurs des épices et des poissons, des fruits et des légumes. Et dans des restas sans p réten tio n , j’ai goûté à un pays, en dégustant u ne dorade grillée - le poisson entier, pas seu­ lem ent ses filets! - a c c o m p ag n ée so b rem en t de p o m m e s d e terre, de courgettes et de poivrons. C ’était à Nice. Ç a aurait p u être, avec d ’autres m ets, à Strasbourg, à Lis­ b o n n e o u à Istanbul. Mais p as à S ion ni à Martigny.

La p e rte de l’identité culinaire n 'e st toutefois p as u n e caractéristique du Valais. Loin de là. C ’est ce q u 'o n appelle un «fait de société»: un p h é ­ n o m è n e , e n gros, qui to uche tous les pays dits «développés». Lesquels o n t suivi l’exem ple du seul d ’en tre eux qui, à quelques rares ex cep ­ tions régionales p rès, n ’a p as de véritable tradition culinaire; du pays qui a fait la guerre aux odeurs (et p as seulem ent d an s la cuisine!); du pays qui a inventé la bouffe - le fastfood, le surgelé et la boîte de conserve: les Etats-Unis.

Mais d an s ces pays, certaines

régions résistent mieux que

d ’autres: ce sont celles qui. jouis­ sant n o ta m m e n t de b o n n e s condi­ tions géographiques et climatiques,

(13)

disposent aujourd'hui e n c o re de produits du terroir. Et d ’autres régions, a p rè s avoir été envahies p ar la cuisine apatride, inodore et insipide, o n t appris à se forger une nouvelle identité: ce sont les villes surtout, où les brassages de p o p u ­ lations o n t mis de nouvelles saveurs au goût du jour.

J ’ignore si le Valais a une histoire culinaire. Mais je sais q u ’il aurait les m oyens, aujourd’hui, de s'e n inventer u n e - m ieux que b eau ­ coup d ’autres régions de Suisse. Il jouit d 'u n climat privilégié, dispose de terres fertiles et d 'u n savoir- faire: il est donc capable de fournir une large g a m m e de produits, en quantité et de qualité, et de les a p p rê te r. Et de la population é tra n ­

gère, nom b reu se et diverse, qui vit d ans ce canton, o n pourrait a p ­ p ren d re de nouvelles façons d ’utili­ ser ces produits.

«La nourriture fait partie de la culture», dit e n co re Paul Bocuse. L’assiette skieur, la pizza ou la croûte au from age font partie de la culture valaisanne. Elle m érite mieux.

Thierry Ott P h o t o s O sw a ld R u p p en

(14)

Le Cheval Blanc à Sion

Un m on d e de coh ab itation

Bien malin qui p eu t m ettre u ne éti­ quette sur le Cheval Blanc. A la fois bistrot, café et restaurant, il s ’offre à toute les clientèles. L 'am oureux y retrouve sa blonde et le juriste ses confrères. Le m o n tag n ard y voit la simplicité, l'artiste la poésie et l'aristocrate le raffinem ent. Pas de sectarism e dans ce vieil établisse­ m en t sédunois où, fait n o n négli­ geable, la carte est variée, l’assiette alléchante et le prix accessible. Le Cheval Blanc n ’a jam ais failli à sa mission, celle de la rencontre. L o n g tem p s fréquenté p a r Albert Chavaz, il d em eu re un lieu de p ré ­ dilection p o u r les artistes. Et c ’est peut-être à leur p ré sen c e continue que l’établissem ent doit son mys­ tère. U n m ystère qui veut q u ’au Cheval Blanc, toutes les couches sociales se côtoient p o u r partager, n o n seulem ent un rep as, mais sur­ to u t u n e am biance.

Trois salles, trois styles

P résen t depuis des décennies au G rand-P ont, le Cheval Blanc est un tableau de l’histoire de la vieille ville de Sion. A ujourd’hui, telle une valse, il est divisé en trois tem ps. Avec la brasserie d'abord; un esp ac e vieillot qui plaît. Au m o d e r­ nism e, o n y p réfère le style bistrot français avec ses miroirs, ses chaises e n bois et so n com ptoir.

Au m ur, une exposition de

tableaux sans cesse renouvelés tém o ig n e du p assag e des artistes. Q u an t aux timides ou à ceux qui seraient récalcitrants aux regards indiscrets, ils p euvent p ren d re place d an s une petite salle en retrait.

R este que les ad ep tes de la ser­ viette e n tissus et du couvert en arg en t n e so n t p as laissés p o u r co m p te. En effet, depuis deux mois, une partie restaurant a été am én ag ée. Les prix appliqués ne sont p as p o u r a u tan t plus cher que dans les deux autres salles. Seul le cadre diffère. Plus chic, plus calme, il d o n n e dans le haut de gam m e.

So u s le signe du poisson

Les trois pièces so n t ainsi propices à toute form e de discours, dia­ logues et autres confessions. C ’est là l’affaire de la clientèle. Il n ’en d em eu re p a s m oins que d an s cet

(15)

établissem ent, o n m an g e aussi. Et plutôt bien! Là, depuis cinq ans, c'est l'affaire d'O lg a et Alain Gros- jean. T enanciers et propriétaires des lieux, ils o n t assis la réputation du Cheval Blanc sur u ne cuisine variée, certes, m ais axée principa­ lem ent sur les poissons et fruits de m er. La carte offre, en tre autre, l’aile de raie aux câpres, la grillade de poisson e t langoustine, la paella valencienne, et la désorm ais célé- brissime zarzuela - enten d e z la m arinière de poissons et fruits de m er. Au chapitre des viandes, la cuisine a p p rê te le filet d ’ag n eau , de cheval et... d 'autruche. Les incon­ ditionnels de l'assiette valaisanne trouvent ég ale m e n t leur b o n h eu r ici, au contraire des am oureux transits de la raclette et de la fon­ due. O deurs obligent.

Et, quel que soit le plat co m m an d é, il est servi - sinon avec am o u r du

m oins avec le sourire - d ’une façon exquise, un souci extrêm e étant accordé à la p résentation. U n tableau auquel il s ’agit d ’ajouter e n co re les spécialités de saison, l’assiette de midi et les arrivages frais du jour. A Olga G rosjean de résum er le tout: «Je ne su p p o rte p as que les clients p arten t m é c o n ­ tents.»

Avec n o n a n te places en hiver et cen t vingt en été, avec la terrasse, le Cheval Blanc est un établisse­ m e n t qui vit. Alain G rosjean ren ­ chérit: «En fait, c ’est la clientèle qui décide ici. Moi, je fais la cuisine po u r ré p o n d re à ses goûts. Elle, elle crée l’am biance.» Et ça m ar­ che! La preuve : l’établissem ent affiche com plet quasim ent tous les soirs.

P atricia M eylan P h o to s O sw a ld R u p p en

(16)

R ingelblum e geh ört nicht nur in den S a lb en to p f

G astronom ie in Ernen

R estaurant S ankt G eorg Inhaber: Leo und Y olanda Urschinger-Eyholzer

E rnen im G om s ist in vielen Bezie­ hun g en eine Reise wert. D er e h e ­ malige Z en d en h au p to rt am alten Furkaweg ist ein Dorf, w o m an sich wohlfühlt und wo Lebensqualität zum Alltag gehört. P rächtige, b e­ stens erhaltene und restaurierte H äu ser sind Zeichen m achtvoller V ergangenheit, und m itunter erin­ n ert der G algen an eigene h o h e Gerichtsbarkeit.

A uch kulinarisch ist E rnen seit J a h ­ ren eine Reise wert. Im alten H aus Sankt G eorg am jetzt autofreien Dorfplatz befindet sich ein Fein­ sch m eckerrestaurant , das seinen N am en vollauf verdient. Die B etriebsinhaber Leo und Y olanda Urschinger-Eyholzer b e m ü h e n sich hier, n ach selbstgesteckten Zielen und d en A nforderungen einer hoch entwickelten G astronom ie es jeden G ast in allen B eziehungen wohl sein zu lassen. Diese g astro n o ­ m ische Perle reiht sich an an d ere ähnliche B etriebe im Oberwallis und im Unterwallis.

Und steht doch

auf seine Art

souverän da

Im zweiten Stock des alten H auses S ankt G eorg, in d er prächtigen ehem aligen guten Stube, findet sich das Speiserestaurant. M an hat den K opf schier zu bücken, Gele­ genheit, allen Ballast des Alltags draussen zu lassen und auch w erk­ tags zu feiern. Das H aus wurde

1 5 3 6 erbaut, und S ankt G eorg, einer aus der Reihe der verehrungs­ würdigen heiligen N othelfer, d er edle Ritter zu Pferd, d er P a tro n der w un d ersch ö n e n Dorfkirche, passt ausgezeichnet in den V erbund. Die G aststube von dam als ist sorgfältig renoviert, ein Giltsteinofen von stattlichem Mass verheisst W är­ m e und G eborgenheit, w en n es gelingt, seine A usstrahlung zu diszi­ plinieren. Die alte Bausubstanz ist dezent, nicht überladen, alte T üren und S chlösser sind Schm uckstücke im Raum , in d em der G ast sich sofort wohlfühlt. Durch das be­ schränkte Platzangebot von 2 8 Sitz­

plätze ist für eine intime A tm o ­ sp h ä re gesorgt.

Im G esp räch mit d em W irtepaar - d er C hef liess sym pathischerw eise seinen steifen H ut im Gestell - w ar auf se h r direkte und s p o n ta n e Art vieles, auch schier G eheim es aus d er K üche zu erfahren, auch von einer H ingabe an den Auftrag, den gew ählten Beruf, wie sie rech t sel­ te n ist.

Die beiden teilen sich K o m p e te n ­ zen, Pflichten und A ufgaben im H aus eb en so selbstverständlich wie d en Erfolg, Freude und Befriedi­ gung im Betrieb. Die Frau im H aus m üht sich um den organisatori­ schen Bereich im Service, von den A nw eisungen a n das Personal bis zur jeweils p assen d en D ekoration am Tisch. Als ausgebildete K ran­ kenschw ester h at sie ausgeprägten sozialen Feinsinn: A ufgew achsen in einer Hoteliersfamilie weiss sie von Ju g e n d auf um die Erforder­ nisse d er G astfreundschaft; Gefühl und W issen sind V oraussetzungen, den G ast auf die ihr eigene Art zu b etreu en und individuell zu verw öh­ nen.

(17)

Und gleichzeitig ist sie immer

auch rechte und linke Hand

ihres Gatten, des Küchenchefs

H ier im K üchenbereich ist Leo U rschinger schier im D auereinsatz, um seine G äste kulinarisch zu über­ raschen. Er ist ein passionierter K och. In Ö sterreich aufgew achsen, m ac h te er seine L ehre in Salzburg, es folgten Militär und Lehr- und W anderjahre w eitherum , vor allem auch in touristich wichtigen Statio­ nen. Es w ar ihm möglich, in viele T öpfe zu gucken, sich im m er wei­ terzubilden und ein eigenes K on­ zept zu finden und zu erp ro b en . S o wurde sein eigener K üchen­ zettel reichhaltig, seine M enuvor­ schläge eigenartig, speziell, im m er w ieder ab g eän d ert, ergänzt.

Die Karotte schmeckt nach

Karotte : und kann doch edel zu­

bereitet werden, damit sie mehr

ist denn eine ordinäre Rübe

H ier liegt wohl die Spezialität dieses K üchenchefs. S eine G e­

richte sind saisonbedingt, die Zube­ reitungsart natürlich-leicht, aber auf eigene Art, oft seh r speziell. Er hält sich in d er Zusam m enstellung und Reihenfolge beileibe nicht m e h r an die alten Regeln, wie m an sie zu lernen hatte. W ichtiges G ebot ist ihm, die Natur, wie sie das Umfeld anbietet, einzubezie­ hen: Blum en, Kräuter, Düfte, Essenzen. S aiso n g erech t bereitet er Wildbret zur Jagdzeit, an g erei­ ch ert mit W aldbeeren und S a n d ­ dorn. In seinen V orschlägen finden sich Fleisch, Fisch und Vogel, er hält sich einen eigenen G arten. D orfm itbew ohner sind beliebte Zulieferer, und die Kräuter, auch die g eheim en, zieht er selber auf, e r m ac h t seinen eig en en Essig und kocht V orräte ein. W as ihm fehlt, b esorgt er sich am frischen Markt. H ier stösst e r im R aum Oberwallis auf G renzen, w as ab e r auch die P hantasie herausfordert. Nach Möglichkeit nutzt er die A ngebote d er Walliser Landwirtschaft, G e­ m üse und Früchte und will sie, ver­ feinert, a b er natürlich belassen, auf d en Teller bringen, die K arotte hat

n ac h K arotte zu sch m eck en und d e r Tintenfisch trägt in sich Duft des w eiten M eeres. Nicht den irgendeiner Konserve. U nd dann, bei den exquisiten D esserts, bei der Zuckerbäckerei ist G ott sei D ank d er Einfluss Ö sterreichs nicht zu übersehen. Auch nicht zu verpö- nen. Leo U rschinger liebt es, seine K reationen abzuw andeln, n eu e zu erpröbeln. D abei g eh ö rt die Ringel­ blum e nicht nur in die Vase, in den Salbentopf, d er M eister gibt sie in seinen Essig als Essenz. G än se­ blüm chen, frisch gepfückte, mischt er in die K artoffelsuppe oder lässt dam it die Teller schm ücken. Als F ach m an n in d er K üche richtet er sich n ach n e u e n ernährungsw is­ senschaftlichen Richtlinien, flicht diese in seine Arbeit ein, a b er so, dass die S peise ein G enuss fürs A uge und vor allem d en G aum en, das H erz wird.

K ochen und sich um den G ast m ü h en ist für H errn und Frau Urschinger-Eyholzer intensive H in­ w endung an den Beruf, m e h r E n g ag em en t als Pflichtübung. Und alles zum W ohlsein der Gäste!

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Zum W ohlsein, zur A m biance, g eh ö rt n eb en einem verlockenden Speisezettel zumeist auch die p a s ­ sende Flasche aus d em Keller. Hier ist w ieder die D am e des H auses zuständig.

Ihr ist der Kellerbereich a n vertraut, eine Aufgabe, die sie auf em anzi­ pierte W eise versieht. Souverän weiss sie davon zu berichten, zu berate n , zu em pfehlen, auszuw äh­ len zwischen Wallisern, Franzosen, Italienerweinen, sie preist auch Oberwalliser D elikatessen an, kauft mit Vorliebe in kleinen Kellereien ein und ist insgeheim stolz auf den h auseigenen W ein in der eigenen Flasche.

Man weiss im H aus S ankt G eorg um die Vor- und Nachteile dieses Berufes, doch die Begeisterung ist herauszuhören. Man ist voller Plä­ ne, die den Alltag vielfältig m achen, weiss um den gewichtigen kreativen Bereich und m acht sich keine Illu­ sionen, d e n n nicht jeder G ast ist ein Edelmann. Als vielgereister Koch weiss Leo Urschinger um die V or­ teile dieser eh e r abgegrenzten Re­ gion, schätzt den guten Kontakt zu den ändern Wirtsleuten im Dorf, pflegt mit seinesgleichen den so wichtigen beruflichen und zwischen­ menschlichen Austausch. Dienen sie doch alle, jeder auf seine Art, der gleichen Sache: einer gepflegten Gastwirtschaft, dem so wichtigen Auftrag in der Touristenregion. U nd nicht zu vergessen ist seine S p aghetteria, die er im u ntern Lokal eingerichtet hat, in der Dorf­ beiz, in der n ach än d ern M aß­ stäben, ab er mit nicht m inderem Q ualitätsanspruch, d er Tagesteller auf getischt wird.

S ankt G eorg ist h eu te m e h r denn ein G eheim tip. Einheim ische und regelm ässig w iederkehrende Gäste k en n en dieses Feinschm eckerlokal. W er sich v erw öhnen lassen will, tut gut daran, sich anzum elden. U nd w er von weit heranreist, d em wird auch U nterkunft vermittelt, den A bend auszukosten. Es ist ein gut Ding, sich hier kulinarisch ver­ w ö h n en , fachkundig und diskret zugleich b eraten und bedienen zu lassen - und es ist ein eb en so gut Ding, d en Tisch nur mit besten Freunden zu teilen. Ich sp rech e aus Erfahrung.

In es M en gis-Im h asly F o to s T h o m a s A n d e n m a tte n

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Quand la cuisine chinoise

com ble notre gourm andise

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Les E u ro p éen s en étaient à la cuis­ son prim aire de la viande et des légum es et m an g eaien t encore avec leurs doigts que déjà les Chi­ nois ap p rê ta ie n t les plats selon un d osage savoureux de goûts; ils avaient découvert les m érites de la cuisson à la v apeur et dégustaient des m ets exquis avec des ba­ guettes. C ’est vrai que depuis lors, la cuisine française s ’est bien rat­ trapée.

Les colons o nt appris à connaître, grâce à M arco Polo, le raffinem ent de la C hine et ses spécialités culi­ naires. Mais jusqu’à u ne période récen te, qui voulait ap p ré cier ces délices de la table devait se rendre en Extrêm e-O rient. Q uelques res­ taurants se sont ouverts sur le V ieux-C ontinent dès le début du siècle, m ais cela restait e n co re du dom aine de la curiosité. Le c o m ­ m unism e n ’a rra n g ea rien, qui referm a la C hine sur elle-même. La chute de Mao, m ais aussi le ray o n n em en t de H ong-K ong, ont dispersé à travers le m o n d e l’art culinaire des Chinois. Les Euro­ péen s, et les Suisses n o tam m en t, l’o nt découvert avec ravissem ent. D epuis u n e dizaine d 'a n n é e s, de nom b reu x restaurants chinois se sont ouverts en Valais; la plupart d 'e n tre eux connaissent un succès considérable. Il y en a, p o u r ne parler que du Valais rom an d , à Bluche, à Sierre, à Sion et à Marti- gny. Les spécialistes vous feront c e p e n d a n t rem arq u er de façon p ertin en te que tout ce qui se réclam e de la C hine n ’en est pas fo rcém en t originaire. Il serait plus juste de parler de cuisine orientale à p ro p o s de plusieurs établisse­ m ents.

A u d em eurant, il y a mille cuisines chinoises, to u t co m m e il y a plu­ sieurs cuisines en E urope. Celle que l’o n connaît le mieux ici, c ’est la cuisine can to n n aise m âtinée d ’influences pékinoises. Cela tient à la géo g rap h ie du lieu, p ro ch e de la m er, p e rm e tta n t plus facilement

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d ’un grand m aître est indispensable p o u r qui veut devenir un cuisinier de talent et réussir les sculptures culinaires p ro p re s à la Chine. O n l’a dit, cette cuisine est très variée; elle offre des m élanges de saveurs fines et légères, e t s ’arrose de préféren ce de thé, parfois de bière. En Suisse, et en Valais sur­ tout, o n préfère souvent l’acco m ­ p a g n e r de vin; en choisissant celui- ci avec soin, o n parvient à de très heureux mariages.

La cuisson à la v apeur a la faveur des Chinois p a rc e q u ’elle conserve aux m ets leur saveur, leur fraîcheur - et c ’est particulièrem ent vrai p o u r le poisson.

Parm i les grands restaurants chi­ nois de Suisse ro m a n d e, deux ren c o n tre n t un succès particu­ lièrem ent rem arquable: l’un à Lau­ sanne, avenue de C our, l’autre à Martigny, place de R om e. C es deux restaurants a p p a rtie n n e n t à la famille H au, originaire de H ong- Kong. A Martigny, H au H o n k e e à la cuisine et so n frère H au H o n w ah à la direction g è re n t l’établisse­ m e n t Kwong-Ming. Un établisse­ m en t splendide de 8 4 places, à l’am biance très orientale, au service im peccable assuré p a r 14 p ersonnes.

O n p eu t y m a n g e r à midi sim ple­ m e n t une assiette du jour à 12 francs ou selon une carte très éla­ borée, avec le délicieux canard pékinois ou le pigeon rôti; la chasse n ’est p as à dédaigner, avec au m en u du chevreuil ou du faisan. C e restaurant, installé à Martigny depuis 1 9 8 6 , possède un cadre idyllique qui respire le calm e et vous tran sp o rte, le te m p s d ’un repas, dans la sérénité que savent si bien cultiver les Chinois.

A d o lp h e Ribordy P h o t o s O sw a ld R u p p en

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D e Valais à Vallet...

...il n'y a qu'un pas que le peintre a franchi en 1 9 0 8 . C e n e ta it p as le Rubicon, m ais le R hône, ce n'était pas une conquête, mais une d éco u ­ verte.

E douard Vallet occupe avec discré­ tion une place d 'h o n n eu r dans l'art pictural suisse. C o n n u des spécia­ listes et des intimes, des passionnés et des am ateurs, il n'a pas en co re ren co n tré la faveur du grand public. Le te m p s est d o n c venu de le faire accéder à la notoriété qu'il m érite. O n s'y est em ployé à H éré- m ence, le 9 n ovem bre dernier. La famille du peintre, amis, auteurs, éditeur, p résen taien t au public un su p erb e livre1 co n sacré à sa vie et à so n œ uvre.

C o m m en t raco n ter ce m aître de la gravure suisse, ce peintre de talent et ce dessinateur intimiste sinon en e m p ru n ta n t à Jean-C harles Giroud, au teu r du C atalogue rai­ so n n é et de l'essai qui l'accom ­ pag n e, les m ots qui savent rendre l'artiste p ro fo n d ém en t hum ain et terriblem ent a tta c h a n t?

L'œ uvre ne suffit pas à décrire E douard Vallet. De nom b reu x tête- à-tête avec so n héritage artistique, des heures de réflexion, de déduc­ tion, d'apprentissage du langage des signes o n t perm is à l'auteur de rejoindre le peintre-graveur par- delà le tem ps. U ne rech erch e p o u r débusquer, sous la réserve et la sobriété de l'artiste, l'intense vie intérieure qui l'anime et nourrit sa force créatrice. «Vallet m o n tre très bien qu'il veut, à partir d e la réalité valaisanne, signifier l'intem porel et l'universel.»

Vallet, d'origine savoyarde, vit à G enève et m eurt, l'âme valaisanne. Il trouve dans nos vallées la simpli­ cité des gestes quotidiens qu'il croque d'eaux-fortes en lithogra­ phies, de peintures en dessins. Jam ais un regard de voyeur-folklo- riste, jam ais la curiosité de l'hom m e de la ville p o u r celui des cham ps, seul est p ré se n t le profond respect

des très riches heures d'une re n ­ contre.

C 'est une V alaisanne d'ailleurs qu'il ép o u se en secondes n o ces et ce sont les fem m es qui cen tren t son œ uvre. Fem m es, m aîtresses du tem p s, p résen tes aux m om ents décisifs de l'existence, belles et é p a ­ nouies à leur table de toilette, ou d éro b ées aux regards sous leur

chi-Oswald Ruppen

J a c q u e s D o m in iq u e R ouiller

gn o n et leur ch a p e a u ... «Agissant sur le passé, le p ré se n t et l'avenir, écrit Jean -C h arles Giroud, sa fem m e ap p a ra ît co m m e la garante de la p éren n ité de la société. Sui­ vant ses principes, Vallet ch erch e à m o n tre r les règles universelles de la vie hum aine. P eu lui im porte de re sp ecter les sch ém as sociaux tra ­ ditionnels qui attribueraient à la fem m e un rôle secondaire. S ans doute celle-ci, p o u r l'artiste, se prête-t-elle m ieux à ses p ro p re s objectifs que l'homme.»

C érém onies de b ap têm e, p ro ces­ sions, en terrem en ts, visages buri­ nés, villages écrasés sous la puis­ sance de la m o n tag n e, Vallet a mis son talent au service des hom m es,

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Jacq u es D om inique Rouiller. Le soin qu'il a a p p o rté à sa conception m o n tre so n désir de ren d re à Edouard Vallet la place qui lui revient dans la m ém oire collective.

E lisab eth S o la

‘Edouard Vallet, Maître de la gravure suisse, Editions Verseau, Denges, 1991.

des petites gens, p o u r n o tre plus grand bénéfice.

Maurice Jean-Petit-M atile, dans la préface du livre co n sacré à Vallet, salue la maîtrise technique de gra­ veur et rappelle que la p a rt la plus personnelle de so n art se retrouve dans sa peinture.

Le livre est né d’un coup de c œ u r auquel n'a pas résisté l'éditeur L’e n fa n t m ort, 1 9 1 4

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Calendrier culturel

Walliser

et récréatif du Valais

M onatskalender

P u b lié p a r 1 3 E to iles a v e c la c o lla b o r a tio n d u C o n s e il v a la is a n d e la c u ltu re M itg e te ilt v o n 1 3 E to ile s in Z u s a m m e n a r b e it m it d e m W a llise r K u ltu rra t

M usique - D a n se

M usik - Tanz

ERNEN

Pfarrkirche

W eih n a ch tsk o n ze rt

mit dem Chor Chanson Valaisanne aus Sitten

27. Dezember, 20 Uhr

N eu jah rsk on zert

mit dem Ensemble «St. Georg» Ulrike-Anima-Mathé, Violine, Carlo de Martini, Viola, Petre Vahle, Viola, Eva Maria Neelson, Cello 1. Januar, 20 Uhr

RIEDERALP

Kapelle St. Bernhard Singspiel-Musical

E ine w u n d e rv o lle Zeit

Primarschule Ried b. Mörel Leitung: Lehrer Mangisch 22. Dezember, 17 Uhr BETTMERALP Zentrum St. Michael W eih n a ch tsk o n ze rt Musikgesellschaft Bettmeralp 26. Dezember, 20.15 Uhr NATERS Pfarrkirche Adventskonzert N a tisch er B r a ss Q u in tett 15. Dezember, 16 Uhr BR1G Simplonhalle D er S c h w a n e n s e e

Ballet von Peter Tchaikovski mit Star-Solisten aus Wien, Paris, London, Monte-Carlo sowie dem grossen Corps de Ballet

4. Dezember, 20.15 Uhr Kellertheater

Volksmusik

B ilder a u s S izilien

Pippo Pollina + Band 7. Dezember, 20.30 Uhr

SAAS-FEE

Pfarrkirche

W eih n a ch tsk o n ze rt

Moser Quartett, Bern 26. Dezember, 20.30 Uhr

ZERMATT

Alexander Seiler Saal

C hop in A b en d

Elisabeth Leonskaya, Klavier 27. Dezember, 20.30 Uhr

F am ily F orce Pfarrkirche

W eih n a ch tsk o n ze rt

des Orchesters der Hochschulabteilung des kantonalen Konservatorium Sitten Leitung: Tibor Varga

30. Dezember, 20.45 Uhr

WILER/LÖTSCHENTAL

Mehrzweckhalle

Adventskonzert - Rockin’Christmas

Fam ily F orce u nd P o lo H ofer und d ie S c h m e tte r B an d

14. Dezember, 20.30 Uhr

(Diese Veranstaltung ist Ausverkauft)

VISP

Kulturzentrum «La Poste»

D ie E ntführung a u s d em S erail

von Wolfgang Amadeus Mozart Leitung: Hanspeter Gmür Schlosshof-Oper Friedrichshafen 13. Dezember, 20 Uhr

D er Kranich

Rock-Musical von Hansjörg Schneider und Urs Blöchlinger

17. Dezember, 20 Uhr

MONTANA

Eglise

Récital de musique de chambre

Mc U to U ghi, violon E u g en io B a g n o li, piano 28 décembre, 20 h 45 SIERRE Eglise Sainte-Catherine C on cert d e N oël

par l’Harmonie la Gérondine Direction: Jean-Michel Germanier 15 décembre, 19 h T he Barbara B e s t S in g e rs 15 décembre, 20 h 30 SION Théâtre de Valére O rch estre e u r o p é e n D a g o b e r t e Linhares, guitare Direction: Boris Perrenoud 5 décembre, 20 h 15

Q u atu or «Sine Nomine»

et C h r isto p h e S ch iller, alto 12 décembre, 20 h 15

OVRONNAZ

La chapelle

C on cert d e N oël

par l’Orchestre du Collège et des Jeunesses musicales de Saint-Maurice 27 décembre, 17 h 30 MARTIGNY Fondation Louis-Moret J e a n -J a c q u e s V uillou d, flûte M on iq ue F essier , piano 1er décembre, 17 h 30 Fondation Pierre-Gianadda

N atalia P r isc h e p e n k o , violon

O rch estre sy m p h o n iq u e d e R adio Leipzig

Direction: Emil Tchakarov 9 décembre, 20 h 15

S o ir é e M ozart

en commémoration du bi-centenaire de sa mort Organisée par les

sociétés chorales

et instrumentales de Martigny 14 décembre. 20 h 15

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SALVAN Eglise paroissiale C on cert du C h œ u r m ix te du C o llè g e d e S aint-M aurice 22 décembre, 16 h SAINT-MAURICE

Grande salle du Collège

E n se m b le Ludus R ose-M arie Burri, piano Direction: Jean-Luc Darbellay 4 décembre, 20 h 30

C o n c er t d e N oël

Orchestre du Collège et des

Jeunesses musicales de Saint-Maurice

S u sa n Rybicki, violoncelle Direction: Jan Dobrzelewski 15 décembre, 15 h 30

MONTHEY

Théâtre du Crochetan

O r ch estre d e la S u is s e ro m a n d e G regori V o lo k h in e, piano Direction: Jesus Lopez Cobos 12 décembre, 20 h 30

VAL-D’ILLIEZ

Eglise paroissiale

C on cert d e N o ël par la Fanfare «Echo de la Vallée», Chorale et choeur d ’enfants de Val-d’Illiez 21 décembre, 20 h CHAMPÉRY Eglise catholique T he Barbara B e s t S in g e rs Negro Spirituals 28 décembre, 20 h

T héâtre - Ciné m a __

T heater - Film e

MÜNSTER Theatersaal «Rottä» D er e in g e b ild e te Kranke

von Peter Pflug

Lustspiel in drei Akten frei nach Molière Der Theaterverein Obergoms

26., 27., 28., 29. und 30. Dezember 20 Uhr RIEDERALP Kapelle St. Bernhard Kasperli-Theater P eter M eier 29. Dezember, 17 Uhr BRIG Kellertheater

Ü berall ist W underland

Jörg Schade, Thomas Schäfer 7. Dezember, 20.30 Uhr Kino Capitol

A lice

Woody Allen USA 1990 8. Dezember, 17 Uhr, 9. Dezember, 20.30 Uhr

VISP

Kulturzentrum «La Poste»

D e S c h a c h e r S e p p

Volksstück von Kurt Wilhlem und Jörg Schneider, Musik von Rolf Wilhlem

10. Dezember, 20 Uhr SIERRE Cinéma Bourg C o n n a is s a n c e d u m o n d e Istanbul De Constantinople à Byzance par Henri Goemaere

2 décembre, 20 h 30 Salle de la Sacoche Théâtre pour enfants

L’H isto ire d ’un p etit o n c le

par le Théâtre de la Grenouille 21 décembre, 16 h SION Cinéma Arlequin C o n n a is s a n c e d u m o n d e Istanbul De Constantinople à Byzance par Henri Goemaere

3 décembre, 15 h et 20 h 30 Petithéâtre

Zazie d a n s le m étro

de Raymond Queneau avec Evelyne Levasseur, Pierre Auge

Mise en scène: Sylvie Van Cleven 6 décembre, 20 h 30

C h aq u e a n n é e ça r e c o m m e n c e

Alizé-Théâtre d’Eduardo de Felippo

Mise en scène: Françoise Gugger Chorégraphie: Jacqueline Riesen Musique: Nino Rota

12, 13, 14, 19, 20, 21, 27, 28, 31 décembre, 4, 9, 10, 11 janvier, à 20 h 30

Théâtre de Valére

Le G ros N ’Avion

de et par «Les Filles»

Mise en scène: Eric Civanyan 18 décembre, 20 h 15

TRIENT

Salle communale

M a rio n n ettes

Comédie en un acte par les Jeunes de Trient 14 décembre, 20 h 30 15 décembre, 15 h MARTIGNY Cinéma Casino C o n n a is s a n c e d u m o n d e Istanbul De Constantinople à Byzance par Henri Goemaere

9 décembre, 15 h et 20 h 30

SAINT-MAURICE

Salle du Roxy

La B o n n e A d r esse

de M. Camoletti

Mise en scène: Michel Rey-Bellet Les Tréteaux du Parvis de Saint- Maurice

13 et 14 décembre, 20 h 30

MONTHEY

Théâtre du Crochetan

Fregoli

de Patrick Rambaud et Bernard Haller Mise en scène: Jérôme Savary Production: Théâtre national de Chaillot (Paris)

2 décembre, 20 h 30

C o n n a is s a n c e d u m o n d e

Istanbul

De Constantinople à Byzance par Henri Goemaere

10 décembre, 20 h 30

La trilo g ie m a rse illa ise

de Pagnol

avec Jean-Pierre Darras, Geneviève Fontanel, Jacques Morel, etc. 17 décembre, 20 h 30

V a r i é t é s _________

Variete

MARTIGNY Caves du Manoir Will L. M a ssey 4 décembre, 21 h Patrick T im sit 5 décembre, 21 h Las M aracas 6 décembre, 21 h

B ranch + P artner & Partner

12 décembre, 21 h

Calvin R u ssel

14 décembre, 21 h

Les C h a sse u r s e n Exil

19 décembre, 21 h

MONTHEY

Théâtre du Crochetan

F ran çois S ilvan t dans «Trudy Tell» 6 décembre, 20 h 30

M ichel B ou jen ah

elle et moi

«J’ai l’impression que cela ne va pas être simple»

20 décembre, 20 h 30

Arts v isu els________

V isu elle K ünste

NATERS

Kunsthaus zur Linde

Barbara B urger, Textilbilder

M argret H oz, Keramik Bis 8. Februar

BRIG

Galerie zur Matze

«GSMBA» O berw allis

Bis 14. Dezember MISSION/VAL D ’ANNIVIERS Galerie Cholaïc Kathryn V asey Aquarelle jusqu’au 22 décembre SIERRE ASLEC Luz Luzem o

«Clic, clac, l’artiste dans l’objectif» Photographie

jusqu’au 9 décembre Galerie Jacques Isoz

R oland W eber

Peinture

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Technopôle Sierre (bâtiment Antarès) Kerja Peinture jusqu'au 4 janvier (sur rendez-vous: 0 2 7 /5 6 1 FAC P e te r S te in Gravure jusqu’au 4 janvier SION

Bibliothèque des Jeunes

G e o r g e s L em oine

Aquarelle, dessin jusqu’au 6 décembre Galerie des Tanneries

Francis M ich elet

Huile, aquarelle, dessin jusqu'au 14 décembre

Galerie de l’Ecole-club Migras

Im a g es d e l ’im agin aire

André Compte, collages Giuliana Tuveri-Usai peintures surréalistes jusqu'au 20 décembre Galerie Grande-Fontaine

Marie E sch er, peintures, dessins

Uli Wirz, peintures, gravures jusqu'au 21 décembre Galerie de l’artisanat valaisan (Rue des Châteaux 2) Exposition-vente

C ér a m iq u es e t b ijoux p réc ie u x

M” Dengler et Paini jusqu’au 24 décembre Musée d’histoire naturelle

Les g ra n d es e x tin c tio n s

Académie suisse des Sciences naturelles

jusqu’au 19 janvier

SAVIÈSE

Maison de commune de Saint-Germain

D o m in k o

Dessins, huiles, techniques mixtes, gravures

jusqu’au 23 décembre

SAXO N

Galerie Danièle Bovier

S y m p h o n ie e n verre

Patrick Lepage, verrier français Atelier Tiffany, ses verriers

13 décembre - 1 5 janvier MART1GNY Galerie Supersaxo J e a n C ollaud Pastel jusqu'au 8 décembre Fondation Louis-Moret J a c q u e s Faravel Peinture - 1985-1991 jusqu'au 22 décembre

F ran ço is Silvant d a n s «Trudy Tell» Manoir de la Ville

Island e

Raguar Axelsson, photographies Gérard Bonnet, photographies Léonard-P. Closuit, films, photos. Dominique Cosandey, lithographies jusqu'au 29 décembre

Centre d’Art contemporain

Léon S c h u b ig er Dessin jusqu’au 11 janvier Fondation Pierre-Gianadda C alim a Colombie précolombienne jusqu'au 8 mars VERBIER

Galerie d'Art du Hameau

C h r isto p h e B é g u in , peintures

M onika S to c k e r , céramiques 15 décembre - 1 9 janvier

MONTHLY

Galerie Charles Perrier

Art Alpin S u is s e

Peintres suisses du XIXe et XXe siècles Vallet, Ségantini, Biéler, Hodel, Bille, L'Eplattenier, etc.

En permanence

TROIST ORRENTS

Galerie «La Tine»

Gianni G r o sso

Huile - aquarelle - sculpture jusqu'au 15 décembre

VOUVRY

Château de la Porte du Scex

F ran çois B urland

Gravure jusqu'au 7 décembre

R en con tres -

C o n féren ces

_____

T agungen - Vorträge

GLURINGEN Schulhaus D ia-V ortrag Hugo Wirthner 7. Dezember, 20.15 Uhr ERNEN Turnhalle D ia a b en d

Vom Montblanc bis zum Bernina Raphael Wellig 28. Dezember, 20 Uhr CRANS-M ONTANA Centre scolaire Les a s s u r a n c e s en q u e stio n Daniel Bataillon 12 décembre, 20 h SION U n ivers ité p o p u la ir e Rue du Petit-Chasseur 39 En collaboration avec l'Ecole des parents

Q u and le s p a ren ts s e s é p a r e n t

par Mme Françoise Kobr, psychologue 3 décembre, 20 h

Q u 'e st-ce q u e la p h ilo so p h ie ?

Léonce-François Mathey 4, 11 et 18 décembre, 20 h

K asp ar J o d o k v o n S to c k a ip e r

Herr Gabriel Imboden, Herr Hans Steffen

4., 11. Dezember, 20.15 Uhr

F olklore - D ivers

F olklore -

V ersch ied en es

SELKINGEN S t. N ik olau su m zu g

von Selkingen bis Ritzigen 5. Dezember, 20 Uhr

FIESCH

S t. N ik o la u su m zu g m it N ach ttrich ier F iesch

5. Dezember, ab 19 Uhr

RIEDERALP

Abschied vom alten Jahr

D er C halluklub R ied eralp läu tet d a s Jahr 9 1 au s

(28)

A n n o n cez p a r écrit vos m anifestations culturelles, récréatives ou folkloriques à l'adresse suivante:

R evue TREIZE ÉTOILES

C alendrier culturel et récréatif C ase p ostale 8 4 0 C H -1 9 2 0 M artigny 1 Fax 0 2 6 / 2 2 5 1 01

Trams et bus

MARTIGNY Rue du Bourg F oire du lard 2 décembre

M u s é e s _________

M useen

BRIG S to c k a lp e r s c h lo s s

Di bis So, 9, 10, 11 Uhr und 14, 15, 16, 17 Uhr

SAAS-FEE S a a s e r M u seu m

Di bis So, 14 - 1 8 Uhr

ZERMATT A lp in e s M u seum

So bis Fr, 1 6 .3 0 -1 8 .3 0 Uhr

VEYRAS

M u sé e C h arles-C los O lso m m er

Lu au ve (tél. 0 2 7 /5 5 2 429)

SIERRE

Hôtel de Ville

M u sé e d e s é ta in s

Collection d ’étains anciens de France, d’Allemagne et de Suisse

Lu au ve, 9 - 1 1 , 15 - 1 7 h Maison de Courten

F o n d a tio n Rainer-M aria-Rilke

Exposition permanente sur les années valaisannes de Rainer-Maria Rilke Ma au di, 15 -1 9 h

Château de Villa, Sierre Maison Zumofen, Salquenen

M u sé e d e la v ig n e e t du vin S e n tie r v itic o le

Parcours balisé de 6 km avec 45 panneaux explicatifs. Accès libre

Aller ou retour par transports publics

SION M u sé e ca n to n a l d e s b ea u x -a r ts Collections permanentes Ma au di, 10 -1 2 , 14 - 18 h M u sé e c a n to n a l d ’h isto ire et d ’e th n o g r a p h ie d e V alére Ma au di, 1 0 - 1 2 , 1 4 - 1 8 h M u sé e c a n to n a l d ’a r c h é o lo g ie Ma au di, 1 0 - 1 2 , 1 4 - 1 8 h M u sé e ca n to n a l d ’h isto ire n atu relle Ma au di, 14 - 1 8 h MARTIGNY Fondation Pierre-Gianadda

M u sé e ga llo -ro m a in d ’O ctod u re M u sé e d e l'a u to m o b ile

Parc d e sc u lp tu r es

Tous les jours: 10 - 12, 13.30 - 18 h

SAINT-MAURICE Château M u sé e c a n to n a l d ’h isto ire m ilitaire M u sé e d e s tireurs v a la isa n s Ma au di, 1 0 - 1 2 , 1 4 - 1 8 h

Verts, jaunes, rouges, bleus: a u tre ­ fois, les bus e t les tram s d ’une ville é taien t tous de la m ê m e couleur, et l’on rep érait vite cette particularité qui caractérisait le paysage urbain. Puis vint l’ép o q u e de l’uniformité. Le souci légitime de les faire rem arquer, p a r m esure d e sécu­ rité, fit a d o p te r p arto u t u n e to n a ­ lité agressive, e n tre le rouge et l’orange.

Mais to u t a ch an g é depuis quelque tem ps. D ans toutes n o s villes, les tram s et les bus so n t devenus des su p p o rts publicitaires am bulants, c o m m e si la m ultiplication des affiches dans les rues et sur les façades n e suffisait p as à nous p ro ­ diguer u n e utile inform ation sur les produits du m arch é et sur les assurances.

Mais, plus que cet a sp ect publici­ taire, c ’est le p eu de goût d o n t on fait souvent preuve qui m ’inquiète aujourd’hui. Q uand les voitures du M artigny-O rsières ou du Martigny- C hâtelard se m e tte n t à évoquer avec art et h u m o u r les chanoines skieurs, les chiens ou les m o n ta ­ gnes, je trouve cela plaisant. Mais' observez certains bus de n o s servi­ ces publics ou de n o s com pagnies d ’excursions: vous constaterez avec m oi que le souci d ’attirer les re­ gards à to u t prix fait s ’accum uler des figures grotesques, des inscrip­ tions é n o rm e s e t des couleurs agressives. O n avait co m m en cé parfois relativem ent bien, avec des im ages volontairem ent naïves p o u r am user les enfants. Mais, depuis que l’im pact publicitaire devient le m o teu r primordial, le bon goût est ran g é dans les oubliettes.

Q u e faire? S e taire et baisser les b ra s? Crier au scandale et

c o n d a m n e r? Exiger que les pin­ ceaux resten t le privilège de vrais artistes, que le p ap ier à m usique ne soit délivré q u ’à des musiciens, que les plum es soient réservées aux écrivains? J e m ’en garderais bien, car je devrais aussitôt cam oufler m o n stylo !

Il faudrait systém atiquem ent dé­ n o n cer, critiquer avec objectivité et ferm eté. Mais avons-nous, dans la p resse écrite ou parlée, des cri­ tiques vraim ent form és et c o m p é ­ te n ts ? Plus je les lis et les écoute, et plus j ’en doute.

U n e seco n d e réaction m e paraît plus efficace à longue éch éan ce, mais elle est plus p ro ch e, actuelle­ m ent, de l’utopie que de la réalité. Il faudrait que le public refuse d e se laisser attirer p a r des réclam es de m auvais goût. Et, en corollaire, il faudrait que le souci de vendre au delà de no s besoins cesse de faire em ployer n ’im porte quel m oyen, n ’im porte quel slogan, n ’im porte quelle im age p o u r attirer l’attention d es passants. U ne fois de plus, on co n state que c ’est l’a p p â t du gain, co m m e s ’il était l’unique but à poursuivre, qui pervertit n o tre qua­ lité de vie. C ’est aussi une atteinte à n o tre environnem ent.

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Les batiks de Prisca

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O swald Ruppen

La M aison du Silence à Sion est construite dans les a n n é e s 5 0 p o u r ré p o n d re à une forte dem an d e de retraites religieuses. U n quart de siècle plus tard, le n o m b re de retraitants ayant diminué, Vévêché décide d ’en faire un cen tre de for­ m ation p e rm a n e n te et spirituelle du diocèse; il en confie la direction à l’abbé Michel M aret, qui fait réali­ ser les travaux nécessaires à la n o u ­ velle orientation choisie.

S ous la direction du b ureau d ’archi­ tecture Ami Delaloye (Jacques Faravel, notam m ent), les locaux so n t rafraîchis et m odernisés; la chapelle est c o m p lètem en t ré­ novée, et six p a n n eau x coulis­ sants so n t posés, au sud, devant les fenêtres, réalisés p a r Prisca, p seu d o n y m e artistique de Patricia E m onet.

L’expérience et la sensibilité

C e so n t d e très grands p a n n e a u x de batik: 1 m 3 0 sur 2 m 05 . Ils on t exigé un effort de longue haleine, de la sensibilité artistique et b eau ­ coup de rigueur dans l’exécution. Les travaux sur soie o n t des exi­ g ences précises d o n t la difficulté a u g m en te lorsque le su p p o rt est de grand form at, particulièrem ent lors des m anipulations q u ’il faut faire, p o u r le dessin à la cire, p o u r la répartition de la couleur, p o u r le séchage, p o u r la couverture et l’absorption de cire. Prisca a h eu ­ reu sem en t une longue expérience du batik, d o n t elle perfectionne la technique en l’a d a p ta n t à sa vision personnelle: elle fait de cet artisa­ n at décoratif du tissu un art pictu­ ral, alliant la précision technique à la délicatesse, le savoir-faire aux valeurs artistiques.

Les e sp a c es spirituels

Les six p a n n e a u x re p ré se n te n t des scènes religieuses ou symboliques: les bergers, la p ê c h e miraculeuse, la barque, la Jéru salem céleste, les

élém ents naturels, le b o n pasteur. Ils sont signifiants d ’une grande douceur, d ’une sérénité éternelle qui est déjà offerte et accueillie, mais surtout en atten te, au c œ u r de chaque p e rso n n a g e et de chaque élém ent.

La peinture est figurative certes, puisque le projet le veut ainsi, figu­ rative d ’évén em en ts bibliques et de motifs naturels; mais elle n ’est pas descriptive: elle est ém in em m en t évocatrice, suggestive, symbolique des e sp aces spiritualisés. L ’unité stylistique de l’ensem ble est re m a r­ quable: dans les tons, bleus, blancs et roses, légers co m m e du pastel ou de l’aquarelle; en un graphism e de courbes et d ’entrelacs, à la fois serré et aéré; en u n e b o n n e mise en p ag e, réalisée e n frontalité (la p ê c h e m iraculeuse, la Jérusalem céleste) ou en perspective ascen ­ d an te (les bergers, le b o n pasteur, la barque), et en élém ents multiples intégrés. Avec ces oeuvres-là, le batik fait u n e «entrée e n église» convaincante: c ’est une présen ce artistique et spirituelle.

H enri M aître La technique du batik est originaire de l’Orient (Chine, Inde, Malaisie) où elle existe depuis la haute antiquité; elle est en grand honneur chez les Javanais en particulier. Les Hollandais l’introduisent en Europe au XVIIe siècle et ils commencent à fabriquer des tissus batikés; bientôt, on en fait une production industrielle pour le vêtement et [’ameublement.

Les procédés utilisés varient au cours des siècles, mais il s’agit toujours de teindre les tissus, les papiers ou le cuir dans des bains successifs après avoir préalablement, à chaque trempage, fait des réserves à la cire. Prisca est le pseudonyme de Patricia Emo­ net, choisi en souvenir de sa grand-mère qui l’initie très tôt au travail artistique. Elle passe sa jeunesse dans le Midi de la France, où elle complète sa formation personnelle par des cours de dessin et s ’adonne à la peinture, à l’aquarelle surtout.

Habitant Martigny depuis son mariage, elle perfectionne la technique du batik, travaille d’abord «en secret», puis fait des expositions collectives et personnelles, à Sion, Berne, Zurich et Martigny. La réalisation des pan­ neaux à Notre-Dame du Silence, en 1982, est une nouvelle étape importante et une démarche novatrice, car les oeuvres en batik, intégrées à un projet architectural, ce n ’est vraiment pas fréquent.

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L’écriture physique

de

Jean-Gabriel Zufferey

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Photo Christian Rochat / L'Illustré

Zufferey est connu pour sa verve. Et elle lui réussit. Après six livres, dont

Julius fait le mort (1982), Le livre de Zob (1986) et l’essai Le syndrome du hérisson (1989), il entre chez Galli­

mard, privilège rare pour les écrivains de Suisse romande, avec un roman,

Les Corps. Voici l’histoire d’un homme qui revient vers ses souvenirs: quitté par une femme (Fumée) voilà vingt ans, Soler s’était enfui par déses­ poir vers Londres, où il fit carrière de biologiste dans l’équipe du célèbre pro­ fesseur Adam Green. A la mort de celui-ci, Soler rentre à Sommes (trans­ position de Lausanne, présidée par l’épais «Chevamuraz»), Qu’est devenue Fumée? Vingt ans s’effacent-ils ainsi? Au début du récit nous sont donnés, comme dans une pièce de théâtre, noms et qualités des protagonistes (Gros, Gris, Vieux, Fumée, Violente, Camuse...).

D isc o u r s in térieu rs

Cependant nulle conscience souve­ raine ne nous guide, ne nous expose l’intrigue. C’est au lecteur lui-même de découvrir les désirs de Soler, la détresse de Gros, les envies de Vio­ lente. Chaque section du livre (et nous en avons quatre-vingt-quinze à parcou­ rir) présente un fragment des pensées de chacun. Ainsi, confortablement ins­ tallé dans la pensée de Gros, Soler, Fumée, le lecteur découvre, de l’inté­ rieur, l’ensemble du drame. Le récit se tisse par bribes de monologues inté­ rieurs, à la manière de Joyce: propos décousus progressant par associations d’idées ou jeux de mots, il mime la suc­ cession capricieuse de la pensée. Le style de chaque personnage n ’obéit pas à une logique rationnelle, argumenta­ tive, mais émane de ce que Julia Kris­ teva appelle son «corps pulsionnel». La pensée débouche sur l’expression en préservant son rythme physique. D’où la hâte, l’inachèvement, la fragmenta­ tion de chaque phrase. Syntaxe écla­ tée, narration polyphonique: dans le désordre naturel le lecteur devra, en une lecture patiente, reconstituer seul l’itiné­ raire de ce labyrinthe de consciences. Comment vivre avec ces corps déri­ soires, mortels, vieillissants? Tel est le souci des personnages. Vieux cherche à en finir avec sa «carcasse», tandis que Violente découvre à peine son car­ rosse. Et Soler découvre sa propre

étrangeté (clin d’œil ici à Camuse, la narratrice) dans ce «Sleeperland» suisse où l’on parle français, mais «pense en allemand». Proche du ton du nouveau roman, le style prend acte de la dis­ tance, de l’ironie avec laquelle chaque vie est appréhendée. Malgré les retrou­ vailles, les soirées, «on ne fête rien, on joue son rôle social, on fait comme si on n ’était pas seul au monde, petit gars, on fait comme si on s’aimait, faut bien faire passer les samedis soirs.» Dans une version digne de Schopen­ hauer, emplie d’un humour fin de siècle anglais, le livre trace un retour à

l’absurde: devant l’«ainsité» du

monde, Soler comprend

l’impossibilité (tel Orphée) de se retourner sur ce qu’on aime. Et laissant derrière lui la table rase d’un très symbo­ lique incendie, Soler écoute en lui les paroles de Green: «...vingt ans après quelle absurdité, je crois qu’il est temps de débarrasser cette fille de vos synapses. Qu’est- ce qui vous manque, Soler? (...) Tout cela parce qu’à dix- neuf ans votre système ner­ veux a engrammé une expérience extraordinairement gratifiante et que votre Medial Foreign Bundle est titillé par de petits jets de catécholamines, un autre verre? avec d’agaçants retours de mémoire qui font que votre centre de la récompense en redemande, oh! et puis vous savez cela mieux que moi, mon petit Soler, resaisissez-vous, ce qui est passé est passé, gone with the wind, comme nous disons nous autres, votre Morand a fait là-dessus la plus belle phrase de la langue française : le temps glacé fond entre nos mains chaudes...»

Jérôme Meizoz

N o te de lecture

Filiations et Filatures de C. Jaquier, R.

Francillon, A. Pasquali, Editions Zoé, Genève, 1981.

Un essai collectif sur la littérature romande. Paru chez Zoé à Genève, Filia­

tions et Filatures tente, avec tous les

acquis de la critique littéraire d’avant- garde et un humour délicatement subver­ sif, de rendre une unité à la littérature romande. Roger Francillon passe en revue les représentations littéraires de la Suisse, de la Réforme à nos jours: île de bonheurs, paradis rustique, telle qu’elle apparaît sous la plume de Haller et Rous­ seau. Image perpétuée dans Le Robinson

Suisse de Wyss (1812) et, à des fins natio­

nalistes, chez G. de Reynold. Claire Jaquier s’attache à montrer la forge iden­ titaire utilisée par les écrivains de Suisse française pour se distinguer de Paris: gar­ diens d ’une authenticité naturelle, forgés par leurs climats sur le modèle de Madame de Staël, esprits latins ou germa­ niques, tous «idolâtres du réel». S ’évadant dans un bon sens international mais vide (Barilier), adeptes d'un «grand style pay­ san» (Ramuz), les romands semblent culti­ ver le goût de Fintrospection. Peu joueurs (sauf Chappaz), sévères avec la langue

(surtout les protestants), «prêts à dénoncer dans le moindre écart ludique une dange­ reuse adoration du verbe». Quant à Adrien Pasquali, il se demande comment les écrivains assument l'inachèvement du monde et celui de leurs créations. Si Ramuz tente toujours de «refaire» le monde, de combler le ciel, d ’autres, tels Velan ou Lovay, prennent acte de l’imperfection en des écrits fragmentés, cacophoniques, au risque du non-sens. Un essai brillant, style, accessible.

Le Larousse illustré 1 9 9 2 est arrivé

Depuis 85 ans, le Petit Larousse tient le pari de suivre l’évolution de la langue contemporaine. L’édition de 1992, riche­ ment illustrée en couleurs, se compose de deux parties. Une première consacrée au «thesaurus» des mots, auquel s ’ajoutent de multiples exemples, règles de grammaire, difficultés, étymologies. La seconde partie dispense, en des articles de «culture géné­ rale», des savoirs géographiques (illustrés de grandes cartes) techniques, d ’art et lit­ térature. Une place importante est faite aux événements et personnalités d ’au­ jourd’hui (photos, biographies). 83 500 articles dont 25 500 noms propres pour assouvir la curiosité de tous.

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Références

Documents relatifs