ROP NUMÉRO : 25505
Recherche sur l’opinion publique RAPPORT FINAL
Préparé pour
le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
Bureau 1900 10, rue Wellington Gatineau (Québec) K1A 0H4
819-997-9075
Also available in English upon request.
Numéro de contrat NCR 957405 Date du contrat : mars 2006
Date du rapport : mai 2007
Table des matières
1 Aperçu de l’étude...3
1.1 Contexte...3
1.2 Structure générale...5
1.3 Méthodologie de l’enquête – Résumé...6
2 Méthodologie...8
2.1 Phase 1...8
2.2 Phase 1 – Processus...14
2.3 Phase 2 – Méthodologie...18
2.4 Panel...19
3 Sommaire...20
3.1 Survol du Nord canadien...20
3.2 Résumé des résultats de l’enquête...24
4 Résultats de l’enquête...33
4.1 Comment lire le rapport...33
4.2 Données démographiques...34
4.3 Qualité de vie...47
4.4 Programmes gouvernementaux...67
4.5 Économie et secteurs d’activité...72
4.6 Alimentation et achats...80
4.7 Appareils ménagers, rendement énergétique et logement...86
4.8 Environnement et changement Climatique...95
4.9 Culture...102
4.10 Année polaire internationale...109
4.11 Souveraineté...110
5 Remerciements...112
6 Annexe...114
6.1 Tableaux récapitulatifs...114
6.2 Questionnaires...127
6.3 Questionnaire de la phase deux...149
1 APERÇU DE L’ÉTUDE
Le projet a été réalisé d’avril 2006 à mars 2007 dans le cadre d’un marché adjugé par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), en partenariat avec Ressources naturelles Canada, Patrimoine canadien, Environnement Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
Au printemps 2006, l’administration fédérale a lancé un appel d’offres afin qu’une enquête soit menée en partenariat auprès des résidents du Nord canadien. Cette enquête visait à recueillir des données pour le compte de quatre ministères et d’un organisme fédéraux durant l’été 2006, de manière à alléger les activités de sondage dans ce bassin de population restreint et, par conséquent, le fardeau du répondant.
À la fin du mois de mars 2006, DataPath Systems a obtenu le marché et a ensuite amorcé sa collaboration avec le comité pour établir un plan de sondage et élaborer un questionnaire en vue d’atteindre ses objectifs, qui consistaient globalement en ce qui suit :
1. Élaborer une méthodologie d’échantillonnage (en grappes et aléatoire) permettant de représenter toutes les couches de la population, y compris les Autochtones, les jeunes et les femmes.
2. Rédiger un rapport de validation décrivant en détail le plan d’échantillonnage (qui figure en annexe du présent document).
3. Réaliser des interviews téléphoniques (échantillonnage aléatoire) et en personne (échantillonnage en grappes) dans les collectivités urbaines et rurales du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et du Nunavik, de manière à englober l’ensemble des résidents du Nord.
Afin d'assurer la pertinence des données recueillies, les partenaires ont choisi les sujets couverts en collaboration avec DataPath Systems. Il s’agissait des sujets suivants :
Données démographiques
Qualité de vie
Programmes gouvernementaux
Économie et secteurs d’activité
Alimentation et achats
Appareils ménagers, rendement énergétique et logement
Environnement et changement climatique
Les réponses ont été analysées selon :
1. le type de collectivité (principalement autochtone ou non autochtone);
2. le nombre d’habitants dans la collectivité urbaine ou rurale;
3. la région : Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut et Nunavik;
4. les caractéristiques démographiques : l’âge, le sexe et le type de ménage;
5. les caractéristiques socioéconomiques : le revenu et la scolarité;
6. les caractéristiques culturelles : la langue autochtone la plus usuelle et la langue autochtone maternelle.
L’étude est divisée en trois grandes phases. À chacune des deux premières correspondait un questionnaire distinct destiné au même échantillon. La troisième consistait à créer un panel en vue de la réalisation d’enquêtes complémentaires.
1. Phase 1 – Lors d’interviews téléphoniques et en personne, les individus de l’échantillon ont été invités à répondre au questionnaire principal, qui couvrait les principaux sujets présentés ci-dessus.
2. Phase 2 – Les participants à la phase 1 ont été invités à répondre à un questionnaire détaillé portant sur des sujets importants. Les questions avaient été formulées à partir des résultats de la phase 1 et appelaient des réponses plus élaborées. Le volet démographique des deux questionnaires était identique.
3. Panel – Cette phase consistait à recruter des répondants en vue d’enquêtes complémentaires. On a seulement demandé aux répondants s’ils acceptaient qu’on communique de nouveau avec eux. Dans l’affirmative, ils étaient invités à fournir leurs coordonnées.
Les réponses obtenues lors des phases 1 et 2 ont été intégrées dans chaque section du présent rapport, car les sujets abordés se chevauchaient dans bien des cas. Les questionnaires sont fournis en annexe du présent document afin qu’il soit possible d’associer les résultats à chaque phase. Pour connaître les réponses fournies relativement à un sujet en particulier, il suffit de se reporter aux questionnaires; un hyperlien vous emmènera à la section correspondante du rapport.
1.2 STRUCTURE GÉNÉRALE
1.1.1 PHASE 1 - ÉCHANTILLON
Afin d’inclure tous les résidents du Nord, nous avons réalisé des interviews téléphoniques et en personne. À partir du bureau de Marsh Lake (Yukon) de DataPath Systems ainsi que du bureau manitobain de DataProbe Research, nous avons téléphoné à 14 453 abonnés au service téléphonique, ce qui nous a permis de remplir 900 questionnaires par téléphone (cela correspond à un taux de coopération de 8 %, alors que la moyenne du secteur est de 9 %).
De plus, 309 interviews en personne ont eu lieu dans les collectivités où le nombre de non-abonnés au service téléphonique était supérieur à la moyenne. Les interviews
téléphoniques ont été réalisées entre le 26 juin et le 28 août, et les interviews en personne, entre le 9 juin et le 24 août 2006.
Les interviews téléphoniques se sont déroulées en anglais, en inuktitut et en français. Le questionnaire avait été traduit dans les trois langues avant le début de l’enquête.
Pour les interviews en personne, les langues suivantes ont été employées : anglais, français, inuktitut, déné, slavey du Nord, slavey du Sud et weledeh.
1.1.2 PHASE 2 – MÉTHODOLOGIE
Nous avons communiqué de nouveau avec tous les répondants qui nous ont fourni une adresse de courriel ou postale lors de la phase 1 (interviews en personne et téléphoniques) :
• 238 par courriel et 304 par la poste
Les répondants ne disposaient que de deux semaines pour remplir le questionnaire. De plus, nous ne leur avions pas envoyé de courriel ou de carte de rappel. Ainsi :
• 116 personnes ont répondu aux questions par courriel (49 %);
• 54 personnes ont retourné le questionnaire par la poste; ils avaient également la possibilité de composer un numéro sans frais pour le remplir (18 %).
Au total, 170 personnes ont rempli le questionnaire de la phase 2.
1.1.3 PANEL
Au total, 666 personnes ont accepté de faire partie du panel (par la poste et en ligne).
2 MÉTHODOLOGIE
2.1.1 ÉCHANTILLONNAGE
Pour la phase 1, le plan d’échantillonnage prévoyait un échantillon en grappes à deux degrés.
Le premier degré était le territoire, qui avait une dimension urbaine (le plus grand centre) et une dimension rurale, et le second, la méthodologie employée pour recueillir les données.
Des interviews en personne ont été réalisées dans certaines collectivités, et des interviews téléphoniques ont eu lieu dans chaque collectivité. Le plan d’échantillonnage a été décrit en détail dans un rapport de faisabilité distinct.
La collecte finale des données a produit les marges d’erreur suivantes :
Nombre Interviews
TOTAL - territoire/région de ménages
% de la population
en pers. et téléphoniques
% du
nombre total Marge Territoire Ville/région en 2005 totale réalisées d’interviews d’erreur
Yukon Whitehorse 8 913 22,0 % 158 13,1 % 7,7 %
Rurale 2 764 6,8 % 143 11,8 % 8,0 %
T.N.-O. Yellowknife 7 505 18,5 % 151 12,5 % 7,9 %
Rurale 9 007 22,2 % 265 21,9 % 5,9 %
Nunavut Iqaluit 2 396 5,9 % 101 8,4 % 9,5 %
Rurale 6 620 16,3 % 236 19,5 % 6,3 %
Nunavik Rurale
seulement 3 296 8,1 % 155 12,8 % 7,7 %
Total 40 502 100 % 1 209 100,0 % 2,8 %
Nous avions prévu un suréchantillon de ménages non abonnés au service téléphonique, par territoire et par collectivité, afin que l’échantillon se prête à une analyse avec une marge d’erreur maximale de +/- 10. Tous les sous-groupes affichaient une marge de +/- 8 ou inférieure, à l’exception d’Iqaluit; nous avons limité le nombre de ménages d’Iqaluit dans l’échantillon afin d’inclure davantage de collectivités du territoire, le taux de pénétration du téléphone étant faible à l’extérieur de ce centre.
1.4 PHASE 1
Afin que l’échantillon englobe le plus grand nombre possible de résidents du Nord, nous avons eu recours aux interviews en personne et téléphoniques. Ce choix s’explique du fait que la proportion de résidents abonnés au téléphone est supérieure à la moyenne, et surtout du fait que ce groupe est généralement caractérisé par deux pôles : les personnes âgées et les jeunes.
Selon Statistique Canada, plus de 98 % des ménages canadiens ont le téléphone. En revanche, dans certaines collectivités du Nord, les abonnés ne représentent que 27 % des ménages (le pourcentage le plus bas était de 27 % et le plus élevé, de 100 %). Pour calculer la proportion de ménages non abonnés au téléphone, DataPath Systems a demandé, avant d’établir le plan d’échantillonnage, à NorthWesTel ou NWTel (la seule compagnie de téléphone du Yukon, des T.N.-O. et du Nunavut) de lui fournir le nombre de lignes téléphoniques résidentielles pour chaque collectivité des trois territoires. Ce nombre correspondait aux numéros en service au printemps 2006. Cependant, dans le Nord, il n’est pas rare qu’un numéro soit toujours en service même si, dans les faits, le client n’a plus le téléphone, faute d’avoir acquitté sa facture (NWTel accorde un délai de 6 à 12 mois avant d’interrompre complètement le service). Pour le Nunavik, les dossiers des abonnés au service téléphonique n’étant pas accessibles, nous avons utilisé les données de l’enquête de 2001 sur les peuples autochtones du MAINC pour estimer le nombre de numéros en service. Les estimations produites avant enquête sont résumées ci-dessous :
Pourcentage de numéros de téléphone avec service (estimé avant le travail sur le terrain)
Nunavik 21 %
Nunavut 81 %
Territoires du Nord-Ouest 85 %
Yukon 98 %
2.1.2 FUSION ET PONDÉRATION DES DONNÉES
Pour obtenir l’ensemble de données définitif, nous avons regroupé et pondéré les données produites par les deux méthodes afin de refléter avec exactitude les proportions de résidents abonnés et non abonnés au service téléphonique. Nous avons également couplé les questions afin que les deux catégories de ménages soient incluses dans l’ensemble de données. Le plan initial permettait d’intégrer les deux méthodes et de brosser un tableau de tous les résidents du Nord. Malgré la complexité de la pondération et de l’échantillonnage, cette orientation avait été prise avant le début de la collecte des données. Les personnes chargées des interviews en personne ont été formées de manière à procéder sensiblement de la même façon que celles chargées des interviews téléphoniques, en délaissant le plus possible la technique d’interview.
La méthode de pondération est décrite de façon exhaustive dans un rapport distinct (rapport de validation). La suite de la présente section est tirée de ce rapport.
Le plan de pondération suivant a été légèrement modifié par rapport à celui qui a été présenté dans l’étude de faisabilité. Nous avons plus précisément ajusté le ratio interviews téléphoniques/interviews non téléphoniques pour les collectivités où des interviews en personne ont été réalisées, mais nous n’avons pas tenté de représenter les ménages non
abonnés au service téléphonique dans les collectivités ou aucune interview en personne n’a été effectuée. Nous avons tenu compte de ce fait dans le plan de pondération. Le degré de pondération va du plus général au plus spécifique. Des coefficients de pondération ont été appliqués, car la subdivision des groupes a créé des cellules très petites, qui auraient eu un impact négatif sur les données définitives.
1. Le premier coefficient de pondération a été appliqué à l’échelle du territoire ou de la région. Puisqu’un échantillon a été constitué pour chaque région pour veiller à ce qu’un nombre suffisant de questionnaires soient remplis à des fins d’analyse, les relations entre les régions n’étaient pas tout à fait exactes.
Nombre estimé de ménages
% dans le
Nord % de
questionnaires remplis
Coefficient de pondération 1 : région
Nunavik 3 296 8 % 13 % 0,6348242
Nunavut 9 016 22 % 28 % 0,7985868
T.N.-O. 16 512 41 % 34 % 1,1848610
Yukon 11 677 29 % 25 % 1,1580609
TOTAL 40 502 100 %
2. Le deuxième coefficient de pondération prend en compte le ratio abonnés au service téléphonique/non-abonnés de chaque région. À partir des données recueillies (dans la mesure du possible) dans la collectivité au sujet de ce ratio, ainsi que des estimations initiales, nous avons calculé le pourcentage d’abonnés dans chaque région.
Coefficient de pondération 2 final - Ratio abonnés au service téléphonique/non-abonnés dans chaque région
Nombre de ménages abonnés au téléphone
Pourcentage de ménages cible
Nombre
réel Pourcentage
réel Coefficient de pondération 2
Nunavik 3 104,2 7,7 % 92 8 % 1,00721
Nunavut 7 471,7 18,4 % 226 19 % 0,98689
T.N.-O. 14 507,3 35,8 % 319 26 % 1,35754
Yukon 10 926,8 27,0 % 263 22 % 1,24020
Nombre de ménages non
abonnés au téléphone
Pourcentage de ménages cible
Nombre
réel Pourcentage
réel Coefficient de pondération 2
Nunavik 192 0,5 % 63 5 % 0,09102
Nunavut 1 544 3,8 % 111 9 % 0,41520
T.N.-O. 2 005 5,0 % 97 8 % 0,61699
Yukon 750 1,9 % 38 3 % 0,58955
3. Le troisième coefficient est lié aux grappes rurales et non rurales. Le plan d’échantillonnage des collectivités repose sur le nombre de ménages; par conséquent, le ratio ménages ruraux/ménages non ruraux est exact d’après les données les plus récentes de l’organisme de statistique (voir le tableau ci-dessous).
TOTAL Territoire/région Nombre de ménages en 2005
Pourcentage de la
population totale
Pourcentage de
questionnaires remplis
Coefficient de
pondération 3 (ratio ménages urbains/
ménages non urbains) Territoire Ville
Yukon Whitehorse 8 913 22,0 % 18 % 1,24203
Collectivités
rurales 2 764 6,8 % 14 % 0,49853
T.N.-O. Yellowknife 7 505 18,5 % 19 % 0,98958
Collectivités
rurales 9 007 22,2 % 28 % 0,80766
Nunavut Iqaluit 2 396 5,9 % 6 % 0,91776
Collectivités
rurales 6 620 16,3 % 11 % 1,49858
Nunavik Collectivités rurales seulement
3 296 8,1 % 5 % 1,63528
Total 40 502 100 % 100 %
4. Le quatrième coefficient de pondération fait ressortir les différences démographiques au sein des territoires et du Nunavik entre l’échantillon et les données de l’organisme de statistique sur les groupes d’âge et le sexe. Nous avons appliqué un coefficient additionnel pour rectifier le suréchantillonnage selon le sexe, mais nous n’avons pas eu à le faire pour l’âge. Cette procédure est employée couramment dans les enquêtes, car il est notoire que les enquêtes téléphoniques à échantillonnage aléatoire mènent généralement à une surreprésentation des femmes et des personnes âgées. Dans la présente étude, il n’a pas été nécessaire de recourir à la pondération pour tenir compte des différences d’âge.
Cible Application des
coefficients 1, 2 et 3
Coefficient 4
Total
Hommes 32 555 50,963 % 43,0 % 1,19 %
Femmes 31 325 49,037 % 57,0 % 0,8603
5. L’application des coefficients de pondération s’est traduite par une légère variation de l’échantillon du Yukon (plus précisément de la représentation des milieux urbain et rural). Afin de rétablir les valeurs, nous avons appliqué un coefficient de pondération additionnel pour cet échantillon.
Coefficient de pondération
additionnel pour le Yukon Cible Après
application des coefficients 1, 2, 3 et 4
Coefficient 5
Whitehorse 0,76 0,525 1,453881046
Collectivités rurales
0,24 0,475 0,498342002
6. Pour établir le coefficient définitif par répondant, nous avons multiplié entre eux tous les autres coefficients.
1.5 PHASE 1 – PROCESSUS
L’échantillon était constitué de tous les numéros de téléphone en service au Yukon, dans les T.N.-O. et au Nunavut (indicatif régional 867) et au Nunavik (indicatif régional 819). Pour tirer cet échantillon, nous avons supprimé les numéros inexistants de tous les numéros possibles à partir des données publiées par NorthWesTel.
Au total, 900 interviews téléphoniques ont été réalisées entre le 27 juin et le 28 août 2006.
La plupart des intervieweurs travaillaient dans les bureaux de Marsh Lake (Yukon) de DataPath Systems. Cependant, certaines interviews ont été menées au Manitoba par notre partenaire, DataProbe Research. Cette collaboration nous a permis de terminer l’enquête dans les délais impartis, et de diversifier les compétences linguistiques des intervieweurs. Les interviews téléphoniques se sont déroulées dans la langue choisie par le répondant (anglais, inuktitut ou français). Si l’intervieweur n’avait pas la compétence linguistique requise, un autre intervieweur recontactait le répondant ultérieurement. Le questionnaire avait été traduit dans les trois langues au préalable.
L’appel d’offres prévoyait un échantillon de 900 personnes. Nous l’avons divisé en groupes cibles correspondant à la population du territoire/région et à celle des collectivités urbaines et rurales. Chaque collectivité avait un échantillon cible assorti d’une marge d’erreur maximale de +/- 7 %.
- Nombre de numéros composés : 14 453.
- Taux de coopération = 8 % (la moyenne du secteur est de 9 %).
- Les taux de réponse sont approfondis ci-après.
2.1.4 ISSUE DES APPELS
Issue des appels téléphoniques/réponses Total Disposé à participer - rappel 840
Rappel - général 117
Pas intéressé 3 394
Entreprise 189
Occupé 758
Télécopieur 366
Boîte vocale 3 493
Ne pas appeler 123
Pas de réponse 2 099
Langue 115
Interruption du service/problème de
ligne 2 899
Nombre total de numéros composés
14 393
Numéros %
Refus 3 517 24 %
Rappel/pas de réponse/boîte vocale 6 582 46 %
Mauvais numéro 2 899 20 %
Entreprise/télécopieur 555 4 %
Entrevue réalisée 900 6 %
Nombre total de numéros
composés 14 453
Taux de coopération 8 %
2.1.5 INTERVIEWS EN PERSONNE
Voici comment nous avons procédé pour réaliser les interviews en personne :
1. Nous avons sélectionné les collectivités en fonction du nombre estimé de ménages non abonnés au téléphone. Comme nous l’avons mentionné précédemment, NorthWestel nous a fourni le nombre de lignes téléphoniques par collectivité au Yukon, dans les T. N.-O. et au Nunavut. Pour le Nunavik, nous avons utilisé les données de l’enquête de 2001 sur les peuples autochtones du MAINC. À partir des données du Recensement (et des données mises à jour par les administrations territoriales lorsqu’elles étaient disponibles), nous avons établi le nombre de ménages dans chaque collectivité. Ces chiffres nous ont permis de déterminer les proportions de ménages abonnés et non abonnés au téléphone. La liste complète des collectivités et les taux estimés de pénétration du téléphone sont présentés dans le rapport de faisabilité du projet. (Les taux de pénétration au Nunavik étaient beaucoup plus élevés que ceux indiqués dans le rapport de l’enquête de 2001, du fait que la compagnie de téléphone a installé des lignes dans toutes les collectivités, et que la bande a acquitté le coût du service. Nous avons tenu compte de cet écart dans la pondération finale, à la lumière des dénombrements effectués sur le terrain.)
2. Dans chaque territoire/région, nous avons sélectionné les collectivités où le taux de pénétration du téléphone était le plus faible. Presque toutes les collectivités affichant un taux de pénétration inférieur à 70 % ont été incluses dans l’échantillon. Au total, 25 collectivités ont été choisies (6 au Nunavik, 9 au Nunavut, 8 dans les T.N.-O. et 2 au Yukon), et 309 interviews ont été réalisées entre le 9 juin et le 24 août.
3. Le bureau de la bande et l’administration municipale de chaque collectivité ont reçu un appel téléphonique et une lettre de suivi confirmant le but et le calendrier du projet. Les collectivités ont affiché un vif intérêt pour l’enquête et se sont montrées très coopératives.
4. Pour la sélection définitive des collectivités, nous avons tenu compte des frais de déplacement et du calendrier de réalisation, toujours dans l’esprit de cibler les collectivités où la proportion de ménages non abonnés au téléphone était la plus grande.
5. Seuls les résidents non abonnés devaient être interviewés de manière à éviter que l’échantillon ne chevauche celui du volet téléphonique de l’enquête.
6. Les interviews ont eu lieu en juin, en juillet et en août. Il était important que tout soit terminé avant septembre, car de nombreux résidents vivent en dehors de la collectivité durant la saison de la chasse.
Après avoir informé la collectivité, nous avons recruté une personne sur place. Dans certains cas, la bande ou l’administration municipale nous a assistés dans cette démarche; ailleurs, nous avons diffusé une offre d’emploi à la radio et réalisé l’entrevue de recrutement par téléphone.
La personne devait parler l’anglais et la langue locale et disposer d’un moyen de transport.
Une fois le calendrier établi, nous avons pris des dispositions afin qu’un cadre de DataPath se rende dans chaque collectivité. Ces déplacements ont été effectués en avion, en voiture de location, en traversier, en VTT et en motoneige.
Le membre de notre personnel a alors rencontré la personne recrutée sur place, avec qui a interviewé les répondants. Tantôt le collaborateur local a été en mesure de nous fournir une liste d’adresses de non-abonnés au téléphone, tantôt il a tout simplement fait du porte-à-porte et effectué la tournée des établissements commerciaux et des cafés pour trouver des non-abonnés. Le nombre de ménages ou de visites à des non-abonnés a été consigné afin que nous puissions ajuster les proportions d’abonnés et de non-abonnés dans la pondération. Toutefois, seule la pondération des données du Nunavik a été modifiée, car les estimations initiales ne reflétaient pas la réalité.
Les interviews se sont déroulées dans une des langues suivantes : anglais, français, inuktitut, déné, slavey du Nord, slavey du Sud et weledeh.
2.1.6 CONTACTS TÉLÉPHONIQUES ET VISITES
Soixante-neuf des 1 209 interviews téléphoniques et en personne se sont déroulées en inuktitut; 8, en français; 4, dans une autre langue autochtone. On a eu recours à l’anglais pour le reste des interviews (1 128); cependant, il a fallu employer la langue locale dans bien des cas (le nombre d’interviews où l’anglais a côtoyé une langue locale n’a pas été comptabilisé).
Une note de remerciement accompagnée d’une carte d’appel interurbain (donnant droit à 15 minutes de communication) a été envoyée aux 769 répondants (interviews téléphoniques et en personne) qui avaient fourni une adresse postale. Par la même occasion, nous avons rappelé aux répondants que la mise en œuvre de la phase 2 était imminente. Ceux qui
ailleurs dans le pays. De plus, les frais d’envoi de ces cartes étaient minimes, celles-ci pouvant être insérées dans la carte de rappel ou de remerciement.
Nous avons communiqué de nouveau avec tous les répondants qui avaient fourni une adresse courriel ou postale lors des interviews téléphoniques et en personne menées lors de la phase 1 :
• Nous avons envoyé un courriel à 238 répondants pour les inviter à répondre au questionnaire en ligne.
• Nous avons posté une lettre à 304 répondants; ils pouvaient retourner le questionnaire rempli dans l’enveloppe affranchie de Postes Canada ou composer un numéro sans frais pour remplir le questionnaire avec un interlocuteur.
Les répondants ne disposaient que de deux semaines pour remplir le questionnaire et n’ont pas reçu de courriel ou de carte de rappel.
• Au total, 170 personnes ont participé à la phase 2, soit 116 en ligne (49 %) et 54 par la poste ou au téléphone (18 %).
Nombre total de répondants de la phase 1 qui avaient accepté de participer à la phase 2
666
Nombre total de répondants que nous avons recontactés lors de la phase 2 (par la poste ou par courriel)
542
Nombre de questionnaires remplis à la phase 2
170
Le nombre de répondants qui ont accepté de faire partie du panel (par la poste et en ligne) en vue d’enquêtes ultérieures était de 666. D’après l’Association de la Recherche et de l’Intelligence Marketing (ARIM), une fois constitué, le panel devrait être utilisé au moins une fois. Nous recommandons d’y faire appel au moins quatre fois par année, même si une plus grande utilisation est possible d’après certaines sociétés d’études. En outre, il conviendrait, conformément à la pratique habituellement suivie pour les panels, de faire remplir un nouveau formulaire aux 666 répondants afin d’obtenir un double consentement. Cette tâche ne faisait pas partie du mandat, mais nous recommandons que cela soit fait dès que possible.
1.7 PANEL
3 SOMMAIRE
Pour comprendre le Nord, il est important de savoir qu’il se distingue du Sud au chapitre des relations entre Autochtones. Dans le Sud, les Autochtones sont régis par la Loi sur les indiens, alors que dans le Nord, nombre de groupes autochtones ont négocié des accords définitifs qui sont des traités modernes, leur conférant un droit d’accès et d’utilisation sur les terres et d’autres ressources, ainsi que le droit à l’autonomie gouvernementale.
3.1.1 LE YUKON EN BREF
En 2006, la population moyenne du Yukon était de 31 803 habitants (soit une augmentation de 1,8 % par rapport à 2005). Le nombre d’habitants a atteint un sommet en décembre de la même année (32 335). Les Yukonnais sont pour la plupart établis dans la capitale, Whitehorse (75 % de la population ou 24 151 habitants)1.
Le Yukonnais (toutes cohortes confondues) a une espérance de vie moindre que le Canadien moyen. Il en va de même de tous les habitants du Nord. En 2005, le produit intérieur brut (PIB) du Yukon s’établissait à 1,52 milliard de dollars. Le secteur des services surpassait de façon écrasante le secteur de la fabrication. Les administrations publiques constituent le principal acteur économique, tant selon le pourcentage du PIB que selon le nombre d’emplois, au Yukon, comme ailleurs dans le Nord2. Le taux de chômage — une mesure contestée du nombre de personnes sans emploi — s’établissait à 5,1 % en 2005 au Yukon3. Les Autochtones forment 20 % de la population du Yukon; il s’agit là du plus faible pourcentage enregistré à l’échelle des territoires du Nord et du Nunavik. Les Autochtones yukonnais sont des Amérindiens appartenant à 14 Premières nations, dont 11 ont négocié des accords définitifs et d’autonomie gouvernementale4.
1 Population Report, décembre 2006, Yukon Bureau of Statistics.
2 Yukon Statistical Review – 2005 Annual Report, Yukon Bureau of Statistics.
3 Ibid.
3.1.2 LES TERRITOIRES DU NORD-OUEST EN BREF
Le 1er octobre 2006, les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) comptaient 41 929 habitants.
Yellowknife est de loin la plus importante collectivité (19 429 habitants); en 1976, la ville représentait 28,6 % de la population des T.N.-O., contre 45,2 % en 20055. En 2005, 49,8 % des habitants de ces territoires étaient autochtones (21 413 personnes)6.
En 2003, l’espérance de vie moyenne était de 75,5 ans dans les T.N.-O., soit environ 4 ans de moins que celle de l’ensemble des Canadiens7. De 1998 à 2002, les tumeurs ou les cancers constituaient la principale cause de décès8. Les décès consécutifs à des blessures représentaient le double de la moyenne canadienne9. Moins de la moitié des personnes âgées de 15 ans font usage du tabac, une proportion qui est en baisse10. Vingt-neuf pour cent des ménages ont fait état d’un problème de logement quelconque11.
L’essor observé récemment dans le secteur des ressources non renouvelables repose sur les activités d’exploration et d’exploitation de gisements diamantifères12. En 2005, le taux d’emploi global a augmenté pour s’établir à 72,3 % de la population; cependant, les petites collectivités des T.N.-O. affichaient un taux d’emploi de 62,8 % en 2004. Chez les Autochtones, le taux d’emploi s’élevait à 55,1 %13. La scolarité demeure le principal obstacle à l’emploi dans les T.N.-O.14 Malgré l’expansion des secteurs minier, pétrolier et gazier et de la construction, les administrations publiques demeuraient le principal employeur15.
Près de 50 % de la population des T.N.-O. est autochtone. Comme au Yukon, les accords d’autonomie gouvernementale et de règlement des revendications territoriales en sont venus à se substituer à la Loi sur les indiens. Plusieurs accords définitifs, par exemple celui conclu avec les Inuvialuits, ont maintenant force de loi, et de nombreux accords sont à l’étape de la rédaction définitive.
5 Community Population Estimates by Ethnicity, Northwest Territories, 2005, NWT Bureau of Statistics.
6 Ibid.
7 2006 NWT Socio-Economic Scan.
8 Ibid.
9 Ibid.
3.1.3 LE NUNAVUT EN BREF
En 2001, 26 745 personnes habitaient le Nunavut, dont la création est relativement récente.
Iqaluit, la capitale, est non seulement la plus grande collectivité (5 236 habitants), mais est également celle qui enregistre la plus forte croissance (24,1 %)16. La population du Nunavut est de loin la plus jeune du pays17. Contrairement à toutes les provinces, les trois territoires du Canada comptent plus d’hommes que de femmes18. Au moins la moitié des Inuits, soit environ 22 560 personnes, vivaient au Nunavut19.
Le Nunavut affiche le taux de tuberculose le plus élevé au Canada et un des plus forts taux d’infection des voies respiratoires inférieures au monde. De plus, ce territoire a un des pires bilans au pays au chapitre du taux de suicide, de la violence familiale et des résultats scolaires20. Un très grand nombre de gens ont du mal à se loger au Nunavut21.
L’économie du Nunavut repose sur les activités traditionnelles (chasse, pêche et piégeage) et les activités salariées. La valeur monétaire des activités de récolte de subsistance n’a pas été établie avec précision. Le PIB du Nunavut s’élevait à 831 millions de dollars en 2004. Soixante pour cent des dépenses intérieures ont été engagées par des administrations publiques22. À l’hiver 1999, le taux de chômage se situait entre 20,7 % et 27,2 % selon les critères employés pour le mesurer. Le chômage était plus élevé (quelle que soit la mesure utilisée) dans les petites collectivités et chez les Inuits23.
En 2001, c’est au Nunavut que l’écart entre les revenus familiaux était le plus grand au Canada.
Le Nunavut est la terre ancestrale des Inuits. Les Inuvialuits représentent 85 % de la population.
L’adoption de la Loi concernant l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut en 1993 a donné naissance à la plus grande région autochtone de l’histoire du pays, et a mené à la création, le 1er avril 1999, du territoire du Nunavut, doté d’une administration publique au service des Inuits et des non-Inuits.
16 Recensement 2001, Statistique Canada.
17 Ibid.
18 Ibid.
19 Ibid.
20 2005 Nunavut Economic Outlook.
21 Gouvernement du Nunavut/stratégie en matière de logement de la NTI.
22 Ibid.
3.1.4 LE NUNAVUT EN BREF
Situé au nord du 55e parallèle, le Nunavik (également connu sous le nom de Kativik) fait partie de la province de Québec. La Jamésie voisine (le territoire ancestral des Cris situé à l’est de la baie James) et le Nunavik forment la région administrative du Nord-du-Québec.
En 2006, le Nunavik comptait 10 629 habitants; 90 % d’entre eux sont réputés faire partie d’un groupe autochtone24.
La société nunavimmiut est caractérisée par une population jeune en forte croissance et disséminée sur un vaste territoire, un tissu social et familial dense, ainsi qu’un mode de vie basé sur la chasse et la cueillette et en proie à des changements rapides et importants25. L’espérance de vie s’établissait en moyenne à 65,7 ans au Nunavik, comparativement à 79,2 ans au Québec26.
Les emplois salariés sont principalement dans le secteur des administrations publiques. Bien qu’ils représentent 90 % de la population, les Inuits n’occupent que 42 % de ces emplois27. En 1996, le revenu moyen des personnes âgées de 15 ans et plus s’élevait à 20 950 $ au Nunavik28. Dans les régions nordiques, il en coûte davantage que dans le Sud pour se nourrir en raison du transport et d’autres facteurs29.
En 2001, le rapport de dépendance (fondé sur le nombre de personnes âgées de 0 à 14 ans et de 65 ans et plus) était de 71 % de la population totale, contre 45 % pour le Québec dans son ensemble.
Les Autochtones du Nunavik — 90 % de la population — sont inuits et entretiennent des liens étroits avec les Inuits du Nunavut. Le village de Whapmagoostui, situé sur la rive est de la baie d’Hudson, est le seul village cri traditionnel du Nunavik.
1.9 RÉSUMÉ DES RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE
3.1.5 DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES
Temps passé dans le Nord
Les résidentes de collectivités nordiques étant nombreuses à se rendre à Edmonton ou à Ottawa pour y accoucher, on a posé deux questions pour établir le pourcentage de répondants qui sont originaires du Nord. Ils devaient indiquer s’ils avaient grandi dans le Nord et pendant combien de temps ils y avaient vécu. D’après les données recueillies lors de la phase 1 de l’enquête, environ la moitié (45 %) des répondants avaient grandi dans une autre région, et 55 %, dans le Nord.
Dix-neuf pour cent ont passé entre le tiers et les deux tiers de leur existence dans le Nord, et 25 %, moins du tiers de leur vie.
• C’est au Nunavik que la proportion de répondants ayant grandi dans le Nord est la plus forte (84 %)…
• et au Yukon qu’elle est la plus faible (35 %).
Scolarité
Un peu moins de la moitié (47 %) des répondants ont tout au plus fait des études secondaires, et 27 % détiennent un diplôme universitaire.
• La population du Yukon est la plus scolarisée : 57 % des répondants ont fait des études collégiales ou universitaires.
• Celle du Nunavik est la moins scolarisée : 22 % des répondants ont fait des études collégiales ou universitaires.
Âge
Les répondants étaient en moyenne âgés de 42 ans. Le Yukon affiche la moyenne d’âge la plus élevée (48 ans) et le Nunavik, la plus faible (36 ans).
Emploi
Un peu moins de 40 % des répondants occupaient un emploi à temps plein. Un peu plus de la moitié d’entre eux travaillaient au sein d’une administration publique (fédérale, territoriale, municipale ou administration d’une bande).
• La plus forte proportion de personnes ayant un emploi à temps plein a été enregistrée au Yukon (63 %); 7 % des Yukonnais étaient sans emploi.
• La plus faible proportion de personnes ayant un emploi à temps plein se trouvait au Nunavik (50 %); 25 % des répondants de cette région ne travaillaient pas.
• La plus forte proportion de fonctionnaires se trouve au Nunavut (74 %).
Revenu
Plus de la moitié (59 %) des répondants gagnaient plus de 60 000 $ par année, et plus du tiers (36 %) avaient un revenu supérieur à 90 000 $.
• Au chapitre du revenu, les T.N.-O. arrivent au premier rang (24 % des répondants gagnaient plus de 120 000 $), suivis du Yukon (40 % avaient un revenu supérieur à 90 000 $).
• Le Nunavik ferme la marche : 14 % des répondants gagnaient plus de 90 000 $.
Autochtones
Quarante pour cent des répondants sont Autochtones. Les Inuits constituent le groupe le plus important (59 %), suivis des Premières nations (33 %) et des Métis (8 %).
Téléphone et Internet
D’après les résultats de l’enquête, 89 % des ménages du Nord ont le téléphone. Il s’agit d’une estimation, car les comptes des abonnés sont souvent hors service. Par conséquent, les données de la compagnie de téléphone surestiment le nombre d’abonnés dont le compte est en service. Ce pourcentage a été révisé au terme d’une analyse de ces données et de celles qui ont été recueillies dans les collectivités. C’est au Nunavut que la proportion de ménages sans abonnement téléphonique était la plus élevée (20 %).
Soixante-douze pour cent des répondants avaient accès à Internet.
Logement
En moyenne, chaque ménage comptait 2,5 adultes et 1,1 enfant.
3.1.6 QUALITÉ DE VIE
Note : Les pourcentages indiqués renvoient aux répondants qui ont attribué à l’énoncé une note de 4 ou de 5 sur une échelle de 1 à 5.
Préoccupations exprimées en réponse à une question ouverte
Les répondants ont mentionné que leur collectivité était principalement préoccupée par la drogue et l’alcool (16 %), ainsi que par l’emploi et l’économie (16 %).
La drogue et l’alcool sont arrivés au premier rang des préoccupations aux T.N.-O. (16 %) et au Nunavik (17 %). Au Yukon, ce sont plutôt l’emploi et l’économie qui ont été jugés plus préoccupants (23 %), et au Nunavut, le logement (18 %).
Préoccupations exprimées en réponse à des questions dirigées
La pollution et ses effets sur la faune (78 %), les changements climatiques (74 %) et les populations de poisson et de gibier (74 %) sont arrivés en tête de liste des préoccupations.
À la phase 2, les répondants se sont également dits préoccupés par la drogue et l’alcool (81 %), la criminalité (71 %), le coût des biens et des services (69 %), les changements climatiques (65 %), le manque d’activités pour les jeunes (61 %), les changements d’habitudes migratoires de la faune (56 %).
Satisfaction à l’égard de la qualité de vie
Les résidents du Nord sont généralement très satisfaits de leur qualité de vie (76 %). Le degré de satisfaction était le plus élevé au Yukon (92 %); il était plus faible aux T.N.-O.
(75 %) et au Nunavut (64 %). C’est au Nunavik qu’il était le plus bas (55 %).
Par rapport à il y a 5 ans, 45 % des répondants ont fait état d’une légère ou d’une nette amélioration à cet égard. Seulement 11 % ont mentionné une légère ou une forte détérioration.
Bien qu’il soit difficile de faire des comparaisons, 47 % des répondants croyaient avoir une qualité de vie supérieure ou nettement supérieure à celle des habitants des autres régions nordiques, et 42 %, à celle des autres Canadiens.
Principales raisons de vivre dans le Nord
En réponse à une question ouverte à la phase 2, les répondants ont indiqué qu’ils vivaient dans le Nord pour la nature sauvage et le plein air (40 %), le mode de vie ou la liberté (29 %) et le travail (25 %).
Principales raisons de vivre dans la collectivité
Les répondants ont mentionné les services (22 %), le fait de connaître tout le monde ou d’habiter une petite ville (22 %), les gens sympathiques (21 %) et parce qu’ils y étaient nés ou y avaient grandi (20 %).
Importance des principaux éléments contribuant à la qualité de vie
À la phase 2, les répondants ont évalué l’importance des principaux facteurs de qualité de vie repérés à la phase 1 et dans le cadre d’études fédérales antérieures.
L’éducation et le travail n’ont été jugés plus importants qu’au Nunavut (82 % et 84 %, respectivement).
Parmi les 21 facteurs de qualité de vie, les répondants ont placé en tête de liste les grands espaces (89 %), les paysages (89 %) et la liberté d’être soi-même (87 %), suivis du domicile (80 %), des animaux sauvages (79 %) et du fait de vivre dans une collectivité sécuritaire (78 %).
Évaluation des principaux facteurs de qualité de vie
À la phase 2, les répondants devaient indiquer dans quelle mesure ils étaient d’accord avec des énoncés concernant les principaux facteurs de qualité de vie.
La majorité des répondants ont indiqué :
- que le rendement énergétique des habitations était extrêmement important (86 %);
- qu’ils avaient accès à Internet haute vitesse s’ils le désiraient (73 %);
- que leur existence les rendait en général extrêmement heureux (77 %).
Un nombre moindre, mais tout de même important, de répondants ont déclaré : - qu’ils disposaient de toutes les appareils modernes nécessaires ou désirés (61 %);
- qu’ils avaient la possibilité de connaître les coutumes de leur peuple s’ils le désiraient (61 %);
- qu’ils étaient extrêmement satisfaits de leur domicile (60 %);
- que l’eau potable était extrêmement saine (60 %);
- qu’ils avaient atteint le niveau d’instruction désiré (53 %);
- que les produits de la chasse et de la pêche suffisaient à combler les besoins de la collectivité (52 %).
Les répondants estimaient que l’amélioration la plus urgente était la diminution de la consommation d’alcool et de drogue dans leur collectivité (48 %).
L’amélioration des possibilités de formation scolaire est arrivée au deuxième rang à cet égard (29 %).
Équilibre
Pour apprécier la vie dans le Nord, l’équilibre est essentiel. Une faible majorité de répondants étaient d’avis que l’on devait trouver un juste milieu entre l’autonomie reposant sur
l’utilisation des produits de la terre et le recours aux produits achetés (50 %), ainsi que dans le degré de contrôle exercé par les entreprises autochtones sur l’économie (51 %), et dans l’importance du rôle du gouvernement fédéral dans le Nord (54 %).
Pour ce qui est de l’exploitation pétrolière et gazière, les répondants ont favorisé un plus grand contrôle de l’industrie (33 %), par opposition à un développement maximal (26 %).
Un renforcement de la réglementation en matière de sécurité des personnes a été jugé souhaitable (62 %).
3.1.7 PROGRAMMES GOUVERNEMENTAUX
À la phase 1, les répondants ont dit souhaiter que le gouvernement fédéral joue un rôle accru à l’égard de ce qui suit :
- la formation professionnelle (79 %);
- la création d’emplois pour les Inuits (77 %);
- le développement des jeunes enfants (75 %).
Pour obtenir des renseignements auprès du gouvernement fédéral, les répondants ont indiqué que la meilleure source était la télévision (44 %), suivie de la presse écrite (43 %).
Seulement 9 % des répondants des T.N.-O. connaissaient très bien le rôle du ministère des Affaires indiennes et du Nord du Canada. Seulement 23 % étaient d’avis que le Ministère utilisait à bon escient le budget destiné à ce territoire.
3.1.8 ÉCONOMIE ET SECTEURS D’ACTIVITÉ
Le tiers seulement (38 %) des répondants ont indiqué que la rémunération du travail était équitable compte tenu du coût de la vie. À la phase 1, le secteur d’activité dont les retombées
Yukon : tourisme (81 %)
T.N.-O. : foresterie (49 %)
Nunavut : exploitation de gisements de diamants (55 %), tourisme (73 %), TI (61 %), fourrures et pêche (68 %), arts et artisanat (74 %)
Nunavik : fourrures et pêche (56 %), arts et artisanat (67 %) Exploration et exploitation minière
Seulement 24 % des répondants aimeraient travailler dans le secteur de l’exploration et de l’exploitation minières (41 % des répondants autochtones). Plus de la moitié ont dit avoir accès à la formation au besoin.
Quarante-deux pour cent des répondants étaient d’avis que la protection de l’environnement était le principal enjeu dans ce secteur (le plus fort pourcentage de répondants qui étaient d’accord avec cet énoncé a été enregistré au Yukon).
3.1.9 ALIMENTATION ET ACHATS Provenance et coût de la nourriture
Le prix des aliments et des produits compte parmi les questions jugées les plus importantes par les répondants, surtout dans les collectivités éloignées. Presque tous (99 %) achètent leur nourriture au magasin local. Les Autochtones font souvent appel à la pêche (79 %), à la chasse (77 %) à leurs amis ou leur famille (77 %) ou aux services résidentiels (70 %) pour se nourrir.
Innocuité alimentaire
Les répondants ont dit respecter au moins trois consignes de Santé Canada concernant l’innocuité des aliments. C’est au Yukon que la conformité est la plus grande. Le respect des consignes diminue d’ouest en est.
3.1.10 RENDEMENT ÉNERGÉTIQUE ET CHAUFFAGE DOMESTIQUE
Énergie
Le coût de l’énergie (mazout, essence et électricité) constitue une préoccupation majeure pour 79 % des répondants; 60 % prennent connaissance de la cote de rendement
énergétique d’un appareil avant de l’acheter. La moitié des répondants estiment que leur habitation est actuellement écoénergétique.
Chauffage domestique
Dans le Nord, les systèmes de chauffage au mazout sont les plus répandus. Viennent ensuite les systèmes de chauffage au bois et électrique.
Pour 40 % des répondants, le coût du chauffage est un fardeau économique.
Soixante-cinq pour cent des répondants ont dit envisager de rénover leur habitation pour réduire leur facture énergétique, mais 31 % d’entre eux renonceraient à leur projet si l’objectif d’économie d’énergie faisait grimper le coût des rénovations.
3.1.11 ENVIRONNEMENT ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES Importance et répercussions
Les changements climatiques sont considérés comme le principal problème environnemental auquel le Nord est confronté (54 %), bien que leurs répercussions sur les poissons et la faune ne soient pas jugées importantes (9 %).
Cinquante pour cent des répondants ont constaté de visu les effets des changements climatiques (par exemple, présence de nouvelles espèces animales dans la région).
Leadership environnemental
Selon 43 % des répondants, l’environnement devrait être principalement du ressort du gouvernement fédéral. Cependant, la proportion de répondants qui estiment que celui-ci s’acquitte bien de sa responsabilité est plus faible (39 %).
Réserves nationales de faune
La majorité (67 %) des répondants du Nord s’opposent à l’exploitation des ressources pétrolières, gazières et minières dans les réserves nationales de faune pour assurer le développement économique.
La plupart (48 %) sont favorables à l’application des mesures prévues en cas d’abus contre les terres ou des animaux, en vue de protéger les espaces sauvages.
3.1.12 CULTURE
Programmes
Pour 28 % des répondants, les politiques élaborées à Ottawa ne sont pas adaptées au Nord.
Seulement 6 % estiment que le gouvernement fédéral fait bon usage du savoir traditionnel des Autochtones.
Une vaste majorité (81 %) des répondants ont jugé important que les jeunes connaissent les traditions culturelles des Autochtones.
Identité culturelle
Pour une majorité de répondants (80 %), l’attachement au Canada est le plus fort. D’autres s’identifient d’abord à la région (71 %) ou à leur collectivité (72 %). Par contre, chez les Autochtones, le lien avec la région est plus solide.
Année polaire internationale
Peu de répondants savaient que 2007 était l’année polaire internationale. Cependant, cette manifestation a suscité de l’intérêt.
3.1.13 SOUVERAINETÉ
Pour la plupart des répondants (72 %), le passage du Nord-Ouest est une voie navigable intérieure faisant l’objet de droits d’usage détenus exclusivement par le Canada.
4 RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE
Les résultats sont présentés dans sept sections :
4.2 Données démographiques 4.3 Qualité de vie
4.4 Programmes gouvernementaux 4.5 Économie et secteurs d’activité 4.6 Alimentation et achats
4.7 Appareils ménagers, rendement énergétique et logement 4.8 Environnement et changement climatique
Dans chaque section, le graphique représente généralement l’échantillon total de la phase 1 ou de la phase 2. L’échantillon utilisé est indiqué dans le texte.
Les différences importantes entre les principaux sous-groupes sont décrites dans le texte et sont approfondies dans un tableau récapitulatif, au besoin. En général, les résultats de la phase 2 ne sont pas présentés dans un tableau, du fait que les sous-groupes sont petits. Les pourcentages en gras indiquent que les résultats de la colonne sont très différents des résultats globaux. Nous avons effectué des tests de la proportion et de la moyenne des colonnes pour faire ressortir les écarts substantiels entre les sous-groupes par rapport au total. Lorsque l’écart était égal ou supérieur au seuil significatif de 5, le pourcentage indiqué dans le tableau est en gras.
Nous avons eu recours à l’italique et à une police de taille 10 pour mettre en relief les
1.10 COMMENT LIRE LE RAPPORT
Autochtones et non-Autochtones (d’après les renseignements fournis par les répondants à la section des renseignements démographiques).
Les données démographiques sont tirés des questionnaires remplis lors de la phase 1. Bien que nous ayons recueilli de tels renseignements à la phase 2 pour établir la pondération, seuls ceux de la phase 1 sont présentés du fait que l’échantillon y est plus gros. Nous n’avons pas constaté de différence notable entre les deux phases au chapitre des données démographiques.
Après avoir examiné les données sur le Nord dans son ensemble, nous nous pencherons sur les écarts entre les territoires/régions et effectuerons des comparaisons avec les moyennes nationales.
4.1.1 ENFANCE DANS LE NORD
Le lieu de naissance n’est pas pertinent pour déterminer si le répondant est originaire du Nord. En effet, la grande majorité des résidents ne sont pas nés dans le Nord à proprement parler puisque les femmes enceintes accouchent dans les grands centres comme Edmonton ou Ottawa, et reviennent chez elles dès qu’elles sont en mesure de se déplacer. Par conséquent, nous avons demandé aux répondants s’ils avaient grandi dans le Nord.
A grandi dans le Nord (et y a vécu toute sa vie) : 55 %.
A passé entre le tiers et les deux tiers de son existence dans le Nord : 19 %.
A vécu moins du tiers de sa vie dans cette région : 25 %.
Parmi ceux qui ont grandi dans le Nord, 41 % habitent les T.N.-O.; 24 %, le Nunavut; 18 %, le Yukon; 14 %, le Nunavik.
La proportion de résidents ayant grandi dans le Nord est beaucoup plus grande en milieu rural qu’en milieu urbain (74 % contre 33 %). Cet écart est encore plus prononcé chez les Autochtones (93 % d’entre eux ont grandi dans le Nord). (Voir le tableau récapitulatif à l’annexe 6.1.)
4.1.2 SCOLARITÉ
Un peu moins de la moitié des répondants (47 %) ont tout au plus un diplôme d’études secondaires, et 27 %, un grade universitaire.
Vingt-et-un pour cent des répondants n’ont pas terminé leurs études secondaires, ce qui est supérieur à la moyenne nationale.
Cinquante-deux pour cent des résidents du Nord ont fait des études postsecondaires.
La relation entre d’une part, le milieu
urbain et les études, et d’autre part, les non-Autochtones et les études, ressort nettement.
En milieu urbain, 75 % des résidents ont fait des études postsecondaires, contre seulement 33 % en milieu rural.
Ce pourcentage s’établit à 71 % chez les non-Autochtones et n’est que de 25 % chez les Autochtones.
(Voir le tableau récapitulatif à l’annexe 6.1.)
Études – ensemble du Nord
Quel est le plu s haut niv eau d'études que vous avez com plété?
7 %
2 0 % 2 0 % 5 %
2 6 % 19 %
2 %
Su périeures Universitaires Collégiales Tech/ Métiers Secondaires Élém entaires Aucu ne
Études
Quel est le plus haut niveau d'études que vous avez complété?
2 % 8 %
12 % 3 %
32 % 37 % 4 %
11 %
28 % 25 % 7 %
21 % 7 %
0 %
Supérieures Universitaires Collégiales Tech/ Métiers Secondaires Élém entaires
Aucune Non- autochtone
Autochtone
4.1.3 EMPLOI
Soixante-dix pour cent des répondants travaillaient à temps plein ou à temps partiel. Un peu plus de la moitié d’entre eux (54 %) sont au service d’une administration publique (administration fédérale, territoriale, municipale ou bande), et 46 %, d’une entreprise privée.
Le pourcentage de travailleurs à temps plein est plus élevé dans les collectivités urbaines et chez les non-Autochtones.
Soixante-treize pour cent des résidents urbains travaillaient à temps plein, comparativement à 45 % des résidents ruraux.
Les travailleurs à temps plein représentaient 68 % des non-Autochtones, contre 47 % des personnes qui déclarent faire partie d’un groupe autochtone.
À l’échelle du Nord canadien, 16 % des résidents étaient sans emploi; ce pourcentage atteint 25 % en milieu rural et 29 % chez les Autochtones.
Les pourcentages de retraités et de travailleurs à temps
partiel sont similaires dans l’ensemble des groupes.
Les retraités et les travailleurs à temps partiel représentent respectivement 7 % et 12 % de la population.
(Voir le tableau récapitulatif à l’annexe 6.1.)
Trav aillez- v ous présentem ent : ( dans l'affirm ativ e, préciser dans quel
secteur)
Ne tra va ille pa s 12 %
T e m ps ple in 61 %
T e m ps pa rtie l 12 % À la re tra ite
7%
Aux études 3%
Ha ndica pé ( e ) 1 % R e fusé
4 %
54 % Au gouvernement 46 % Pour le secteur privé 54 % Au gouvernement 46 % Pour le secteur privé
Emploi - ensemble du Nord
4.1.4 ÂGE
Les participants à l’enquête étaient âgés en moyenne de 42 ans.
Onze pour cent étaient âgés de 16 à 24 ans; 47 %, de 25 à 44 ans; 22 %, de 45 à 54 ans;
20 %, de 55 ans et plus.
Les résidents urbains étaient un peu plus âgés (les 16 à 34 ans représentent une part plus faible de ce groupe).
Vingt-six pour cent des résidents urbains et 37 % des résidents ruraux étaient âgés de moins de 35 ans.
Les 45–54 ans constituaient le plus important groupe d’âge en milieu urbain (28 %), alors qu’ils ne représentaient que 18 % des résidents ruraux.
La population autochtone est jeune : le pourcentage de personnes âgées de 16 à 24 ans était deux fois plus élevé que chez les non-Autochtones.
Seize pour cent des Autochtones, contre 8 % des non-Autochtones, étaient âgés de 16 à 24 ans.
(Voir le tableau récapitulatif à l’annexe 6.1.)
Âge – ensemble du Nord
Âge moyen = 42,2 ans En quelle année êtes- vous né( e) ?
65+
7 % 16-24 11 %
25-34 21 % 35-44
25 % 45-54
22 % 55-64 13 %
4.1.5 REVENU
Plus de la moitié (59 %) des répondants gagnaient plus de 60 000 $ par année et 36 %, plus de 90 000 $.
Le revenu est étroitement lié à l’emploi. Les résidents urbains et les non-Autochtones avaient un revenu supérieur.
En milieu urbain, la moitié des ménages gagnaient plus de 90 000 $ annuellement, comparativement à seulement 20 % des ménages ruraux.
Le tiers des ménages ruraux avaient un revenu annuel inférieur à 30 000 $.
Plus de la moitié (53 %) des ménages urbains gagnaient plus de 90 000 $, alors que 18 % des ménages ruraux figurent dans cette tranche de revenus.
Un écart similaire a été observé entre les Autochtones et les non-Autochtones : 47 % des ménages non autochtones avaient un revenu supérieur à 90 000 $, alors que seulement 19 % des ménages autochtones se situaient dans cette tranche.
Le tiers des ménages autochtones gagnaient moins de 30 000 $ par année.
La tranche de revenus 60 000 $ et plus englobait 71 % des ménages non autochtones mais seulement 35 % des ménages autochtones.
(Voir le tableau récapitulatif à l’annexe 6.1.)
Revenus – ensemble du Nord
Quel était le revenu annuel approximatif de votre ménage en 2005?
Moins de 30 000 $
21%
30 à 60 000 $ 20%
60 à 90 000 $ 23%
90 à 120 000 $ 17%
Plus de 120 000 $ 19%
4.1.6 APPARTENANCE À UN GROUPE AUTOCHTONE
Dans les quatre régions du Nord, 40 % des répondants appartiennent à un groupe autochtone. Les Inuits (59 %) forment le groupe le plus important, suivis des Premières nations (33 %) et des Métis (8 %).
Appartenance à un groupe autochtone - ensemble du Nord
Oui Non 40 %
60 %
Lequel?
I nuit 59 % Première
nation 33 %
Métis 8 %
Êtes-vous membre d’un groupe autochtone, notamment d’une première nation ou d’un regroupement inuit ou métis?
Dans les centres urbains (où nous avons effectué uniquement des interviews téléphoniques) , seulement 9 % des répondants étaient autochtones. Ce pourcentage atteint 67 % dans les collectivités rurales.
Les Inuits représentaient la plus forte proportion des Autochtones habitant en milieu rural (61 %). Dans les collectivités urbaines, les Premières nations arrivent au premier rang (45 %), suivies des Inuits (39 %).
Le pourcentage de Métis en milieu urbain était de plus du double de celui des collectivités rurales (16 % contre 7 %).
Quatre-vingt-neuf pour cent des ménages du Nord ont le téléphone. Cependant, cette statistique est quelque peu trompeuse, car souvent le numéro n’est plus en service, mais figure toujours dans l’annuaire et demeure attribué au ménage, la ligne téléphonique étant temporairement bloquée tant que la facture n’est pas réglée.
C’est au Nunavut que le pourcentage de ménages qui n’ont pas le téléphone était le plus élevé (20 %).
Yukon T.N.-O. Nunavut Nunavik
Pourcentage des ménages qui ont le téléphone (89 % pour les 4 régions)
96 % 88 % 80 % 94 %
Pourcentage des
ménages qui n’ont pas le téléphone (11 % pour les 4 régions)
4 % 12 % 20 % 6 %
Soixante-dix pour cent des répondants ont accès à Internet. C’est dans les ménages urbains et les ménages non autochtones qu’Internet est le plus répandu. Cependant, quelque 60 % des résidents ruraux et des Autochtones y ont accès.