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141
EVITER REDUIRE COMPENSER
Thème
Enjeu = scénario « 0 » / Sensibilité
Mesures d’évitement Effets du projet final (avant mesure de réduction)
Mesure de réduction (R),
d’accompagnement (A), ou suivi (S) Effets du projet (après mesure de réduction)
Impact résiduel
Mesure compensatoire Nature et coût (quand chiffrable)
NB : Souvent les mesures sont incluses dans le coût du projet
Nature
Intensité Durée temporaire (T)
ou permanent (P) et type (D) direct, (I)
indirect
Nature et coût (quand chiffrable) NB : Souvent les mesures sont incluses
dans le coût du projet
Eaux superficielles : La ZIP s’établit en limite d’un ancien bief du Canal du Nivernais qui longe le
Canal du Nivernais, utilisant le cours de l’Yonne au droit de Clamecy. Le bon état physico- chimique et écologique des eaux de l’Yonne est atteint en 2019 et
doit le rester.
Eaux souterraines : L’état chimique de la masse d’eau souterraine « Calcaires et marnes
du Dogger-Jurassique supérieur du Nivernais nord » au niveau de
la ZIP est altéré par les entrants agricoles (NO3 et pesticides) mais
les SDAGEs 2010-2015 et 2016- 2021 fixent un objectif de bonne
qualité. A l’échelle de la ZIP, les trois-quarts d’entre elles constituent un milieu semi- perméables, protégé en grande
partie par un toit d’argile surmontant la nappe, mais présentant des circulations d’eau
sous un sol pollué, tandis que le quart nord-ouest est considéré comme karstique et fissuré. Ainsi,
une vulnérabilité existe pour les aquifères, et tout particulièrement pour l’aquifère
karstique. Cependant, la ZIP est hors aire d’alimentation de captage destinée à l’alimentation
en eau potable.
Fort (3) / Modérée (3)
E : Respect des prescriptions du PPRI (transparence hydraulique du projet) - Respect de la cote de référence de la crue centennale de l’Yonne majorée
de 30 cm
E : Evitement des secteurs pollués à fort risque sanitaire (aucuns travaux) – 2 ha évités (perte de productibilité d’environ, 2500 MWh/an soit
17 % du projet)
E : Iimperméabilisation minime (pieux battus ou vissés)
E : Travaux par temps sec.
E : Bacs de stockage des huiles dans les bâtiments techniques ou bâtiments techniques « à sec » E : Système de Management environnemental imposé
contractuellement aux entreprises en charge du chantier / fiches informatives et procédures
d’urgence.
E : Kits antipollution imposés et disponibles en tout- temps sur le chantier - 300 € (prix unitaire d’un kit
anti-pollution universel (industriels ou huiles).
E : Gestion des déchets dans des containers adaptés.
E : Maintien d’une couverture herbacée du site par gestion extensive (fauche et/ou pâturage (uniquement sur secteur nord-ouest, non pollué)).
E : Aucun produit phytosanitaire ne sera utilisé tant en phase chantier qu’en phase exploitation.
Pollution mécanique par les matières en suspension, Pollution
accidentelle (hydrocarbures) uniquement en phase
travaux.
Pas de risque qualitatif en phase exploitation
Modéré (-2) en phase chantier T, I
R : Mise en place d’un cahier des charges environnemental devant être respecté par
les entreprises de construction en phase travaux
R : Boudins de rétention provisoires (ou équivalents) sur les espaces où le mur
d’enceinte présent entre le projet et l’ancien bief du Canal du Nivernais est
détruit (500 €)
Négligeable (-0,25)
Très faible (-0,75) Compatible
avec le SDAGE du bassin de la Seine et des cours d’eau
côtiers normands
Non justifiée Pas de prélèvement
d’eau
Imperméabilisation de d’environ 240 m² (pieux, postes de livraison, postes de
transformation, citernes) - taux d’imperméabilisation
de 0,0003 % par rapport au bassin versant de l’Yonne.
Répartition des ruissellements, pas de
modification de l’impluvium, sol
végétalisé (évapotranspiration,
effet de peignage) Raccordement sans
risques (zones urbaines)
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142
EVITER REDUIRE COMPENSER
Thème
Enjeu = scénario « 0 » / Sensibilité
Mesures d’évitement Effets du projet final (avant mesure de réduction)
Mesure de réduction (R),
d’accompagnement (A), ou suivi (S) Effets du projet (après mesure de réduction)
Impact résiduel
Mesure compensatoire Nature et coût (quand chiffrable)
NB : Souvent les mesures sont incluses dans le coût du projet
Nature
Intensité Durée temporaire (T)
ou permanent (P) et type (D) direct, (I)
indirect
Nature et coût (quand chiffrable) NB : Souvent les mesures sont incluses
dans le coût du projet
Zones humides : Seule la saulaie, bien que fortement dégradée relève des zones humides, enjeu
majeur du SDAGE.
Majeur (4) / Majeure (12)
E : Evitement de la saulaie blanche
Risque indirect de pollution et colmatage
car piste très proche
Modéré (-2) T, I
R : Mise en place d’un cahier des charges environnemental devant être respecté par
les entreprises de construction en phase travaux
R : Boudins de rétention provisoires (ou équivalents) entre la piste et la saulaie
blanche (1500 €)
Nul (0)
Nul (0) Compatible
avec le SDAGE du bassin de la Seine et des cours d’eau
côtiers normands
Non justifiée
Risque Inondation (zone PPRI) : La partie est de la ZIP est concernée par le zonage réglementaire du PPRi. une zone
rouge et zone bleue où seul, un projet d'intérêt général peut être
envisagé ce que confirme la DDT par courrier du 2 juillet 2020. Des
contraintes existent toutefois nécessitant de démontrer pour quoi le projet est envisagé dans le
PPRi et devant être réalisé au- dessus de la cote de référence majorée d’au moins 0,30 m, sauf
impossibilité technique.(…) La cote de référence s’établit à
147,5 NGF Forte (3) / Modérée (3)
E : Fondations de type pieux battus ou vissés E : Cote inférieure des panneaux photovoltaïques et
éléments sensibles supérieure à la cote des plus hautes eaux de la crue de référence (crue centennale)
rehaussée de 30 cm soit 147,8 m NGF
E : postes électriques soit en limite de zone inondable (4 postes de transformation), soit en dehors des
zones réglementées par le PPRI (5 postes de transformation, 2 postes de livraison) et
imperméables
E : Imperméabilisation minime (taux d’imperméabilisation de 0,0003 % par rapport au
bassin versant de l’Yonne)
E : Structures conçues et disposées de manière à résister au débit et à la vitesse de la crue de référence, ainsi qu'aux éventuelles embâcles et tiennent compte du sens d’écoulement des eaux
E : Interventions sur site en dehors de période d’alerte « inondation ».
Projet conforme aux prescriptions du PPRI.
Aucune aggravation possible du risque inondation à l’aval du
site.
Nul (0)
T, P, D et I
R : Consignes en cas de risque
« inondation » Nul (0) Nul (0) Non justifiée
Risque inondation (zone hors zonage PPRi) : La partie ouest est
en dehors des zones réglementées et hors risque
marqué d’inondation par remontée de nappe.
Faible (1) / Faible (1)
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EVITER REDUIRE COMPENSER
Thème
Enjeu = scénario « 0 » / Sensibilité
Mesures d’évitement Effets du projet final (avant mesure de réduction)
Mesure de réduction (R),
d’accompagnement (A), ou suivi (S) Effets du projet (après mesure de réduction)
Impact résiduel
Mesure compensatoire Nature et coût (quand chiffrable)
NB : Souvent les mesures sont incluses dans le coût du projet
Nature
Intensité Durée temporaire (T)
ou permanent (P) et type (D) direct, (I)
indirect
Nature et coût (quand chiffrable) NB : Souvent les mesures sont incluses
dans le coût du projet Le risque sismique est très faible.
Des séismes y ont été ressentis (10 dont le plus ancien en 1887,
selon Géorisques), mais d’intensité très souvent limitée et
sans dommage.
Très faible (0,5) / Nulle (0)
E : Respect normes sismiques : bâtiments conformes à l’EUROCODE 8 (Norme NF EN 1998) : « Calcul des
structures pour leur résistance au séisme ».
Aucun risque Nul (0)
T et P D et
I
/ Nul (0) Nul (0) Non justifiée
Risque mouvements de terrain : L’enjeu mouvement de terrain retenu est modéré, uniquement
lié au risque de retrait- gonflement des argiles ayant justifié un arrêté de catastrophe
naturelle en 2019 à Clamecy.
Modérée (2)/ Faible (1)
E : Evitement des secteurs de pente forte E : Etude géotechnique préalable (prise en compte
des interactions sol / structure et transcription de toutes les préconisations dans les pièces techniques
du marché)
Erosion des sols limitée et non susceptible
d’avoir un effet significatif et peu de
tassements différentiels en phase travaux non susceptible
de générer des glissements de terrains
Nul (0) P, D, I
R : Maintenance effectuée après des épisodes pluvieux intenses afin si besoin de remanier le terrain en supprimant les
éventuelles rigoles créées
Nul (0) Nul (0) Non justifiée
Risque « feux de forêt » : Le projet est en zone fortement anthropisée, industrielle, artisanale et commerciale disposant de réseaux de défense
incendie. Le risque feux de forêt n’est pas répertorié sur les communes de Clamecy et Surgy.
Faible (1) / Faible (1)
E : Extincteurs dans l’ensemble des locaux E : Entretien régulier de la végétation herbacée.
E : Système de télésurveillance et coupure simultanées à l’entrée du site.
E : Respect des normes électriques.
E : Consignes de sécurité affichées.
E : Accès au site par le SDIS, pistes entretenues, plan d’intervention.
E : Maintenance régulière.
E : 1 Citerne « incendie » de 60 m3 (entre 1 000 et 2 000 €).
Peu de risque de départ de feu d’autant que le projet conduit à réduire la quantité de
combustible sous l’emprise de la centrale
puisque la nature de l’ouvrage implique la transformation des strates arbustives et
arborées en strate herbacée.
Faible (-1)
T, P, D et I
R: Interdiction claire de tout feu de camp sur site
R : Consignes en cas d’orage R : Maintien des accès au site et entretien
du dispositif incendie
R : Limitation au strict minimum des câbles extérieurs
R : Information risques électriques
Négligeable (-0,25)
Négligeable
(-0,25) Non justifiée
La ZIP est en zone de risque faible vis-à-vis de la foudre, les autres risques n’étant pas chroniques et restant de nature évènementielle
Faible (1) / Faible (1)
E : Respect des normes de protection foudre.
E : Structures réalisées pour résister au vent : les efforts de vent auxquels seront soumises les structures seront supérieurs aux contraintes dues aux
vitesses.
Risque incendie
indirect Nul (0) T, P,
I
R : Consignes en cas d’orage R : Maintien des accès au site et entretien
du dispositif incendie
Nul (0) Nul (0) Non justifiée
LE PROJET EST COMPATIBLE AVEC LE CONTEXTE ACTUEL DU MILIEU PHYSIQUE QUI L’ACCUEILLE.
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III.2.7.2 Impacts du projet vis-à-vis de l’évolution probable du milieu physiqueLe projet répond aux objectifs internationaux, nationaux et régionaux d’utilisation rationnelle de l’énergie et de lutte contre le changement climatique.
A long terme, le projet permettra :
à son échelle et toute proportion gardée, de prévenir les évolutions probables envisagées sans projet : augmentation des périodes caniculaires et de sécheresse et donc de prévenir l’ensemble des impacts indirects de ce réchauffement sur la biodiversité, les activités et la vulnérabilité des biens et personnes.
à son échelle, de lutter également contre les effets du changement climatique sur les eaux (baisse des écoulements de surface et des réserves en eau, problèmes quantitatifs et qualitatifs, multiplication des conflits d’usage, disparition des zones humides par assèchement).
indirectement, à son échelle et toute proportion gardée, de réduire les risques naturels et notamment ceux liés aux risques « inondation » et « feux de forêt ».
In fine, à long terme l’impact du projet apparaît favorable sur le milieu physique puisqu’il permet de lutter, à son échelle, contre ses évolutions négatives résultantes du changement climatique.
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145 CHAPITRE IV LE MILIEU NATUREL
IV.1. DESCRIPTION DES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX, ÉVOLUTION PROBABLE AVEC OU SANS PROJET
IV.1.1. LES TRAMES VERTE ET BLEUE : CONTINUITÉ ÉCOLOGIQUE
IV.1.1.1 Situation de la ZIP dans les grandes continuités nationales
Les grandes continuités nationales constituent des axes de déplacement à grande échelle pour le déplacement de la faune et la flore, et répondent aux enjeux actuels et futurs relatifs au changement climatique.
Les cartes ci-dessous et page suivante localisent le secteur étudié au regard des continuités écologiques d’importance nationale identifiées dans le Document-Cadre que les SRCE puis le SRADDET ont prises en compte : « Orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques, annexe du décret [n° 2014-45 du 20 janvier 2014] portant adoption des orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités ». Elles ont été intégrées dans l’identification des réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques régionaux
Vis-à-vis des milieux ouverts thermophiles pour
la cohérence nationale de la Trame verte et bleue
Le secteur étudié s’inscrit sur une continuité thermophile
nationale qui relie le Poitou-Charentes à la Champagne-Ardenne
Vis-à-vis des milieux boisés pour la cohérence nationale de la Trame verte et bleue
Le secteur étudié se trouve à l’intersection de plusieurs continuités
nationales longeant le nord-ouest du Massif
central et reliant la Lorraine, reliant l’Ardèche à la Sologne
et reliant la vallée du Rhône à la frontière
belge.
Ces cartes représentent des axes aux contours délibérément flous, afin de laisser le soin aux régions d’affiner l’identification de ces continuités à l’échelle de leur territoire.
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.Vis-à-vis des milieux ouverts frais à froids pour la cohérence nationale de la Trame verte et bleue
Le secteur étudié s’inscrit à l’est d’une continuité nationale reliant la région Centre
à la frontière belge
Vis-à-vis des continuités écologiques
bocagères pour la cohérence nationale de la Trame verte et bleue
Le secteur étudié est en dehors des
continuités nationales à ce titre.
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Vis-à-vis des voies d’importance nationale de
migrations des oiseaux pour la cohérence nationale de la Trame verte
et bleue
Le secteur étudié se situe à l’ouest d’une
voie de passage (probabilité de passage
moyenne) reliant le nord-est et le sud-ouest
de la France
Vis-à-vis des continuités écologiques des cours d’eau pour la cohérence nationale de la Trame verte et bleue
L’Yonne est retenue comme une continuité nationale
pour les « poissons migrateurs amphihalins »
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La liste ci-dessous détaille les espèces sensibles à la fragmentation dont la préservation est unenjeu pour la cohérence nationale de la TVB dans l’ex-région Bourgogne. Les noms notés en rouge dans la liste suivante correspondent aux espèces recensées sur la ZIP ou à proximité immédiate.
Invertébrés
Odonates : Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), Agrion orné (Coenagrion ornatum), Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata), Epithèque bimaculée (Epitheca bimaculata), Gomphe à pattes jaunes (Gomphus flavipes), Gomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia), Leucorrhine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis).
Orthoptère Criquet palustre (Chorthippus montanus).
Rhopalocères : Azuré du Serpolet (Maculinea arion), Bacchante (Lopinga achine), Cuivré de la Bistorte (Lycaena helle), Cuivré mauvin (Lycaena alciphron), Damier du Frêne (Euphydryas maturna), Damier de la Succise (Euphydryas aurinia), Nacré de la Bistorte (Boloria eunomia).
Vertébrés
Amphibiens : Rainette verte (Hyla arborea), Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), Triton alpestre (Ichthyosaura alpestris), Triton crêté (Triturus cristatus).
Mammifères : Chat forestier (Felis silvestris), Loutre d’Europe (Lutra lutra), Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii).
Oiseaux : Chevêche d’Athéna (Athene noctua), Cincle plongeur (Cinclus cinclus), Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), Mésange boréale (Parus montanus), Pic cendré (Picus canus), Pic mar (Dendrocopos medius), Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Pie-grièche grise (Lanius excubitor), Pipit farlouse (Anthus pratensis), Tarier des prés (Saxicola rubetra).
Reptiles : Lézard des souches (Lacerta agilis).
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149
LA BIODIVERSITE
BIOTOPE = MILIEU
ECOSYSTEME
Exemples de motifs paysagers
LE BOCAGE
(association d’un réseau de haies, d’arbres et de prairies
SYSTEME AGROPASTORAL
à dominante bocagère, avec boisement et zones humides
Figure 66 : Rapport entre biodiversité et paysage (© Corieaulys extrait du diagnostic préalable au SRCE de la région Auvergne).
LA FORET (association d’arbres)
Exemple d’éléments paysagers Exemples d’écopaysage
L’ARBRE
LA HAIE
LA PRAIRIE
LA MARE
IV.1.1.2 A l’échelle régionale Les espaces naturels sont de plus en plus réduits et morcelés par l’activité humaine. La Trame Verte et Bleue, dont la constitution a été fixée par les lois Grenelle 1 et 2, a pour objectif de relier entre eux les milieux naturels pour former un réseau écologique cohérent. Un Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE), co-élaboré par l'Etat et la Région, est la déclinaison régionale de la Trame Verte et Bleue. » L’analyse de la biodiversité au stade du SCRE, est étudiée dans les grandes lignes à une échelle 1/100 000ème.
L’ensemble des travaux réalisés dans le cadre des deux SRCE (Bourgogne et Franche-Comté) a été capitalisé et homogénéisé dans le cadre du SRADDET, pour établir un nouveau cadre de référence pour la trame verte et bleue à l’échelle de la Bourgogne-Franche-Comté.
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La carte ci-contre, extraite du SRADDET BFC, témoigne de la situation de laZIP en zone urbaine, où les enjeux sont de concilier la biodiversité et les aménagements en respectant les espaces forestiers et humides.
Le SRADDET signale en effet, dans son diagnostic que « En dehors des espaces remarquables reconnus pour leur richesse biologique, d’autres secteurs de nature, tels que les zones agricoles extensives, bocages, bosquets, mares et jardins, jouent un rôle primordial pour le fonctionnement écologique global.
Néanmoins, depuis 2002, un effondrement de certaines populations animales est observé et plus d’un tiers de la faune et de la flore est aujourd’hui menacé en Bourgogne-Franche-Comté. En effet, les espaces naturels sont fragilisés par la fragmentation et la destruction d’habitats (infrastructures qui traversent la région, urbanisation, exploitation de carrières, évolution des pratiques agricoles et forestières, propagation d’espèces invasives ou encore réchauffement climatique). »
Le SRADDET s’appuie sur les SRCE des anciennes régions Bourgogne et Franche-Comté, qui lui sont annexés. Les cartes en pages suivantes sont issues du SRCE Bourgogne et précisent la situation de la ZIP en fonction des différentes sous-trames alors retenues.
Ainsi, il en ressort que les enjeux de continuité reposent potentiellement sur la ZIP sur les milieux humides et les pelouses sèches, ce qui apparaît cohérent avec la nature géologique du sous-sol et sa proximité au réseau hydrographique.
Figure 67 : Carte des objectifs du SRADDET Bourgogne-Franche-Comté (source SRADDET – atlas carto)
ZIP
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Carte 27 : Trame verte et bleue de Bourgogne – sous-trame Forêt
La ZIP n’est pas concernée à l’échelle bourguignonne par cette continuité. Elle longe le Canal et le cours d’eau principal.
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Carte 28 : Trame verte et bleue de Bourgogne – sous-trame « Prairies et bocage »
La ZIP n’est pas concernée à l’échelle bourguignonne par cette continuité. Elle longe cependant des corridors interrégionaux à préserver, soulignant les milieux bordant les cours d’eau.
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Carte 29 : Trame verte et bleue de Bourgogne – sous-trame « Pelouses sèches »
La ZIP s’inscrit à ce titre sur un corridor interrégional à préserver, à proximité de réservoirs de continuum/ réservoirs de biodiversité, en lien avec la nature calcaire des sols.
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Carte 30 : Trame verte et bleue de Bourgogne – sous-trame « Plans d’eau et zones humides
La ZIP sur sa partie est concernée par cette continuité (corridor surfacique à remettre en bon état), en lien avec sa proximité du réseau hydrographique.
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Carte 31 : Trame verte et bleue de Bourgogne – sous-trame « Cours d’eau et milieux humides associés »
La ZIP est en dehors de cette continuité mais elle jouxte le continuum lié à l’Yonne, classé réservoir de biodiversité.
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IV.1.2. LE PATRIMOINE NATUREL – DONNÉES DE CADRAGELes données suivantes permettent de recenser les différentes zones d’inventaires et périmètres de protection du milieu naturel connus sur le site et ses abords (rayon de 5 km autour de la ZIP) afin de recenser les enjeux naturalistes potentiels. Elles sont issues de la consultation des bases de données de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté, de l’Inventaire National de Protection de la Nature (INPN) et de Géoportail. Les zonages sont présentés sur la carte en page suivante.
La première des constations est que la ZIP est hors zonages, qu’ils soient d’inventaire ou de protection du milieu naturel.
IV.1.2.1 Les zonages de protection et les périmètres de gestion contractuelle (a) Arrêté Préfectoral de Protection des Biotopes (APPB)
L’arrêté préfectoral de protection de biotope est pris par un préfet, pour protéger un habitat naturel ou biotope abritant une ou plusieurs espèces animales et/ou végétales sauvages et protégées. Un arrêté de protection de Biotope « les Rochers de Basseville » est présent à environ 2 km au nord-ouest de la ZIP, sur la commune de Surgy, bordant un méandre de l’Yonne. Il porte sur la protection du faucon pèlerin et autres oiseaux rupestres.
(b) Réserves Naturelles Nationales (RNN)
Aucune réserve naturelle nationale n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(c) Réserves naturelles régionales (RNR)
Aucune réserve naturelle régionale n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(d) Réserves biologiques
Aucune réserve biologique n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(e) Réserve de biosphère
Aucune réserve de biosphère n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(f) Réserve Nationale de chasse et de faune sauvage (RNCFS)
Aucune réserve nationale de chasse et de faune sauvage n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(g) Parcs naturels nationaux
Aucun parc national n’est recensé à moins de 5 km de la ZIP.
(h) Forêt de protection
Aucune forêt de protection n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(i) Parcs naturels régionaux (PNR)
Aucun parc naturel régional n’est recensé à moins de 5 km de la ZIP.
(j) Espace naturel sensible (ENS)
Les Conseils Départementaux mènent une politique de protection de la biodiversité par le biais de leur politique Espaces Naturels Sensibles encadrée par un schéma départemental.
Les falaises calcaires surplombant l’Yonne et le Canal du Nivernais (rochers de Basseville), à la fois ZNIEFF et APPB, sont également Espace Naturel Sensible.
(k) Le réseau des sites du conservatoire des espaces naturels (CEN Bourgogne)
Aucun site géré par le conservatoire des espaces naturels n’est recensé dans un rayon de 5 km autour de la ZIP.
(l) Mesures compensatoires prescrites dans le cadre des atteintes à la biodiversité
Aucune mesure compensatoire prescrite dans le cadre des atteintes à la biodiversité n’est recensée dans un rayon de 5 km autour de la ZIP.
IV.1.2.2 Les sites du réseau Natura 2000
Le réseau Natura 2000 a pour objectif de contribuer à préserver la diversité biologique sur le territoire des 27 pays de l’Union Européenne. Il vise à assurer le maintien ou le rétablissement dans un état de conservation favorable des habitats naturels et des habitats d’espèces de la flore et de la faune sauvage d’intérêt communautaire. L’ambition de Natura 2000 est de concilier les nécessités socio-économiques et les engagements pour la biodiversité dans une logique de développement durable.
Les « Zones de Protection Spéciale » (ZPS) sont les sites désignés au titre de la directive Oiseaux, et les « Zones Spéciales de Conservation » (ZSC) ceux visés par la directive Habitats. Un site peut être désigné par l’une ou l’autre des directives, ou au titre des deux directives, sur la base du même périmètre ou de deux périmètres différents.
L'annexe I de la Directive Habitats-Faune-Flore liste les habitats naturels ou semi-naturels d'intérêt communautaire, c'est-à-dire des sites remarquables qui :
sont en danger de disparition dans leur aire de répartition naturelle ;
présentent une aire de répartition réduite du fait de leur régression ou de caractéristiques intrinsèques ;
présentent des caractéristiques remarquables.
Parmi ces habitats, la directive en distingue certains, dits prioritaires, du fait de leur état de conservation très préoccupant. L'effort de conservation et de protection de la part des Etats membres doit être particulièrement intense en faveur de ces habitats.
Un seul site Natura 2000 (mais plusieurs entités) est répertorié à moins de 5 km de la ZIP. La plus proche entité est à 1,2 km au nord-ouest de la ZIP, sur la commune de Surgy, lieu-dit
« Buisson borgne ». Il s’agit de la ZSC « FR2600970 - Pelouses calcicoles et falaises des environs de Clamecy » (arrêté du 26 mars 2015).
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Carte 32 : Inventaires et protections du milieu naturel à 5 km autour de la ZIP
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Superficie :
532 ha réparties en 14 entités qui constituent un ensemble de pelouses calcicoles et de forêts sur des buttes ou des reliefs marqués, les entités signalées en gras dans la liste suivante étant situées à moins de 5 km de la ZIP, la plus proche étant à plus d’un kilomètre (entité 14):
le Mont Martin, butte témoin au confluent de l'Yonne et de l'Armance, couvre une superficie de 75 ha ;
la Montagne de Saint-Aubin et le Cul du Loup représentant 30 ha ;
les Rochers de Basseville, dominant la rive gauche de l'Yonne, sur 115 ha ;
le Grand Montois et le Petit Montois, deux buttes témoins couvrant 54 ha ;
le Montlidoux et le Mont Charlay, deux buttes témoins, couvrant respectivement 32 et 21 ha ;
la Côte Vaujetin qui borde la Sainte- Eugénie en rive gauche sur 12 ha ;
le Coutas des Guettes s'étendant sur 10 ha en limite sud de l'aérodrome de Clamecy-Rix
;
les Chaumes Fréteau, vaste entité de 94 ha sur le plateau Ouest de Clamecy ;
la Côte du Vau Tournant (10 ha), la carrière de la Manse (18 ha), le Bois de la Roche (9 ha) et le Fond de Vauxfilloux (20 ha) qui composent la cuesta calcaire longeant l'Armance entre Dornecy et Armes ;
le Mont Breuvois petite butte témoin de 32 ha sur la commune de Brèves.
Figure 68 : La ZSC « Pelouses calcicoles et falaises des environs de Clamecy » (source : https://www.pelousesclamecycois-natura2000.fr/)
ZIP
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Description
La situation géographique du site, à la croisée de plusieurs influences, et les caractéristiques propres de chaque entité entrainent une grande diversité d'habitats naturels.
Les milieux ouverts sont constitués de pelouses calcaires remarquables dont le stade d'évolution varie des pelouses les plus pionnières aux pelouses en voie de fermeture. Ces pelouses représentent des habitats d'intérêt communautaire, souvent endémique de la zone.
Le site constitue une zone d'échange biologique entre les pelouses du sud et du quart nord-est de la France, ainsi qu'entre les pelouses de l'ouest et de l'est de la région Bourgogne. Ceci confère à l'ensemble une richesse spécifique, une grande originalité des associations végétales et un rôle écologique indéniable. Les formations herbacées qui se développent sur les sols calcaires, secs et superficiels, abritent des espèces végétales rares comme le Lin français, le Cytise couché ou le Limodore à feuilles avortées. Ces milieux sont aussi utilisés par de nombreuses espèces animales comme l'Engoulevent d'Europe, le Lézard vert et plusieurs papillons (Bacchante).
Les systèmes forestiers se retrouvent sur les versants et les sommets des buttes témoins des environs de Clamecy. Ils peuvent être représentés par des hêtraies à Céphalanthères en exposition sud, des hêtraies plus fraiches sur les versants nord et des forêts de ravin colonisant les éboulis grossiers avec de la frênaie-érablaie-ormaie bien adaptée aux fortes pentes.
Atteignant sa limite sud en Bourgogne, le rare Alisier de Fontainebleau est présent sur le site.
Les éboulis, falaises et pentes rocailleuses accueillent des groupements végétaux remarquables par leur adaptation aux conditions rudes de ces milieux. Cette adaptation très poussée leur confère une grande originalité et une certaine rareté.
Par ailleurs, quelques grottes et de nombreuses anfractuosités constituent des gîtes pour plusieurs espèces de chauves-souris dont le Grand Rhinolophe et le Petit Rhinolophe. Aussi, le site porte une responsabilité pour la reproduction, l'hibernation et la chasse de colonies de chiroptères d'intérêt communautaire.
Vulnérabilité
Les landes et pelouses sont des milieux instables qui évoluent vers le fourré ou le boisement à l'échelle de 30-40 ans. Cette évolution constatée génère un appauvrissement de la biodiversité.
Plusieurs zones sont actuellement embuissonnées par la fruticée et les fourrés thermophiles et nécessitent des interventions urgentes.
L'évolution des pratiques agricoles pose également problème pour le maintien des pelouses : certaines ont été plantées avec des résineux, les autres peuvent être colonisées par les semis issus de ces plantations. L'abandon du pâturage favorise aussi la fermeture des pelouses.
L'exploitation actuelle de la forêt feuillue est satisfaisante dans les hêtraies et érablaies en raison des contraintes de sol. Cependant, la dissémination du Pin noir doit être contenue et la conversion en peuplements résineux serait très préjudiciable.
La fréquentation, notamment au niveau des Rochers de Basseville, doit être canalisée pour limiter l'altération des formations herbacées des corniches et des falaises.
A noter qu’« un suivi de ces pelouses a été mis en place en 2019 par le conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne (CENB), animateur du site, afin de définir l’état de santé de ces milieux fragiles. Selon un protocole précis permettant d’attribuer une note de conservation des pelouses, il est possible aujourd’hui d’affirmer que ces habitats sont dans un état officiellement bon (note de 79/100), mais proche de la note définissant les pelouses en état altéré donc en mauvaise santé (74/100). Ces milieux restent donc vulnérables (…).
La meilleure solution pour conserver ces milieux reste la réhabilitation du pâturage, afin de freiner le développement des ligneux. Le CENB travaille ainsi actuellement avec les communes afin de faciliter le retour de ce pâturage via des outils fonciers adaptés. »59
Habitats ayant justifié la désignation du site Six habitats ont justifié la désignation de la ZSC :
5130 - Formations à Juniperus communis sur landes ou pelouses calcaires;
6110 - Pelouses rupicoles calcaires ou basiphiles de l'Alysso-Sedion albi
6210 - Pelouses sèches semi-naturelles et faciès d'embuissonnement sur calcaires (Festuco-Brometalia) (* sites d'orchidées remarquables);
8210 - Pentes rocheuses avec végétation chasmophytique ;
8230 - Roches siliceuses avec végétation pionnière du Sedo-Scleranthion ou du Sedo albi- Veronicion dillenii (98,06 ha) ;
8310 - Grottes non exploitées par le tourisme
9130 – Hêtraies de l’Asperulo-fagetum.
Espèces de l’annexe II de la Directive 92/43/CEE ayant justifié la désignation du site Six espèces animales ont justifié la désignation de la ZSC.
Il s’agit de 5 espèces de chauves-souris : Myotis myotis, Rhinolophus hipposideros, Rhinolophus ferrumequinum, Barbastella barbastellus, Myotis emarginatus ; et d’un insecte : Lucanus cervus
59 Source : https://www.pelousesclamecycois-natura2000.fr/index.php/2020/04/01/inventaire-de-letat-de-sante-des- pelouses-des-coteaux-du-clamecycois-designes-au-titre-n-2000/
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Lien fonctionnel avec la ZIP et sensibilité La ZIP étant éloignée de plus d’un kilomètre de ces entités, aucun risque direct n’apparaît possible toutefois, il faut s’attendre à ce que la vallée l’Yonne représente un corridor de déplacement, de chasse et d’abreuvage plurispécifique pour les chauves-souris (d’autant que la présence de zones éclairées le long du canal doit favoriser le développement d’essaimages d’insectes et l’attractivité du site comme zone de chasse). Les habitats karstiques du nord peuvent représenter des gites d’hibernation pour une bonne partie des populations qui exploitent le site en période d’activité. Mais la présence de vieux bâtis désaffectés sur la ZIP ou encore de vieux arbres à cavités sont aussi autant d’autres perspectives d’habitats de repos ou de reproduction pour des espèces respectivement anthropophiles (sérotine, pipistrelles, rhinolophes…) ou arboricoles (Barbastelle, noctules, murins..) mais également pour le Lucane cerf-volant.
Quant aux habitats ayant justifié le site, il est bien évident que la ZIP en est à l’écart mais qu’à la vue des prises de vue aériennes, des zones ouvertes à végétation rase existent et constituent potentiellement des espaces relais des pelouses thermophiles potentiellement intéressantes pour la flore et la faune (habitats d’espèces de milieux xérophiles, ouverts, semi-ouverts, orthoptères, lépidoptères, reptiles, avifaune, zone de chasse…
Un lien fonctionnel existe donc potentiellement entre la ZIP et la ZSC. Une notice d’incidences sera produite dans le cadre du présent dossier, les inventaires naturalistes devant être ciblés sur les enjeux potentiels afin d’en tenir compte dans la conception du projet.
Corridor reliant notamment les entités 5, 6 et 14 à la ZIP
De potentiels vieux arbres à cavités
Des milieux écorchés, des pelouses potentiellement favorables aux espèces thermophiles
Des bâtiments industriels à l’abandon susceptibles d’abriter le repos ou la reproduction de chauves-
souris anthropophiles
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IV.1.2.3 Périmètres d’inventaire(a) Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) Aucune ZICO n’est recensée à moins de 5 km de la ZIP.
(b) Zones Naturelles d’Inventaire Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
La circulaire du 14 avril 1991 définit deux types de ZNIEFF reprises dans le guide méthodologique national actualisé et réalisé par le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) en 2004 :
Les ZNIEFF de type II :
Grands ensembles naturels riches ou peu modifiés, ou offrant des potentialités biologiques importantes. Plus simplement, une ZNIEFF de type II, est un grand ensemble naturel riche ou peu modifié ou qui offre des potentialités biologiques importantes. Elle peut inclure une ou plusieurs ZNIEFF de type I. Sa délimitation s’appuie en priorité sur son rôle fonctionnel. Il peut s’agir de grandes unités écologiques (massifs, bassins versants, ensembles de zones humides, etc.) ou de territoires d’espèces à grand rayon d’action.
Une ZNIEFF de type II, les Vaux d’Yonne (Identifiant national : 260009937) jouxte la ZIP sur sa façade est.
Composée de coteaux calcaires (cuesta qui s'étend du Mont Vigne à Clamecy, versants des vallées), support de pelouses, de fruticées associées à des plantations de Pins, et de peuplements naturels de chênes et de charmes, voire de hêtres, de plateaux calcaires forestiers, et de vallées alluviales où les cultures des terrasses côtoient les prairies bocagères du bord des cours d'eau, cette ZNIEFF présente un intérêt régional pour ses habitats variés (pelouses sèches, boisements, vallées inondables) avec la faune et la flore inféodée.
Plusieurs espèces déterminantes pour l'inventaire ZNIEFF y ont été répertoriées avec par exemple :
la Gentiane croisette (Gentiana cruciata), plante des pelouses sèches, exceptionnelle en Bourgogne et protégée réglementairement,
la Marguerite de la Saint-Michel (Aster amellus), plante des pelouses et des lisières sèches, très rare en Bourgogne, protégée réglementairement et inscrite au livre rouge de la flore menacée de France,
l’Alisier de Fontainebleau (Sorbus latifolia), arbre très rare en Bourgogne, endémique Français, protégé réglementairement et inscrit au livre rouge de la flore menacée de France,
divers reptiles comme le Lézard vert (Lacerta bilineata), protégé réglementairement et proche de la limite nord de son aire de répartition.
l'Hespérie de l'Alchémille (Pyrgus serratulae), papillon assez rare, approchant ici de la limite nord-ouest de son aire de répartition et en forte régression suite à la dégradation des pelouses sèches,
le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), rapace nicheur rare en Bourgogne et d'intérêt européen.
l'Epipactis des marais (Epipactis palustris), orchidée des marais, rare en Bourgogne et protégée réglementairement,
la Cigogne noire (Ciconia nigra), échassier d'intérêt européen, de passage, qui vient s'alimenter dans les cours d'eau et les milieux prairiaux voisins.
la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) et le Chabot), deux poissons d'intérêt européen indicateurs d'une bonne qualité d'eau et typiques des cours d'eau de tête de bassin,
les Agrions de mercure (Coenagrion mercuriale) et orné (Coenagrion ornatum), deux libellules d'intérêt européen.
Diverses chauves-souris d'intérêt européen comme le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), présentent des colonies d'hibernation dans des grottes, des caves voutées ou des mines. Elles utilisent les différents milieux (prairies bocagères, bordures boisées, pelouses, fruticées, ripisylves) pour se déplacer et s'alimenter.
Les différents milieux du site accueillent une avifaune nicheuse déterminante pour l'inventaire ZNIEFF avec :
la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) et l'Alouette lulu (Lullula arborea), deux passereaux d'intérêt européen,
l'Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus), oiseau d'intérêt européen menacé par la fermeture du milieu et par la modification des techniques sylvicoles,
le Pouillot de Bonelli (Phylloscopus bonelli), passereau nicheur peu commun en Bourgogne.
Ce patrimoine dépend :
du maintien d'une agriculture et d'un élevage extensifs, respectueux des haies, des milieux prairiaux et des cours d'eau,
d'une gestion forestière à base de peuplements feuillus et de traitements adaptés aux conditions stationnelles, respectueuse
des clairières, layons, coupes et lisières.
Il convient de maintenir le régime hydraulique des cours d'eau, sans seuils ni enrochement des berges et en respectant les ripisylves.
Les pelouses, et certaines prairies de fond de vallée sont susceptibles de se boiser et de perdre leur intérêt pour la faune et la flore des milieux ouverts. Une restauration (débroussaillage) et un entretien (pâturage, fauche) permettraient de contrecarrer cette évolution.
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Les ZNIEFF de type I :
Secteurs de superficie en général limitée, définis par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional. Plus simplement, une ZNIEFF de type I est un territoire correspondant à une ou plusieurs unités écologiques homogènes. Elle abrite au moins une espèce ou un habitat déterminant plus vaste, elle représente en quelque sorte le « point chaud » de la biodiversité régionale.
4 ZNIEFF de type I sont présentes à moins de 5 km de la ZIP, dont une la jouxte à l’est se surimposant à la ZNIEFF II précédente.
De la plus proche à la plus lointaine il s’agit de:
« GROTTE DE CLAMECY » (identifiant national : 260030113), à environ 140 m de la ZIP en rive droite de l’Yonne. Ce site est d'intérêt régional pour son habitat souterrain, ses pelouses sèches et les espèces de faune qui y évoluent.
La grotte, habitat d'intérêt européen, accueille pour l'hibernation 4 espèces de chauves–souris d'intérêt européen avec principalement le Grand Murin (Myotis myotis) et le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum).
Les boisements, les coupes, les pelouses et les fruticées voisines constituent des territoires de chasse favorables à ces espèces.
Par ailleurs, différents habitats d'intérêt ont été recensés au niveau du rebord de plateau, notamment :
des pelouses semi-arides sur sols calcaires de l'alliance végétale du Teucrio montani - bromenion erecti,
des ourlets herbacés secs dérivés de ces pelouses, d'intérêt régional,
des fruticées à Cerisier de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb),
des chênaies pubescentes à Garance voyageuse (Rubia peregrina), d'intérêt régional.
Le patrimoine souterrain est sensible : le dérangement provoque le réveil des chauves-souris et la surconsommation de leurs réserves d'énergie, ce qui peut compromettre leur survie en période hivernale.
Une gestion forestière adaptée aux conditions stationnelles et respectueuse des peuplements forestiers et des clairières, layons et coupes est également importante.
« ROCHERS DE BASSEVILLE « (Identifiant national : 260006363), à 1,2 km de la ZIP, déjà traitée précédemment car également classée en ZSC, APPB et ENS.
Ce site est d'intérêt régional pour ses habitats secs et les espèces de faune et de flore qui y évoluent. Une flore xérophile rare en Nièvre y est notamment présente.
Le secteur des Rochers de Basseville présente des formations végétales devenues rares dans ce secteur du nord de la Nièvre avec :
des pelouses arides de l'alliance végétale du Xérobromion, d'intérêt européen, très localisées sur les versants sud et les corniches rocheuses,
des pelouses semi-arides du Mésobromion, sur les pentes et les rebords de plateaux,
des végétations pionnières à orpins (Sedum sp.) sur dalles rocheuses, d'intérêt européen,
des ourlets herbacés sur sols calcaires, d'intérêt régional et européen,
des banquettes à Amélanchier (Amelanchier ovalis) sur corniches rocheuses, d'intérêt régional,
de la végétation des fentes de rochers, d'intérêt européen,
des fruticées de Genévriers (Juniperus communis), d'intérêt européen,
des chênaies à Chêne pubescent (Quercus humilis) et Garance voyageuse (Rubia peregrina) sur les hauts de versant, d'intérêt régional,
des chênaies-charmaies sèches.
Le Lézard vert (Lacerta bilineata), reptile protégé réglementairement, déterminant pour l'inventaire ZNIEFF et proche de la limite nord de son aire de répartition, a été répertorié sur le site.
Le site constitue par ailleurs un secteur de reproduction du Faucon pèlerin (Falco peregrinus), rapace nicheur rare en Bourgogne et d'intérêt européen. Ses sites potentiels de nidification sont limités, nécessitant à la fois des falaises dégagées, une aire inaccessible aux prédateurs carnivores et des espaces de tranquillité au moment de la reproduction.
Les pelouses sont colonisées par la fruticée ou sont plantées avec du Pin sylvestre (Pinus sylvestris). Elles sont susceptibles de perdre leur intérêt pour la faune et la flore des milieux ouverts, aussi une restauration (débroussaillage) et un entretien (pâturage, fauche) permettraient de contrecarrer cette évolution. Une gestion forestière adaptée aux conditions stationnelles et respectueuse des peuplements forestiers et des milieux annexes (clairières, pelouses, lisières) est importante. Il convient en particulier de ne pas étendre davantage les peuplements résineux.
Il convient de limiter la fréquentation sur ce site (escalade et visite des falaises pour leur panorama exceptionnel) afin de ne pas dégrader davantage les formations végétales des hauts de falaise et de permettre le succès de reproduction du Faucon pèlerin.
Le site est également classé au titre des paysages.
Un lien direct fonctionnel existe entre la ZNIEFF et la ZIP via l’Yonne comme précisé dans le cadre de l’analyse de la ZSC.
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« MONTAGNE DE SAINT-AUBIN ET CUL DU LOUP A OISY » (Identifiant national : 260009918), à 2,7 km faisant également partie de la ZSC étudiée précédemment. La zone comprend une vallée sèche recoupant un plateau cultivé et boisé. Boisements, pelouses sèches et fruticées se partagent l'espace. Le lien fonctionnel avec la ZIP n’est pas perceptible du fait des occupations du sol extrêmement différents et de l’absence de réseau hydrographique entre les deux sites.
« COTES AU MAITRE ET CHARMOIS A RIX ET CLAMECY » (Identifiant national : 260006366), à 4,5 km, faisant également partie de la ZSC étudiée précédemment. Le site est constitué de coteaux en exposition ouest et sud dominant la vallée du Beuvron. Pelouses, éboulis, friches, et boisements de pente se partagent l'espace. Ce site est d'intérêt régional pour ses pelouses sèches. Le secteur présente des coteaux calcaires avec des habitats d'intérêt européen parmi lesquels des éboulis de pente à Liondent (alliance végétale du Leontodontion hyoseroidis), habitat rare dans le département de la Nièvre, des pelouses pionnières sur dalles de l'alliance végétale de l'Alysso alyssoidis–Sedion albi, des pelouses arides de l'alliance végétale Xerobromion erecti et des pelouse semi-arides de l'alliance végétale Mesobromion erecti. Un papillon déterminant a été répertorié dans ces milieux : le Zygène de la Petite coronille (Zygaena fausta), papillon assez rare en Bourgogne. Par ailleurs, plusieurs espèces végétales d'origine méridionale y sont recensées comme la Petite Coronille (Coronilla minima) ou la Germandrée des montagnes (Teucrium montanum). Certaines pelouses se boisent rapidement et risquent de perdre leur intérêt pour la faune et la flore des milieux ouverts secs, aussi une restauration (débroussaillage) et un entretien (pâturage, fauche) permettraient de contrecarrer cette évolution. Tout comme pour les rochers de Basseville, cette ZNIEFF est directement connectée à la ZIP par le réseau hydrographique toutefois les espèces à l’appui de l’inventaire sont des espèces à aire vitale limitée et il est peu probable que d’importants échanges s’opèrent.
Une partie des différents zonages présente des enjeux connectés entre eux et avec la ZIP. On note une attention particulière portée aux mentions d’enjeux chiroptérologiques dans ce secteur compte tenu de la présence de tout un réseau de falaises et galeries calcaires souterraines au nord de Clamecy qui représentent gîtes d’espèces au moins partiellement cavernicoles en hiver. Mais ces milieux particuliers présentent aussi d’autre intérêts d’habitats pour des espèces spécialisées et patrimoniales (ex. rapaces rupestres), dont la fonctionnalité ne pourrait s’exprimer sans la proximité d’autres types de milieux à fonctionnalités complémentaires. Ici, l’axe de la vallée alluviale de l’Yonne, et le corridor diversifié de milieux qu’elle met à disposition des espèces est un atout majeur tandis que les milieux secs à priori présents sur la ZIP sont susceptibles de constituer des espaces relais pour la biocénose thermophile. Même les vieux bâtiments à l’abandon peuvent supporter une fonctionnalité pour la faune. Dans ce contexte écologique riche, les enjeux naturalistes sont donc potentiellement assez variés et les inventaires réalisés devront permettre de comprendre la fonctionnalité écologique du site d’accueil potentiel de la centrale photovoltaïque au sol afin de pouvoir concevoir un projet qui la maintienne.
IV.1.2.4 Autres zonages : atlas des pelouses calcaires de Bourgogne
Un certain nombre de pelouses calcaires sont répertoriées dans cet atlas dans le territoire compris à moins de 5 km de la ZIP. La plupart d’entre elles sont situées dans les zonages étudiés précédemment mais il est intéressant de constater que l’une d’entre elle se situe en contexte urbain à Clamecy. Aucune ne l’est sur la ZIP.
Figure 70 : Plaquette d’information sur le réseau des pelouses calcaires de Bourgogne60
60 Source : https://www.cen-bourgogne.fr/fichiers/plaquettepelouse3volets-final-150.pdf
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IV.1.2.5 Données connues sur la flore patrimoniale dans les communes de Clamecy et Surgy9 espèces végétales à statut ou menacées sont recensées connues sur les communes de Clamecy et Surgy. Le tableau ci-dessous fait état de ces espèces, celles surlignées étant jugées potentielles sur le site au regard de son contexte physique et de l’analyse de la photographie aérienne.
Taxon Statut
réglementaire
Liste rouge
Bourgogne Habitat
Période de végétation optimale Sorbus latifolia (Lam.) Pers.,
1806 PN EN
bois caducifoliés médioeuropéens,
basophiles
Juin Tulipa sylvestris subsp.
sylvestris L., 1753 PN VU friches vivaces rudérales
pionnières, mésoxérophiles Mai-juin Bombycilaena erecta (L.)
Smoljan., 1955 PR LC tonsures annuelles
basophiles, Juin-août
Cytisus lotoides Pourr., 1788 PR VU landes psychrophiles
planitiaires, Avril-août Limodorum abortivum (L.) Sw.,
1799 PR LC
sous-bois herbacés médioeuropéens,
basophiles
Mai-juillet Linum leonii F.W.Schultz, 1838 PR EN pelouses basophiles Mai-août
Orchis simia Lam., 1779 PR VU pelouses basophiles Avril-juin
Orobanche alba Stephan ex
Willd., 1800 PR VU pelouses basophiles Avril-août
Tephroseris helenitis (L.)
B.nord., 1978 PR CR
prés tourbeux médioeuropéens,
acidophiles
Juillet
Des espèces envahissantes sont également signalées : Buddleja davidii Franch., 1887, Reynoutria japonica Houtt., 1777, Robinia pseudoacacia L., 1753, Senecio inaequidens DC., 1838 et Solidago canadensis L., 1753
IV.1.2.6 Données connues pour la faune
La base de données en ligne Faune Nièvre permet d’apporter des listes d’espèces contactées sur la commune de Léotoing, ainsi que l’année de la dernière observation. Les données sont relativement abondantes pour certains groupes, et en particulier pour les oiseaux.
(a) Oiseaux
Commune de Clamecy
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Commune de Surgy
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(b) MammifèresCommune de Clamecy
Commune de Surgy
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167
(c) OdonatesCommune de Surgy
(d) Orthoptères : Commune de Clamecy
Commune de Surgy
(e) Rhopalocères :
Commune de Clamecy
Commune de Surgy
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(f) ReptilesCommune de Clamecy
Commune de Surgy