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Le changement climatique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Commission européenne

baromètre spécial 372 / Vague EB75.4 – TNS opinion & social

Le changement climatique

RAPPORT

Terrain : juin 2011

Publication : octobre 2011

Ce sondage a été commandé par la Direction générale Action pour le climat et  coordonné par la Direction générale Communication (DG COMM Unité “Recherche et  Speechwriting”). 

http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm

(2)

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Réalisée par TNS Opinion & Social à la demande de la Commission européenne – Direction générale Action pour

le climat

Enquête coordonnée par la Direction générale

Communication

(3)

 

Table des matières

 

INTRODUCTION ... 3 

RESUME ... 4 

1.  LES PERCEPTIONS DES EUROPÉENS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ... 6 

1.1.  Les perceptions du changement climatique comme problème mondial ... 6 

1.2.  Gravité perçue du changement climatique ... 15 

2.  AGIR CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ... 20 

2.1.  La responsabilité de la lutte contre le changement climatique ... 20 

2.2.  Agir personnellement pour lutter contre le changement climatique23  2.3.  Types d’actions individuelles ... 27 

2.4.  Fiscalité énergétique ... 32 

2.5.  Attitudes vis-à-vis d’une économie verte ... 36 

3.  SE TOURNER VERS L’AVENIR ... 42 

3.1.  Renforcer l’utilisation des énergies renouvelables ... 42 

3.2.  Voitures à faible consommation de carburant ... 49 

3.3.  Utilisation plus efficace de l’énergie ... 53 

 

ANNEXES

Spécifications techniques Questionnaire

Tableaux

(4)

 

INTRODUCTION

Le changement climatique constitue l'un des principaux enjeux de l'époque moderne. La Commission européenne a créé la Direction générale de l’Action pour le climat en février 2010 dans l’objectif de renforcer les efforts de l’Europe pour répondre à ce problème (la question du changement climatique était auparavant l’une des attributions de la DG Environnement).

La lutte contre le changement climatique, qui a notamment conduit l’UE à se donner comme objectif la réduction de 20 % de ses émissions de gaz à effets de serre par rapport au niveau de 1990 d’ici à 2020, est au cœur des objectifs de la stratégie d’Europe 2020 pour une croissance durable.

Sur le plus long terme, le Conseil européen s’est engagé à réduire les émissions de l’UE de 80 % à 95 % par rapport au seuil de 1990 d’ici à 2050 dans le cadre de l’action mondiale pour le climat que doivent mener les pays développés. En mars 2011, La Commission européenne a défini une approche efficace en termes de coûts pour atteindre son but dans sa Feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone en 2050.

Alors que l’Europe agit pour atteindre ces objectifs, il est important de comprendre l’attitude et le comportement des citoyens européens vis-à-vis du changement climatique et leurs attentes pour l’avenir. Cette enquête Eurobaromètre cherche à les évaluer et les comparer avec les résultats de l’étude précédente menée en 2009.

(5)

 

RESUME

 Le changement climatique constitue toujours l’une des principales inquiétudes de l’opinion publique européenne, celle-ci s’étant même renforcée depuis la dernière étude sur le climat conduite en 2009.

 Un peu plus de la moitié (51 %) des répondants estime que le changement climatique est l'un des problèmes mondiaux les plus graves (et 20 % ont le sentiment qu’il s’agit du problème le plus grave). De façon générale, le changement climatique est considéré comme le deuxième problème le plus grave auquel le monde est confronté après la pauvreté, la faim et le manque d’eau potable – plus grave que la situation économique.

 Dans l’ensemble, 89 % estiment que le changement climatique constitue un problème grave, dont 68 % le qualifient de problème très grave (64 % en 2009). Sur une échelle de 1 (niveau le plus bas) et 10 (le plus élevé), les Européens ont estimé le niveau de gravité du changement climatique à 7,4 (contre 7,1 en 2009).

 La lutte contre le changement climatique peut cependant recouvrir un aspect positif en termes de bénéfices économiques. En effet, près de huit répondants sur dix (78 %) pensent qu'elle peut stimuler l’économie et créer des emplois, ce qui représente une hausse importante depuis 2009 (63 % d’accord). Au moins deux tiers des répondants dans chaque État membre partagent cette opinion.

 Un peu plus des deux tiers (68 %) sont favorables au fait de conditionner davantage la fiscalité à la consommation énergétique, et ils sont majoritaires dans tous les États membres.

 Il existe un sentiment général selon lequel l’Europe s’orientera vers davantage de respect de l’environnement, et une économie à faible émission en carbone d’ici à 2050 :

o 88 % pensent que l’Europe aura davantage recours aux énergies renouvelables

o 87 % s’attendent à une hausse de l’efficacité énergétique

o 73 % estiment que les voitures fonctionneront de façon plus efficace.

(6)

 

 La responsabilité de la lutte contre le changement climatique incombe aux gouvernements nationaux, à l’UE et au secteur privé. Tandis que seulement un répondant sur cinq (21 %) mentionne que la lutte contre le changement climatique relève de sa propre responsabilité, 23 % déclarent que tout le monde (gouvernements, industries et individus) a sa part de responsabilité.

 Un peu plus de la moitié (53 %) des citoyens européens affirme avoir agi pour lutter contre le changement climatique au cours des six derniers mois. Cependant, il apparaît qu'une proportion plus élevée y est activement impliquée lorsqu’ils sont interrogés sur les actions particulières réalisées.

 Le tri et le recyclage des déchets triés est l’une des actions les plus répandues, avec 66 % des répondants qui y prennent part. Réduire la consommation de produits jetables et favoriser l’achat de produits locaux ou de saisons arrivent ensuite.

(7)

 

1. LES PERCEPTIONS DES EUROPÉENS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

1.1. Les perceptions du changement climatique comme problème mondial  

- L’opinion publique européenne estime que le changement climatique est le deuxième problème le plus grave auquel le monde est confronté, devant la

situation économique -

De façon générale, les citoyens européens considèrent que le changement climatique est le deuxième problème le plus grave auquel le monde est confronté aujourd’hui.

Un répondant sur cinq (20 %) estime que le changement climatique est le problème le plus grave. Le seul problème considéré comme plus grave est la pauvreté, la faim et le manque d'eau potable, ce qui a été mentionné par 28 %.1

      

1 QD1a Parmi les problèmes suivants, lequel considérez-vous comme le problème le plus sérieux pour le monde dans son ensemble ?

(8)

 

Le changement climatique est considéré comme une menace mondiale plus sérieuse que d’autres problèmes tels que la situation économique mondiale (16 %), le terrorisme international (11 %), les conflits armés et les épidémies de maladies infectieuses (4 % pour les deux).

La tendance globale observée reste cohérente avec les résultats de 2009, où la pauvreté, la faim et le manque d'eau potable était également classé comme problème le plus sérieux, devant le changement climatique, auquel le monde est confronté.

Cependant, l’écart entre les deux réponses s’est atténué. La proportion de citoyens qui considère le changement climatique comme le problème le plus sérieux a augmenté de 17 à 20 % aujourd’hui, tandis que la pauvreté, la faim et le manque d’eau potable était cité par 34 % lors de l'étude précédente. La proportion de répondants qui estime que la situation économique constitue le problème le plus grave a augmenté de deux points, à 14 % en 2009.

(9)

 

Les perceptions de la gravité du changement climatique sont variables selon l’État membre : les citoyens au Luxembourg (34 %), au Danemark (31 %), à Malte et en Suède (30 % pour les deux) sont les plus susceptibles d’identifier le changement climatique comme étant le problème principal.

Les citoyens au Portugal sont, à l’inverse, les moins susceptibles de penser que le changement climatique est un problème mondial sérieux actuellement – ils ne sont que 7 % à l’affirmer.

(10)

 

La pauvreté, la faim et le manque d’eau potable est considéré comme le problème le plus grave dans tous les États membres. Les répondants au Portugal et en France sont les plus nombreux à le mentionner – 44 % pour les deux – suivis notamment par la Hongrie (37 %) et la Roumanie (36 %).

La situation économique semble également plus préoccupante que le changement climatique pour les citoyens portugais qui sont 25 % à considérer qu’il s’agit du problème le plus sérieux auquel le monde est confronté.

La situation économique est également considérée comme le problème le plus grave dans plusieurs autres États membres, notamment la République tchèque, la Grèce, l’Italie, Chypre (à égalité avec la pauvreté, la faim et le manque d’eau potable) et la Lituanie.

Il a été demandé aux citoyens quels sont selon eux les autres problèmes sérieux auxquels le monde est confronté, après le problème le plus grave qu’ils ont identifié.2

Les résultats montrent qu’un peu plus de la moitié des citoyens européens (51 %) mentionne le changement climatique parmi l’un des problèmes mondiaux les plus graves. À nouveau, la pauvreté, la faim et le manque d’eau potable est le problème le plus fréquemment cité, avec 64 %, suivi de la situation économique avec 45 %.

Comparée aux résultats de 2009, la proportion de citoyens ayant mentionné la pauvreté, la faim et le manque d’eau potable a baissé – 69 % en 2009 –, tandis que celle ayant cité le changement climatique a augmenté, à 47 % en 2009.

Les préoccupations concernant la situation économique sont également en hausse, par rapport à 39 % en 2009 (notons cependant que lors de l'étude précédente, la formulation des questions était légèrement différente, et mentionnait alors « une récession économique mondiale majeure »), de même que celle concernant le terrorisme international, passant de 35 à 38 %.

      

2 QD1T Parmi les problèmes suivants, lequel considérez-vous comme le problème le plus sérieux pour le monde dans son ensemble ? Et ensuite ?

(11)

 

Pour la première fois, la disponibilité de l’énergie a été ajoutée à la liste des questions présentées aux répondants lors de l’étude. 28 % des citoyens de l’UE considèrent que cette question constitue un problème sérieux.

(12)

 

Des variations importantes peuvent être observées entre les États membres concernant le degré de préoccupation des citoyens sur la question du changement climatique.

Les préoccupations sont les plus grandes à cet égard en Suède (68 %), en Slovénie, au Danemark (67 % pour les deux), à Chypre et en Allemagne (66 % pour les deux).

Les citoyens au Portugal sont les moins enclins à considérer le changement climatique comme un problème grave, car ils ne sont que 28 % au total à mentionner cette question.

De la même façon, seuls 8 % des citoyens portugais se sont dits préoccupés par la question de la disponibilité de l’énergie (alors que la moyenne est de 28 %).

(13)

 

La pauvreté, la faim et le manque d’eau potable reste la principale préoccupation de la plupart des citoyens d’Europe, et a été mentionnée au total par 64 % des répondants. Les inquiétudes sur cette question sont les plus prégnantes en France (81 %) et en Italie (46 %).

Le seul État membre où le changement climatique est considéré comme un problème plus grave que tous les autres, y compris la pauvreté, la faim et le manque d’eau est Malte (53 %).

(14)

 

(15)

 

Les inquiétudes concernant le changement climatique sont directement corrélées au niveau d’éducation des répondants. Les citoyens ayant un niveau élevé d’éducation sont plus susceptibles de considérer le changement climatique comme un problème grave. Les préoccupations portant sur la pauvreté suivent une même tendance. Les étudiants sont plus susceptibles d’exprimer de l’inquiétude concernant le changement climatique que les autres catégories (57 %).

L’analyse sociodémographique en fonction du niveau d’éducation montre que les étudiants et les personnes occupant un poste de direction sont plus nombreux à citer le changement climatique (57 %). La situation économique est plus préoccupante que le changement climatique pour les personnes au foyer, au chômage ou exerçant en indépendant.

Les citoyens qui ont cité le changement climatique parmi les problèmes principaux sont, sans surprise, plus susceptibles d’avoir déjà agi pour lutter contre ce problème : 57 % de ceux qui ont déjà personnellement agi en ce sens citent le changement climatique parmi les problèmes sérieux, contre 43 % de ceux qui ne se sont jamais impliqués personnellement.

De la même manière, ceux qui, au cours de l'étude, affirment qu’il sera nécessaire d’avoir recours à l’avenir à davantage d’énergies renouvelables sont plus susceptibles de penser que le changement climatique constitue aujourd’hui un problème grave – 53 % contre 36 % des répondants qui pensent qu’il ne sera pas nécessaire d’avoir plus recours à des énergies renouvelables.

Il existe une corrélation claire entre la reconnaissance générale de la gravité du phénomène de changement climatique et le sentiment d'une responsabilité personnelle et de la nécessité de faire évoluer les comportements à l'avenir.

(16)

 

1.2. Gravité perçue du changement climatique

- Le changement climatique est aujourd’hui davantage perçu comme un problème grave qu'en 2009 –

Il a été demandé aux citoyens quel est selon eux le niveau de gravité du changement climatique sur une échelle de 1 à 10, où 10 signifie qu'il s'agit d'un problème extrêmement grave.3

De façon générale, la note moyenne obtenue concernant le niveau de gravité du problème est de 7,4 contre 7,1 en 2009.

La répartition nette des données montre que l’évolution observée au sein de l’opinion publique depuis 2009 ne concerne pas la proportion globale de répondants qui jugent grave le problème du changement climatique, mais plutôt le degré de gravité perçu, car ils sont aujourd'hui 68 % à accorder une note supérieure ou égale à 7, par rapport à 64 % en 2009.

      

3 QD2 Et dans quelle mesure pensez-vous que le changement climatique est un problème sérieux actuellement ? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 10 où '1' signifie que ce n’est "pas du tout un problème sérieux" et '10' que c’est

"un problème extrêmement sérieux". (MONTRER FICHE – UNE SEULE RÉPONSE POSSIBLE)

(17)

 

Au total, près de neuf citoyens sur dix (89 %) estiment le niveau de gravité du changement climatique à 5 ou plus sur 10.

Le tableau ci-dessous présente en détail les notes moyennes obtenues sur l’échelle de 1 à 10 dans les États membres, et la comparaison avec les résultats de 2009. Les États membres apparaissent selon l’ordre des moyennes obtenues en 2011.

(18)

 

(19)

 

Les citoyens semblent plus concernés à Chypre (note moyenne de 8,9), en Grèce (8,6), en Slovaquie (8,2) et en Espagne (8). Les niveaux les plus faibles d’inquiétude sont observés en Estonie (6,1 en moyenne), en Finlande et au Royaume-Uni (6,4 pour les deux) et aux Pays- Bas (6,5). Ainsi, même dans les pays où le niveau de préoccupation est plus faible, la note moyenne obtenue reste relativement élevée.

Le niveau de préoccupation a le plus augmenté en Lettonie (note moyenne en hausse de 6 sur 10 en 2009 à 7 en 2011), en Slovaquie (de 7,3 à 8,2) et en Pologne (de 6,5 à 7,3).

Dans certains des plus grands États membres occidentaux et scandinaves comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, la France, la Suède, le Danemark et la Finlande, le niveau de préoccupation est resté constant ou a baissé depuis 2009.

Les données sociodémographiques permettent également de mettre en relief certaines différences. Les femmes sont plus susceptibles de considérer le changement climatique comme un problème sérieux que les hommes (7,5 contre 7,2).

Les citoyens plus âgés se sentent moins concernés, les répondants âgés de 55 ans ou plus ayant fourni une note moyenne de 7,2 par rapport à 7,4-7,5 pour les répondants plus jeunes.

De la même façon, selon la catégorie socioprofessionnelle, il apparaît que les personnes retraitées sont moins préoccupées par cette question.

(20)

 

(21)

 

2. AGIR CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

2.1. La responsabilité de la lutte contre le changement climatique

- La responsabilité de la lutte contre le changement climatique incombe aux gouvernements nationaux, à l’UE et au secteur privé –

Il a été demandé aux citoyens qui, selon eux, doit être en charge de la lutte contre le changement climatique au sein de l’UE.4 Les répondants ont été en mesure de fournir plusieurs réponses à cette question.

Un peu plus de quatre répondants sur dix (41 %) estiment que les gouvernements nationaux doivent être en charge de cette lutte, tandis que l'Union européenne et les entreprises/l’industrie suivent de près avec 35 % pour les deux.

      

4 QD3 Selon vous, dans l’UE qui est chargé de s’attaquer au changement climatique ? (MONTRER FICHE – LIRE – ROTATION – PLUSIEURS RÉPONSES POSSIBLES)

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Seul un cinquième (21 %) des citoyens estime avoir une responsabilité personnelle.

Cependant, 23 % ont répondu spontanément que la responsabilité de lutter contre le changement climatique est collective, et doit impliquer tous les acteurs, y compris les individus.

Même si ces résultats montrent que, de fait, plus de quatre citoyens sur dix (44 %) acceptent une forme de responsabilité individuelle, la responsabilité penche toujours nettement vers les gouvernements et les entreprises. Les gouvernements nationaux sont mentionnés au total par près de deux tiers des citoyens (64 %) comme étant responsables de la lutte contre le changement climatique, tandis que l’UE et les entreprises sont citées par 58 %. En comparaison, la responsabilité personnelle est beaucoup moins reconnue, puisque seuls les gouvernements locaux et régionaux sont moins mentionnés (40 % au total).

Les proportions les plus élevées de personnes ayant cité la responsabilité personnelle sont observées en Suède (45 %), en Finlande (39 %) et au Danemark (38 %) tandis que la plus faible est en Bulgarie avec seulement 4 %.

Les citoyens en Belgique sont plus susceptibles de penser que cette responsabilité incombe à l’UE (54 %), tandis que ceux en Espagne citent davantage le gouvernement national (57 %).

Près de six citoyens allemands sur dix (57 %) estiment que les entreprises et l’industrie doivent être chargées de la lutte contre le changement climatique, alors qu'ils ne sont que 16 % au Royaume-Uni à partager cette opinion.

(23)

 

Les répondants de dix États membres – Bulgarie, Estonie, Irlande, Grèce, Italie, Chypre, Hongrie, Autriche, Portugal et Roumanie – sont moins susceptibles de mentionner la responsabilité personnelle face au changement climatique.

Les citoyens au Portugal sont plus enclins à penser que cette responsabilité devrait être partagée également entre toutes les parties citées.

(24)

 

2.2. Agir personnellement pour lutter contre le changement climatique  

- Un peu plus de la moitié des répondants européens affirme avoir agi personnellement pour lutter contre le changement climatique récemment -

Il a été demandé aux répondants s’ils avaient déjà agi personnellement pour lutter contre le changement climatique au cours des six derniers mois.5

Si juste un peu plus de la moitié (53 %) des répondants ont signalé avoir agi d’une façon ou d’une autre, quatre sur dix (41 %) ont affirmé n’avoir rien fait, et 6 % n’ont pas d’opinion.

      

5 QD5 Avez-vous personnellement pris des actions pour contribuer à la lutte contre le changement climatique au cours des six derniers mois ?

(25)

 

La proportion de personnes affirmant avoir agi personnellement est la plus faible des trois vagues récentes d’études (les précédentes ont été menées en 2008 et 2009). Cette proportion était de 63 % en 2009. Notons cependant que lors des études précédentes, la question ne comportait pas de limitation de durée.

Il existe des variations considérables entre les différents États membres concernant les proportions de citoyens ayant déjà agi personnellement contre le changement climatique, ainsi que les proportions de réponses « ne sait pas ».

(26)

 

Les citoyens de 16 États membres sont plus susceptibles que la moyenne européenne d’affirmer avoir agi d’une manière ou d’une autre contre le changement climatique au cours des six derniers mois, notamment en Suède (75 %), en Slovénie et au Luxembourg (74 % pour les deux).

Les proportions les plus faibles de personnes affirmant avoir personnellement agi sont observées dans les États membres d’Europe de l’Est, où seulement un tiers ou moins donne cette réponse : Bulgarie (33 %), Lettonie (32 %), Lituanie et Estonie (32 % pour les deux) et Roumanie (27%). Une tendance d’ordre géographique similaire avait déjà été observée en 2009, lorsque les citoyens du Luxembourg, de Malte, de Suède et de Slovénie étaient les moins nombreux à affirmer avoir déjà agi en ce sens.

Dans certains États membres, des proportions élevées de réponse « ne sait pas » ont été enregistrées, notamment en Irlande et en Roumanie (13 % « ne sait pas »), Autriche (12 %), en Allemagne et en Bulgarie (11 %). Ces résultats montrent qu’une partie des citoyens ne fait pas de lien entre le changement climatique et ses propres actions individuelles. Ce phénomène est éclairé plus loin dans ce chapitre par la présentation des réponses concernant les actions particulières qu’ils ont entreprises dans ce domaine.

(27)

 

L’analyse des données sociodémographiques montre que les personnes âgées de 15 à 24 ans et celles âgées de 55 ans ou plus sont moins susceptibles d’avoir agi pour lutter contre le réchauffement climatique au cours des six derniers mois – avec 45 % et 51 % respectivement. Cette proportion parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans est de six sur dix.

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Elle montre également que le fait d’agir personnellement dépend du niveau d’éducation.

Tandis que la moitié (50 %) des répondants ayant fini leurs études à l’âge de 15 ans ou moins affirme avoir agi, cette proportion s’élève à 53 % des personnes ayant terminé leurs études entre 16 et 19 ans, et jusqu’à 62 % parmi ceux ayant terminé leurs études à 20 ans ou plus. Les étudiants actuels sont moins susceptibles d'avoir agi récemment pour lutter contre le changement climatique (46 %).

Ces données permettent également d’établir un lien entre les revenus et le fait d’agir contre le changement climatique. Les personnes au chômage, retraitées, étudiantes ou travaillant dans des secteurs à faible revenu sont moins susceptibles d’affirmer avoir agi personnellement. Ceci peut être lié au niveau d’éducation, mais également à la dépense nécessaire perçue pour « être écolo ».

2.3. Types d’actions individuelles

- Le recyclage reste la façon d’agir contre le changement climatique la plus

fréquemment citée par les citoyens, même si cette proportion a baissé depuis 2009 -

Une liste d’actions possibles a ensuite été soumise à tous les répondants, y compris ceux ayant affirmé ne pas avoir agi personnellement, puis ils ont été interrogés sur celles qu’ils ont entreprises.6

La liste d’actions comporte des éléments de comportement ou de choix de vie assez simples (comme le recyclage) ainsi que des initiatives qui représentent un investissement plus important comme acheter une maison ou un véhicule respectueux de l’environnement. Du fait de son caractère particulier, il n’y avait pas de limite de temps pour répondre à cette question, contrairement à la question précédente de nature plus générale.

      

6 QD6 Avez-vous entrepris une ou plusieurs des actions suivantes ? (MONTRER FICHE – LIRE – PLUSIEURS RÉPONSES POSSIBLES)

(29)

 

Cette liste est la suivante :

 Vous avez acheté une nouvelle voiture et sa faible consommation était un facteur important dans votre choix

 Au lieu d’utiliser votre voiture privée, vous optez régulièrement pour des solutions respectueuses de l’environnement comme la marche, le vélo, les transports publics ou le covoiturage

 Vous avez mieux isolé votre maison pour réduire la consommation d’énergie

 Vous avez acheté une maison qui consomme peu d’énergie

 Lorsque vous achetez un nouveau bien d’équipement comme une machine à laver, un réfrigérateur ou une télévision, vous le choisissez principalement parce qu’il a une efficacité énergétique supérieure aux autres modèles

 Vous avez opté pour un fournisseur ou un tarif énergétique fournissant une plus grande part d’énergie provenant de sources renouvelables

 Vous avez installé chez vous des appareils pour produire votre propre électricité, par ex. des panneaux solaires, des pompes à chaleur ou une éolienne

 Vous achetez de la nourriture de saison et produite localement dès que c’est possible

 Vous évitez de prendre des vols court-courriers chaque fois que c’est possible

 Vous essayez de réduire vos déchets et vous les triez régulièrement pour les recycler

 Vous essayez de réduire votre consommation de produits jetables chaque fois que c’est possible, par ex. les sacs plastiques de supermarchés, les emballages encombrants

Les réponses montrent que la réduction des déchets et leur recyclage est le type d’actions le plus courant – 66 % des répondants ayant signalé avoir agi de la sorte.

Cette proportion est nettement plus élevée que celle de 53 % des personnes ayant répondu à la question précédente avoir agi personnellement pour lutter contre le changement climatique au cours des six derniers mois. Et alors que 41 % affirmaient ne pas avoir agi personnellement au cours des six derniers mois, seulement 13 % déclarent n’avoir entrepris aucune des actions citées (et 2 % « ne sait pas »).

Même si les deux questions sont légèrement différentes, la première fait référence uniquement aux six derniers mois, les résultats semblent mettre en évidence un écart entre le comportement et les perceptions des citoyens. Certaines personnes qui recyclent leurs déchets n’ont pas nécessairement conscience de contribuer à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement.

(30)

 

La deuxième action la plus fréquemment citée après le recyclage, mentionnée par 46 % des répondants, est de réduire la consommation de produits jetables. Acheter des produits locaux et de saison a été cité ensuite (36 %), suivi de l’achat d'appareils électroménagers ayant une bonne efficacité énergétique (30 %), l’utilisation régulière de transports respectueux de l’environnement (26 %) et enfin l’amélioration de l’isolement de son logement (18 %).

10 % ont signalé avoir choisi leur nouvelle voiture en fonction de considérations environnementales, une même proportion (9 %) affirme éviter de prendre des vols court- courriers, 7 % avoir installé un équipement pour produire de l’énergie renouvelable chez soi et 3 % avoir acheté une maison qui consomme peu d’énergie.

Même si le recyclage reste l’action principale entreprise par les citoyens, cette dernière étude révèle une baisse significative par rapport à 2009, où cette proportion était de 78 %.

(En 2009, les autres actions les plus mentionnées étaient la réduction de la consommation d’énergie du foyer (55 %), la réduction de la consommation de produits jetables (41 %), l’achat de produits de saison (29 %) et l’utilisation de moyens de transport respectueux de l’environnement (28 %).)

(31)

 

Le Luxembourg présente la proportion la plus élevée de citoyens affirmant agir pour lutter contre le changement climatique – seulement 3 % déclarent n’avoir entrepris aucune des actions présentées lors de l’enquête. Les proportions les plus élevées de personnes affirmant recycler leurs déchets (88 %, par rapport à la moyenne européenne de 66 %), réduire leur consommation de produits jetables (71 %) et avoir acheté une voiture ayant une faible consommation (27 %), y sont également observées.

Les répondants aux Pays-Bas sont les plus susceptibles d’avoir changé de fournisseur d’énergie (19 %) et d’avoir acheté une maison qui consomme peu d’énergie (7 %). La Suède présente la proportion la plus élevée de personnes utilisant des modes de transport respectueux de l’environnement (60 %, plus du double de la moyenne de l’UE27) et de personnes évitant de prendre des vols court-courriers (28 %).

(32)

 

Le Portugal est le pays où les répondants sont les moins nombreux à acheter des produits locaux et de saison, acheter des appareils nationaux ou une voiture à faible consommation, ou encore utiliser des modes de transport respectueux de l’environnement. Ces deux dernières actions ont été citées par seulement 1 % des répondants.

Les États membres présentant les proportions les plus élevées de répondants qui n’ont entrepris aucune des ces actions au cours des six derniers mois sont la Roumanie (33 %), puis le Portugal (31 %), Chypre et la Bulgarie (28 % pour les deux).

Le recyclage est l'action la plus fréquemment citée dans presque tous les États membres, à l’exception de la Roumanie, la Bulgarie et la Lettonie où cette première place est occupée par l’achat de produits locaux et de saison. L’achat d’une maison à faible consommation est l’action la moins citée, même si près d’un cinquième (18 %) affirme avoir essayé de réduire la consommation énergétique de leur maison en améliorant l’isolation.

Au sein de l’UE, les hommes sont moins susceptibles d’agir en ce sens – 14 % déclarent n'en avoir entrepris aucune, par rapport à 11 % parmi les femmes.

De la même façon, les personnes jeunes et celles âgées de 55 ans ou plus sont généralement moins actives. Presqu’un répondant sur cinq (19 %) âgé de 15 à 24 ans n’a entrepris aucune des actions présentées, par rapport à 12 % parmi ceux âgés de 25 à 39 ans, 10 % parmi ceux âgés de 40 à 54 ans et 13 % de ceux âgés de 55 ans ou plus.

Les citoyens ayant un niveau faible d’éducation sont moins susceptibles d’avoir entrepris l’une de ces actions : en effet, ils sont 17 % parmi ceux qui ont terminé leurs études à 15 ans ou moins, par rapport à 7 % parmi ceux qui les ont terminées à 20 ans ou plus.

Il est surprenant que l’opinion personnelle de chacun ne semble pas influencer le fait d’agir ou non. Alors que 13 % de ceux qui ne pensent pas que le changement climatique soit un problème sérieux n’ont entrepris aucune des actions citées, une proportion quasiment identique (12 %) est observée parmi ceux qui estiment que ce problème est grave.

(33)

 

2.4. Fiscalité énergétique  

- Baser davantage la fiscalité sur la consommation énergétique est une idée qui recueille un large soutien -

Il a été demandé aux citoyens s’ils sont d’accord ou non avec l’idée de baser davantage la fiscalité sur la consommation d’énergie.7

Plus des deux tiers des citoyens (68 %) sont d’accord avec cette affirmation, et 24 % sont tout à fait d’accord. La majorité des répondants a indiqué être « plutôt d’accord » avec l’affirmation.

      

7 QD4 Dans quelle mesure êtes-vous d’accord ou pas d’accord avec chacune des propositions suivantes ? La fiscalité devrait être davantage basée sur la manière dont nous utilisons l’énergie.

(34)

 

Un peu plus d’un cinquième (21 %) des citoyens n’est pas d’accord avec cette proposition.

Une proportion relativement élevée de répondants (11 %) a répondu ne pas savoir si la fiscalité devrait se baser davantage sur la consommation d'énergie.

Les réponses varient grandement d’un État membre à l’autre, à la fois en ce qui concerne le niveau de soutien à une fiscalité énergétique – même si cette proportion est partout supérieure à 50 % – et le nombre de personnes capables de fournir une réponse à cette question.

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Le Portugal est le pays où les répondants sont les plus favorables à une fiscalité basée sur la consommation énergétique où 87 % sont d’accord, suivi de l’Espagne (83 %), de Chypre (81 %), de la Suède, de la Slovénie et de l’Autriche (78 % pour les trois). La Roumanie est le pays où les citoyens y sont le moins favorables, 52 % d’entre eux étant en désaccord. Elle est suivie par la Pologne (56 %), le Royaume-Uni et l’Estonie (61 % pour les deux), l’Irlande, la République tchèque, la Grèce et Malte (63 % pour les trois).

Les proportions de réponses « ne sait pas » varient également. Par exemple, même si les citoyens en Roumanie sont moins favorables à une fiscalité énergétique, ils n’en sont pas pour autant les plus nombreux à s’y opposer, du fait d’une proportion de trois personnes sur dix qui ne sont pas en mesure de formuler une opinion à ce sujet. Les États membres qui présentent les taux de désaccord les plus élevés sont la Finlande (31 %) et le Royaume-Uni (30 %).

Les citoyens de Roumanie (29 %), de Pologne et d’Irlande (20 % pour les deux) et de Bulgarie (19 %) sont les plus nombreux à ne pas avoir formulé d’opinion.

(36)

 

(37)

 

Les personnes plus jeunes sont les plus favorables à une fiscalité énergétique – 71 % de ceux âgés de 15 à 24 ans y sont favorables, et 73 % de ceux âgés de 25 à 39 ans – par rapport à 69 % de ceux âgés de 40 à 54 ans et 65 % de ceux âgés de 55 ans ou plus.

Le degré de soutien varie également selon le niveau d’éducation des répondants : 65 % de ceux ayant terminé leurs études avant l’âge de 16 ans y sont favorables, tandis qu’ils sont 72 % parmi ceux ayant terminé leurs études à l'âge de 20 ans ou plus, ou étant encore étudiant.

Ceux qui estiment que le changement climatique est un problème sérieux sont plus susceptibles d’être en faveur d'une fiscalité énergétique. 73 % de ceux qui considèrent qu’il s’agit d’un problème grave y sont favorables, par rapport à 52 % de ceux qui pensent le contraire.

2.5. Attitudes vis-à-vis d’une économie verte  

- Près de huit citoyens sur dix pensent que la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de l’efficacité énergétique peuvent comporter des

avantages économiques -  

Il a été demandé aux citoyens s’ils sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle la lutte contre le changement climatique et une utilisation de l’énergie plus efficace peut stimuler l’économie et les emplois dans l’UE.8

Près de huit répondants sur dix (78 %) sont d’accord avec cette affirmation, dont 29 % sont tout à fait d’accord et 49 % plutôt d’accord.

Seuls 13 % des répondants ne sont pas d’accord avec cette affirmation, et 9 % ne sont pas en mesure de fournir une réponse.

      

8 QD4 Dans quelle mesure êtes-vous d’accord ou pas d’accord avec chacune des propositions suivantes ? Lutter contre le changement climatique et utiliser l’énergie plus efficacement peut développer l’économie et les emplois dans l’UE.

(38)

 

La nette majorité en faveur de cette affirmation révèle une forte hausse par rapport à 2009, où 63 % soutenaient l'opinion selon laquelle la lutte contre le changement climatique peut stimuler l’économie de l’UE.

(39)

 

Alors que dans tous les États membres, au moins les deux tiers des répondants sont favorables à cette affirmation, le niveau d’approbation varie de façon significative, ainsi que les proportions de réponses « ne sait pas ».

Les États membres où les répondants sont les plus positifs concernant les impacts économiques de la lutte contre le changement climatique et de l’amélioration de l’efficacité énergétique sont Chypre et la Suède (92 % pour les deux), la Grèce, le Danemark et le Luxembourg (88 % pour les trois), l’Espagne et la Belgique (86 %). Seize États membres se situent au-dessus de la moyenne de l’UE27 en termes de niveau d’accord avec l’affirmation. 

(40)

 

À nouveau, les États membres d’Europe de l’Est ont tendance à être les moins favorables à cette affirmation avec la Lituanie (66 %), la Roumanie (67 %), l’Estonie et la Lettonie (68 % pour les deux) et la Pologne (69 %) qui enregistrent les taux d'accord les plus bas.

Comme nous l’avons déjà remarqué, les bas niveaux d’accord n’impliquent pas nécessairement des proportions élevées de personnes en désaccord avec cette affirmation.

Les proportions de réponses « ne sait pas » sont relativement élevées dans de nombreux États membres et, dans certains cas, près d’un répondant sur cinq n’a pas pu donner de réponse à cette question (Lituanie 18 %, Pologne 19 % et Roumanie 21 %).

Les niveaux les plus élevés de désaccord sont observés en Lettonie, où 23 % ne sont pas d’accord avec la possibilité de bénéfices économiques, puis aux Pays-Bas (22 %), en Estonie (21 %) et en Hongrie (19 %).

(41)

 

(42)

 

Ici encore, le degré de soutien dépend du niveau d’éducation. Les répondants ayant terminé leurs études à l’âge de 15 ans ou moins sont légèrement moins favorables que la moyenne de l’UE27, à 75 %. Cette proportion croît à mesure que le niveau d'éducation augmente, avec 82 % des personnes ayant terminé leurs études à l’âge de 20 ou plus, et 81% pour les répondants qui sont encore étudiants.

Les différences en fonction du type d’emploi sont faibles, même si les personnes sans emploi (c’est-à-dire au chômage, au foyer ou retraitées) sont moins susceptibles d’envisager des bénéfices économiques.

L’auto-positionnement sur l’échelle sociale a également une influence sur les réponses. Les personnes qui se considèrent plutôt en bas de l’échelle sociale sont moins susceptibles d’être d’accord avec le fait que la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de l’efficacité énergétique puissent produire des avantages économiques (73 %), par rapport à ceux qui se considèrent être au milieu (79 %) ou en haut de l’échelle sociale (81 %).

Sans surprise, l’attitude générale vis-à-vis du changement climatique influence également l’opinion sur les avantages économiques de cette lutte. Parmi les citoyens qui n’estiment pas qu’il s’agisse d’un problème grave, 63 % pensent que l’action en faveur du climat peut avoir un impact positif sur la croissance dans l’UE. Cette proportion s’élève à 83 % parmi ceux qui considèrent le changement climatique comme un problème grave.

(43)

 

3. SE TOURNER VERS L’AVENIR

3.1. Renforcer l’utilisation des énergies renouvelables  

- Près de 90 % pensent que l’Europe aura davantage recours aux énergies renouvelables -

La dernière partie de cette étude porte sur le plus long terme. Trois questions sur le thème de l’énergie ont été posées aux répondants, plus particulièrement sur la volonté de l’UE de mettre en place une économie à faible consommation de carbone d’ici à 2050.

Il a tout d’abord été demandé aux répondants s’ils pensent que les gens utiliseront davantage d’énergies renouvelables en 2050.9 Près de neuf répondants sur dix (88 %) sont d’accord avec cette affirmation. Seuls 5% ne sont pas d’accord, et 1 % pense qu’il n’y aura pas de changement dans ce domaine.

      

9 QD7 Pensez-vous qu’en 2050, les gens utiliseront davantage les sources d’énergie renouvelable comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire ? (LIRE – UNE SEULE RÉPONSE POSSIBLE)

(44)

 

La moitié des citoyens (50 %) pense que les gens utiliseront « certainement » davantage d’énergies renouvelables en 2050. Par ailleurs, 38 % pensent que cela sera

« probablement » le cas.

L’analyse sociodémographique des personnes qui pensent que l’on utilisera « certainement » davantage d’énergies renouvelables révèle des disparités importantes entre les États membres.

(45)

 

Les citoyens au Danemark sont les plus optimistes pour l’avenir des énergies renouvelables, car 82 % d’entre eux pensent que leur utilisation augmentera. Viennent ensuite la Suède avec 79 %, l'Allemagne avec 74 %, les Pays-Bas avec 70 % et Chypre avec 68 %.

Ces attentes sont moindres au Portugal, où seulement un tiers (32 %) estime que l’utilisation des énergies renouvelables augmentera certainement, ainsi qu’en Pologne et Roumanie (34 % pour les deux), Italie (36 %), Lituanie, Bulgarie et Hongrie (40 % pour les trois).

(46)

 

Une des tendances qui ressort nettement est de nature géographique, puisque les États membres du nord de l'Europe sont largement plus optimistes concernant l'utilisation des énergies renouvelables. Par ailleurs, il faut tenir compte du fait qu’au moment où était menée cette enquête, certains États membres étaient en train de reconsidérer leur recours à l’énergie nucléaire suite à la catastrophe de Fukushima.

(47)

 

Une analyse plus approfondie des résultats nationaux montre que les proportions de répondants qui ne pensent pas que l’utilisation d’énergies renouvelables sera plus importante sont faibles dans toute l’UE. La principale différence entre les États membres porte sur la proportion de répondants qui pensent que cela sera « certainement » le cas et ceux qui pensent que cela est « probable ».

Dans huit États membres – Bulgarie, France, Italie, Lituanie, Hongrie, Pologne, Portugal et Roumanie – les répondants ont plus tendance à estimer que cela est « probable ».

Cependant, même dans ces États membres, il existe une tendance importante de l’opinion à penser que l’utilisation des énergies renouvelables augmentera – au Portugal, par exemple, où la proportion de personnes ayant répondu « certainement » est la plus faible, le niveau général d'accord avec cette affirmation est de 82 %.

(48)

 

(49)

 

Ceux ayant terminé leurs études à un âge précoce sont moins susceptibles de penser que l’utilisation des énergies renouvelables sera renforcée à l’avenir. Parmi ceux qui ont terminé leurs études à l’âge de 15 ans ou moins, ils sont 84 % à donner cette réponse, contre 92 % des personnes ayant terminé leurs études à l’âge de 20 ans ou plus. De plus, les personnes ayant arrêté leurs études jeunes sont les plus nombreuses à ne pas donner de réponse – 10 % d’entre eux ont répondu « ne sait pas ».

Même si les proportions sont similaires selon le genre, les hommes sont beaucoup plus susceptibles d’affirmer que nous utiliserons « certainement » davantage d'énergies renouvelables à l'avenir – 54 % par rapport à 47 % pour les femmes (accord global de 90 % pour les hommes et 88 % pour les femmes).

Les citoyens plus âgés ont moins tendance à être d’accord – 86 % des personnes âgées de 55 ans ou plus pensent que l’utilisation des énergies renouvelables augmentera

« probablement « ou « certainement », et 8 % ne savent pas.

En termes de catégorie socioprofessionnelle, les personnes occupant un poste de direction sont les plus positives, avec 63 % d’entre elles qui pensent que nous utiliserons

« certainement » plus d’énergies renouvelables en 2050. Les personnes au chômage, retraitées et au foyer10 sont les moins susceptibles d'être d'accord avec cette affirmation, même s'ils sont nombreux à l'être.

Les opinions concernant les énergies renouvelables reflètent en partie l’attitude des répondants vis-à-vis du changement climatique en général. Un peu plus de neuf personnes sur dix (91 %) qui considèrent que le changement climatique est un problème grave pensent que nous utiliserons plus d’énergies renouvelables en 2050, contre seulement 4 % qui ne sont pas d’accord. Parmi ceux qui pensent que le changement climatique n’est pas un problème grave, 82 % s’attendent à une augmentation de l’utilisation des énergies renouvelables à l’avenir, mais une minorité significative (13 %) ne pense pas que cela sera le cas.

La vision du futur dépend également en partie du comportement actuel. Parmi ceux qui ont entrepris d’agir contre le changement climatique, 93 % pensent que nous utiliserons davantage d’énergies renouvelables à l’avenir, par rapport à 84 % de ceux qui n’agissent pas personnellement.

      

10 Le terme de « personne au foyer » est utilisé tout au long du rapport pour définir les femmes au foyer et leur équivalent masculin.

(50)

 

3.2. Voitures à faible consommation de carburant

- Près de trois citoyens de l’UE sur quatre pensent que les voitures seront plus efficaces énergétiquement en 2050 -

Il a été demandé aux répondants s’ils pensent que les voitures utiliseront toujours des carburants traditionnels comme le pétrole ou le diesel en 2050 ou si elles seront alimentées par d’autres énergies plus efficaces11.

Plus de sept répondants sur dix (73 %) estiment que les voitures utiliseront d’autres énergies plus efficaces. Un peu plus d'un sur dix (13 %) pense que le pétrole et le diesel seront toujours utilisés, et 14 % ont répondu ne pas savoir.

      

11 QD9 Pensez-vous qu’en 2050 la plupart des voitures fonctionneront toujours à l’essence ou au gasoil ou utiliseront-elles d’autres énergies plus efficaces ?

(51)

 

Une majorité de répondants dans tous les États membres estime que les voitures utiliseront des énergies plus efficaces à l’avenir. Cette proportion est relativement constante dans une majorité d’États membres, à l’exception de la Bulgarie, la Pologne et la Roumanie.

Les pourcentages les plus élevés sont observés en Suède (87 %), en Belgique (86 %), en Lettonie (83 %), en Estonie et en Grèce (82 %), aux Pays-Bas (81 %) et au Luxembourg (80 %). Les plus faibles sont observés en Roumanie (56 %), en Pologne (61 %) et en Bulgarie (65 %). Ces trois États membres présentent également des proportions élevées de réponse

« ne sait pas » – 33 % en Roumanie, 30 % en Bulgarie et 23 % en Pologne.

(52)

 

Les citoyens en Slovaquie sont les plus susceptibles de penser que les voitures continueront à fonctionner au pétrole et au diesel, avec une personne sur cinq (20 %) qui donne cette réponse. Viennent ensuite le Danemark et le Royaume-Uni (18 %), la Pologne, la Finlande et le Luxembourg (16 %).

(53)

 

Certaines différences apparaissent concernant la répartition sociodémographique des réponses.

Les hommes sont plus susceptibles de penser que les voitures fonctionneront toujours au pétrole et au diesel (15 % par rapport à 11 % chez les femmes). Les femmes sont moins susceptibles de fournir une réponse (16 % ont répondu ne pas savoir par rapport à 16 % chez les hommes). La même proportion (73 %) d’hommes et de femmes pense que nous devrons utiliser des énergies plus efficaces pour la consommation automobile en 2050.

En ce qui concerne les différentes catégories socioprofessionnelles, les proportions de répondants qui pensent que des solutions plus efficaces énergétiquement seront trouvées sont plus élevées parmi les directeurs (78 %), étudiants (77 %) autres cadres (76 %), et travailleurs manuels et indépendants (74 %). Les personnes au foyer (65 %) et retraitées (69 %) sont moins susceptibles d’être d’accord avec cette opinion.

L’opinion des répondants sur les solutions énergétiques plus efficaces pour les voitures varie selon leur position perçue sur l’échelle sociale. Alors que 65 % des personnes qui s’estiment être en bas de l’échelle sociale pensent que les voitures fonctionneront avec des énergies plus efficaces, cette proportion s’élève à 74 % parmi ceux qui s’estiment être au milieu et 78 % parmi ceux qui s’estiment être en haut de l’échelle sociale.

De la même façon, les répondants ayant terminé leurs études à l’âge de 15 ans ou moins sont moins enclins à penser que les voitures fonctionneront avec des énergies plus efficaces en 2050. Les deux tiers (65 %) des personnes ayant quitté l'école à l’âge de 15 ans ou moins partagent cette opinion, par rapport à 73 % de ceux ayant terminé leurs études entre 16 et 19 ans et 77 % à l'âge de 20 ans ou plus, ou qui étudient actuellement. Les citoyens ayant un faible niveau d’éducation ont deux fois plus de chance de ne pas avoir d’opinion que les autres – 22 % d’entre eux ont répondu ne pas savoir, par rapport à 10 % de ceux ayant terminé leurs études à l’âge de 20 ans ou plus.

L’opinion selon laquelle les voitures dépendront moins des carburants fossiles à l’avenir est également plus répandue parmi les personnes ayant affirmé agir personnellement pour lutter contre le changement climatique (78 %) que parmi ceux qui ont affirmé le contraire (67 %).

(54)

 

3.3. Utilisation plus efficace de l’énergie  

- Les citoyens pensent généralement que l’efficacité énergétique sera améliorée à l’avenir -

Enfin, il a été demandé aux répondants s’ils pensent que les gens consommeront l’énergie de façon plus efficace en 205012.

Près de neuf répondants sur dix (87 %) partagent cette opinion, et près de la moitié pense que l’énergie sera consommée « beaucoup plus efficacement ».

      

12 QD8 Pensez-vous qu’en 2050 les gens consommeront l’énergie plus efficacement qu’actuellement ? (LIRE – UNE SEULE RÉPONSE POSSIBLE)

(55)

 

Seuls 4 % estiment que les gens ne consommeront pas l’énergie de façon plus efficace. De plus, 2 % pensent qu’il n’y aura pas de changement et 7% ne savent pas.

Les proportions de personnes qui estiment que l’énergie sera consommée « beaucoup plus efficacement » à l’avenir varient nettement entre les États membres. Les pourcentages les plus élevés sont observés en Suède (75 %) et au Danemark (74 %). Cette proportion est également relativement élevée en Allemagne (61 %), au Luxembourg, à Chypre, en Irlande et en Finlande (60 % pour les trois).

Elles sont beaucoup plus basses au Portugal (30 %), en Roumanie (31 %), en Pologne (32 %), en Italie et en Bulgarie (34 % pour les deux) et en Espagne (35 %).

(56)

 

Dans certains pays, les citoyens ont davantage tendance à penser que l’énergie sera consommée « un peu plus » efficacement, notamment en Bulgarie (47 %), en Grèce (44 %), en Espagne (51 %), en France (47 %), en Italie (49 %), en Hongrie (44 %), à Malte (44 %), en Autriche (46 %), en Pologne (48 %), au Portugal (49 %) et en Roumanie (39 %).

Les proportions de personnes n’ayant pas exprimé d’opinion varient également, les plus hauts niveaux étant observés en Roumanie (19 %), en Bulgarie (13 %), à Malte (13 %), en Pologne (12 %) et au Portugal (11 %).

(57)

 

Les hommes sont moins optimistes que les femmes sur le fait que l’énergie sera consommée plus efficacement en 2050. La moitié des hommes (49 %) pense que l'énergie sera consommée « beaucoup » plus efficacement (41 % chez les femmes).

Les personnes ayant terminé leurs études à l’âge de 15 ans ou moins sont moins susceptibles de penser que l’énergie sera consommée plus efficacement. Seuls 37 % pensent que l’énergie sera consommée plus efficacement, par rapport à 44 % parmi ceux qui ont terminé leurs études entre 16 et 19 ans et 53 % parmi ceux qui les ont terminées à 20 ans ou plus.

Les citoyens plus âgés sont presque aussi optimistes que ceux plus jeunes. Au total, 84 % des personnes âgées de 55 ans ou plus pensent que l'énergie sera consommée de façon plus efficace à l'avenir, par rapport à 88 % parmi les plus jeunes.

À nouveau, les personnes plus impliquées dans la lutte contre le changement climatique sont plus susceptibles de penser que l'énergie sera consommée de façon plus efficace à l'avenir.

Plus de neuf répondants sur dix (92 %) ayant agi pour lutter contre le changement climatique pensent que l'énergie sera consommée de façon plus efficace à l'avenir, par rapport à 81 % de ceux qui n’ont entrepris aucune des actions proposées.

 

(58)
(59)
(60)

EUROBAROMETRE SPECIAL 372

« Changement climatique»

SPECIFICATIONS TECHNIQUES

Entre le 4 juin et le 19 juin 2011, TNS Opinion & Social, un consortium créé entre TNS plc et TNS opinion, a réalisé la vague 75.4 de l'EUROBAROMETRE à la demande de la COMMISSION EUROPEENNE, direction générale de la communication, unité « Recherche et Speechwriting ».

L'EUROBAROMETRE SPECIAL 372 fait partie de la vague 75.4 et couvre la population de 15 ans et plus ayant la nationalité d’un des Pays membres de l’Union européenne et résidant dans un des Pays membres de l’Union européenne. Le principe d'échantillonnage appliqué dans tous les Etats participant à cette étude est une sélection aléatoire (probabiliste) à phases multiples. Dans chaque pays, divers points de chute ont été tirés avec une probabilité proportionnelle à la taille de la population (afin de couvrir la totalité du pays) et à la densité de la population.

A cette fin, ces points de chute ont été tirés systématiquement dans chacune des "unités régionales administratives", après avoir été stratifiés par unité individuelle et par type de région. Ils représentent ainsi l'ensemble du territoire des pays participant à l’étude, selon les EUROSTAT-NUTS II (ou équivalent) et selon la distribution de la population habitant dans le pays en termes de zones métropolitaines, urbaines et rurales. Dans chacun des points de chute sélectionnés, une adresse de départ a été tirée de manière aléatoire. D'autres adresses (chaque Nième adresse) ont ensuite été sélectionnées par une procédure de "random route" à partir de l'adresse initiale. Dans chaque ménage, le répondant a été tiré aléatoirement (suivant la règle du "plus proche anniversaire"). Toutes les interviews ont été réalisées en face à face chez les répondants et dans la langue nationale appropriée. En ce qui concerne la technique de collecte de données, le système CAPI (Computer Assisted Personal Interview) a été utilisé dans tous les pays où cela était possible.

(61)

ABREVIATIONS PAYS INSTITUTS

INTERVIEWS DATES

TERRAIN POPULATION 15+

BE Belgique TNS Dimarso 1.025 04/06/2011 19/06/2011 8.939.546 BG Bulgarie TNS BBSS 1.002 04/06/2011 13/06/2011 6.537.510 CZ Rép. Tchèque TNS Aisa 1.019 04/06/2011 16/06/2011 9.012.443

DK Danemark TNS Gallup DK 1.012 04/06/2011 19/06/2011 4.561.264 DE Allemagne TNS Infratest 1.572 04/06/2011 19/06/2011 64.409.146 EE Estonie Emor 1.001 04/06/2011 19/06/2011 945.733 IE Irlande Ipsos MRBI 1.016 04/06/2011 17/06/2011 3.522.000 EL Grèce TNS ICAP 1.000 04/06/2011 17/06/2011 8.693.566 ES Espagne TNS Demoscopia 1.004 04/06/2011 19/06/2011 39.035.867 FR France TNS Sofres 1.068 07/06/2011 19/06/2011 47.756.439 IT Italie TNS Infratest 1.044 04/06/2011 18/06/2011 51.862.391 CY Rép. de Chypre Synovate 504 04/06/2011 19/06/2011 660.400

LV Lettonie TNS Latvia 1.019 04/06/2011 19/06/2011 1.447.866 LT Lituanie TNS Gallup Lithuania 1.026 04/06/2011 16/06/2011 2.829.740 LU Luxembourg TNS ILReS 507 04/06/2011 17/06/2011 404.907 HU Hongrie TNS Hungary 1.004 04/06/2011 19/06/2011 8.320.614 MT Malte MISCO 500 04/06/2011 18/06/2011 335.476 NL Pays-Bas TNS NIPO 1.001 04/06/2011 19/06/2011 13.371.980 AT Autriche Österreichisches Gallup-Institut 1.005 04/06/2011 19/06/2011 7.009.827 PL Pologne TNS OBOP 1.000 04/06/2011 19/06/2011 32.413.735 PT Portugal TNS EUROTESTE 1.048 04/06/2011 19/06/2011 8.080.915 RO Roumanie TNS CSOP 1.075 04/06/2011 15/06/2011 18.246.731 SI Slovénie RM PLUS 1.019 04/06/2011 19/06/2011 1.759.701 SK Slovaquie TNS Slovakia 1.000 04/06/2011 17/06/2011 4.549.955 FI Finlande TNS Gallup Oy 1.008 04/06/2011 19/06/2011 4.440.004 SE Suède TNS GALLUP 1.019 04/06/2011 19/06/2011 7.791.240 UK Royaume-Uni TNS UK 1.342 04/06/2011 19/06/2011 51.848.010

TOTAL UE27 26.840 04/06/2011 19/06/2011 408.787.006

(62)

Dans chaque pays, l'échantillon a été comparé à l'univers. La description de l'univers se base sur les données de population EUROSTAT ou provenant des Instituts nationaux de Statistique. Pour tous les pays couverts par l’étude, une procédure de pondération nationale a été réalisée (utilisant des pondérations marginales et croisées), sur base de cette description de l'univers. Dans tous les pays le sexe, l'âge, les régions et la taille de l'agglomération ont été introduits dans la procédure d'itération. Pour la pondération internationale (i.e. les moyennes UE), TNS Opinion & Social recourt aux chiffres officiels de population, publiés par EUROSTAT ou les instituts nationaux de Statistique. Les chiffres complets de la population, introduits dans cette procédure de post-pondération, sont indiqués ci-dessus.

Il importe de rappeler aux lecteurs que les résultats d'un sondage sont des estimations dont l'exactitude, toutes choses égales par ailleurs, dépend de la taille de l'échantillon et du pourcentage observé. Pour des échantillons d'environ 1.000 interviews, le pourcentage réel oscille dans les intervalles de confiance suivants :

Pourcentages observés 10% ou 90% 20% ou 80% 30% ou 70% 40% ou 60% 50%

Limites de confiance ± 1.9 points ± 2.5 points ± 2.7 points ± 3.0 points ± 3.1 points

(63)
(64)

QD1a QD1a

(435-436) (435-436)

1 1

2 2

3 3

4 4

5 5

6 6

7 7

8 8

9 9

10 10

11 11

QD1b QD1b

(437-447) (437-447)

1, 1,

2, 2,

3, 3,

4, 4,

5, 5,

6, 6,

7, 7,

8, 8,

9, 9,

10, 10,

11, 11,

L’augmentation de la population mondiale Autre (SPONTANE)

NSP

NEW (BASED ON EB72.1QB1b) Le terrorisme international

La pauvreté, la faim et le manque d’eau potable La propagation de maladies infectieuses La situation économique

La prolifération d’armes nucléaires Des conflits armés

NEW (BASED ON EB72.1QB1a)

Et ensuite ?

(MONTRER CARTE – LIRE – MAX. 3 REPONSES) Le changement climatique

La disponibilité de l’énergie La situation économique La prolifération d’armes nucléaires Des conflits armés

L’augmentation de la population mondiale Autre (SPONTANE)

NSP

(MONTRER CARTE – LIRE – UNE SEULE REPONSE) Le changement climatique

La disponibilité de l’énergie Le terrorisme international

La pauvreté, la faim et le manque d’eau potable La propagation de maladies infectieuses

Parmi les problèmes suivants lequel considérez-vous comme le problème le plus sérieux pour le monde dans son ensemble ?

The increasing global population Other (SPONTANEOUS) DK

NEW (BASED ON EB72.1QB1b) International terrorism

Poverty, hunger and lack of drinking water Spread of infectious diseases

The economic situation Proliferation of nuclear weapons Armed conflicts

NEW (BASED ON EB72.1QB1a)

Any others?

(SHOW CARD – READ OUT – MAX. 3 ANSWERS) Climate change

Availability of energy The economic situation Proliferation of nuclear weapons Armed conflicts

The increasing global population Other (SPONTANEOUS) DK

(SHOW CARD – READ OUT – ONE ANSWER ONLY) Climate change

Availability of energy International terrorism

Poverty, hunger and lack of drinking water Spread of infectious diseases

Which of the following do you consider to be the single most serious problem facing the world as a whole?

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