L. F. M AGNUS
Géométrie des surfaces courbes. Théorèmes sur l’hyperboloïde à une nappe et sur la surface conique du second ordre
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 16 (1825-1826), p. 33-39
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GÉOMÉTRIE DES SURFACES COURBES.
Théorèmes
surl’hyperboloïde à
unenappe
et surla surface conique du second ordre ;
Par M. L. F. MAGNUS.
CONIQUE
§.
1.SOIT
unehyperboloïde
à unenappe rapportée
à ses axes et don-née par
l’équation
On sait que cette surface
petit,
tout aussi bienque
lecône,
êtreengendré
par le mouvement d’une droite. Prenantdonc
pour leséquations
d’unegénératrice quelconque
nous
exprimerons
que cettegénératrice
est surl’hyperboloïde
enexprimant
quel’équation
en z résultant de la substitution des va-leurs
(K)
de x et y dàns(I) ,
laissent cettecoordonnée indéter-
minée.
Or,
cetteéquation
estou bien
de sorte
qu’on
doitavoir,
à lafois,
Tom.
XVI ,
n.°II,
I.er août I825. 534 HYPERBOLOIDE
A UNENAPPF
Si
l’hyperboloïde
n’est pas derévolution ,
ses deux demi-axestransverses a et b sont
inégaux.
Soit a leplus grand
desdeux ;
et
considérons ,
dans leplan
des xz , les deux druites données parl’équation
y=0 combinée avec la doubleéquation
droites que nous nommerons
lignes focales ,
à raison desproprié-
tés que nous allons démontrer leur
appartenir ,
etqui
se corfon-draient toutes deux avec l’axe
des z ,
sil’hyperboloïde
était derévolution.
Si nousdésignons
par p etpl
lesangles
que fait lagénératrice (K)
avec les deux droites(F,F’) ,
et parq,q’
les sup-plémens
de ces’angles,
nous auronsEn chassant n2 de ces
formules ,
au moyen de lapremière
deséquations (2)
elles deviendrontDe là on
conclura
CONIQUE SECOND
et par suite
quantité
constante,puisque
mn’y
entreplus.
En outre , la tan-gente
del’angle
desasymptotes
de la section del’hyperboloïde qui
contient leslignes
focales étant± 2ca
son cosinus sera ±c2-a2 c2+a2;
de sorte
qu’on
a ce théorème :La somme ou la
différence
des deuxangles
quefait
la droitegénératrice
del’hyperboloïde
à une nappe dans toutes sespositions,
avec les deux
lignes focales
de cettesurface
est constante, etégale
à
l’ongle
desasymptotes
de la sectionfaite
dansl’hyperboloïde
par le
plan qui
contient ceslignes focales.
Si ,
au lieu de considérerl’hlperboloïde ,
nous eussions consi-déré la surface
conique
du second ordre donnée parl’équation.
dont les
lignes focates
auraienttoujours
étédéterminées
par la dou- bleéquation
le calcul aurait été exactement le
même ;
de sortequ’on
a aussile théorème suivant :
36 E L L I P S E
ETHYPERBOLE
La somme ou la
différence
desangles
quefait
la droitegéné-
ratrice de la
surface conique
du secondordre,
dans chacune deses
situations ,
avec les deuxlignes focales
de cettesurface
estconstante et
égale à l’angle
des deux droitesqui
résultent dela.
section de cette
surface
par leplan
deslignes focales.
Si l’on
conçoit
unesphère,
de rayonquelconque , ayant
soncentre au sommet ou centre de la surface
conique ,
les deux nap- pes de cette surface détermineront sur lasphère
deux courbes fer-mées, égales
etopposées,
et les deuxlignes
focalesperceront
cettesphère
enquatre points ,
situés sur la circonférence dugrand
cerclequi
coupera les deux courbes en deuxparties égales.
Cespoints
diviseront cette circonférence en
quatre
arcs dont lesopposés
se-ront
égaux,
et les milieux de ces arcs serontsymétriquement
situés parrapport
aux deuxcourbes,
dont ilspourront
être considérés comme lescentres
sphériques.
En ne considérant que l’une des courbes et lespoints
de son intérieur par oùpassent
leslignes
focales de la sur-face
conique,
on pourraappeler
cette courbe uneellipse sphéri-
que , dont ces deux mêmes
points
seront lesfoyers.
On pourra ,au
contraire ,
ne considérer que lesparties
des deux courbes lesplus
voisines l’une del’antre ,
etappeler
l’ensemble de ces deuxparties
unehyperbole sphérique, laquelle
aurapour foyers
lesfoyers
des deux courbes les
plus
voisins de leurs sommets. Enappelant
en outre, rayons vecteurs les arcs de
grands
cerclesqui joignent
les différens
points
de l’une ou l’autre courbe à l’un desquatre
foyers,
on aura lesdeux
théorèmes suivans :La somme des deux
rayons
vecteurs desdifférens points
d’uneellipse sphérique
est constante etégale
à lalongueur
du diamètre de cette courbequi
contient ses deuxfoyers.
La
différence
des deux rayons vecteurs desdifférens points
d’unehyperbole sphérique
estconstante
etégale
à lalongueur
du dia-métre de cette courbe
qui
contient sesdeux foyers.
Si,
le centre del’ellipse
ou del’hyperbole sphérique
restantfixe ,
onconçoit
que le centrede
lasphère
s’enéloigne
continuel-SPHÉRIQUES. 37
lement,
en suivant constamment la direction du rayonqui
passepar ce
point,
la surface de cettesphère
tendra sans cesse à de-venir
plane,
et le deviendra eneffet, lorsque
son rayon sera de-venu
iiifini
mais alors les rayons vecteurs des deux courbes de- viendront deslignes droites ,
de sortequ’on parviendra
ainsi auxpropriétés
del’ellipse
et del’hyperbole ordinaires , lesquelles
nesont
ainsi ,
comme on levoit , qu’un
casparticulier
desproprié-
tés de
l’ellipse
et del’hyperbole sphériques.
§.
11.Soit
(x’, y’, z’)
un despoints
de la surfaceconique
donnée parl’équation
le
plan tangent (T)
à cette surface en cepoint
aura pouréquation
il touchera dailleurs la surface
conique
suivant unegénératrice (G).
Conduisons
présentement ,
par cettegénératrice
et par les deuxlignes
focales(F, F’) ,
deuxplans (V, V’)
qne nousappellerons plans
vecteurs ;l’équation
commune à ces deuxplans
seraen
désignant
par03B8 , 03B8’
lesangles
dièdres que forment ces deuxplans
avec leplan tangente
on trouvera38 ELLIPSE ET
HYPERBOLE SPHÉRIQUE.
Or,
lepoint (x’,y’,z’)
étant sur la surfaceconique ,
ou doit avoirSubstituant ,
dans les dénominateurs de Cos6 etCos.03B8’ ,
la valeurde y’2
tirée de cette dernièreéquation ,
on trouvera , enréduisant ,
les cosinus de ces deux
angles
ne différant ainsi que par lesigne,
il en faut conclure
qu’ils
sontsupplément
l’un del’autre,
de sortequ’on
a ce théorème :Le
plan tangent à
unesurface conique
du second ordre diviseen deux
parties égales
deux desquatre angles dièdresformés
parles deux
plans
vecteurs de laligne
de con tact ; d’où il suit que les deuxangles
dièdres restants sontpartagés
en deuxparties éga-
les par le
plan
normal conduit suivant la même droite.Donc aussi : L’arc de
grand
cercle normal en l’un despoints
d’une
ellipse sphérique
et l’arc degrand
cercletangent
en l’un despoints
d’unehyperbole sphérique partage
en deuxparties égales l’angle formé
par les deux rayons vecteurs de cepoint.
Après
être parvenus aux théorèmes que nous venons de démon- trer, nous avons cherché sidéjà
ils n’auraient pas étépubliés
pard’autres ;
et nous avons rencontré(
Nova actaPetropolitana ,
tom.
III)
un mémoire de Fuss où il estquestion de
la courbequi
est le lieu des sommets destriangles sphériques ayant
basecommune et la somme de leurs deux autres côtés constante.
Il
suit immédiatement de nos théorèmes que cette courbe n’est autre
chose que l’intersection de la
sphère
avec une surfaceconique
dusecond
ordre ayant
même centrequ’elle ;
et que cette courbe est aussi le lieu des sommets destriangles sphériques ayant base
com-mune , dans
lesquels
la différence des deux autres côtés est cons-39
tante, ce que Fuss n’a
point remarqué.
Il est en outre aisé devoir que cette courbe est une des
lignes
de courbure de la sur-face
conique
l’autre étant la droitegénératrice (*).
Berlin ,
le I9 mai I825.TRIGONOMÉTRIE.
Recherches
surles
sommesde puissances semblables des
sinus et cosinus des divisions de la circonférence ;
Par M. LENTIIÉRIC , docteur es sciences , professeur de mathématiques
etde physique
aucollége royal de Montpellier.
ON
sait que , k étant un nombre entierpositif quelconque,
on ad’où il suit que les m racines
de l’équation xm-I=0
sont(*) Suivant la remarque
qui
a été faite ( tom.XV ,
pag. 302 ) , auproblème
dont il vient d’être
question, répond
nécessairement à cet autreproblème : Quelle
est
l’enveloppe
des bases de tous lestriangles sphériques qui
cntl’angle
au som-met commun, et dans
lesquels
la somme ou ladifférence
des deux autresangles
est constante. Sa résolution se réduit à ce
qui
suit : cherchez le lieu des som- mets destriangles sphériques
ayant base commune sc terminant auxpôles
des deuxcétés de
l’angle
au sommet dont ils’agit,
et danslesquels
la somme des deuxautres côtés soit
égale
à une circonférence moins la somme constante des deuxangles
dont ils’agit ,
ou bien danslesquels
la différence des deux autres côtéssoit
égale
à la différence de ces deux mêmesangles ;
et ce lieu .sera l’enve-loppe
demandée.J. D. G.