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photographie aérienne quelques jours après l'attaque témoignant de l'importance de la destruction (Source

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1 I) Guerres mondiales et espoirs de paix (10)

1) Comment la première guerre mondiale est-elle devenue la première guerre totale ? 1.1) A l’origine, nationalismes & jeu d’alliances

a) le nationalisme européen b) L'attentat de Sarajevo

c) le jeu des alliances et l'extension du conflit

1.2) Une guerre totale

a) une guerre très longue et mondiale b) une guerre psychologique

c) une guerre industrielle

1.3) Vies et morts quotidiennes, l'expérience de la guerre a) le front : l’accoutumance à l’horreur

b) A l'arrière

2) La Seconde Guerre Mondiale : une radicalisation de la guerre totale ? 2) La Seconde Guerre Mondiale : une radicalisation de la guerre totale ?

2.1) les grandes phases de la guerre a) les victoires de l'Axe (1939-1942) b) le reflux de l'Axe et les victoires alliées

2.2) Pertes humaines et destructions de masse

a) la stratégie de la blitzkrieg et ses conséquences humaines

b) les bombardements de masse et la répression des populations occupées, une stratégie d'anéantissement

c) la réalité de la domination nazie en Europe

d) la guerre du Pacifique, des massacres de masse à l'éclair atomique 2.3) l'Horreur nazie : l'extermination des Juifs et des Tsiganes

a) une application progressive de l’idéologie raciste b) la déportation et la solution finale

c) Les camps de concentration et camp d'extermination

3) Face aux chocs des guerres mondiales, comment les nations vont-elles tenter d’imposer la paix ?

3.1) L'expérience inaboutie de la SDN a) Origines

b) Principes et fonctionnement de la SDN c) Succès et limites de la SDN

3.2) 1945, la création de l'ONU : espoir fragile d'un monde nouveau a) Les origines de l'O.N.U.

b) Les objectifs et les principes de l'O.N.U. : La Charte des Nations Unies c) le fonctionnement de l'ONU : les grandes institutions

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Introduction

Tableau 1 p80 « Le chemin de mules, John Nash, 1918 » Photos 2&3 p81 « Vietnam 1968 & WTC 09/2001 »

Exercice : Confrontations et différenciations des documents

3 documents de natures diverses reflétant trois contextes différents :

3 types de conflit différents : une guerre mondiale, un conflit localisé pendant la Guerre Froide le Vietnam (1964-1973) et une forme de conflit nouveau, le terrorisme (WTC 09/11)

Natures différentes : peinture de 1918 témoignant de l'expérience de la guerre de John Nash le chemin des mules, photographie au milieu des hommes juste après l'attaque pendant le conflit vietnamien (source ? Journaliste ?), photographie aérienne quelques jours après l'attaque témoignant de l'importance de la destruction (Source ?)

Mais malgré ces différences liées aux types de conflit représentés on retrouve des ressemblances qui soulignent une certaine unité de la guerre au XXème

siècle.

la destruction : terre retournée, arbres calcinés, ruines ou machines détruites.

La guerre au XXème siècle est confrontée à une violence nouvelle liée à des armes de plus en plus perfectionnées et de plus en plus destructrices…

les hommes relégués au second plan : cf. les hommes et les mules

minuscules comme perdus au centre du tableau, le document 2, à l'opposé au cœur d'un groupe d'hommes mais semblent très fragiles et hagards face à la violence qui s'est déchaînée précédemment, doc 3, l'immensité du site ne laisse pas apparaître l'humain.

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Le XXème siècle est un siècle guerrier qui voit se succéder de nombreux conflits de toutes sortes ;

WW, de décolonisation, guerre idéologiques telles que la GF ou les conflictualités + récentes terroristes.

Au fil de la succession de ces conflits les progrès techniques s'accélèrent menant à des destructions de plus en plus importantes, les combattants mais aussi les civils se voient confrontés à une violence sans précédent !

Violence si extrême (cf. Hiroshima et Nagasaki) qu'elle va aussi mener les hommes vers un refus de la guerre ou, tout au moins, une volonté de l'empêcher.

En fait lors des deux guerres mondiales c'est la guerre totale qui se met en place allant jusqu' aux massacres de masse et aux génocides.

(Def : une guerre totale est une guerre qui mobilise toutes les ressources des Etats durant une longue période dans un but d'anéantissement de l'adversaire.)

Après 1945, un nouveau contexte se met en place lié à l'apparition de l'arme atomique.

La guerre n'est pas impossible mais beaucoup moins probable, il s'agit désormais de prévenir les conflits et d'en limiter leur étendue.

I) Guerres mondiales et espoirs de paix.

Il s'agit de comprendre l'entrée dans la guerre totale et le désir à posteriori de construire la paix

II) De la Guerre froide à de nouvelles conflictualités.

Il s'agit d'étudier le maintien des guerres (parfois sous des formes nouvelles) mais aussi des réflexions et des actions autour de la paix.

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I) Guerres mondiales et espoirs de paix (10) Photo « Borne frontière traité de Versailles »

Introduction

Les deux guerres mondiales du XXème siècle ont provoqué un accroissement sans précédent de la violence de guerre.

Alors que des millions de combattants meurent et souffrent à cause de l'armement moderne de plus en plus meurtrier, les populations civiles sont maltraitées,

affamées, bombardées voire même exterminées lors de génocides.

Comment expliquer le déchaînement de la violence guerrière dans les conflits de la première moitié du XXème siècle ?

Quelles souffrances les combattants et les civils ont-ils endurées ? Comment les Etats vont-ils essayer de sortir de la logique de guerre au lendemain des conflits ?

1) Comment la première guerre mondiale est-elle devenue la première guerre totale ?

Photo 1 p82 « La mort dans les tranchées : l’obus, 1915 »

1.1) A l’origine, nationalismes & jeu d’alliances Carte « Les transformation de l’Europe, 1850-1914 » a) le nationalisme européen

Def de nationalisme : vient du terme nation ?

nation : ensemble d'hommes et de femmes ayant le sentiment d'appartenir à une communauté soudée par une culture, une langue, des formes d'organisation sociale, une histoire ou des valeurs communes et vivant le plus souvent sur un même territoire.

Nationalisme :

1er sens : volonté d'une nation d'accéder à son indépendance, cad avoir son propre Etat, son propre pays.

2ème sens : plus péjoratif, croire que sa nation est supérieure aux autres et qu'on peut donc l'utiliser pour dominer les autres.

A partir du milieu du XIXème siècle, le nationalisme s'est répandu en Europe.

De nouveaux Etats sont apparus réunissant enfin des nations européennes : ex. L'Allemagne unifiée en 1871, l'Italie en 1861

Dans le même temps, de vieilles nations telles que la France et le Royaume-Uni ont renforcé leur nationalisme pour stabiliser leur Etat.

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-développement des hymnes nationaux (la Marseillaise, God save the Queen), -des figures incarnant la nation (Marianne, Germania, Britannia),

-des héros populaires tirés de l'Histoire (Vercingétorix, Jeanne d'Arc).

il s'agit de montrer la grandeur de sa nation, sa force.

-De plus on diffuse ce nationalisme à travers l'école qui devient obligatoire dans tous les pays européens à la fin du XIXème siècle mis aussi à travers le service militaire qui lui aussi est obligatoire pour les jeunes hommes.

Affiche « Lisez la revanche »

Cela crée des tensions très dures en Europe.

Cf. course aux colonies des Européens fin XIXème, on frôle la guerre à plusieurs reprises (impérialisme).

exemple le plus dur, Allemagne-France

Les deux grands voisins s'opposent en 1870 lors d'une guerre rapide qui voit l'effondrement de la France (Second Empire) et la perte des régions Alsace et Lorraine au profit de L'Allemagne nouvelle.

D'où la haine et le ressentiment français vis à vis des Allemands. beaucoup d'écrits, de chansons se moquent de l'Allemand et appellent à la revanche.

Revanche qui aura lieu dès 1914, lorsque tout ces nationalismes pousseront les opinions européennes à la guerre lors de la crise internationale de l'été 1914…

b) L'attentat de Sarajevo

Une « Petit Parisien 29 juin 1914 »

Le 28 juin 1914 à Sarajevo (ville importante de l'Autriche-Hongrie, capitale de la région de Bosnie), l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie, l'archiduc François Ferdinand et sa femme sont en visite à l'occasion de grandes manœuvres militaires. Ils sont assassinés par un étudiant bosniaque (Prinzip)

C'est cet événement qui va déclencher la WW1 en plusieurs étapes :

-cet étudiant s'avère être proche du pays voisin la Serbie et des mouvements nationalistes Yougoslaves (slaves du sud, ici nationalistes qui veulent ê indépendants de l'Autriche-Hongrie)

-L'Autriche-Hongrie utilise donc ce lien entre l'assassin et la Serbie pour déclarer la guerre à celle-ci le 28 juillet 1914 et bombarder Belgrade sa capitale, déclaration qui va entraîner l'Europe dans la guerre…

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c) le jeu des alliances et l'extension du conflit Carte «Principales alliance à la veille de 1914 »

En 1914, l'Europe est coupée en deux selon deux grandes alliances, càd des traités militaires d'aide mutuelle :

La Triple Alliance : Allemagne + Autriche + Italie La Triple Entente : France + Royaume-Uni + Russie

cf. chronologie :

-1ère à bouger, la Russie qui ne peut laisser son allié slave serbe se faire attaquer sans rien dire.

-Soutenue par la France elle donne l'ordre de mobilisation le 30 juillet.

-le lendemain (31 juillet) l'Allemagne demande à la Russie d'arrêter la mobilisation

-devant son refus, le 1er août l'Allemagne mobilise et déclare la guerre à la Russie. - -A ce moment là, la France puis le RU rentre dans le conflit

En un peu plus d'un mois, la logique de la guerre, s'est donc imposée à toute l'Europe !

1.2) Une guerre totale

Photo « Ouvrières dans une usine d’obus, Angleterre, 1916 »

a) une guerre très longue et mondiale Frise p85

Carte 1 p84 « Les fronts de 1914 à 1917 »

1914 : l'échec de la guerre de mouvement

Tous le états-majors ont prévu une guerre rapide. Mais ces projections ne tiennent pas compte des nouveaux armements nés de l'industrie de la puissance nouvelle des armes à feux modernes.

Cet échec des mouvements rapides se retrouve sur les fronts russes et Autrichiens et à l'automne 1914, c'est l'enlisement du conflit.

La lente usure (1915-1916)

Plus de mouvement, les fronts se stabilisent et ppor se protéger du feu ennemi les soldats s'enterrent, c'est l'apparition des fameuses tranchées = guerre de position Le front varie très peu !

Cela se vérifie même lors de batailles restées célèbres telles que la Somme (juillet à novembre 1916) et surtout Verdun. (février-décembre 1916 !)

En fait à la fin 1916, l'impasse apparaît totale, rien n'a bougé en Europe si ce n'est le nombre de morts et de blessés de part et d'autres !

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1917 : le tournant de la guerre

-l'entrée en guerre des Etats-Unis. Conséquence de la guerre sous marine à outrance pratiquée par les ALL pour affamer les Britanniques, ils coulent tous les cargos dans la Manche et l'Atlantique dont un états-unien qui pousse les Etats- Unis en avril 1917.

-mais seule nouvelle positive pr les Alliés car :

-fin du front de l'est ! La révolution éclate en Russie à partir de février 1917, le front se disloque à l'est et les communistes qui ont pris le pouvoir à partir d'octobre signent un armistice avec les ALL le 15 décembre 1917.

Les ALL peuvent donc réaffecter de nombreuses divisions au front de l'ouest ! -mutineries dans l'armée française.

Les morts incessantes, les attaques suicides+ fatigue des hommes+ propagande pacifiste influencée par les événements russes provoque dans l'armée française une vague de mutineries.

Carte 2 p85 « Les fronts en 1918 » 1918 : le dénouement

Cette année là sera décisive car dans les 2 camps les hommes comme les civils n'en peuvent plus ! les 2 camps vont donc essayer de forcer la décision.

-échec de l'offensive allemande. Au départ, avancée ALL mais les alliés résistent.

La situation a basculé fin juillet en faveur des Alliés par les 1,2m d’ Américains du Général Pershing.

-la contre-offensive alliée et l'armistice

Appuyés par l'aviation et les chars, moyens modernes, Foch lance le 8 août son armée à la reconquête.

Epuisés, les Allemands reculent. LENTEMENT, mais ils perdent espoir …

Le 9 novembre Berlin se soulève et proclame la République : Guillaume II abdique et se réfugie en Hollande !

Pourtant le territoire ALL n'est pas envahi et l'armée recule en bon ordre, ce n'est pas la débâcle !

Finalement le nouveau gouvernement ALL décide d'arrêter la guerre et signe à Rethondes l'armistice le 11 novembre 1918.

la guerre aura duré plus de 4 ans et marque l'entrée tragique dans le XXème siècle, de par sa durée et le nombre de pays impliqué, elle a surtout un caractère nouveau, presque révolutionnaire, d'où son nom de 'Grande Guerre'.

Une nouveauté qui a entraîné un contrôle sans précédent des Etats sur la population…

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b) une guerre psychologique

Dossier p98-99 « La mobilisation des esprits » Une 2 p98 « Petit Journal 20/09/1914 »

4 longues années de guerre, des millions de morts, des conditions de vie très difficiles pour les civils…

Il apparaît donc vital pour les Etats en guerre de contrôler l'opinion publique, de lui faire accepter cet effort sans précédent.

Pour cela une propagande d'Etat est mise en place, il s'agit de contrôler les informations contenues dans la presse pour ne pas décourager la population.

Parfois véritable "bourrage de crâne".

Censure sur les conditions du combat, on fanatise le patriotisme et on déprécie l'ennemi (diabolisation).

De chaque côté la guerre est vue comme une cause juste face à un adversaire barbare et responsable !

c) une guerre industrielle

Dossier p96-97 « La mobilisation économique »

WW1 intervient au moment de la seconde RI, elle va donc bénéficier des nouvelles capacités de production mais aussi des nouvelles technologies :

-développement obus, canons, mitraillettes, fusils… amélioration de la

précision, de la vitesse et surtout de la capacité de destruction. De plus, à cela s'ajoute toutes les industries mécaniques liées à l'acier et à l'usage du pétrole propre à la 2° RI qui vont prendre de plus en plus d'importance au fil des années de combat (camion, automobile, chars, aviation…)

Là aussi la guerre est totale. C'est aussi une guerre industrielle, il s'agit de produire plus d'armement que l'ennemi. Ainsi, les usines tournent à plein régime et l'on a remplacé les hommes partis combattre par des femmes ou des travailleurs venus des colonies.

Mais il s'agit aussi de nourrir les combattants et les populations pour cela les femmes travaillent dans les champs.

Enfin de grands emprunts sont lancés pour financer l’effort de guerre.

Pendant 4 ans, les cadences st terribles (10 heures par jr) et les salaires st plafonnés par l'Etat qui intervient dans l'Economie !

WW1 = une guerre totale par sa durée et la mobilisation idéologique et économique qu'elle implique.

Il s'agit de mobiliser à la fois tous les hommes qui peuvent combattre sur le front et tout le reste de la population à l'arrière pour faire tourner la machine économique.

Mais la propagande d'Etat n'efface pas la réalité première de la guerre la souffrance au front comme à l'arrière.

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1.3) Vies et morts quotidiennes, l'expérience de la guerre Dossier p88-89 « L’expérience combattante »

Photos « La fleur au fusil en 1914, Fort de Vaux, tranchée ALL après l’assaut » a) le front : l’accoutumance à l’horreur

-de simples civils : L’immense majorité des soldats= des conscrits donc des gens peu ou pas formés pour la guerre. La majorité du temps=des ruraux ! Voire même des ruraux venus des colonies !

Au départ : la « fleur au fusil » sûr de revenir pour l’automne mais le conflit s ‘enlisant tous ces hommes apprennent à devenir soldats.

La militarisation = progressive : -équipement, entraînement, hiérarchie militaire inculquée.

La répression de l'indiscipline.

-l’horreur des tranchées :

La vie des soldats = très pénible : boue gluante, sans hygiène, dans la crainte de la mort qui peut survenir à tout moment (grenade, obus, gaz…)

En fait les hommes ne sont plus de véritables combattants mais de la « chair à canons »

On est loin de l’héroïsme (déshumanisation, animalité…)

1917 on assiste à des mutineries dans l'armée française qui seront réprimées.

La répression est importante même si on ne connaît pas encore les chiffres précis (chiffres officiels 49 fusillés sur 554 condamnés)

Retour au calme avec changement de commandement Pétain remplace Nivelle haï de tous.

Milliers de morts et de mutilés irrécupérables pour la société d’après-guerre.

Surtout pour des avancées minimes ! Toutes les offensives de chaque côté=hécatombe

Des blessés souvent amputés, défigurés ! Cf. Les hôpitaux de campagne vont au plus rapide, on pratique le ‘triage’ càd qu’on soigne en priorité ceux qui pourront retourner au combat puis ensuite les autres !

-multiplication des amputés, des gueules cassées, des troubles psychologiques sans espoir. Marques indélébiles !

Histoire des arts p 102-103« Expérience combattante selon Otto Dix »

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b) A l'arrière

Dossier p92-93 « Les civils, victimes de la guerre » Photo « Ruines Arras, 1918 »

les travailleurs

Comme on l'a vu précédemment, la guerre entraîne une modification de la mdo (+de femmes et de non qualifiés) les cadences sont infernales et les salaires bloqués d'où en 1917 les problèmes nouveaux les grèves et les cessations de travail pour protester !

les profiteurs et les « planqués »

Tous ceux qui bénéficient des commandes militaires augmentent grandement leur richesse (ex. André Citroën qui transforme ses usines en usines d'obus durant la guerre)

Mais ce ne st pas eux qui st désignés comme profiteurs. Il s'agit plutôt des

boutiquiers, épiciers et autres commerçants qui viennent approvisionner le front à des prix très élevés avec des marchandises de mauvaises qualités.

De +, la vie à l'arrière dans certains beaux quartiers parisiens contrastent avec la vie du front et choquent les poilus en permission : magasins éclairés, spectacles nocturnes et femmes aux bras des "embusqués" !

Photo « Monuments au morts de Lodève » Tableau 3 p87 « Bilan humain de la guerre »

les victimes de la guerre, combattants et civils

Mais à part ces rares exceptions, c'est le malheur qui touche toutes les familles françaises et d'Europe.

60% des 10 millions de morts=des jeunes hommes âgés de 20 à 30 ans. Rares sont les familles qui n'ont pas un fils, un neveu ou un cousin mort à la guerre, l'autre mutilé ou devenu fou !!

Cette guerre est un profond traumatisme de chaque côté. après ça la vie ne sera plus pareille, grosse coupe dans la pyramide des âges (saignée de la Grande Guerre), nombre impressionnant de jeunes femmes veuves ou célibataires.

Véritable traumatisme incarné par les monuments aux morts et les cimetières ! Mais les civils sont aussi extrêmement touchés par la guerre.

Les zones de combats dévastées, certaines régions touchées par les bombardements à distance (cf. Paris).

Les régions occupées (Belgique, France, Serbie…) voient les civils malmenés par l'ennemi (travail forcé, viol…)

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Texte 5 p93 « Témoignage sur le génocide arménien » le génocide arménien (1915-1916)

Empire Ottoman allié de l'ALL, Autriche-Hongrie et donc adversaire de la Russie sur le front de l'Est.

Au sein de l'Empire Ottoman, de nombreuses minorités dont les Arméniens. Ils représentent avant guerre 2.2 millions, ils sont chrétiens et certains revendiquent l'indépendance.

Vus comme ennemis de l'intérieur, accusés de trahison et de complicité avec l'ennemi russe, ils vont être impitoyablement massacrés par le gouvernement nationaliste turc.

Les élites sont arrêtées et mises à mort, les autres sont déportées sous forme de marches forcées où beaucoup périssent.

Au total, on évalue à plus d'un million le nombre d'arméniens tués entre 1915 et 1916. Appelé massacre par les contemporains cet événement =le "génocide

arménien"

Génocide : destruction physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques ou

religieuses.

Conclusion

Nouvelle par son extension & par l’ampleur des moyens humains & matériels qu’il a fallu rassembler, la Première Guerre mondiale apparait comme la première guerre totale.

En 1918, épuisement généralisé. La "Der des der" Et pourtant, 20 ans plus tard la guerre renaît en Europe et radicalise encore plus la notion de guerre totale.

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2) La Seconde Guerre Mondiale : une radicalisation de la guerre totale ?

Photo « Cologne en 1945 »

2.1) les grandes phases de la guerre Chronologie p104

a) les victoires de l'Axe (1939-1942)

Carte 2 p105 « Expansion de l’ALL nazie, 1939-1942 »

La seconde guerre mondiale débute le 1er septembre 1939 par l'invasion de la Pologne par les troupes allemandes commandées par le régime nazi

d'Hitler, elle va voir s'affronter d'un côté les armées de l'Axe (all+Italie+Japon) et de l'autre celles des Alliés.

Au départ les Alliés=les démocraties européennes qui vont vite être défaites par la fameuse "guerre éclair" (blitzkrieg) hormis le Royaume-Uni de Churchill qui résiste.

Jusqu'en 1942, les forces de l'Axe s'étendent de conquêtes en conquêtes cf. cartes 1 et 2 p. 104-105

Mais l'équilibre des forces va progressivement s'inverser à partir de 1941

b) le reflux de l'Axe et les victoires alliées

Carte 3 p105 « La libération de l’Europe par les alliés, 1942-1945)

22 Juin 1941 : début de l'opération barberousse, l'URSS rejoint les Alliés 7 décembre 1941 : Pearl Harbor, entrée en guerre des Etats-Unis

A partir de 1942, les Alliés enchaînent les victoires (attention batailles

acharnées ! ) Stalingrad à l'est amorce la reconquête de l'Armée Rouge en Europe de l'Est,

les débarquements en Afrique du Nord en novembre 1942 puis en Normandie et en Provence en Juin et août 1944 permettent progressivement la reconquête en Europe de l'Ouest par les troupes alliées principalement britanniques et

américaines (+ FRA libre) .

Prise en étau entre deux armées l'Allemagne capitule le 8 mai 1945.

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Carte 1 p104 « La guerre en Asie »

En Asie devant la résistance acharnée des Japonais, les Américains choisissent d'utiliser la tout nouvelle bombe atomique les 6 et 9 août 1945 à

Hiroshima et Nagasaki, ce qui mène à la capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

Mais cette chronologie sommaire ne permet pas de comprendre la spécificité de cette guerre et en quoi elle prolonge et accentue les caractéristiques de la Première GM.

Le rôle joué par l'industrie se retrouve et est encore accentué, la guerre de mouvement remplace la guerre de position accentuant les victimes civiles. Civils qui vont désormais être la cible directe des actions militaires par le biais des bombardements ou par la politique génocidaire des Nazis.

Comment expliquer cette radicalisation de la guerre ?

2.2) Pertes humaines et destructions de masse

Photo 5 p111 « Fosse commune, Bergen-Belsen, mai 1945 »

a) la stratégie de la blitzkrieg et ses conséquences humaines Photo « Panzer en Pologne, septembre 1939 »

La Blitzkrieg : un avantage stratégique des Allemands en Europe

Elle permet à Hitler de dominer en deux ans presque la totalité du continent européen. Il s’agit avant tout d’un avantage stratégique plus que d’une supériorité en hommes ou en matériel.

La Blitzkrieg (ou Guerre Eclair, opposé de la guerre de 14-18=guerre de

positionnement, d’enlisement) consiste à défoncer par surprise et le plus vite possible les défenses ennemies (bombardements de l’aviation, parachutage, intervention des blindés=la panzerdivision), d’exploiter ensuite la brèche effectuée par les divisions blindées qui pénètrent profondément en territoire ennemi.

C’est cette stratégie qu’utilise l’Allemagne successivement contre la Pologne, la Scandinavie, la France et enfin l’URSS.

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Carte « Campagne de France »

la campagne de France et la débâcle de mai-juin 1940 (un exemple de la stratégie de la Blitzkrieg) :

Après les victoires en Pologne et en Scandinavie, Hitler lance ses hommes le 10 mai 1940, à l'attaque de l'Europe de l'Ouest.

Les troupes allemandes violent (une nouvelle fois, cf.1ère GM) la neutralité des Pays-Bas, et de la Belgique de manière à attirer les troupes franco-britanniques vers le nord de la France.

Mais les panzer percent le front à Sedan le 14 mai (après avoir violé la neutralité luxembourgeoise) et foncent vers la mer encerclant la moitié des troupes alliées.

Les Pays-Bas capitulent le 15, la Belgique le 27 mai.

Plus de 335 000 soldats des armées alliés s’embarquent comme ils peuvent dans la région de Dunkerque vers le Royaume Uni.

Le reste de l’armée française ne cesse de reculer face à la pression des

Allemands. La retraite est d’autant plus difficile que plus de 12 millions de civils se jettent sur les routes : c’est la débâcle.

L’Italie déclare la guerre à la France le 10 juin.

Paris capitule (ville ouverte) le 14 juin.

Le 17 juin, un nouveau gouvernement, à la tête duquel se trouve le maréchal P.

Pétain, demande l’armistice.

Il est signé le 22 juin.

Photo « Hitler à Paris, 23 juin 1940 »

La France a été foudroyée en l’espace de 6 semaines et a perdu 92 000 soldats. C’est la plus grande défaite militaire de toute son histoire.

La campagne de France montre la supériorité de la stratégie allemande reposant sur la vitesse et la surprise, elle montre aussi que les civils peuvent être pris pour cible. Lors de leur fuite, ou les villes elles-mêmes peuvent être bombardées (après Varsovie, ici Rotterdam).

La guerre éclair = aussi une rupture par les bombardements massifs qu'elle inaugure.

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b) les bombardements de masse et la répression des populations occupées, une stratégie d'anéantissement

Texte 1 p118 « Un bombardement stratégique : le Blitz »

Dossier p118-119 « Les bombardements de guerre, une stratégie d’anéantissement »

Inaugurés dès la guerre d'Espagne et le fameux massacre de Guernica par la Légion Condor le 27 avril 1937, les bombardements massifs de civils vont se

multiplier pendant la seconde guerre mondiale.

Excepté le cas des guerres civiles, c'est le seul conflit du XXème siècle qui a fait plus de victimes civiles que de soldats tués au combat.

Avec ces bombardements massifs la frontière est effacée entre le front et l'arrière, entre les civils et les militaires.

Cela s'explique par la dimension idéologique du conflit.

Dans la vision du monde des Nazis, la guerre ne confronte pas des Etats mais des peuples en lutte pour leur survie. Elle doit permettre d'assurer la domination durable de la race "aryenne" en Europe. Forts de leur supériorité ethnique les Nazis ne se posent pas de question morale avant le bombardement de villes.

De la même façon, les Alliés qui se regroupent et s'unissent contre la barbarie nazie et justifient leur combat par la défense et la liberté de la démocratie n'hésiteront pas à utiliser les bombardements de masse contre l'Axe.

(vengeance ?)

En fait, tout au long de la seconde guerre mondiale les bombardements massifs vont être utilisés à des fins stratégiques. Il s'agit de viser des objectifs économiques et militaires (usines, aéroport, casernes…)

mais aussi les populations civiles afin de briser les ressources morales et matérielles de l'adversaire.

Exemple de bombardement, le Blitz

Photo « Londres en flamme, 7 septembre 1940 » Photo 3 p118 « Dresde après le 14/02/1945 »

Insister sur le moral britannique, la survie malgré la menace permanente.

A cette terreur les Américains et les Britanniques répondront par la même tactique

Exemple le bombardement de Dresde (document 3 p. 118)

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c) la réalité de la domination nazie en Europe

Photo 4 p121 « Oradour-sur-Glane, novembre 1944 »

La violence des bombardements contre le régime nazi et les civils allemands ne choquent absolument pas les consciences européennes ou américaines car elles répondent aussi à la violence de l'occupation nazie qui par le biais des SS et la gestapo font régner la terreur en Europe.

La répression de tout acte de résistance est terrible. Torture, exécution sommaire, déportation attendent le résistant qui se fait prendre.

Des villages entiers sont massacrés en représailles

Lidice en Tchécoslovaquie : ap. assassinat de Heidrich, le Reichprotektor de Prague, représailles sur Lidice,

tous les hommes fusillés,

les femmes déportées à Ravensbruck, les enfants=dispersés dans les orphelinats, le village rasé

Oradour-sur-Glane, Centre, Haute-Vienne en France.

Le 10 juin 1944, les SS par mesure de représailles massacrent 643 personnes dont 500 femmes et enfants qui meurent enfermés dans l’église volontairement

incendiée.

Oradour=symbole de la barbarie nazie.

Outre le fait que les Allemands pillent économiquement (impôts,

réquisitions) et humainement (mise en place du STO en 1942) l'Europe occupée reprenant ainsi les caractéristiques économiques d'une guerre totale déjà présentes lors de la 1ère GM.

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d) la guerre du Pacifique, des massacres de masse à l'éclair atomique Photo « Nagasaki, 9 août 1945 »

-Sur le front asiatique, on retrouve une même escalade dans la violence et la terreur.

Régime militarisé et expansionniste en Chine depuis les années 1930, le Japon impérial ressemble aux fascismes européens mettant en avant la supériorité de la race japonaise sur les autres races asiatiques.

Ils justifient par là même des massacres de masse comme celui de Nankin en décembre 1937 en Chine (texte, Nankin entre 50000 et 90000 morts 8000 à 20000 femmes chinoises violées),

la mise en place de travail forcé dans les pays occupés ou encore la prostitution de force de milliers de femmes coréennes.

C'est contre ce Japon là que les Etats-Unis se battent dans la guerre du Pacifique depuis l'attaque de Pearl Harbour en 1941.

Contrairement à ce qui se passe en Europe, en Asie, la reconquête du Pacifique se heurte à des difficultés importantes, dues aux distances et au climat tropical.

La victoire finale dépend avant tout des victoires en mer.

La puissance industrielle de l’économie de guerre des EU permet de couvrir les besoins militaires de l’Europe et de l’Asie.

Très vite l’organisation des EU, qui donne priorité aux productions de guerre, l’emporte sur le Japon.

Mais les Japonais s’accrochent farouchement dans les îles.

En juin 1944, les Américains avancent. C’est alors que les Japonais utilisent pour la première fois les Kamikazes.

Les bombardements des B29 s’intensifient alors sur les centres industriels. Mais le moral des japonais ne désarme pas.

Devant la farouche résistance du peuple japonais, l’état-major américain estime que la conquête du Japon pourrait coûter plus d’un million de morts. Le président des EU, Harry Truman, décide alors d’utiliser l’arme atomique qui vient d’être mise au point au centre de recherches de Los Alamos (Nouveau Mexique) sous la direction de Julius Robert Oppenheimer.

Deux bombes atomiques sont lâchées sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 8 août 1945.(texte de justification de H Truman : lecture 6 p. 119.)

Face à la puissance terrifiante de l’arme nucléaire, le Japon cesse le combat et signe la capitulation le 2 septembre 1945. La Seconde Guerre mondiale est terminée.

Texte 5 p119 « Albert Camus, Combat, 8 août 1945 »

Mais le choc créé par l'utilisation de la bombe atomique est sans précédent.

La guerre au XXème siècle ne sera plus la même après Hiroshima, les règles dites et non dites vont évoluer et transformer tous les conflits futurs. Il y a un avant et un après Hiroshima.

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Transition : Ce point de rupture lié à l'utilisation de la bombe atomique vient

parachever la violence employée contre les civils tout au long de la seconde guerre mondiale.

A cette violence sans précédent née d'un arsenal de plus en plus destructeur s'ajoute pour les consciences européennes la découverte en 1945 de l'étendue des génocides juif et tzigane perpétrés par les Nazis.

2.3) l'Horreur nazie : l'extermination des Juifs et des Tsiganes Photo « Libération du camp de Nordhausen par les Américains » Dossier p110-111 « Le génocide des Juifs & des Tziganes »

a) une application progressive de l’idéologie raciste Photo « Ouverture Dachau 1933 »

la mise à l'écart des populations jugées asociales ou nuisibles

Toute cette horreur découle directement de l’idéologie développée dans Mein Kampf, il s’agit pour les Nazis d’appliquer la hiérarchie des races.

Les races dites inférieures présentes sur les territoires dominés par les Nazis doivent être mis à l’écart puis progressivement éliminés.

1933-1938 : lois antisémites en Allemagne. Progressivement, les Juifs ALL sont exclus de la société, obligés de porter l’étoile juive puis violentés et enfermés dans des camps notamment lors de la nuit tragique Nuit de cristal 10 Novembre 1938 Les déportations commencent dans les pays occupés par les Allemands.

Cette discrimination s'applique aussi directement aux tsiganes dès l'arrivée au pouvoir des Nazis en 1933.

Le Centre de recherches en hygiène raciale mis en place par le nouveau régime considérant qu'une majorité des Tsiganes était en fait des métis (Mischling)

concluait qu'ils étaient des asociaux par leur mode de vie et une race hybride par leur métissage biologique, ce qui impliquait qu'aucune "rééducation" n'était possible.

Ce centre de recherches en hygiène raciale proposait d'ailleurs de tous les stériliser pour solutionner la question tsigane.

Peu à peu, les Tsiganes subirent le sort réservé aux Juifs : les mariages mixtes furent interdits, les enfants exclus de l'école, les adultes de l'armée, les travailleurs soumis à un impôt spécial, etc.

Ils parachevèrent la politique de sédentarisation en internant les Tsiganes dans des camps communaux puis des camps de concentration.

Venus de toute l'Allemagne et d'Autriche, assimilés à des asociaux (ils portent le triangle noir) ils sont plusieurs milliers à être enfermés dans ces camps de concentration en Allemagne où beaucoup périssent à cause des travaux forcés.

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Photo 2 p83 « Rafle dans le ghetto de Varsovie, 1943 » la mise en place des ghettos

1939 : occupation de la Pologne et mise en place des ghettos pour les Juifs.

quartiers réservés desquels ils ne pouvaient sortir où des milliers de familles meurent de faim, d’épidémies et des brutalités perpétrées par les nazis puis déportés progressivement.

En 1943, le ghetto de Varsovie se soulève en vain. Les survivants sont envoyés vers les camps de la mort.

b) la déportation et la solution finale

Dessin « Transformation des boches, URSS, 1943 »

En 1941, avec la guerre à l'Est et le début de l'opération Barberousse, on assiste à une radicalisation de la violence.

L'armée allemande et les SS se retrouvent confrontés directement confrontés à leurs ennemis idéologiques le "judéo-bolchevisme" et les "sous races' qu'on leur a appris à détester : Slaves, Tziganes et Juifs.

Derrière l'armée allemande qui avance des SS doivent au départ éliminer les cadres du parti communiste pour très rapidement se concentrer sur l'élimination des communautés juives.

Photo « Einsatzgruppen, Ukraine, 1941 »

Ce sont les massacres systématiques des Juifs par les Einsatzgruppen groupe d’intervention SS (ex. 29-30 septembre 1941 : massacre de Babi Yar en Ukraine, plus de 33 000 juifs exécutés).

C'est ce que certains appelleront plus tard la "Shoah par balles"

Les tsiganes nombreux eux aussi à l'est vont aussi connaître les massacres de masse par les Einsatzgruppen ou leurs alliés (les nationalistes ukrainiens ou baltes) au total des milliers de tsiganes furent tués.

Mais ces massacres de massacre pas assez efficaces + troubles des hommes qui doivent exécuter femmes et enfants de sans froid…

Texte 2 p110 « Wannsee, 20 janvier 1942 »

20 janvier 1942 : la conférence de Wannsee officialise la "solution finale de la question juive" en Europe.

Effroi de l’expression. Eradication systématique de tout un peuple. Point de non retour, ultime barbarie=usage industriel

Mai 1942-novembre 1944 : les chambres à gaz fonctionnent continuellement.

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1940 : la déportation des Tziganes vers le gouvernement autonome de Pologne est décidée.

La déportation systématique des Tsiganes prit toute sa dimension avec le décret appelé "Auschwitz Erlass" signé par Heinrich Himmler le 16 décembre 1942. Ce décret ordonnait la déportation à Auschwitz de tous les Tsiganes du Grand Reich.

Peu de temps après, le décret fut élargi aux Tsiganes habitant l'Autriche, le Nord de la France, la Pologne, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

Mais pour bien comprendre ce processus d'extermination et son fonctionnement et pour éviter les confusions, il importe de distinguer camps de concentration et camps d’extermination.

c) Les camps de concentration et camp d'extermination Carte p109 « L’Europe des camps »

Photo « Camp de concentration de Mauthausen » les camps de concentration

Ils étaient destinés à tous les individus jugés dangereux pour le régime Nazi.(communistes, homosexuels, hommes politiques, journalistes, artistes, il s’agit de broyer la pensée).

Ils furent créés sur le territoire Allemand dès 1933. Le camp de concentration de DACHAU, dans la proche banlieue de Munich, est ouvert moins de deux mois après l’arrivée au pouvoir de Hitler.

Ils étaient au nombre d’une douzaine DACHAU, BUCHENWALD, BERGEN- BELSEN, NATZWILLER-STRUTHOF.

On estime qu’entre septembre 1939 et Janvier 1945, 1 600 000 personnes y ont été déportées. Le taux de mortalité y variait entre 30 et 60%.

Les camps de concentration=camps de la mort lente.

Ils accueillirent beaucoup de tsiganes all et autrichiens avant 1939 dont beaucoup périrent.

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Photos « Rampe Auschwitz mai ou juin 1944 » Photo « Crématoire V, Birkenau, août 1944 »

Dossier p112-113 « Le camps d’Auschwitz, une usine de mort » Les camps d’extermination

C’est le 20 janvier 1942, à la conférence de Wannsee, qu’est décidée la déportation systématique des juifs et des tziganes (200 000 morts) vers les camps d’extermination.

Ils servaient uniquement à liquider physiquement leur population. Au nombre de six, ils ont fonctionné de 1941 à 1945.

Quatre d’entre eux étaient uniquement des camps d’extermination : CHELMNO, BELZEC, SOBIBOR et TREBLINKA. On peut dans ce cas à peine parler de camps : c’étaient des terminus ferroviaires où, dès leur arrivée, les déportés étaient conduits directement aux camions à gaz ou aux chambres à gaz pour être tués.

Deux autres camps : AUSCHWITZ-BIRKENAU, véritable "usine de mort", et

LUBLIN-MAÏDANEK, ont été des camps mixtes : d’abord camps de concentration, puis aménagés pour une large part en installations d’extermination avec chambres à gaz et crématoires.

Les Tsiganes d'Europe sont envoyés à Auschwitz selon les ordres d'Himmler. Les Tsiganes furent les seuls à ne pas connaître la sélection sur la rampe d'Auschwitz, ils furent aussi les seuls à vivre en famille. La plupart de ces Tsiganes sont morts de faim, de maladies et des suites des expériences médicales pratiquées par le

docteur Mengele. Dans la nuit du 2 au 3 août 1944, après le départ de ceux jugés aptes à travailler, les 2 897 personnes restées au "camp de familles" furent gazées.

Entre 1941 et la fin de 1944, on estime à 2.7 millions le nombre de victimes des camps d’extermination.

Pour le seul camp d’AUSCHWITZ-BIRKENAU le nombre s’élève entre 800 000 et 1.1 million.

Tableau 2 p117 « Bilan du génocide »

Au total, de 5.5 à 6 millions de juifs ont péri. C’est une horreur sans nom : la Shoah.

C’est le génocide des Juifs d’Europe, exterminés du simple fait de leur naissance.

Horreur sup. de la Shoah car extermination systématique avec des moyens ind., il s’agit de tuer le plus possible, le plus rapidement possible.

A cela s'ajoute le génocide des Tziganes (autour de 200 000 morts)

Conclusion

La WW2 amplifie les efforts & les violences de la WW1. Cette guerre idéologique &

industrielle précipite le monde dans la mort de masse et se conclue par la découverte des camps d’extermination et du potentiel destructeur de l’arme atomique.

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Biographies « Hitler, Roosevelt, Staline, Churchill”

Révisions & exercices p122-123 Méthode p126-127 « composition »

Méthode p124-125 « Expliquer un témoignage »

Dossier p114-115 « Les résistances à la politique d’extermination »

Transition : Ainsi, comme après le 11 novembre 1918, à la fin de la seconde GM en septembre 1945, le monde est sous le choc. Comme le dit Camus réagissant à Hiroshima "la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de

sauvagerie" et comme en 1919, l'Humanité va essayer en 1945 de retrouver la paix et de la stabiliser.

3) Face aux chocs des guerres mondiales, comment les nations vont-elles tenter d’imposer la paix ?

Photo 3 p141 « La non violence , Reuterswärd, 1980 »

3.1) L'expérience inaboutie de la SDN

Dossier p132-133 « La SDN & la sécurité collective »

a) Origines

Carte p130 « L’Europe aux lendemains de la Première Guerre mondiale »

En janvier 1919 se réunit à Versailles la conférence de la paix. 3 principaux négociateurs : Lloyd George (RU), Clemenceau (Frce) et Wilson (EU) (+ Orlando pr Italie)

-Wilson, le seul non européen se pose en arbitre et défend les principes de réconciliation, de liberté et de justices contenus dans les 14 points qu’il avait présenté devant le Sénat américain en janvier 1918.

Il s'agit à ses yeux de rompre avec la logique des alliances qui a conduit implacablement à la guerre dans l'été 1914.

Il faut donc mettre en place un nouvel ordre mondial fondé sur le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.

Pour faire respecter ce nouvel ordre mondial, il propose dans ces 14 points une

"association générale des nations" chargée d'assurer la Sécurité collective.

(organisation des relations internationales visant à maintenir la paix par le droit et l'arbitrage, et non plus par des alliances militaires ou des accords secrets).

Négociée pendant le traité de Versailles cette nouvelle organisation voit le jour avant même la signature du traité, le 28 avril 1919 le pacte fondateur de la SDN est créé…

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b) Principes et fonctionnement de la SDN

Texte 1 p132 « Extraits du pacte de la SDN, 1919 »

Les Etats membres de la SDN s'engagent à ne pas recourir à la guerre mais à l'arbitrage en cas de litige.

Des sanctions (ruptures des relations commerciales ou financières) peuvent être prises contre un Etat agresseur mais la SDN ne dispose pas d'une force

internationale pour les faire appliquer.

Siège à Genève dans un pays neutre mais :

Domination européenne + le pays à l'origine de la SDN ne siège pas ! (refus du Sénat Américain de ratifier le traité de Versailles et l'entrée dans la SDN).

Les décisions sont votées par une Assemblée comprenant tous les Etats membres. Elles sont exécutées par un conseil composé de membres permanents et temporaires.

c) Succès et limites de la SDN

Texte 3 p133 « Aristide Briand à la SDN, 10/09/1926 »

Malgré ces moyens limités la SDN a joué un rôle important dans l'application des traités.

Elle fait organiser des plébiscites pour satisfaire les aspirations des populations dans les zones frontalières contestées (ex. Vilnius en 1922, Sarre en 1935).

Dans les années 20 un certain pacifisme et une amélioration des relations internationales est notable. Cette période pacifique s'incarne dans la personne d'Aristide Briand (biographie p. 132) le ministre des Affaires étrangères français qui lui même parle "d'esprit de Genève" :

Les accords de Locarno en 1925 sont un pas vers la réconciliation franco- allemande, les deux peuples s'étant déchiré dans deux terribles guerres (1ère Gm mais aussi guerre Franco Prusse de 1870), elles se réconcilient ici et les accords permettent aussi à l'Allemagne ancienne vaincue et non présente à Versailles lors de la création de la SDN de devenir membre à part entière de celle-ci en 1926.

Texte 5 p133 « Discours d’Hailé Sélassié à la SDN, 30 juin 1936 »

Mais à l'opposé des années 20 qui incarnent "l'esprit de Genève", les années 30 vont révéler toutes les limites de cette SDN.

Confrontée aux réalités expansionnistes de certains Etats (Japon, Italie) ou au désir révisionniste de l'All (révisionnisme=idéologie politique visant à remettre en cause le traité de Versailles, considérant celui-ci comme un Diktat, les Nazis arrivés au pouvoir avec Hitler en 1933 ne vont pas cesser d'enfreindre ces clauses) la SDN sera impuissante et n'arrivera pas à empêcher la marche à la seconde GM.

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Graphique 2 p132 « Etats membres SDN 1920-1940 »

La SDN=incapable de prévenir l'invasion du Nord de la Chine par le Japon ou celle de l'Ethiopie par l'Italie, voire la remilitarisation par l'All Nazie de la

Rhénanie. Elle se retrouve même incapable de peser face à ces pays qui méprisent ouvertement la SDN.

Face aux critiques de l'Assemblée Générale que choisiront de faire ces pays ? 1933 : retrait de l'Allemagne et du Japon (cf. Lotus Bleu)

1937 : retrait de l'Italie

La SDN n'a aucun moyen de rétorsion, ces pays choisissent clairement le camp de la guerre comme le prouve leur association dès dans le pacte anti-Komintern devenu Axe en 1940 !

Transition : l'échec de la SDN étant patent après la WW2 elle est dissoute

officiellement en 1946 et remplacée dès 1945 par une organisation qui cherchera à ne pas reproduire les mêmes erreurs.

3.2) 1945, la création de l'ONU : espoir fragile d'un monde nouveau Affiche 2 p129 « Plantation arbre des Nations, ONU, 1947 »

Dossier p136-137 « l’ONU, un nouvel ordre mondial en 1945 »

a) Les origines de l'O.N.U.

Carte p135 « Le monde en 1945 »

Dès 1941, Roosevelt et Churchill veulent construire un nouveau système garantissant la paix mondiale.

Mais l'initiative en revient à Roosevelt qui souhaite l'abandon par les EU de leur isolationnisme et qu'ils assurent le rôle qui leur revient.

Il s'agit de construire une nouvelle organisation internationale plus universelle et plus réaliste dans laquelle il y aurait non seulement une coopération politique mais aussi économique.

Cette nouvelle organisation doit se baser sur les principes démocratiques de la Charte de l'Atlantique (août 1941) qui définit les principes fondamentaux du nouvel ordre international.

La guerre produit une grande alliance autour des EU, de l'URSS et du RU.

Jusqu'en 1945, toutes les nations, qui luttent contre l'Axe, se sont proclamées

"nations unies", si bien que Roosevelt rêve d'une organisation mondiale des nations unies.

Peu après Yalta en février 1945 et de nombreuses relations entre experts, la création de l'ONU est décidée.

Une nouvelle conférence internationale, réunie en avril 1945 à San Francisco, consacre sa création.

Quelques jours après la mort de Roosevelt, Harry Truman préside à la naissance de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en présence des délégués des pays vainqueurs de l'Axe.

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La Charte des Nations Unies est élaborée et signée le 24 juin 1945 par les pays fondateurs qui y adhèrent aussitôt.

Symboliquement, le siège de l'ONU est fixé à New York. Le territoire même du bâtiment est considéré comme territoire international.

b) Les objectifs et les principes de l'O.N.U. : La Charte des Nations Unies Texte 1 p136 « Extraits charte des Nations unies, juin 1945 »

Deux objectifs fondamentaux

- le maintien de la paix et le règlement des conflits internationaux par la voie pacifique

- la proclamation des droits fondamentaux de l'homme

Texte 4 p137 « Déclaration universelle des droits de l’Homme, 1948 »

Dans cette perspective, l'ONU a rédigé et adopté en 1948, une Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

L'emploi de la force étant interdit dans les relations internationales, mais pouvant décider d'intervenir elle-même, l'ONU a mis sur pied une force armée : les Casques Bleus. A la différence de la SDN, l'ONU n'a pas eu comme rôle de participer à la liquidation de la guerre. Ainsi, l'ONU est une création indépendante des traités de paix.

Par conséquent, l'ONU a un champ d'action plus vaste que celui de la SDN. En effet, elle peut agir dans les domaines économiques et sociaux au travers d'organismes spécialisés (UNICEF, FAO, UNESCO, OMS, , FMI, BIRD...).

L'ONU accorde un rôle prépondérant aux grandes puissances qui reçoivent un droit de veto ce qui les empêche d'agir à leur guise.

Au départ, l'ONU est le "club" des pays vainqueurs, mais tous les Etats pacifiques peuvent très vite être admis comme membres de l'Assemblée Générale.

L'ONU s'engage à ne pas intervenir dans les problèmes de compétence nationale de chaque Etat, ce qui sera difficile à respecter lors de la période de la décolonisation durant les années 50 et 60.

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c) le fonctionnement de l'ONU : les grandes institutions Organigramme 2 p136 « Fonctionnement de l’ONU »

L'ASSEMBLEE GENERALE

Elle joue le rôle d'un pouvoir législatif et est composée de tous les Etats membres.

Chaque pays représente une voix.

Elle se réunit chaque année en septembre et peut éventuellement se réunir en cession extraordinaire pour discuter de sujets d'actualité ou de tout sujet prévu par la Charte.

Elle peut voter aussi des résolutions mais ne peut les imposer.

Elle se prononce sur l'admission des nouveaux membres et vote le budget (le Etats membres contribuent au budget en fonction de leur chiffre de population, et du montant de leur P.I.B.).

LE CONSEIL DE SECURITE

C'est l'exécutif de l'ONU. Il est formé de 5 membres permanents(EU, URSS, Chine nationaliste, France, Royaume Uni) et de 6 membres élus lors de la formation de l’ONU en 1945.

Les 5 membres permanents possèdent un droit de veto suspensif sur toutes les décisions du Conseil de Sécurité qui est convoqué dans les affaires urgentes.

Il est chargé du maintien de la paix et peut prendre des mesures militaires qui sont exécutoires à la majorité de ces membres à condition que les voix des 5 membres permanents y figurent.

Un seul veto peut empêcher le Conseil d'appliquer ses décisions.

Seul l'accord des grandes puissances peut donc empêcher une guerre.

LE SECRETARIAT GENERAL

L'ONU possède un secrétariat général qui assure la permanence administrative de l'organisme.

A sa tête se trouve un secrétaire général qui est le chef de la bureaucratie internationale. Il est élu pour 5 ans et est rééligible.

Il doit toujours être choisi dans un pays qui n'est pas une grande puissance.

Le Secrétaire Général a une grande influence auprès des gouvernements étrangers.

Texte 5 p137 « Poids des grandes puissances à l’ONU »

Conclusion

A l’issue des deux guerres mondiales du XX° siècle, la communauté internationale tente d’organiser un outil au service de la sécurité collective. La création de l’ONU en 1945, sur les ruines de la SDN, doit assurer le maintien de la paix et le respect des droits fondamentaux de l’Homme.

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Biographies « Wilson, Briand, Roosevelt »

Révisions & exercices p142-143

Méthode p144-145 « Expliquer une carte historique » Méthode p126 « composition »

Histoire des arts p140-141 « Le siège de l’ONU à NY : les arts au service de la paix »

Frises p83-p129

Conclusion

Malheureusement la création de l’ONU intervient dans un monde nouveau. En effet, la Seconde Guerre Mondiale apparaît bien comme une période de rupture. Elle a détruit l’ordre ancien dans lequel l’Europe jouait encore un rôle important et le remplace par un nouvel ordre dominé par deux superpuissances les Etats-Unis et l’URSS. Ceux-ci s’accordent plus ou moins pour fixer les nouvelles règles du jeu international mais, la lutte contre l’Axe terminée, leur antagonisme fondamental reprend le dessus faisant craindre au monde entier la possibilité de nouveaux affrontements. L’espoir cède vite la place à l’inquiétude et les guerres même si elles changent de nature après Hiroshima ne cessent pas après 1945.

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