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Les Stratégies de la reconstruction de la ville sur la ville

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Academic year: 2021

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(1)

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE MENTOURI

FACULTE DES SCIENCES DE LA TERRE, DE LA GEOGRAPHIE ET DE

L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME

N° d’Ordre :………..

Série :………

MEMOIRE

POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE MAGISTER

OPTION : URBANISME

Présenté par: Melle BOUDJABI NAOUEL HANANE

THEME

Sous la direction de : Dr SAFFIDINE ROUAG DJAMILA M.C. Université de Constantine

Jury d’examen :

Président : M. LAAROUK Mohamed El Hadi Prof. Université Mentouri – Constantine Rapporteur : Mme. SAFFIDINE ROUAG Djamila M.C. Université Mentouri - Constantine Examinateurs : M. MAAZOUZ Said M.C. Université Med. Khider - Biskra

M. FOURA Mohamed M.C. Université Mentouri - Constantine

LES STRATEGIES

DE LA RECONSTRUCTION

DE LA VILLE SUR LA VILLE

(2)

REMERCIEMENTS

Je tiens en premier lieu, à exprimer ma reconnaissance envers mon encadreur Mme Saffidine Rouag Djamila, pour m’avoir dirigée, aidée et soutenue afin de mener à bien ce modeste travail de recherche. Qu’elle ait l’expression de mes remerciements les plus vifs.

J’adresse, également mes remerciements les plus sincères à Mr Bouchareb A, pour m’avoir aidée et conseillée, je lui serais à jamais redevable.

Je remercie le président et les membres du jury pour nous avoir honorés de leur présence. Je voudrais, finalement assurer ma reconnaissance et mes remerciements les plus distingués à tous ceux qui m’ont apportée leur soutien et leur aide dans l'accomplissement de cette étude, en particulier :

Messieurs les directeurs de centre de la SONELGAZ de Khenchela : Mr Boudjabi Fayçal, et de Constantine : Mr Redouane Yacine.

Mr Koutchoukali, Directeur de la DUC Constantine, ainsi que tous les chefs de service de cette direction pour la documentation et les renseignements qu’ils ont mis à ma disposition.

Mr Boumaâouche et toute l’équipe de la cellule de la vieille ville de Constantine. Mr Zerouali A., architecte du bureau d’études « Mauresque » à Ain Beida, pour son appréciable contribution.

A toutes les personnes qui ont contribué de prés comme de loin à l’élaboration de ce travail, je leur exprime mes plus profonds respect et reconnaissance.

(3)

DEDICACES

Je dédie ce mémoire aux personnes qui sont chères à mon cœur : Ma très chère mère et mon très cher père, uniques et indéniables symboles du sacrifice, de l’amour, de l’encouragement et de la tendresse,… je voudrais vous exprimer toute mon affection et admiration.

Mon très cher frère Fayçal, je ne le remercierais jamais assez pour tout ce qu’il m’apporte et pour tout ce qu’il a fait pour moi, ainsi qu’à ma très chère belle soeur Souad pour son soutien et leurs adorables petits chérubins : Sofiane Djiad et Sarah Djihane.

Ma très chère sœur, ma meilleure amie et ma confidente Amel, je te dédie ce travail à titre particulier en signe de ma profonde reconnaissance et mon respect pour avoir toujours été là pour moi, je te serais à jamais redevable.

Mon très cher frère Moncef, pour son aide, son soutien moral et son amitié, un grand merci à toi.

A la mémoire de mes grands parents.

A toute ma famille, tous mes amis et toutes les personnes que je n’ai pas cité…

Naouel H.

(4)

SOMMAIRE

Sommaire………...I Liste des cartes……… X Liste des tableaux………...XII Liste des photographies………XIII Liste des schémas………..XVI

Introduction………...1

Problématique………...………3

Les hypothèses de travail………..6

La méthodologie d’approche et les outils de travail………..7

Références………...9

Partie I : Etude théorique et de Compréhension. Chapitre1 : la ville entre mutation et étalement. Introduction : qu’est ce que la ville ?...10

I-1.Ville et étalement urbain: de la ville traditionnelle à la ville d’aujourd’hui!...10

I-1-1. La ville du monde développé (la ville occidentale)……….10

I-1-1-1. La ville traditionnelle………...12

I-1-1-2. La ville de l’art urbain (la ville classique)……….. 13

I-1-1-3. La ville industrielle………..13

I-1-1-4. Les réactions post-industrielles : les premiers jalons de la ville moderne……….15

I-1-1-5. De la ville moderne à la ville contemporaine………...15

I-1-2. La ville du tiers monde (la ville Maghrébine)………...18

I-1-2-1. La ville traditionnelle : la Médina………...18

I-1-2-2. La ville coloniale………...19

I-1-2-3. La ville contemporaine : dualisme et bouleversements………...20

Conclusion du chapitre: La ville renouvelée versus étalement urbain……….23

Références………...26

Chapitre II : Genèse et évolution: de la reconstruction spontanée à la stratégie élaborée II-1. La reconstruction de la ville sur elle-même: un phénomène spontané!...27

II-1-1. Les conquêtes successives et les guerres………27

(5)

II-2. Les reconstructions réglementées: l'exemple du Paris de Haussmann………...31

II-2-1. La nécessité de repenser la ville……….32

II-2-2. Les travaux de Haussmann………32

II-2-3. L’expérience haussmannienne : entre pertinence, originalité et limites ………...36

II-3. Reconstruction de la ville sur elle-même et renouvellement urbain :………... le phénomène contemporain (40 ans de préexistence)……….38

II-3-1. Le renouveau urbain : d’origine américaine………38

II-3-2. Le renouvellement urbain : un phénomène de plus en plus répandu…………...40

Références……….41

Chapitre III: Conceptualisations, opérations impliquées et territoires à renouveler. Introduction……….42

III-1. Reconstruire la ville sur elle-même : approches conceptuelles et champ brassé….43 III-2. Le projet urbain : une nouvelle approche de la ville……….44

III-3. Ville renouvelée et concepts transversaux………....45

III-4. Ville renouvelée : critiques et controverses………..46

III-5. Territoires à renouveler et opérations impliquées………...48

III-5-1. Mutations urbaines, dévalorisations et motifs de renouvellement………...49

III-5-2. Essai typologique des territoires urbains à renouveler………...51

III-5-2-1. Les tissus historiques, les centres anciens et les vieilles villes………...51

III-5-2-2. Les quartiers d’habitat ancien mixte………...51

III-5-2-3. Les quartiers type grands ensembles………..51

III-5-2-4. Les territoires importants qui connaissent des phénomènes de vacance……….52

III-5-2-5. Les quartiers informels, l’habitat précaire et les bidonvilles………….52

III-5-2-6. Espaces publics, voies et qualité de services: en quête d’amélioration……….52

III-5-3. Les opérations impliquées dans la reconstruction de la ville sur elle-même....52

III-5-3-1. Opérations pour les espaces résidentiels et d’habitat mixte…………...54

III-5-3-2. Opérations pour les espaces d’activités………..54

III-5-3-3. Opérations de remise à niveau des services et reconquête des espaces publics : vers le rétablissement d’une image………..55

(6)

Conclusion du chapitre ………...57

Références………...58

Chapitre IV: Les enjeux et les difficultés de la reconstruction de la ville sur la ville Introduction………...60

IV-1.Les enjeux politiques et de gestion………....61

IV-1-1. Le renouveau politique : principe à véhiculer et actions à gérer………...62

IV-1-1-1. Vers une bonne gouvernance urbaine………...62

IV-1-1-2. Flexibilité, cohérence et temporalité : pour l’efficacité d’une politique d’ensemble………....63

IV-2. Les enjeux fonciers et leur gestion………...65

IV-2-1. Les statuts et les situations fonciéres………...65

IV-2-1-1. Statuts fonciers dans les villes arabes (Maghrébines) : un foncier au traits originaux………...65

IV-2-1-2. Situations fonciéres : les blocages du recyclage urbain (dans le cas de la France)……….67

IV-2-2. Le renouveau des pratiques fonciéres : quelques solutions à retenir………....67

IV-3. Les enjeux économiques et financiers………...69

IV-3-1. Besoins et modalités de financement………...70

IV-3-. L’organisation des partenariats : une clé de réussite………...72

IV-4. Les enjeux sociaux………....73

IV-4-1. Essai typologique des acteurs sociaux concernés, choix et possibilités envisagés………..73

IV-4-1-1. Les acteurs sociaux directement concernés……….74

IV-4-1-2. Les acteurs sociaux indirectement liés………....75

IV-4-1-3. Populations fragiles : quel devenir ? ………...76

IV-4-2. Les aspirations sociales de la ville renouvelée : entre principes, moyens et risques………77

IV-4-2-1. Concertation, participation et dialogue en continu……….77

IV-4-2-2. Comment établir une bonne concertation ?...77

IV-4-2-3. La mixité : entre réalité et leurre politique………...78

IV-4-2-4. L’accompagnement social : l’exemple des PACT – ARIM (en France)..79

Conclusion du chapitre : Les difficultés de reconstruire la ville sur elle même………80

(7)

Introduction ………84

V-1. Culture, identité et représentation du vécu : une urbanité à réinventer……….85

V-1-1. Les limites : un retour à la ville………..86

V-1-2. L’existant : entre conservation et démolition……….86

V-2.Les enjeux patrimoniaux et le renouvellement de la ville……….88

V-2-1. La pyramide du Louvre : un exemple du dialogue – respect………..89

V-2-2. D'autres visions d’adaptation : patrimoine – vécu contemporain………...89

Conclusion………...91

V-3. Médinas et renouvellement urbain………...92

V-3-1. Les médinas : entre dynamiques et dysfonctionnements………...92

V-3-2. La médina : de la marginalisation à la convoitise………...93

Conclusion………..95

Références………...97

Chapitre VI: Une ville renouvelée durablement : vers la ville de demain Introduction………...98

VI-1. Qu'est ce que le développement durable?...99

VI-2. Héritage urbain et développement durable: vers un renouvellement urbain durable………...100

VI-2-1. Vers une nouvelle culture urbaine………...102

VI-2-1-1. De l’esprit étroit à l’esprit ouvert : la mixité, un retour à l’humain…..102

VI-2-1-2. La citoyenneté : un lien recherché………104

VI-2-1-3. Vers une technologie de durabilité: une modernité conciliante……....106

VI-2-2. Vers une architecture durable……….107

VI-2-2-1. Vers des bâtiments qui humanisent………...109

VI-2-2-2. Le centre Pompidou : flexibilité, animation, et ouverture…………..109

VI-2-2-3. Bâtiment du trésor public à Nottingham: une proposition qui réconcilie, nature et architecture……….111

VI-2-3. Vers des villes compactes: un retour à la proximité………...112

Conclusion du chapitre: Vers des villes durables / viables………...117

Références……….119

Synthèse: Les stratégies de reconstruction de la ville sur la ville et les ingrédients de la réussite………...120

(8)

Références……….124 Partie II : Analyse du cas d’étude : Constantine

Introduction : la réalité urbaine en Algérie………...125 Notre cas d’étude : Pourquoi Constantine ?...126 Références……….127 Chapitre VII : Evolutions et transformations de l’environnement urbain de Constantine à travers le temps

Introduction………...128 VII-1. Constantine à travers les civilisations antiques : conquêtes et reconstructions….128

VII-1-1. Les occupations Numido-Berbères et Puniques:

durant 3 siècles avant notre ère………...129 VII-1-2. L’occupation romaine : pendant les 3 premiers siècles de notre ère………..129 VII-1-3. Constantine sous les dynasties de l’islam………...129 VII-1-4. La reconstruction de Constantine à l’époque de la colonisation Française....131 VII-1-4-1. 1844… :

la substitution du tissu ou l’opération chirurgicale de la médina………..133 VII-1-4-2. De 1850 à 1860 un nouveau visage pour la médina……….133 VII-1-5. Les débuts d’une Constantine extra muros :

Extensions et peu de transformations……….135 VII-1-5-1. Fin 1860 - début des années 1920… :

Apparitions des premières extensions européennes de la ville de Constantine………..137 VII-1-5-2. 1920- 1959 Les premières formes de l’extension moderne…………....139 VII-1-6. De 1959 à l’indépendance en 1962 ……….139 VII-1-7. La période post indépendance :

L’urbanisation et les planifications modernes !...140 Conclusion du chapitre ………...142 Références………...144 Chapitre VIII : Analyse urbaine de Constantine contemporaine

Introduction ………..145 VIII-1. Constantine contemporaine :

Déferlement urbain et extension tentaculaire………147 VIII-2. Essai de distinction des différentes couronnes

(9)

Références……….154

Chapitre IX : Constantine contemporaine : Observations, descriptions et constats Introduction………...155

IX-1. Les quartiers ou les secteurs de la ville de Constantine………155

IX-1-1. Observations au centre………158

IX-1-2. Observations dans Les grands ensembles (le secteur du 05 juillet 1962)…..163

IX-1-3. Les lotissements à Constantine………..….167

IX-1-4. Constantine face aux risques naturels : Le Glissement ; un problème de taille !...168

IX-1-5.Habitat précaire / quartiers illicites et bidonvilles à Constantine………174

IX-1-6. Zoning et fonctionnalisme : la zone industrielle……….184

IX-2. Les polarités de la ville………...186

IX-2-1. La médina de Constantine / le centre ville : une centralité prépondérante…...186

IX-2-2. Nouvelles polarités de la ville et nouvelles dynamiques………..187

IX-3. Les liaisons de la ville de Constantine………...191

IX-3-1. Constantine : une ville congestionnée………...191

IX-3-2. Les espaces publics : des lieux marginalisés……….195

Conclusion du chapitre d’observations et de constats/ Constantine………….………..198

Références………...199

Chapitre X: Les interventions publiques et les enjeux urbain : vers une remise à niveau de la ville ! X-1. Interventions et actions publiques : face à un constat critique………...201

X-1-1. Les instruments d’urbanisme : une tentative de contrôle de la croissance urbaine de Constantine !...201

X-1-2. Des actions pour une remise à niveau de la vielle ville de Constantine !...203

X-1-2-1. Le master plan : alliance algéro- italienne pour sauver la médina……..204

X-1-3. Les réhabilitations du patrimoine colonial………...205

X-1-4. Les régularisations des quartiers illicites………...207

X-1-5. Ruine, effondrement, glissement… risques en tout genre / le relogement : un report de problèmes ?! ………..208

X-1-6. Débidonvillisation : quelle sera le devenir des poches émergentes ?...208

(10)

X-1-8. Le réaménagement des espaces publics extérieurs………...…210

Conclusion………210

X-2. Les contextes politique, économique et sociale : des enjeux, des obstacles, et des élans vers une remise à niveau de Constantine………...211

X-2-1. Le contexte politique et de gestion à Constantine………...212

X-2-1-1. Politiques urbaines et les planifications à Constantine………...212

X-2-1-2. Un déphasage de la planification par rapport aux évolutions réelles de la ville : des approches inadaptées……….213

X-2-1-3. Non coordination de la gestion et sectorisation des décisions………....213

X-2-1-4. Un fonctionnement aléatoire dans les services de gestion …………...214

X-2-1-5. Les limites de la gestion foncière à Constantine………...214

X-2-1-6. Le changement juridique du foncier.………..215

X-2-2. Le contexte économique et financier à Constantine………..216

X-2-2-1. Financements et investissements : des moteurs pour l’urbain.………...217

X-2-2-2. L’économie informelle à Constantine : effets et impacts…….………..218

X-2-3. Le contexte social et culturel de Constantine..………..219

X-2-3-1. Constantine ses structures sociales et son vécu urbain : de l’avant colonialisme à l’ère contemporaine………...219

X-2-3-2. La participation, concertation et le rôle de la société civile : des tendances annoncées et gênées……….222

Conclusion du chapitre : Pourrait-on parler d’un développement durable pour Constantine ?...223

Références………...225

Synthèse de l’analyse du cas d’étude………227

Partie III : Analyse analogique Introduction………...229

Chapitre XI : L’expérience de l’Amérique Latine : Curitiba une ville viable Présentation………...231

XI-1. La politique de Lerner à Curitiba.………...233

XI-1-1. Bidonvilles et populations marginalisées : les solutions de Lerner………….234

XI-1-2. Donner la priorité aux transports publics ………....235

XI-1-3. La gestion des déchets……….236

(11)

XI-1-6. La transformation des carrières abandonnées………..238

XI-1-7. Education et renforcement des capacités……….238

Conclusion du chapitre : L’expérience de Curitiba / entre limites et avantages………...238

Références……….240

Chapitre XII : L’expérience Maghrébine : La remise à niveau de Rabat Présentation : Rabat, une urbanisation tourmentée………...241

XII-1. La prise de conscience………...…...242

XII-2. Les grandes actions à entreprendre : Pour une remise à niveau de Rabat………243

XII-2-1. Unir la ville : Couverture de la voie ferrée (gare Rabat –ville et Fal Oueld Amer)………..246

XII-2-2. Ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation : projet El Boustane à Hay Ryac et projet du plateau Akrach………...247

XII-2-2-1. Projet El Boustane ………...247

XII-2-2-2. Projet plateau Akrach………...249

XII-2-3. Opérations de revalorisation de certains sites de la médina………...249

XII-2-3-1. Présentation de la médina de Rabat………..249

XII-2-3-2. Des actions pour la revalorisation de la médina………...250

XII-2-4. La revalorisation de l’espace public………251

XII-2-5. L’aménagement des berges du Bouregreg………...253

XII-2-6. Récupération des friches urbaines………...……254

XII-2-7. Aménagement de la corniche de Rabat………...255

Conclusion du chapitre: Pertinence et originalité de l’expérience………..256

Références.………...258

Chapitre XIII : L’expérience Française : Le cas de Paris Introduction : Reconstruire la ville sur elle-même une ambition nationale………..259

XIII-1. Nouvelles approches, nouvelles orientations : la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) et les nouveaux instruments d’urbanisme...259

XIII-1-1. Les creusets d’une politique de la ville……….260

XIII-1-2. Loi SRU et les nouveaux instruments d’urbanisme………..261

XIII-1-2-1. La loi SRU / Solidarité et Renouvellement Urbain………261

XIII-1-2-2. De nouveaux documents d’urbanisme………....262

(12)

XIII-2-1. Les objectifs de la loi SRU : pour le cas de Paris………..263

XIII-2-2. Grand Projet de Renouvellement Urbain de Paris : GPRUP……….276

XIII-2-2-1. Le GPRU pour Paris : Qu'est-ce que c'est ?...276

XIII-2-2-2. Un projet pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers……….276

XIII-2-2-3. Un projet pour aujourd'hui et demain………..276

XIII-2-2-4. Quelles actions pour quel quartier ?...277

XIII-2-2-5. Qui fait quoi ?...277

Conclusion du chapitre: Pertinence et intérêt du GPRU de Paris ; et la politique de ville française………...279

Références……….281

Synthèse de l’analyse analogique………..282

Conclusion générale et recommandations………..284

Bibliographie……….295

Annexes………..300

(13)

PARTIE I Chapitre II

Carte N°II-1: Etendue de Rome: en haut Rome antique; en bas Rome médiévale /

la cité confinée dans ses fortifications………..28 Carte N°II-2 : Percées à Rouen sous le Second Empire : il s’agit de relier la gare aux fleuves et l’hôtel de ville aux boulevards extérieurs……….34 Carte N°II-3 : Les voies nouvelles à Paris sous le Second Empire

(Histoire de la France urbaine, tome 4, p. 90)………..37 PARTIE II

Chapitre VII

Carte N° VII-1 : Organisation de Constantine à l’époque Romaine……….130 Carte N°VII-2 : Organisation de la médina de Constantine à l’époque des Hafsides………...132 Carte N°VII-3 : Organisation de la médina de Constantine en 1838 et les premières

implantations françaises / la prise militaire de la médina………...134 Carte N° VII-4: Reconstruction de la médina à l’époque coloniale / bipartition de la médina et urbanisme chirurgical………..136 Carte N ° VII-5: Les premières extensions extra muros à Constantine /

plan de l’étendue de la ville vers 1868………138 Carte N°VII-6: Evolution et étendue de la ville de Constantine à travers le temps...…………141 Chapitre VIII

Carte N°VIII-1 : Etendue de la ville de Constantine : extension en tache d’huile………150 Chapitre IX

Carte N°IX-1 : Essai de délimitation des secteurs urbains de Constantine………...157 Carte N°IX-2: Carte de la vieille ville de Constantine : centre ville, avec le Koudiat et les espaces limitrophes……….158 Carte N°IX-3: Le secteur du 05 juillet / détermination de l’aire qui a été prise en photo…….163 Carte N° IX-4 : Localisation des 05 zones de glissement à Constantine………..170 Carte N°IX-5 : Localisation des principaux sites de bidonvilles à Constantine………...177 Carte N°IX-6 : Les principaux éléments structurants de la mobilité dans la wilaya de

Constantine /L’agglomération constantinoise : un carrefour régional………....193 Chapitre X

(14)

PARTIE III Chapitre XI

Carte N° XI-1 : Situation de Curitiba / Brésil………231

Carte N° XI-2 : Évolution urbaine de Curitiba………..232

Chapitre XII Carte N° XII-1 :Etude de requalification et de renouvellement urbain de Laayoune basse….244 Carte N° XII-2 : Etude de requalification et de renouvellement urbain du centre d’Aghadir...245

Carte N° XII-3 : Etude de requalification et de renouvellement urbain du centre colonial de Tétouan……….245

Carte N° XII-4: Situation des principaux projets de requalification et de renouvellement urbains au Maroc………...246

Carte N° XII-5: Plan de synthèse de Rabat………...248

Carte N° XII-6: Urbanisation du plateau d’Akrach………..249

Carte N° XII-7: Sauvegarde et réhabilitation du tissu de la médina de Rabat : Etude architecturale en cours………..250

Carte N° XII-8 : Le projet d’aménagement du Bouregreg………254

Carte N° XII-9 : Récupération des friches urbaines………..254

Carte N° XII-10 : Projet de la corniche de Rabat………..255

Chapitre XIII Carte N° XIII -1 : Améliorer le cadre de vie de tous les parisiens I……….264

Carte N° XIII -2 : Améliorer le cadre de vie de tous les parisiens II………265

Carte N° XIII -3 : Réduire les inégalités pour un Paris Solidaire……….266

Carte N° XIII -4: Réduire les inégalités pour un Paris plus solidaire (équipements)………...267

Carte N° XIII -5: Affirmer la place de l’emploi à Paris, au cœur de la métropole…………...268

(15)

PARTIE II Chapitre IX

Tableau N° IX -1 : Etat du bâti dans le vieux Rocher………...161 Tableau N° IX -2 : Les ZHUN (Zone d’Habitat Urbain Nouvelle) de la ville de

Constantine……….166 Tableau N° IX- 3 : Résultat de l’expertise du bâti et classement des constructions touchées par le glissement de terrain dans la ville de Constantine………..172 Tableau N° IX -4 : Les opérations de relogement des familles concernées par le glissement de terrain dans la ville de Constantine (de 2001 à 2004)………173 Tableau N° IX- 5 : Typologie des constructions précaires à Constantine (la commune)…….178 Tableau N° IX- 6 : Récapitulatif des principaux sites de bidonvilles et le nombre de baraques / secteurs urbains de Constantine de l’année 2004………...179 Tableau N° IX- 7: Les bidonvilles résorbés et les familles relogées de 2001 à 2004 /

Commune de Constantine…...181 Tableau N° IX -8: Situation et dénombrement des constructions spontanées

(en béton armé et parpaing) à Constantine / par secteur………...182 Tableau N° IX -9 : Les quartiers illicites régularisés à Constantine……….183

(16)

LISTE DES PHOTOGRAPHIES PARTIE I

Chapitre II

Photo N° II-1 : Photo satellitaire de Rome contemporaine : l’extension de la ville en partant du noyau originel………..29 Photo N° II-2 : L’insalubrité de Paris avant les travaux de reconstruction de Haussmann…….33 Photo N° II-3 : Influence et portée de l’œuvre de Haussmann :

Les échos de la reconstruction de Paris………....34 Photo N° II-4 : Les travaux de Haussmann à Paris………..37 Chapitre V

Photo N° V-1 : Le Louvre : Monument symbole du patrimoine Français………...90 Photo N° V-2: La pyramide en verre de Ieoh Ming Pei : Union de l’ancien et du neuf………..90 Chapitre VI

Photo N° VI-1 : Le Centre Culturel Pompidou : une innovation……….110 Photo N° VI -2 : Photo de la maquette de proposition pour le bâtiment du trésor public à Nottingham : Alliance de l’architecture et de la nature………..113 PARTIE II

Chapitre VIII

Photo N° VIII-1 : L’extension de la ville au nord / une tendance à la conurbation vers Bkira et El Hamma (le prolongement des lotissements de Djebel Ouahch)……….148 Photo N° VIII-2 : Extension de la ville de Constantine du côté ouest / vers Ain Smara……..149 Photo N° VIII-3 : Extension de la ville de Constantine du coté du Sud /

tendance à la conurbation vers El Khroub………..149 Chapitre IX

Photo N° IX -1 : Prise de photo dans la casbah Constantine / maison

dégradée classée rouge………159 Photo N° IX -2: Photo d’ensemble prise sur la Souika, quartier traditionnel de la vieille ville /délabrement et dégradation………159 Photo N° IX -3 : Photo prise dans le quartier Charâa (poche urbaine dans la partie Haute du vieux rocher).………..160 Photo N° IX -4: Habitation dégradée dans le Charâa, mitoyenne d’une maison

(17)

Constantine………..164 Photo N° IX -6: Vue d’ensemble sur Boussouf / le modèle urbain qui se répète et se juxtapose formant une périphérie monotone, sans véritable identité………..165 Photo N° IX -7 : Vue d’ensemble sur le secteur du 05 Juillet 1962 / L’habitat de masse : Filali, 20 août, Les terrasses, 05 juillet………...165 Photo N° IX -8: Glissement de terrain à Belouizdad (ex Saint Jean),

délabrement et ruine des bâtiments……….169 Photo N° IX -9: Immeuble se situant à Belouizdad (ex Saint Jean)………..171 Photo N° IX -10 : Vue sur les implantations informelles et précaires / secteur de

Sidi Rached……….176 Photo N° IX -11 : Bidonvilles et habitat précaire / secteur des Mûriers………...178 Photo N° IX -12 : Vue d’ensemble sur l’habitat précaire à Constantine /

secteur des Mûriers (Roumanie, Snaoubar)………180 Photo N° IX -13 : Vue d’ensemble sur l’habitat précaire (à gauche) et vue détaillée du quartier (à droite en zoom) / secteur : Les mûriers………...184 Photo N° IX -14 : Prise de vue sur le nœud de la Brèche,

la congestion de Constantine au niveau de son centre………192 Photo N° IX -15 : Vue sur la rue Larbi Ben M’hidi,

saturation et encombrement aux heures de pointe………..194 Photo N° IX -16 : La place du Bey à Constantine a été reconvertie en une aire de

stationnement...196 Photo N° IX -17 : Le square de la république………...196 Chapitre X

Photo N° X-1 : photo prise d’un bâtiment dans la rue Larbi Ben M’hidi /

réhabilitation et ravalement des façades……….206 Photo N° X-2 : photo prise d’un bâtiment dans la rue Larbi Ben M’hidi………..206 Photo N° X-3 : Le quartier illicite de Châab Erssas (terrain Benfadel et Abbess)…………....207 PARTIE III

Chapitre XI

Photo N°XI-1 : Vue d’ensemble sur Curitiba………233 Photo N° XI-2 : Les bidonvilles de Curitiba………..234 Photo N° XI-3 : 80 Km de voies de circulation sont exclusivement réservés aux bus………..236

(18)

Photos N° XI-4 :Le tri sélectif des déchets recyclables collectés……….237

Chapitre XII Photo N° XII-1 :1er tronçon de la voie ferrée intra muros (1ère séquence) à couvrir…………247

Photo N° XII-2: 2ème tronçon de la voie ferrée extra muros (2ème séquence)...247

Photo N° XII-3 : Vue prise dans la médina de Rabat………250

Photo N° XII-4: Réaménagement des places à Rabat………...252

(19)

PARTIE I Introduction

Schéma N°1 : Représentation schématique des éléments qui interagissent et font l’urbain ; La ville : un système………...8 Chapitre I

Shéma N° I-1 : Représentation shématique des évolutions et mutations / la ville du monde développé : de la ville traditionnelle à la ville contemporaine………..17 Shéma N° I-2 : Représentation shématique des évolutions et mutations ,

la ville du tiers monde (la ville maghrébine) : de la Médina à la ville contemporaine………...22 Shéma N° I-3: Représentation shématique du recyclage urbain :

la ville renouvelée versus étalement urbain……….…….25 Chapitre VI

Schéma N° VI -1 : Représentation analogique entre la ville éclatée et la ville compacte :

les avantages de la ville compacte………...116 Schéma N° VI-2 : Représentation schématique de la conclusion du chapitre………...118 Schéma de synthèse N°I: Représentation schématique de la synthèse de

l’étude théorique………..123 PARTIE II

Chapitre VIII

Schéma N° VIII -1 : Représentation des étapes de l’analyse urbaine de Constantine

contemporaine……….146 Schéma N° VIII-2: Représentation schématique de la distinction des couronnes d’extension de la ville / selon leur chronologie d’extension………...152 Chapitre IX

Graphe N° IX -1: Etat du bâti dans la vieille ville de Constantine………...161 Graphe N° IX -2: Résultats de l'expertise du bâti et classement des constructions…………..172 Graphe N° IX- 3: Représentation des bidonvilles de Constantine par secteurs urbains et leur différenciation par rapport aux superficies………...179 Graphe N° IX -4 : Représentation du poids de la médina dans la ville de Constantine /

à travers sa forte polarité commerciale………...188 Schéma N° IX-5 : Conclusion du chapitre de l’analyse des observations, des descriptions et des constats par rapport à la ville de Constantine………..19

(20)

Schéma de synthèse N°II : Représentation de l’Analyse de notre cas

d’étude Constantine………227 Schéma de synthèse N°III : Représentation de l’analyse analogique………..283

(21)

INTRODUCTION :

Un nouveau millénaire est entamé et avec lui une nouvelle vision de la ville, il est évident que, devant l’émergence des nouvelles technologies, des autoroutes de l’information et de communication ainsi qu’une mondialisation des capitaux et des politiques, qui tendent peu à peu à régir le monde, les habitants de la ville ne peuvent qu’être les spectateurs de ces mutations profondes et rapides que subit la planète terre.

Désormais, les schémas spatiaux traditionnels que se traçaient jusqu’alors les hommes dans leurs esprits, perdent leur essence progressivement, pour ne plus devenir à l’ordre du jour. Les distances, les différences ethniques et religieuses, les diversités locales et régionales et aussi les contraintes géographiques qui entravaient le chemin du développement des activités à l’échelle mondiale, se voient remplacées par une primauté du temps sur l’espace et par les nouvelles considérations qui dépassent l’aspect palpable de la ville, pour épouser une logique de réseaux invisibles et d’informations numérisées. D’un autre côté, l’apparition de nouvelles ségrégations et une fragmentation de la ville a provoqué une ambiguïté de la notion du « territoire » et du « lieu » allant même jusqu’à atteindre « l’identité ».

Les anciennes conceptions des villes, dans leurs matérialités et surtout dans leurs vécus, n’ont pu que subir les conséquences de cette nouvelle conjoncture. Elles qui étaient symbole d’entités délimitées, lieux d’échanges, de rencontres, de contacts directs, d’accomplissement de toutes les activités et support d’urbanité, semblent, aujourd’hui, ne plus correspondre à cette perception ô combien humaine.

Si l’on se retournait par exemple vers les villes des pays développés, nous nous apercevrons que le développement urbain y a poursuivi, depuis la révolution industrielle, un phénomène de croissance en couronne [1]. En partant d’un centre historique, la ville s’est prolongée sur des banlieues denses, pour parvenir, à notre ère, à des espaces périurbains hybrides et flous au détriment de la campagne, qui ne font en fait que refléter la nécessité de répondre aux exigences d’une époque fonctionnaliste où prédominent les intérêts financiers sur toute autre considération.

Tout ceci a engendré une mort annoncée de la ville [2], l’émergence d’une métropolisation et l’installation à l’extérieur du périmètre originel un grand nombre de fonctions qui nécessitent des aires d’expansion horizontale. Les frontières urbaines se sont considérablement reculées et le concept ‘ville’ est désormais présenté en tant que fait urbain : de plus en plus équivoque et complexe.

(22)

Introduction

Cette tendance de l’étalement démesuré n’est pas une spécificité des villes développées, car les villes du tiers-monde et notamment, les villes Maghrébines ont aussi connu ce phénomène. Malheureusement, les conséquences ont donné lieu à des aspects néfastes nettement plus graves que pour les pays développés, car ces derniers ont eu une prise de conscience relativement hâtive de la situation. Les dysfonctionnements auxquels nous venons de faire référence se résument dans des bouleversements quasi-totaux :

Sur un aspect urbain, tout cela s’est concrétisé par la dégradation du cadre bâti au niveau des tissus anciens et centraux, l’abandon de pans entiers de la ville donnant ainsi naissance aux friches urbaines ; les espaces urbains extérieurs ont perdu leur essence, une dévalorisation s’est accaparée des patrimoines engendrant leur perte progressive, la propagation des implantations illicites, la paupérisation des conditions et de la qualité de vie pour les citadins…etc.

Pour ce qui est de l’environnement, la pollution atmosphérique et visuelle bat son plein en milieu périphérique, accompagnée par une perpétuelle menace pour les générations futures en matière d’énergies non renouvelables et d’un foncier qui se fait de plus en plus rare.

A côté de tout cela, est née une société duale, abritant des usagers qui n’ont pu que subir les impacts de ces conditions, arborant inadaptations et inégalités : une augmentation du taux de chômage, une exclusion et des clivages physiques (relégation de quartiers entiers), économiques (la pauvreté et le chômage) et sociaux (le sentiment d’échec et d’injustice que ressentent les couches sociales ségréguées) en plus d’un individualisme poussé à l’extrême. Pour résumer ceci, on peut dire que la situation est carrément chaotique.

L’Algérie et compte tenu de son appartenance aux pays Maghrébins en voie de développement, se retrouve au centre de ces désordres. Face à la situation, devrons nous continuer l’expansion de nos villes, qui paraît tentaculaire et anarchique, tout en étant conscients des répercussions néfastes ou bien faudrait-il trouver d’autres solutions ? Quelle alternative dans ce cas ?

Une tendance se trouve actuellement au cœur des problèmes urbains contemporains à l’échelle mondiale : celle du retour à la ville [3]. Pour surmonter la crise urbaine de la ville d’aujourd’hui, on doit faire, sans plus tarder, un effort de réflexion et agir pour tenter de répondre efficacement aux évolutions lourdes de la société. L’apparition de la notion de reconstruire la ville sur elle-même, celle de la recomposition urbaine, du recyclage et du renouvellement, correspondent à la définition d’une option en vue de contrecarrer les tendances d’étalement et les dysfonctionnements urbains, une tendance qui s’attache à repenser la ville et son développement.

(23)

L’objectif de cette étude sera d’analyser les voies et les moyens de l’éventuelle recomposition urbaine des villes. Cela dit, et en vue de mieux comprendre et cerner la notion, connaître ses influences et son devenir dans un contexte algérien, on a opté pour l’étude d’un cas typique celui de la ville millénaire : Constantine ; elle qui a su allier histoire et modernité, espaces contemporains et patrimoine. Nous essayerons d’établir son état des lieux, l’évolution et les valeurs qui fondent la civilisation urbaine de cette ville, ainsi que les éventuels dysfonctionnements qui vont en contre sens avec les exigences et les aspirations auxquelles peut prétendre une qualité de vie contemporaine. Cette analyse permettra en réalité de vérifier si une alternative de renouvellement de la ville pourrait correspondre à un milieu tel que Constantine.

Quel sera le devenir d’une ré-humanisation spécifique de cette ville mythique ? Qu’en est-il de la possibilité de reconstruire la ville sur elle même en tant que projet urbain et social, ou peut être devrait-on plutôt réfléchir à un renouvellement partiel des quartiers les plus délabrés ?

PROBLEMATIQUE :

Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, Constantine a connu une véritable expansion de ses quartiers périphériques, allant jusqu’à atteindre les territoires des communes avoisinantes et s’acheminer, donc, vers une logique de conurbations notamment sur les grands axes de communication inter-régionale : au sud du côté du Khroub et de Oued H’mimime, à l’ouest vers El Hamma et au Nord une conurbation presque réalisée du côté de Békira.

Il est vrai que l’accroissement du taux de la population urbaine (relativement important aux époques de la guerre de libération et après l’indépendance du fait de l’exode rural), l’apparition de nouveaux usages et fonctions, ainsi que la nécessité d’y répondre et les conséquence de la modernisation, ne peuvent qu’entraîner à l’étalement urbain, un phénomène devenu presque inévitable. Mais cette expansion périphérique à Constantine semble avoir pris des dimensions disproportionnées et anarchiques avec une urbanisation qui paraît s’accomplir dans l’absence totale des règles de l’urbanisme et de l’architecture ; en plus d’une sensible diminution des chances pour les générations futures, surtout en matière de foncier.

Un autre point serait nécessaire à citer, c’est l’inadaptation et l’inappropriation des productions urbaines contemporaines (notamment les grands ensembles) qui deviennent de plus en plus évidentes avec des habitants qui subissent conséquences sur conséquences : exclusion, chômage, recours à des pratiques illégales, pollution… en bref une détérioration de leur qualité de vie.

(24)

Introduction

Un fait parait d’autant plus grave, c’est la poussée énorme des établissements illicites et précaires, implantés dans leur majorité le long de terrains difficilement constructibles (le long du Rhumel ou sur des terrains glissants). Ces zones qui se trouvent totalement marginalisées de la vie citadine, continuent de se propager et d’enlaidir l’image de la ville malgré les tentatives de l’état de mise en norme de ses quartiers et de résorption des bidons villes.

Parallèlement à cela, le centre de la ville semble lui aussi, être en proie à des inconvénients tout aussi graves : dégradation, congestion et dévalorisation des tissus anciens, des patrimoines et des usages, en sont les faits les plus frappants. Constantine tend donc à devenir un territoire urbain surdimensionné.

Arrivés à ce stade, on se demande comment arrêter ou du moins contrôler l’étalement tentaculaire de la ville et la dégradation de son cadre de vie ?

Il est évident qu’on ne peut pas stopper la dynamique d’une ville qui correspond à celle d’une vie quotidienne, mais il est impératif de comprendre en profondeur les raisons de cette anarchie qui s’installe jour après jour. L’objectif serait d’essayer d’y apporter les solutions adéquates et éventuellement établir des balises de contrôle afin d’éviter les dépassements qui s’avéreront être dangereux :

• Sur un plan environnemental du point de vue des ressources naturelles et culturelles à préserver.

• Mais aussi sur le plan du vécu urbain: dans le sens où on veut restituer au cadre bâti la qualité de lien, de composition et de contraste qui faisaient d’antan, l’humanité des villes, une humanité qu’on devrait rendre à Constantine, elle qui risque de perdre tous ses repères et se confondre dans l’anarchie.

Après cet amer constat, des interrogations nous viennent à l’esprit : Qu’en est–il de l’alternative de la ville renouvelée? Est ce que la problématique de reconstruire la ville sur elle même serait de bonne mise à Constantine ?

A ces propos, on prenant l’exemple Français à témoin, il s’est avéré que le recyclage urbain chez eux fait office de véritable politique nationale, l’ambition qui en ressort est d’assurer une unité d’action pour chaque ville de façon globale et complète. Une fois les choses prises dans cette perspective, on ne s’arrête plus à des opérations isolées de rénovation des tissus anciens, de réhabilitation des friches ou de restructuration des banlieues et des grands ensembles. Bien au delà de simples procédures techniques, ils veulent avant tout, réinventer l’urbanité, revendiquer la complexité, la qualité du beau, la libre circulation des idées et des

(25)

personnes, en somme exprimer la nature sociale et spatiale des villes : « la ville doit jouer son rôle qui est de faire société pour des gens inscrits dans un espace » [4]

La problématique du recyclage vu de cet angle n’exclut en rien l’existence de difficultés, surtout lorsqu’il s’agit de l’appliquer à un contexte comme la ville de Constantine.

Il est vrai qu’actuellement, les politiques appliquées et les tendances poursuivies, notamment en Algérie, s’acheminent vers un axe d’extension plutôt que de consolidation de l’existant et sa récupération, et ce malgré l’existence de réflexions et d’expériences réussies à l’échelle mondiale sur les recompositions et renouvellements en tant que solutions adéquates pour transformer la ville et ré-humaniser l’urbain.

Avant de vouloir émettre toute autre idée, on devra d’abord cerner les contours de cette option, car reconstruire la ville sur elle même n’est pas qu’un projet urbain, c’est aussi un projet social, économique, politique,………. Devant une telle complexité, on ne peut s’empêcher de se demander : Quels seraient les difficultés majeures et risques encourus pour une intervention d’une telle envergure ? Quels sont les enjeux impliqués et les obstacles à chevaucher? Et quels seraient les ingrédients d’une envisageable réussite? Comment procéder pour recycler toute une ville ? Peut être serait-il plutôt question d’opérations partielles affectées à des zones précises et qui s’inscriraient dans une dynamique d’ensemble ? Quelles stratégies et quelles applications des actions retenues ?

En vertu de toutes ces interrogations, l’héritage urbain ne peut être que le maillon fort de cette chaîne, encore faudrait–il savoir comment le préserver tout en l’insérant dans cette idéologie de récupération ? L’intégration des tissus anciens et des patrimoines à la ville contemporaine et la reconquête des noyaux anciens peuvent être considérés comme un enjeu considérable dans une telle vision.

Dans le cadre de notre cas d’étude, qu’en est-il du devenir de la médina de Constantine et des tissus anciens dans une logique de renouvellement ? Comment réinsérer les patrimoines et faire revaloir leurs intérêts ? Entre vision nostalgique et tendances modernistes, n’existerait-il pas une troisième voie qui prendrait les héritages urbains et les patrimoines en tant que contexte et référence à la fois ?

L’alternative de reconstruire Constantine sur elle même semble présenter de nombreuses facettes arborant des difficultés et enjeux multiples, mais également des élans vers un changement et une transformation positifs. Il serait intéressant de tenter de comprendre tout cela afin de récupérer une identité qui se perd, une ville qui se meurt, en fait une image, un vécu, une ambiance à reconquérir.

(26)

Introduction

Les hypothèses de travail :

Dans le cadre de cette étude, nous nous fixerons à répondre aux nombreuses interrogations posées précédemment. Pour se faire, nous allons émettre quatre hypothèses en vue d’orienter le cheminement de nos idées, et que nous essayerons de vérifier (confirmer ou infirmer) à l’issue de ce travail :

1. Des notions fusent de toute part en milieu urbain pour exprimer un retour prononcé à la ville, aux échelles humaines et au rétablissement d’une qualité de vie pour les habitants. Le thème de reconstruction de la ville sur elle-même brasse à priori de nombreuses conceptualisations, approches et définitions, il parait exprimer globalement l’élaboration de stratégies relatives aux contextes concernés. il semblerait s’agir d’une ambition qui revête l’aspect d’une politique de l’ensemble de la ville en vue de sa remise à niveau. Cela suppose l’implication de différents enjeux, l’alliance entre différentes dimensions, pour transformer une réalité matérielle et un vécu de la ville.

2. Notre cas d’étude : Constantine, semble être en proie à une situation urbaine délicate et aux abords du chao. Elle semble connaître un phénomène d’étalement urbain anarchique et des dysfonctionnements qui pourraient être assimilés à des blocages et des inerties. Cette conjoncture nécessite éventuellement l’élaboration d’une stratégie longuement réfléchie pour lui permettre de se renouveler, d’améliorer son image et promouvoir ses atouts.

3. A notre ère contemporaine : de rapidité et de modernité, la vie quotidienne et les usages urbains connaissent des mutations profondes. La ville de Constantine pourrait connaître éventuellement ces nouvelles dynamiques qui participent à sa transformation et recomposition de façon ponctuelle et spontanée. Celles-ci, étant aléatoires et désordonnées pourraient hypothétiquement être assimilées à des essaims de changement et des vecteurs de renouveau urbain.

4. Prétendre à une stratégie de reconstruction de la ville sur elle-même et de reconsidération dans un contexte tel que Constantine pourrait être entravé par de nombreux facteurs, notamment ceux qui participent et influencent la formalisation de l’urbain : des enjeux politiques et une gestion inappropriée à la perspective, des enjeux financiers et économiques qui gêneraient l’aboutissement des actions et enfin une structure sociale duale, une mauvaise mobilisation et sensibilisation des habitants.

(27)

La méthodologie d’approche et les outils de travail :

Dans le but de mener à bien notre tâche, ainsi que vérifier nos hypothèses, nous procéderons par la répartition de notre travail en trois parties principales qui consistent en :

1. Première partie : approche théorique.

Elle consistera en une étude et analyse de compréhension du thème de façon globale. Nous tenterons de cerner à travers cette étude la genèse et l’évolution de notre thème dans le temps et l’espace. Nous accorderons un intérêt particulier aux conceptualisations allouées à la notion, les visions protagoniste et antagoniste. De part cette étude théorique, nous essayerons de formuler une idée globale de la notion de reconstruction de la ville sur elle-même et des stratégies existantes.

Pour établir tout cela nous nous baserons essentiellement sur : la collecte d’ouvrages et revues traitant le sujet et la constitution d’une documentation bibliographique, nous orienterons également, nos recherches vers une collecte de données théoriques sur les sites Web. Nous essayerons suite à cette collecte, de rapporter les informations et procéder à leurs compréhension et synthétisation.

2. Deuxième partie : approche analytique ; analyse de notre cas d’étude Constantine. On a choisi à ce niveau, d’étudier un cas à savoir la ville de Constantine. Il s’agit en somme d’établir un état des lieux de la ville, mettre l’accent sur ses évolutions, ses mutations et ses inerties. Notre objectif étant de vérifier et essayer d’imaginer le devenir de notre notion, et l’application des stratégies à un contexte algérien caractérisé par une histoire urbaine riche en événements et en transformations.

Il s’agit donc de rassembler des informations et données actualisées, statistiques et recensements, que nous obtiendront des instances concernées : Direction d’Urbanisme et de Construction de Constantine DUC - Agence Nationale d’Aménagement du Territoire ANAT – Les services d’urbanisme de l’Assemblée Populaire et Communale (APC) de Constantine –

Cette phase analytique comprendra également : des observations, des interrogations et constats sur terrain – prises de photos – collecte d’informations à partir de la presse algérienne (qui accorde beaucoup d’importance aux questions urbaines et architecturales de Constantine) et entretiens avec les responsables. Nous aurons également à formuler des synthèses et des interprétations à propos des données collectées.

3. Troisième partie : approche analogique ; analyse de trois exemples.

Nous avons intentionnellement choisi d’établir une analyse des exemples en tant que troisième étape de notre étude. Suite à l’analyse d’un cas spécifique et avant de formuler la

(28)

Introduction

moindre synthèse ou recommandations, il nous a paru plus adéquat d’avoir un aperçu sur les actions concrètes et les interventions menées ainsi que les études engagées dans le cadre de stratégies de villes renouvelées à travers le monde.

Les outils qui nous permettront de faire cette analogie seront la collecte de données qui concernera les trois villes traitées, dont nous rassemblerons les points en commun et les convergences dans une synthèse d’ensemble. L’objectif sera d’exprimer une représentation riche et intégrale à la fois.

A l’issue de ces trois parties, nous aurons à formuler une synthèse générale, qui correspondra en la confirmation ou infirmation de nos hypothèses de travail, et enfin nous émettrons quelques recommandations conformes à l’étude que nous aurons accomplie.

Notre objet d’étude concerne une tendance, voir une approche contemporaine qui concerne la ville et vise à l’amélioration de son cadre urbain et de vie. Nous avons opté pour une méthodologie d’ensemble qui sera une approche systémique, elle traitera la ville en tant que système complexe régis et déterminé par des sous systèmes. Ainsi le long de notre travail nous allons nous focaliser essentiellement sur les points suivants :

Source : conception auteur.

Schéma N°1 : Représentation schématique des éléments qui interagissent et font l’urbain ;

La ville : un système Société / Structure, culture Usages, pratiques et attentes Environnement /

Cadre bâti(urbain et architectural) + cadre naturel

Politiques / Planification, législation, gestion et

économie

Etude de la ville et sa Reconsidération en tant que système en interaction

(29)

Les références :

[1] : MERLIN, pierre. « Les banlieues des villes Françaises », Ed : les études de la documentation Française, Paris 1998, pp : 9 - 47.

[2] : GAUDIN, Jean Claude. « Le Web de l’humanité : Développer et reconstruire la ville sur la ville », [En ligne] http://www.humanite.presse.fr / (page du 08 – 04 – 2000)

[3] : LUSSON, patrick. « Recomposer la ville » In : Revue Urbanisme : le mensuel des acteurs de la ville, (hors série n° 3 : 14ème Rencontre nationale des agences de l’urbanisme à Toulouse), octobre 1993, p : 1

[4] : GAUDIN, jean claude, 2000, Op. Cit.

(30)

PARTIE I

ETUDE THEORIQUE

ET DE COMPREHENSION

Marco Polo décrit un pont, pierre par pierre.

- Mais laquelle est la pierre qui

soutient le pont ? demande Kublai Khan.

- Le pont n’est pas soutenu par telle

ou telle pierre, répond Marco, mais par la ligne de l’arc qu’à elles toutes elles forment.

- Kublai Khan reste silencieux, il

réfléchit. Puis il ajoute :

- Pourquoi me parles tu des

pierres ? c’est l’arc seul qui m’intéresse.

Polo répond :

- Sans pierres, il n’y a pas d’arc. Italo Calvino « Les villes invisibles », In le renouvellement urbain : analyse systémique (Olivier Piron).

(31)

CHAPITRE I

« LA VILLE ENTRE MUTATION

ET ETALEMENT »

(32)

Chapitre I La ville entre mutation et étalement

Introduction:

Qu'est ce qu'une ville? La réponse à la question est moins simple qu'il n'y paraît. Le fait

revient essentiellement aux multiples critères qu'on utilise souvent pour désigner un phénomène

ô combien complexe. Nous croyons à ce sujet, qu’il ne faudrait pas parler de la ville mais plutôt

des villes au pluriel, car chaque discipline semble détenir une définition propre à elle et une

vision bien déterminée. En se référant à des facteurs de taille, de démographie, de fonctions, de

rang par rapport à une armature urbaine, ou bien alors à des critères de situation, de forme

urbaine, de mode de vie, d'histoire et autres :

la ville semble intéresser tout le monde et toutes

les spécialités. C'est ainsi que nous pourrons distinguer une diversité d'opinions et de définitions

qui changent selon l'angle de vue ou l'intérêt porté à tel ou tel critère [1] :

La ville d'un point de

vue historique; pourrait être considérée comme le résultat du

processus

de stratification des tracés urbains, elle serait l'image d'un développement

temporel progressif.

Comme étant lieu de concentration des hommes, elle se définit souvent par des impératifs

démographiques, statistiques ou encore de densité et de taille, ces considérations

relèvent bien de procédés purement techniques.

On pourrait orienter cette concentration humaine vers un aspect

sociologique et

considérer à ce moment, la ville comme

le reflet d'une organisation sociale complexe,

déterminée par les attentes de ses habitants et l'interaction de l'environnement naturel et

urbain.

La ville des

juristes est celle des lois, des réglementations et des droits partagés entre

public et privé.

Quand à l’intérêt des

géographes, il serait plutôt tourné vers les limites matérielles des

territoires urbains, les structures des villes, les paysages urbains (landscape).

Urbanistes et architectes semblent s'attacher à des soucis de composition, de style,

d'esthétique, d'existant, de vécu, ou encore à l'articulation des techniques et de l'art qui se

fondent dans la réalité urbaine.

Toutes ces définitions accordées à la ville restent fragmentaires, après les avoir

parcourues sa définition se trouverait

au carrefour de toutes ces disciplines.

(33)

La ville est le système qui articule tous ces ensembles et en régit l'interaction, elle est

[2] : « la projection sur une fraction de l'espace des conditions naturelles, des héritages de

l'histoire, des jeux des forces économiques, de l'effort du progrès technique, du génie créateur

des architectes, des contraintes administratives, des habitudes quotidiennes comme des

aspirations conscientes ou inconscientes des habitants ».

Pour Pierre Laborde [3] : « la ville est un organisme complexe, qu'il est difficile de saisir

dans sa globalité, comme dans ses nuances, par plus d'un aspect elle se révèle comme un

phénomène unique et national, par d'autres, un phénomène international et universel ».

En vertu de tout cela, il est donc délicat de cerner la ville. Une chose reste pourtant sûre

c'est le point en commun qui existe entre toutes les villes, quelque soit leurs définitions, ou

leurs situations : sa

dynamique dans le sens de vie. En effet, la ville nous apparaît comme un

organe vivant :

elle naît, croit et évolue, elle change aussi, elle se détériore et se dégrade,

elle meurt et peut même se régénérer !

Après des évolutions relativement lentes qu'ont connues les villes depuis l'antiquité, puis

à l'époque médiévale, c'est-à-dire sur plus de 3000 ans, aujourd'hui la dynamique urbaine est

parvenue à introduire une mutation radicale. La ville est carrément sortie de ses limites pour

s'étendre de plus en plus, en consommant jusqu'aux territoires agricoles, on a presque

l'impression qu'on ne peut plus l'arrêter [4].

C'est la

révolution industrielle du 19

ème

siècle qui a profondément changé la

configuration urbaine, ainsi que les progrès techniques qui l'ont accompagnée. Ils ont permis à

la ville de dépasser les murs de fortification afin de rejoindre les manufactures qui se sont

implantées prés des mines et le long des chemins de fer. D'un autre côté, l'utilisation de

l'électricité lui a permis de s'étendre à l'horizontale comme à la verticale.

Venue, ensuite

l'ère contemporaine, celle de toutes les dynamiques. Les Nouvelles

Technologies de l'Information et de la Communication (appelé communément les NTIC) [4]

redessinent à présent les territoires à fréquenter, la mobilité accrue a fait considérablement

reculer les frontières des villes et de nouveaux rapports se sont installés entre société, espace et

temps. Tout cela c'est bien évidemment répercuté sur les modes de penser et de faire la ville,

d'ailleurs, à ce stade, il serait plus indiqué de parler de

périurbanisation, et de rurbanisation !

[5] Un autre élément qui est prédominant dans toute ces transformations : les forces du marché

et les impératifs financiers qui détiennent désormais la production urbaine, Henri Lefèvre

(34)

Chapitre I La ville entre mutation et étalement

(1968) [6] disait à ce propos que : « la ville milieu social d'espace commun ouvert à tous, s'est

transformé par le capitalisme en champ ségrégatif de vitalité économique où tout se vend »

A la lueur de ces considérations, on s'interroge sur l'ampleur des conséquences de ces

mutations sur la vie quotidienne des individus, d'un point de vue environnemental, économique

mais aussi sur les plans relationnels des personnes entre elles et avec leur cadre de vie ? Quel

sera le devenir des villes au sein d'une telle conjoncture? Et vers quelles perspectives

s'orientent les réflexions des professionnels de la question urbaine ?

Pour mieux comprendre tout cela et essayer d'étayer nos propos concernant la question, il

nous a semblé impératif et important de retracer brièvement les différentes étapes qu'a parcouru

la ville dans le monde développé, mais aussi dans le tiers monde. Cette sorte d'analogie

permettra de formuler une idée assez globale de cette nouvelle urbanisation que connaît notre

planète. On s’efforcera également de cerner les causes et conséquences de l'étalement urbain,

son impact sur le devenir des villes. On s’intéressera aussi aux réflexions des professionnels

pour lutter contre l'extension abusive des territoires urbains et les éventuelles alternatives

programmées pour reconstituer et recomposer la cité puzzle.

I-1. Villes et étalement urbain: de la ville traditionnelle à la ville d'aujourd'hui !

I-1-1. La ville du monde développé (ville occidentale) (voir schéma N° I-1)

I-1-1-1. La ville traditionnelle :

Parler de la ville traditionnelle correspond à l'époque qui a précédé l'âge classique. C’est

la ville médiévale ou préindustrielle, organisée sous forme d'une entité compacte, homogène

fortifiée et parfaitement bien délimitée. Elle se compose [7] :

D'un centre, lieu de rencontre, de culte et d'établissement des activités.

Des quartiers en majorité résidentiels, qui l’entourent.

L’unité de la ville est forcément due à la très forte hiérarchie des voies et des places

rendue possible grâce à une superficie assez restreinte. La composition urbaine jouit d'un

caractère de continuité, cela est visible dans les styles architecturaux pittoresques, dans les

proportions entre pleins et vides et notamment dans les matériaux locaux utilisés. Cette unité ne

s'oppose en rien à l'extrême diversité des espaces et des ambiances que procure cette ville de part

ses façades, ses couleurs, ses détails architecturaux…, il n'y a jamais eu autant d'événements

rassemblés dans un même espace.

(35)

Le point sur lequel il faudrait pourtant se focaliser est la logique de production de cet

espace urbain traditionnel qui correspond avant toute chose aux besoins fonctionnels et

culturels d'une communauté, il n'obéit nullement à un quelconque plan, mais suit des directives

de coutumes et d'usages quotidiens. La ville traditionnelle incarnait une histoire locale et une très

forte cohésion sociale ce qui l'a rendu inaliénable à travers le temps [7], car malgré les profondes

mutations qu'elle a subies, elle force toujours l'admiration des professionnels comme des

profanes qui s'arrêtent souvent sur ce savoir faire incontestable.

I-1-1-2. La ville de l'art urbain (classique) :

A l'époque de la renaissance qui s'est étendue du 15

ème

au 19

ème

siècle, la ville médiévale

a commencé à connaître ses premières transformations. L'idée qui régnait à l'époque était de

reconsidérer les villes comme des objets d'art, c'est ainsi qu'à côté des nouvelles villes qui

furent crées ex-nihilo (telles que : Versailles et Richelieu en France, Saint Petersbourg en Russie,

Aranjuez en Espagne….etc.)[8], on s'était mis

à remodeler la ville existante. On est, donc

revenu sur les principes de l'époque antique : l'ordre, les proportions, le rythme, la symétrie…

[8], en somme c'est la

redécouverte des qualités visuelles et artistiques de l'architecture et de la

composition des villes.

Dès lors, la ville qui se structurait selon des impératifs d'usages, de fonctionnalité et de

cultures locales, est devenue un espace urbain différencié et surtout

ponctué par des espaces

d’exception : des monuments répondant à des ordonnances géométriques. La production de

l'espace qui se faisait par rapport à un contexte spécifique a désormais pris des dimensions de

répétitions et de modèles types, il y a eu une séparation entre l'art et la société. Ce qui importait

désormais s'était

l'aspect et l'apparat des constructions [8] et non leur adaptation aux besoins

des habitants. La dimension esthétique a pris, à cette époque une ampleur assez importante.

I-1-1-3. La ville industrielle :

Au 19

ème

siècle la révolution industrielle a marqué une ère nouvelle pour les villes. Le

chemin de fer, la machine à vapeur et l'ensemble des progrès techniques réalisés se sont agencés

pour transformer radicalement la ville préindustrielle qui était jusque là - à part des excroissances

vite rétablies à l'intérieur de son enceinte- une entité parfaitement homogène.

La poussée brutale de l'urbanisation a marqué l'histoire des villes. En effet, la révolution

technique a permis de nouveaux modes de production, une

production manufacturière et

Figure

Tableau N° IX-1 : Etats du bâti dans le vieux Rocher.
Tableau N° IX-2 : Les ZHUN (Zone d’Habitat Urbain Nouvelle) de la ville de Constantine

Références

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