• Aucun résultat trouvé

Modélisation dynamique et gestion avancée de réseaux de chaleur

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Modélisation dynamique et gestion avancée de réseaux de chaleur"

Copied!
211
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: tel-01687562

https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01687562

Submitted on 18 Jan 2018

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

de chaleur

Loïc Giraud

To cite this version:

Loïc Giraud. Modélisation dynamique et gestion avancée de réseaux de chaleur. Energie électrique.

Université Grenoble Alpes, 2016. Français. �tel-01687562�

(2)

THÈSE

Pour obtenir le grade de

DOCTEUR DE LA COMMUNAUTE UNIVERSITE GRENOBLE ALPES

Spécialité : Electronique, Electrotechnique, Automatique, Télécommunications

Arrêté ministériel : 7 août 2006

Présentée par

Loïc GIRAUD

Thèse dirigée par Christian SCHAEFFER

préparée au sein des Laboratoire des Systèmes Haute Température (Chambéry) et

Laboratoire de Génie Electrique (Grenoble) dans l'École Doctorale EEATS

Modélisation dynamique et gestion avancée de réseaux de

chaleur

Thèse prévue d’être soutenue publiquement le 27/10/2016, de vant le jury composé de :

Mr. Guillaume SANDOU

Professeur, Supélec, Rapporteur

Mr. François MARECHAL

Professeur, Ecole Polytechnique Fédéral de Lausanne, Rapporteur

Mr. Philippe HABERSCHILL

Maître de conférence, INSA Lyon, Examinateur

Mr. Christian SCHAEFFER

Professeur, Université Grenoble-Alpes, Directeur de thèse

Mr. Roland BAVIERE

Docteur, CEA/LITEN, Encadrant

Mr. Cédric PAULUS

Ingénieur, CEA/LITEN, Encadrant

Mr. David CANAL

Ingénieur, ADEME, Invité

Mr. Nicolas GIRAUD

Ingénieur, CCIAG, Invité

(3)
(4)

- i -

Remerciements

Une thèse est souvent considérée comme un parcours long, difficile et solitaire. Pour ma part, je ne peux nier les deux premiers points. Mais le doctorat est une expérience pleine de rencontres et d’interactions humaines qui sont les fondements de la créativité et permettent l’évolution des réflexions et l’enrichissement personnel.

Dans le travail de rédaction, cette section « Remerciements » est à mes yeux une partie très importante tant je tiens à remercier comme il se doit les personnes m’ayant encadré, soutenu et encouragé pendant ces trois années.

Mes premiers remerciements vont naturellement à mes deux encadrants, Roland Bavière et Cédric Paulus. Grâce à leurs précieux conseils et leur expertise, ils m’ont beaucoup transmis et appris tout au long de ces années de doctorat, et ce toujours dans la bonne humeur et avec bienveillance. Leur confiance et leur soutien ont été essentiels dans la réussite de cette thèse. Je remercie tout particulièrement Roland pour sa rigueur scientifique et sa disponibilité qui m’ont permis, je crois, de progresser dans ma façon de travailler tant sur le fond que sur la forme. Bien que le prix d’ « employé Réseau de Chaleur de la semaine » ne lui ait jamais été décerné, il possède sans conteste le titre de

« mentor Réseau de Chaleur de ma thèse ».

Je souhaite également remercier mon directeur de thèse, Christian Schaeffer, pour son expérience et son ouverture qui m’ont permis de prendre du recul sur mon travail, mais surtout pour avoir toujours su me motiver et me redonner du courage dans les moments difficiles.

Grâce à eux et leur complémentarité, j’ai reçu un encadrement complet que je souhaite à tout doctorant.

J’adresse mes sincères salutations à tous les membres du Laboratoire des Systèmes Haute Température de l’INES. La bonne humeur et l’ambiance générale de travail font partie des forces de cette équipe.

Puisse la chaîne de gâteaux continuer d’exister !

Je tiens à remercier tout particulièrement le groupe Réseau de Chaleur avec en premier lieu Mathieu Vallée. Son temps et ses compétences informatiques ont toujours été d’une grande aide, tout autant que ses rires et sa générosité qui rendent les journées plus agréables. Je tiens aussi à exprimer ma reconnaissance à Jean-François Robin qui a participé au développement de la maquette d’étude. Merci également à Massinissa Merabet pour toutes les connaissances qu’il m’a transmises dans le domaine de l’optimisation, mais également pour toutes les fois où il m’a gentiment proposé de réduire son bilan carbone. Ce fut un plaisir !

Je remercie ma collègue de bureau, Delphine Triché, pour l’entraide et l’échange sur notre expérience commune de doctorat. L’avancée en parallèle dans nos thèses respectives m’a été très bénéfique.

J’espère que c’est réciproque !

J’adresse aussi mes sincères remerciements aux collègues avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger, de discuter de sujets parfois professionnels, souvent personnels, et qui sont devenus des amis.

Cette thèse, cofinancée par l’ADEME et la Compagnie de Chauffage Intercommunale de

l’Agglomération Grenobloise (CCIAG), s’inscrit dans un projet de développement d’un système de

(5)

- ii -

gestion avancée pour la CCIAG. Mes remerciements vont bien sûr à ces deux organisations qui, grâce à leur soutien financier, m’ont permis de réaliser cette étude.

Je remercie en particulier Elise Le Goff et Nicolas Giraud de la CCIAG pour le partage de leurs connaissances, l’accès aux données et l’expérience qu’ils m’ont permis de mener sur le réseau de Grenoble. Je suis également reconnaissant à mon encadrant ADEME, David Canal, qui a toujours su apporter une vision intéressante à ce travail.

Enfin, je souhaite remercier chaleureusement tous mes proches, famille et amis, que j’ai quelque peu délaissés ces derniers mois. Leurs attentions et encouragements ont été une source de réconfort et de motivation permanente.

Que ce soit dans le sport, le théâtre, les jeux ou les soirées, je remercie tous ceux qui ont rendu possible ces moments d’évasion et de détente. Merci en particulier à Clément, Hugo, Pierre et Tim pour toutes les discussions passionnantes sur nos envies et nos ambitions d’avenir. Je rêve que ces paroles deviennent un jour réalité !

J’adresse toute mon affection à mes parents, Geneviève et Richard, qui ont toujours eu une confiance sans faille dans mes choix. Mes visites trop rares dans le havre familial sont toujours sources de bien- être et d’apaisement.

Enfin, mes derniers remerciements vont à Chloé, pour sa présence au quotidien, son écoute et son

soutien moral, dans cette thèse comme dans tous les moments de la vie. Cette aventure à ses côtés

aura une fois de plus été épanouissante à tous points de vue. Je sais que l’avenir nous en réservera de

nombreuses autres.

(6)
(7)

- iv -

Résumé

Résumé

Les Réseaux de Chaleur (RdC) connaissent un nouvel essor en France qui s’explique par leur capacité à valoriser, à un prix raisonnable, des énergies bas carbone dans les domaines du chauffage et de l’eau chaude sanitaire aujourd’hui fortement émetteurs de CO

2

. L’amélioration du contrôle de ces systèmes complexes est un enjeu clé pour accroître leur compétitivité et favoriser leur développement.

Cette thèse s’intéresse à la gestion par commande optimale des RdC. Pour cette application, nous avons développé et évalué un algorithme qui, à partir d’une prévision de la demande, optimise l’utilisation des différents moyens de production ainsi que les températures de départ et la pression différentielle.

Par rapport aux systèmes existants, les originalités de notre solution sont de tirer pleinement partie des capacités de stockage thermique dans le réseau et de déterminer le meilleur compromis entre coûts électriques liés au pompage et pertes thermiques.

Cette thèse débute par un travail de modélisation dynamique réalisé à l’échelle composant. En nous appuyant sur une démarche de validation expérimentale, nous avons systématiquement recherché le meilleur compromis entre précision et efficacité numérique (Chapitre 1). Le cas d’étude, décrit dans le Chapitre 2, est un RdC virtuel à l’échelle d’un quartier, représentatif du cas Grenoble. Pour le développement du système de gestion avancée, nous présentons ensuite une version linéarisée du modèle de réseau de distribution que nous intégrons à un optimiseur en suivant le formalisme de la programmation linéaire mixte. L’algorithme de gestion proposé est ensuite décrit (Chapitre 3). Il associe un modèle dynamique non-linéaire et l’optimiseur précité. L’objet du quatrième chapitre est l’évaluation des performances de notre algorithme par la simulation et la comparaison à des méthodes de contrôle existantes. Enfin, un dernier chapitre étudie la robustesse de l’algorithme en condition de commande réelle, c’est-à-dire en tenant compte de différentes sources d’incertitude.

Mots-clefs : Réseau de Chaleur, Modélisation Dynamique, Commande Optimale, Programmation Linéaire Mixte

Abstract

District Heating (DH) are currently fast-growing in France. This situation is explained by their ability to exploit and disseminate massively, at a reasonable price, energy sources with low CO

2

contents in the sectors of space heating and domestic hot water production, nowadays strongly emitters of greenhouse gases. Improving the control of these complex energy systems is a key issue for increasing their competitiveness and promote their development.

This thesis focuses on the optimal control of DH systems. For this application, we have developed and tested an algorithm that optimizes, given a load prediction, the use of the production means, the supply temperature and the differential pressure. Compared to existing methods, the original features of the developed solution are to fully exploit the thermal storage capacity of the network and to determine the best compromise between electrical costs for pumping and heat losses.

This thesis begins with a work on dynamic modeling carried out at the component scale. Based on an

experimental validation approach, we systematically sought the best compromise between accuracy

and computational efficiency (Chapter 1). The case study, described in Chapter 2, is a virtual DH at the

district scale, representing the Grenoble case. For the development of the advanced control system, we

(8)

- v -

then present a linearized version of the distribution network model that we integrate into an optimizer relying on Mixed Linear Programming. The proposed control algorithm is described in Chapter 3. It combines a nonlinear dynamic model and the aforementioned optimizer. The topic of the fourth chapter is the evaluation of the performance of our algorithm by simulation and comparison with existing methods of control. A final chapter examines the robustness of the algorithm in real control conditions considering various sources of uncertainty.

Keywords: District Heating systems, Dynamic Modeling, Optimal Control, Mixed Linear Programming

(9)
(10)

- vii -

Nomenclature

Lettres latines

Symboles Dénominations Unités

𝑎

𝑖

Paramètres du modèle de pompe, 𝑖 ∈ [1: 4]

𝐴 Section m²

𝑐 Coût €

𝐶 Paramètre des modèles de sous-station ESM

3

et DTLM [-]

𝑐

𝑝

Capacité thermique massique à pression constante J.kg

-1

.K

-1

𝐷 Diamètre m

𝐷

𝑧𝑧𝑝 ∗

Facteur multiplicatif pour la dispersion thermique axiale [-]

𝑒 Epaisseur m

𝑓 Coefficient de pertes de charge [-]

𝑔 Accélération de la pesanteur terrestre m.s

-2

ℎ Coefficient d’échange convectif W.m

-2

.K

-1

𝐻 Enthalpie massique J.kg

-1

𝐻̇ Débit enthalpique W

𝐻ℎ𝑖𝑠𝑡 Horizon historique de l’optimisation s

𝐻𝑜 Horizon d’optimisation s

𝑖,𝑗 Indice [-]

𝐼 Coefficient d’inertie thermique J.K

-1

𝐼𝑛𝑑

𝑁𝑆

Indice de non satisfaction de la demande [-]

𝑘 Coefficient de pertes de charge généralisé m

-1

.s

-1

𝑘

𝑖

Paramètres des modèles de sous-station Tr, 𝑖 ∈ [1: 5]

𝐾 Coefficient de pertes thermiques linéiques W.m

-1

.K

-1

𝐿 Longueur m

𝑚 Masse kg

𝑚̇ Débit massique kg.s

-1

𝑛 Nombre de pas de temps [-]

𝑁 Vitesse de rotation de pompe tr.min

-1

𝑂𝑢𝑣 Ouverture de vanne [-]

𝑃 Pression Pa

Δ𝑃 Pression différentielle Pa

𝑞 Paramètre de modèles de sous-stations ESM

3

et DTLM [-]

𝑄̇ Puissance W

𝛿𝑄̇

𝑠𝑡

Variation de la chaleur stockée dans le réseau W

𝑅 Ratio coût de l’électricité/coût de la chaleur [-]

𝑆 Surface d’échange thermique m²

𝑡 Temps s

Δ𝑡 Pas de temps s

(11)

- viii -

𝑇 Température K

Δ𝑇 Variation de température K

𝑢 Energie interne massique J.kg

-1

𝑈 Energie interne J

𝑈𝐴 Coefficient d’échange thermique W.K

-1

𝑣 Vitesse m.s

-1

𝑉 Volume m

3

𝑊̇ Travail W

𝑥 Position dans la direction axiale m

Δ𝑥 Longueur d’une maille m

𝑋 Variable binaire caractérisant le démarrage des générateurs [-]

𝑌 Variable binaire caractérisant le statut des générateurs [-]

Lettres grecques

Symboles Dénominations Unités

𝛼 Coefficient des modèles de sous-station [-]

𝛽 Coefficient d’expansion thermique K

-1

𝛾 Paramètre d’interpolation des contraintes de la demande K.Pa

-1

𝛿 Paramètre d’interpolation des contraintes de la demande K

𝜖 Efficacité de l’échangeur [-]

𝜀 Ecart [-]

𝜂 Rendement [-]

𝜃 Paramètre du modèle de sous-station ESM

3

[-]

𝜅 Rugosité des parois m

𝜆 Conductivité thermique W.m

-1

.K

-1

𝜇 Viscosité dynamique kg.m

-1

.s

-1

𝜉 Seuil sur l’incrément de température de départ K

𝜌 Masse volumique du fluide kg.m

-3

𝜎 Paramètre du modèle de sous-station ESM

3

[-]

𝜏 Temps de transport de la chaleur s

𝜏

𝑟𝑎𝑓

Temps de rafraichissement du système de gestion s

𝜏

𝑠𝑡𝑎𝑟𝑡

Temps de démarrage des générateurs s

𝜏

𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚

Constante de pertes thermiques s

𝜙 Coefficient d’hystérésis [-]

Indices

Symboles Dénominations

(12)

- ix -

𝑎

Relatif à l’acier

𝑐

Relatif au consommateur

𝑐𝑢𝑚

Cumulé

𝑑𝑒𝑚

Demande de chaleur

𝑑𝑒𝑝

Départ

𝑑𝑖𝑠𝑝

Relatif à la dispersion thermique axiale

𝑒𝑙𝑒𝑐

Electricité

𝑒𝑞

Equivalent

𝑒𝑟𝑟

Erreur

𝑒𝑒

Relatif à l’environnement extérieur

𝑒𝑥𝑡

Extérieur

𝑓

Relatif au fluide

𝑓𝑖𝑛

Fin de la simulation

𝑔

Relatif au générateur

𝑖𝑠𝑜

Relatif à l’isolant

𝑖𝑛

Entrée

𝑖𝑛𝑡

Intérieur

𝑙

Indice des intervalles de linéarisation des contraintes de la demande

𝑚𝑜𝑛

Relatif à la montée en température d’un front de chaleur

𝑜𝑢𝑡

Sortie

𝑝

Relatif au côté primaire

𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠

Pertes thermiques

𝑝𝑜𝑚𝑝𝑒

Relatif à la pompe

Δ𝑃

Relatif à la pression différentielle

𝑄

Relatif à la puissance

𝑟𝑒𝑙

Relatif

𝑟𝑒𝑡

Retour

𝑠

Relatif au côté secondaire

𝑇

Relatif à la température

𝑡𝑜𝑡

Total

Exposant Symboles Dénominations

Relatif aux variables d’optimisation

#

Sans prise en compte de l’inertie thermique

𝑎𝑛𝑎

Analytique

𝑐𝑜𝑛𝑠

Consigne

𝑐𝑟𝑖𝑡

Critique

𝑒𝑥𝑝

Expérimental

𝑚𝑎𝑟𝑔𝑒

Marge

𝑚𝑎𝑥

Maximal

(13)

- x -

𝑚𝑖𝑛

Minimal

𝑛𝑜𝑚

Nominal

𝑛𝑢𝑚

Numérique

𝑝𝑟𝑜𝑑

Production

𝑟𝑒𝑓

Référence

𝑠𝑡𝑎𝑟𝑡

Démarrage

Nombres adimensionnels

Symboles Dénominations Expression

𝐵𝑟 Nombre de Brinkman 𝐵𝑟 = 𝜇

𝑓

. 𝑣

2

𝜆

𝑓

. Δ𝑇

𝑁𝑢 Nombre de Nusselt 𝑁𝑢 = ℎ. 𝐷

𝜆

𝑓

𝑃𝑒 Nombre de Peclet 𝑃𝑒 = 𝑅𝑒. 𝑃𝑟

𝑃𝑟 Nombre de Prandtl 𝑃𝑟 = 𝜇

𝑓

. 𝑐

𝑝,𝑓

𝜆

𝑓

𝑅𝑒 Nombre de Reynolds 𝑅𝑒 = 𝜌

𝑓

. 𝑣. 𝐷

𝜇

𝑓

𝑅𝑖 Nombre de Richardson 𝑅𝑖 = 𝑔. 𝛽. Δ𝑇. 𝐷

𝑣

3

𝑅𝑖

𝑠

Nombre de Richardson spécifique 𝑅𝑖

𝑠

= 𝑔. 𝛽. Δ𝑇. 𝐷

2

𝑣

3

. Δ𝑡

Acronymes Sigles Dénominations

ADEME Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie

CCIAG Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise

CS Système de Contrôle

DTLM Différence de Température Logarithmique Moyenne

EMA Ecart Moyen Absolu

ESM Modèle Explicite de Sous-station

FL Fioul Lourd

GN Gaz Naturel

MC Méthode des Caractéristiques

MH Méta-Heuristique

MPC Model Predictive Control

MVF Méthode des Volumes Finis

MILP Mixed Intger Linear Programming

(14)

- xi - NUT Nombre d’Unité de Transfert

OM Ordures Ménagères

RdC Réseau de Chaleur

RMS Ecart-type d’une variable (Root Mean Square en anglais)

SST Sous-STation

Tr Modèle de sous-station de la littérature

UIOM Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères

UVE Unité de Valorisation Energétique

(15)
(16)

- xiii -

Table des matières

Résumé ...iv

Nomenclature ... vii

Table des matières ... xiii

Introduction générale ... 1

Contexte de l’étude ... 1

Présentation des Réseaux de Chaleur (RdC) ... 3

Enjeux et problématiques ... 6

Contenu du manuscrit ... 8

Références bibliographiques de l’introduction ... 10

Chapitre 1. Modélisation et validation des composants ... 12

1.1 Introduction ... 13

Objectif et caractéristiques de la modélisation ... 13

Etat de l’art et hypothèses générales ... 13

Benchmark des outils de modélisation ... 15

Démarche mise en œuvre ... 17

1.2 Modélisation d’un élément de tuyauterie ... 18

Introduction ... 18

La mise en équation des phénomènes ... 18

Méthodes existantes de résolution du bilan de conservation de l’énergie ... 26

Le modèle basé sur la Méthode des Volumes Finis (MVF) ... 28

Le modèle utilisant la Méthode des Caractéristiques (MC) ... 29

Comparaison des modèles ... 31

Conclusions ... 39

1.3 Modélisation d’une sous-station ... 41

Introduction ... 41

Etat de l’art des modèles de sous-stations ... 42

La mise en équation ... 44

Les modèles développés ... 46

(17)

- xiv -

Comparaison des modèles ... 49

Conclusions ... 53

1.4 La centrale de production ... 54

Modélisation d’un générateur de chaleur ... 54

Modélisation d’une pompe ... 57

1.5 Conclusions sur la modélisation ... 60

Références bibliographiques du Chapitre 1 ... 62

Chapitre 2. Modélisation et simulation d’un réseau de chaleur ... 66

2.1 Introduction ... 67

Objectifs et contenu du chapitre ... 67

Origine du cas d’étude ... 67

2.2 Présentation du réseau virtuel ... 68

Les consommateurs ... 68

Les sous-stations ... 70

Le réseau hydraulique ... 70

La pompe ... 72

La centrale de production ... 72

Le modèle global ... 73

2.3 Simulation du cas d’étude ... 75

Méthode de gestion du réseau virtuel par défaut ... 75

Solveurs, tolérances et temps de calcul ... 76

Résultats ... 78

2.4 Conclusions ... 84

Synthèse ... 84

Discussions des résultats pour la gestion avancée ... 84

Références bibliographiques du Chapitre 2 ... 85

Chapitre 3. Commande optimale de la production et de la distribution ... 87

3.1 Introduction ... 88

Objectifs ... 88

La nature du problème ... 88

Cadre de l’étude ... 89

3.2 Etat de l’art ... 91

Généralités ... 91

(18)

- xv -

L’optimisation de la production ... 91

L’optimisation de la distribution ... 92

L’optimisation globale ... 93

Résumé ... 94

3.3 L’arbitrage chaleur / électricité ... 96

Cas d’étude ... 96

Résultats ... 97

Discussions sur l’arbitrage température de départ/pression différentielle ... 98

3.4 Le système de gestion proposé ... 100

Description générale ... 100

Etablissement du problème d’optimisation ... 103

3.5 Vérification du comportement de l’optimiseur ... 111

Analyse du comportement du modèle linéaire ... 111

Analyse des résultats de l’optimiseur ... 113

3.6 Conclusions ... 117

Références bibliographiques du Chapitre 3 ... 118

Chapitre 4. Applications du système de gestion avancée ... 121

4.1 Introduction ... 122

4.2 Implémentation sur le cas d’étude... 123

Le principe de l’horizon temporel fuyant ... 123

Données d’entrée du système de gestion ... 125

4.3 Analyse du comportement du processus itératif ... 127

Analyse du nombre d’itérations... 127

Analyse du critère de convergence ... 127

4.4 Etude des performances du système de gestion ... 129

Les différents systèmes de gestion comparés... 129

Analyse des performances ... 129

La réponse à la demande des consommateurs ... 133

4.5 Diminution de l’impact environnemental : influence de la taxe carbone ... 138

Introduction ... 138

Cas d’étude ... 138

Résultats ... 140

4.6 Conclusions ... 144

Synthèse ... 144

(19)

- xvi -

Perspectives ... 144

Références bibliographiques du Chapitre 4 ... 146

Chapitre 5. La commande réelle ... 148

5.1 Introduction ... 149

Caractéristiques de la commande réelle ... 149

Etat de l’art ... 150

Contenu du chapitre ... 151

5.2 Représentation du fonctionnement en conditions réelles ... 152

Description générale ... 152

Les incertitudes de prévision ... 153

Les incertitudes de contrôle ... 154

Les incertitudes de modélisation ... 155

Etude de sensibilité aux différentes sources d’incertitude ... 155

5.3 Robustification du système de gestion ... 159

Introduction ... 159

La réduction du temps de rafraichissement ... 160

Le contrôle en réactif ... 162

Introduction d’une marge sur les variables de distribution ... 163

La marge sur le contrôle de la production ... 166

Synthèse de la robustification ... 168

5.4 Etude des performances en conditions réelles ... 169

Cas d’étude ... 169

Résultats ... 169

5.5 Conclusions ... 171

Références bibliographiques du Chapitre 5 ... 173

Conclusion générale et perspectives ... 175

Annexes ... 181

A. Annexe A : Cas d’étude de la comparaison analytique ... 182

B. Annexe B : Analyse de sensibilité sur les modèles de tuyau ... 184

C. Annexe C : Compte rendu de l’expérience Front de Chaleur sur le réseau ville CCIAG ... 186

D. Annexe D : La méthode DTLM ... 189

E. Annexe E : Présentation de l’outil d’arbitrage chaleur/électricité ... 191

(20)
(21)

- 1 -

Contexte de l’étude

« [Les réseaux de chaleur] devront être fortement développés, modernisés, étendus et densifiés au cours des prochaines années, afin de contribuer aux objectifs nationaux de transition énergétique. » [Source : site du Ministère de l’environnement français, 22 janvier 2013]

Pour répondre aux objectifs environnementaux français, notamment de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 [1], il est essentiel de s’intéresser au besoin en chaleur du secteur tertiaire et résidentiel puisqu’il représente plus de 20 % des émissions totales françaises de gaz carbonique [2]. La diminution des besoins de chaleur dans ce secteur à travers la construction et la rénovation de bâtiments à haute performance énergétique est primordiale mais insuffisante. En effet, il pourrait rester en 2050 entre 30 % et 40 % de logements équipés d’une isolation thermique antérieure à 1975 [3]. Il faut donc développer des solutions vertueuses pour satisfaire les besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire de ces bâtiments.

Dans ce cadre, les Réseaux de Chaleur (RdC) ont été ciblés par les politiques publiques comme un axe de développement prioritaire puisqu’ils présentent de nombreux avantages d’un point de vue environnemental. Grâce à leur potentiel de centralisation des moyens de production à l’échelle d’une ville, ils permettent le déploiement massif de sources d’énergie d’origine renouvelable et de récupération telles que la biomasse et l’énergie fatale des usines d’incinération, le tout à un coût raisonnable. De plus, ils rendent possible l’accès à des gisements d’énergie non exploitables par des systèmes individuels. D’un point de vue économique, les RdC sont également très intéressants puisqu’ils font partie des moyens de production de chaleur les moins onéreux [4] et permettent le développement d’une activité économique locale de production d’énergie. Le gouvernement français a ainsi fixé des objectifs élevés concernant le développement des RdC [5] :

- multiplier par 3 par rapport à 2007 la quantité de chaleur fournie par les RdC d’ici à 2020 ; - atteindre un taux de recouvrement d’énergie non fossile de 75 % d’ici à 2020 ;

- moderniser les RdC existants pour les rendre plus attractifs.

Le développement des RdC fait d’ailleurs partie des objectifs de la nouvelle loi pour la transition énergétique qui sera mise en application [6].

Par conséquent, la France, et plus largement l’Europe, connaissent depuis une dizaine d’années une nouvelle dynamique de recherche et de développement dans le domaine des RdC. La plupart des travaux de recherche se concentrent sur l’étude de nouveaux RdC basse (< 110 °C) voire très basse température (<70 °C). Ces RdC très performants permettent ainsi l’intégration de sources thermiques à basse température, favorisent la réduction des pertes thermiques et sont particulièrement adaptés aux besoins des nouveaux bâtiments à faible consommation énergétique.

Néanmoins, les RdC à haute température représentent encore une part prépondérante. A titre

d’exemple, plus de 60 % de la chaleur délivrée par les RdC en France est produite à une température

supérieure à 110 °C. Ces systèmes « d’ancienne génération » méritent donc toute l’attention des

politiques publiques et des activités de recherche. Si une modification significative de leur niveau de

(22)

- 2 -

température semble peu probable à court terme puisqu’il dépend en grande partie des installations dites « secondaires » des clients, plusieurs pistes d’amélioration peuvent cependant être avancées. Sur le plan de la production, l’adaptation de chaudières charbon à des combustibles de type biomasse ou la valorisation énergétique de chaleur fatale sont des exemples d’axes de développement à investiguer. A plus long terme, l’installation de panneaux solaires haute température et bas coût est également une perspective. Sur le plan de l’amélioration des systèmes existants, la recherche et l’identification des fuites, l’installation de capacités de stockage thermique et la mise au point de systèmes de gestion intelligente, c’est-à-dire anticipative, sont également des axes à retenir.

Cette thèse s’intéresse plus spécifiquement à ce dernier sujet, qui est très prometteur en raison du ratio très avantageux entre coût d’investissement et bénéfices économiques et/ou environnementaux.

Des travaux de recherche sont néanmoins nécessaires dans ce domaine étant données les nombreuses

problématiques associées, notamment concernant la modélisation des systèmes complexes étudiés,

la recherche du compromis entre représentativité du système physique et temps de calculs ou encore

l’élaboration d’un problème d’optimisation adapté au formalisme choisi.

(23)

- 3 -

Présentation des Réseaux de Chaleur (RdC)

Description générale

Un RdC est une installation permettant la production centralisée de chaleur et son acheminement jusqu’aux usagers pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire ou des besoins industriels.

Un RdC comprend une ou plusieurs centrales de production de chaleur, un réseau de canalisations et un ensemble de sous-stations qui permettent la livraison d’énergie aux consommateurs (cf. Figure i).

Figure i. Schéma d'un Réseau de Chaleur [7]

Une centrale de production est en général composée de plusieurs générateurs pour produire la chaleur demandée. Un générateur peut par exemple être une chaufferie alimentée par un combustible (gaz, bois, charbon, fioul…), une usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM), une unité de géothermie ou encore un ensemble de capteurs solaire thermique. Une centrale de production est également équipée d’une ou plusieurs pompes assurant la circulation du fluide dans le réseau de distribution.

Le réseau de canalisations, couramment appelé réseau primaire ou réseau de distribution, assure le transport de la chaleur grâce à la circulation d’un fluide caloporteur, souvent de l’eau, pressurisée ou non, sous forme liquide ou vapeur. Ce réseau, composé de tuyaux de différentes sections, possède généralement deux conduites parallèles : une ligne aller permettant l’acheminement du fluide chaud (entre 70 °C et 180 °C) jusqu’aux consommateurs et une ligne retour dans laquelle le fluide refroidi (entre 40 et 90 °C) est retourné à la centrale de production. Lorsqu’une sous-station peut être alimentée suivant plusieurs parcours possibles, le réseau est dit maillé. A l’inverse, si un seul chemin est possible, le réseau est dit branché.

Les sous-stations permettent le transfert de la chaleur du réseau de distribution aux consommateurs.

Elles contiennent un ou plusieurs échangeurs de chaleur ainsi qu’une vanne de régulation permettant le contrôle du débit du réseau primaire traversant la sous-station pour répondre à la demande des consommateurs. Un compteur permet de mesurer l’énergie transférée aux consommateurs à des fins de facturation.

Les RdC peuvent également être équipés de moyens de stockage. En stockant la chaleur pour la

transmettre au réseau ultérieurement, ils permettent le lissage de la production pour éviter

l’utilisation de générateurs de pointe onéreux et polluants.

(24)

- 4 -

Le positionnement des RdC dans le mix de chaleur

La part des RdC dans le mix de chaleur est très différente d’un pays à l’autre. Dans les pays d’Europe du Nord et de l’Est, les RdC approvisionnent une part importante de la population : 95 % en Islande, 65 % en Lituanie et Lettonie, 60 % au Danemark, 50 % en Suède et Finlande et 40 % en Pologne et République Tchèque (cf. Figure ii). Le Danemark est d’ailleurs considéré comme la référence en matière de recherche et développement dans ce domaine. En valeur absolue, l’Allemagne est le pays européen produisant le plus d’énergie à partir de RdC, environ 300 TJ.

Figure ii. Energie délivrée et pourcentage de la population fournie par des RdC par pays [8]

En France, seulement 6 % des besoins en chaleur sont fournis par des RdC, soit 78,5 TJ. En 2013, le Syndicat National du Chauffage Urbain (SNCU) recensait 501 RdC pour une fourniture totale annuelle de près de 25 TWh

th

et une puissance totale installée de 18 GW

th

. Ce dernier chiffre a augmenté de 1,5

% en 10 ans [9].

Le plus gros RdC de France, celui de Paris, est un réseau vapeur disposant de 480 kms de canalisations dont la puissance installée est de 4,32 GW. Le second est celui de Grenoble. Il possède 225 kms de canalisations, environ 1000 sous-stations et une puissance installée d’environ 0,9 GW. A eux deux, ces réseaux fournissent plus de 30 % de la chaleur produite par les RdC français.

Le fonctionnement des RdC

La demande des consommateurs varie en permanence. La gestion des RdC est donc essentielle pour adapter la production de la chaleur à la demande. Cette gestion est réalisée au niveau des centrales de production et de la distribution (cf. Figure iii).

Figure iii. Les variables de contrôle des RdC

Concernant la gestion des centrales, la répartition de la production de chaleur entre les générateurs doit être définie. Elle est généralement réalisée avec l’objectif de minimiser les coûts de production.

0%

20%

40%

60%

80%

100%

0 50 100 150 200 250 300

Pourcentage de la population (%)

Energie délivrée (TJ)

Energie délivrée (TJ) Pourcentage de la population fournie (%)

Demande

Temps

Demande

Temps

Demande

Temps

Puissance produite

Temps

(25)

- 5 -

Ainsi, les générateurs les moins chers sont utilisés comme base de production (UIOM, solaire, géothermie, biomasse, etc.) alors que les plus chers sont utilisés seulement pour répondre aux pics de consommation (gaz, fioul, etc.). Il n’est toutefois pas évident de considérer tous les éléments permettant de déterminer la répartition de la production la plus intéressante.

Au niveau de la distribution, nous nous intéressons, comme le montre la Figure iii, aux RdC dont la température de départ et la pression différentielle sont variables, ce qui est le cas de la plupart des RdC français. Le débit circulant dans le réseau de distribution n’est pas contrôlé par les opérateurs mais imposé par la demande de chaque consommateur via les vannes de régulation dans les sous- stations. En revanche, la pression différentielle aux bornes des pompes permet indirectement de contrôler la capacité maximale de débit pouvant circuler dans le réseau de distribution. Autrement dit, plus la pression différentielle est grande, plus un débit important peut circuler. La combinaison température de départ/pression différentielle du réseau permet ainsi de contrôler la distribution de la chaleur dans le réseau. Cette combinaison doit être suffisamment élevée pour que la demande de tous les consommateurs soit satisfaite tout en limitant les pertes thermiques et les pertes de charge.

Cependant, il n’est pas trivial de déterminer la combinaison optimale car cela nécessite des

connaissances fines sur le comportement du réseau. Par conséquent, le contrôle de la distribution est

classiquement surévalué via des lois de gestion expertes.

(26)

- 6 -

Enjeux et problématiques

Cette thèse s’intéresse à la gestion avancée ou intelligente des RdC sur un horizon court terme (d’une heure à quelques jours). L’objectif principal de ce travail est de développer un système de gestion avancée qui, à partir d’une prévision de la demande, soit capable de déterminer les plannings optimaux des variables de contrôle permettant de répondre à la demande.

Pour atteindre cet objectif, il faut nécessairement s’intéresser à deux domaines : la représentation dynamique du comportement des RdC et le développement d’un algorithme de gestion par commande optimale.

La modélisation dynamique

Les RdC sont des systèmes énergétiques de grande taille avec des dynamiques lentes de propagation de la chaleur. Plusieurs heures sont en effet nécessaires pour que la chaleur produite atteigne les sous- stations. Ainsi, pour optimiser la gestion de la distribution, il est indispensable de modéliser les RdC dynamiquement. Cependant, la modélisation de ces systèmes comporte plusieurs difficultés liées à la précision des résultats et aux performances numériques.

Tout d’abord, de nombreux comportements non-linéaires ont lieu à l’intérieur des RdC : pertes de charge, propagation de la chaleur, comportement des échangeurs de chaleur, etc. A l’échelle d’un RdC, ces comportements ne sont pas simples à représenter du fait de la grande taille des RdC et du nombre important de composants qu’ils contiennent.

Pour une utilisation en ligne sur des RdC, un système de gestion doit continuellement s’adapter pour proposer de nouveaux plannings de contrôle. Ainsi, les temps de calculs de la simulation doivent nécessairement être faibles.

Par conséquent, l’enjeu de la modélisation dynamique est de trouver le meilleur compromis entre représentation fine du comportement des RdC et faibles temps de calcul.

La gestion avancée

Optimisation de la production

Lorsque l’on traite de gestion avancée de RdC, les gains les plus significatifs concernent la gestion de la production, i.e. la détermination du planning d’engagement des générateurs. Cet aspect nécessite de considérer les limites techniques (temps de démarrage, capacités minimale et maximale de production, rampe maximale, etc.) et les caractéristiques économiques (coûts de production de la chaleur, coûts de démarrage, etc.) de chaque moyen de production. Du fait de ces multi-contraintes, l’obtention de la répartition de la production entre les générateurs la plus intéressante passe nécessairement par la formulation et la résolution d’un problème d’optimisation.

Optimisation de la distribution

Un système de gestion avancée de la distribution doit être capable de réaliser un arbitrage intelligent

entre les pertes thermiques et les coûts de pompage. En d’autres termes, il doit déterminer, grâce à la

(27)

- 7 -

représentation du comportement dynamique du réseau et des sous-stations, les combinaisons température de départ/pression différentielle permettant de répondre à la demande des consommateurs. Puis il doit sélectionner parmi l’ensemble des possibilités la combinaison permettant d’effectuer l’arbitrage optimal entre pertes thermiques et coûts électriques liés au pompage, autrement dit entre la chaleur et l’électricité.

De plus, un tel système de gestion doit considérer la capacité de stockage dans le réseau de distribution. Du fait des longs délais de transport de la chaleur, le réseau contient en permanence une quantité significative d’énergie, qui plus est lorsque la température est élevée et que des volumes importants sont en jeu. Or, les moyens de stockage de chaleur sont très intéressants pour lisser la production et réduire l’utilisation des générateurs de pointe mais également très onéreux. A titre d’exemple, les volumes d’eau et d’acier dans le réseau de ville de Grenoble sont respectivement d’environ 8000 m

3

et 800 m

3

tandis que six systèmes de stockage de chaleur sensible ont été installés sur le RdC de Turin pour un volume de 4800 m

3

et un coût total de près de 10 millions d’euros. Un des enjeux de la gestion avancée est donc de contrôler intelligemment la distribution de la chaleur afin d’utiliser la capacité de stockage déjà existante du réseau.

La gestion globale par commande optimale

La gestion de la production et de la distribution sont inter-corrélées. Une variation de la température de départ va en effet modifier la puissance à produire et donc l’engagement des générateurs. L’objectif est donc de développer un système de gestion proposant une optimisation globale, c’est-à-dire une optimisation simultanée de la production et la distribution.

Le principe de la gestion par commande optimale est de déterminer la commande d’un système, via la résolution d’un problème d’optimisation qui minimise un critère de performance, appelé fonction objectif, sous des contraintes. Dans notre cas, ces contraintes doivent donc représenter les caractéristiques et le comportement de la production et du réseau de distribution. La fonction objectif peut représenter, suivant le but recherché, les coûts de production, le prix payé par les consommateurs ou encore l’impact environnemental.

La commande réelle

La gestion en ligne d’un RdC est toujours soumise à des perturbations extérieures non prévues comme les incertitudes de prévision de la demande ou les biais de conduite. Ces perturbations peuvent avoir plusieurs conséquences : l’incapacité du système de gestion à trouver des plannings de contrôle, la non satisfaction de la demande ou encore l’augmentation importante des coûts de production.

L’objectif est donc d’étudier la robustesse du système de gestion vis-à-vis de ces perturbations et le

cas échéant de développer des techniques permettant d’améliorer la gestion en conditions réelles de

fonctionnement.

(28)

- 8 -

Contenu du manuscrit

Le manuscrit comporte cinq chapitres. Un résumé de leur contenu est présenté ici.

Chapitre 1 – Modélisation et validation des composants

Dans ce chapitre, les principaux composants de RdC (tuyauterie, sous-station, centrale de production et pompe) sont modélisés et validés. Pour chaque composant, un état de l’art est présenté. L’approche qui nous a guidés consiste à déterminer le meilleur compromis entre temps de calcul et précision des résultats. Pour cela, plusieurs modèles sont développés pour chaque composant et sont ensuite comparés à des résultats expérimentaux. Finalement, le modèle avec le meilleur compromis est sélectionné pour la suite de l’étude.

Chapitre 2 – Modélisation et simulation d’un réseau de chaleur

Ce chapitre contient tout d’abord la description de notre cas d’étude. Celui-ci est représentatif d’un quartier de Grenoble. Il utilise les données de dimensionnement et des profils de consommation issus du RdC de la ville de Grenoble opéré par la CCIAG.

Des résultats de simulations sont ensuite présentés sur une saison de chauffe complète afin de montrer la cohérence de ce simulateur. Ces résultats mettent également en avant l’intérêt de la mise en place d’un système de gestion avancée.

Chapitre 3 – Optimisation de la production et de la distribution

Un état de l’art de l’optimisation de la gestion des RdC est tout d’abord présenté dans ce chapitre.

L’importance de l’arbitrage entre chaleur et électricité est ensuite analysée. Notre système de gestion est par la suite décrit en débutant par son fonctionnement général puis en détaillant le problème d’optimisation linéaire. Ce système de gestion permet une optimisation simultanée de la production et de la distribution en contrôlant l’engagement des générateurs, la température de départ et la pression différentielle.

Enfin, son comportement est vérifié en réalisant des tests de validation élémentaires sur le comportement du modèle linéaire et sur les décisions prises par l’optimiseur concernant l’utilisation du stockage dans le réseau et l’arbitrage entre coûts de pompage et pertes thermiques.

Chapitre 4 – Applications du système de gestion

Dans un premier temps, l’implémentation de notre système de gestion sur le cas d’étude du Chapitre

2 est détaillée. Puis, une analyse du comportement de processus itératif du système de gestion est

présentée. Les performances de ce système sont ensuite analysées sur une saison de chauffe en le

comparant à d’autres méthodes provenant de la littérature. Les résultats montrent que notre système

de gestion permet de diminuer les coûts de production de manière significative, notamment grâce à

(29)

- 9 -

l’utilisation intelligente du réseau comme moyen de stockage de la chaleur. La manière dont la demande des consommateurs est fournie est également étudiée.

Puis, une taxe carbone est intégrée dans notre système de gestion. Son influence sur la diminution des émissions de CO

2

et sur les coûts de production est évaluée et les résultats sont comparés à une méthode de gestion basée sur des lois expertes.

Chapitre 5 – La commande réelle

Dans ce chapitre, les caractéristiques de la commande réelle sont tout d’abord décrites. Un état de l’art des travaux sur la gestion optimisée des RdC en fonctionnement réel est présenté.

Ensuite, plusieurs types de perturbations sont considérés : les incertitudes de prévision de la demande, les biais de conduite sur la température de départ et les incertitudes de modélisation. Leur impact sur la gestion est analysé.

La partie suivante de ce chapitre a pour objectif de robustifier notre système de gestion vis-à-vis de ces imprévus. Des techniques de robustification sont ainsi mises en place afin de répondre à la demande de tous les consommateurs malgré les imprévus tout en réduisant au maximum les coûts de production.

Enfin, les performances de notre système de gestion avec ces techniques sont évaluées par rapport à

une méthode de gestion basée sur des lois expertes.

(30)

- 10 -

Références bibliographiques de l’introduction

[1] P. Brender, C. Goubet, O. de Guibert, G. Croquette, A. Vieillefosse, and D. Simiu, “Les objectifs européens énergie-climat,” 2013.

[2] ADEME, “Energie et Climat: Chiffres clés - Edition 2009,” 2009.

[3] ADEME, “Efficacité énergétique des bâtiments 2007 - 2008 - Un programme de mesure de plus en plus performane,” Ministère de l’écologie et du développement durable, Dossier de presse, 2007.

[4] AMORCE, “Prix de vente de la chaleur en 2010,” Série Economique, 2012.

[5] Direction Générale de l’Energie et du Climat, “Programmation pluriannuelle des investissements de production de chaleur - Période 2009- 2020,” 2009.

[6] S. Royal, “Les objectifs pour le développement des énergies renouvelables - Programmations pluriannuelles des investissements de production,” Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, 2016.

[7] CETE de l’Ouest, “Constitution d’un réseau de chaleur,” Division Villes et Territoires - Pôle de compétence et d’innovation Réseaux de Chaleur, 2011.

[8] Euroheat and Power, “District Heating and Cooling Country by Country Survey.” 2013.

[9] SNCU, “Enquête annuelle sur les réseaux de chaleur et de froid - Rapport 2014,” Edition

nationale, 2015.

(31)
(32)

- 12 -

Chapitre 1. Modélisation et validation des composants ... 12

1.1 Introduction ... 13

Objectif et caractéristiques de la modélisation ... 13

Etat de l’art et hypothèses générales ... 13

Benchmark des outils de modélisation ... 15

Démarche mise en œuvre ... 17

1.2 Modélisation d’un élément de tuyauterie ... 18

Introduction ... 18

La mise en équation des phénomènes ... 18

Méthodes existantes de résolution du bilan de conservation de l’énergie ... 26

Le modèle basé sur la Méthode des Volumes Finis (MVF) ... 28

Le modèle utilisant la Méthode des Caractéristiques (MC) ... 29

Comparaison des modèles ... 31

Conclusions ... 39

1.3 Modélisation d’une sous-station ... 41

Introduction ... 41

Etat de l’art des modèles de sous-stations ... 42

La mise en équation ... 44

Les modèles développés ... 46

Comparaison des modèles ... 49

Conclusions ... 53

1.4 La centrale de production ... 54

Modélisation d’un générateur de chaleur ... 54

Modélisation d’une pompe ... 57

1.5 Conclusions sur la modélisation ... 60

Références bibliographiques du Chapitre 1 ... 62

(33)

- 13 -

1.1 Introduction

Objectif et caractéristiques de la modélisation

Dans cette partie, l’objectif est de développer puis de valider des modèles de composants génériques.

Ceux-ci pourront dans un deuxième temps être assemblés afin de simuler le comportement d’un RdC et aider à la mise au point de stratégies de contrôle optimisées. Pour satisfaire à cet objectif, la modélisation à l’échelle composant doit présenter plusieurs caractéristiques.

Premièrement, les phénomènes thermique et hydraulique étant couplés au sein d’un RdC, il sera nécessaire de faire appel à une modélisation thermohydraulique c’est-à-dire multi-physique. Les environnements de simulation uniquement thermique ou énergétique (TRNSYS par exemple) ne permettront donc pas de répondre aux objectifs de la présente étude.

Deuxièmement, les phénomènes impactant la propagation de la chaleur présentent des dynamiques lentes, de l’ordre de plusieurs heures. C’est le cas par exemple du transport de la chaleur entre une centrale de production et des consommateurs éloignés. Par conséquent, la modélisation proposée devra présenter un caractère dynamique.

Troisièmement, nous chercherons à obtenir des résultats numériques précis pour être le plus représentatif possible des systèmes que nous étudions. Afin de garantir la fiabilité des résultats, une étape de validation par comparaison à des résultats expérimentaux nous semble indispensable.

Enfin, comme nous le montrerons dans le Chapitre 3, la gestion avancée s’appuie sur des simulations dynamiques pour élaborer un contrôle optimal. Afin de faire face aux perturbations du système, telles que les biais de conduite ou les erreurs de prévision, l’étape de planification et les simulations dynamiques associées doivent être exécutées aussi fréquemment que possible. Nous chercherons donc dans tous nos développements de modèles à minimiser les temps de calcul sans en sacrifier la précision.

Pour résumer, quatre critères sont essentiels pour les modélisations envisagées : - Leur caractère multi-physique ;

- La prise en compte des phénomènes dynamiques ;

- Leur validation par comparaison à des résultats expérimentaux ; - Un temps de calcul minimal.

Etat de l’art et hypothèses générales

Afin de satisfaire à l’ensemble de ces critères, des hypothèses générales sont nécessaires. Les hypothèses suivantes sont appliquées dans nos travaux :

- Une modélisation unidimensionnelle ; - Des profils uniformes ;

- L’approche pseudo-dynamique ;

- Un modèle de fluide à propriétés thermodynamiques constantes.

Un état de l’art des travaux utilisant ces hypothèses est présenté dans cette partie.

(34)

- 14 -

1.1.2.1 La modélisation unidimensionnelle et des profils uniformes

En mécanique des fluides, la modélisation à l’échelle système de réseaux hydrauliques suppose dans la plupart des cas que l’écoulement est unidimensionnel. Cela signifie que la vitesse du fluide, est considérée perpendiculaire à la section des conduites. Les inconnues du problème ne possèdent donc qu’une seule dimension, celle de l’écoulement. Cette hypothèse, largement utilisée dans le domaine de la modélisation des RdC [1], permet de simplifier les modèles et de réduire significativement les temps de calcul.

De plus, les profils des variables du système, telles que la vitesse, la température ou encore la pression, sont généralement supposés uniformes sur la section des conduites du réseau [2]. Cette hypothèse est bien justifiée dans le cas d’un écoulement turbulent (cf. partie 1.2.2.2.1). L’impact de cette hypothèse sera examiné plus finement par la suite avec la prise en compte du phénomène de dispersion thermique axiale (cf. partie 1.2.2.2.2).

1.1.2.2 L’approche pseudo-dynamique

Les variations de pression et de débit au sein des réseaux se propagent à une vitesse du même ordre de grandeur que celle du son dans le fluide, i.e. approximativement 1200 m/s pour le cas de l’eau. Au contraire, les variations de température se propagent à une vitesse proche de celle du fluide, i.e.

environ 1 m/s. Puisque la dynamique des phénomènes hydrauliques est plus de 1000 fois supérieure à celle des phénomènes thermiques, leurs modélisations peuvent être découplées [3]. On est ainsi amené à considérer les variantes suivantes pour la prise en compte des phénomènes dynamiques :

- La méthode complètement dynamique (fully dynamic method en anglais) ; - La méthode pseudo dynamique (pseudo dynamic method en anglais).

Dans le cas de la méthode complètement dynamique, les termes dynamiques sont pris en compte dans les équations de conservation de l’énergie et de la quantité de mouvement. C’est par exemple la méthode utilisée dans [4]. Cette méthode nécessite des pas de temps très faibles pour représenter les variations de pression et débit ce qui mène à des temps de calcul importants.

Le principe de la méthode pseudo-dynamique est de déterminer le comportement hydraulique par des calculs statiques alors que les phénomènes dynamiques sont pris en compte dans l’équation de conservation de l’énergie. Les variations de pression et de débit sont donc supposées instantanées. Il est montré dans [5] que les temps caractéristiques de la dynamique des phénomènes hydrauliques sont trop faibles pour être pris en compte à des fins de gestion avancée de RdC.

1.1.2.3 Le modèle de fluide

Les travaux étudiant la gestion des RdC à eau liquide pressurisée utilisent tous des propriétés thermodynamiques de fluide constantes. Ainsi, la masse volumique et la capacité thermique ne dépendent ni de la température ni de la pression [6]. Cette hypothèse permet d’améliorer significativement les temps de calcul.

Dans notre cas, les plages de fonctionnement de la température et de la pression du fluide sont

respectivement de 60 – 170 °C et 10 – 17 bars. Le Tableau 1-1 présente les plages de différentes

grandeurs thermodynamiques de notre cas d’étude. Ainsi, on constate que la masse volumique et la

capacité thermique varient respectivement d’environ 10 % et 5 % sur la plage de fonctionnement des

RdC. Ces variations n’ont cependant pas d’impact significatif sur la précision des résultats numériques,

comme le montre la validation expérimentale des composants (cf. sections 1.2.6, 1.3.5 et 1.4.1.4).

(35)

- 15 -

Tableau 1-1. Plages de température et de pression de cette étude

Température Pression Masse volumique Capacité thermique Ligne aller 100 – 170 °C 11 – 17 bar 900 – 960 kg.m

-3

4200 – 4400 J.kg

-1

.K

-1

Ligne retour 60 – 80 °C 10 – 12 bar 970 – 990 kg.m

-3

4180 – 4200 J.kg

-1

.K

-1

Benchmark des outils de modélisation

1.1.3.1 Les outils traditionnels

Il existe plusieurs outils traditionnellement utilisés pour la modélisation et la simulation dynamique et multi-physique de RdC : Termis, NetSim et DHSim.

Termis est un logiciel commercial de modélisation et de simulation thermohydraulique des réseaux de distribution, appartenant à Schneider Electric [7]. Etant développé pour les gestionnaires de réseaux, il semble que ce logiciel ait des possibilités de développement assez restreintes. Par exemple, il possède une bibliothèque de modèles de composants mais ceux-ci ne sont pas nécessairement bien documentés et ne peuvent pas être modifiés facilement. Il est donc difficile d’intégrer des phénomènes non pris en compte dans Termis, tel que l’inertie thermique solide des tubes [8].

NetSim est un logiciel commercial proposé par Vitec [9]. Basé sur le même cœur de calcul que Termis, NetSim calcule aussi bien les phénomènes thermiques qu’hydrauliques et est capable d’effectuer des simulations statiques et dynamiques. Tout comme Termis, cet outil est principalement utilisé par les gestionnaires de réseaux et ne permet pas une grande liberté d’utilisation. Par exemple, une simulation ne peut excéder 24 heures [10].

L’outil de modélisation DHSim est un code de calcul développé au Danemark par DTU (l’Université Technique du Danemark) et le Laboratoire National de Risoe. Cet outil permet la simulation de RdC ayant une structure non maillée [11]. Malheureusement, très peu d’informations sont disponibles sur cet outil et il ne semble pas accessible par des membres extérieurs à DTU.

D’autres logiciels, tels que TRNSYS [12], sont parfois utilisés mais ne permettent pas la modélisation multi-physique. Ainsi, aucun outil traditionnel de modélisation et simulation dynamique de RdC n’est adapté à notre utilisation. C’est pourquoi nous nous sommes penchés sur la sélection d’un environnement de modélisation/simulation permettant d’accueillir nos propres développements de modèles. Cette démarche nous a conduits à nous intéresser aux langages de modélisation acausale car ils permettent de réduire les temps de développement et favorisent la réutilisabilité des modèles [13].

1.1.3.2 Les langages acausaux orientés objet basés sur les équations

Ces langages ne sont pas propres à la modélisation des RdC mais permettent la simulation de systèmes complexes multi-physiques grâce à une modélisation acausale [14]. Les deux langages principaux de ce type sont Simscape et Modelica.

1.1.3.2.1 Simscape

Simscape est un langage et un environnement de modélisation développé par MathWorks qui repose

sur le langage de programmation MATLAB [15]. Il permet de modéliser des composants grâce à des

systèmes d’équations implicites algébriques ou différentielles, puis de les relier grâce à des connexions

acausales. SimScape est fourni avec des composants hydrauliques de base (tuyau, volume, capteurs,

sources,…). Il existe très peu de bibliothèques accessibles de composants développés par d’autres

(36)

- 16 -

équipes de recherche. Les modèles développés peuvent être simulés dans Simulink ou bien générés en langage C pour être ensuite simulés dans d’autres environnements.

1.1.3.2.2 Modelica

Modelica est un langage de modélisation acausale orienté objet et basé sur les équations. Il est particulièrement adapté à la modélisation multi-domaines [16]. Il permet de réaliser des modèles utilisant des composants complexes et des équations de type discrètes, différentielles ou algébriques.

Les mécanismes d’héritage ou d’extension de classe présents dans Modelica permettent la décomposition du système étudié en composants aussi élémentaires que possible, puis de les connecter et de les enrichir jusqu’à obtention du système complexe souhaité ([17], [18]). Ces propriétés rendent les modèles développés très réutilisables. Elles permettent également une modélisation naturelle, i.e. s’appuyant sur un découpage qui reprend les composants physiques qui doivent être représentés.

Une bibliothèque de composants hydrauliques génériques pour la modélisation des écoulements fluides 0D et 1D a été développée par Modelica Association, nommée Fluid [19]. Comme pour Simscape, cette bibliothèque n’est pas exhaustive mais elle est composée de modèles de base réutilisables et adaptables. De plus, la bibliothèque Fluid propose des solutions numériques à des problèmes de modélisation non-triviaux (conception de connecteurs hydrauliques bi-directionnels, implémentation des propriétés thermodynamiques des fluides …). Elle peut donc constituer une référence pour la modélisation des RdC.

Aux vues des études récentes publiées dans le domaine de la modélisation des systèmes énergétiques complexes, il apparait clairement que ce langage est en pleine expansion. Ainsi, plusieurs bibliothèques de composants hydrauliques, pour la plupart en accès libre, ont été développées ces dernières années.

On peut par exemple citer :

- la bibliothèque Buildings, développée à l’université de Berkeley par Mickael Wetter, conçue pour modéliser les systèmes énergétiques du bâtiment et leur contrôle [20]

- la bibliothèque BuildSysPro [21], développée par le département Energie dans les Bâtiments et les Territoires (EnerBaT) d’EDF pour la modélisation dynamique multi-échelle et multi- domaine des systèmes énergétiques des bâtiments ;

- la bibliothèque BuildingSystems, développé à l’université des Arts de Berlin [22].

L’intérêt de la modélisation acausale est de permettre une grande réutilisabilité des modèles développés [23]. En outre, il est montré dans [12] que le temps de développement d’un modèle de bâtiment sous Modelica est environ 5 à 10 fois plus rapide que sous TRNSYS. Ainsi, les différentes bibliothèques disponibles sont un atout important pour notre étude car il est aisé de réutiliser tout ou une partie de modèles déjà existants.

Ces différents avantages nous ont orientés vers le langage Modelica pour développer les modèles nécessaires à notre étude sur les RdC.

1.1.3.3 Les plateformes de simulation supportant le langage Modelica

Plusieurs plateformes de simulation permettent d’exécuter des modèles écrits avec le langage Modelica, telles que :

- AMESim, logiciel propriétaire développé par LMS ;

- Dymola, logiciel propriétaire développé par Dassault Systèmes ;

- MapleSim, logiciel propriétaire développé par Maplesoft ;

Références

Documents relatifs

• Le même immeuble chauffé au réseau de chaleur o Après travaux nécessaires soit pour le?. changement de chaudière, soit pour le raccordement (en rouge)

Nous nous proposons dans cette section d’aborder cette problématique en modélisant l’évolution d’un réseau au travers d’un arbre de scénarios (figure VII-4). En

Engagement sur le long te rm evia des contrats de fourniture de chaleur avec les bâtiments raccordés au réseau dechaleurchaleur•Structure tarifairebinomiale : part fixe selon

Le VLPXODWHXU de trafic calcule l’évolution du trafic sur la ligne, en fonction d’un état initial (position des trains sur la ligne, état des signaux…), des paramètres actuels de

15 En étudiant cette mobilisation de contacts dans le temps, nous avons caractérisé la structure du réseau personnel actif en fonction de différentes phases

Concernant la quantité de force développée au cours du cycle de marche (Table IV-9), on ne note aucune différence significative (p&gt;0.05) pour le muscle RF entre les sujets et

Ce travail évalue le rôle des réseaux de chaleur dans la perspective de décarboner le système énergétique. Après avoir introduit les caractéristiques de ces systèmes, un état

Ce travail évalue le rôle des réseaux de chaleur dans la perspective de décarboner le système énergétique. Après avoir introduit les caractéristiques de ces systèmes, un état