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JOURNAL AUX SYNDIQUÉ-ES

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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SYNDICAT CGT des Retraités LCL

15, rue Feydeau

(BC 111.87)

75002 Paris Tél : 01 42 95 04 38

JOURNAL AUX SYNDIQUÉ-ES

SEPTEMBRE / OCTOBRE 2016

A U S O M MA I R E

Page 2 Ils nous ont quittés

Page 3 Pourquoi tant de haine envers la CGT

Page 4 Loi Travail : quatre mois de mobilisation inédite ! Page 5 Sécurité et Démocratie

Page 6 Appel à la manifestation des retraités le 29 septembre 2016

Page 7 et 8 Adresse aux syndiqués de P. Martinez, secrétaire général de la CGT Page 9 Assemblée générale et repas des retraités LCL le jeudi 8 décembre 2016 Page 10 et 11 Nouvelles de Mumia et pétition

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Deux camarades nous ont quittés.

Nous avons la tristesse de vous informer du décès cet été de deux militants de notre syndicat qui de façon différente et à deux époques bien distinctes ont marqué la vie de la CGT au Crédit Lyonnais d’Ile de France. Nous tenons aujourd’hui à leur rendre hommage.

Jean JOSEPH est décédé au mois d’août à l’âge de 90 ans.

Engagé dès ses premières années professionnelles dans le militantisme syndical, il avait assumé les premières responsabilités de la CGT au Crédit Lyonnais puis à la tête de l’Union CGT des Syndicats de la Banque d’Ile de France.

Nous gardons le souvenir d’un militant remarquable qui sans ménager ses efforts et son talent au service des salariés de la profession et de la CGT ne s’est jamais départi d’un scrupuleux respect à l’égard de ceux qui l’ont côtoyé.

Erudit de botanique et amoureux du Morvan, Jean avait décidé d’y profiter de ses années de retraite avec sa compagne Camille.

Jean-Pierre DALMAS fut un militant syndical de toujours. Il est décédé à l’âge de 70 ans au mois de juin dernier. Après avoir milité à la CFDT, puis à FO, Jean Pierre avait trouvé sa place naturelle au sein de la CGT.

Il y a notamment assumé la responsabilité de Représentant syndical CGT au Comité d’Etablissement du Siège. Il a également joué un rôle important dans le développement de la CGT au Siège et notamment au service informatique. Jean-Pierre fut durant toute sa vie fortement impliqué dans son militantisme politique. Il a su, par sa lucidité et sa finesse intellectuelle, le conjuguer avec son engagement syndical.

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POURQUOI TANT DE HAINE ENVERS LA CGT ?

Depuis la lutte menée contre la loi Travail, de nombreuses accusations aussi violentes que peu argumentées ont été portées par le gouvernement et le Medef et largement diffusées par les médias. L'objectif : tenter de discréditer la mobilisation contre la loi travail et occulter le débat de fond sur le contenu du projet de loi.

Mais pourquoi cette stigmatisation de la CGT alors que le mouvement contre la loi travail est un mouvement intersyndical qui regroupe outre la CGT, FO, la FSU, Sud, Solidaires concernant les syndicats de salariés.

Au-delà des attaques contre la seule CGT, le but est bien de briser un certain type de syndicalisme, qui refuse la logique du patronat et du gouvernement. Seule la CFDT, fidèle à sa politique d’accompagnement des reculs sociaux depuis plusieurs années est leur alliée au mépris de leurs adhérents car on peut voir dans chaque manifestation des banderoles de ce syndicat.

Décision politique au prétexte sécuritaire

L’enjeu était donc de faire passer la loi qui démantèle les principes fondamentaux du droit du travail coûte que coûte.

Détourner le débat sur ses conséquences en centrant la campagne sur les violences de casseurs, empêcher l’expression démocratique d’une opposition majoritaire à son projet, poursuivre des militants en justice avec pour certains d’entre eux, des peines de prison ferme, délégitimer le mouvement syndical de contestation et de proposition, de lutte pour le progrès social afin de laisser croire que toute lutte sociale est vouée à l’échec.

Vous avez dit minoritaire?

Un des arguments les plus fréquents: la CGT serait minoritaire.

Or, qui est minoritaire? Le gouvernement, seul contre tous, ou la CGT qui exprime actuellement la volonté d’une opinion majoritairement opposée à ce énième recul social? F Hollande dénonçant un blocage décidé par une minorité est plutôt mal placé pour en parler alors que, ne disposant pas d'une majorité dans ses propres rangs pour faire voter la loi Travail, il utilise le 49-3.

Le gouvernement essaie, en se focalisant sur la seule CGT, de faire peur. Mais si la CGT est le syndicat le plus puissant dans la rue, elle est loin d’être seule. FO, Solidaires, FSU, des organisations d’étudiants et de lycéens sont aussi présents dans les cortèges.

Avec un patronat plus que jamais conforté par le gouvernement dans ses demandes à vider le Code du Travail de toute substance, il est impératif et vital que les salariés puissent s’organiser, s’exprimer et agir collectivement à partir des lieux de travail. Sans les syndicats pour les représenter et les défendre, les salariés restent à la merci de ces prédateurs.

Quand le gouvernement et le Medef attaquent des syndicats qui sont représentatifs, ils n’attaquent pas seulement tel ou tel dirigeant mais l’ensemble des salariés.

Les syndicats créent aussi des solidarités dans les entreprises, solidarités qui finissent par rejaillir sur l’ensemble de la Société. Un des grands défis des organisations syndicales et de la CGT en particulier sera donc de continuer à élargir les luttes.

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LOI TRAVAIL

quatre mois d’une mobilisation inédite !

Un mouvement social inédit …

17 février : le projet de loi Travail est rendu public dans la presse

19 février : lancement de la pétition « loi travail, non merci » qui recueillera 1 350 000 signatures.

25 février : à l’initiative de la CGT, l’intersyndicale CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL dénonce la loi Travail et appelle à la mobilisation.

9 mars : 500 000 personnes manifestent contre la loi Travail.

31 mars : 1 300 000 personnes manifestent.

Mai-juin : des milliers d’arrêts de travail et des grèves reconductibles ont lieu dans de nombreux secteurs.

10 mai : face à la fronde des députés, le gouvernement dégaine le 49-3.

20 mai : l’intersyndicale écrit un courrier, resté sans réponse, à François Hollande demandant d’être reçue.

30 mai : lancement de la votation citoyenne.

14juin : un million de personnes défilent à Paris ; 1 300 000 dans toutes la France.

24 juin : pour la première fois, depuis 1962, le gouvernement interdit une manifestation syndicale. Il sera obligé de reculer.

5 juillet : pour la deuxième fois, le gouvernement fait adopter sa loi en force avec le 49-3.

Qui a per mis de pre

miers résultats

21 mars : premiers reculs du gouvernement qui supprime notamment :

le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif ;

l’augmentation du temps de travail des apprenti-es mineur-es ;

la mise en place des forfaits-jours sans accord d’entreprise ;

le fractionnement des 11 h de repos quotidien ;

la négociation des congés pour événements familiaux (mariage, décès…) dans chaque entreprise ;

11 avril : le gouvernement est contraint d’annoncer un plan pour les jeunes :

augmentation du nombre et du montant des bourses étudiantes et lycéennes ;

extension de la « garantie jeunes » ;

mise en place d’une aide à la recherche du premier emploi ;

concertation sur la rémunération des apprenti- es.

11 mai : la définition du harcèlement sexuel et du sexisme est renforcée (article 1). Le périmètre international est rétabli pour apprécier les difficultés des entreprises en cas de licenciement économique (article 30).

5 juillet : la loi Travail prévoit six domaines dans lesquels l’accord d’entreprise ne peut déroger à l’accord de branche : les classifications, la formation professionnelle, la prévoyance, les salaires, l’égalité Femmes/Hommes, et la pénibilité (il manque, malheureusement la durée du travail !).

La disposition qui empêchait les travailleurs des plateformes numériques d’exiger une requalification en CDI est supprimée (article 27).

La bataille se poursuit

La journée de manifestations du 15 septembre a réuni plusieurs milliers de personnes à Paris et dans les villes de province. Après quatre mois de lutte, et malgré la répétition par les médias de « la dernière manifestation » ou du « baroud d’honneur », les manifestants font preuve d’une mobilisation active.

Une réunion intersyndicale devrait avoir lieu le 22 septembre prochain pour décider des suites à donner au mouvement. Mais, déjà, il semble qu’il y ait des divisions. FO ne serait pas très favorable à continuer sur le même mode qu’au printemps. Solidaires a proposé une manifestation le 7 octobre, journée mondiale du travail décent et journée de grève en Belgique contre la loi Peeters, l’équivalent de la loi Travail. La CGT, quant à elle, est déterminée à réclamer l’abrogation de la loi. Elle y associe sa campagne sur les 32 heures, durée du travail nécessaire à la résorption du chômage et de la précarité.

Reste que ce qu’il s’est passé au printemps a permis de remettre, sur le devant de la scène, le social.

L’approche des échéances électorales doit nous conduire à maintenir cette dynamique, d’autant que nous n’avons guère entendu le FN sur ce sujet, bien mal à l’aise sur ces questions.

La mobilisation en chiffres : 13 journées d’actions unitaires.

1 million de participant-es à la votation citoyenne.

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SECURITE ET DEMOCRATIE

Nous sommes actuellement en état d’urgence permanent depuis les attentats du

« Bataclan ». Initialement voté pour trois mois en attente d’une nouvelle modification de la constitution qui devait permettre, notamment, la déchéance de nationalité des binationaux. On sait ce qu’il est advenu de ce débat nauséabond.

L’état d’urgence en tant que tel, après une vague de perquisitions et d’assignations à résidence administratives a montré son inefficacité dans la lutte contre le terrorisme, sinon le gouvernement n’aurait pas manqué de nous le faire savoir avec satisfaction. Les seuls résultats tangibles en la matière dont le gouvernement a pu se vanter ont été dus à des enquêtes de police classiques. Plus encore, l’état d’urgence n’a pas permis de prévenir l’attentat de Nice alors qu’il apparait aujourd’hui que la simple application des règles de circulation aurait suffi de se rendre compte que le terroriste avait repéré, au préalable avec son camion, la promenade des Anglais. C’est dans la ville la plus équipée de France en caméras de surveillance et dotée d’une police municipale pléthorique que ce drame a eu lieu. Christian Estrosi s’était d’ailleurs vanté que les évènements de Paris n’auraient pas pu avoir lieu à Nice !

Par contre, l’état d’urgence a permis au gouvernement de s’en prendre à un certain nombre de libertés fondamentales à commencer par le droit de manifester. La droite n’a d’ailleurs pas manqué de s’engouffrer dans le prétexte de ce droit d’urgence pour réclamer l’interdiction de toute manifestation sociale à l’appel des syndicats et notamment de la CGT. Dans la foulée, on a même vu la tentative d’assimiler la CGT aux casseurs et même les considérer comme des terroristes. Fort heureusement, il n’a pas été question d’interdire les manifestations sportives ou culturelles au moins au niveau national. C’est donc bien le mouvement social, les syndicats et leurs militants qui sont visés. Certes, cela aurait-eu lieu même sans état d’urgence mais celui-ci facilite grandement la chose.

A la veille des élections présidentielles, le gouvernement va reconduire l’état d’urgence et en cas d’élection possible de la droite, elle s’en saisira pour taper encore plus sur le mouvement social. Nous devons affirmer que toute restriction des libertés individuelles et collectives font le jeu des terroristes qui s’en servent dans leur chasse à la radicalisation d’un nombre croissant d’individus.

Aussi, plus que jamais nous devons nous battre contre cet état d’urgence revendiquer son abrogation ; il a suffisamment fait la preuve de son inefficacité face au terrorisme et de sa nocivité sociale.

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Appel des 9 organisations de retraités et retraitées

Rendez-vous le 29 septembre 2016 à Montparnasse à 14 h 30 pour une véritable revalorisation de nos retraites et pensions

dès le 1

er

octobre 2016

Une nouvelle fois dans l’unité, 9 organisations syndicales et associations de retraité-e-s vous appellent à vous mobiliser le 29 septembre pour défendre notre pouvoir d’achat de retraité.

Nos pensions une nouvelle fois gelées au 1er octobre 2016 ! C’est ce que prévoit la commission des comptes de la Sécurité so- ciale. Après le décalage de la date de revalorisation des pensions de janvier à avril sous le gouvernement Sarkozy, la loi Touraine de janvier 2014 a reporté cette revalorisation d’avril en octobre et mo- difié les règles.Aucune revalorisation en 2014. Seulement 0,1% en 2015. Il faut remonter au 1er avril 2013 pour retrouver une simple prise en compte de l’inflation.

Le MEDEF a obtenu le blocagede fait des régimes complémentai- res pour 3 ans, en ne revalorisant qu’un point en dessous de l’inflation.

Les pensions reculent par rapport aux salaires

Jusqu’aux « réformes » de 1993 et 2003, les pensions du privé et du publicévoluaient en fonction des salaires. Depuis l’indexation sur les prix, le décalage avec les salaires s’accentue, de 1,4 à 1,8 % par an, sur le dos des personnes retraitées qui subissent un décrochage de leur niveau de vie et une paupérisation pour tous.

Une cascade de mauvaises mesures fiscales

Le gouvernement a supprimé les mesures fiscales dont bénéficiaient les parents isolés et les veuves et veufs ayant eu un enfant, de même que la non-imposition de la majoration de 10% pour les retraité-e-s ayant eu au moins 3 enfants.

L’ensemble de la fiscalité, bien plus importante que l’impôt sur le revenu, pèse fortement sur les retraité-e-s, qu’ils soient imposables ou non : le poids de la TVA est proportionnellement plus lourd pour les plus pauvres.La CASA, prélevée sur les retraites et pen- sions des retraités imposables, reste encore en partie détournée de sa fonction (environ 350 millions d’euros pour 2015).

Des milliers de retraités n’ont plus les moyens de se soigner.

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, très insuffisante dans son contenu, tarde à se mettre en place.Hôpital, centre de sécurité so- ciale, bureau de poste, transports… On ne compte plus les fermetures de servi- ces publics. Les personnes âgées, sur- tout en zone rurale, souffrent principa- lement de cette désertification.

Défendre le pouvoir d’achat et non les cadeaux aux marchés financiers Quand le gouvernement ne cesse de répéter que la croissance est en train de redémarrer, celle-ci risque d’être frei- née par la baisse des revenus de retrai- té-e-s qui consommeront moins ! C’est justement le retour de croissance qui peut rétablir l’équilibre des comptes publics.

Dans le même temps, les gouverne- ments successifs n'ont cessé de multi- plier les cadeaux fiscaux et parafiscaux aux entreprises et marchés financiers, provoquant un manque à gagner pour les finances publiques. La France est un pays riche où ne cessent de s’accentuer les inégalités. Près de 10 % des retraités survivent sous le seuil de pauvreté.

Le 29 septembre, ensemble, nous vous appelons à vous mobiliser :

Pour le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er jan- vier de l’année en prenant en compte l’évolution du salaire moyen.

Pour une pension au moins égale au SMIC revendiqué pour une retraite complète.

Pour le rattrapage du pouvoir d'achat perdu sur les pensions, la baisse de la CSG des retraité-e-s et l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités : la ½ part fiscale et l’exonération des majorations familiales.

Pour l’amélioration du pouvoir d’achat des retraites, le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources.

Pour le développement et le renforcement de services publics de qualité indispensables au mieux vivre individuel et collectif (santé, trans- ports, culture, sécurité, etc.).

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confédération générale du travail – 263 rue de Paris – 93516 Montreuil cedex – Tél. : 01 55 82 80 00- Fax : 01 49 88 18 57- CCP : Paris 62-84 L http://www.cgt.fr - boite aux lettres (e-mail) : [email protected]

AUX SYNDIQUE(E)S CGT

[email protected] 01 55 82 83 06

Montreuil, le 12 septembre 2016

Cher(e) Camarade,

Après cette période de congés bien méritée où certains ont pu, je l’espère, partir en vacances et décompresser, c’est la rentrée.

Cet été a été marqué par de nouveaux attentats avec de nombreuses victimes à Nice et à Saint Etienne du Rouvray.

La CGT a exprimé ses condoléances et toute sa solidarité aux familles et proches des victimes. A cette occasion, elle a aussi rappelé l’engagement et le sens du devoir de tous les fonctionnaires des services publics.

Face à ces événements dramatiques, le gouvernement et une partie importante de la classe politique n’a pas hésité à faire de la surenchère sécuritaire laissant la place à des dérives dangereuses. L’emballement politico-médiatique autour du

« burkini », en est la triste démonstration.

Si nous condamnons sans réserve les attentats, toutes les formes de radicalisation et les intégrismes religieux d’où qu’ils viennent, nous refusons avec force toute stigmatisation de citoyens ou de résidents de notre pays. Comme nous l’avions écrit au mois de novembre 2015, le renforcement nécessaire de la sécurité ne doit pas se traduire par une remise en cause des libertés individuelles et collectives.

C’est particulièrement vrai concernant l’action syndicale. Nous l’avons vécu dans et en marge des manifestations dans plusieurs villes, le gouvernement menaçant même d’interdire une manifestation à Paris. La criminalisation de l’action syndicale est également présente dans les entreprises avec notamment les Goodyear, les Air France et les trop nombreux autres dont on parle moins dans la presse.

En cette rentrée, nous n’avons pas tourné la page de la loi de travail. Le formidable mouvement social qu’a connu notre pays durant plusieurs mois n’est pas terminé. Semaine après semaine, des centaines de milliers de personnes ont participé régulièrement ou de façon ponctuelle à cette mobilisation. Début juillet, l’opinion publique restait très majoritairement défavorable à cette loi malgré son adoption par le biais de l’Article 49-3 à l’Assemblée nationale. 55% de cette même opinion considérait que les mouvements de contestation devaient se prolonger au- delà des congés.

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confédération générale du travail – 263 rue de Paris – 93516 Montreuil cedex – Tél. : 01 55 82 80 00- Fax : 01 49 88 18 57- CCP : Paris 62-84 L http://www.cgt.fr - boite aux lettres (e-mail) : [email protected]

Je profite de ce courrier pour saluer le travail des syndiqués et des militants de la CGT pour la réussite des nombreuses journées d’action mais également des mobilisations et grèves reconductibles dans les entreprises et les services.

Aujourd’hui, nous réclamons l’abrogation de ce texte, comme nous l’avions obtenu il y a dix ans avec le CPE.

La bataille doit se poursuivre aussi dans les entreprises avec un slogan qui pourrait être : « Pas de loi travail dans ma boite »

Nous voulons que les questions sociales soient au cœur de cette rentrée et qu’elles pèsent dans les débats autour des prochaines échéances électorales. Les principales préoccupations des salariés, des retraités et des citoyens plus globalement demeurent la lutte contre le chômage et la défense du pouvoir d’achat.

La CGT doit refuser cette fausse alternative qui consisterait à choisir entre le pire et le moins pire se traduisant à chaque fois par des reculs sociaux. Nous revendiquons le meilleur car la France et les grandes entreprises du pays ont les moyens de financer des politiques sociales ambitieuses. Notre pays se classe troisième mondial en termes de hausse des dividendes versés aux actionnaires au deuxième trimestre 2016, soit 35 milliards d’euros et une hausse de 11,2%. C’est particulièrement le cas pour les banques. Ce sont ces mêmes grands groupes qui bénéficient le plus des crédits d’impôts et d’exonérations de cotisations sociales.

Nos principales revendications, la réduction du temps de travail, avec comme références les 32 heures hebdomadaires et l’augmentation des salaires, sont plus que légitimes. Elles sont de surcroit, le meilleur moyen de lutter contre le chômage.

Etre à l’offensive, porter nos propositions alternatives, voilà notre programme pour cette rentrée.

Alors rendez-vous dès le 15 septembre et les semaines qui suivront dans l’action.

Très fraternellement,

Philippe MARTINEZ

Secrétaire général de la CGT

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Pensez à réserver votre journée ! LE JEUDI 8 DECEMBRE 2016

À MONTREUIL

ASSEMBLEE GENERALE ET REPAS DES ADHERENTS

DU SYNDICAT DES RETRAITES CGT LCL

Accueil à partir de 9 h 30 Apéritif : 12 h

Repas : 12 h 30

Le menu, le nom des salles et le bulletin d’inscription vous seront communiqués ultérieurement.

Apéritif et Repas : 30 €

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