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TOXIQUES METAUX ET METALLOIDES

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(1)

INTOXICATIONS ANIMALES

PAR

LES METAUX & LES METALLOÏDES

Pr Agrégé Samir BEN YOUSSEF ENMV ST

(2)

Pr Agrégé Samir BEN YOUSSEF ENMV ST

INTOXICATIONS PAR LE PLOMB

(3)

LE SATURNISME ANIMAL

 Intoxication par ingestion : Plomb ou dérivés

Plomb = Métal lourd

Caractère cumulatif

Action thioloprive

Action compétitive avec calcium

Tableau clinique de l’intoxication de caractère brutal

Dominé par des symptômes nerveux

 Qui apparaissent, quelques jours, semaines, mois…

Après ingestion unique ou répétée de Plomb

ou de ses dérivés

(4)

IMPORTANCE

1. Economique

 Métal indispensable industrie

 Diverses applications

 Batteries, peintures, essence, jouets

 Pertes en élevage

2. Ecotoxicologique

 Polluant majeur environnement

 Accumulation dans écosystème

 Bioaccumulation

3. Pathogénique

 Modèle de métal lourd

 Action thioloprive (affinité pour les groupements : -SH)

(5)

Saturnisme connu depuis antiquité

Romains - Acétate de plomb - Vin - Chute de l’empire  PYATT et Coll. (2005)

 Ossements brebis vieux de 1500 à 2000 ans

 Sud Jordanie Teneur Plomb ppm Sol 20 – 30 Plantes (Gymnarrhena) 60 Os mâchoire brebis 500  Bioaccumulation

HISTORIQUE

(6)

 Début du XXème siècle

Saturnisme : Mineurs et chevaux

 Mines d’extraction de plomb

 Première maladie à avoir été déclarée « Maladie professionnelle » (homme)

(7)

Introduction

I. ETIOLOGIE DU SATURNISME

1. ETIOLOGIE - CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS 2. DOSES TOXIQUES

3. FACTEURS DE VARIATION DE LA TOXICITE

II. TOXICOCINETIQUE & MECANISME D’ACTION

1. TOXICOCINETIQUE

2. LIMITES MAXIMALES RESIDUS 3. MECANISME D’ACTION

III. ETUDE CLINIQUE

1. SYMPTÔMES 2. LESIONS 3. DIAGNOSTIC 4. TRAITEMENT Conclusion

LE SATURNISME ANIMAL

(8)

 Plomb = Métal lourd (Métal de saturne)

 Symbole : Pb

 Masse atomique : 207

 15 – 20 ppm dans écorce terrestre

 Point de fusion : 327 °C

 Malléable

 Radio-opaque

1. ETIOLOGIE

Forme des ions Pb++ en milieu acide

 Similitude avec Ca++  Accepteur d’électrons

 Fixation sur groupements thiols (SH)

 Forme des sels organiques et minéraux avec acides

(9)

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

Les intoxications sont en relation soit avec :

1. Pollution de l’environnement 2. Accidentelles +++

(10)

 Sols riches en Pb (PbS = Galène)

 Bazina (Bizerte) : 8000 ppm couche végétale = Terrain plombifère

 Intoxication tellurique

 Géophagie

 Végétaux contaminés « poussières »

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

10

1. Pollution de l’environnement

a. Pollution naturelle

 Analyse des glaces polaires Pb µg/kg 1920 2000

(11)

 Plomb tetraéthyle Pb(C2H5)4

 Agent antidétonant 0,15 g/l

 Essence (normale, super), depuis 1921

 Gaz d’échappement PbO ,PbCO3

 Bordure routes - pâturages

 Atmosphère +++ (90%)

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1. Pollution de l’environnement

(12)

 Huile de vidange

 Intoxication du chien de garagiste

 Bovins ateliers maintenance tracteurs

Plomb tetra-éthyle est éliminé de l’essence

Essence sans plomb

Remplacé par le méthylcyclopentadiényle tricarbonyle de manganèse (un composé organométallique (carbonyle de métal)

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1. Pollution de l’environnement

(13)

 Usines de production, récupération

 Usines utilisant Pb / Sels Pb

 Batteries (Accumulateurs automobiles)

 Peinture

 Plombs chasse

 Fonderies ……etc

 Pollution par particules plomb

 Rayon 0 - 2 km (Selon taille)

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

13

1. Pollution de l’environnement

(14)

 Champs de tirs, étangs

(1 cartouche = 300 plombs = 30 g)

1 plomb met 30 – 200 ans pour être résorbé

 Intoxication oiseaux : Anatidés (Canards)

 Renouvellement du grit du gésier

 Nourriture

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1. Pollution de l’environnement

(15)

Bovins

 Batteries au Plomb ( Léchage sels déposés sur les cosses)

 Ex : ENMV : Intoxication à Menzel Bourguiba 4 Morts en 24 h

13 veaux intoxiqués 7 Sauvés par traitement chélateur

2 Séquelle d’amaurose

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

2. Intoxications accidentelles

 Principales intoxications animales

(16)

 Petits ruminants

 Consommation papier imprimerie

 Chien

 Mâchonnement « soldats de plomb »

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

2. Intoxications accidentelles

 Principales intoxications animales

(17)

 Surfaces récemment peintes

 Minium : Pb 3O4 Rouge

 Céruse : PbCO3 Blanche

 Peinture glycérophtaliques 1 - 3 % [Pb]

(Ex : Pylônes électriques, abreuvoirs, portes métalliques….)

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

2. Intoxications accidentelles

 Principales intoxications animales

(18)

Ingestion d’eau blanche

(Sous acétate plomb) par le cheval

Astringent utilisé dans traitement de la mollette tendineuse

1.1. CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS

2. Intoxications accidentelles

 Principales intoxications animales

(19)

 Administration unique

Dose létale : 600 – 800 mg/kg Pb acétate Per os Chez la plupart des espèces

 Absorption Si dose

 Administration réitérée : 6 – 8 semaines per os Espèce Dose mg/kg

 Cheval 1,7

 Ovins 4,4

 Caprins 6,2

 Bovins 6 - 7

Apparition des symptômes

Caractère cumulatif Pb

Administration réitérée

beaucoup plus dangereuse

(20)

Oiseaux (Canards)

1 plomb de chasse = 100 mg Pb

Nombre Plombs Mortalité

Gésier en 20 jours %

1 9

2 25

3 67

4 99

2. DOSES TOXIQUES

(21)

Gésier

Φ 2 mm

Φ 1 mm

Erosion(10 jrs)

2. DOSES TOXIQUES

(22)

Toxicité

+

Liposolubles

Plomb tétraéthyle

Acétate de Plomb

Hydrosolubles

Nitrate de Plomb

Chlorure Plomb

-

Insolubles

Oxyde plomb

Carbonate

Pb métallique

3. FACTEURS DE VARIATION DE LA TOXICITE

Dérivé en cause

(23)

Espèce animale

--- Cheval Ovins Caprins Bovins Chien +++ 

Age

Jeunes / Adultes

Doses létale per os mg/kg

Veau Bovin adulte 50 600 – 800

Pinocytose

(24)

AU BILAN

 Pb = métal lourd cumulatif

 Responsable d’intoxication le plus souvent accidentelle en

médecine vétérinaire

 Ingestion quotidienne réitérée de Pb ou dérivés, beaucoup plus

toxique qu’ingestion unique

Rnts et CN sont les plus exposés

 Pb ingéré

 Devenir dans l’organisme

(25)

Introduction

I. ETIOLOGIE DU SATURNISME

1. ETIOLOGIE - CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS 2. DOSES TOXIQUES

3. FACTEURS DE VARIATION DE LA TOXICITE

II. TOXICOCINETIQUE & MECANISME D’ACTION

1. TOXICOCINETIQUE

2. LIMITES MAXIMALES RESIDUS 3. MECANISME D’ACTION

III. ETUDE CLINIQUE

1. SYMPTÔMES 2. LESIONS 3. DIAGNOSTIC 4. TRAITEMENT Conclusion

LE SATURNISME ANIMAL

(26)

1. TOXICOCINETIQUE

 Caractère cumulatif Pb

 Action thioloprive Pb/-SH

 Compétition Pb++ / Ca++

(27)

1. TOXICOCINETIQUE

Per os +++, Faible : 2 - 10 %  Monogastrique : Estomac Pb +2 HCl  PbCl2 (Hydrosoluble) Résorption   Polygastriques , Rumen Pb + CH3COOH  Acétate de Pb (Hydrosoluble) Résorption   Oiseaux

 Erosion mécanique - Gésier, Attaque HCl - Estomac

(28)

Fixation sur hématies : 90 – 95 %

• Groupements thiols

Protéines membranaires

• Pb libre plasmatique : 5 – 10 %

Plombémie sur sang total !!!

Temps demi-vie de distribution 2-5 jrs

 Accumulation dans organisme

1. TOXICOCINETIQUE

(29)

Pb = TOXIQUE CUMULATIF

 Accumulation dans l’organisme en 2 temps

1er temps

 Stockage provisoire : Foie, reins, muscles …

 Fixation sur Métallothionéine

2ème temps

 Fixation sur os

1. TOXICOCINETIQUE

(30)

 Pb traverse barrière placentaire (Fœtus)

1. TOXICOCINETIQUE

1. TOXICOCINETIQUE

2-3 Distribution – Biotransformations

Os radio-opaque Phosphate tricalcique Ca3(PO4)2 Phosphate triplombique Pb3(PO4)2

(31)

Fécale Urinaire

Lente +++

1. TOXICOCINETIQUE

4. Elimination

(32)

 Fécale

 90% Pb ingéré

 Pb non résorbé + Elimination bile (PbS)

 Coloration noire  Urinaire

 Filtration glomérulaire ( Néphrotoxicité)

1. TOXICOCINETIQUE

4. Elimination

 Temps demi-vie d’élimination

Bovins : 3 mois – 2 ans, Homme : 2 – 10 ans

 Lait : Pb lait/Pb sang = 1/10

(33)

2. LIMITES MAXIMALES RESIDUS

 Contamintion denrées origine animale

Santé consommateur  LMRs (contaminants) fixées µg/kg (Poids frais)  Muscle 250  Foie 500  Rein 1000  Lait 50

(34)

i. Action thioloprive

ii. Compétition Pb++/Ca++

iii. Action néphrotoxique

iv. Action caustique tube digestif…. etc.

3. MECANISME D’ACTION

(35)

ACTION THIOLOPRIVE

Affinité Pb pour groupements thiols(SH)

i. Protéines structurales

ii. Protéines enzymatiques +++

(36)

 Système cardiovasculaire

 Effet inotrope +

 Système respiratoire

 Atteinte macrophages

 Diminution des moyens de défense

3. MECANISME D’ACTION

(37)

Inhibition activité enzymatique

 Hématopoïèse +++

Système nerveux central

3. MECANISME D’ACTION

(38)

HÈME

Inhibition activité enzymatique

 Inhibition synthèse de l’hème à plusieurs niveaux

3. MECANISME D’ACTION

(39)

Succinyl CoA + Glycocolle

ALA synthétase

Acide delta amino lévulinique (ALA) Condensation ALA déshydratase

de 2 ALA Porphobilinogène Condensation 4 molécules

Pb

Cycle de Krebs Coproporphyrinogène CO2 Décarboxylase Protoporphyrine Fe++ Hème synthétase = Ferrochélatase

Pb

Pb

BIOSYNTHÈSE : HÈME (INHIBITION)

CO2

(40)

 Précoce, intense, soutenue

 Chez l’homme

Surveillance exposition travailleurs

 Précoce mais fugace

 Ruminants, carnivores

Pas intérêt dans le diagnostic chez animal

3. MECANISME D’ACTION

(41)

 Chez l’homme, chien

 Augmentation de coproporphyrines urinaires

 Granulations basophiles hématies (dites ponctuées)

 Homme ++

 Chien (inconstant)

3. MECANISME D’ACTION

(42)

Apparition sang

Protoporphyrines

+ Zn

Complexe Protoporphyrines- Zinc

= PPZ

Stable, fluorescent

Dosage facile

3. MECANISME D’ACTION

(43)

Complexe Protoporphyrines Zinc = PPZ

 La mesure de la concentration du complexe protoporphyrine zinc (ppz) est facilement réalisée par hématofluorimètrie, cette technique étant rapide, peu onéreuse, adaptée au dépistage.

 Sa valeur augmente seulement une à deux semaines après le début de l’évolution, et n’est donc pas indiquée dans le cas d’une intoxication aiguë), mais elle se prolonge d’une durée égale après le pic de plombémie

La valeur critique est > 63 µg/100 ml.

3. MECANISME D’ACTION

(44)

Inhibition Enzymes systèmes nerveux

- Hexokinase

- Déshydrogénase succinique

Inhibition métabolisme glucose Inhibition respiration cellulaire Troubles Excitabilité nerveuse

Compliquée par la compétition Pb++/Ca++

(45)

 Pb : état d’oxydation + 2

 Similitude avec Ca++

 Compétition Pb ++ /Ca ++

Fixation osseuse  Pb

++

 Mobilisation du Pb ++ lors de : Lactation,

ostéoporose

3. MECANISME D’ACTION

(46)

À cause de son analogie avec Ca

++

, Pb

++

concurrence

Ca

++

et se fixe sur leurs récepteurs

Action à l’origine de  vitesse conduction influx

nerveux +++

 Idiotie ENFANT

Action directe caustique sur système nerveux

 Encéphalopathies : Homme, Agneau

3. MECANISME D’ACTION

(47)

 Action néphrotoxique

 Néphropathie Bovins

 Atteinte T C P

 Action irritante tube digestif

 Fortes doses !!

 Action sur acides nucléiques

 Dégradation ARN

 Granulations basophiles hématies  AUTRES ACTIONS

(48)

 Compétition avec Fe++, Cu ++ ,Zn ++  Subcarences

Pouvoir mutagène, cancérigène

 Démontrés expérimentalement

Les rats à qui on administre des composés organiques ou

inorganiques de plomb par voie orale à des doses élevées développent des tumeurs malignes et bénignes, le plus souvent rénales.

 AUTRES ACTIONS

(49)

AU BILAN

Le plomb est un toxique cumulatif à élimination très lente

 Il s’accumule dans l’organisme pour y exercer une action toxique par un mécanisme complexe, notamment :

Une action thioloprive >>> inhibition synthèse hème Une action compétitive avec le Ca++ qui explique sa

(50)

Introduction

I. ETIOLOGIE DU SATURNISME

1. ETIOLOGIE - CIRCONSTANCES DES INTOXICATIONS 2. DOSES TOXIQUES

3. FACTEURS DE VARIATION DE LA TOXICITE

II. TOXICOCINETIQUE & MECANISME D’ACTION

1. TOXICOCINETIQUE

2. LIMITES MAXIMALES RESIDUS 3. MECANISME D’ACTION

III. ETUDE CLINIQUE

1. SYMPTÔMES 2. LESIONS 3. DIAGNOSTIC 4. TRAITEMENT Conclusion

LE SATURNISME ANIMAL

(51)

1. SYMPTÔMES

 Symptômes d’apparition retardée  Temps latence

 qq jours – 2 semaines si ingestion unique  qq Semaines – qq mois si ingestion répétée  Apparition brutale

Allure « aiguë »  Saturnisme subclinique

 Plombémie ++  PPZ ++

(52)

 Symptômes d’origine nerveuse

 Amaurose bilatérale

 Animal aveugle !!

 Troubles du comportement 60 % Abattement ou Excitation Poussée au mur - Tournis Convulsions, t°C

Hypersalivation

1. SYMPTÔMES

1.1. BOVINS

52

(53)

http://www.ulg.ac.be/fmv/civpt.htm

1. SYMPTÔMES

(54)

 Expérimentalement

 Acétate de Pb

2 mg/kg/j per os pendant 2-3 mois

 Retard de croissance, troubles rénaux, « tétanie d’herbage » ou « de lactation » ne rétrocédant

pas au traitement

FORME SUBAIGUË

1. SYMPTÔMES

(55)

 Troubles digestifs  Précoces, fréquents  Diarrhée noirâtre  Coliques

1. SYMPTÔMES

1.2. CARNIVORES

(56)

b.

Troubles neuromoteurs

 Tardifs, très fréquents

 Moins caractéristiques que bovins

 Contraction masséters  Hypersalivation  Crises convulsives  Amaurose exceptionnelle !!  Agressivité

c. Anémie

 Hématies immatures, ponctuées !

1. SYMPTÔMES

1.2. CARNIVORES

FORME AIGUË ET CHRONIQUE

a. Troubles digestifs  Précoces, fréquents

 Diarrhée noirâtre

(57)

 CN Plombémie > 30 µg / 100 ml

 Pas de symptômes particuliers

 Amaigrissement  Constipation, Diarrhée  Crises épileptiformes  Troubles de reproduction

1. SYMPTÔMES

1.2. CARNIVORES

FORME SUBAIGUË

(58)

Cornage

Paralysie nerf laryngé

récurrent

Difficultés respiratoires

 Amaigrissement, faiblesse musculaire, paralysie du train

postérieur

1. SYMPTÔMES

(59)

 Symptômes difficiles à observer

Oiseaux retrouvés morts !!

 Expérimentalement

 Diarrhée verdâtre

 Paralysie musculaire - ailes

Atrophie musculaire pectorale

 Fonte musculaire généralisée

1. SYMPTÔMES

(60)

a. MACROSCOPIQUES

Discrètes voire absentes. Peu spécifiques

Digestives

 Gastrite, entérite Chien

 Plomb dans le gésier Oiseaux

Hépatiques et rénales

 Dégénérescence centrolobulaire, congestion foie

 Néphrite interstitielles

 Décoloration organes

(61)

Autres lésions

 Œdème cérébral, congestion, pétéchies corticales

 Muscles pales « Cuits »

 Radiologie

 Bandes radio-opaques (os longs)

(62)

b. MICROSCOPIQUES

Inclusions basophiles hématies

Hématies nucléés

 Dégénérescence

 Epithélium tubulaire rénal

 Epithélium vasculaire cérébral

 Démyélinisation périphérique

 Manchons lymphocytaires périvasculaires : Cerveau

(63)

± Facile selon l’espèce, repose sur les éléments suivants : 1. Examen des circonstances d’intoxication

2. Examen du tableau clinique et lésionnel 3. Examens de laboratoire

 Diagnostic certitude +++

(64)

Examens de laboratoire

Dosage Pb Sang total : SAA

 Plombémie  : Pathologique

3. DIAGNOSTIC

(65)

 Dosage Pb : SAA

 Aliments suspects

 PPZ sanguine

Norme 30 µg /100 ml

Intérêt après plusieurs semaines !!

Sur cadavre Dosage Pb Foie Rein  Pathologique 10 20

3. DIAGNOSTIC

Examens de laboratoire µg/g poids frais

(66)

 PROTOCOLE

Injection d’ EDTA –CaNa2 à t0 et prélèvements d’urine à t4 et t8

t0 t4 t8

urine urine urine Pb0 Pb4 Pb8

 Epreuve de Plomburie provoquée

EDTA-CaNa2

Calcitetracémate disodique® 25 mg/kg IV

3. DIAGNOSTIC

(67)

 Examen hématologique  Examen radiologique  Examen histologique  Plomb phanères

Activité ALA Déshydratase  Dosage ALA urinaire

 Chez l’homme

67

(68)

Rage

 Avitaminose B1 (NECROSE DU CORTEX CEREBRAL :

NCC ruminants)

 E S B : Encéphalopathie Spongiforme Bovine

 Intoxication par toxiques neurotropes

 Carence en Mg++

(69)

 ETIOLOGIQUE

 Supprimer la source

 SPECIFIQUE

 Chélateurs : EDTA, BAL*, D pénicillamine, Vit B1, DMSA

(70)

 Ethylène Diamine Tétra Acétique Disodique

= Calcitetracémate disodique®

 IV 25 - 50 mg/kg/j enperfusion lente (1 heure) en raison de l’effet irritant et du risque de thrombophlébite

 Perfusion de 1 à 2 g d'EDTA dans 250 ml de sérum glucosé isotonique

 Contrôle de la plombémie (rebond éventuel provenant du plomb

squelettique) permettra d'apprécier l'intérêt d'une nouvelle cure après un intervalle de 3 à 7 jours.

 Coûteux (Chien !!)

 TOXIQUE Max 2 g/ Chien/j

 Directement (irritant) - Risque de survenue de nécrose tubulaire rénale

  Mobilisation Pb

4. TRAITEMENT

(71)

IV

IM

2-3 mg/kg/ toutes les 8h pendant 3 jrs

4. TRAITEMENT

2. CaNa2 EDTA + Dimercaprol (BAL

®

)

L’association permet de Dose de CaNa2 EDTA

3. D pénicillamine

50 mg/kg/ j per os Chien

(72)

4. Vit B1

20 mg /kg/j

Amélioration clinique rapide bovins

 Plomburie  Oiseaux

4. TRAITEMENT

Thiamine diphosphate Thiamine

Pb

++

(73)

5. DMSA

= Acide Dimercaptosuccinique SUCCINAL®

10 mg/kg/ toutes les 8h pendant 3 jrs

Utilisée en Milieu hospitalier HOMME

!!

4. TRAITEMENT

(74)

TRAITEMENT SYMPTÔMATIQUE

 Muqueuse digestive

 Tranquillisants, anticonvulsivants

(75)

L’intoxication par le Pb ou saturnisme, constitue un modèle de la toxicité des métaux lourds

 Le plomb est un métal lourd à action thioloprive, possédant des propriétés compétitives avec Ca++

 C’est un toxique cumulatif qui s’accumule dans l’organisme ,pour agir comme une véritable bombe à retardement.

 Il est à l’origine d’un tableau clinique d’apparition brutale, dominé par des symptômes nerveux.

 le diagnostic est difficile

 Le traitement est couteux pour être entrepris chez les animaux de rente.

CONCLUSION

(76)

INTOXICATIONS

PAR LE ZINC

Pr Agrégé Samir BEN YOUSSEF ENMV ST

(77)

SOURCES D’INTOXICATIONS

 Métal très répandu dans la croûte terrestre

Groupe llb de la classification périodique des éléments  Numéro atomique 30

 Masse atomique : 65,4  Principaux minerais :

 Sulfure de zinc ou blende (ZnS)  Oxyde de zinc (ZnO)

 Carbonate de zinc (ZnCO3)

INTOXICATIONS

PAR LE ZINC

(78)

Propriétés physiques

Métal Lourd

Affinité pour les groupements thiols

 De couleur bleu-gris et brillant, de consistance molle

(79)

Etat d'oxydation commun : Zn++ (ion zincique)

Solubilité moyenne dans l’eau acide et les solvants

organiques

Métal réducteur attaqué par acides et bases fortes

Compétition de Zn++ avec d’autres cations divalents

(Cu ++, Ca ++, Pb ++ )

(80)

a. Industriels et domestiques : objets galvanisés, gouttières, alliages (laiton = Cu + Zn), pigments (peintures, verres colorés, émaux, encres…) piles sèches, matières plastiques…

b. Agricoles : engrais (superphosphates naturels), fongicides (zinèbe, zirame,…)

c. Pharmaceutiques : médicaments administrés par voie orale parentérale ou cutanée (pommade à l’oxyde ou au peroxyde de zinc, eau de Dalibour,…)

(81)

Comparable à celle du plomb, sauf que le zinc contrairement au plomb, n’est pas un métal cumulatif

Résorption orale incomplète (en moyenne 20 à 30 %) en compétition avec celle du Cuivre

Transport sanguin :

Forme liée aux hématies et aux protéines plasmatiques

supérieure à forme libre

(82)

Distribution : foie ++, reins, pancréas

Élimination rapide

 Principalement par voie fécale (zinc non résorbé + une part du zinc résorbé)

Secondairement par voies urinaire et mammaire

(83)

Peut prendre 2 formes !

A. AIGUE ET SUBAIGUE B. CHRONIQUE

(84)

A.

INTOXICATION AIGUE ET SUBAIGUE

 Le mécanisme d’action toxique du zinc est lié à : a. Action sur le tractus digestif

b. Action hémolytique

c. Action néphrotoxique

(85)

A.

INTOXICATION AIGUE ET SUBAIGUE

a. Action digestive  action caustique directe

(86)

b. Action hémolytique

Perturbation des systèmes de défense

antioxydants de l’hématie [glutathion, catalase,…]

Mécanisme d’action et doses toxiques (2)

A.

INTOXICATION AIGUE ET SUBAIGUE

https://www.medvet.umontreal.ca

Fragilisation membranaire de

l’hématie et apparition d’une

anémie hémolytique et formation de corps de Heinz (hémolyse

(87)

c. Une insuffisance rénale

 Inhibitions enzymatiques, hémoglobinurie et action néphrotoxique directe du métal

A.

INTOXICATION AIGUE ET SUBAIGUE

(88)

Les doses toxiques sont mal connues :

1g/kg PV

A.

INTOXICATION AIGUE ET SUBAIGUE

(89)

Circonstances d’intoxications

Intoxications accidentelles et rares affectant surtout :

Chien (jeunes chiens de petites races) Oiseaux de volière (perroquets)

Léchage et/ou ingestion d’objets

contenant du zinc (barreaux de cage…)

Le zinc est un métal à peu près présent partout dans l’environnement de l’oiseau.

Ingestion d’engrais ou de fongicides

Surdosage de médicaments à base Zn

(90)

L’intoxication résulte :

 De l’ingestion unique d’une quantité élevée de zinc

 De l’ingestion réitérée de faibles quantités de zinc pendant quelques jours

(91)

Signes cliniques

 Temps de latence variable ( 1 j à quelques jours )

 L’animal est abattu et présente des signes digestifs

 Anorexie, vomissements, diarrhée parfois verdâtre ou hémorragique, coliques, déshydratation)

Ses muqueuses sont blanches ou jaunâtres (anémie hémolytique) et ses urines sont foncées

(92)

Signes cliniques

 Il peut ultérieurement présenter des signes

neuro-musculaires

 Tremblements, claquements des mâchoires, paralysie des extrémités…

(93)

L’autopsie révèle

 des lésions de gastro-entérite

 de néphrite

 d’hépatite

 de pancréatite dégénérative

 Parfois une coloration blanche à jaunâtre, des muqueuses et des tissus

(94)

Diagnostic de laboratoire

Prélèvements Analyse Interprétation

Sang sur EDTA ou héparine

Numération-formule Urémie et créatininémie ALAT, PAL et bilirubinémie

Anémie hémolytique régénérative Augmentation Augmentation Urines Zinçurie provoquée (Concentration urinaire en zinc avant et 5 h après administration IV d’EDTA à la

posologie de 50mg/kg)

Multiplication de la zincurie par un facteur

≥ 10

Foie et/ou rein Concentration en zinc ≥ 100 µg/g matière

fraîche

(95)

Traitement

2 volets :

1. Elimination de la source de zinc

et instauration d’un traitement symptomatique (traitement de la gastro-entérite et de l’insuffisance rénale)

2. Traitement spécifique  EDTA calcique (agent chélateur)

 IV chez le chien (ne pas dépasser 2 g/chien)

 IM chez les oiseaux

 50 mg/kg/j

(96)

B. INTOXICATION CHRONIQUE

Le mécanisme d’action toxique du zinc dans l’intoxication

chronique repose essentiellement sur l’induction d’une

carence en Cuivre

 Le zinc, par un mécanisme compétitif, diminue :

 La résorption digestive du cuivre,

 Aussi celles du calcium, du phosphore et du fer

(97)

 Cu est un cofacteur indispensable à la lysine oxydase, enzyme qui permet la polymérisation du collagène.

Une carence en cuivre se traduit donc par des anomalies du tissu conjonctif et cartilages

 Par ailleurs, les carences en cuivre et en fer se conjuguent pour conduire à l’apparition d’une anémie

Mécanisme d’action et doses toxiques

(98)

Mécanisme d’action et doses toxiques

 Les doses toxiques sont mal connues

 500-1000 µg/g d’aliment pendant qq semaines

(99)

Circonstances d’intoxications

Intoxications accidentelles et rares, affectant surtout les

équidés, plus rarement les ruminants, liées à un apport

excessif de zinc dans l’alimentation

 Aliment excessivement supplémenté en zinc

 Aliment contaminé par le zinc à partir de récipients galvanisés par le zinc

 L’intoxication chronique résulte de l’ingestion réitérée de faibles quantités de zinc pendant plusieurs semaines et affecte surtout les jeunes animaux en croissance

(100)

Equidés

Syndrome d’ostéochondrose

Tuméfactions douloureuses des articulations,

boiteries,

 voussure du dos,

 gêne à la locomotion (répugnance à se lever et à sauter)

(101)

Ruminants

 l’intoxication se traduit différemment chez les animaux non sevrés et sevrés.

Animaux non sevrés : diarrhée, polyuro-polydipsie,

contractions et convulsions tonocloniques en fin d’évolution.

Animaux sevrés : baisse de croissance, anémie, pica, dépilations, œdèmes, insuffisance rénale,…

(102)

Diagnostic de laboratoire

Prélèvements Analyses Interprétation

Matières fécales Source suspectée Concentration en zinc Identification du niveau d’exposition et de la source Foie/rein/pancréas Concentration en zinc ≥ 100 µg/g matière fraîche

(103)

Traitement

i. Elimination de la source de zinc (aliment)

ii. Supplémenter la ration alimentaire en cuivre

(104)

Pr Agrégé Samir BEN YOUSSEF ENMV ST

INTOXICATIONS ANIMALES

PAR LE CUIVRE

(105)

 Concernent surtout les ovins

 Tableau clinique assez caractéristique :

ictère hémolytique pour l’intoxication chronique

 L’intoxication aiguë est moins fréquente et moins sévère en général !

 Les intoxications par le cuivre sont moins fréquentes que celles au plomb

INTRODUCTION

INTOXICATIONS

PAR LE CUIVRE

(106)

 La multiplicité des sources de cuivre pouvant polluer le sol, l’alimentation ou les eaux est une préoccupation en élevage et pour l’environnement

 Nombreuses espèces : animales (surtout invertébrés) ou végétales

Tolèrent mal le cuivre dans l’environnement,

 Bcp moins que les mammifères pour qui le cuivre est

un oligo-élément, donc beaucoup moins nocif…

INTRODUCTION

INTOXICATIONS

PAR LE CUIVRE

(107)

SOURCES D’INTOXICATIONS

 Cu : Métal très répandu dans la croûte terrestre

 2 isotopes stables de masses atomiques 63 et 65

 Principaux minerais :

 Sulfure double de cuivre et de

fer appelé chalcopyrite (CuFeS2),

Malachite (CuCO3. Cu(OH)2)

 Azurite (2 CuCO3.Cu(OH)2).

Chalcopyrite

Malachite

(108)

Propriétés physiques

 Densité à 20°C = 8,9  Malléable et ductile*

 Caractérisé par une température de fusion élevée (environ 2 300 °C)

La ductilité désigne la capacité d'un matériau à se déformer plastiquement sans se rompre

(109)

Deux états d’oxydation (+1 et +2)

 Cu+ moins stable que Cu++

Insoluble dans l’eau et les solvants organiques

Métal lourd : Affinité pour les groupements thiols

Aptitude à la formation de complexes avec :

 Mo, S et les amines (acides aminés…)

(110)

Usages

Cuivre métal ≈ 6000 EUR/Tonne

 Chaudronnerie (chaudières,…)

 Electricité (câbles électriques, lignes à haute tension, dynamos, transformateurs,…)

(111)

Usages

Dérivés minéraux et organiques du cuivre

 Usages alimentaires, thérapeutiques et phytosanitaires

 Dénaturant de la poudre de lait

(CuSO4 à la concentration maximale de 200g pour 1 000 kg de lait)

(112)

Principaux emplois alimentaires,

thérapeutiques et phytosanitaires de Cu

Emplois Formes chimiques

d’emploi Alimentaires

Additif chez les ruminants Facteur de croissance : porc

Sulfate – Oxydes – Chlorures – Carbonate – Acétate – Méthionate

Thérapeutiques

Carences en cuivre chez les ruminants (voies orale et parentérale)

Affections podales chez les ruminants (voie cutanée)

Calciédétate – Gluconate – Méthionate Sulfate

Phytosanitaires

Fongicide de la vigne, des arbres fruitiers et des semences

(113)

 Intoxication principalement observée dans l’espèce ovine en

raison d’une sensibilité particulière

 L’intoxication chronique résulte le plus souvent de l’ingestion réïtérée pendant plusieurs semaines de quantités élevées de cuivre

 Cliniquement : apparition brutale d’un ictère hémolytique

rapidement mortel

 Cette intoxication est exceptionnellement aiguë résultant de l’ingestion unique d’une quantité élevée de cuivre.

Nota Bene !

(114)

 Certaines races de Chien (Bedlington , Pinsher et White

Terrier…), du fait d’un défaut d’élimination biliaire du cuivre, d’origine génétique, peuvent présenter des intoxications au cuivre

BEDLINGTON PINSCHER NAIN WHITE TERRIER

(115)

Seule

l’intoxication chronique chez les ruminants

est étudiée dans la suite de ce cours

(116)

 Le devenir du cuivre chez l’animal est complexe

Etroitement dépendant de celui d’autres minéraux

Principalement le molybdène et le soufre

DEVENIR DANS L’ORGANISME

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

(117)

Médiocre et incomplète

 entre 1 et 10 % en moyenne chez les ruminants, faisant intervenir deux systèmes de transport actif

 complexe acide aminé et complexe cuivre-métallothionéïne

DEVENIR DANS L’ORGANISME

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

MECANISME D’ACTION & DOSES TOXIQUES

(118)

Formes liées à l’intérieur des hématies (acide aminés,…)

ou dans le plasma (céruloplasmine, albumines, acides aminés)

DEVENIR DANS L’ORGANISME

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

MECANISME D’ACTION & DOSES TOXIQUES

(119)

Foie (incorporation à des molécules actives)

 ferroxydase

 enzyme d’oxydoréduction à groupements thiols telles que la superoxyde dismutase

 ou de stockage : métallothionéines

+ rein, cerveau, rate et cœur

119

DEVENIR DANS L’ORGANISME

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

MECANISME D’ACTION & DOSES TOXIQUES

(120)

Cu est un métal qui s’accumule dans le foie

Toxicité se manifeste lorsque les capacités de stockage hépatique sont dépassées !!!

DEVENIR DANS L’ORGANISME

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

MECANISME D’ACTION & DOSES TOXIQUES

(121)

Lente et incomplète

(10 % du cuivre résorbé par voie orale)

voie fécale (cuivre non résorbé + 80 % cuivre résorbé)  voie urinaire (18 % cuivre résorbé)

 voie mammaire (2 % cuivre résorbé)

DEVENIR DANS L’ORGANISME

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

MECANISME D’ACTION & DOSES TOXIQUES

(122)

 L’intoxication chronique par le cuivre évolue en

2 phases :

a. Une phase d’accumulation

b. Suivie d’une phase de libération

MECANISME D’ACTION

DEVENIR DANS L’ORGANISME,

(123)

 Pendant la phase d’accumulation, le cuivre est stocké dans le foie

 Il induit alors une désorganisation à 2 niveaux :

i. protéines de structure et enzymatiques du fait de ses

propriétés thioloprives

ii. acides gras insaturés des membranes cellulaires et lysosomiales du fait de ses propriétés oxydantes

 Dégénérescence et nécrose des hépatocytes

a. Phase d’accumulation

MECANISME D’ACTION

(124)

Spontanément ou à la faveur d’un stress : refroidissement,

fatigue anormale, mise bas, changement alimentaire…

 Les capacités de stockage hépatique du cuivre sont dépassées

 Le foie libère brutalement et massivement une partie du cuivre stockée dans la circulation sanguine

b. Phase de libération

(125)

 Le cuivre dans la circulation sanguine induit :

i. D’une part une hémolyse

du fait de ses propriétés thioloprives et oxydantes

ii. D’autre part une oxydation de l’hémoglobine en

méthémoglobine

du fait de ses propriétés oxydantes

MECANISME D’ACTION

(126)

 L’action oxydante du cuivre, sur les membranes des hématies, est renforcée par le fait que le cuivre est

responsable d’un épuisement des réserves en glutathion

réduit*

Glutathion réduit : protège normalement les structures cellulaires de l’oxydation

MECANISME D’ACTION

(127)

 Hémolyse est responsable :

D’une hémoglobinurie massive

  Lésions rénales

 D’une augmentation de la concentration plasmatique en bilirubine libre

  Ictère

(128)

Désorganisation membranes cellulaires

Mécanisme d’action toxique Cu

Action thioloprive Action oxydante

Protéines de structure et enzymatiques

Lipides

membranaires

DÉGÉNÉRESCENCE ET NÉCROSE DES HÉPATOCYTES

FOIE

(129)

Cuivre sanguin Action oxydante

et

thioloprive Epuisement glutathion

Action oxydante

Hémolyse Oxydation hémoglobine

Hémoglobine plasmatique Méthémoglobine plasmatique ANOXIE CELLULAIRE HEMOGLOBINURIE LESIONS RENALES  Bilirubine libre plasmatique ICTERE SANG 129

(130)

Facteurs de variation de la toxicité

 Toxicité du cuivre chez les ruminants variable en fonction de nombreux facteurs :

 le plus important est l’espèce animale

les

ovins

sont les plus sensibles au cuivre

 2 à 3 fois plus que les caprins

(131)

 Sensibilité de l’espèce ovine s’explique par :

i. Les très faible besoins nutritionnels en cuivre (8 à 10 mg Cu/kg d’aliment sec)

ii. La dose minimale mortelle du cuivre après ingestion orale réitérée (15 à 20 mg Cu/kg d’aliment sec)

(132)

Age des animaux

 Les jeunes animaux sont plus sensibles que les adultes

Race des animaux

 Les races ovines Suffolk et Texel et la race caprine Angora seraient plus sensibles que les autres races

Etat pathologique

 Les affections hépatiques, notamment d’origine parasitaire, rendent les animaux plus sensibles

(133)

Etat nutritionnel (1)

 Les carences alimentaires en molybdène mais aussi en calcium, zinc ou fer facilitent la résorption orale du cuivre, rendant ainsi les animaux plus sensibles

Etat nutritionnel (2)

 Possibilité chez les ovins d’intoxication chronique par le cuivre alors que :

 l’alimentation contient une concentration normale de cuivre (9 à 10 mg/kg d’aliment sec)

 mais une faible concentration de molybdène (≤ 0,5 mg/kg d’aliment sec)

133

(134)

Doses toxiques

Espèces animale Ingestion unique (mg Cu/kg PC) Ingestion réitérée (mg Cu/kg aliment sec) Ovins Veaux Chèvres Bovins adultes 20 – 50 40 – 100 60 200 – 800 15 – 20 15 – 20 25 – 35 100

(135)

ETUDE CLINIQUE

L’intoxication chronique résulte de l’ingestion réitérée de faibles quantités de cuivre

 Beaucoup plus fréquente que l’intoxication aiguë  Elle peut survenir suite à :

 La distribution par erreur ou ignorance, à des ovins, de

compléments minéraux et vitaminiques (pierres à

lécher…) destinés à des bovins

(136)

A l’ingestion d’aliments par des ovins

 soit fabriqués immédiatement après des aliment destinés à des des bovins

 soit transportés en vrac dans des véhicules ayant juste auparavant transporté des aliments destinés à des bovins

Circonstances d’intoxications

(137)

Au léchage des cristaux de sulfate de cuivre (CuSO4) s’étant déposés sur le bord des pédiluves suite à

l’évaporation de la solution de CuSO4

ETUDE CLINIQUE

(138)

Au pâturage sur des prairies trop riches en cuivre par suite :

De l’épandage de lisier de volailles soumis à une alimentation enrichie en cuivre

Reconversion en pâtures d’anciennes vignes sur lesquelles avait été utilisée de la « bouillie bordelaise »

 Soit plus rarement d’une localisation de la pâture à

proximité de mines ou d’usines de traitement du cuivre.

ETUDE CLINIQUE

(139)

L’intoxication chronique alimentaire survient :

 Lors de l’ingestion d’un aliment contenant une concentration anormalement élevée de cuivre

 Mais également d’un aliment contenant une

concentration normale de cuivre et une concentration anormalement faible en molybdène

ETUDE CLINIQUE

(140)

L’intoxication par le cuivre

La carence en molybdène

 Conduisent au même tableau clinique

ETUDE CLINIQUE

(141)

L’intoxication chronique par le cuivre porte mal son nom

 Les signes cliniques sont d’apparition brutale et

l’évolution est très rapide vers la mort des animaux

 Le tableau clinique observé correspond à la phase de libération du cuivre

ETUDE CLINIQUE

(142)

 Motif de consultation généralement :

Apparition brutale d’un ictère hémolytique

N’affectant qu’un seul ou quelque animaux du troupeau suite à un stress

 Animaux sont très abattus

 Présentent :

 des muqueuses de couleur jaune

 des urines foncées de couleur rouge brunâtre

ETUDE CLINIQUE

(143)

Autres signes cliniques

 dyspnée, polypnée

 d’une tachycardie

 soif intense

 Dans certains cas : signes nerveux convulsifs au moment de la crise hémolytique

 L’évolution est généralement rapide et se termine par la mort dans un délai de 1 à 3 jours.

143

ETUDE CLINIQUE

Signes cliniques

http://www.flockandherd.net.au/

(144)

Le Point vétérinaire, vol. 29, numéro spécial "Toxicologie des ruminants", 1998, p 63

ETUDE CLINIQUE

(145)

Les

autres animaux du troupeau

ne présentent pas de

signes cliniques

 Une observation attentive montre : faiblesse, anorexie, mauvais état du pelage ou de la toison, anémie, diarrhée, amaigrissement, œdèmes de la tête et du cou.

 Troubles de la reproduction, notamment chez les mâles, dans les semaines qui suivent une crise hémolytique.

ETUDE CLINIQUE

Signes cliniques

Ces animaux sont en phase d’accumulation hépatique du cuivre.

(146)

 L’intoxication chronique par le cuivre peut s’étaler jusqu’à deux mois dans un troupeau

 Elle se caractérise par :

Un taux de morbidité habituellement inférieur à 5 %

Un taux de létalité qui souvent dépasse 75 %.

ETUDE CLINIQUE

(147)

Tableau clinique de l’intoxication chronique

par le cuivre chez les ruminants

Soif intense Dyspnée Polypnée Tachycardie Dos voussé Douleur rénale Urines foncées rouge brun

 Temps de latence : quelques semaines  Durée d’évolution : 24 à 72 heures

(148)

 Ictère avec une coloration jaune des muqueuses et de

la graisse

Coloration brun foncée des muscles en relation avec une augmentation de la méthémoglobinémie

Foie hypertrophié, friable et de couleur jaunâtre avec une vésicule biliaire distendue et contenant une bile épaisse

ETUDE CLINIQUE

Lésions

(149)

Reins hypertrophiés, friables, de couleur bronze, pétéchies sous-capsulaires et une vessie dont la

muqueuse est le siège d’œdèmes et d’hémorragies et qui contient des urines de couleur marc de café

Rate hypertrophiée de coloration brun foncé

 Rarement : pétéchies sous-épicardiques et épanchements cavitaires séro-hémorragiques thoraciques, abdominaux ou péricardiques

149

ETUDE CLINIQUE

Lésions

(150)

Intoxication chronique Cu - ovins

http://www.nadis.org.uk/bull etins/copper-poisoning-in-sheep.aspx Urines foncées rouge brun Reins hypertrophiés,

friables, de couleur bronze Foie hypertrophié, friable et de couleur jaunâtre

(151)

 Lésions d’hépatite chronique active provoquées par le cuivre

chez un doberman :

 Foie hypertrophié et coloré en vert (pigments biliaires),

présentant une fibrose avec des cellules inflammatoires et de la nécrose.

Accumulation chronique de Cu au niveau hépatique

chez le chien :

(152)

3 objectifs principaux :

1. Dosage du Cu chez l’animal, nécessaire pour mettre en

œuvre d’un traitement adapté

2. Evaluation de l’intensité de l’exposition et/ou des effets

toxiques à une fin pronostique

3. Identification de la source d’apport ou de la source de

carence en molybdène pour la supprimer

ETUDE CLINIQUE

(153)

1. Prélèvement sang sur EDTA ou sur héparine

Examens hématologiques et biochimiques qui permettent d’apprécier le degré d’atteinte des animaux (Tableau)

ETUDE CLINIQUE

Diagnostic de laboratoire

(154)

2ème prélèvement Sang recueilli sur tube sec

 Permet le dosage du cuivre dans le sérum par SAA

 Concentration sérique en cuivre

>

2 µg/ml  anormalement élevée

ETUDE CLINIQUE

Diagnostic de laboratoire

L’élévation de la concentration sérique en cuivre n’est observée que chez les animaux en crise hémolytique

(155)

Chez un animal mort

Dosage du cuivre dans le foie et/ou le rein par spectrométrie d’absorption atomique (Tableau)

ETUDE CLINIQUE

(156)

Paramètre sanguin Ruminants avant la crise hémolytique Ruminant en crise hémolytique Leucocytes [Méthémoglobine]

Hématies Hématocrite

ALAT et ASAT CPK – LDH*

↑↑

Bilirubine Urée/créatinine

Cuivre

Principaux éléments du diagnostic de laboratoire

de l’intoxication chronique par le cuivre chez l’animal vivant

(157)

Prélèvement biologique Concentrations normales Concentrations anormalement élevées Sérum 0,6 – 1,5 µg/ml > 2 µg/ml Foie 25 – 150 µg/g MH* > 250 µg/g MH* reins 3 – 6 µg/g MH* > 10 µg/g MH* Concentrations normales et anormales en cuivre

Ruminants

(158)

 Les données analytiques obtenues doivent toujours être interprétées en fonction :

a. des données épidémiologiques

b. des données cliniques et nécropsiques

c. de l’évaluation de la dose d’exposition

 Cette dernière se fait par le dosage du cuivre et du molybdène dans les aliments

ETUDE CLINIQUE

(159)

Inutile une fois la crise hémolytique déclenchée

Avant la crise hémolytique

Traitement spécifique et symptomatique

Correction de la ration alimentaire

 éléments minéraux

ETUDE CLINIQUE

(160)

 Traitement spécifique chez les animaux du troupeau non encore atteints cliniquement

 Réduire la résorption orale du cuivre

 Augmenter l’élimination

 Repose sur l’administration d’agents chélateurs ou complexants

ETUDE CLINIQUE

(161)

Principe actif Voie

d’administration Posologie

D-pénicillamine Orale

50 mg/kg/j pendant 6 jours renouvelable une fois Calcium édétate

de sodium Intraveineuse

50 mg/kg/j pendant 6 jours renouvelable une fois Molybdate d’ammonium + Thiosulfate de sodium Orale 0,5 – 1 mg/kg/j pendant 3 semaines + 6 – 20 mg/kg/j pendant 3 semaines Traitement spécifique de l’intoxication chronique par le cuivre

(162)

Agents chélateurs

 La D-pénicillamine et le calcium édétate de sodium

 déplaçent le cuivre de ses cibles organiques (groupements thiols de molécules diverses)  forment avec Cu++ des complexes stables et

hydrosolubles, éliminés par voie rénale

 Coût élevé (90 à 180 DT pour un traitement de 6 jours /animal )

 Réservé aux animaux de valeur  reproducteurs

ETUDE CLINIQUE

(163)

Agents complexants

Molybdate d’ammonium

 Permet de diminuer la résorption orale du Cu  Thiosulfate de sodium

 Augmente l’élimination biliaire du Cu

ETUDE CLINIQUE

Traitement

Achetés auprès de fournisseurs de produits chimiques.

Conjointement distribués aux animaux per os pendant 3 semaines, Diminuent la concentration hépatique en cuivre de plus de 50 %.

(164)

Traitement symptomatique

 Laisser les animaux au repos de façon à leur éviter tout stress qui pourrait provoquer une crise hémolytique

ETUDE CLINIQUE

(165)

INTOXICATIONS

PAR L’ARSENIC

Pr Agrégé Samir BEN YOUSSEF ENMV ST

(166)

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

II. INTOXICATION PAR LES DERIVES AROMATIQUES

INTOXICATIONS

PAR L’ARSENIC

Arsenic vient du latin arsenicum, tiré du grec arsenikon « qui dompte

(167)

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

As

: Métal très répandu dans la croûte terrestre

Métalloïde appartenant au groupe Vb de la classification périodique des éléments

 numéro atomique 33  Principaux minerais :

 Arsénio-sulfure de fer ou mispickel (FeAsS)

 Réalgar rouge (As2S2)

(168)

Métalloïde

 Blanc et brillant

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

(169)

Deux états d’oxydation : As3+ et As5+

 Solubilité variable dans l’eau et les solvants organiques selon les dérivés

 Métal réducteur

 Affinité pour les groupements thiols des molécules endogènes et exogènes

Propriétés chimiques

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

(170)

Phytosanitaires

Fongicide de la vigne Insecticide antifourmis (diméthylarsinate ou cacodylate de sodium) Rodenticide (anhydride arsénieux) 170

Usages

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

(171)

Devenir dans l’organisme

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

Le devenir dans l’organisme de l’arsénite de sodium (O = As – O- Na+) est principalement conditionné par :

 Hydrosolubilité

(172)

Résorption rapide et relativement complète par toutes les voies

Transport sanguin : forme liée aux globules rouges et

blancs

Distribution : foie, reins et phanères

172

I. INTOXICATIONS PAR LES DERIVES MINERAUX

ET ALIPHATIQUES

Figure

Tableau clinique de l’intoxication chronique   par le cuivre chez les ruminants

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