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Exercices sur les fractions rationnelles

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Les fractions rationnelles

Généralités

Exercice 1 [ 02007 ][correction]

SoitF ∈K(X) de représentant irréductibleP/Q.

Montrer queF est paire si, et seulement si,P et Qsont tous deux pairs ou impairs.

Exercice 2 [ 02008 ][correction]

Soientn∈N? et ω= ein.

a) SoitP ∈C[X] un polynôme vérifiantP(ωX) =P(X).

Montrer qu’il existe un polynômeQ∈C[X] tel queP(X) =Q(Xn).

b) En déduire la réduction au même dénominateur de la fraction rationnelle

F =

n−1

X

k=0

X+ωk Xωk

Exercice 3 [ 00539 ][correction]

SoitF ∈C(X) telle que, pour toutn∈Nnon pôle deF,F(n)∈Q. Montrer queF ∈Q(X).

Degré

Exercice 4 [ 02004 ][correction]

Montrer qu’il n’existe pas de fraction rationnelleF telle queF2=X.

Exercice 5 [ 02006 ][correction]

SoitF ∈K(X). Montrer que degF0 <degF−1⇒degF = 0.

Exercice 6 [ 02005 ][correction]

Déterminer un supplémentaire deK[X] dansK(X).

Racines et pôles

Exercice 7 [ 02009 ][correction]

Soientpetqdeux entiers naturels non nuls premiers entre eux.

Déterminer les racines et les pôles de

F =Xp−1 Xq−1 en précisant les multiplicités respectives.

Exercice 8 [ 02010 ][correction]

SoitF∈K(X).

a) Soitaun zéro d’ordreα>1 deF. Montrer queaest zéro d’ordre α−1 de F0. b) Comparer les pôles deF et deF0, ainsi que leur ordre de multiplicité.

Exercice 9 [ 02011 ][correction]

Montrer qu’il n’existe pas deF ∈C(X) telle que F0= 1

X

Décomposition en éléments simples

Exercice 10 [ 02013 ][correction]

Effectuer la décomposition en éléments simples dansC[X] des fractions rationnelles suivantes :

a) X2+ 2X+ 5

X2−3X+ 2 b) X2+ 1

(X−1)(X−2)(X−3) c) 1 X(X−1)2 d) 2X

X2+ 1 e) 1

X2+X+ 1 f) 4

(X2+ 1)2 g) 3X−1

X2(X+ 1)2 h) 1

X4+X2+ 1 i) 3 (X3−1)2

Exercice 11 [ 02014 ][correction]

Soitn∈N. Former la décomposition en éléments simples de n!

X(X−1). . .(X−n)

(2)

Exercice 12 [ 02676 ][correction]

Décomposer en éléments simples dansC(X) la fraction rationnelle Xn−1

Xn−1

Applications de la décomposition en éléments simples

Exercice 13 [ 02015 ][correction]

Soit la fraction

F = 1

X(X+ 1) a) Réaliser la décomposition en éléments simples deF.

b) En déduire une simplification pourn>1 de

n

P

k=1 1 k(k+1). c) Procéder de même pour calculer :

n

P

k=1 1 k(k+1)(k+2).

Exercice 14 [ 02016 ][correction]

Exprimer la dérivée d’ordrende

1 X(X2+ 1)

Exercice 15 [ 02017 ][correction]

Soit

F = 1

X2+ 1 ∈C(X)

a) En réalisant la décomposition en éléments simples deF, exprimerF(n). b) Montrer qu’il existePn∈Rn[X] tel que

F(n)= Pn

(X2+ 1)n+1 c) Déterminer les zéros dePn.

Exercice 16 [ 02018 ][correction]

Soit

F= 1

(X−1)3(X+ 1)3

a) Quelle relation existe entre la partie polaire deF en 1 et celle en−1.

b) Former la décomposition en éléments simples de la fractionF. c) En déduire un couple (U, V)∈R[X]2 tel que :

(X+ 1)3U+ (X−1)3V = 1

Exercice 17 [ 02019 ][correction]

On poseωk= e2ikπ/naveck∈ {0, . . . , n−1} etn>2.

Réduire au même dénominateur F =

n−1

X

k=0

1 Xωk

Exercice 18 [ 02020 ][correction]

Soientn∈Ntel que n>2 etp∈ {0,1, . . . , n−1}. On pose pour k∈ {0,1, . . . , n−1},ωk = exp 2ikπn

. Mettre sous forme irréductible la fraction

n−1

X

k=0

ωkp Xωk

Exercice 19 [ 02021 ][correction]

Soientn∈N? etz1, z2, . . . , zn∈Cdeux à deux distincts. On pose Q=

n

Y

k=1

(X−zk)

a) Pourp∈ {0,1, . . . , n−1}, exprimer la décomposition en éléments simples de Xp/Q à l’aide desQ0(zk).

b) En déduire, pourp∈ {0,1, . . . , n−1}, la valeur de

n

X

k=1

zpk Q0(zk)

(3)

Exercice 20 [ 02022 ][correction]

SoitP ∈C[X] un polynôme scindé à racines simplesx1, . . . , xn. a) Former la décomposition en éléments simples de la fraction 1/P. b) On supposeP(0)6= 0. Observer

n

X

k=1

1

xkP0(xk) =− 1 P(0)

Exercice 21 [ 02023 ][correction]

SoitP ∈C[X] un polynôme scindé à racines simples :x1, . . . , xn. a) Former la décomposition en éléments simples deP00/P. b) En déduire que

n

X

k=1

P00(xk) P0(xk) = 0

Exercice 22 [ 02372 ][correction]

SoitP ∈Rn[X] scindé à racines simples (x1, . . . , xn). Montrer

n

X

k=1

P00(xk) P0(xk) = 0

Exercice 23 [ 02024 ][correction]

Soienta1, . . . , an∈C, deux à deux distincts, etα1, . . . , αn∈C, deux à deux distincts, tels que

∀i, j∈ {1,2, . . . , n}, ai+αj 6= 0 Résoudre le système

















x1

a1+α1 + x2

a2+α1 +· · ·+ xn

an+α1 = 1 x1

a1+α2 + x2

a2+α2 +· · ·+ xn

an+α2 = 1 ...

x1

a1+αn + x2

a2+αn +· · ·+ xn

an+αn = 1

Exercice 24 [ 03335 ][correction]

SoitP(x) =a0+a1x+a2x2+· · ·+anxn un polynôme réel dont toutes les racines sont réelles.

a) Montrer

∀x∈R,(P02P P00)(x)>0 b) En déduire

∀k∈ {1, . . . , n−1}, ak−1ak+16a2k

(4)

Corrections

Exercice 1 :[énoncé]

SiF est paire alorsF(−X) =F(X) doncP(−X)Q(X) =P(X)Q(−X).

Q(X)|P(X)Q(−X) etPQ= 1 doncQ(X)|Q(−X). De mêmeQ(−X)|Q(X).

Or coeff(Q(X)) = 1 et coeff(Q(−X)) = (−1)n avecn= degQ.

Sinest pair alorsQ(−X) =Q(X) puisP(−X) =P(X).

Sinest impair alorsQ(−X) =−Q(X) puis P(−X) =−P(X).

Exercice 2 :[énoncé]

a) Ecrivons

P =

+∞

X

k=0

akXk

avec (ak) suite de complexe nulle au-delà d’un certain rang.

La relationP(ωX) =P(X) donne

+∞

X

k=0

akωkXk=

+∞

X

k=0

akXk

puis

∀k∈N, akωk=ak

Par suiteak= 0 pour toutk6= 0 [n]. En posantb`=an` etQ=

+∞

P

`=0

b`X` on obtient

P(X) =Q(Xn) b) La réduction au même dénominateur de la fraction

F =

n−1

X

k=0

X+ωk Xωk donne

F = P

Xn−1 avec degP =n CommeF(ωX) =F(X) on obtient

P(ωX)

Xn−1 = P(X) Xn−1 puisP(ωX) =P(X).

Par suiteP est de la formeP =aXn+b.

En étudiant la partie entière deF on obtienta=n.

En étudiant la valeur deF en 0 on obtient b=n.

Par suite

F =nXn+ 1 Xn−1

Exercice 3 :[énoncé]

SoientP, Q∈C[X] tels queF =P/Q.

Le cas oùP= 0 étant immédiat, supposons-le désormais exclu.

Posonsp= degP etq= degQet écrivons P =

p

X

k=0

akXk etQ=

q

X

`=0

b`X`,ak, b`∈C

Considéronsp+q+ 1 naturelsnn’annulant pasQ. Pour chacun, la relation P(n)−ynQ(n) = 0 avecF(n) =yn ∈Q

définit une équation

a0+na1+· · ·+npapynb0− · · · −ynnqbq= 0

Le système formé par ses équations est compatible (dansC) et à coefficients rationnels. Par application de la méthode de Gauss (par exemple), on peut affirmer que ce système possède une solution rationnelle. Il existe donc

α0, α1, . . . , αp, β0, β1, . . . , βq∈Q

tels que pour

R=

p

X

k=0

αkXk∈Q[X] etS=

q

X

`=0

β`X`∈Q[X] on ait

R(n)ynS(n) = 0

pour chacun dep+q+ 1 naturelsninitialement considéré. On a alors pour ces n, P(n)S(n) =Q(n)R(n)

et donc le polynôme

P SQR

(5)

admet au moinsp+q+ 1 racines.

Or

deg(P S−QR)6p+q donc

P S=QR puis

F = R

S ∈Q(X)

Exercice 4 :[énoncé]

SiF est solution alors degF2= 2 degF = 1 avec degF ∈Z. C’est impossible.

Exercice 5 :[énoncé]

Supposons degF0 <degF−1.F = AB etF0= A0B−ABB2 0. SiA ouB sont constants : c’est assez rapide

Sinon : degF0 <degF−1⇒deg(A0BAB0)<degA0B= degAB0 donc coeff(A0B) = coeff(AB0) d’où degA= degB puis degF = 0.

Exercice 6 :[énoncé]

SoitV ={F ∈K(X)/degF <0}.V ⊂K(X), 0∈V et ∀λ, µ∈K,∀F, G∈V, deg(λF +µG)6max(degF,degG)<0 doncλF +µGV.V est un sous-espace vectoriel.

ClairementV ∩K[X] ={0}.

De plus∀F ∈K(X),F =P+GavecP = Ent(F)∈K[X] etGV.

Exercice 7 :[énoncé]

Déterminons les racines communes àXp−1 etXq−1. Soitω un telle racines.

On aωp=ωq = 1. Puisquepetqsont premiers entre eux, il existeu, v∈Ztels quepu+qv= 1.

On a alorsω=ωpu+qv= (ωp)uq)v = 1. Inversement, 1 est racine commune.

De plus, notons que toutes les racines deXp−1 etXq−1 sont simples.

Les racines deF sont les racinespème de l’unité autres que 1. Elles sont simples.

Les pôles deF sont les racinesqème de l’unité autres que 1. Ils sont simples.

1 n’est ni pôle, ni racine.

Exercice 8 :[énoncé]

NotonsP/Qle représentant irréductible deF.

a) Soitazéro de multiplicitéα>1. On aP = (X−a)αPˆ avec ˆP(a)6= 0 et Q(a)6= 0.

F0= (X−a)α−1P Qˆ + (X−a) ˆP0Q−(X−a) ˆP Q0) Q2

an’est pas racine deαP Qˆ + (X−a) ˆP0Q−(X−a) ˆP Q0, doncaest racine de multiplicitéα−1 deF0.

b) Soitapôle deF de multiplicitéα. On aP(a)6= 0 etQ= (X−a)αQˆ avec Q(a)ˆ 6= 0.

F0= (X−a)P0Qˆ−αPQˆ−(X−a)PQˆ0 (X−a)α+1Qˆ2

an’est pas racine de (X−a)P0Qˆ−αPQˆ−(X−a)PQˆ0, doncaest pôle de multiplicitéα+ 1 deF0.

Exercice 9 :[énoncé]

Par l’absurde, supposons qu’il existeF ∈C(X) telle queF0= 1/X.

NotonsP/Qson représentant irréductible.F0= 1/X donne (P0QP Q0)X =Q2

X diviseQ2 donc 0 est racine deQ2 et donc a fortiori deQ. Posonsα∈N? sa multiplicité dansQ.

P etQétant premier entre eux, 0 n’est pas racine deP.

0 est racine de multiplicitéα−1 deP Q0 et racine de multiplicité au moinsαde P0Qdonc 0 est racine de multiplicité exactementα−1 deP0QP Q0.

D’autre part 0 est racine de multiplicité 2αdeQ2= (P0QP Q0)X.

Par égalité de multiplicité 2α= (α−1) + 1 d’oùα= 0. Absurde.

Exercice 10 :[énoncé]

a) XX22+2X+5−3X+2 = 1−X−18 +X−213

b) (X−1)(X−2)(X−3)X2+1 = X−11X−25 +X−35 c) X(X−1)1 2 =X1 +(X−1)1 2X−11

d) X2X2+1 = X−i1 +X+i1 e) X2+X+11 =−i/

3 X−j + i/

3 X−j2

f) (X24+1)2 =−(X−i)1 2X−ii(X+i)1 2 +X+ii

(6)

g) X23X−1(X+1)2 =−X12 +X5(X+1)4 2(X+1)5

h) X4+X12+1 = (1−j)/6X−j +(1−jX−j2)/62(1−j)/6X+j(1−jX+j2)/62 . i) En exploitant l’astuceF(j2X) =F(jX) =F(X) :

3

(X3−1)2 =(X−1)1/32(X−1)2/3 +(X−j)j2/32(X−j)2j/3 +(X−jj/32)2(X−j2j2/32). Exercice 11 :[énoncé]

La partie entière est nulle et 0,1, . . . , nsont pôles simples.

On peut donc écrire

n!

X(X−1)...(X−n)=

n

X

k=0

ak

(X−k) avec

ak = n!

k(k−1)...1.(−1). . .(k−n)= (−1)n−k n!

k!(nk)!= (−1)n−k n k

!

Exercice 12 :[énoncé]

Les pôles de cette fraction rationnelles sont simples et sont les racinesn-ième de l’unitéω0, . . . , ωn−1. Sachant que la fraction rationnelle est de degré strictement négatif, sa partie entière est nulle et sa décomposition en éléments simples cherchée s’écrit

Xn−1 Xn−1 =

n−1

X

k=0

αk Xωk

La partie polaire

λ Xa

d’un pôle simplead’une fraction rationnelleP/Qs’obtient par la relation λ= P(a)

Q0(a) En effet, siQ(X) = (X−a)R(X) on aQ0(a) =R(a) Ici

αk =

Xn−1 (Xn−1)0

k) = 1 n et donc

Xn−1 Xn−1 = 1

n

n−1

X

k=0

1 Xωk

Exercice 13 :[énoncé]

a) On obtient

F= X+ 1−X X(X+ 1) = 1

X − 1 X+ 1 b) Par télescopage

n

X

k=1

1 k(k+ 1) =

n

X

k=1

1 k− 1

k+ 1 = 1− 1

n+ 1 = n n+ 1 c) On a

1

X(X+ 1)(X+ 2) =1/2 X − 1

X+ 1+ 1/2 X+ 2

donc n

X

k=1

1

k(k+ 1)(k+ 2) = 1 4− 1

2n+ 2+ 1 2n+ 4

Exercice 14 :[énoncé]

Par décomposition en éléments simples 1

X(X2+ 1) = 1

X − 1/2

Xi− 1/2 (X+i) et on sait

1 Xa

(n)

= (−1)nn!

(X−a)n+1 donc

1 X(X2+ 1)

(n)

= (−1)nn!

1

Xn+1 − 1/2

(X−i)n+1 − 1/2 (X+i)n+1

Exercice 15 :[énoncé]

a) La décomposition en éléments simples est F = 1

2i 1

Xi− 1 X+i

donc

F(n)= (−1)nn!

2i

1

(X−i)n+1 − 1 (X+i)n+1

(7)

b)F(n)= (X2+1)Pnn+1 avec Pn= (−1)nn!

2i (X+i)n+1−(X−i)n+1

∈Cn[X]

MaisPn=Pn doncPn∈Rn[X].

c) Pourx∈R:

Pn(x) = 0⇔(x+i)n+1= (x−i)n+1

⇔ ∃k∈ {1, . . . , n}, x= cot

n+ 1

Cela fournitnracines réelles et il n’en peut y en avoir d’autres complexes.

Exercice 16 :[énoncé]

a) On remarque queF(−X) =F(X).

Si (X−1)P(X)3 est la partie polaire deF en 1, alors −P(−X)(X+1)3 est sa partie polaire en−1.

b) On obtient 1

(X−1)3(X+ 1)3 = 1/8

(X−1)3− 3/16

(X−1)2+ 3/16

X−1− 1/8

(X+ 1)3− 3/16

(X+ 1)2− 3/16 X+ 1 c) En réduisant au même dénominateur

U = 1

16(2−3(X−1) + 3(X−1)2) etV =−1

16(2 + 3(X+ 1) + 3(X+ 1)2)

Exercice 17 :[énoncé]

La réduction au même dénominateur deF s’écrit F = P

Xn−1 avec degP < n.

∀k∈ {0, . . . n−1},

P(X) nXn−1

k) = 1 donc

Pk)−n−1k = 0

PuisquePnXn−1∈Rn−1[X] et possèdenracines, c’est le polynôme nul.

Finalement

F = nXn−1 Xn−1

Exercice 18 :[énoncé]

On a n−1

X

k=0

ωpk Xωk

= P

Xn−1 avec degP < n De plus, par décomposition en éléments simples

P(ωk)

(Xn−1)0k) =ωkp Par suite on a

Pk) =kn−1ωkp=kp−1

Cesnrelations permettent de reconnaîtreP puisqu’on sait degP < n On obtient :

P =nXp−1sip>1 ouP =nXn−1 sip= 0

Exercice 19 :[énoncé]

a) On a

Xp Q =

n

X

k=1

λk

Xzk avec

λk= zpk Q0(zk) b) En multipliant parX,

Xp+1

Q =

n

X

k=1

λkX Xzk

puis en remplaçantX par un réel de limite +∞, on obtient d’un côté

n

P

k=1 zp

k

Q0(zk) et de l’autre 1 sip+ 1 =net 0 sinon.

Exercice 20 :[énoncé]

a) On a

1

P = 1

λ(Xx1). . .(X−xn) =

n

X

i=1

λi Xxi

avec

λi = 1 P0(xi)

(8)

b) En évaluant en 0

n

X

i=1

1

xiP0(xi)=− 1 P(0)

Exercice 21 :[énoncé]

a) On a

P00

P = P00

λ(Xx1). . .(X−xn) =

n

X

i=1

λi

Xxi avecλi=PP000(x(xii)).

b) Puisque degXPP00 <0 on a

n

X

i=1

λi= 0

Exercice 22 :[énoncé]

On a

P00 P =

n

X

k=1

αk

Xxk

avecαk= P00(xk) P0(xk) Sachant que

xP00(x)

P(x) −−−−−→

x→+∞ 0 on obtient

n

X

k=1

P00(xk) P0(xk) = 0

Exercice 23 :[énoncé]

Considérons la fraction rationnelle F(X) = 1−

n

X

i=1

xi

ai+X La satisfaction du système équivaut aux équations

F1) =. . .=Fn) = 0

En réduisantF au même dénominateur F =P

Q avecP unitaire, degP =net Q=

n

Y

i=1

(X+ai) Les équationsF(α1) =. . .=F(αn) = 0 signifient alors

P = (X−α1). . .(X−αn) La décomposition en éléments simplesF donne alors

xi= (−1)n

n

Q

k=1

k+ai)

n

Q

k=1,k6=i

(akai)

Exercice 24 :[énoncé]

a) En notantx1, . . . , xn les racines réelles deP, on a P0(x)

P(x) =

n

X

k=1

1 xxk En dérivant, on obtient

P(x)P00(x)−P0(x)2 P(x)2 =−

n

X

k=1

1 (x−xk)2 ce qui permet de conclure.

b) Notonsx1< . . . < xp les racines réelles deP de multiplicitésα1, . . . , αp∈N?. PuisqueP ne possède pas de racines complexes, on a

α1+· · ·+αp= degP

Par application du théorème de Rolle,P0 possède une racine dans chacun des intervalles ]x1, x2[, . . . ,]xp−1, xp[ et de plusx1, . . . , xp sont racines deP0 de multiplicitésα1−1, . . . , αp−1 (en acceptant de dire qu’une racine de multiplicité 0, n’est pas racine). Puisque

p−1 + (α1−1) +· · ·+ (αp−1) = degP−1 = degP0 le polynômeP0 ne possède pas de racines complexes. Il en est de même de P00,P(3),. . .

En appliquant le résultat du a) àP(k−1) enx= 0, on obtient ((k)!ak)2−((k−1)!ak−1) ((k+ 1)!ak+1)>0 puis l’inégalité voulue que le produitak+1ak−1 soit positif ou non.

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