• Aucun résultat trouvé

Corrigé de la série 18

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Corrigé de la série 18"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

EPFLAlgèbre linéaire 1ère année 2007-2008

Corrigé de la série 18

Exercice 1.

(a) Supposons que λ ∈ spec(N). Soit v ∈ Vλ − {0}, alors N v = λv. Comme nous avons observé dans un exercice antérieur, il s'ensuit que Nlv = λlv pour tout l ≥ 1. Soit k tel que Nk= 0. Alors 0 =Nkv =λkv. Comme v 6= 0, on a λk = 0 et alors λ= 0.

Montrons qu'eectivement 0 est une valeur propre de N. Si N = 0, n'importe quel v ∈V − {0} satisfait N v = 0; comme V 6= {0} (par hypothèse tacite), cela montre que 0 ∈ spec(N). Supposons N 6= 0 dans ce qui suit. Soit k tel que Nk = 0 et Nk−1 6= 0. Par dénition, il existe alors w∈ V − {0} avec Nk−1w 6= 0. Le vecteurv :=Nk−1w 6= 0 satisfait N v = 0, ce qui montre que 0∈spec(N).

Pour conclure : spec(N) = {0}.

(b) Si N est diagonalisable, il existe une base B telle que [N]B est diagonale. De plus, les scalaires sur la diagonale sont les valeurs propre de N (éventuellement apparaissants plusieures fois). D'après (a), la seule valeur propre deN est0. Par conséquent, [N]B= 0 et doncN = 0.

Exercice 2. L'inclusionp(spec(T))⊆spec(p(T))a été démontré comme exercice 6 de la série 17. Elle est valable surC ainsi que sur R.

Pour montrer spec(p(T)) ⊆ p(spec(T)), nous utilisons le résultat qui dit qu'il existe une base B deV telle que [T]B est triangulaire supérieure :

[T]B =

λi1 ∗ · · · ∗ 0 λi2 ... ...

... ... ... ∗ 0 · · · 0 λin

De plus, nous rappelons que les valeurs propres d'un opérateur représenté par une telle ma- trice sont exactement les entrées sur la diagonale, i.e. spec(T) = {λi1, . . . , λin}. Maintenant, la matrice [p(T)]B de l'opérateur p(T) par rapport à B est donnée par p([T]B) (pourquoi ?). Par récurrence, on montre que [T]kB est de la forme

[T]kB =

λki1 ∗ · · · ∗ 0 λki

2 ... ...

... ... ... ∗ 0 · · · 0 λkin

 ,

ce qui implique que

[p(T)]B =p([T]B) =

p(λi1) ∗ · · · ∗ 0 p(λi2) ... ...

... ... ... ∗

0 · · · 0 p(λin)

 .

(2)

Par conséquence, les valeurs propres de p(T) sont les scalaires p(λik), et alors spec(p(T)) = p(spec(T)).

Exercice 3. Soitn = dim(V)la dimension deV. Par un résultat utilisé déjà avant, il existe une base B= (v1, . . . , vn) telle que [T]B est triangulaire supérieure. Une condition équivalente est que Vk := span(v1, . . . , vk) est un sous-espace de V invariant sous T pour tout k ∈ {1, . . . , n}. Comme ces Vk sont de dimension k et comme {0} est un sous-espace invariant sous T de dimension 0, l'armation est démontrée.

Exercice 4.

(a) On calcule que l'image deq(t) =a0+a1t+a2t2 est donnée par

T(q(t)) = (a0+a1) + (2a0+a1+ 2a2)t+ (a1+a2)t2,

ce qui est bel et bien un polynôme de degré inférieur ou égale à deux.

(b) On trouve que spec(T) = {−1,1,3}. En particulier, il y a trois valeurs propres, et T est donc automatiquement diagonalisable. Pour les espaces propres, on trouve V−1 = R·(1−2t+t2), V1 =R·(1−t2) etV3 =R·(1 + 2t+t2).

(c) Posons V = P2(R). On rappelle la formule [S]C = [id]B,C[S]B[id]C,B qui est valable pour un opérateur linéaire S ∈ L(V) et des bases B, C de V. Comme [id]C,B = [id]−1B,C, une récurrence donne :

[Sn]C = [id]C,B[Sn]B[id]B,C.

Pour cet exercice, nous posons B= 1−2t+t2,1−t2,1 + 2t+t2

et C= (1, t, t2). Cela nous donne

[id]C,B=

1 1 1

−2 0 2 1 −1 1

, [id]B,C= [id]−1C,B= 1 4

1 −1 1

2 0 −2

1 1 1

.

On trouve :

[id]C,B[Tn]B[id]B,C =

1 1 1

−2 0 2 1 −1 1

(−1)n 0 0

0 1 0

0 0 3n

 1 4

1 −1 1

2 0 −2

1 1 1

= 1 4

2 + (−1)n+ 3n (−1)n+1+ 3n −2 + (−1)n+ 3n ((−1)n+1+ 3n)·2 ((−1)n+ 3n)·2 ((−1)n+1+ 3n)·2

−2 + (−1)n+ 3n (−1)n+1+ 3n 2 + (−1)n+ 3n

On en déduit que

Tn(a0+a1t+a2t2) =1 4

3n(a0+a1+a2) + (−1)n(a0 −a1+a2) + 2(a0−a2) + 2 3n(a0 +a1+a2) + (−1)n(−a0+a1−a2)

t

+ 3n(a0+a1+a2) + (−1)n(a0−a1+a2) + 2(−a0+a2) t2

. Exercice 5.

(a) Par des propriétés élémentaires de l'intégration, on a

α(p+q) = Z 1

0

(p(t) +q(t))dt = Z 1

0

p(t)dt+ Z 1

0

q(t)dt=α(p) +α(q)

2

(3)

pourp, q ∈Pn(R) et α(λp) =

Z 1 0

(λp)(t)dt= Z 1

0

λp(t)dt=λ Z 1

0

p(t)dt =λα(p)

pourλ ∈Ret p∈Pn(R). Par conséquence, on a α∈Pn(R)]. (b) Soient i∈ {0, . . . , n}, p, q ∈Pn(R) etλ ∈R. Alors :

αi(p+q) = (p+q)(i/n) =p(i/n) +q(i/n) =αi(p) +αi(q), αi(λp) = (λp)(i/n) =λp(i/n) = λα(p).

Doncαi ∈Pn(R)].

Pour montrer que (α0, . . . , αn) est libre, supposons queλ0, . . . , λn ∈Rsoient tels que λ0α0+· · ·+λnαn = 0.

Dénissons des polynômes p0, . . . , pn∈Pn(R) par pk(t) =

Qn

i=0(t−i/n) (t−k/n) . Appliquer la forme linéaire Pn

i=0λiαi àpk donne 0 = (

n

X

i=0

λiαi)(pk) =

n

X

i=0

λipk(i/n) =λk

n

Y

i6=ki=0

(k/n−i/n) = λk

n

Y

i=0i6=k

k−i n Par conséquence, il faut que λk = 0 pour toutk.

Comme la dimension dePn(R)estn+ 1, la dimension du dualPn(R)] estn+ 1également.

Or, la liste (α0, . . . , αn)est de cardinalité n+ 1 et libre ; par conséquence, c'est une base.

(c) Par (b), la forme linéaire α est contenue dans span(α0, . . . , αi). Ils existent donc des réels λ0, . . . , λn tels que α=λ0α0 +· · ·+λnαn. Cette égalité équivaut à dire queα(p) = (Pn

i=0λiαi)(p)pour toutp∈Pn(R), ou bien, explicitement, queR1

0 p(t)dt =Pn

i=0λip(i/n)

∀p∈Pn(R). Exercice 6.

(a) Rappelons quev =Pn

i=0hv, eiiei siV est un espace euclidien,(e1, . . . , en)une base ortho- normale deV etv ∈V. Appliquer cela à V =R2 avec le produit scalaire usuel et la base orthonormée((1,0),(0,1)) donne la première égalité dans la chaîne d'égalités suivante :

T(x, y) = hT(x, y),(1,0)i(1,0) +hT(x, y),(0,1)i(0,1)

= h(x, y),(T)(1,0)i(1,0) +h(x, y),(T)(0,1)i(0,1)

= h(x, y), T(1,0)i(1,0) +h(x, y), T(0,1)i(0,1)

= h(x, y),(1,0)i(1,0) +h(x, y),(1,1)i(0,1)

= x(1,0) + (x+y)(0,1)

= (x, x+y).

(b) Dans F, le produit scalaire est donné par hλ, µi = λµ¯. Pour λ ∈ F, on veut trouver le vecteurTλ∈V qui est uniquement déterminé par hv, Tλi=T v·λ¯=hv, wi¯λ=hv, λwi pour toutv ∈V. Évidemment, Tλ=λw.

3

(4)

(c) Procédant comme dans (a), on calcule :

T(x1, . . . , xn) =

n

X

i=1

h(x1, . . . , xn), T(ei)iei

=

n−1

X

i=1

h(x1, . . . , xn), ei+1iei

=

n−1

X

i=1

xi+1ei

= (x2, x3, . . . , xn,0).

Exercice 7. On remarque queker(T−λ¯IdV) = ker(T−λIdV) = im(T−λIdV). Alors ¯λ est une valeur propre deTssiim(T−λIdV) 6= 0ssiim(T−λIdV)6=V ssiker(T−λIdV)6= 0 ssi λ est une valeur propre deT.

Exercice 8. Supposons que U est invariant par rapport à T, soient u ∈ U et v ∈ U. Alors hu, Tvi=hT u, vi= 0carT u∈U etv ∈U. DoncT(U)⊂U. Réciproquement, supposons que U est invariant par rapport à T. Soient u ∈U et v ∈U. Alors hT u, vi =hu, Tvi = 0 car u∈U etTv ∈U. Donc T u∈(U)=U. Par conséquent, T(U)⊂U.

4

Références

Documents relatifs

Quel est le complément orthogonal du sous-espace formé des matrices diagonales?. Déterminer le complément orthogonal du sous-espace formé des

On orthonormalise cette base par le procédé de Gram-Schmidt (les détails des calculs seront laissés au lecteur).. On considère le

[r]

Les espaces vectoriels considérés sont de dimension finie si cela n’est pas précisé explicitemement..

On cherche donc les paramètres (m, b) donnant une meilleure approximation sous-forme de droite pour l’ensemble des

On utilise la méthode donnée dans le polycopié du cours comme application de la méthode des moindres carrés... D’après le cours, il suffit d’appliquer l’algorithme

On appelle C f sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère orthogonal.. On appelle C f sa courbe représentative dans le plan muni d'un

Soit ABC un triangle rectangle en B tel que AB=6 et BC=3. Montrer que  est une droite que