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Academic year: 2022

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EDITION N°: 19

Du mercredi 22 avril 2020

/press.mhi

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TOUJOURS BLOQUÉS DANS LES AÉROPORTS À L’ÉTRANGER :

LES PARLEMENTAIRES PRENNENT LA DÉFENSE DE PRÈS DE 20.000 OUBLIÉS MAROCAINS

INTERVIEW DE

RACHID GUERRAOUI :

“LES SCIENCES DU NUMÉRIQUE DEVIENNENT FONDAMENTALES À NOTRE SURVIE”

LA SOLIDARITÉ EN ACTION

NOUVELLES MESURES

PRISES PAR LE COMITÉ

DE VEILLE ÉCONOMIQUE

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ans le cadre de la pour- suite de ses travaux, le Comité de Veille Econo- mique (CVE) a tenu sa cin- quième réunion de travail, le lundi 20 avril 2020, en mode virtuel.

A l’ouverture de cette réunion, les membres du Comité ont salué la dé- cision du prolongement de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 20 mai prochain, prise par le gouvernement, plaçant la protection de la vie des citoyens à la tête des priorités natio- nales. Ces nouveaux délais sont, d’ail-

LA SOLIDARITÉ EN ACTION

NOUVELLES MESURES PRISES PAR LE COMITÉ DE VEILLE ÉCONOMIQUE

La distribution des aides financières au profit des ménages opérant dans le secteur informel est toute prête.

Une réunion du Comité de Veille Economique (CVE).

leurs, pris en compte par le CVE dans les scénarios prévus de redémarrage progressif des activités économiques.

Geste de solidarité

Ensuite, le ministre de l’Economie et des Finances et de la Réforme de l’Ad- ministration a fait le point sur l’état d’avancement des mesures déployées à ce jour, notamment, au profit des ménages impactés par les répercus- sions de la crise du Covid-19.

Ainsi, tout en se félicitant du rythme de distribution soutenu des aides fi-

nancières servies à plus de 200.000 ménages urbains et ruraux couverts par le Ramed, les membres du CVE ont décidé de passer à la distribution des aides financières aux ménages non Ramédistes opérant dans le sec- teur informel. Distribution qui débute ce jeudi 23 avril.

Ce geste de solidarité à l’égard les catégories les plus vulnérables a d’ail- leurs été porté immédiatement, à la connaissance des chefs de ménage opérant dans le secteur informel ayant effectué leurs déclarations à tra-

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Seddik MOUAFFAK vers le site «tadamoncovid.ma». Dans un communiqué publié à cet effet, le Comité n’a pas manqué, ensuite, de préciser que les montants des aides accordées par ménage ainsi que la procédure de retrait sont identiques à ceux des ménages inscrits dans le service Ramed. Et, afin d’éviter l’en- combrement des points de retrait, en cette période de confinement, les messages vont être étalés sur plu- sieurs jours. Pour rappel, la procédure de retrait, telle qu’elle a été commu- niquée pour les ramédistes, oblige le bénéficiaire à respecter à la lettre les consignes à observer.

Modalités de retrait

À commencer par le fait que tout chef de ménage bénéficiaire de l’aide provisoire doit, d’abord, recevoir un message SMS sur son téléphone por- table, dont le numéro a été introduit au moment de la saisie de la déclara- tion. Ce message comprend un code et le nom du réseau où le retrait peut s’effectuer.

Le bénéficiaire qui se présente au réseau autre que celui indiqué dans le SMS ne pourra pas récupérer le montant de son aide. Deux cas se présentent. Dans le cas où le réseau indiqué dans le SMS est une agence de paiement, le bénéficiaire doit se présenter à l’agence muni de sa carte d’identité nationale pour retirer le montant de l’aide. Dans le cas où le réseau indiqué est un guichet auto- matique d’une banque donnée, il doit introduire le numéro reçu par SMS, suivi des quatre derniers chiffres de sa carte d’identité nationale pour le code PIN. Si jamais le numéro de la CIN est composé de moins de quatre chiffres, il faut compléter les quatre chiffres du code PIN par des zéros à droite.

Enfin, pour les guichets des agences du crédit agricole, une procédure spé- cifique sera détaillée dans le message qui sera envoyé au bénéficiaire l

P

arallèlement à la distribution des aides financières au profit des po- pulations les plus fragiles de notre société, à savoir les ménages Ramed et les ménages du secteur informel, les membres du CVE ont, aussi, acté avec satisfaction la mise en oeuvre rapide des mesures déci- dées lors du dernier Comité. Il s’agit en, par- ticulier, de l’adoption par le conseil de gou- vernement du décret édictant les nouvelles conditions d’accès aux mesures exception- nelles en faveur des employeurs affiliés à la CNSS et de leurs employés déclarés.

Dans le même sillage, l’opérationnalisation des mesures décidées à même d’appuyer les entreprises, y compris celles titulaires des marchés publics en termes de paiement, de souplesse de fonctionnement et d’exécu- tion de marchés publics tenant compte de la force majeure, est sur la bonne voie.

Sur le plan fiscal, afin d’expliciter les me- sures annoncées lors du dernier Comité, une circulaire sera rendue publique et opé- rationnalisée le 22 avril 2020. A cet effet, un site web dédié de la Direction Générale des Impôts (DGI), sera mis à disposition des em- ployeurs concernés.

A la lumière du bilan établi des mesures prises, le CVE a décidé toute une série de mesures additionnelles. Il s’agit de ce qui suit :

- Mise en place d’un crédit à taux zéro pour les autoentrepreneurs, impactés par la crise du Covid-19, pouvant atteindre un montant de 15.000 dirhams. Ce crédit, qui sera dispo- nible à partir du 27 avril 2020, est rembour-

sable sur une période pouvant aller jusqu’à 3 ans avec un délai de grâce d’un an. Les intérêts y afférents seront totalement pris en charge par le secteur des assurances. Ce dernier contribuera, en outre, pour un mon- tant de 100 millions de dirhams au méca- nisme de garantie mis en place par l’État, à travers la Caisse Centrale de Garantie.

- Traitement comptable dérogatoire pour étaler les dons et les charges relatives à la période de l’Etat d’urgence sanitaire, sur 5 ans. A cet effet, une réunion d’urgence du Conseil National de la Comptabilité sera programmée pour l’examen des modalités de mise oeuvre, adaptées aux entreprises dans ce contexte exceptionnel.

- Extension du bénéfice de Damane Oxygène aux entreprises opérant dans le secteur de l’immobilier dont la trésorerie s’est dégra- dée à cause de la baisse de leur activité.

- Assouplissement des procédures de décla- ration des salariés affiliés à la CNSS qui sont en arrêt provisoire. Les déclarations peuvent être faites sur une fréquence hebdomadaire à compter de ce mois d’avril 2020.

Par ailleurs, les membres du Comité ont souligné, par la suite, que la préparation d’une première ébauche des scénarios pour le redémarrage progressif des différents sec- teurs d’activité et de la relance économique a été entamée et ce, en tenant compte de la démarche de dé-confinement qui sera retenue. Les plans d’action qui en décou- leront seront présentés lors des prochaines réunions CVEl

AUTRES MESURES PRISES LORS DE LA 5

ÈME

RÉUNION DU CVE DU LUNDI 20 AVRIL 2020

S. MOUAFFAK

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O

ui, on parle déjà de déconfinement. En pers- pective, bien entendu. Pas dans l’immédiat.

Car l’état d’urgence sanitaire ne prend fin que le 20 mai 2020. Mais déjà, le relâchement des citoyens est fort inquiétant. Insouciant et nonchalant. Au risque de tout chambouler et de retarder une fois encore le déconfinement partiel envisagé dont le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a tenté de tracer les contours lun- di 20 avril 2020 devant les parlementaires de la première Chambre. Ainsi, le Maroc «ne pourra absolument pas s’acheminer vers un déconfinement total, général et abso- lu, en une seule fois, pour tout le monde en même temps.

Car, l’épidémie peut reflamber», a indiqué le ministre de la Santé.

Mais attention, le déconfinement n’est pas un jeu d’en- fants. Les choses sérieuses, on les confie aux spécialistes. Et dans ce cas de figure, ce sont les grands cabinets d’études.

A l’image de l’antenne marocaine de Boston Consulting Group. Ce cabinet fait partie des meilleurs sur le marché marocain et dans le monde, avec une expertise avérée.

Mais toujours est-il que ce sont toujours les mêmes qui raflent la mise. N’existe-t-il pas des cabinets d’études ma- rocains qui peuvent composer avec les antennes des cabi- nets internationaux un consortium performant? N’a-t-on pas des têtes bien pensantes purement marocaines qui peuvent s’associer à ces cabinets étrangers pour s’acclima- ter avec les pratiques internationales et devenir demain une référence mondiale?

Risque de récurrence

Autant de questions auxquelles des réponses bien précises doivent être apportées. En tout état de cause, le déconfine- ment envisagé s’appuie sur une généralisation des tests de dépistage rapide.

«Autant le recours au confinement est une mesure dras- tique et facile à mettre en œuvre, autant le processus de déconfinement reste difficile et complexe», a indiqué M.

Aït Taleb. «Ceci, parce qu’il reste tributaire de la situation épidémiologique non pas nationale mais régionale et par localité, car le risque de récurrence est plausible. C’est en

LES CONTOURS ENCORE FLOUS D’UNE SORTIE DE CRISE

UN PLAN DE DÉCONFINEMENT EN GESTATION

Le plan de déconfinement aurait été confié au cabinet d’études Boston Consulting Group.

Une sortie de crise envisagée avec une généralisation des tests de dépistage rapide.

Marouane KABBAJ Khalid

Aït Taleb. ce moment que le dépistage massif combinant les tests antigéniques et sérologiques serait d’un grand apport», a-t-il souligné. A noter que la période de déconfinement reste tributaire de la situation épidémiologique du Maroc et par rapport à l’indice de reproduction du virus «R0». Il faut que cet indice descende en deçà de 1 pour conclure que le risque de contagion d’une personne à une autre est pratiquement très atténué. Aussi, le déconfinement est tributaire de la capacité du Maroc à effectuer un nombre plus élevé de tests de dépistage. A ce titre, la capacité quo- tidienne des laboratoires nationaux s’élève à 2.000 tests.

Ce nombre devrait augmenter au fur et à mesure avec la réception des équipements médicaux commandés par le Maroc auprès d’autres pays. En effet, le Maroc aurait com- mandé 700.000 kits de tests Covid-19 à la société sud-co- réenne Sugentech. L’information a été fuitée par la presse sud-coréenne qui a annoncé que l’entreprise Sugentech a signé des accords avec plusieurs pays dont le Maroc pour la fourniture des kits de dépistage du coronavirus. Selon la même source, le Maroc aurait commandé 700.000 kits et aurait, jusqu’à présent, payé 600 millions de wons, soit plus de 4,87 millions de dirhams sur le total de la commande l

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lus de 18.600 Marocains sont en- core bloqués dans les aéroports à l’étranger. Les déclarations de Nezha El Ouafi, ministre en charge des MRE, ne sont pas rassurantes.

Elle a parlé de prise en charge d’une in- fime partie, à peine 2500, alors que la ma- jorité de ces Marocains ne disposent pas de ressources pour subsister. La question a été portée au Parlement. Les députés de la première chambre ont convoqué une réunion mercredi 22 avril 2020 avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, à ce propos. Rien n’a encore filtré de cette réunion qui risque d’être houleuse. Mais d’ores et déjà les parlementaires ont pro- posé des solutions pour le rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger à

Maroc ainsi que des centaines de citoyens qui se sont retrouvés enfermés dans les enclaves espagnoles de Sebta et Melilia».

Au nombre des propositions, on peut ci- ter, entre autres, «le dépistage des Maro- cains rapatriés, puis leur mise en quaran- taine afin qu’ils n’entrent pas en contact avec leurs proches à leur retour».

D’autres parlementaires sont montés au créneau pour dénoncer le fait que cette question ne figure pas sur la liste des priorités gouvernementales. L’exemple est celui de Noureddine Mediane, député et président du groupe parlementaire du parti de l’Istiqlal, selon qui le ministère des Affaires étrangères n’a pas un agen- da précis de rapatriement des Marocains de l’étranger. Pour lui, le gouvernement n’a pas inscrit ce dossier épineux comme une priorité et n’a pas pris en considéra- tion les souffrances de ces Marocains en difficulté dont certains n’ont pas trouvé d’endroits où dormir.

Pour le député istiqlalien, le gouverne- ment, et non seulement le département des Affaires étrangères, doit s’impliquer pour établir un agenda précis dans le temps et l’espace pour le rapatriement de ces Marocains. Le député, qui ne renie pas les efforts considérables consentis par le cabinet El Othmani pendant cette période de crise sanitaire, appelle à en faire une priorité et à ne pas attendre la fin du confinement pour rapatrier ces Marocains qui attendent un geste de la part de leur gouvernementl

cause des mesures prises pour contrer le coronavirus, notamment la fermeture des frontières aériennes et maritimes.

Ainsi, la Commission des affaires étran- gères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger (MRE) a fait des propositions qui seront envoyées au président de la Chambre des représentants, El Habib El Malki, pour que celui-ci les transmette, à son tour, au Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani.

Un dossier épineux

Outre les Marocains ayant voyagé à l’étranger pour des raisons médicales, touristiques ou familiales, «les propo- sitions visent également les Marocains ayant perdu leurs emplois dans un cer- tain nombre de pays, les MRE bloqués au

LES PARLEMENTAIRES

PRENNENT LA DÉFENSE DE PRÈS DE 20.000 OUBLIÉS MAROCAINS

TOUJOURS BLOQUÉS DANS LES AÉROPORTS À L’ÉTRANGER

Face à la faible réactivité du gouvernement, les parlementaires sortent de leur mutisme pour dénoncer l’absence d’un agenda précis de rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger.

Marouane KABBAJ

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LA FONDATION ATTIJARIWAFA BANK ENTAME SON CYCLE DE CONFÉRENCES DIGITALES

«Face à une pandémie qui évolue tous les jours, il faut rester humble et surtout vigilant»

D

ans le cadre de son cycle de conférences «Échanger pour mieux comprendre», la Fonda- tion Attijariwafa bank organise une série de conférences digitales pour décrypter les multiples impacts de la crise sanitaire du Covid-19 sur le Maroc.

En ouverture de ces conférences, la Fon- dation Attijariwafa bank a mis en ligne sur sa chaîne Youtube (youtube.com/

user/attijariwafabankcom), le mardi 21 avril 2020 à 18h, sa première rencontre consacrée au thème «La société maro- caine face au Covid-19: impacts et pre- miers enseignements». Une conférence de grande qualité qui a permis aux émi- nents intervenants, réunis autour de la journaliste Hanane Harrath, de décryp- ter les multiples impacts de la crise sa- nitaire du Covid-19 sur le Maroc. Ils n’ont pas manqué, notamment, d’insister sur le besoin non seulement de dépister beaucoup plus la population marocaine, mais aussi de communiquer et de sensi- biliser tout le monde, jeunes et moins jeunes.

Tout en se félicitant des mesures, tant sa- nitaires qu’économiques et financières, prises jusqu’ici par le Royaume, les inter- venants que sont Dr. Jaafar Heikel, épi-

démiologiste et infectiologue, Dr. Allal Amraoui, chirurgien et ancien directeur régional de la Santé, et Ahmed Ghayet, président de l’association Marocains Plu- riels, ont été unanimes pour souligner qu’il faut doubler de vigilance, surtout que l’on n’a pas encore atteint le pic de l’épidémie, en respectant les mesures de confinement, de port de masque et surtout élargir le dépistage à des popula- tions plus ciblées pour briser la chaine de reproduction du coronavirus qui touche, désormais, de plus en plus de foyers in- tra-familiaux.

Notre société, qui vient de redécouvrir l’importance du lien social ainsi que l’importance d’une jeunesse «intelli- gente et réactive», notamment celle des quartiers populaires, doit plus que jamais donner justice à notre personnel soignant ainsi qu’à tout ce qu’on a consi- déré jusqu’ici comme des petits métiers.

Sans oublier de rehausser le niveau de notre système de santé publique et de revoir notre formation médicale. Nous en sommes capables, car comme l’a si bien dit l’acteur social et culturel, Ah- med Ghayet, «nous sommes une grande nation capable du meilleur»l

S. M.

MIEUX DÉPISTER ET COMMUNIQUER

l’Agence Française de

Développement (AFD), que dirige au Maroc Mihoub Mezouaghi, renouvelle encore une fois son soutien et sa confiance dans la capacité du Royaume à faire face à la crise sanitaire, qui est en train d’engendrer une crise économique et sociale. Le bras armé du gouvernement français pour le développement international affirme, ainsi, participer, d’une part, avec sa gamme d’instruments financiers au programme d’urgence sanitaire, économique et sociale défini par le gouvernement marocain. Et, d’autre part, en vue de préparer la sortie de crise, l’institution affirme accélérer le financement de nouvelles politiques structurelles en faveur, notamment, d’une protection sociale renforcée des citoyens et d’une relance durable de l’économie marocaine. L’AFD a, ainsi, fait savoir qu’au cours des trois prochains mois, près de 100 millions d’euros seront versés au budget de l’Etat afin de contribuer au financement du programme de stabilisation économique et sociale et près de 50 millions d’euros aux entreprises publiques marocaines.

On apprend que cette enveloppe s’inscrit dans la mise en place d’une réponse immédiate au besoin de financement accrus de l’Etat suscités par la crise Covid-19, en anticipant la mise à disposition à court terme des fonds d’opérations en cours conformément à leurs objectifs l L’AGENCE FRANÇAISE

DE DÉVELOPPEMENT (AFD) ACCOMPAGNE LE ROYAUME DANS SA STRATÉGIE D’URGENCE FACE AU COVID-19

SOUTIEN RÉCONFORTANT

AUX RÉFORMES

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RADIO ASWAT SOUTIENT LES PME TOUCHÉES PAR LE COVID-19

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idèle à son rôle d’assu- reur de l’agriculteur, MAMDA, eu égard au contexte particulière- ment difficile lié au Covid-19, à la sécheresse et prenant en consi- dération l’arrivée du Ramadan, déploie avec 2 mois d’avance le dispositif d’indemnisation et le paiement des sinistres aux agri- culteurs concernés au titre de la campagne agricole 2019-2020.

MAMDA, considérant la situa- tion exceptionnelle et particu- lièrement difficile induite par le Covid-19 et la sécheresse, conju- guée à l’arrivée imminente du

Ramadan, renforce sa mobilisa- tion pour accompagner au plus vite et au mieux les agriculteurs concernés par les sinistres liés à la sécheresse et assurer le ver- sement des indemnisations en avance de plus de deux mois sur le calendrier habituel.

Il est à noter que l’indemnisa- tion anticipée des agriculteurs est possible grâce aux nombreux investissements réalisés par MAMDA dans la digitalisation de ses processus depuis plusieurs années, notamment en matière de géolocalisation des parcelles des agriculteurs assurés et de ré-

F

ace à la pandémie du Covid-19, Ra- dio Aswat a réadapté avec agilité ses programmes afin d’informer, aider et soutenir les Marocains et répondre à leurs interrogations pour qu’ils puissent béné- ficier des aides et initiatives mises en place par les différentes autorités mais aussi par la so- ciété civile et plus particulièrement le monde

MAMDA DÉMARRE EN AVANCE DE 2 MOIS L’INDEMNISATION DES AGRICULTEURS DES ZONES DÉCLARÉES SINISTRÉES

alisation des expertises dont les rapports sont transmis via une application mobile dédiée.

Ainsi, les agriculteurs assurés, opérant dans les zones décla- rées sinistrées au terme d’une évaluation menée conjointe- ment par le ministère de l’Agri- culture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et les experts de MAMDA, ont déjà commencé à percevoir leurs indemnisations.

Le montant global assuré est de 1,1 milliard de dirhams pour la campagne 2019-2020 l

associatif. Dans ce contexte, et au-delà de l’ac- compagnement de ses auditeurs, Radio Aswat a mené une réflexion profonde sur les actions qu’elle peut entreprendre pour contribuer à sa manière à la relance de l’économie nationale.

Ainsi Radio Aswat a décidé donc d’offrir des campagnes publicitaires sur ses ondes à 50 PME durement impactées par la situation iné- dite que traverse le pays, qui sont au cœur des différents dispositifs mis en place par l’Etat depuis le début de la situation d’urgence sani- taire.

L’offre s’adresse donc à ces PME en crise pour leur permettre de maintenir le lien avec leurs communautés de consommateurs et les aider ainsi à appréhender la reprise de leur activi- té plus sereinement, le moment venu. Elle

consiste en la mise à disposition de ces entre- prises d’un pack de 200 spots publicitaires à consommer sur les ondes de Radio Aswat du- rant le confinement ou durant les deux mois qui suivront le déconfinement. Radio Aswat leur offre également une optimisation de la présence de leurs spots en fonction de leurs différents objectifs cibles. Les PME se verront également offrir de la visibilité sur le site Inter- net ainsi que tous les réseaux sociaux de Radio Aswat.

Radio Aswat définit la PME dans ce contexte par le niveau de son chiffre d’affaires annuel, qui doit être inférieur à 100 millions de di- rhams. Le second critère est lié au fait que l’entreprise ait malgré tout maintenu l’emploi pendant cette période de crise l

Hicham Belmrah, président du directoire de MAMDA.

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LES SCIENCES DU NUMÉRIQUE

DEVIENNENT FONDAMENTALES À NOTRE SURVIE

ENTRETIEN

Rachid Guerraoui, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD).

Professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) où il a notamment la charge du laboratoire d’algorithmique distribuée mais aussi membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) installée le 12

décembre par le roi Mohammed VI, Rachid Guerraoui revient dans cet entretien sur les solutions de traçage des contaminations au Covid-19 à l’instar de celle sur laquelle planche actuelle- ment le Maroc.

A l’heure où le Maroc est en passe de lan- cer une application pour le traçage des contaminations au Covid-19, l’Europe se déchire au sujet de l’initiative Pan-Euro- pean Privacy Preserving Proximity Tracing (PEPP-PT), qui poursuit des objectifs simi- laires. L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où vous enseignez, a an- noncé le 17 avril s’en retirer, alors qu’elle en était pourtant jusqu’alors une des che- villes ouvrières. Que s’est-il passé exacte- ment?

L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lau- sanne, ainsi que celle de Zurich (ETHZ), ont décidé de se retirer du projet et de conti- nuer toutes seules du fait de divergences sur l’algorithme réparti sous-jacent.

Pourriez-vous vous expliquer davantage sur cet algorithme ou les algorithmes plus généralement en jeu?

L’idée fondamentale de ces algorithmes de traçage est la suivante: lorsque des personnes sont proches, leurs téléphones échangent des identifiants à travers le protocole Bluetooth. Chaque personne a plusieurs identifiants mais un identifiant n’est associé qu’à une seule personne. Si une personne X est testée positive, soit après être allée à l’hôpital soit localement

en utilisant une application comme celle proposée par l’EPFL basée sur la reconnais- sance du son de la toux au téléphone, un signal est envoyé aux personnes préala- blement rencontrées par X les invitant à se tester et le cas échéant à se mettre en quarantaine.

Où se trouvent alors les divergences aux- quelles vous avez fait référence?

En gros, les deux écoles suisses avaient proposé un algorithme réparti dans lequel aucun serveur central ne peut savoir à un moment donné qui était en contact avec qui. Lorsque l’utilisateur X est infecté, ses anciens identifiants sont transmis aux autres téléphones qui «eux» déterminent s’ils ont été en contact avec X ou pas. Un serveur central peut être utilisé pour facili- ter le stockage et la transmission des iden- tifiants mais pas les liens entre eux. Dans la solution “européenne”, le serveur cen- tral possède la connaissance des “liens”.

Qu’est-ce qui garantit que même si les informations des utilisateurs restent sur leurs terminaux mobiles, leurs données puissent vraiment rester anonymes et que leur vie privée soit ainsi respectée?

Garder les informations chez soi est un Interview réalisée par

Wissam EL BOUZDAINI

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de traçage soit rendu public. Qu’en pen- sez-vous?

Cela est une autre source de divergence entre les écoles polytechniques suisses et le consortium européen. Ces écoles rendent public le code de leur applica- tion pour que d’une part les utilisateurs puissent décider en connaissance de cause de télécharger ou non l’application, et d’autre part pour que d’autres informa- ticiens puissent trouver des erreurs et ap- porter des corrections.

La Commission nationale de contrôle de protection des données à caractère per- sonnel (CNDP), dans sa réaction à l’in- formation de la future application de tra- çage marocaine, a fait la distinction entre

«moyens de type «tracing» induits par des technologies comme le bluetooth et (...) moyens de type «tracking» induits par des technologies comme la géolocalisation et le GPS» et souligne que «les moyens utili- sés doivent être adéquats avec la finalité stratégique». En quoi cette distinction est- elle selon vous importante à faire?

Les moyens de type GPS permettent d’al- ler plus loin que la solution Bluetooth. La géolocalisation peut non seulement dé- terminer qui a rencontré qui mais aussi de savoir où était exactement la personne contaminée. Elle pourrait alors permettre d’alerter toutes les personnes qui ont fré- quenté tel ou tel endroit. La vie privée en prend un coup mais la vie tout court peut-être moins. Le débat devient philoso- phique.

Que nous apprend, selon vous, cette pan- démie actuelle du Covid-19 sur le recours aux technologies en général?

Cette pandémie nous apprend que le nu- mérique est certes essentiel à notre vie quotidienne, mais que les sciences du numérique deviennent fondamentales à notre survie. Au-delà du fait qu’il est plus que jamais nécessaire de digitaliser tous les services de notre quotidien qui peuvent l’être, il est crucial d’encourager les cher- cheurs universitaires dans les sciences du numérique l

premier pas vers la préservation de la vie privée. Bien entendu, si on ne partage ja- mais ces informations, on reste anonyme.

Mais pour déployer des applications de traçage, il faut partager des informations.

On prend donc un risque de violation de la vie privée, mais ce risque est minimisé si en plus de l’utilisation d’identificateurs multiples et éphémères, l’information n’est partagée qu’avec un nombre limité de personnes.

La solution de l’EPFL pourra-t-elle être dé- ployable dans des pays non-européens, comme par exemple le Maroc?

Cette solution pourrait être mise en oeuvre partout moyennant des téléphones avec des capacités de stockage et de calcul suffisantes. Les expérimentations en cours nous permettront d’évaluer les capacités nécessaires.

Au Maroc, plusieurs voix se sont élevées pour que le code de la future application

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LE SECTEUR DES EXPORTATIONS NE FAIT

PAS PARTIE DES PRIORITÉS DU GOUVERNEMENT PENDANT CETTE CRISE DE COVID-19

ENTRETIEN

Comment se porte le secteur des exporta- tions pendant cette crise de Covid-19?

Globalement, il se porte très mal. Plusieurs exportateurs sont menacés de faillite. Les secteurs de l’automobile, l’industrie élec- trique, l’industrie mécanique ainsi que le textile sont à l’arrêt. Néanmoins, cette dernière filière, avec sa reconversion dans la production des masques de protection, est en train de négocier sa survie. Quant à l’industrie pharmaceutique, elle est plus que jamais soumise à des autorisations pour exporter. Seuls les producteurs des produits alimentaires et des produits de la mer semblent actuellement tirer leur épingle du jeu.

Le gouvernement de Saâd Eddine El Oth- mani soutient-ils les secteurs d’exporta- tion les plus touchés?

D’abord, je tiens ici à critiquer l’absence d’un représentant du secteur des exporta- tions dans le Comité de Veille économique, présidé par le ministre de l’Economie et des Finances.

Je trouve sincèrement dommageable que ce Comité national n’ait pas intégré un re- présentant de notre secteur. Cela veut dire que ce secteur, pourtant stratégique pour l’économie nationale, ne fait pas partie des priorités du gouvernement pendant

cette crise de Covid-19. Donc, le soutien public aux exportateurs est très faible ou alors insuffisant.

Nous avons écrit plusieurs lettres au Chef du gouvernement et au ministre de l’Eco- nomie et des Finances. Mais nous n’avons reçu aucune réponse de leur part.

Quels sont les principaux problèmes ren- contrés actuellement par les exportateurs?

Des problèmes d’ordre financier. Les expor- tateurs manquent de fonds de roulement pour payer leurs charges. Ils font égale- ment face à des commandes en chute libre sur les marchés européen et asiatique, frappés de plein fouet par le Covid-19.

Dans ce contexte hostile, l’accès au finan- cement et à l’assurance sont devenus réel- lement compliqués.

Il y a aussi la priorité donnée par le gou- vernement au marché local. Ce qui fait que les exportateurs de certains produits alimentaires sont frappés d’interdiction d’exporter.

Qu’en est-il du taux de change du dirham?

Un malheur ne vient jamais seul. Ce contexte international, particulièrement hostile et défavorable, est accentué par l’augmentation du taux de change du di- rham face à l’euro et au dollar sans qu’au-

cune décision ne soit prise à cet effet par la Banque Centrale.

Que propose l’Asmex pour sortir de cette crise?

Je pense qu’il faut mettre en place des me- sures plus fortes. Notamment une exoné- ration fiscale de l’IS à concurrence d’une partie du chiffre d’affaires. Cette mesure permettrait ainsi aux exportateurs d’être plus compétitifs sur le marché local, d’y trouver des débouchés, de maintenir leur chaîne de production et de sauvegarder les emplois l

Hassan Sentissi, Président de l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX)

Interview réalisée par

Aissa AMOURAG

JE TROUVE SINCÈREMENT DOMMAGEABLE QUE LE CO- MITÉ DE VEILLE N’AIT PAS INTÉGRÉ UN REPRÉSENTANT

DE NOTRE SECTEUR.

Dans un contexte hostile et défavorable, plusieurs exportateurs sont menacés de faillite. Hassan Sentissi, président de l’ASMEX,

critique l’indifférence du gouvernement.

(11)

L’

impact de la crise sani- taire actuelle est aussi social et économique. Et dans ce dernier secteur, le secteur déjà sinistré est sans conteste le tourisme. La Confédération nationale du tourisme (CNT) a déjà tiré la son- nette d’alarme, voici quatre semaines.

Elle a ainsi évalué l’impact comme suit: une chute du chiffre d’affaires de 34 milliards de dirhams (MMAD), une perte de l’ordre de 14 de MMAD pour l’hôtellerie, une forte contraction de 6 millions de touristes et de 11,6 millions de nuitées. Les effets menacent pas moins de 500.000 emplois et plus de 8.500 entreprises (hôtels et entreprises d’hébergement classés, sociétés de transport touristique, de restauration

le modèle de l’économie touristique dans une perspective inscrite à l’hori- zon 2025-2030.

L’une des pistes a trait à la relance du tourisme interne. Elle doit se préoccu- per de nouveaux termes d’attente des clients nationaux dans les régions et les territoires. C’est un nouveau «new deal» qui doit être à l’ordre du jour.

A partir de quels leviers? Le premier d’entre eux a trait à la transformation de l’opérateur touristique un acteur res- ponsable: une charte du voyageur, l’in- tégration de l’humain, la pérennisation économique de l’activité, la digitalisa- tion commerciale. Le deuxième regarde ce que l’on pourrait appeler l’inno- vation marketing: repositionnement du produit à court et moyen termes, cibles prioritaires, actions et plan pour l’après crise, partenariats potentiels et offre produits. Enfin, le dernier levier intéresse la communication. Celle-ci doit plus être «généraliste» mais re- centrée sur des cœurs de cible, sur des marchés identifiés, construite aussi sur des couples produits/outils et supports de communication avec les messages produits/segments. Dans tout cela, le passage au digital doit être général et embrasser tous les domaines.

La présente conjoncture est une contrainte sans doute, mais elle doit être l’occasion d’une délibération sur l’état des lieux du système touristique, déjà en difficulté avant la crise. Un choc qui doit conduire à un renouveau d’une politique touristique efficiente, redéfinie sur la base d’objectifs ambi- tieux avec les moyens concrets de les atteindrel

et de location de voitures, agences de voyages). Voilà, entre autres, les don- nées sur la table. Des mesures d’aide et de soutien s’imposent en priorité. Le dispositif adopté par le Comité de veille économique (CVE), piloté par le dépar- tement de l’Économie et des Finances, n’ignore évidemment rien de toutes ces contraintes majeures.

La piste du tourisme interne

Il y a des mesures auxquelles le secteur du tourisme est éligible, comme les autres secteurs, mais peut-être faut-il les décliner de manière plus accentuée et plus spécifique dans cette industrie.

Plus encore: il importe d’œuvrer éga- lement pour la sortie de l’état de crise sanitaire. Une opportunité pour revoir

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La présente conjoncture est une contrainte sans doute, mais elle doit être l’occasion d’une délibération sur l’état des lieux du système touristique, déjà en difficulté avant la crise.

M. SEHIMI

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L

es marchands de fruits et lé- gumes, les grandes surfaces et les magasins de vente de tout genre rivalisent d’ingéniosité pour pro- poser des solutions alternatives aux Ma- rocains pendant cette période de confine- ment. Des solutions basées essentiellement sur la vente à distance et la livraison à domi- cile pour éviter tout déplacement.

C’est ainsi que des petits marchands de fruits et légumes ou encore les “épiciers du coin”

ont adopté, non sans risques pour leurs vies ou celles de leurs jeunes apprentis, ce nou- veau mode de distribution commerciale.

Cette reconversion est en réalité une forme d’adaptation courageuse avec laquelle ces petits commerçants se battent tous les jours pour écouler leurs marchandises. Le défi est double: faire revivre leurs small business et encourager les Marocains à rester chez eux.

Livraisons sans contact

Sur les réseaux sociaux, les pages Facebook des marchands à distance font florès. De Marché Express à Souk On line, les solutions sont largement accessibles. Avec un simple appel téléphonique ou même un message WhatsApp, le client est livré en fruits et lé- gumes en moins d’une heure. Les paniers sont variés. Ils commencent à partir de 49 dirhams avec un panier de trois variétés.

Si le service existait bien avant le confine- ment, il a connu une explosion remarquable ces derniers temps. D’autres enseignes, no- tamment de grande distribution, ont inventé des solutions de livraison à domicile. Parmi elles Marjane et Carrefour. La première s’est associée au leader espagnol de la livraison, Glovo. Ainsi, un partenariat a été signé entre les deux enseignes, mi-avril dernier. Le ser- vice de commande et de livraison est désor-

LES SERVICES DE LIVRAISON À DOMICILE EXPLOSENT

NOUVELLES HABITUDES COMMERCIALES EN PÉRIODE DE CONFINEMENT

Les livraisons s’effectuent en respectant les mesures sanitaires les plus rigoureuses.

Aissa AMOURAG mais disponible sur la plateforme de Glovo

à la fois sur l’application mobile comme sur le site. Simple, rapide et pratique, le service porte sur les produits de consommation courante tels les fruits et légumes, la bou- langerie, les produits laitiers, l’épicerie et les produits d’entretien et d’hygiène.

Disponible dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat, Marrakech, Mohamme- dia, Fès et Agadir, le service s’accompagne tout naturellement, en cette période de risques de contamination, par toutes les mesures de sécurité sanitaire. C’est ainsi que les coursiers sont équipés de masques de protection, de gants protecteurs et de solutions hydro alcooliques. Quant aux li- vraisons à domicile, elles s’effectuent sans contact et sans signature pour limiter au maximum les interactions physiques.

Pour sa part, Carrefour a choisi de s’asso- cier à Jumia Food pour lancer son service de livraison à domicile. Les clients de l’en-

seigne française de la grande distribution ont désormais accès à une boutique en ligne de plus de 2.000 articles, ouverte de 9h à 16h. Les articles proposés sont variés.

Fruits et légumes, produits laitiers, produits d’épicerie, boulangerie et autres produits d’hygiène et de propreté. Dans un premier temps, le service est disponible à Casablan- ca, Rabat, Marrakech et Agadir, en atten- dant son élargissement à d’autres villes.

Les livraisons s’effectuent en respectant les mesures sanitaires les plus rigoureuses comme le contrôle de la température des livreurs et la désinfection plusieurs fois par jours de tous les points de contact et des sacs de livraison. Le paiement se fait soit en ligne soit à la livraison. Le moins que l’on puisse dire est que ces solutions tech- nologiques révolutionnent les habitudes d’achat des Marocains, qui semblent pour la plupart satisfaits des services rendus l

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