PRÉCIS HISTORIQUE
DU CANAL
DU LANGUEDOC.
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PRÉCIS HISTORIQUE
DU CANAL
DU LANGUEDOC
OU DES DEUX MERS,
SERVANT D’EXPLICATION AU PLAN EN
RELIEF DE CE CANAL,
EXÉCUTE PAR MM.
GUERIN, BIDAULD,
louisLACOSTE,
ET LACOSTE
JEUNE.A PARIS,
DE lTmPBIBIEILIE DE ROBLOT-GONDAR, RUE DE LA HUCHETTE, M°. l6.
..Il *J
jo
» i
PRÉCIS HISTORIQUE
DU CANAL
DU LANGUEDOC.
Nous
offronsau
publicun
plan en reliefdu Canal du
midi; nous nous
sommes
efforcés de le rendre digne de son modèle.Le tems
et le soinque
nous ayonsemployés
à l’exécuter, ga- rantissentaux
amateurs son exactitude, et doi- vent nous assurer leurindulgence, pour les im- perfections qu’il pourrait encore renfermer.Le
grandnombre
de détails dans lesquels noussommes
entrés, eutrendu
cette entreprise inexécutable, sans les diversprocédésque
nous avons imaginés pour abréger le travail, et le
rendre eu
même tems
plus parfait.Ces
procédésque
nous pourrionsregardercomme une
décou- verte, sont applicables, avec lemême
avan- tage, à la confection des reliefs de toutes sortesde travaux publics.
Dans
celui-ci, nous avons été obligés,
parla
difficulté de trouver deslocauxassezvastes
pour
(
4
)l’exposer, defairede fréquentescoupures.
Nous
avonseu
soin qu’elles ne tombassent jamaisque
sur des parties de retenue, dans lesquelles
on
ne trouveaucun
ouvrage d’art.Des
traits bleus placés sur le talus extérieur des francs- bords, indiquent ces coupures.Nous
avons encoreété obligés, par lameme
raison, de réduireà 5millimètres par mètre,
ou
3 lignes pour toise, à Castelnaudary et à
Nau-
rouse, l’échelle
que
nous avions adoptée.Dans
le relief de la partie de lamontagne,
l’échelle n’est
que
de a millimètres pourmètre
>ou
a lignes pourtoise.Nous
avons, d’après le conseil de plusieurs ingénieurs,commis
quelques infidélités dans l’indication des hauteurs de cette dernière par-tie de notre ouvrage.
Ces
ingénieurs ont pré- tenduque
l’échelleque
nous avons adoptéene
faisait pas sentir assez fortenlent la hardiesse avec laquelle cette rigole a été tracée.
Nous
avons cru devoir céder à leur avis, quoique notre intention eut été de rendre tout l’ouvrage avec laplus scrupuleuse fidélité.*Par- tout ailleurs qu’à Castelnaudary,Naurouse
et à laMontagne
noire, l’échelle de notre relief est de 14 millimètres pour mètre,ou un pouce
-(
5
)pour toise, et, pourla
commodité
de messieursles ingénieurs, nous avons refait à part, sur la
même
échelle, le relief de l’ouvrage le plus important de lamontagne.
Nous
ne nous dissimulons point que, sansun
relief topographique des pays
que
parcourentle
Canal
et les rigoles, reliefimpossible à exé- cuter surune
échelle aussi grande, notre ou- vrage est plutôt le relief des ouvragesdu Canal que
le reliefdu Canal
lui-même.Nous
tachons de remplacer ce relieftopographique, par l’ex- position de lagrande cartedu Canal
, dont l’é- chelle est de 5 lignes pour ico toises.Nous
prionsMM.
lesemployés du
Canal, quipendant
tout le tems, soit de nos voyages, soit de nos travaux, se sont empressés de nous faci- liter tous lesmoyens
de rendrenotre reliefplus exact, de vouloir bien recevoir ici nosremer-
cimens.Nous
n’oublierons jamais,que
si notre ouvrage aeu
lebonheur
inespéré d’attirer sur nouslesencouragemens
deLL.MM. l’Empereur
et
Roi
, l’Impératrice etReine
, leRoi
et laReine
deHollande
, nous le devons en grande partie àleurs conseils.
Le
projet de joindre parun Canal
l'Océan aquitanique àla nier deNarbonne,
avait étéformé
sous le règne de François Ier. et jugé
chimérique , il fut reproduit au conseil de Charles IX. Ifenri
IV
fit visiter par le cardinal de Joyeuse eu i5yS
, et par le connétable de
Montmorency
en 1604 , les lieuxoù
ceCanal
pourrait être construit. Sous le rcgne de .Louis XIII, les députés de la noblessedeman-
dèrent l’exécution
du
projet de FrançoisT
r
.
En
1618,
Bernard
Arribal la promit dela partdu Roi aux
étatsdu Languedoc. En
iG5a, le car- dinal de Richelieu voulûtl’entreprendre ; eten
i65 6
, trois ans après la publication d’un
mé- moire
sur cetobjetparTichot, ingénieurdu Roi
,etBeauvais, maître des ouvragesroyaux, lecon-
seilpassaunbaildeconstruction àJean Lemaire.
Il 11c paraît pas
que
ce bail fût suivi d’au- cunstravaux.En
iG5 o, Ricule François présentaau
con-seil
un mémoire
sur la jonction desdeux
mers.D’autres
mémoires
avaient paru à diverses époques: leurs auteurs proposaient de prendreles
eaux
de laGaronne ou
de l’Ariège, et deles
amener
à Naurouse.Le
verbal de Boute- rouse nousdonne
connaissance d’un autre pro- jet dans lequel on devait se servirdu
Sor et le conduire dans l’A
goût.(
7
)Enfin, vers 1660, Riquet,
homme
d’un gé- nie entreprenant,ferme
etpersévérant, s’em- para de ces divers projets, en
combina
denouveau
lesélémens
, et présentaun
plan dont toutesles parties étaient exécutables.Il proposa
d’amener
parune
rigole à Grais- sensou
àNaurouse
, deseaux
dérivéesdu
Sor,
et celles
du Laudot
quise jettait dansleSor; etcomme
cesdeux
ruisseaux étaient insuffisans,
il ajoutaà son projet leplan d’une rigole dans la
montagne
pour rejeter dans leLaudot
leseaux du Lampy
,du Lampillon
, de Bernas-sonne
etde l’Alzau, dontles sources,
peu
éloi-gnées de celles
du Laudot
etdu
Sor, coulaient d’un côté opposé.Il
donna
ensuite divers projetspour
établir avec ceseaux
lacommunication
entre laGa- ronne
et la Méditerranée.Le
8novembre
1664, descommissairesnom- més
parleRoi
et parla province,
accompagnés
de géomètres, partirent deToulouse
pour vé- rifier la possibilité d’exécuter les projets de Ri- quet, et arrivèrentà Beziers le 17 janvier1665,Si le
Canal
fut jugé pareux
d’une exécutionfacile, il 11’en fut pas ainsi de la rigole de la
montagne,
ils proposèrent d’en faireune
petited’essai. Riquet, craignant
que
leur opinion ne décourageâtM.
de Colbert, offrit d’en faire les avances sans qu’il pût en exiger^rembour- sement que
lorsque leseaux
seraient arrivées à Naurouse.Cette rigole
ordonnée
enmai
i665
,achevée en
octobre, réussitcomplètement
et fut visitéeen
novembre
parMM.
de Besons etTubœuf.
Des
lors,on
ne s'occupa plusque
de l’exécu- tiondu
Canal.M.
le Chevalierde Clerville fut chargé deprésenterun
devis.Ce
devis, autoriséle 7octobre iGGG,danslequelillaissaitplusieurs choses à la
prudence
de l’entrepreneur, fut pu- bliéau
rabais- Ilcomprenaitlestravauxdu Ca-
nal depuislaGaronne
jusqu’àTrèbes,
etceux
de lamontagne
etde larigole jusqu’àNaurouse.Riquet se chargea de les mettre dans leur per- fection dans cinq années, pour la
somme
de 5,G 3o,ooo 1. L’arrêt d’adjudication estdu
14 octobre iGGG.La
premièrepierredu
bassinde S.-Fcrreolfutposée euavril 1GG7
; le 17
novembre
delamême
année
,on
posa lesdeux
premièrespierres de l’écluse del’embouchure
dans la Garonne.Environ
huit millehommes
étaientemployés
aux
travaux de l’adjudication deM.
Riquet,,(
9
)lorsque, sur le devis de
M.
de Clervilledu
5o juin 1668, il s’engagea le 28 janvier 1669à
parfaire , dans huit années, les travauxde
l’autre partie
du Canal
,et
ceux du
portde Cette,
moyennant
lasomme
de 5,85a,000 1.Au commencement
de 1672, leCanal
futna- vigabledeToulouse
jusqu’àNaurouse.Riquet
mourût
le premieroctobre 1680, ilne
restait à faire à cetteépoque
qu’une lieuedu Canal
près le Somail; sixmois
après, leCanal
fut en état de navigation, diversesvérifi- cations destravaux furentfaites en 1678, 1681 ,
i685 et 1684, pour réglerlesindemnités ducs à Riquet pourles ouvragesextraordinaires, mais nécessaires; sur le procès-verbal de la dernière vérification, le conseil d’état déclara
que
les entreprises de Riquet étaient achevées.Cet
ouvrage ,au moment
de sa réception , avait coûtéi°.
Au Roi
et à lapro-vince, 14,169,599!. 16s. 6d.
20
.
A
l’entrepreneur en travauxnon
prévus dans le devis, et dont ilconsentit àne pas exiger
le
remboursement
2,110,000 « «Total
.. 16,279,599!. 16s. 6d.( 1
°
)À
cetteépoque
le prixdu marc
d’argent était de 26 à 29 1.Dans
cet état ne sont point compris les prix des maisons, deshôtelleries, desmoulins etdes barquesqui n’entraient nullement dans ledevis.
Quelque
parfaitque
paraisse leCanal
, sinous
en
croyonsM.
deVanban,
il auraitpu
l’êtred’avantage,
mais par
le plusgrand malheur du monde
, dit-il,dans
la relation de son voya-ge
,on
n’ajamais
entendu lefond
de cet ou-vrage
,etV
entrepreneur quien a étéaussi l’in- venteur, n’a été ni conduit, ni aidécomme
il le devaitêtre.Le
reste de l’histoiredu Canal
n’estque
le récit de ce qu’une administration paternelle et éclairée, peut apporter de perfection dansun
ouvrage aussi rapidement exécutéque
l’avait été l’entreprise de Riquet.Pour
fourniraux
dépenses qu’entraînait leCanal
, Louis
XIV
, par
deux
édits d’octobreï66G, dans lesquels il appelle la jonction des
deux
mers,un
ouvrage capable de perpétuer dans les siècles à venir lamémoire
de son au- teur, et la grandeur de son règne, ordonna la vente
du Canal
qu’il érigea, avec sesdépendan-
ces,en
seigneurie domaniale etnon
racheta-( 11 )
Me.
Ildonna
au seigneur le droit exclusif de navigation, en l'obligeant à tenirun nombre
suffisant de barques
, à se conformer au tarif
déterminé par le conseil , et à entretenir le
Canal
àperpétuité.Ces
objets mis en vente, suivant les for-
mes accoutumées,
furent adjugésmoyennant
400,000 liv. à Riquet, qui dès lors se trouva propriétaire
du Canal
qui n’existait pasencore, mais dont il étaitl’inventeur et l’entrepreneur;les avances et les
emprunts onéreux
qu’il fut obligé de faire pendant la durée de sonentre- prise, et le sacrifice de 2,110,000liv.
, qui la
termina, forcèrent ses héritiersà vendre, avec facultéde rachat
, les sept
douzièmes du Canal
dès qu’il fut achevé.Ilsen recouvrèrentl’entièrepropriétéen 17 24, et depuis cette
époque
,
indépendamment
de l’entretien des anciens ouvrages, ilsen
ont construitpour
plus de 5,000,000
,parmi
les- quels on doitremarquer
lebeau
bassin doLampy
, destiné originairement à alimenter leCanal
deNarbonne.
Le gouvernement
possède actuellement soi- xante-cinq quatre-vingt-quatrièmesdu
Canal,les 19 autres portions appartiennent à des des»
cendans de Riquet.
( 12 )
ADMIN1S TRATION.
Par
un
décret de sa Majesté l’Empereur, l’administrationdu Canal
se divise enadmi-
nistration d’art et de conservation
du
matériel,
et en division - perception.
Un
ingénieuren
chef, 7 ingénieurs ordinaires
, 8 conducteurs des ponts et chaussées , i garde principal
,
12 gardes épanchoirs
, 24 gardes
ambulans
,
7 gardesde port, 1 surveillant de filtrations, à Capestang, 1 garde
du
bateau submersible,1 garde-magasin , 1 éclusier à
chaque
corps d’écluse.,ou
àchaque demi
-écluse, sont lespréposés aux: objets de l’administration d’art;
1 directeur- receveur général
, 1 contrôleur principal
ambulant
, 7 receveurs particuliers, 14 contrôleurs, 4 visiteurs, 8 receveurs ara- bulans, 18 patrons des barques de poste, sont préposés
aux
objetsdépendans
de l’administra- tion de pa ception;un
agent-général-archiviste garde le dépôt des archives, et est chargé de poursuivretoutes les affaires contentieuses.RE VENUS.
Les
revenusdu Canal du
midi secomposent
; d’un droitde
navigation, distinct et indépen-/
(
i3
)dant delafournitureet laconduite des bateaux;
d’un droitperçusurles voyageurs qui s’embar- quent sur les bateaux de poste fournis par l’ad- ministration
,
ou
sur d’autresbateaux;du
pro- duit de diverses usines, et des francs-bords des rigoles et de la ligne navigable.
On
s’estproposédanslaconstructiondu Canal du
midi,d’établir
une communication
facile en- trelescôtes françaises delaMéditerranéeetcel- les de l’Océan, en seservantdu
lit de laGaron-
ne.
Pour y
parvenir,on
acherchéun
des points lesmoins
élevés de lacrête quisépare lebassin de laGaronne
de celui de la Méditerranée.On
y
amené
deseaux
supérieures eton
a tracé de ce pointdeux
branches d’une ligne naviga- ble, qui suivent ladirection de ces versans; ce point qu’on appelle point de partage, pointcul-minant du
Canal, est à Maurouse.Les eaux
quiy
sontamenées
sont prises dans le Sor, rivièrequi coule
au
nord de laMontagne
noire, et se rend dans l’Océan, par l’A
goût, leTarn
et laGaronne. On
les dérive à Pont-Crouset.Une
rigole qui traverse laplaine de
Revel
,
coupe
le litdu Laudot,
eu reçoit les eaux, et côtoyé lesmontagnes
de Saint-Félix, les conduit àNau-
But du Canal.
Point de Partage.
Prises d’eau.
Rigo’es
‘ dérivation, ditesdela
Plaine
(
*4
)rouse.
Les eaux du
Soi* etdu Laudot
rdélant pas assez considérables pour l’entretien d’une ligne navigableaussi étendue., on 3* a ajouté les de déma^on,eaux
de Lalzau, de Coudiers, de Cantemerle, u Montagne. Bernassone, deLampy
, etdu
Rientort, ruisseaux qui se rendaient par l’Aude dans la Méditerranée , et coulaient sur le versant méridional de laMontagne
noire, leseaux
de ces ruisseaux soutenues sur la pente de làmontagne,
sont versées dans le lit du Sor, àConquet,
pointculminant
entre le Rientort et le Sor,
ou
conduites dans le réservoir de St.- Ferreol, par
un
prolongement de la rigole sur le versantdu
Sor et à travers la butte desCampmazes.
D;ms
ceprolongement
établi dansun
ter- rein schisteux qui, par sa nature,
donne
lieu à des filtrations considérables, le lit de la
rigole est
maronné
dans quelques parues, etil devrait l’etrc dans toute son étendue pour éviter
, par ce
moyen
, des accidens fâcheux ,car ,
en
174Sun abime
s’ouvrit dans cette partie, à l’endroit appelé Is
P/au
de- la Jasse,une
portion de la rigoley
fut engloutie, aprèsavoir essayé envain de le
combler
, on prit le parti de jeter sur son ouvertureune
voûte en( 1
5
)
maçonnerie
, sur laquelle leseaux commen-
cèrent à couler. Cet
évènement
est consigné dans l’inscription suivante , gravée surune
pierre élevée à l’endroitmême où
l’accidentarriva.
Au commencement
de Janvier 1748»il se
forma un
gouffreou
entonnoir, de douze toises delongueur
sur sept toises de largeur,
et quatre toises de
profondeur
, qui engloutit les terres voisines et leseaux
,sans quon
pût découvrir leur sortie;on
leferma au moyen
d'un arceau
appuyé
surdeux
rochers solides,
et
Von maçonna
la rigole sur environcent toi- ses de longueur.Un peu
plus loin , sur lamême
rigole, et
au-dessus des
Moulins
de Garbette,
on
lit surune
autre pierre de taille la note suivante : le 14Janvier
1770 ,,une
secousse detremble-ment
de terreforma une
brèchedans
cette partie, de quinze toises de longueur, sur huit toises de largeur, la métairie au-dessousfut emportée
, et le
moulin endommagé. On forma un
radieren
brique avec des revêtemensen maçonnerie
sur 80 toises delongueur
,pour fermer
la brèche et la fortifieramont
et aval.Cet
ouvrage fut
finile 10Avril
1770^malgré
les neiges et les glaces.
Uéstrvoir.
Contenjnce.
Plantaliont.
(
16
)Le
réservoir de St. - Ferreol, placé dans le vallon
du Laudot,
avant la réunion de celte rivière avec la rigole et le bassin deLampy
,
placé sur le ruisseau de ce
nom
, ont été cons- truits pouremmagasiner
leseaux
trop abon- dantes pendant certaines saisons, etinsuffisan- tes pendant d'autres, soit pour l’entretien
do
lanavigation, soit pour son rétablissement lors-
que
les réparations ont exigé le vidage d’une partiedu
Canal.Ces
2 réservoirs contiennent St.-Ferreol 6,956,000 mètres cubes.Lampy
2,665,000 idem.La
rigole dite de la plaine, a de lon-gueur
44,570 mètres 563 mill.Celle dela
Montagne
à 18,552 id. 877 id.Ces
rigoles ont de 5 à 6 mètres de largeur à la surface de l’eau.Pour
atténuer les évaporations,on
a fait, au- tant qu’011 a pu, des plantations sur les francs- bords des rigoles.Le
granitcommun,
qu’on appelle vulgaire-ment
granità gros
grains, est labase conslante et unique de tout le terrein de laMontagne
noire; il s’y
montre
toujours sous lamême
ap- parence,il neforme que
des collines basses et applaties, dans lesquellesil reste enseveli sous( i? )
îa couche de terre oùvégètent les chênes etles genêts, dans ce pays stérile et
monotone,
nul aliment ne s’off’re à la curiositédu
naturaliste,
aucune
irrégularité ne frappe les yeux,aucun
grand trait de la nature n'occupe les sens et n’éveille l’imagination, maisilporte l’empreintedu
génie de l’auteurdu
Canal, etl’on n’y peutfaire
un
pas sans tressaillir etadmirer; l’obser- vateur se trouve placé, pour ainsi dire, devant l’origine et la causedu Canal du Languedoc,
il en découvre lemécanisme
et il en tient la clef, le projet dé l’ingénieur de ce grand ouvrage s’expliqueici bien plus aisémentqu’ilne secon- çoit;et lasimplicitédesmoyens
l’emporteencore sur la hardiesse de l’entreprise; ailleurs cet ouvragesemble un
effort de l’art qui contraint la nature, icil’art la surpasse en ne faisant
que
l’imiter.
Une
rigole étroite et tortueuse,deux
lacs demédiocre grandeur
,telssont les
moyens
simplesetsavansqui serventàformer età
main-
tenir,de l’une à l’autremer,
une
rivière factice, dont leseaux
retenues etcomme
suspendues à volonté, ne peuvent jamais tromper l’attentedu commerçant,
ni détruire l’espoirdu
culti- vateur.Celle des
deux
branches de lali<rnedu
CanalProfil.
(
18
)qui a sa direction vers l’Océan, suit d’abord le vallon
du
marais,vajoindre le vallondu
Lers, l’abandonne pour se jeter dans le bassin de laGaronne
, rivière dans laquelle elle débou-che
au-dessous de Toulouse.Celle qui a sa direction vers la Méditerra- née, suit d’abord le vallon de Tréboul, entre dans celui de Fresquel
, dont le
Tréboul
estun
conlluent ; passe dans la vallée de la ri- vièred’Aude
, qu’elleabandonne
pour aller joindre le vallon de la rivière d’Orb,letraverse et va se joindre à l’Hérault, après avoircoupé
divers ravins et ruisseaux. Sa jonction avec l’Hérault se fait pardeux
branches dont l’une sert à la navigationdu
portd’Agde,
et dé-bouche en
avaldu moulin
de cette ville,
l’autre a sa direction en
amonl
de ce moulin, traverse l’Hérault , et entre dans l’étang de Tliau ; cesdeux
branches sont distribuées sur G5 niveaux dilférens.La
longueur de la ligne navigable,comptée
de l’embouchure duCanal
dans laGaronne
à sondébouché
dans l’étang deThau,
est de^58715 mètres, salargeur àlasurface de l’eau, est de 19 mètres 5o centimètres, la profondeur de l’eau, est
au moins
de 19 décimètres et(
i9
)demi. Afin de prévenir les dégradations occa- sionnées par le batillage des eaux,
on
a planté des joncs etdes glayeuls, surune
petiteberme
construite au niveau de lalignedeflotaison,ona ornéles francs-bords de plusieurs lignes d’ar- bres, on a
ménagé un chemin
de halage élevé d’environ o,66me. 2 pieds au-dessus des eaux.Indépendamment
desprises d’eausupérieures dont nous avons parlé , il en existe plusieurs autres dans les divers ruisseaux qui viennent couper la ligne navigable, elles remédient en partieaux
pertes qu’occasionnent les filtra- tions et l'évaporation. Si ces prises sont faitespar dérivation,
on
barre larivière dans la partie supérieure, et on la force de suivreun nou- veau
lit qui la dirige vers leCanal
, lorsque les prises d’eau sont fortconsidérables,
ou
sujettes àamener
des troubles,on munit
le barrage de déversoirs, d’épancboirsde fonds et de vannes, afin de régler à volonté lerejet deseaux
etleur entrée dans le Canal.La
prise del’Orb, alieu parun
regonflement de cette rivière, opéré parune
chaussée,ou
relèvement mobile à poutrelles.On
reçoit encore quelquefois dans le Canal, deseaux sauvagesou
pluviales,on
ne lesadmet
Glayeuls*
Plantation*.j
Prisesd’eau dans lesruisseaux
qui coupent
le Canal.
Chaussée mobile.
Cales.
Ecluses.
(
2Ô
)qu’après les avoirfait passer dans
une
cale qui retientles terres et lessables.Les
divers niveauxdu
Canal, sont soutenus par des corps d’écluses,on
appelledemi-écluse surle Canal,un
barrage simple,formé dedeux
portesbusquées, l’écluse est
un
doublebarrage,formé
par des doubles portes contre-busquées versla partie supérieure, et renfermant entre ellesun
bassin qui porte lenom
de sas; le sas d’une écluse, sert à établir lacommunication
entre le niveaudu
cours d’eau,ou
biez supé- rieur, etla retenueinférieure,ou
biez inférieur;s’il faut faire descendre
une
barque, onsoulèvedeux
petitesvannes placées dansles portes, 011remplit d’eau le sas jusqu’au niveau
du
biez supérieur, alors on ouvre avec facilité la porte quiforme
le barrage supérieur,on
introduit labarque dans le sas, on referme la porte et
ou
ouvre lesempcliemens
de la porte infé- rieure, par cemoyen
le sas se vide jusqu’au niveaudu
biez inférieur;on
ouvre la porte inférieure et la barque passe dans la retenue inférieure, l’opération inverse a lieu lorsque labarque doit monter,
on
vide le sas jusqu’au niveaudu
biez inférieur,on
ouvre la porte in- férieure,on
introduit la barque dans le sas qu’on remplit ensuite jusqu’au niveau de laretenue supérieure.
( 21 )
Lorsque la hauteur de laquelle il faut des- cendre, ou à laquelle il faut s’élever est consi- dérable, on accole plusieurs sas les uns
aux
autres, etalorsl’écluse estmultiple, etappellée double outriple, etc., suivant qu’elle est
com-
posée de deux, trois, etc., sas.La manœuvre
s’exécute entre les divers sas de lamême
manière qu’entre les divers biez.L’ensemble
des travauxqui serventàfairecom- muniquer un
biez àun
autre, est ce qu’on ap- pelle corps d’écluse.Les
sas, surleCanal du
midi, sont presque£ r
tous ovales
j il
y
en a quelques uns de rectan-gulaires. Ilexiste aussi
un
sas circulaire, il estmuni
de trois ouvertures, et sert à fairecom- muniquer
ensemble trois niveaux différons.On
fait entre
deux
deces ouvertures lamême ma- nœuvre que
dans les écluses ordinaires.Il faut cinq à six minutes pour remplir
un
sas, etdixminutes pourfaire passer
une
barque.Les
portes sont de chêne, elles semanœuvrent
avec des cabestans, sont mises en équilibresur leurs pivots, avecune
flèchequi fait l’officede
levier, pour les ouvrir
ou
les fermer.IVous venons d’expliquer1 1 tout le
mécanisme „
Monfagneidela navigation
du
Canal; maispourparvenir à Psrcèes-Font- aqueduc.
(
22
. )
le tracer et à le distribuer surses niveaux dif- férons, il a fallu vaincre
beaucoup
de difficul- tés, quelque foismême
percer des montagnes.On
peut prendreune
légère idée des obstacles qu’on a euà surmonter,en examinantla grande cartedu
Canal, publiée parles Etalsdu Lan-
guedoc. Placées presque toujours sur leversant des coteaux, les lignesdu
Canal, et lesrigoles qui les alimentent, ont cté sujettesà divers ac- cidensamenés
par leurposition. C’estàles pré- venir,ou
ày
remédier, qu’ont été consacrés presque tous les ouvrages d’art qu’ony
ren-contre.
S’il estavantageux de recevoirdes eaux dans
le Canal, il est aussi essentiel dele délivrer de toutes celles quiluisont nuisibles.
Ces
eaux peu- vent être étrangères au Canal,ou y
être déjàintroduites
; si elles sont étrangères au cours d’eau
du
Canal, ellespeuvent se trouver supé- rieuresau même
niveauou
inférieures; si elles sont supérieures,on
construit, pour s’en déli- vrerun
pont-aqueduc
sur lequel passent leseaux
qu’on ne veut pas recevoir,
comme aux
nos. iS et 19 de lamontagne;
si elles sont infé- rieureson
construitun
pont-aqueduc au-des- sous duquel passent ces eaux, et sur lequel(
23
)passe le Canal, cesponts-aqueducs sont précé- dés de cales pour recevoir les dépôts.
Les eaux
qui sont aumême
niveau peuvent charrierbeaucoup
de dépôts habituellement,ou
n’en charrierque
dans certainescirconstances; dans le premier cas,on
construitun
pont-aqueduc,
dit à siphon , dans le second cas,on
laisse leseaux
entrer habituellement dansle Canal, et lorsqu’elles deviennent chargées.,
on
a recours àun
bateau submersibleà volon- té par lemoyen
de soupapes, ce bateau vient occuper tout le lit
du Canal
, des relèvemens mobiles placés suivant la direction deseaux
qu’on veut rejeter, lesempêchent
de semê-
ler avec les
eaux du
Canal , et lorsque leseaux
troubles sont passées, onremet
ce ba- teau à flotau moyen
d’une visd’Archimède
,
et
on
le replace dansune
garepeu
éloignée, lorsque deseaux
.trop abondantes sont déjà introduites dans le Canal ,on
les rejette aumoyen
des reversoirs à fleur d’eauou
échan- crures faitesau
niveau ordinaire deseaux
, àune
digue demaçonnerie
établie dans le côté faibledu
Canal,ou
bien par des épanchoirs de fond ,munis d'empellemens ou
à siphon.Les
épanchoirs à siphon sont des siphonsPont- aqueduc
siphon.
Esteau submersible;
v
Reversoirs.
Epanchons ue fond.
Epanchnii*
i siphon.
Contre- Canaux.
Contre-forts.
(
M
)en maçonnerie, qui se mettent en jeu au
moment
où les eaux s’élèvent au-dessus de sa courbure,
une
ventmse
, placée au niveau ordinaire
du
Canal et dans la branche qui plonge dans la retenue,empêche que
le jeudu
siphon n’enlève les eaux nécessaires à la navigation , ils ont l’avantage sur les épan- çhoirs de fondmunis
d’erapellemens, de n’a- voir pas besoin d’être surveillés.Malgré
toutes ces précautions , leseaux
causent souvent desdommages
: elles s’intro- duisent quelques fois par filtrations dans leCa-
nal et causent l’éboulement des terres supé- rieures.On
s’oppose à ces ravages par des contre-canaux et par desmurs
desoutènement quirepoussentles eaux.Ces murs
sontenpierresou
en pisé formé de couches de terre grasse et dechaux
entremêléesj quelquefois les
eaux
introduites dans le Canal occasionnent des dé- pôts dans son lit
ou
àsesembouchures
: on les fait disparaître par lemoyen
de certains cou- ransou
avec la drague.Les eaux du Canal
peuvent aussi se perdre par des filtrationsou
des ruptures qui ont lieu surlesfrancs-bordsou
dansles fonds des cours d’eaudu
Canal: les filtrations ont lieu plus(
25
)particulièrement
aux
endroits où lesterres ont été transportées; on les fait disparaitre par des maçonneries.
On
prévientou on
répare lesruptures
11
latérales par desmurs
de soutènement, soutènement;Mursâeon
a quelquefois jeté des arceaux pour répa- rerles ruptures de fonds, et obvierau peu
desolidité
du
terreinsur lequelleCanal
était assis.Malgré
tousces travaux, leCanal
est sujet, Réparations,indépendamment
de l’entretien journalier, à des réparations annuelles:on
les fait dans lesmois d’août et de septembre, et alors lanavi- gation est interrompue.
Les
réparationsdes ré- servoirs et lamanœuvre
des vasesqu’ilscon- tiennent se font danslemois de janvier,époque
àlaquelle les rivières suffisent, non-seulement pour entretenir le Canal, mais encore donnent
un
excédent capable de remplir enpeu
de temsles réservoirs.
Outre les ouvrages d’art dont nous venons de parler, il existe sur le
Canal du
midi io5 ponts Poms., , . ,Embarcadaiae*
tacilite des
communications
,
un
grand Gares,nombre
de magasins appropriésau
besoindu
Bassins,commerce ou du
Canal, des auberges pour les Auberges.’, . . - ... Logemens.
voyageurs, etdeslogemens pour les divers
em-
Moulins,ployés, des ports, des chantiers,des
embarca-
daires, des gares, et
un
grand bassin à Castel-(
26
)naudary
pour le séjour des barques à l’époque de lachôme du
Canal.Enfin
,
on
a accolé à diverses écluses des moulins, pour utiliser le
peu
d’eau qui est inutile à la navigation,
où
celle qui venant des prises de lamontagne
, est destinée à se rendre dans les retenues inférieures, pour ré-
parer les pertes occasionnées par les filtrations et l’évaporation.
Ceux
qui voudraient prendreune
connais- sance plus de; aillée de l’ouvrage et de l’histoi-re
du Canal du
midi, pourront consulter l’his- toire des
Canaux
de navigation deM. De
Lalande
, et les
deux
histoiresdu Canal du
midi, publiées, l’une parle général Andreossy, l’autre par les descendans de Riquet.NOMENCLATURE
des ouvrages d'art existons surle
Canal
desdeux mers
, avec les distances entreeux
,
pour
servir d'itinéraire.DÉSIGNATION DES OUVRAGES, ET DES MARQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvrage àl’autre.
Les maisonsdesemployésdu Canal sontmarquées
A
Celles desauberges ouhôtelleries
B
Celles des moulins
C
Celles des particuliers
D
1 Ecluse delaGaronneouembouchuredu Canal dans ce fleuve
2 PontsJumeaux ou pont deGragnagûe 3 Ecluse du Béarnais
4 Ecluses des Minimes, avec moulin
5 Pontdes Minimesou grandchemin
...
6 Ecluseet PontdeMatabiau 7 Ecluse deBayard
, avecmoulin 8 Pontde Guilleméri
9 PontdeSt.-Sauveur.
10 Pont de Montaudran
11 Aqueduc de St.-Agne, à siphon, 12 PontdeMadron
13 Aqueduc deMadron.
14 Ecluse et Pontde Castanet, avec mouiin . . .
15 AqueducdeCastanet.
16 Ecluse deVie -
247, 528 682, 812
9.89, 002 3r, 834 ...n35, 5o3 277, 7-38 ...1263, 65
2
219, 267 ...1286, 689
...5638, 440
...37i5, 5i3
...i6o3, 786
'(
28
)DÉSIGNATION DES OUVRAGES, ET DES 51\RQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
De
l’EclusedeVie au Pont de Deyme. . .17 L’AqueducdeRieumaury 18 Pont de
Deyme
19 Aqueducdela Joncasse 20 Pont de Donneville 21 Ecluse de Montgiscard 22 Aqueduc de Nostre Saigné 23 Pontdu grandchemin 24 Ecluse d’Aigues-Vives 25 Aqueduc d’Aigues-Vives.
26 Eclusedu Sanglier . .
27 Pont d’Ensarni 28 Aqueduc d’Encomps.
29 Ecluse de Negra
, première dînée en par- tant de Toulouse
30 Aqueduc de la Tliézauque.
3r Pont de Vieillevigne 32 Ecluse de Laval, etpont 33 AqueducdeGardigeol.
34 Ecluse deGardouch, etpont.
3.5 Pont-Aqueduc de Lers 36 Ecluse de Renneville 37 Ecluse d’Encassan
33 Ecluse d’Embourrel, etpont 09 Aqueducde Radel.
40 Pont de Maraval
41
E
iusede Montferran,etpontDistance
d'un Outrage àfaut e.
nièlre mil.
. .2298, 3»7
2947> 755 2239, Il8
...1948, 21 1
...ii59, 677 ...1241, 996 ...1802, i55
...1788, 241 ...1709, 3o5 ...2473, 57i ...i338, 717
...1905, 711 ...2145, 104
...2873, 976
...1452, 35 7
...1972, 479 ...2173, 988
(
29
)DÉSIGNATION DES OUVBAGES, ET DES MARQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvraga àl’autre.
De
l’Eclusede Montferran à l’EcluseduMédecinmètre. mil.
...4807, 487 42 Verseau dr l’Océan. . . . 1Point culminant entreles
43 VerseaudelaMéditerranée^ oupartage des eaux.
44 Aqueduc de Baragne 45 Pont duSegala
46 Ecluse du Médecin ...
47 Ecluse duRoc 653, 969
48 Ecluse de Laurens ...1134, 65o
49 Ecluse de la Domergue ...1176, 487
5 o Ecluse de la Planque ...1187, 992
5i Pont-neuf de Castelnaudary ...3299, 2or 52 Pont, près le bureau ... .040, 33 o 53 Bassin de Castelnaudary, 3liguespour toise . 552, 877 54 Pont de Castelnaudary
,première couchée . .
55 Eclusede St.-Roch, et Moulins ...
56 Ecluse de
Gay
.. i534, 24357 Epanclioirsdu Vivier.
58 Ecluse du Vivier .. 1514, 916
69 Ecluse de Gmllermi
60 EcluseSt-Sermn ....549, 994
61 Ecluse de guerre . . 894, T2t
62 Eclusedela Peyruque •••lc4'> 867 63 Ecluse dela Criminelle . ..
aW
o’îs64 Aqueducde Tréboul.
65 Ecluse de Tréboul .10847, 908
66 Reversoir de Mesurait.
..2452, 53y 67 FontdeVillepinle
(
3o
)désignation des ouvrages, et des marques ou NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvrage àl’autre.
Du
Font deVillepinte àl’EclusedeVillepinte . . .mètre. mil.
...1817, 549 68 Aqueduc, EpanclioiretReversoir de Mesuran.
69 Epanclioir de Villepinte.
70 EclusedeVillepinte
...i638, c3o 71 Eclusede Sauzens
...1188, cig
72 Ecluse de
Bram
,73 Pontde
Bram
624, 01774 Aqueduc de Rebenty. ...38i5, 076 75 Pont du Diable
76 Ecluse de Beteille
...1104, 129 77 Aqueduc del’Espitalet. ...7420, 029 78 Pont deVilleseque
79 Aqueduc Delfaix
80 Epanclioir deVilleseque. ...2071, 5oi 81 Eclusede Villeseque
82 Pont de Sauzens
83 AqueducdeSauzens. - I9 ^ 9> 44°
84 Pont de Rodes
85 EclusedeLalande ...2262, 5oj
86 Ecluse d'Herminis
87 Ecluse de la Douce ...i333, 669
88 Aqueduc deSaume.
89 Epanclioirde Foucaud. ...1425, 463
90 EclusedeFoucaud
91 Pont de Foucaud ou Larnouze
5o7, 074 92 AqueducdeLarnouze
93
Mur
de soutènement de Gougens. ...2 o5 6, 761
94 PontdeGougens
(
3i
)DÉSIGNATION DES OUVRAGES, ET DES MARQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvraga àl’autre.
Du
PontdeGougens à l’EclusedeVillaudy.95 Epanchoir de Villaudy 96 Ecluse de Villaudy 97 Pont dela Daurade
98 Pout-aqueduc de Fresquel, sous lequel doit passer ce lorrent, qui entre dans le Canal, au n°. 100
99 Ecluse deFresquel 100 Chaussée de Fresquel
, quisertàretenir etdé- boucherleseaux de ce torrent
...
101 Epanchoir de Fresquel.
102 Pontde Conques 103 Reversoir de Baffies.
104 Pont de la Méjane
105 AqueducetRéservoir deBaffies.
106 Eclusede)l’Evêque 107 Ecluse de Villedubert
108 AqueducdeDéj an 109 Pontde laRode
110 Rigole dedérivation dela rivière d’Qrbiel . .
in
Pont-aqueduc d’Orbiel.112 Pont de Trebes 113 Aqueducde St.-Félix
114 Ecluse delTrebes, avec deux moulins
ii*5 Pont de Milpetit
mètre. mil.
863, 911
4t7j 337
971» 270
463, 221
...1262, 001
...2041, 819
. ...751, 85i ...2782, 7 37
...io5o, 2c6
644, i5 6
...3x32, 3jï
(
3q
)DÉSIGNATION DES OUVRAGES, ET DES MARQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvrage àl’autre.
Du
pont de Milpetit au mètre. mil.li 6 Pont de Milgrand .
317 Aqueduc de Milgrand.
118 Aqueducde Mercier.
119 Epanclioirde fond, deMarseillette.
120 Epanchoirà siphon, de idem.
...4002. 335 121 Pontde Marseillette
....938, 391
122 Eclusede Marseillette
..3043, 3io 123 Eclusede Fonfile
124 Eclusede St.-Martin
...1164, 102 125 Aqueduc de 1’Aiguille-St.-Martin
126 Ecluse de l’Aiguille
...1708, 4II 127 Aquedûcde l’Aguille. ...1691, 547 128 Pont deRieux
329 EclusedePuicheric
...1201, g58 l3o Pontvieux de laRedorte ...2891, l52 131 Aqueduc deRibaussel.
132 Pont neuf dela Redorte
133 Epanchoir et Reversoir d’Argent double.
l3q Aqueduc d’Argentdouble.
...II08, 452
135 Dînée de laRedorte.
136 Aqueduc de la Redorte
7l3, 220 187 Pontdela Métairie du bois
138 Ecluse de Jouarres 139 Reversoir deJouarres.
140 Aqueducdu ruisseaudeJouarres.
...1607, 765
I
(
33
)DÉSIGNATION DES OUVRAGES, ET DES MARQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvrage àl’autre.
4
De
l’EclusedeJouarresau 141 Pont de Jouarres...
142 Aqueduc del’étangdeJouarres.
143 Pont d’Homps 144 Ecluse d’Homps 145 Ecluse d’Ognon
146 Chaussée delarivière d’Ognon.
147 Epanchoir etdemi-Ecluse d’Ognon.
148 Pont d’Ognon ...
149 Aqueducde Bassannel.
150 Aqueduc de Pechlaurier.
151 Ecluse de Pechlaurier
152 Aqueduc d’Argens.
153 Pont d’Argens 154 Eclused’Argens
155 Pontde Roubia
156 Epanchoir de Roubia.
157 Aqueducde Roubia.
158
Mur
desoutènement de Paraza.159 Pont de Paraza
160 Déversoiret pont-aqueducde Répudie.
161 Aqueduç de St.-Paul.
162 Pont deVentenac
163 Aqueduc deVentenac.
164 Epanchoirà siphon deVentenac. "
165 Pont de St -Nazaire 166 Aqueduc Delfieu.
167 Pont neuf du Somail
mètre. mil.
979, 228
...1896, 196 768, o5
6
588, 609 187, 121 210, 658
...2266, i6r
...1427, 209
...1101, 002 ...2537, 109
...2735, 865
...3248, 123
...1720, 201
...2672, c09
3
(
H
)DÉSIGNATION DES OUVRAGES, ET DES MARQUES OU NUMÉROS QUI DOIVENT LES DISTINGUER.
Distance
d’un Ouvrage àl’autre.
Du
Pont neufduSomail au 16S Pont vieux du Somail, 3e. journée.169 Epanchoir d’Espatiasses.
170 Rigole de dérivationdeCesse.
171 Pont-aqueducde Cesse
172 Entrée du Canal deNarbonne . . . .
173 Pont neuf d’Argeliers 174 Reversoird’Argeliers.
170 Pont vieux d’Argeliers 176 Pont de Pigasse
177 Aqueducde Frenicoupe.
178 Aqueducde Serieges.
179 Pont deSerieges . . . ,
180 Aqueduc etReversoir de quarante.
181 Aqueduc de Malvies.
182 Tont de Malvies
183 Grand Reversoir deLaie.
184 Aqueduc de Robiolas.
t85 Epanchoir àsiphon, du ferde Mulet.
186 Nouveau Reversoir deLaie.
187 Aqueducde Nostre Seigné 188 Pont deSaisse
189 Aqueducde Capestang.
190
Mur
de soutènement de Capestang.191 Ruine du pont de Pietat.
192 Epanchoiret Reversoir de Pietat.
mètre. mil.
535, IOO
...2886, 724
...2445, 77I ...1496, 088
. 53i3, 317
...236o, 567
...7919, 935
572, 137