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Louvain Médical est la revue du Sect. des Sciences de la Santé de l'Univ. catholique de Louvain (UCL) reprenant des articles d'expertise scientifique

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LETTRE À L’ÉDITEUR

louv ain m ed 2016; 135 (4): 243

L’autotranspLantation rénaLe dans Le Loin pain Haematuria

syndrome : épiLogue

renaL autotranspLantation in tHe Loin pain Hematuria

syndrome: epiLog

En juin 2015, nous rapportions le cas d’une patiente de 29 ans, atteinte d’un « Loin Pain Haematuria Syndrome » (LPHS) pris en charge par autotransplantation rénale droite (1). Il s’agissait du deuxième cas d’autotransplantation rénale réalisé aux Cliniques universitaires Saint-Luc pour ce syndrome. Rappelons que ce recours à la chirurgie surve-nait après une tentative infructueuse de traitement antalgique et de psychothérapie. La patiente avait pu rejoindre son domicile après une semaine d’hospitalisation. On notait alors la disparition des douleurs initialement décrites mais la persistance d’une macro-hématurie à la sortie.

Sept mois plus tard, la patiente décrivait des douleurs intenses similaires au niveau du flanc gauche, exigeant à nouveau une thérapie antalgique lourde à base de gabapentine, tramadol et oxycodone. Trois épisodes d’hématu-rie macroscopique avaient été aussi objectivés depuis l'autotransplantation. Il a alors été décidé de pratiquer une autotransplantation rénale gauche en décembre 2015. La patiente était de retour au domicile au quatrième jour post-opératoire. La fonction rénale était normale mais on notait la persistance d'une hématurie microscopique. Le traitement actuel consiste en la prise de paracétamol à la demande.

Ce cas soulevait déjà la place de l’autotransplantation rénale dans la prise en charge de cette entité clinique com-plexe. Cette nouvelle expérience semble s’aligner sur notre première observation : en effet, la première autotrans-plantation rénale bilatérale réalisé aux Cliniques universitaires Saint-Luc a permis une disparition des douleurs, avec un follow-up de 28 ans.

Notre observation confirme la place légitime de l’autotransplantation rénale comme traitement du LPHS.

In June 2015, we reported the case of a 29-year-old woman with loin pain hematuria syndrome treated by right renal autotransplantation(1). This was the second renal autotransplantation performed in our hospital. Surgery led to complete remission, with total resolution of pain.

Seven months later, the patient reported severe left flank pain, requiring high doses of analgesics, such as gabapen-tin, tramadol, and oxycodone. Owing to the good results of the first autotransplantation, we performed a left renal

autotransplantation in December 2015. The patient was discharged on the 4th postoperative day with normal renal

function but persistent microscopic hematuria. She no longer needed analgesics and resumed normal daily activities. This second experience seems to confirm our first observation: the first renal autotransplantation allowed for a com-plete resolution of pain over a 28-year follow-up. This case further supports the role of renal autotransplantation in the treatment of loin pain hematuria syndrome.

1. Ravaux J, Yildiz H, Mourad M, De Pauw L, Lambert M. L’autotransplantation rénale dans le Loin Pain Haematuria Syndrome. louvain med 2015 ; 134 (6) : 303 - 308

J. Ravaux

J. Ravaux

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