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Charles Platter, Aristophanes and the Carnival of Genres

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Academic year: 2021

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Submitted on 20 Jul 2018

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Charles Platter, Aristophanes and the Carnival of Genres

Cécile Corbel-Morana

To cite this version:

Cécile Corbel-Morana. Charles Platter, Aristophanes and the Carnival of Genres. 2010, pp.350-351.

�hal-01845318�

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Charles Platter, Aristophanes and the Carnival of Genres, Arethusa Books, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 2007, 258 pages.

Le rapprochement entre comédie ancienne et carnaval, à la lumière des travaux de Mikhaïl Bakhtine, a été fait depuis longtemps. En 1979, dans un ouvrage intitulé Le Carnaval et la politique : une introduction à la comédie grecque, Jean-Claude Carrière montrait comment un tel modèle permet de comprendre, dans le théâtre d’Aristophane, la remise en question de l’ordre établi et des hiérarchies sociales, la création de l’utopie politique ou encore la place faite au corps et à ses besoins. Charles Platter, quant à lui, délaisse le champ de la sociologie et de la politique pour celui de la poétique : il étudie en quoi l’hétérogénéité stylistique qui caractérise la comédie ancienne, avec son mélange de haut et de bas, de sérieux et de comique, produit ce qu’on peut appeler métaphoriquement un « carnaval des genres » dans lequel l’intertextualité avec l’épopée, la tragédie ou la poésie lyrique aboutit à la création d’une forme composite déterminée à contester la prééminence officielle des autres genres. Platter consacre une longue et utile partie de son introduction à la définition des concepts de Bakhtine avant de les appliquer à plusieurs passages d’Aristophane (chap. 1 : le prologue des Acharniens ; chap. 2 : la parodos et l’agôn des deux Logoi dans les Nuées ; chap. 3 : le prologue et la parabase des Guêpes mis en rapport avec la parabase des Nuées ; chap. 4 : la tradition épique et oraculaire ; chap. 5 : la parodie du Télèphe d’Euripide dans les Acharniens et les Thesmophories). Les théories développées par Bakhtine sur la polyphonie du roman moderne permettent de rendre compte du dialogue et de l’interaction des multiples voix qui résonnent à l’intérieur du texte d’Aristophane. Ainsi, dans le chapitre 2, l’agôn des deux Logoi dans les Nuées illustre bien la distinction bakhtinienne entre un discours monologique (incarné par le Raisonnement juste), inflexible et voué à l’échec, et un discours dialogique (incarné par le Raisonnement injuste), qui sape le premier en tirant sa force des propos de l’interlocuteur. Le chapitre 3 propose aussi une réflexion pertinente sur l’autorité de la voix du poète censée se faire entendre dans la parabase : dans la mesure où elle est prononcée par le choeur, cette parole n’a pas plus de crédit qu’aucune autre voix comique à l’intérieur de la pièce. Enfin, le chapitre 5, consacré à l’étude de la parodie comique du Télèphe, met au jour une relation dialogique complexe : au-delà de la tragédie d’Euripide, c’est l’ensemble de la tradition littéraire, des Chants cypriens aux tragédies perdues qu’Eschyle et Sophocle ont composées sur ce mythe, qui sert d’arrière-plan à la scène des Acharniens ; quant aux Thesmophories, elles dialoguent non seulement avec le Télèphe d’Euripide, mais aussi avec la parodie qu’en a faite Aristophane dans les Acharniens. D’autres points, cependant, sont plus discutables. Concernant le choix du corpus, les Grenouilles, qui étaient au coeur du sujet, auraient sans doute mérité qu’on leur fasse une place, de même que le courant de la nouvelle musique avec lequel Aristophane polémique dans les Oiseaux. Parfois aussi le lecteur aimerait qu’on lui explique en quoi certaines analyses relèvent d’une philologie proprement bakhtinienne qui ne se réduise pas à l’étude de l’intertextualité chez Aristophane : pour tenir toutes ses promesses, l’ouvrage de Platter aurait peut- être gagné à mettre les théories de Bakhtine à l’épreuve (quitte à en reconnaître aussi les limites) en les confrontant plus précisément au texte d’Aristophane dans le corps même des chapitres ; mais l’idée de faire dialoguer Aristophane et Bakhtine sur la poétique n’en demeure pas moins intéressante.

Cécile Corbel-Morana

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