• Aucun résultat trouvé

Corrigé de la série 25

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Corrigé de la série 25"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

EPFL

Algèbre linéaire 1ère année 2009-2010

Corrigé de la série 25

Exercice 1.

1. Supposons que v, w∈V soient tels quef(v) = f(w). Alorskv−wk=kf(v)−f(w)k= 0 et doncv =w.

2. On a kv−wk2 =kvk2+kwk2−2hv, wi ∀v, w∈V et par conséquent hv, wi= 12(kvk2+kwk2− kv−wk2).

Sif(0) = 0,f préserve la norme : kf(v)k=kf(v)−f(0)k=kv−0k=kvk ∀v ∈V. Donc on trouve :

hf(v), f(w)i= 12(kf(v)k2+kf(w)k2−kf(v)−f(w)k2) = 12(kvk2+kwk2−kv−wk2) =hv, wi.

Admettons maintenant que hf(v), f(w)i = hv, wi pour tout v, w ∈ V. On a alors en particulier kf(0)k2 =hf(0), f(0)i=h0,0i= 0 et donc f(0) = 0.

3. Si f est une isométrie, alorsf est linéaire et donc f(0) = 0.

Attention (pour les mathématiciens) : Dans le cours d’algèbre linéaire, une isométrie est forcément linéaire, mais pas dans le cours de géométrie ! C’est une question de définition.

Admettons maintenant que f(0) = 0. Soit B= (e1, . . . , en) une base orthonormée de V. Par les questions précédentes, on sait (f(e1), . . . , f(en)) est aussi une base orthonormée de V si f(0) = 0. En effet, d’après la question 2, (f(e1), . . . , f(en)) est donc une liste orthonormale avec en particulier, f(ei)6= 0 pouri= 1, . . . , n, et d’après une proposition du cours, on trouve donc qu’elle est libre. Comme c’est un liste de n éléments de V et dimV =n, c’est une base de V.

Soit v ∈ V et posons αi = hv, eii et βi = hf(v), f(ei)i. Alors v = Pn

i=1αiei et f(v) = Pn

i=1βif(ei). Mais comme f(0) = 0, on trouve par la question 2 : βi = hf(v), f(ei)i = hv, eii=αi.

Soit w ∈ V un autre vecteur et posons γi = hw, eii = hf(w), f(ei)i. Alors αii = hv+w, eii=hf(v+w), f(ei)iet donc

f(v+w) =

n

X

i=1

ii)f(ei), et d’autre part

f(v) +f(w) = f

n

X

i=1

αiei

! +f

n

X

j=1

γiei

!

=

n

X

i=1

αif(ei) +

n

X

j=1

γif(ei),

donc f(v +w) = f(v) +f(w) pour tout v, w ∈ V. De manière analogue, on a ααi = αhv, eii = hαv, eii = hf(αv), f(ei)i, donc f(αv) = Pn

i=1ααif(ei), mais aussi αf(v) = αPn

i=1αif(ei). Ceci montre quef(αv) = αf(v)pour tout α∈R etv ∈V.

De plus,f satisfaitkf(v)k=kf(v)−0k=kv−0k=kvkpour toutv ∈V par hypothèse, donc f est une isométrie.

(2)

4. La fonction T: V →V définie par T(v) = f(v)−f(0) satisfait T(0) = 0et

kT(v)−T(w)k=k(f(v)−f(0))−(f(w)−f(0))k=kf(v)−f(w)k=kv−wk

pour tout v, w∈V. Par la question 3, c’est une isométrie. Si on posea =f(0)∈V, on a une représentation de f de la forme désirée.

Exercice 2. 1. (a) Toute permutation de B est aussi une base orthonormée de V. On peut donc admettre sans perte de généralité que la base B est ordonnée de telle sorte que la matriceA1, . . . , Al sont des blocs2×2 etAl+1, . . . , Ak des blocs 1×1, n= 2l+ (k−l). On nommeθj le nombre réel tel que Aj =

cosθj −sinθj sinθ cosθj

pour j = 1, . . . , l, et ∈ {−1,1} le nombre tel queAi = (i) pouri=l+ 1, . . . , k.

On a alors S(uj) = uj ou S(uj) = −uj pour i = 2l + 1, . . . , n et S(u2j−1) = cos(θj)u2j−1+ sin(θj)u2j, S(u2j) = −sin(θj)u2j−1+ cos(θj)u2j pour j = 1, . . . , l.

On trouve donckS(uj)k =kujk = 1 pour j = 2l+ 1, . . . , n et pour j = 1, . . . , l, on peut calculer :

kS(u2j−1)k2 =hcos(θj)u2j−1+ sin(θj)u2j,cos(θj)u2j−1+ sin(θj)u2ji

= cos2j)ku2j−1k2+ sin2j)ku2jk2+ 2 sin(θj) cos(θj)hu2j−1, u2ji

= cos2j) + sin2j) + 0 = 1

kS(u2j)k2 =h−sin(θj)u2j−1+ cos(θj)u2j,−sin(θj)u2j−1+ cos(θj)u2ji

= sin2j)ku2j−1k2+ cos2j)ku2jk2+ 2 sin(θj) cos(θj)hu2j−1, u2ji= 1.

On a donc bienkS(uj)k= 1 pourj = 1, . . . , n.

(b) On calcule pour 1≤i, j ≤l, i6=j :

hS(u2i−1), S(u2j−1)i= hcos(θi)u2i−1+ sin(θi)u2i,cos(θj)u2j−1+ sin(θj)u2ji

= cos(θi) cos(θj)hu2i−1, u2j−1i+ cos(θi) sin(θj)hu2i−1, u2ji + sin(θi) cos(θj)hu2i, u2j−1i+ sin(θi) sin(θj)hu2i, u2ji= 0, hS(u2i), S(u2j−1)i= h−sin(θi)u2i−1+ cos(θi)u2i,cos(θj)u2j−1 + sin(θj)u2ji= 0,

hS(u2i), S(u2j)i= h−sin(θi)u2i−1+ cos(θi)u2i,−sin(θj)u2j−1 + cos(θj)u2ji= 0,

pourj = 1, . . . , l,i= 2l, . . . , n :

hS(u2j−1), S(ui)i= hcos(θj)u2j−1+ sin(θj)u2j, i−luii= 0 hS(u2j), S(ui)i= h−sin(θi)u2j−1+ cos(θj)u2j, i−luii= 0,

et pouri, j = 2l+ 1, . . . , n, i6=j :

hS(ui), S(uj)i= hj−luj, i−luii= 0.

(c) On a montré dans les deux questions précédentes que (S(u1), . . . , S(un)) est une liste orthonormée. En particulier, comme kS(ui)k = 1, on sait que S(ui) 6= 0 pour i= 1, . . . , n, et donc (S(u1), . . . , S(un)) est libre. C’est donc une base orthonormée deV, puisque dimV =n.

D’après la caractérisation des isométries (théorème 9.6 du polycopié), comme S envoie la base orthonorméeB deV sur une base orthonormée (S(u1), . . . , S(un))de V, l’opérateur S est une isométrie.

(3)

2. (a) D’après le cours S est normal. En effet, commeS◦S = IdV, on a aussi S◦S = IdV puisque l’inverse à gauche d’un opérateur inversible dansL(V)est aussi son inverse à droite. Par conséquent S◦S =S◦S. Le reste a été démontré dans l’exercice 4 de la série 24. On ordonne la baseBcomme dans la question 1a.

(b) Pourj =l+ 1, . . . , k, la matrice Aj est une matrice1×1,Aj = (aj)avecaj ∈R. On a donc S(ul+j) = ajul+j et comme S est une isométrie, on sait que kS(ul+j)k = 1.

Mais comme kS(ul+j)k=|aj| · kul+jk=|aj|, on trouve aj ∈ {−1,1}.

(c) Pour j = 1, . . . , l, Aj est un bloc 2× 2,

aj −bj

bj aj

∈ Mat(2;R) avec bj 6= 0.

On a donc S(u2j−1) = aju2j−1 +bju2j et comme kS(u2j−1)k = 1, on trouve donc 1 =kaju2j−1+bju2jk2 =a2jku2j−1k2+b2jku2jk2+ 2ajbjhu2j−1, u2ji=a2j+b2j. Il existe donc un nombre réelθj ∈Rtel que cos(θj) = aj etsin(θj) =bj. (Il suffit de prendre θ˜j = arccos(aj)∈[0, π] et θj = ˜θj sibj >0,θj =−θ˜j si bj <0.)

3. On a donc montré queS est une isométrie si et seulement si il existe une base orthonormée B= (u1, . . . , un) deV telle que

[S]B =

 A1

A2 . ..

Ak

où les blocsAisont soit la matrice(1)∈Mat(1;R)soit(−1)∈Mat(1;R), soit une matrice cosθ −sinθ

sinθ cosθ

∈Mat(2;R)avec θ∈R.

Exercice 3. 1. Attention : il y avait un problème dans l’énoncé de cet exercice. Il a été changé et cette solution correspond à l’exercice 3.1 de la nouvelle version de la série 25, qui est sur la page web du cours.

Non. SoitC4 muni du produit scalaire standard pondéré à poids 1,2,3,4.

On a kejk = √

j pour j = 1,2,3,4 et hej, eki = 0 pour j, k = 1,2,3,4, j 6= k. La base B0 =

e1,1

2e2,1

3e3,12e4

est donc une base orthonormée de C4 muni de ce produit scalaire.

Les conditions données dans l’énoncé donnent quekT(e1)k= 1,kT(e2)k=√

2,kT(e3)k=

√3et kT(e4)k= 2. Par conséquent,

kT(e1)k= T

1 2e2

=

T

1 3e3

=

T 12e4 = 1.

De même, on trouve que D

T 1

jej

, T

1 kek

E

= 1

√jkhT(ej), T(ek)i= 1

√jk

4

X

l=1

laljalk = 0

pour j, k = 1,2,3,4, j 6=k. L’opérateur T envoie donc la base orthonormale B0 sur une base orthonormée deC4. D’après le cours,T est par conséquent une isométrie. D’après le théorème 9.7 du polycopié, T est donc diagonalisable dans une base orthonormée et les valeurs propres deT ont pour module 1. Comme |1 +i|=√

2, i+ 1ne peut pas être une valeur propre de T, et donc il n’existe pas de vecteur v 6= 0 tel que T(v) = (1 +i)v.

(4)

2. Non. Soit S : V → V, S(Pn

i=1aiui) = (Pn

i=1ai)u1. Alors S n’est pas surjective puisque im(S) = span(u1) et donc S ne peut pas être une isométrie puisque sinon, S serait inversible avec S−1 = S. Mais on a S(ui) = u1 pour i = 1, . . . , n et donc kS(ui)k = ku1k= 1 pour i= 1, . . . , n.

3. Oui. D’après l’exercice précédent (ou le théorème 9.8 du polycopié), il existe une base B= (u1, u2, u3)orthonormée de R3 telle que[S]B est une matrice en blocs avec des blocs 2×2ou1×1. Comme[S]B est une matrice3×3, elle a soit trois blocs 1×1, soit un bloc 2×2 et un bloc 1×1. Elle a donc au moins un bloc 1×1 et on a S(ui) =ui, pour un i ∈ {1,2,3}, ∈ {−1,1}. On nomme v ce vecteur (qui est donc non-nul), et on obtient S2(v) =S(v) = 2v =v.

4. Non. Soit B und base orthonormale de V et soit A:= [S]B. Si n= dimV, on a 1 = det(In) = det([IdV]B) = det([S◦S]B)

= det([S]B·[S]B) = det(A)·det(At) = detA·det(A) =|det(A)|2.

(On a utilisé la définition et les propriétés du déterminant.) Donc le nombre det([S]B) est un nombre de module 1. Comme 1−i a pour module √

2, on ne peut donc pas avoir det([S]B) = 1−i.

Exercice 4. 1. On montre que AtA = I3 donc T est une isométrie sur R3. On sait donc d’après l’exercice 2 qu’ il existe une base orthonormée B0 = (u1, u2, u3) de R3 telle que [T]B0 est une matrice diagonale par blocs où chaque bloc est d’un des trois types suivants :

(1), (−1) et

cosθ −sinθ sinθ cosθ

Comme A n’est pas symétrique (donc l’opérateur associé pas auto-adjoint, donc non diagonalisable), det(A) = 1 et que le déterminant ne dépend pas de la base on en déduit que [T]B0 est une matrice diagonale par blocs avec les deux types de bloc suivants :

(1), et

cosθ −sinθ sinθ cosθ

.

On en déduit que A est une matrice de rotation et que

[T]B0 =

1 0 0

0 cosθ −sinθ 0 sinθ cosθ

L’axe de cette rotation est l’ensemble des invariants de T donc on résout le système Av=v,v ∈R3 et on obtient pour ensemble de solutions span(1,1,0). Le premier vecteur deB0 est donc ±1

2(1,1,0). Sans perte de généralité, on peut prendreu1 = 1

2(1,1,0).

L’angle de la rotation vérifie : 1 + 2 cosθ = tr(A) = 2 (on rappelle que la trace ne dépend pas de la base) d’où cosθ= 12.

Pour déterminer le signe de l’angle de rotation on se place dans le plan perpendiculaire à l’axe de rotation et passant par l’origine. La liste (u2, u3) est une base de ce plan. On peut choisir (u2, u3) telle que B0 soit une base orthonormée directe (c’est-à-dire que le produit vectoriel entreu2 etu3 fournit le vecteur u1 ) :u2 = 1

2(−1,1,0)etu3 = (0,0,1).

L’image du vecteuru3 = (0,0,1) par T est 14(√ 6,−√

6,2)c’est à dire T(u3) = −

√3

2 u2+ 1

2u3 =−sinπ 3

u2+ cosπ 3

u3

(5)

on en déduit que l’angle de la rotation est π3.

(Il est très vivement recommandé de faire un dessin ! Le raisonnement est plus facile en calculant T(u2) mais le calcul est plus pénible...)

2. On montre que BtB = I3 donc S est une isométrie sur R3. On sait donc d’après le cours qu’il existe une base orthonormée B0 = (u1, u2, u3) telle que [S]B0 est une matrice diagonale par blocs où chaque bloc est d’un des trois types suivants :

(1), (−1) et

cosθ −sinθ sinθ cosθ

Commedet(B) = −1etB n’est pas symétrique on en déduit qu’il existe une base ortho- norméeB0 telle que

[S]B0 =

−1 0 0

0 cosθ −sinθ 0 sinθ cosθ

Il s’agit donc d’une rotation d’axe D composée avec une symétrie par rapport au plan orthogonal àD. L’axe de cette rotation est l’ensemble des points invariants par la rotation et donc tels queBv =−v,v ∈R3. On résout ce système et on obtient pour ensemble de solutions span(1,1,3). On pose donc u1 = 1

11span(1,1,3).

L’angle de la rotation vérifie : −1 + 2 cosθ= tr(B) = 23 d’où cosθ= 56.

Pour déterminer le signe de l’angle de rotation on se place dans le plan perpendiculaire à l’axe de rotation et passant par l’origine. Ce plan admet pour base orthonormée directe (c’est-à-dire que le produit vectoriel entreu2 etu3fournit le vecteuru1)u2 = 1

2(1,−1,0) et u3 = 1

22(3,3,−2). L’image du vecteur u2 par S est − 1

3

2(−1,4,−1) = 1

3

2(1,−4,1) c’est à dire

S(u2) = 5 6

√1

2(1,−1,0)−

√11

6

√1

22(3,3,−2) = 5 6u2

√11

6 u3

Le coefficient devant u3 de la décomposition de S(u2) étant négatif on en déduit que l’angle de la rotation est −arccos 56

.

On en déduit que S est la composée de la rotation d’axe(1,1,3)d’angle −arccos 56 et de la réflexion par rapport au plan d’équationx+y+ 3z= 0

Références

Documents relatifs

[r]

(Remarque : La manière la plus &#34;propre&#34; de rédiger cet exercice est d’effectuer une récurrence sur l’entier n.. La solution de cet exercice est donc présentée sous

Nous savons donc que Imf est inclus dans E 1 + E 2 et que ces espaces sont de même dimension, ils sont donc égaux... Nous savons donc que Imf est inclus dans Kerf et que ces

Pour montrer que la famille est libre on part d’une combinaison linéaire des ~ v i et en appliquant successivement les applications linéaires (f − λId) j à cette combinaison

D'après ce que nous avons vu, un tel g ne va certainement pas

Ecrivons p pour la projection décrit dans

On laisse le soin au lecteur de RÉDIGER proprement et soigneusement la preuve de ce point, c’est à dire la vérification des différents

Dans le premier cas, on sait par le théorème spectral pour un opérateur auto-adjoint réel qu’il existe une base orthonormée de V telle que la matrice de T dans cette base