Les Atlas des Paysages de Wallonie, des outils de connaissance, de sensibilisation et de gestion
ATLAS DES PAYSAGES
COMMUNICATION
D.BRUGGEMAN, E. CASTIAU, S. QUÉRIAT et C.TAUVEL (IGEAT-ULB), SOUS LA DIRECTION DE M.-F. GODART (IGEAT-ULB)
Orge mûr
… et un septième volume en préparation : la Plaine et le bas-plateau hennuyers (EP n°1) Six volumes parus, correspondant
à un ou deux ensemble(s) paysager(s) :
Tome 1 – L’Entre-Vesdre-et-Meuse (EP n°4)
Tome 2 – Les Plateaux brabançon et hesbignon (EP n°3) Tome 3 – Le Plateau condrusien (EP n°8)
Tome 4 – La Haine et la Sambre (EP n°5)
Tome 5 – L’Ardenne centrale et la Thiérache (EP n°12 et 10) Tome 6 – La Vallée de la Meuse (EP n°6)
Les paysages agricoles : un patchwork en constante évolution
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RECHERCHE
D.BRUGGEMAN, E. CASTIAU, S. QUÉRIAT et C.TAUVEL (IGEAT-ULB), SOUS LA DIRECTION DE M.-F. GODART (IGEAT-ULB)
Les terres consacrées aux activités agricoles, omniprésentes, constituent la trame de fond paysagère de la Plaine et du bas-plateau hennuyers. L’évolution, au fil des mois, du cycle des cultures et leurs successions, année après année, amènent de constantes variations de teintes et de textures dans les paysages ruraux de l’ensemble.
7- La Plaine et le bas-plateau hennuyers
Orge mûr
Plantules de céréales d’hiver semées au début de l’automne
Orge mûr
Culture intermédiaire de moutarde, en fleur
Froment d’hiver, aux teintes gris-vert caractéristiques
Prairie permanente, en herbe tout au long de l’année
Février
Juin
Octobre
Parcelle à nu après labour automnal
Lin semé en mars-avril, en fleur Herbe jaunie par la
sécheresse estivale
2018
Février
Juin
Octobre
Orge mûr
Parcelle à nu après labour
Froment d’hiver
2017
Vellereille-le-Sec, Estinnes
Le paysage, un cadre visuel, mais également sonore
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Sollicitée par une multitude de facteurs, l’ouïe participe pleinement à la découverte du cadre qui s’offre à la vue de l’observateur. D’origine naturelle ou anthropique, les sons varient du léger murmure au bruit tonitruant et ce, en fonction du type et de la proximité de la source d’émission, mais aussi en fonction de conditions météorologiques influençant leur transmission (direction du vent, atténuation en période d’enneigement…).
Généralement calme au sein des étendues de grandes cultures, où s’individualisent notamment les cris et chants d’oiseaux, le paysage sonore s’intensifie à l’approche des espaces urbanisés où se concentrent les activités humaines.
Plusieurs enregistrements de paysages sonores rencontrés dans la Plaine et le bas-plateau hennuyers seront audibles dans la version pdf téléchargeable de l’atlas, en regard du cadre visuel auquel ils se rapportent.
7- La Plaine et le bas-plateau hennuyers
Orge mûr
Au printemps et en été, les chants d’oiseaux percent le silence des espaces agricoles ouverts qui constituent leur habitat. C’est le cas de l’alouette des champs, dont le chant du mâle en vol se fait entendre à partir de mars, lors de la parade nuptiale (Quevaucamps, Beloeil).
Les voies de communication qui traversent l’ensemble paysager sont des sources de bruits spécifiques dans leur environnement plus ou moins proche. C’est le cas notamment du sifflement au passage des TGV sur la ligne Lille – Bruxelles (Tongre-Saint- Martin, Chièvres).
Les alentours des zones de carrières en activité sont particulièrement bruyants, en raison du processus d’extraction (tirs de mine, effondrement des parois rocheuses), du chargement des bennes des camions transporteurs et du trafic de ces derniers (carrière de l’Ermitage, Lessines).