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Couches absorbantes hybrides multi-pas de temps en
dynamique des sols
Eliass Zafati
To cite this version:
Eliass Zafati. Couches absorbantes hybrides multi-pas de temps en dynamique des sols. Génie civil.
INSA de Lyon, 2015. Français. �NNT : 2015ISAL0050�. �tel-01278525�
THÈSE DE DOCTORAT DE
l'INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUÉES DE
LYON
Spé ialité
MÉCANIQUE, GÉNIE MÉCANIQUE, GÉNIE CIVIL
Présentée par
Eliass ZAFATI
Pour obtenir le grade de
DOCTEUR I.N.S.A. de Lyon
Sujet de la thèse :
Cou hes absorbantes hybrides multi-pas de temps en
dynamique des sols
soutenue le 09 Juin 2015
devant le jury omposé de :
M. Jean-François Semblat Rapporteur
M. Alain Millard Rapporteur
M. Pierre-Yves Bard Examinateur
M. Pierre-Alain Nazé Examinateur
Mme Irini Djeran-Maigre Dire tri e de thèse
M. Mi haël Brun Co-dire teur de thèse
Ce travail de thèse qui a pour objet la génération et l'étude des ou hes
absor-bantes dans lesproblèmes impliquantladynamique des sols, est diviséen trois parties
essentielles. La première onsiste à proposer une méthode de dimensionnement des
ou hes absorbantes par l'amortissementde Rayleighan de simuler des problèmes de
propagation d'ondes dans les milieux innis. Cette méthode repose sur une analyse
mathématique du problème de propagation d'ondes dans un milieu ara térisé par la
matri ede Rayleigh, qui nous permet, d'une part, d'établir des onditions de
minimi-sation des réexions parasites aux interfa es, et d'autre part, de proposer une simple
relation de dimensionnement du domaine absorbant basée sur la notion de dé rément
logarithmique.
On se propose dans la deuxième partie d'appliquer une stratégie de ouplage des
s hémas temporels pour des problèmes de propagationd'ondes dans les milieuxinnis
1D et2D. L'appro he proposée est d'intégrerle domained'étude par un s héma
expli- ite etledomaineabsorbantpar un s hémaimpli ite,etd'évaluer lepotentielde ette
méthode en faisant varier les rapports de pas de temps entre les sous domaines. Une
attentionparti ulièreest a ordéeau as 1Dpour lequell'eet delanessedumaillage
dénie par le nombre d'éléments nis par longueur d'onde est également analysé. Par
ailleurs, l'évolution du temps de al ul en fon tion du rapport entre les pas de temps
est étudiée an d'estimer les gains réalisés par rapport à un al ul de référen e où le
problème globalest intégré uniquementave un s héma expli ite.
La dernière partie est dédiée à l'étude des ou hes amortissantes de type PML
("Perfe tlyMat hed Layer") dans le adredes ouplages hybrides multi-pasde temps.
Cettepartieestintroduiteparuneétude destabilitédes s hémastemporelsdansle as
d'une PML en 1D. La ou he absorbante PML est intégrée selon un s héma impli ite
en adoptant des pas de temps plus importants que le domaine d'intérêt intégré selon
uns héma expli ite.Bien que etteméthodologiede ouplages'avère très e a e pour
Rayleigh.
Ces développements ont onduits aux deux publi ations suivantes à omité de
le -tures,dontunedéjàpubliéeetl'autresousrévisionetàune ommuni ationàun ongrès
international:
E. Zafati,M.Brun, I. Djeran-Maigre, and F. Prunier.(2014) Multi-dire tionaland
multi-time step absorbing layer for unbounded domain. Comptes Rendus Me anique,
342 :539-557,.
E. Zafati,M. Brun,I. Djeran-Maigre, and F. Prunier. Design of an e ient
multi-dire tional expli it/impli it Rayleigh absorbing layer for seismi wave propagation in
unboudeddomainusingastrongformformulation.InternationalJournalforNumeri al
Methods inEngineering, (minorrevisions).
ZafatiE.,BrunM.Djeran-MaigreI., (2013),Amulti-dire tionalabsorbing layerfor
seismi wavepropagationinunboundeddomainbyusingheterogeneousmulti-timestep
subdomain methods. CompDyn 2013, 4th Int. Conferen e on ComputationalMethods
in Stru tural Dynami s and Earthquake Engineering, 12-14 June 2013 - Kos Gree e
(http ://www.e omaspro eedings.org/ s2013)
Mots- lefs:Propagationd'ondes, Cou hes parfaitementabsorbantes (PML),
Résumé 4
Introdu tion 14
1 Etat de l'art 17
1.1 Elasti ité linéaire . . . 17
1.2 Approximation par laméthode des élémentsnis . . . 19
1.3 Dis rétisation temporelle . . . 20
1.3.1 Aperçu sur les s hémas temporels . . . 20
1.3.2 S héma de Newmark . . . 21
1.4 Méthodes de ouplage des s hémas temporels . . . 24
1.4.1 Introdu tion . . . 24
1.4.2 Méthode GC dans le as multi-é hellesen temps . . . 25
1.4.3 Stabilité de la Méthode GC par la méthode énergétique . . . 30
1.5 Méthodes des ou hes absorbantes . . . 32
1.5.1 Propagation d'ondes dans lesmilieuxélastiques . . . 33
1.5.2 Méthode d'amortissement par la matri ede Rayleigh . . . 36
1.5.3 Cou hes absorbantes parfaitementadaptées . . . 43
1.6 Bilan . . . 50
2 Amortissement de Rayleigh 51 2.1 Amortissementde Rayleigh: adre général . . . 51
2.1.1 Formulation forte . . . 51
2.1.2 Approximation par les élémentsnis . . . 52
2.2 Problèmede propagationd'ondes danslemilieudeRayleighetàl'interfa e 55 2.2.1 Propagation d'onde dans lemilieu de Rayleigh: Cas 1D . . . . 55
2.2.2 Problème de propagationd'ondes d'un milieu linéairevers le mi-lieu de Rayleigh: problème d'interfa e . . . 59
2.3.1 Propagation d'onde en 1D dans le milieude Rayleigh . . . 71
2.3.2 Propagation d'ondeen 1D d'un milieuélastique vers lemilieude Rayleigh . . . 74
2.3.3 Test de Lamb ave ouplage impli ite/expli iteen mono-é helle 79 2.4 Bilan . . . 88
3 Amortissement de Rayleigh et le multi-é helle en temps par la mé-thode GC 89 3.1 Amortissementde Rayleighet méthode de ouplage GC : Cas 1D . . . 89
3.2 Amortissementde Rayleighet méthode de ouplage GC : Exemples 2D 95 3.2.1 Test de Lamb 2D . . . 95
3.2.2 Fondation rigidesur un sol homogène . . . 99
3.2.3 Fondation rigidesur un sol stratié . . . 103
3.3 Bilan . . . 108
4 Cou hes absorbantes parfaitement adaptées et méthode de ouplage GC 109 4.1 Stabilitédans le as 1D. . . 109
4.2 Couplage milieu physique etPML . . . 115
4.3 Appli ationde laméthode GC aux équationsde laPML en 1D . . . . 116
4.4 Cou hesParfaitementAdaptées etméthodede ouplageGC :Exemples 2D . . . 120
4.4.1 Test de Lamb . . . 120
4.4.2 Fondation rigidesur un sol homogène . . . 124
4.4.3 Fondation rigidesur un sol stratié . . . 128
4.5 Bilan . . . 131 Con lusions et Perspe tives 133 Annexe A 136 Annexe B 137 Annexe C 140 Annexe D 142
2.1 Les ara téristiquesmé aniques etgéométriques des matériaux . . . 75
3.1 Valeursde
Rt
m
(rapportentreletemps de al ulen expli iteetletempsde al ulpour un al ul expli ite/impli ite)en fon tiondu ratio
m
(rap-port entre les pas de temps) . . . 95
3.2 Erreurs en énergie et dépla ement en fon tion de
m
dans le as du testde Lamben utilisantla stratégieALID modiée . . . 99
3.3 Erreurs orrespondantes aux énergies et aux dépla ements, en fon tion
de
m
, dans le as du test de hargement d'une fondation sur un solhomogène semi inni en utilisantla stratégieALID modiée . . . 103
3.4 Erreurs orrespondantesauxénergiesetauxdépla ements,enfon tionde
m
,dansle as du test de hargementd'unefondationsur un solstratiéen utilisant lastratégieALID modiée . . . 108
4.1 Valeurs de
R
m
en fon tion du ratiom
. . . 1204.2 Erreurs orrespondant auxénergies etaux dépla ements,en fon tion de
m
, dans le as du test de Lamb en utilisant les ou hes parfaitementadaptées (PML) . . . 124
4.3 Erreurs orrespondant auxénergies etaux dépla ements,en fon tion de
m
,dansle asdutestde hargementd'unefondationsurunsolhomogèneen utilisant lesPMLs . . . 128
4.4 Erreurs orrespondant auxénergies etaux dépla ements,en fon tion de
m
,dansle as du test de hargementd'unefondationsur un solstratié1.1 Modélisationdu domaine
Ω
ave les onditions auxlimites . . . 181.2 Domaine
Ω
partitionnéen deux sous domainesΩ
1
etΩ
2
. . . 241.3 Polarisationdes ondes
P
et ondesS
. . . 351.4 Polarisationdes ondes SH etSV . . . 35
1.5 Polarisationdes ondes de Rayleigh . . . 36
1.6 Comparaisonentrelesrésultatsnumériques(amortissementdeRayleigh) et lesrésultats analytiques(modèle de Maxwell)(Semblat [1℄) . . . 37
1.7 Modèlede Maxwellgénéraliséetla ourbed'atténuation orrespondante ( Semblat et al[2℄) . . . 38
1.8 Comparaison de l'amplitude relative maximale pour diérents types de ou hes absorbantes pour un problème de propagation d'ondes dans un sol semi-innidû à un hargement àla surfa e du sol (Semblat et al[2℄) 39 1.9 Onde se propageant dans la dire tion positive ou la dire tion négative par rapport à la dire tion x,
f
pour l'interfa e avant ("front fa e") etb
pour l'interfa e arrière("ba k fa e") . . . 431.10 In iden e oblique sur une PML . . . 46
2.1 Problème de propagationd'onde en 1D . . . 55
2.2 Evolutionde
V
p
ω
0
| Im(k
p
) |
en fon tion deω
ω
0
. . . 592.3 Propagation d'onde dans deux milieuxséparé par une interfa e à
x = 0
60 2.4 Coe ient de réexion pour une onde à in iden e normale en utilisant diérentes valeursdeξ
. . . 632.5 Problème d'interfa e entre deux milieux diérents de Rayleighave une in iden e normale . . . 64
2.6 Problème de propagationd'onde dans la partiemulti- ou hes en 2D . . 65
2.7 Isovaleurs de
δ
en fon tion deN
λ
etN
e
poura
ξ
= 0.02
. . . 672.8 Ondes se propageant selon les dire tions positive ou négative dans la
n
`
eme
sous ou he par rapport àl'axex
. . . 672.10 Cou he homogène amortissantede longueur
5λ
. . . 71 2.11 Dépla ement au point C,ω
0
=
2π
t
p
= 2.09rad/s
,ξ = 0.5
(à gau he),ξ = 1
(àdroite) . . . 722.12 Zoom sur ledépla ementau point Cdans le as
ξ = 1
. . . 722.13 La diéren e entre la vitesse de phase numérique et la vitesse de phase
exa te . . . 73
2.14 Evolutiondu dé rementlogarithmique
δ
num
aupointC ommeune
fon -tion de
ξ
pour l'onde de Ri ker : Comparaisonave la ourbe théoriqueobtenue pour les ondes harmoniques (équation(2.22)) . . . 74
2.15 Les ara téristiquesgéométriques du maillage . . . 74
2.16 Illustration de l'onde in identeet l'onde réé hiepar ledépla ement du
pointC . . . 76
2.17 Onde réé hie aupoint C,
ω
0
=
2π
t
p
= 2.09 rad/s
. . . 77
2.18 Valeurs de
γ
minimisant l'amplitude de l'onde rée hie : omparaisonentre la ourbe théorique obtenue pour les ondes harmoniques (
γ =
ρ
2
V
2
ρ
1
V
1
=
1
√
1+ξ
2
) etla ourbe obtenue en onsidérant l'onde de Ri ker . . 782.19 Comparaisondu oe ientderéexionentrelesstratégiesALIDetALID
modiée pour
a
ξ
= 0.02
eta
ξ
= 0.03
. . . 792.20 Test de Lamb . . . 80
2.21 Dé ompositionensousdomaines:domained'intérêtet ou heamortissante 81
2.22 Le problème ouplé : sous domaine 1 (sol) modélisé par Europlexus et
sous domaine2(milieu absorbant)modélisé par Cast3m . . . 81
2.23 Dépla ementhorizontalaupointC:résultatsanalytiques(Lamb)versus
les résultatsnumériques obtenus par les ou hes absorbantes de Rayleigh 82
2.24 Dépla ement verti al au point C : résultats analytiques (Lamb) versus
les résultatsnumériques obtenus par les ou hes absorbantes de Rayleigh 83
2.25 Modèle EF pour le sous domaine 1 (sol) et le sous domaine 2
(multi- ou hes) . . . 84
2.26 Dépla ement horizontalau pointC . . . 85
2.27 Dépla ement verti al au pointC . . . 85
2.28 Energies inétique etpotentielle al ulées en utilisant lastratégie ALID
modiée . . . 86
2.29 Comparaisondes isovaleursde dépla ementobtenues pourplusieurs
ins-tants,d'unepart,parunmaillageassezlarge,etd'autrepart,enutilisant
la stratégieALID modiée . . . 87
3.1 Maillagepar lesélémentsde type barre ouplantunmilieulinéaireetun
3.2 Evolution du oe ient de réexion en fon tion de
ξ
pour diérentesvaleurs de
N
λ
. . . 923.3 Evolutiondu oe ientderéexionenfon tionde
N
λ
enxantlavaleurde
ξ
. . . 933.4 Evolutiondu oe ient de réexionen fon tion de
N
λ
dans le as de lastratégieALID modiée (éléments barres) . . . 94
3.5 Evolutiondu oe ient de réexionen fon tion de
N
λ
dans le as de lastratégieALID modiée (éléments quadrangles) . . . 94
3.6 Test de Lamb :Modélisationpar les multi ou hes (ALID modié) . . . 95
3.7 Dépla ements verti al et horizontalen C obtenus par ALID, ALID
mo-diée et un maillagesusament étendu (Test de Lamb) . . . 97
3.8 Comparaison des énergies en Cdans le as du test de Lamb . . . 97
3.9 Comparaisondesdépla ementsenCdansle asdutestdeLambobtenus
pour diérents ratios
m
. . . 983.10 ComparaisondesénergiesenCdansle as dutestdeLambobtenuspour
diérentsratio
m
. . . 983.11 Modélisationdu hargement d'une fondation rigide en utilisant la
stra-tégie ALID modiée . . . 100
3.12 Dépla ements verti al et horizontalen C obtenus par ALID, ALID
mo-diée et un maillagesusament étendu dans le as d'une fondation sur
un solhomogène . . . 101
3.13 Comparaison des énergies inétique et potentielle obtenues par ALID,
ALID modiée et un maillagesusament étendu dans le as d'une
fon-dation sur un solhomogène . . . 101
3.14 Dépla ements verti al et horizontalen C obtenus par ALID, ALID
mo-diée et un maillagesusament étendu pour diérentes valeurs de
m
. 1023.15 Comparaison des énergies inétiqueset potentielles obtenues pour
dié-rents ratios
m
. . . 1033.16 Test de hargement d'une fondationsur un solstratié . . . 105
3.17 Dépla ements verti al et horizontalen C obtenus par ALID, ALID
mo-diée et un maillagesusament étendu . . . 105
3.18 Comparaison des énergies inétique et potentielle obtenues par ALID,
ALID modiée etun maillageassez large . . . 106
3.19 Dépla ementsverti alethorizontalenCobtenuspourdiérentesvaleurs
de
m
. . . 1073.20 Comparaison des énergies inétiques et potentielles obtenus pour
4.2 Courbes d'énergies ( inétique
E
c
, interneE
p
et totaleE
m
) tra ées pourdiérentss hémastemporelsdansle asoùonannulelesfon tions
d'amor-tissements de la PML selon Basu. . . 114
4.3 Maillage par les élémentsbarres ouplant un milieu linéaireet une PML 116
4.4 Coe ient deréexion dansle as monopas de tempsave une fon tion
d'amortissement de laPML nulle . . . 118
4.5 Coe ientderéexiondansle asmonopasdetemps(Expli ite omplet
et Impli ite/Expli ite)en fon tion de
R
pourN
λ
= 50
. . . 1184.6 Evolutionde
R
num
en fon tiondeN
λ
etm
pourR = 0.001
etR = 0.01
1194.7 ModèledutestdeLamb2Dave les ou hesparfaitementsadaptées(PML)121
4.8 Dépla ements verti al et horizontal en C obtenus par la PML et un
maillage susament étendu (Test de Lamb) dans le as mono pas de
temps ( ouplage expli ite/expli ite) . . . 122
4.9 Comparaison des énergies en C pour le test de Lamb dans le as mono
pas de temps . . . 122
4.10 Comparaisondesdépla ementsenCdansle asdutestdeLambobtenus
pour diérents ratio
m
. . . 1234.11 ComparaisondesénergiesenCdansle as dutestdeLambobtenuspour
diérentsratio
m
. . . 1244.12 Fondation rigide sur un sol homogène semi inni : Modélisationave la
ou he PML . . . 125
4.13 Dépla ements verti al et horizontal en C obtenus par la PML et un
maillage susament étendu ( ouplage Expli ite/Expli ite mono pas de
temps) . . . 126
4.14 Comparaisondesdépla ementsenCdansle asdutestdeLambobtenus
pour diérents ratio
m
. . . 1274.15 Comparaison des énergies inétiqueset potentielles obtenues pour
dié-rents ratios
m
. . . 1274.16 Modèle de fondation rigidesur un solstratié en utilisantles PMLs . . 129
4.17 Dépla ements verti al et horizontal en C obtenus par la PML et un
maillage susament étendu ( ouplage Expli ite/Impli ite mono pas de
temps) . . . 129
4.18 Dépla ementsverti alethorizontalenCobtenuspourdiérentesvaleurs
de
m
. . . 1304.19 Comparaison des énergies inétiques et potentielles obtenus pour
Dans le domaine de la dynamique des sols, re ouvrant les as des séismes ou des
explosions,le pro essus de propagation d'ondes résulte de deux ara téristiques
essen-tielles : l'inertie et la déformabilité du milieu. Si le milieu n'est pas déformable, toute
ex itation va générer uniquement soit une for e interne soit un mouvement a éléré.
De même,si on ometl'inertie du milieu, latransmission du mouvement sera alors
ins-tantanée. Lorsque les deux propriétés sont réunies, la transmission de l'onde est don
possibleets'a ompagne en mêmetempsdu transportd'une quantitéd'énergie sous la
formed'une énergie inétique etd'une énergie potentielle.
Lades riptionmathématiquedes problèmesdepropagationd'ondes estrendue
pos-siblegrâ eaudéveloppement du on ept desmilieux ontinus [3℄.Cette idéalisationde
laréalitéestd'uneutilitépratique onsidérabledanslamesureoùellepermetderéaliser
des études très omplexestraitantdes problèmes de la mé anique. Les équationsde la
mé anique des milieux ontinus a ompagnées des équationsde ladynamiquedonnent
naissan e à un système d'équations non linéaires ouplant les diérentes omposantes
du dépla ement, généralement impossible à traiter analytiquement dans les as réels.
Des hypothèses supplémentaires, portant sur la linéarité du milieu par exemple, sont
alors né essaires an de rendre possible une résolution mathématique.
Quand la résolution analytique est impossible, on a re oursà des méthodes
numé-riques qui fournissent des solutions numériques approximatives. Parmi es méthodes,
la méthode des éléments nis o upe a tuellement une pla e de premier plan dans le
mondedu al uls ientique.Lapopularitéde laméthodeprovientdesonusageintensif
et pragmatique, dans les années 50, par des ingénieurs appartenant à la ommunauté
des mé ani iens. L'analyse mathématique de ette méthode n'a débuté que vers la n
desannées60grâ eauxtravaux[4℄[5℄portantsur l'étudedeserreursd'approximations
développées àpartir desoutils mathématiquesétablisbien àl'amontvers lesannées40
par Sobolev,Bana h et S hwartz [6℄. Ce rappro hement donnera naissan e à un adre
d'in-Unefois l'étapede l'approximation spatialepar laméthode des éléments nis
fran- hie, on obtient un système d'équations en fon tion de la variable temps. L'une des
appro hes ommunément utilisées dans la résolution de e genre de système est la
méthode d'intégration dire te par des familles de s hémas temporels. Les s hémas de
Newmark[7℄,quifontpartiede ette atégoriesontpeutêtrelesplusan iens,maisaussi
lesplusutilisés dansla dynamiquetransitoire.Cette méthode de résolution est e a e
danslamesureoùellepeut être appliquéeauxproblèmes linéairesetnonlinéaires.
Ce-pendant,des pré autionsdoiventêtre prisesauniveau de lapré isionetde lastabilité.
Certainss hémas peuvent introduire de l'amortissementnumériqueoude la dispersion
numériquedans le as desproblèmesde propagationd'ondes, etd'autres sontassujettis
à des onditions de stabilité ( ondition CFL : Courant, Friedri hs et Lewy). Pour des
problèmes qui présentent une hétérogénéité dans la taille des éléments, l'appli ation
d'un s héma expli ite est onditionnée par le plus petit élément du maillage, e qui
peut être pénalisantsurtout s'ilexiste des régionsdu maillagequi ne né essite pas une
tellepré isionpourobtenirlesquantités physiquesd'intérêtpour l'ingénieur.L'unedes
solutions proposées dans la littérature est la dé omposition du maillage en plusieurs
parties, ha une étant intégrée ave son propre s héma temporel et son propre pas de
temps, sans ae ter la stabilité du problème global. Figurant dans ette atégorie, la
méthode GC (Gravouil et Combes ure) est une te hnique de ouplage des s hémas de
Newmark développée pour les milieux linéaires [8℄ et non linéaires [9℄ [10℄ selon
l'ap-pro he duale.Cette méthode a faitl'objet d'unesérie d'améliorationsnotammentave
lestravaux de (Mahjoubi et al [11℄, Brunet al [12℄).
Les problèmes de propagation d'ondes dans lessols né essitent la onsidération de
domainesnonbornésdans ertainesdire tions.Larédu tiondudomainephysiqueenun
domaineniest laseuleoptionpossiblepour unesimulationnumériqueparlaméthode
des éléments nis. Cela requiert un traitement spé ial au niveau des onditions aux
limites an de représenter les onditions de radiation à l'inni. Une grande variété de
te hniques aété développée dans e sens ommeles onditions auxlimitesabsorbantes
[13℄, les éléments innis [14℄ ou en ore les ou hes absorbantes. Selon la littérature,
la dernière lasse peut être divisée en deux groupes : les ou hes parfaitement
adap-tées (ou PML, Perfe tly Mat hed Layers ) [15℄ et les ou hes absorbantes ave un
amortissementaugmentantprogressivement(ALID,AbsorbingLayerswithIn reasing
Damping)[16℄ou(CALM,CaugheyAbsorbingLayerMethod)[2℄).Lesstratégies
ALID ou CALM onstituent des méthodes d'amortissement des ondes in identes par
pénalisante en termes de temps CPU lorsqu'on onsidère la matri e de rigidité dans
lamatri e de Rayleigh et qu'on utilise une intégration par un s héma expli ite (ou de
diéren e entrée).
Le premier hapitre de e mémoire présente les équations prin ipales qui régissent
les problèmes de propagation d'ondes dans les sols, a ompagnées d'éléments sur les
ouplages de s hémas temporels et les diérentes te hniques de ou hes absorbantes
pour reproduireles milieuxinnis.
Une étude analytique de l'amortissement de Rayleighest menée ausein du se ond
hapitremettanten lumièrelelienentre une formulationfortebaséesur des
omporte-ments physiques et la formulation faible dis rétisée par la méthode aux éléments nis
dans laquelle la matri e d'amortissement de Rayleigh est introduite. Cette étude
dé-bou he sur une méthode simple de dimensionnement des ou hes ALID, qui améliore
laméthode originellede [16℄.
Cette partie est suivie dans le troisième hapitre par une série d'appli ations de la
méthode GC sur des problèmes de propagation d'ondes unidimensionnels et
bidimen-sionnels.On protedes avantages des méthodes de ouplage en onsidérantles ou hes
ALID ommeunsous domaineàpart, etl'enintégrantpar uns hémaimpli iteave un
ma ropasde temps.Cettete hnique de ouplage nous permetde onsidérerlamatri e
de rigidité dans la matri e d'amortissement,sans réduire le pas de temps de stabilité.
Uneanalyse d'erreurs s'avère alors né essaire an d'estimer la performan e de e
ou-plageen fon tion des rapports entre les pas de temps et de la nessedu maillage.
Le dernier hapitreest dédié au ouplage entre un al ul expli ite dans le domaine
d'intérêt ave une intégration impli ite des ou hes parfaitement adaptées (PML) aux
frontières du maillage,selon la formulationde Basu[18℄, [19℄ et[20℄. Cette analyse est
omplétéeparune étudede ertainespropriétés dus héma dedis rétisationtemporelle
Etat de l'art
Le livre delanature esté riten langage
mathématique.
GalileoGalilei
Ce hapitreest diviséen troisparties.Enpremierlieu,leproblèmede ladynamique
en élasti itélinéaire est présenté et dis rétisé en espa e et en temps. Après une brève
présentationdes méthodeshybridesde ouplages de s hémastemporels, laméthode de
ouplageGCest introduiteen détaillantd'unepartl'algorithmedu ouplageentredeux
milieuxlinéaires ayantle omportement de Hooke etd'autre part l'algorithmedu
ou-plageentreun milieulinéairedeHookeetun milieuvisqueux ara térisé parlamatri e
deRayleigh.Lastabilitéde laméthodeGC [8℄, onsidérée ommeune ondition
né és-sairede la onvergen e de lasolutionnumérique,sera égalementabordée etdémontrée
parlaméthodeénergitique. Ladernière partiesera onsa réeàlaprésentation de deux
méthodes de ou hes absorbantes. La première onnue sous le nom ALID ou CALM,
basée sur une simple formulation par la matri e de Rayleigh, est présentée en faisant
lepointsur le al ul de l'atténuationpar lefa teur de qualité et par laméthode de la
matri eglobale.La deuxième, plus populaire, onnue sous lenom de PML ("Perfe tly
mat hed layers") est présentée en distinguantbrièvement lesdiérentes appro hes
dé-veloppées dans lalittérature puis en détaillantla formulation temporelle proposée par
Basuet al [19℄, adaptée à laméthode des éléments nis.
1.1 Elasti ité linéaire
On onsidèrelesystèmed'équationsdel'élasti itélinéaireoùonsupposeunmatériau
R
2
(Figure1.1) etu
leve teur dépla ementsolutiondel'équationd'équilibresuivante:ρ¨
u
i
=
2
X
j=1
∂
∂x
j
σ
ij
(x, t) + f
i
(x, t)
∀x ∈ Ω i = 1, 2
(1.1)Ω
g
N
Γ
N
g
D
Γ
D
Figure 1.1 Modélisationdu domaine
Ω
ave les onditions aux limitesoù
f
i
représentent les omposantes des for es volumiques etσ
ij
les omposantes dutenseurdes ontraintesliéautenseurdesdéformationsinnitésimalparlaloideHooke:
σ
ij
=
Eν
(1 + ν)(1 − 2ν)
δ
ij
2
X
k=1
ε
kk
+
E
1 + ν
ε
ij
(1.2)valide pour tout
x ∈ Ω
, aveE
le module de Young etν
le oe ient de Poisson.Sousl'hypothèsedes petitesperturbations(HPP)letenseur dedéformations'é ritsous
saformelinéarisée:
ε
ij
=
1
2
(
∂u
i
∂x
j
+
∂u
j
∂x
i
)
∀x ∈ Ω i, j = 1, 2
(1.3)Multiplions l'équation d'équilibre (1.1) par une fon tion test de omposantes
v
i
,intégronssur
Ω
et appliquonsl'intégration par partie, onobtient :Z
Ω
¨
uv + a(u, v) =
Z
Γ
γ
1
u γ
0
v ds +
Z
Ω
f v dx
(1.4)ave
a(u, v)
une formebilinéaire symétriquedénie par :a(u, v) =
Z
Ω
X
et
γ
0
,γ
1
les opérateurs dénis par :γ
0
u = u
Γ
γ
1
u = σ
=
(u, x).n ∀x ∈ Γ
(1.6)
Lesystèmed'équations pré édent est omplétépar des onditionsdéniesàla
fron-tière du domaine:
γ
0
u(x) = g
D
(x)
∀x ∈ Γ
D
Dirichlet
γ
1
u(x) = g
N
(x)
∀x ∈ Γ
N
Neumann
(1.7)ave
Γ = Γ
D
∪ Γ
N
, alors que les onditions initiales sontdénies par :
u(t = 0, x) = u
0
(x)
∂
t
u(t = 0, x) = v
0
(x)
(1.8)1.2 Approximation par la méthode des éléments nis
La première étape de l'approximation de la solution du problème pré édent par la
méthode des éléments nis onsiste à appro her le domaine
Ω
par des simplexes quisont, dans la plupart des as, des segments en 1D, des triangles ou des re tangles en
2D. Ensuite on approxime lo alement, sur haque élément
Ω
e
, l'espa e de solutions
et des ve teurs tests de dimension inni par un espa e de dimension ni onstruit,
généralement,à partir des fon tions polynmiales.On é rit alors :
u
h
=
N
X
i=1
N
i
e
(ζ) u
i
(1.9)v
h
=
N
X
i=1
N
e
i
(ζ) v
i
(1.10) dans laquelleu
h
est lasolution appro hée,N
e
i
lafon tion de forme orrespondanteau noeud
i
déni sur un élément de référen e ave les oordonnéesζ
;u
i
désigne ledépla ement au noeud
i
. En rempla ement les intégralesR
Ω
parP R
Ω
e
et les ve teursu, v
paru
h
, v
h
dans la formulationfaible(1.4), on obtient une équationde laforme :ave
U
leve teurdépla ementayantpour omposantesu
i
etM
lamatri edemasse donnée par :M
ij
=
X
e
Z
Ω
e
N
i
e
N
j
e
dx
(1.12)F
int,i
désigne leve teur des eorts internesetF
ext,i
elui des eorts extérieurs:F
int,i
=
X
e
Z
Ω
e
X
σ
kl
(u, x)ε
kl
(N
i
e
u
i
, x) dx
(1.13)F
ext,i
=
X
e
Z
Ω
e
f N
e
i
dx +
X Z
Γ
N,e
g
N
N
e
i
ds
(1.14)Commele omportement est linéaire, lafor einterne peut s'é rire sous laforme :
F
int
= KU
(1.15)où
K
est la matri e de rigidité. Il est importantde noter que les intégrales sur lesdo-maines
Ω
e
sont al uléesàpartirdesélémentsderéféren een ee tuantun hangement
devariableetsontappro hées,dansunese onde étape,parlaméthoded'intégrationde
Gauss.On peut trouver lesdétails du al ul des diérentes matri esdans les ouvrages
de Hughes [21℄ et de Zienkiewi z [22℄.
Ladis rétisationspatialeparlesélémentsnisintroduituneerreurd'approximation
dénie par l'é art entre la solution exa te et la solution appro hée. Cette erreur est
évaluée par des estimateurs qu'on peut lasser en deux types : estimateur a priori et
estimateur a posteriori. Ces erreurs dépendent à lafois de lanorme utilisée,de l'ordre
d'approximation et de la taille des éléments et elles ont un intérêt majeur dans les
problèmes de génération des maillagesadaptatifs (voir par exemple [23℄).
1.3 Dis rétisation temporelle
1.3.1 Aperçu sur les s hémas temporels
Après ladis rétisationspatiale,onobtientun système d'équations diérentielles en
fon tion de la variable temps. La méthode numérique la plus ommunément utilisée
pourlarésolutionde e genred'équations estl'intégrationdire tepardess hémas
tem-porels. Le prin ipe de es méthodes onsiste à al uler les quantités inématiques en
à l'instant
t
n+1
et les quantités à l'instantt
n
( onnues à l'avan e) ainsi que l'équationd'équilibre.Parmi les s hémasdéveloppés dans e sens issus de la famillede Newmark
[7℄, exprimésen fon tion des paramètresde Newmark
γ
etβ
,sont, sans doute,lesplusutilisés. Lorsque
γ = 0.5
etβ = 0
on obtient le s héma de diéren e entrée (s hémaexpli ite)tandis queles paramètres
γ = 0.5
etβ = 0.25
donnent le s héma del'a élé-rationmoyenne (s héma impli ite).
Ilexisteuneautrefamilledes hémassemblableà elledeNewmarkappelée
α−
méthodesoùl'équilibreest satisfait en moyenne par leparamètre de pondération
α
entret
n+1
ett
n
. On peut iter trois algorithmes de e type : l'algorithme ave pondération de lamatri e de raideur HHT (Hilbert, Hughes et Taylor) [24℄, l'algorithme ave
pondéra-tion des eorts d'inertie par Wood et al [25℄ et la méthode
α
généralisée par Chunget al [26℄. L'avantage de es méthodes est qu'elles permettent un ertain ontrle de
la dissipation d'énergie, utile pour atténuer les eets parasites des hautes fréquen es
provenantde ladis rétisationspatiale,touten onservantun bonordrede onvergen e.
Il est également souhaitable que la méthode d'intégration temporelle onserve
er-tainesquantités ommelemomentdes quantitésde mouvementoul'énergiedansle as
général ( as non linéaire). Ces s hémas font l'objet de re her hes intensives depuis le
travailde Simoet al [27℄ qui adéveloppéun algorithmeave des propriétés de
onser-vation appli ablesauxloisde omportement nonlinéairesà ondition qu'ellesdérivent
d'un potentiel.
1.3.2 S héma de Newmark
On onsidèreànouveau l'équationdu mouvementsemi-dis rétisée en espa e(1.11).
Sous l'hypothèse HHP etd'une loi de omportementlinéairede Hooke,on a:
M ¨
U + C ˙
U + KU = F
ext
(1.16)L'équation est modiée en ajoutant une matri e d'amortissement
C
généralementsymétrique positive omme la matri e de Rayleigh [17℄. La résolution de l'équation
pré édente né essite la onnaissan edes onditions initiales(1.8) :
U(0) = U
0
U (0) = V
˙
0
(1.17)La résolution numérique par le s héma de Newmark est donnée par les équations
suivantes :
U
n+1
= U
n
+ dt ˙
U
n
+
dt
2
2
(1 − 2β) ¨
U
n
+ 2β ¨
U
n+1
(1.19)˙
U
n+1
= ˙
U
n
+ dt
(1 − γ) ¨
U
n
+ γ ¨
U
n+1
(1.20)où
U
n+1
,U
˙
n+1
etU
¨
n+1
sont les approximations deU(t
n+1
)
,U (t
˙
n+1
)
etU (t
˙
n+1
)
,respe tivement. Les paramètres
γ
etβ
sont hoisis an d'assurer la stabilité et unepré isionsatisfaisantedu al ul.Leproblème omposédeséquationspré édentes (1.18),
(1.19) et (1.20) onsiste alors à al uler les quantités
U
n+1
,U
˙
n+1
etU
¨
n+1
sa hant lesvaleurs
U
n
,U
˙
n
etU
¨
n
. Pour ela, on dénitles prédi teurssuivants :U
n+1
p
= U
n
+ dt ˙
U
n
+
dt
2
2
(1 − 2β) ¨
U
n
(1.21)˙
U
n+1
p
= ˙
U
n
+ dt (1 − γ) ¨
U
n
(1.22)Lavaleur de
U
¨
0
est déterminée par :M ¨
U
0
= F − CV
0
− KU
0
(1.23)Eninje tant leséquations (1.22)et (1.21) dans l'équation(1.18), lavaleurde
U
¨
n+1
est déterminée par :
(M + γdtK + βdt
2
K) ¨
U
n+1
= F
n+1
− C ˙U
n+1
p
− KU
p
n+1
(1.24)Finalement,lesquantités
U
n+1
,U
˙
n+1
sont al ulées parlesrelations(1.19)et(1.20).Endénissant leve teurd'état
d
n
= [ ˙
U
n
U
n
]
T
àl'instant
n
,lastabilitéd'uns hémad'intégration temporellepour un pas de temps
dt
onsiste à e qu'une perturbationduve teur
d
n
n'entraîne qu'une modi ation non roissante ded
n+j
al ulé à un instantt
n+j
. Dans le as du s héma de Newmark, on peut montrer, en éliminant la matri ed'amortissement
C
etle ve teur des for es extérieures, que lesve teurs d'étatsd
n+1
etd
n
sont reliés par :γ dt K
M
M + β dt
2
K
0
U
n+1
˙
U
n+1
=
−(1 − γ) dt K
M
M + (
1
2
− β
)dt
2
K dt M
U
n
˙
U
n
(1.25)Lesystème pré édent peut être é ritautrementen se projettantsur un mode
ω
h
(h
étantlatailledel'élémentdemaillage).Ondénitlafréqen eadimensionnée
Ω
h
= dt ω
h
et
[ ˙u
n
u
n
]
les oordonnées de[ ˙
U
n
U
n
]
en se projetant sur le modeϕ
h
. De la relationγ Ω
2
h
1
1 + β Ω
2
h
0
u
n+1
dt ˙u
n+1
=
−(1 − γ) Ω
2
h
1
1 + (
1
2
− β
)Ω
2
h
1
u
n
dt ˙u
n
(1.26)Endénissantlamatri ed'ampli ation
A =
γ Ω
2
h
1
1 + β Ω
2
h
0
−1
−(1 − γ) Ω
2
h
1
1 + (
1
2
− β
)Ω
2
h
1
,lastabilitédu s héma impliqueque lesvaleurspropres de ette matri essoient in lues
dansledisque unité siellessont distin tes.Ce i entraîne,sans entrer dansle détaildes
al uls,les propriétés lassiquesde stabilitédu s hémade Newmark [21℄ :
1
2
≤ γ ≤ 2β
sch´
ema inconditionnellement stable
1
2
≤ γ et 2β ≤ γ
sch´
ema stable si dt ≤ dt
c
=
1
ω
h
√
γ
2
−β
(1.27)
Lorsqu'on suppose que la matri ed'amortissement
C
est de type de Rayleighde laforme
C = aM + bK
avea
etb
des onstantes positives,les onditionsdestabilitésontmodiées[21℄:
1
2
≤ γ ≤ 2β
sch´
ema inconditionnellement stable
1
2
≤ γ et 2β < γ
sch´
ema stable si dt ≤ dt
c
=
1
ω
h
ξ(γ−
1
2
)+
[
γ
2
−β+ξ
2
(γ−
1
2
)
2
]
1/2
γ
2
−β
(1.28) aveξ =
1
2
(
a
ω
h
+ b ω
h
)
.Outre la stabilité, un s héma temporel doit également vérier la propriété de la
onsistan e an d'assurer une onvergen e vers la solution exa te. Celle- i est bien
vériée dans le as de s héma de Newmark, onpeut montrer que :
lim
dt→0
d
n+1
− d
n
dt
= ˙
d
n
(1.29)Dans le as où
γ 6=
1
2
, le s héma est d'ordre 1,alors qu'il est d'ordre2
siγ =
1
2
.Danslase tionsuivante, onaborderalesméthodes de ouplage dess hémas
1.4.1 Introdu tion
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Ω
1
Ω
2
Γ
12
Figure1.2 Domaine
Ω
partitionné en deux sous domainesΩ
1
etΩ
2
Dans ette introdu tion, on onsidère un domaine
Ω
dé omposé en deux sousdo-maines
Ω
1
etΩ
2
ayant pour interfa eΓ
12
et qui peuvent, en outre, avoir des
proprié-tés physiques diérentes. On suppose que le partitionnement est sans re ouvrement
(
Ω
1
∩ Ω
2
= ∅
) et que le maillage obtenu par la dis rétisation spatiale est onforme àl'interfa e.
Lapro édurede ouplage des s hémas temporels onsisteà subdiviser un problème
en plusieurssous domaines et intégrer ha und'eux ave son propre s héma
d'intégra-tion etson proprepas de temps. Cette te hnique est d'autant plus intéressante qu'elle
permet d'envisager des é helles de temps très nes sur des régions ave des maillages
très ns et des é helles de temps grossières sur des régions ave des maillages
gros-siers.On peutimaginersur l'exemple illustrésur laFigure1.2, même ave un maillage
uniforme sur tout domaine, une méthode d'intégration mixte où le sous domaine
Ω
1
est intégré ave un s héma expli ite et lesous domaine
Ω
2
est intégré ave un s hémaimpli ite.
Denombreusesméthodesde ouplageontété développées dans esens.Huguesetal
[28℄ ont proposé une méthode mixte (Impli ite/Expli ite) selon l'appro he primale en
adoptantun pas de temps uniforme et ont démontré sa stabilité par laméthode
éner-gétique [29℄. Belytshko et al [30℄ ont développé une méthode multi-é helles en temps
en onsidérant des s hémas d'intégration homogène type Expli ite/Expli ite (
E
m
/E
)ave
m
lerapportentre lema ro pas de tempset lemi ropas de temps.Ils ontaboutià la on lusion que e type de ouplage impose des onditions de stabilité plus stri te
l'utilisationde plusieurs é helles en temps. Cette méthode a été mise en oeuvre, dans
unpremiertemps,pourlafamilledess hémasde Newmarkpuisétendue àlafamille
α
-généralisée.Il existe également des méthodes de ouplage intéressantes qui permettent
d'intégrer haque élément de maillage par son propre pas de temps, au lieu d'intégrer
tout le problème par un pas de temps ontrlé par le petit élément du maillage. On
peut iter dans e sens lesréféren es de Lew et al [32℄ [33℄.
Lesméthodes de ouplage des sousdomaines baséessur l'appro he dualeont onnu
ungrandsu èsdufaitqu'ellespermettentde ouplerplusieurssousdomaines defaçon
plus indépendante. La méthode FETI est l'une des méthodes proposées dans e sens
quia été développée dans le travail de Farhat et al [34℄.La ontinuité des quantités à
l'interfa eest assuréepar lesmultipli ateursde Lagrange ontrairementaux méthodes
dé rites pré edemment. Le omplément S hur dual est alors introduit permettant de
al ulerdans un premier temps lesmultipli ateursde Lagrangeavant d'en déduire les
quantités inématiques.
La méthode utilisée dans notre travail,nommée GC méthode (en référen e à
Gra-vouiletCombes ure) [10℄ [9℄[8℄est onsidérée ommel'extention del'algorithmeFETI
dynamiquepourdes ouplagesmulti-é hellesen tempsen utilisantless hémasde
New-mark. La ontinuité des quantités inématiques aux interfa es est prés rites par les
multipli ateursde Lagrange. La résolution d'un problème de la dynamique transitoire
par la méthode GC né essite 3 étapes de résolution qu'on détaillera dans la suite :
lapremière onsiste à al ulerles quantités sans liaison, ensuite les multipli ateurs de
Lagrangesont al ulés via un problème ondensé, qui permet nalement le al ul des
quantitésave liaison.Lastabilitéde etteméthodeest démontrée àtraversl'appro he
énergétique en adoptant une ondition de ontinuité des vitesses aux interfa es. En
outre,lastabilitéest onditionnéeuniquementparles onditionsde stabilitéen haque
sousdomaine. Lebilan énergétiquede etteméthode introduitun termede dissipation
si lepas de temps n'est plus uniforme sur tout le problème. Des améliorations ont été
alors proposées par Mahjoubi et al [11℄ et Brun et al [12℄ pour assurer une meilleure
onservation de l'énergie.
1.4.2 Méthode GC dans le as multi-é helles en temps
Considérons le problème dé rit sur la Figure 1.2, le prin ipe variationnel dans le
milieu ontinu peut s'é rire,en prenant ompte la dé omposition en 2 sous domaines,
Z
Ω
ρ
i
¨
u
i
v
i
dΩ + a
i
(u
i
, v
i
) +
Z
Γ
ij
λ
ij
γ
0
v
i
ds = l
i
(v
i
)
i, j ∈ {1, 2} i 6= j
(1.30)Z
Γ
ij
µ
ij
(γ
0
u
i
− γ
0
u
j
) ds = 0
i, j ∈ {1, 2} i 6= j
(1.31)l
i
forme linéaire représentant les for es extérieures agissant sur le sous domainei
en ex luant l'interfa e
Γ
12
,
λ
ij
les multipli ateurs de Lagrange interprétés omme les
for es au signe près agissant sur l'interfa e
Γ
12
.
u
i
,v
i
les hamps de dépla ements etµ
ij
des fon tions tests appartenant à des espa es onvenables.
Dansunpremiertemps,onsupposequeles omportementssontlinéairesélastiques.
Enintroduisantlesélémentsde ladis rétisationspatialedans leséquationspré édentes
onobtient lesystème d'équations suivant(voir[8℄ pour les détails):
M
1
U
¨
1
+ K
1
U
1
+ L
T
1
λ = F
ext,1
M
2
U
¨
2
+ K
2
U
2
+ L
T
2
λ = F
ext,2
(1.32)L
1
U
˙
1
+ L
2
U
˙
2
= 0
où
M
i
,K
i
sont les matri es de masse et de rigidité du sous domainei ∈ {1, 2}
.λ
est le ve teur des multipli ateurs de Lagrange etL
i
les matri es booléennes quisé-le tionnent les noeuds à l'interfa e séparant les sous domaines. On remarque que la
ondition de ontinuité des dépla ements à l'interfa e (1.31) a été rempla ée par une
onditionde ontinuitédes vitessesdans lesystèmepré édent and'assurer lastabilité
du problème omme onva levoirdans lasuite.
On suppose que le sous domaine
1
est intégré ave un mi ro pas de tempsdt
et lesparamètresdeNewmark
γ
1
etβ
1
,alorsquelesousdomaine2
estintégréave un ma ropasdetemps
dT = m dt
etlesparamètresdeNewmarkγ
2
etβ
2
.m
estun entiernaturelappelé le ratio des pas de temps. Le problème des sous domaines pré édent peut être
é rit sous laforme:
M
1
U
¨
1
j
+ K
1
U
1
j
+ L
T
1
λ
j
= F
j
ext,1
∀j ∈ [1, m]
M
2
U
¨
2
m
+ K
2
U
2
m
+ L
T
2
λ
m
= F
ext,2
m
liaison".En eetonpeut résoudre le problème suivanttrois étapes :
Problème sans liaison :
˜
M
1
U
¨
1
j,sl
= F
j
ext,1
− K
1
U
1
p,j
(1.34)˜
M
2
U
¨
2
m,sl
= F
ext,2
m
− K
2
U
2
p,m
(1.35)Problème ave liaison :
˜
M
1
U
¨
1
j,al
= −L
T
1
λ
j
(1.36)˜
M
2
U
¨
2
m,sl
= −L
T
2
λ
m
(1.37) Condition de liaison :L
1
( ˙
U
1
j,sl
+ ˙
U
j,al
1
) + L
2
( ˙
U
2
j,sl
+ ˙
U
j,al
2
) = 0
(1.38)où
M
˜
i
les opérateurs dynamiques dénispar :˜
M
1
= M
1
+ β
1
dt
2
K
1
˜
M
2
= M
2
+ β
2
dT
2
K
2
(1.39) etU
p,j
1
,U
p,m
2
lesprédi teurs en dépla ements:U
1
p,j
= U
1
j−1
+ dt ˙
U
1
j−1
+ (
1
2
− β
1
) dt
2
U
¨
j−1
1
U
2
p,m
= U
0
2
+ dT ˙
U
2
0
+ (
1
2
− β
2
) dT
2
U
¨
0
2
(1.40)Les dépla ements et vitesses ave et sans liaison sont fournis par les relations
sui-vantes :
U
j,sl
= U
p,j
+ β dt
2
U
¨
j,sl
U
j,al
= β dt
2
U
¨
j,al
˙
U
j,sl
= ˙
U
p,j
+ γ dt ¨
U
j,sl
˙
U
j,al
= γ dt ¨
U
j,al
(1.41)Les quantités totales sont obtenues par la sommation des quantités sans liaison et
les vitesses du sous domaine
2
à l'instantj
. Il est né essaire, dans e as, de donnerdes expressions approximatives de es quantités. Combes ure et al[8℄ ont proposé une
interpolationlinéairede laforme :
˙
U
j,sl
2
= (1 −
j
m
) ˙
U
0,sl
2
+
j
m
U
˙
m,sl
2
˙
U
2
j,al
= (1 −
m
j
) ˙
U
2
0,al
+
m
j
U
˙
2
m,al
(1.42)En onsidérant la relation (1.38), on substitue les vitesses ave liaison du sous
do-maine
2
par la relation(1.42) :L
1
U
˙
1
j,al
+ L
2
1 −
m
j
˙
U
2
0,al
+
j
m
U
˙
m,al
2
= −L
1
U
˙
1
j,sl
− L
2
U
˙
2
j,sl
(1.43)On substitue les vitesses ave liaisonpar lesa élarationsobtenues dans (1.41) :
γ
1
dt L
1
U
¨
1
j,al
+ γ
2
dT L
2
1 −
m
j
¨
U
2
0,al
+
j
m
U
¨
m,al
2
= −L
1
U
˙
1
j,sl
− L
2
U
˙
2
j,sl
(1.44)On utilise les relationsentre lesa élérations ave liaisons et lesmultipli ateursde
Lagrange, onobtient :
γ
1
dt L
1
M
˜
1
−1
L
1
λ
j
+ γ
2
dT L
2
M
˜
2
−1
L
2
1 −
m
j
λ
0
+
j
m
λ
m
= L
1
U
˙
1
j,sl
+ L
2
U
˙
2
j,sl
(1.45)On suppose que lesmultipli ateurs de Lagrange sont interpolés linéairement:
λ
j
=
1 −
m
j
λ
0
+
j
m
λ
m
(1.46) On en déduitalors :Hλ
j
= L
1
U
˙
1
j,sl
+ L
2
U
˙
2
j,sl
(1.47) ave :H =
h
γ
1
dt L
1
M
˜
1
−1
L
1
+ γ
2
dT L
2
M
˜
2
−1
L
2
i
(1.48)On al uled'abord lesvitesses sans liaison en utilisantl'équation(1.41), on al ule
les multipli ateurs de Lagrange à haque instant
j
de l'é helle ne à partir del'équation(1.36). Une fois àl'itération
j = m
on al uleλ
m
qui sera utilisé, de même,
pour le al ul des quantités ave liaison du sous domaine
2
. Cet algorithme peut êtregénéralisé fa ilementen onsidérant plusieurssous domaines.
Dans notretravail,onsera amené à utiliserle système suivant :
M
1
U
¨
1
+ K
1
U
1
+ L
T
1
λ = F
ext,1
M
2
U
¨
2
+ C
2
U
˙
2
+ K
2
U
2
+ L
T
2
λ = F
ext,2
(1.49)L
1
U
˙
1
+ L
2
U
˙
2
= 0
oùl'équationdusousdomaine
2
est modiéeen introduisantunematri ed'amortis-sement
C
2
.Larésolutionde esystèmeparlaméthodeGC peutêtredéduitefa ilementde l'étudeprésentée i-dessus. En eet, larésolution du problème omprend lesmêmes
étapes ave des légèresmodi ations :
Problème sans liaison :
˜
M
1
U
¨
1
j,sl
= F
ext,1
j
− K
1
U
1
p,j
(1.50)˜
M
2
U
¨
2
m,sl
= F
ext,2
m
− K
2
U
2
p,m
− C
2
U
˙
2
p,m
(1.51)Problème ave liaison :
˜
M
1
U
¨
1
j,al
= −L
T
1
λ
j
(1.52)˜
M
2
U
¨
2
m,sl
= −L
T
2
λ
m
(1.53) Condition de liaison :Hλ
j
= −L
1
U
˙
1
j,sl
− L
2
U
˙
2
j,sl
(1.54)Dans e as, l'opérateur dynamiquedu sous domaine
2
al'expression suivante:˜
Dans ette se tion, ons'intéresse à l'étude de la stabilitéde la méthode GC par la
méthode énergétique en onsidérant un ouplage d'un milieu linéaire de Hooke (sous
domaine 1) et un milieu visqueux ara térisée par la matri e
C
2
. Dans le adre de laméthode énérgetique de Hughes [35℄ utilisée pour démontrer la stabilité des s hémas
temporelshybrides,lebilanénergétiquedu sousdomaine
1
peutsemettresouslaforme[8℄:
1
2
U
¨
1
A
1
U
¨
1
+
1
2
U
˙
1
K
1
U
˙
1
t
m
t
0
= −
γ
2
−
1
2
X
m
j=1
△ ¨
U
1
j−1
A
1
△ ¨
U
1
j−1
+
1
dt
m
X
j=1
˙
U
1
j
− ˙U
1
j−1
L
T
1
λ
j
− λ
j−1
(1.56) Ave :A
1
= M
1
+ dt
β
1
−
γ
1
2
K
1
(1.57)Un termed'énergie d'interfa e apparaît dans l'équation(1.56) qu'on dénit par :
E
1
interf ace
=
1
dt
m
X
j=1
˙
U
1
j
− ˙U
1
j−1
L
T
1
λ
j
− λ
j−1
(1.58)De façon identique, le bilan énergétique du sous domaine
2
peut se mettre sous laforme:
1
2
U
¨
2
A
2
U
¨
2
+
1
2
U
˙
2
K
2
U
˙
2
t
m
t
0
= −
γ
2
−
1
2
△ ¨
U
2
A
2
△ ¨
U
2
− △ ˙U
2
C
2
△ ˙U
2
+
1
dT
˙
U
2
m
− ˙U
2
0
L
T
2
λ
m
− λ
0
(1.59) ave :A
2
= M
2
+ dT
β
2
−
γ
2
2
K
2
(1.60) et:E
2
interf ace
=
1
dT
˙
U
2
m
− ˙U
2
0
L
T
2
λ
m
− λ
0
(1.61)Le bilan énergétique appliqué à tout le problème (sous domaines
1
et2
) s'é rit1
2
U
¨
1
A
1
U
¨
1
+
1
2
U
˙
1
K
1
U
˙
1
t
m
t
0
+
1
2
U
¨
2
A
2
U
¨
2
+
1
2
U
˙
2
K
2
U
˙
2
t
m
t
0
= −
γ
1
−
1
2
X
m
j=1
△ ¨
U
1
j−1
A
1
△ ¨
U
1
j−1
−
γ
2
−
1
2
△ ¨
U
2
A
2
△ ¨
U
2
− △ ˙U
2
C
2
△ ˙U
2
+
1
dt
m
X
j=1
˙
U
1
j
− ˙U
1
j−1
L
T
1
λ
j
− λ
j−1
+
1
dT
˙
U
m
2
− ˙U
2
0
L
T
2
λ
m
− λ
0
(1.62)Ave le terme d'interfa e qui s'exprime de la façonsuivante:
E
interf ace
= E
1
interf ace
+ E
2
interf ace
=
1
dt
m
X
j=1
˙
U
1
j
− ˙U
1
j−1
L
T
1
λ
j
− λ
j−1
+
1
dT
˙
U
2
m
− ˙U
2
0
L
T
2
λ
m
− λ
0
(1.63)And'assurer une stabilitéil sut que :
E
interf ace
≤ 0
(1.64)Ce qui revient àdire qu'ilsut d'assurer lastabilité de haque sous domainepour
assurer la stabilité globale du problème. Combes ure et al [8℄ ont montré que ette
énergiepeut s'é riresous la forme:
E
interf ace
=
1
γ
2
˙
U
2
m,al
− ˙U
2
0,al
T
mdt
M
˜
2
˙
U
2
m,al
− ˙U
2
0,al
mdt
−
1
γ
2
m
X
j=1
˙
U
2
j,al
− ˙U
2
j−1,al
T
mdt
M
˜
2
˙
U
2
j,al
− ˙U
2
j−1,al
mdt
(1.65)Gravouila montré que l'expression
E
interf ace
est équivalente à une somme de arré
négatifs.Cequi impliqueimmédiatementunedissipationd'énergie numériqueà
l'inter-fa emaisaussilastabilitédu problèmeglobal.Ande prouverque
E
interf ace
≤ 0
,nous
proposons une autre version de démonstrationplus simple :
X
2
j
=
˙
U
2
j,al
− ˙U
2
j−1,al
dt
(1.66) Et :f (X) = X
T
M
˜
2
X
(1.67) On a alors :E
interf ace
=
1
γ
2
f (
1
m
m
X
j=1
X
2
j
) −
1
mγ
2
m
X
j=1
f (X
2
j
)
(1.68)Comme
M
˜
2
estdéniepositive,lafon tionf
est onvexe equiimpliqueenutilisantl'inégalitéde Jensen [36℄ :
f (
1
m
m
X
j=1
X
2
j
) ≤
1
m
m
X
j=1
f (X
2
j
)
(1.69) D'où lerésultat.1.5 Méthodes des ou hes absorbantes
Considérons un problème de propagation d'ondes dans un domainenon borné
sup-posé être élastique. Le prin ipe de base des ou hes absorbantes est de tronquer le
domaine de al ul en absorbant les ondes sortantes de e domaine. Ces ou hes sont
atta hées aux frontières du domaine d'étude et sont généralement onstruites ave les
mêmes éléments que le reste du modèle. Dans notre travail, on onsidère deux
te h-niques de ou hes absorbantes : les ou hes absorbantes par les matri es de Rayeigh
omme les méthodes ALID ("Absoring Layers with In reasing Damping") ou CALM
("Caughey AbsorbingLayer Method") proposées par Rajagopal [16℄ et Semblat [2℄, et
les ou hes parfaitement adaptées ("Perfe tly Mat hed Layers" ou PML) qui ont la
propriété d'absorberlesondes in identes sans réexion.
Laméthoded'absorptionparlamatri edeRayleighprésentel'avantaged'êtrefa ile
à implémenter ar on utilise uniquement des pa kages disponibles dans la plupart des
odesEF. Cependant, ette méthode al'in onvénientde ne plusassurer une ontinuité
d'impédan e à la frontière générant ainsi quelques réexions à l'interfa e. Selon la
lit-térature, on distinguera deux appro hes. La première est adoptée par Semblat et al[2℄
est montrée en utilisantlanotion du fa teur de qualité. La deuxièmeappro he onnue
sous lenom d'ALID aété utilisée par Drodz [37℄ et Rajagopal et al[16℄. Uneappro he
similaire a été utilisée également par Liu et al[38℄. La véri ation de l'e a ité de la
méthode ALID repose sur la notion de la matri e globale [39℄ utilisée préalablement
pour le al uldes amplitudesdans des milieuxstratiés.
Dans la suite, on se limitera aux milieux homogènes linéaires isotropes. On
om-men eparprésenter ertainsrésultats lassiquesdes problèmesde propagationd'ondes
danslesmilieuxélastiquesenvuede mieuxappréhender lasuitedutravail.Ensuite,on
présentralesméthodesd'amortissement ommeALIDouCALM,puislaméthodePML.
1.5.1 Propagation d'ondes dans les milieux élastiques
On onsidère à nouveau le problème d'élasti ité linéaire de la se tion 1.1 dans un
milieubidimensionnel:
ρ ∂
2
t
u
i
=
P
2
j=1
∂x
∂
j
σ
ij
(x, t) + f
i
(x, t)
σ
ij
=
(1+ν)(1−2ν)
Eν
δ
ij
P
2
k=1
ε
kk
+
1+ν
E
ε
ij
ε
ij
=
1
2
(
∂u
∂x
i
j
+
∂u
∂x
j
i
)
(1.70)On peut formuler leproblème en utilisantuniquement le dépla ement. Le
dépla e-ment vérie alors l'équationsuivante[40℄ :
(λ + µ) [∇ (∇.u)] + µ△u = ρ
∂
2
u
∂t
2
− f
(1.71)ave
λ
etµ
les oe ients de Lamé orrespondants au module de YoungE
etau oe ient de Poisson
ν
. Selon le théorème de dé omposition de Helmholtz [41℄ lehamp de ve teur
u
peut être dé omposé en une sommedu gradientd'un s alaireφ
etlerotationeld'un ve teurpotentiel
ψ
:u = ∇ (φ) + ∇ ∧ ψ
(1.72)àlaquelle on ajoutela ondition suivante :