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Revue des Travaux Français; Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1898

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HAL Id: jpa-00240421

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240421

Submitted on 1 Jan 1899

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Revue des Travaux Français; Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1898

R. Dongier

To cite this version:

R. Dongier. Revue des Travaux Français; Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1898. J. Phys.

Theor. Appl., 1899, 8 (1), pp.667-681. �10.1051/jphystap:018990080066701�. �jpa-00240421�

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Il restait à connaître les variations de l’inclinaison entre le ve ei le 1er siècle, et j’ai espéré pouvoir utiliser les vases de la Campanie, de l’Apulie et de l’Etrurie. Malheureusement mes observations n’ont conduit qu’à une discussion sur les données des archéologues ; l’époque précise de la fabrication des vases qui nous sont restés

n’est pas connue avec une précision suffisante.

La courbe (fig. 2) représente à peu près, et comme une première approximation, les variations de l’inclinaison dans une période de

neuf siècles, c’est-à-dire. depuis 800 ans avant Jésus-Christ jusqu’à

la fin du 1er siècle après Jésus-Christ.

Dans le vie siècle avant l’ère chrétienne, l’équateur magnétique passait par l’Italie centrale. On voit aussi que les oscillations de

l’aiguille d’inclinaison, si ces oscillations existent, ont une amplitude

très considérable.

Mes recherches ont porté, comme on l’a vu, sur la connaissance d’un seul élément du magnétisme terrestre. Mais il n’est pas inutile d’observer que, si l’on pouvait retrouver des fours à briques anciens et intacts, une maison en briques, qui ait été exposée à un grand incen-

die d’une époque connue, on pourrait facilement connaître aussi la va-

leur de la déclinaison en faisant des mesures tout autour de l’édifice . On pourrait espérer aussi arriver à quelque conclusion sur l’in- tensité du champ terrestre en recuisant des vases anciens et en comparant les intensités de magnétisation acquise, ancienne et actuelle; mais des mesures sur des vases cuits et recuits à plusieurs reprises m’ont montré que cette méthode conduirait à des résultats

trop incertain s .

REVUE DES TRAVAUX FRANÇAIS;

Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 1898.

A. PÉROT et Cti. FABRY. - Sur une nouvelle méthode de spectroscopie interfé-

rentielle et sur un spectroscope interférentiel. - C. R., t. CXXVI, p. 34 et p. 331.

A. PÉROT et CH. FABRY. - Étude de quelques radiations par la spectroscopie interférentielle. - P. 407.

La méthode d’étude des radiations complexes par les larnes minces

argentées (1) a été appliquées au cas des radiations qu’ont employées

( 1) Voir J. de Pliys., 3, série, t. VII, p. 317; 1898 : FABHY et PÉROT, Électromètro absolu, pour petites difféJ’ences de potentiels. -- La séparation des radiations voi- sines par les lames minces argentées est exposée aux pages 324 et 325.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018990080066701

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M. Michelson et M. Ilamy. Lorsque le spectre de la source lumi-

neuse contient plusieurs raies, on les sépare au moyen d’un prisme;

on les analyse ainsi successivement par la méthode interférentielle.

Voici les résultats :

Thallium. - La seule radiation visible étant la raie verte, remploi

du prisme est inutile ; la raie du thallium est composée d’une radia- tion principale et de deux radiations plus faibles placées toutes deux

du côté du rouge ; les éclats de ces deux radiations supplémentaires paraissent approximativement égaux, et leurs distances à la raie principale sont respectivement 3 et 21 X 10-6.

Mer’cupe. - La raie verte qui est la plus brillante, a seule

été examinée. Cette raie se compose d’une radiation principale et

d’une radiation très faible, de longueur d’on=le un peu plus grande

(A^ h= 17 X 10 - 6) . La composante principale est elle-même double,

avec la radiation la plus faible du lcûté rouge ; ces deux radiations sont difficiles à séparer, parce que leur distance excède à peine leur largeur.

Cadmium. - La raie verte (X = 0u,5086) est accompagnée d’une

faible radiation située du côté du violet

(Ah h= 2013

J X 10- 6) .

La raie bleue (a = 0",4800) est composée d’une raie centrale accompagnée de deux radiations beaucoup plus faibles, égales et également distantes de la raie centrale de la valeur Ah h= 17X 10-6.

A. GUÉBIIARD. - Sur un procédé simple de transformation directe en clichés

photographiques des clichés typographiques et autres objets de faible relief

plan. - P. 40.

Un objet de faible relief plan est placé contre la gélatine d’une plaque sensible légèrement voilée. On plonge le tout dans un bain

révélateur abandonné au repos. On obtient la reproduction fidèle

du relief, du noir à la place des creux, du blanc sur les points en

contact avec la gélatine. Il se produit une particularité intéressante:

c’est l’apparition dans les noirs de tachetages rubannés caractéris-

tiques, dont l’explication peut être fournie par le mouvement du

liquide dans ces couches infiniment minces. La constante capillaire

varie en effets à chaque instant avec la composition du liquide ; cette

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composition change par suite de l’action chimique du bain de déve- loppement sur les substances dont est imprégnée la gélatine.

A. CORNU. --- Sur quelques résultats nouveaux relatifs au phénomène

découvert par 1B1. le Dl Zeeman(1). 2013 P. 181.

L’observation dans le sens des lignes de force ne présente pas de nouvelles particularités. Mais il résulte des mesures micrométriques

faites par l’auteur que l’action du champ magnétique ne dépend pas exclusivement de la longueur d’onde, mais aussi de la nature du

groupe des raies spectrales auquel appartient chaque radiation et du

rôle qu’elle joue dans ce groupe.

Inobservation dans la direction normale aux lignes de force

modifie profondément snr un point important les conclusions primi-

tives de MM. Zeeman et Lorentz : 10 Sous l’influence du champ magnétique, une raie spectrale unique devient quadruple (et non triple, comme on l’avait annoncé) ; les deux raies extrêmes sont pola-

risées parallèlement aux lignes de force, les deux raies intermé- diaires perpendiculairement au champ; le quadruplet ainsi formé

est symétrique par rapport à la raie primitive, et l’écart des deux

raies de même polarisation est sensiblement proportionnel à l’inten-

sité du champ magnétique.

Ces résultats sont susceptibles d’une interprétation cinématique plus complexe que dans le cas constaté par M. Zeeman; mais ils

conduisent à penser que, « comme les composantes vibratoires nor- males aux lignes de force, la composante parallèle à cette direction

est dédoublée ; les périodes des deux parties sont altérées de quan- tités respectivement égales, de signes contraires et proportionnelles

à l’intensité du champ ».

TH. SCHLOESING fils. - Détermination de la densité des gaz sur de très petits

volumes. - Applications. -- P. 220, 476, 696.

On applique à trois gaz superposés, non mélangés et contenus dans des vases communicants le théorème de l’identité de la pression

pour des points en contact avec le gaz le plus lourd dans l’un et dans l’autre vase et placés sur un n1ême plan horizontal. Les parti-

(1) CORNU, Phénornène de Zeeman (J. de Phys., 3e série, t. VI, 613; 1897).

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cularités de la méthode résident dans l’appareil les vases sont représentés par deux tubes étroits plongés dans un manchon pleins

d’eau à température constante et réunis l’un à l’autre par leur par- tie inférieure avec un robinet à trois voies en verre; à ce robinet est fixé un troisième tube relié par l’intermédiaire d’un tube de caoutchouc à un réservoir plein de mercure, qu’on peut élever ou abaisser.

Ce réservoir sert au remplissage des tubes. La position des sur-

faces de séparation des gaz est obtenue en absorbant l’un d’entre eux ; il est ensuite remplacé par du mercnre dont le niveau précise

la hauteur cherchée.

L’expérience faite avec l’azote chimique, l’oxygène, l’argon et le

méthane a donné de bons résultats ; les volumes employés ont varié

de 5 à 7 centimètres cubes. Le gaz auxiliaire était l’acide carbonique.

Il n’a pas été possible d’obtenir des mesnres exactes avec l’hydro- gène, à cause de la rapidité avec laquelle ce gaz se ditfuse dans l’acide carbonique.

M. BIRKELAND. - Sur le spectre des rayons cathodiques. - P. 228 (1)..

Le spectre des rayons cathodiques est obtenu en faisant agir des

forces magnétiques sur un faisceau étroit de ces rayons ; on les rend manifestes par phosphorescence sur une surface de verre. La nature de ce spectre ne dépend pas des gaz traversés, pourvu que les différences moyennes de potentiel entre l’anode et la cathode

soient les mêmes, que la force déviante soit magnétique, ou électro- statique. L’apparence du spectre dépend surtout de la construction

mécanique de la catliode, plutôt que de la matière dont elle est formée. Ceci posé, il résulte des expériences de :B1. Birkeland que la cathode émet : 10 des chocs de décharge intermittents, dont les propriétés sont surtout réglées par les conditions extérieures du tube de décharge : la différence de potentiel entre l’anode et la cathode, les capacités et l’état de conductibilité dans le voisinage

de la cathode ; ces chocs se manifestent par les rayons cathodiques ;

des chocs dont les propriétés sont surtout réglées par les condi- tions du gaz inclus dans le tube ; ces chocs se manifestent par des strates.

(1) Voir BIRKELAND, Rayons cathodiques soumis il l’aclion de (otees magétiques,

J. cle Phys., 3° série, t. VI, 273; 1897).

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MAURICE HAMY. - Sur le spectre du cadmium dans un tube à vide. - P. 231.

On emploie un dispositif analogue à celui de Desains, et on se sert

de la lampe à cadmium décrite par l’auteur (’). L’auteur a observé

dix raies. La première colonne contient des numéros d’ordre ; la deuxième, une indication approximative de l’éclat de chacune des

radiations estimée à l’0153il; la dernière colonne contient les lon- gueurs d’onde calculées en partant de la longueur d’onde de la

radiation rouge hR = O,6438472, déterminée par M. Michelson.

C.i. MOUREAUX. 2013 Snr la valeur absolue des éléments magnétiques

au 1er janvier 1898. - P. 234.

Pour la première fois, ces nombres sont corrigés de l’influence de l’induction de la terre et d une correction instrumentale conve- nable.

(1) J. de Phys., série, t. YB, p. 7:ti; 1898. ,

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MARCEL BRILLOUIN. - Loi des déformations des métaux industriels. - C. R.,

t. CXXVI, p. 328 ; et Ann. de Ch. el de Phys., 7e série, XIII, 377 ; XIV, 311 ; XV, 447; 1898.

Pour faire la théorie des déformations d’un métal industriel, on

doit tenir compte de sa structure. L’analyse micrographique montre qu’un tel corps est constitué par un grand nombre de petits cristaux élastiques et de faible viscosité, ayant une composition chimique

bien définie, et empâtés dans quelques millièmes d’un ciment de faible élasticité, formé aux dépens du fondant employé dans le

traitement métallurgique. Si l’on applique le calcul au cas de cris- taux sans viscosité et d’un ciment sans élasticité, on obtient, lorsqu’il s’agit de la traction, une relation qui résume tous les faits connus.

Cette relation contient, en particulier, le résultat découvert expéri-

mentalement par M. Bouasse, relatif à la limite atteinte, après un temps très long, par l’angle des deux branches aux sommets angu- leux d’un cycle de déformation, sommets qui n’existent que lorsqu’il

y a untemps d’arrétaux extrémités ; les points anguleux disparaissent

en effet pour faire place à un sommet arrondi dans les cycles décrits

sans arrêt, lorsque, par exemple, les oscillations sont spontanées.

CH. FÉRY. - Du rôle de la diffraction dans les effets obtenus avec les réseaux

ou trames photoâraphiques. - C. R., t. CXXVI, p. 333.

- Sur l’irradiaticn photographique, applications diverses. - P. 890. - Remarques

de lB1. CORNU.

M. Féry a déjà donné (’) l’explication de l’étalement des points

des clichés tramés avec l’intensité de la lumière. 11 suffit-pour cela

de faire appel à la théorie élémentaire des ombres et des pénombres,

ainsi qu’au phénomène de « l’irradiation ». Comme quelques auteurs

veulent ne voir dans ce phénomène que la seule action de la diffrac-

tion, M. Féry démontre qu’il ne saurait en être ainsi, et contrôle par

l’expérience les conclusions de sa théorie.

M. Féry a établi avec certitude « l’extension de l’action photogra- phique sur le bord de l’ombre d’une plage éclairée D. La couche sensible illuminée devient, dans son épaisseur, une véritable source secondaire, qui a pour effet d’augmenter le diamètre des objets lumi-

(1) Ch. FÉRY, J. de Phys., 3e série, t. VI, 451; 1897.

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neux enregistrés par la photographies. On peut vérifier ce résultat

si l’on remarque qu’il existe une certaine intensité lumineuse minimum i au-dessous de laquelle la réduction du sel d’argent ne

se produit plus. Il est facile d’en conclure, si K est le coefficient

d’absorption de la couche sensible, que la distance y, à laquelle

s’étend l’action lumineuse pour une intensité incidente io, est repré-

sentée par :

L’expérience démonire en effet que les étalements croissent en pro-

gression arithmétique, quand les intensités lumineuses croissent en

progression géométrique.

D’après M. Cornu, bien que, dans les photographies d’étoiles, cet effet secondaire doive être mis en cause, il y a surtout lieu de se

préoccuper des aberrations de diverse nature qui entourent l’image principale des objectifs; et ceci explique les divergences obtenues

dans les observatoires sur la mesure des grandeurs stellaires d’après

le diamètre photegraphique des étoiles.

A. BLONDEL et J. REY. - Étude expérimentale de l’éclat des projecteurs

de lumièr e. - P. 404.

Lets résultats prévus par M. Blondel, dans sa théorie des projec-

teurs, sont l’objet d’une vérification expérimentale.

On explore le faisceau, qui émerge de la lanterne, en interceptant

celui-ci avec un écran en tôle, percé d’un petit trou qui livre passage à un filet lumineux, dont on détermine l’éclat en faisant usage des méthodes ordinaires de la photométrie.

DANIEL BERTHELOT. - Sur la mesure des hautes températures par la méthode

interférentielle. - P. 410.

Le principe de la méthode employée et qui a été déjà décrite(1)

est le suivant : Si l’on diminue d’une même fraction la densité d’un gaz, d’une part par élévation de température, d’autre part par dimi- nution de pression, l’indice de réfraction prend la même valeur dans

les deux cas. L’auteur décrit les modifications apportées dans son dispositif expérimental : mode de chauffage électrique qui permet

(1) J. de Phys., t. IV, 357 ; 1895.

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d’obtenir la constance des températures élevées ; adaptation aux

extrémités des tubes en terre d’un système de tubes de laiton refroidis,

afin de ménager au rayon lumineux un régime de transition entre les tubes en terre chauffés au rouge et les tubes en laiton froids. Cette

précaution est indispensable si l’on veut obtenir à chaud des franges

aussi nettes qu’à froid.

Enfin on obtient un éclairage intense du collimateur, en projetant

sur la fente l’image d’un bec papillon à acétylène vu par la tranche.

S. GUGGENIIEIMER. - Nouvelles recherches relatives à l’influence des rayons X

sur la distance explosive de l’étincelle électrique. - P. 416.

L’auteur constate que les rayons X ayant traversé la fluorine, pré-

sentent une activité plus grande dans leur action sur la distance

explosive de l’étincelle électrique. Ce résultat est en accord avec les

expériences de MM. Winkelmann et Straubel, relatives à la transfor- mation des rayons X par la fluorine et aux effets photographiques

intenses obtenus avec ces rayons transformés.

H. BiISSON. - Transparence du bismuth dans un champ magnétique. - P. 462.

D’après la théorie électromagnétique de la lumière, le coefficient

d’absorption d’un diélectrique serait proportionnel à la racine carrée

de la conductibilité. Le contrôle expérimental de ce résultat peut

être obtenu avec des lames minces de bismuth. Soumises à l’action d’un champ magnétique, leur conductibilité change, tandis que, con- trairement à la théorie, M. Bunsen n’a constaté aucune variation de l’intensité lumineuse transmise. Il est vraisemblable, après cela,

d’admettre que la conductibilité qui intervient dans les phénomènes

lumineux est d’un autre ordre que celle que l’on mesure ordinai- rement.

R. COLSON. - Influence de la diffusion des éléments du révélateur,

dans le développement photographique. - P. 470.

La chaleur de la main en contact avec la paroi d’une plaque au gélatino-bromure retournée, accélère l’oxydation du révélateur et la réduction du bromure d’argent. L’appauvrissement qui en résulte,

dans le révélateur, au voisinage des parties impressionnées, déter-

mine un appel des substances actives les plus proches; il en résulte,

(10)

675 pour les régions voisines, des apparences plus claires, semblables à des effluves.

L’épaisseur d’un bain tranquille influe sur la vitesse de diffusion et, par suite, sur l’action photographique ; si l’épaisseur est moindrc qu’un demi-millimètre, le mouvement est plus difficile ; par suite,

l’action du bain est ralentie. Ainsi, l’on inet en regard, à cette dis-

tance, deux plaques, l’une A avec une image latente, l’autre B, légè-

rement voilée ; après un séjour convenable sous le bain de dévelop- pement, la plaque B montre un négatif de l’image de A, c’est-à-dire que, en face des parties où le révélateur a été plus ou moins épuisé

par la plaque A, le développement du voile de la plaque B est plus

ou moins supprimé.

G. MOREAU. - Des cycles de torsion magnétique et de la torsion résiduelle du fer doux P. 463. - Remarque de lkI. BOUASSE. - P. 585.

M. Morceau énonce quelques résultats d’expérience, qui se dé-

duisent de faits connus, ainsi que le montre M. Bouasse.

Ainsi MM. Brillouin et Bouasse ont démontré que « les courbes de torsion qui limitent un cycle de torsion fermé sont indépendantes

des amplitudes du cycle ; que la partie descendante du cycle, toutes

réserves faites sur les vitesses avec lesquelles le cycle est parcouru, est sensiblement rectiligne et a l’inclinaison typique T’ relative à

une torsion élastique pure » .

Ceci étant, en appelant ± T et ± C, les limites en angle et couple

du cycle, et T,. la torsion résiduelle, on a :

Pour les grandes torsions, le couple C tend vers une limite

finie C,. D’où T == T,. + C1; c’est la première loi de M. Moreau.

F

La seconde loi de M. Moreau : T = Tr +

3uR,

f est une cons-

tante caractérisant la plasticité du fil, se déduit naturellement de la théorie proposée en f848 par J. Thomson..

(11)

676

BIRhELAV’D. - Sur une analogie entre les rayons lumineux et les lignes de force magnétique. - P. 586.

On rapproche d’un tube de Crookes, de forme cylindrique, un

électro-aimant pour lequel la direction du champ est celle de l’axe du tube. La différence de potentiel entre la cathode et l’anode, qui dimi-

nue d’abord lentement, tombe brusquement au-dessous du dixième de

sa valeur primitive pour une distance donnée de l’électro-aimant à la r cathode. Cette distance critique change avec l’intensité du courant qui

actionne l’électro-aimant. Un fait constant caractérise le phénomène,

c’est que la cathode est le seul endroit du tube, la force magné- tique est la même pour les positions critiques de l’aimant, quelle que soit la nature du gaz existant dans l’intérieur du tube. En outre, les distances critiques sont sensiblement indépendantes de l’intensité du courant à travers le tube. Ce résultat est coniorme au théorème énoncé par l’auteur (1) : la déviation magnétique des rayons catho-

diques dépend uniquement de la tension entre la cathode et l’anode,

la force magnétique étant la même.

Quand l’aimant agit sur la cathodes dans les conditions critiques,

des particules de métal sont projetées et donnent, au bout d’une

demi-heure, sous l’influence de décharges intenses, un miroir opaque de métal déposé sur le verre.

G.-M. STANOIEVITCH. 2013 Les lignes de force et les surfaces équipotentielles

dans la nature. - P. 641.

Il existe d’intéressantes analogies, entre les figures présentées par la section d’un végétal quelconque et les spectres magnétiques.

L’auteur présente à l’Académie des coupes de végétaux, où sont

naturellement représentés un grand nombre de cas particuliers

relatifs à la distribution des lignes de force et des lignes équipoten-

tielles. Ce sont les lemniscates, les figures obtenues avec deux pôles de même nom, etc.

(1) C. R., 28 septembre 1896.

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CROVA et COMPAN. 2013 Sur le pouvoir absorbant du noir de fumée pour la chaleur rayonnante. - P. 707.

Les couches légères de noir de fumée, obtenues en déposant succes-

sivement des couches de noir qu’on lave à l’alcool, sont très adhé-

rentes et absorbent très bien les radiations calorifiques. Toutefois,

la perte d’absorption ne peut s’abaisser au-dessous de 0,02. Si les couches n’ont pas été lavées, l’absorption est, moins complète lorsque

le nombre de couches augmente. De même, lorsque les couches sont

lavées, on ne gagne plus au-delà de dix couches, parce que l’alcool entraîne le noir, qui reste en suspension dans le liquide. Une tellè préparation s’altère rapidement.

On peut obtenir le méme pouvoir absorbant maximum avec un

nombre moindre de couches de noir de platine enfumé et lavé à

l’alcool. Quand les poussières atmosphériques, en adhérant au noir,

ont diminué son pouvoir absorbant, il suffit, pour lui rendre ses

propriétés, de frotter légèrement la couche avec une pesait de daim et de la recouvrir ensuite de quelques couches légères de noir lavées successivement à l’alcool.

E. CARVALLO. - Recherches de précision sur la dispersion infra-rouge

du quartz et du spath. - P. 728 et 950.

En appliquant la méthode précise déjà décrite par lui (1) et en se

servant du grand goniomètre construit par M. Gautier, pour le labo- ratoire de NI. Bouty, à la Sorbonne, M. Carvallo a obtenu de nouvelles valeurs de la dispersion du quartz, dans l’infra-rouge. Ses résultats sont bien représentés par la formule :

l , =h, n et n représente l’indice pour la radiation

a

(1) Spectnes calorifiques (Ann. de Ch. et Phys , 1e série, t. IV, 1895).

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