HAL Id: jpa-00206911
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Amplification paramétrique en hyperfréquences par interaction faisceau-plasma
Pham-Tu-Manh
To cite this version:
Pham-Tu-Manh. Amplification paramétrique en hyperfréquences par interaction faisceau-plasma.
Journal de Physique, 1970, 31 (4), pp.329-337. �10.1051/jphys:01970003104032900�. �jpa-00206911�
AMPLIFICATION PARAMÉTRIQUE EN HYPERFRÉQUENCES
PAR INTERACTION FAISCEAU-PLASMA
par PHAM-TU-MANH
(*)
Institut
d’Electronique Fondamentale,
Laboratoire associé au C. N. R. S.Faculté des
Sciences,
Bâtiment220, 91, Orsay,
France(Reçu
le 23septembre 1969)
Résumé. 2014 Nous présentons une étude
théorique
del’amplification paramétrique
en hyper-fréquences
obtenue avec un systèmefaisceau-plasma.
Grâce aux propriétés non linéaires d’un tel milieu, une partie del’énergie
fournie à lafréquence
Fp de la pompe est convertie enénergie
à la
fréquence
Fs du signal àamplifier.
Le modèle théorique choisi est celui d’unamplificateur
paramétrique à interaction d’ondes, l’énergie de pompe étant véhiculée par le faisceau et le signalet l’« idler »
(de fréquence Fi
= Fp 2014 Fs) par le plasma. Une méthode deperturbation
est utiliséepour calculer le taux de croissance du signal Fs et les résultats montrent qu’on peut obtenir des
gains
très élevés avec un tel amplificateur.Abstract. 2014 A theoretical
study concerning
UHFparametric amplification performed
in abeam-plasma
system isreported.
Due to the nonlinearproperties
of such a medium, energy at pump frequency Fp can be converted into energy atfrequency
Fs of the signal to beamplified.
The theoretical model is that of a travelling wave
parametric amplifier,
the pump wavebeing propagated
by the beam, the signal and idler(frequency Fi
= Fp 2014Fs)
waves by theplasma.
A perturbation method is used to calculate the
growth-rate
of thesignal
wave Fs and the results show that veryhigh gains
can beexpected
from such anamplifier.
PHYSIQUE 31, 1970,
1. Introduction. - Le
principe
ducouplage
para-métrique
est connudepuis longtemps,
mais ce n’estque récemment
qu’il
a connu un réeldéveloppement
avec l’utilisation de milieux tels que
semi-conducteurs, ferrites,
ou, à undegré moindre,
faisceaux d’électrons.Par la
suite,
l’idée est venued’exploiter
lespropriétés
non linéaires d’un
plasma
pour réaliserl’amplifica-
tion
paramétrique [1]. Quelques
tentativesexpéri-
mentales eurent lieu mais donnèrent des résultats peu
encourageants [2].
Nous avons pour notrepart
réa- lisé unamplificateur paramétrique
dans unsystème
mixte
faisceau-plasma
et les résultats obtenus ont étépubliés
par ailleurs[3].
L’étude
théorique présentée
ici tente de donner uneexplication
du mécanismephysique
del’amplification.
Elle
s’inspire
dans sesgrandes lignes
d’un traitement utilisé dans la théorie des tubeshyperfréquences
etreprise
par Kino pour le cas d’unplasma
seul[1].
L’amplificateur paramétrique
considéré est dutype
non
dégénéré,
à constantes distribuées et à ondes pro-gressives
etemploie
lespropriétés
non linéaires d’un milieuplasma-faisceau
d’électrons.2. Modèle
théorique. Hypothèses.
- Lesystème faisceau-plasma
est considéré comme formant untout,
possédant
sescaractéristiques
dedispersion
etdans
lequel
sontinjectés
lesignal
àamplifier
de fré-quence
F,
ainsiqu’une
onde de haut niveau depuis-
sance et de
fréquence Fp (source
depompe).
Dans lesystèmp
sepropagent
alors trois ondes defréquences Fp, F,
etFi
=Fp - F, (appelée
« idler»),
dont leschamps agissent
sur le mouvement des électrons du faisceau et duplasma
pour donner naissance à un courantélectronique.
Ce courantdépend
des troisfréquences
à la fois et son
expression comprend
enparticulier
un terme du second ordre
correspondant
aucouplage
entre les trois ondes. Ce terme,
qui
estnégligé
dansun traitement
linéaire,
a, pour lesignal
et pourl’idler,
une
amplitude proportionnelle
à celle duchamp
depompe ; il
peut
donc être suffisammentimportant
pour modifier leurscaractéristiques
depropagation
linéaire.Par son intermédiaire on calculera les nouvelles constantes de
propagation
dusystème
et on en déduirale taux de croissance des différentes ondes.
Considérons les deux états suivants du
système : 1)
ETAT INITIAL DIT « NON PERTURBÉ ». - Si oninjecte séparément
dans lesystème
l’une des troisondes de
fréquences respectives
col, c~2 ou Q)3, elle sepropage avec l’une des constantes de
propagation
non
perturbées f3 2
ourespectivement.
Nousdésignerons
dans la suite par col, Q)2, ~3 lesfréquences angulaires
dusignal,
de l’idler et de la pompe respec- tivement. Leschamps
HFcorrespondants, sont El, E2, E3
etHl, H2, H3.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01970003104032900
330
2)
ETAT DIT « PERTURBÉ ». - Les trois ondes existent simultanément dans lesystème
et vérifient la relation :Dans les conditions où la relation
supplémentaire
est
vérifiée,
il peut y avoircouplage
entre cesondes,
c’est-à-dire modification des constantes de propaga- tion
initiales, qui
deviennent alorsPa, fi, respecti-
vement. Nous supposons
cependant
que le niveau de la pompe est trèsgrand
parrapport
à celui dusignal amplifié,
c’est-à-dire que lapropagation
de la pompe n’est pasperturbée
par l’interaction. Nous avonsdonc :
P,
=~3 ?3 réel).
Nous écrivons ensuite les
équations
habituellesauxquelles
obéissent les électrons dusystème,
enconservant tous les termes
jusqu’au
second ordre. La résolution de ceséquations permet
enfind’exprimer
la variation
(Pa - fli)
en fonction desgrandeurs
dusystème
initial nonperturbé.
Un tel
problème
traité dans sagénéralité
seraitdifficilement
soluble,
aussi sommes-nous amenés à faire certaineshypothèses simplificatrices :
a)
Nous utilisons leshypothèses
souvent intro-duites dans l’étude des
plasmas
enhyperfréquences,
c’est-à-dire :
plasma froid,
sanscollisions,
ions immo- biles.b)
Faisceau etplasma
sontsupposés homogènes, cylindriques,
de même rayon etplacés
dans le vide.c)
Lechamp magnétique statique
de confinementBo
est
supposé
de valeurinfinie,
cequi
restreint le mouve- ment des électrons à la seule direction Oz de cechamp, qui
est aussi la direction dedéplacement
du faisceau.d)
Nous supposons que lesystème
nonperturbé
propage sans
pertes
niamplification
lesignal
etl’idler,
c’est-à-dire
qu’il
est stable pour ces deuxfréquences.
Les constantes
fli
etP 2
sont donc réelles.e)
Toutes lesgrandeurs
variables seront de laforme :
3. Modes de
propagation.
- Les trois ondes dusignal,
de l’idler et de la pompe sontsupposées
être purementprogressives.
Entreelles,
existent les rela- tionssuivantes,
dans le cas d’unsystème
àsymétrie
de révolution :
La relation
(3)
traduit deux résultats :- d’une part, la croissance doit être la même pour le
signal
et pour l’idler :- d’autre part, la pompe
perturbe
lapropagation
du
signal
et de l’idler defaçon
àimposer
une condi-tion de résonance entre les constantes de
phase
dusystème perturbé :
Nous verrons par la suite que le calcul du
gain impose
la connaissance des constantes depropagation
du
système
nonperturbé,
c’est-à-dire de la définition des modes depropagation
pour les différentes ondes.Pour un
amplificateur paramétrique
à interactiond’ondes,
ces modes doivent vérifier les relations(1)
et
(2)
entre lesfréquences
et les constantes dephase
dusystème
initial.Quand
lesfréquences varient,
les vitesses varient aussi et legain
total ainsi que la lar- geur de bande seront d’autantplus grands
que les ondes resterontplus longtemps
enquasi-résonance ;
ceci est vérifié pour un milieu peu
dispersif.
Un telmilieu est
représenté
parexemple
par un faisceau d’élec- trons peu dense où sepropagent
des ondes suivant unmême mode de
charge d’espace,
ou par unplasma
dansle début de sa courbe de
dispersion correspondant
auxbasses
fréquences.
Dans ces deux cas, les trois ondes sontpropagées
par la même mode et la relation(2)
est
approximativement
vérifiée.Cependant,
la condi-tion de faible
dispersion
n’est pasimpérative
et onpeut imaginer
des cas où les trois ondes seraient pro-pagées
par trois modes différents d’un mêmemilieu ;
ces cas
hypothétiques, qui
sont hautementdispersifs,
ne donnent évidemment
qu’une
bandepassante
très réduite.Dans notre
système faisceau-plasma,
où les deuxcomposantes
doiventintervenir,
les mesuresexpéri-
mentales
[4]
nous ont conduits à choisir le modèle suivant : l’onde de pompe estpropagée
par un mode decharge d’espace
dufaisceau,
tandis quesignal
etidler sont
propagés
par un même mode deplasma.
De
plus,
la pompe cédant del’énergie
aufaisceau,
excite dans celui-ci un moderapide,
tandis que le mode deplasma
est un mode direct de la branche« basse » du
diagramme
dedispersion,
étant données les valeurs desfréquences
enjeu.
Parailleurs,
l’exci-tation des ondes dans le
plasma
et dans le faisceau sefaisant par l’intermédiaire d’un même
coupleur,
lesmodes excités
présentent
la mêmesymétrie ;
dans lecas de l’excitation par une hélice en
particulier,
lescomposantes E-
etH,
sont non nulles. Dans lasuite,
nous considérons le seul mode à
symétiie
de révolu-tion pour le
plasma
et nous verrons quel’hypothèse
d’un
champ magnétique statique
infini réduit lechamp propagé
par le faisceau à la seule composantelongitu-
dinale
Ez.
Une fois les modes de
propagation définis,
il estensuite aisé de trouver les
fl;
icorrespondants,
et cecisera fait
plus
loin.4. Calcul de la densité de courant. - Nous allons maintenant montrer que, sous l’action d’une forte
puissance
de pompe, les termes habituellementnégli-
gés
en théorie linéaire deviennent iciprépondérants,
et en
particulier
les termes au second ordre où inter- viennent la vitesse et la densité de courant.a) EQUATION
DU MOUVEMENT. - Le mouvement des électrons étant réduit à la seule direction Oz duchamp magnétique statique Bo, supposé
par ailleursinfini,
nous avons à lafréquence
coi :Ecrivons v, sous la forme :
uo
désignant
lapartie
continue de lavitesse, t~
etv"
les termes du
premier
et du second ordre enEi.
Por-tons dans
(4)
en negardant
que les termes d’ordreégal
ou inférieur à 2. Enséparant
les termes du pre- mier et du second ordre :La
partie
linéaire(5)
donne :Remarquons
ici que, en touterigueur,
la dérivationtelle
qu’elle
est faite ci-dessus estinexacte,
car ellesuppose que
v’i
estindépendant
de z, avecv~~
définipar :
Cependant,
commev’
estproportionnel
àEi, l’ap- proximation
faite revient ànégliger
devantce
qui
est concevable si l’on suppose que lesamplitudes
des
champs
dusignal
et de l’idler sont lentement varia- bles en z, ou encore que la variation duchamp
parlongueur
d’onde est faible devant laquantité
La même remarque peut
s’appliquer
à la dérivationqui
est effectuéeplus
loin.La
partie
du second ordre(6) donne,
à lafréquence
w par
exemple :
où nous avons
posé :
Le second membre de
(8)
fait intervenir tous les termes dont leproduit
donne un terme à la fré-quence ± c’est-à-dire tous les termes de fré- quence ± W2 et + W3. En ne considérant que les termes à la
fréquence
+d’où :
En calculant de même le terme à la
fréquence -
úJ2 :b) EQUATION
DE CONTINUITÉ. -Séparons
de mêmeles densités de courant et de
charge
enpartie
continueet en
partie
variable :La
partie
variable de la densité de courant étant définie par :L’équation
de continuités’écrit,
endécomposant
en termes du
premier
et du second ordre :On obtient :
332
En calculant comme ci-dessus le terme correspon- dant à la
fréquence
+ co 1 :-
Développons
etremplaçons p2
et~3
par leurs valeurs tirées de(11) et v1’’
par sa valeur donnéepar (9) :
Nous pouvons maintenant calculer la
composante Jl
à la
fréquence
mi :En
remplaçant
les différentesgrandeurs
par leursvaleurs calculées
piécédemment :
De la même
façon
on calcule le terme à la fré- quence - úJ2 :Les relations
(12)
et(13)
montrent que le terme du second ordre de la densité de courant estproportion-
nel à
l’amplitude
duchamp
de pompe.Appliquons
maintenant ces résultats au faisceau et au
plasma,
enaffectant les
grandeurs correspondantes
des indicesf et p respectivement.
Posons :uo = 0 pour un
plasma stationnaire,
wp et evj dési-gnant
lesfréquences angulaires
deplasma
duplasma
et du faisceau. Le courant J" total sera la somme des courants
J~
etJp
du faisceau et duplasma :
avec
CI et CZ
définis par :Les relations
(14)
et(15)
donnent la valeur de lacomposante
du second ordre J" de la densité de cou-rant
électronique
dans lesystème faisceau-plasma,
due au
couplage
entre les trois ondes. C’est cette compo- santequi,
enperturbant
lapropagation
dans le sys-tème, permettra
le cas échéant d’obtenirl’amplifica-
tion des
champs
dusignal
et de l’idler.5. Constantes de
propagation
dusystème perturbé.
- Dans le
système
initial nonperturbé
leschamps
s’écrivent à la
fréquence
co, parexemple :
Ces mêmes
grandeurs deviennent,
dans lesystème perturbé :
Ecrivons les
équations
de Maxwell dans les deuxcas :
-
Système
nonperturbé
-
Système perturbé
Nous avons introduit ici la constante
diélectrique
relative Er du
système faisceau-plasma
considérécomme un ensemble. Sa valeur
importe
peu ici carelle sera éliminée dans la suite du calcul.
En combinant les
quatre équations (16)
et(17),
en calculant le flux de
puissance qui
traverse unesection de la colonne
plasma-faisceau
et enappli- quant
le théorème de ladivergence
nousobtenons, après
un calcul que nous ne détaillerons pas ici(cf.
par
exemple
réf.4),
la relation suivante :avec :
section de la colonne
faisceau-plasma;
vecteur unité de l’axe
Oz ;
La relation
(18) exprime
la modification de la cons- tante depropagation /31
du mode defréquence
col,provoquée
par un courantoi
sepropageant
avecune constante de
propagation égale
àf3 a
à travers lesystème.
Cetteexpression
ne seprête cependant
pas àun
emploi commode,
car elle fait intervenir des gran-deurs
inconnues appartenant ausystème perturbé, Eoa
etHaa. Remarquons
aussi que lesgrandeurs
intervenant au dénominateur de
(18)
sont toutes des composantes transverses deschamps correspondants.
Si l’on suppose maintenant que les
champs perturbés
et non
perturbés
ont la même distributionradiale, l’hypothèse
des faiblesperturbations
permet d’écrire les relationsapprochées
deproportionnalité
sui-vantes :
où M est une constante arbitraire. En
portant
dans(18),
nous remarquons alors quel’intégrale figurant
audénominateur est
égale
àquatre
foisl’expression
dela
puissance transportée
par le mode nonperturbé
àla
fréquence
Endésignant
parP,
cettepuissance :
En
procédant
de même à lafréquence
on trouve :avec :
Les relations
(20)
et(21)
donnent les nouvelles constantes depropagation Pa
etPb,
c’est-à-dire aussi le taux de croissance des ondes à lafréquence
dusignal
et de l’idler. Les valeurs deVoi
etJ~2
sontdonnées par les
expressions (14)
et(15)
calculéespré-
cédemment. Il reste maintenant à
exprimer
les fluxde
puissance Pi
etP2 transportées
par le milieu fais-ceau-plasma.
6. Puissance
transportée
par lesystème
faisceau-plasma.
-- Lesquantités Pl
etP2 représentant
lespuissances
totalestransportées
par lesystème
auxfréquences
w 1 et úJ2, comprennent unepartie
en pro-venance du
faisceau,
une autre en provenance duplasma.
Pour unplasma stationnaire,
lapuissance
estd’origine
purementélectromagnétique.
Pour un fais-ceau
modulé,
lapuissance d’origine cinétique
est aucontraire
prépondérante,
celled’origine électromagné- tique
étantnégligeable
ou même nulle dansl’hypo-
thèse d’un faisceau illimité transversalement.
1)
Nous avons fait le calcul de lapuissance
élec-tromagnétique propagée
par une colonne deplasma cylindrique
de rayon a,placée
dans le vide enprésence
d’un
champ magnétique statique
infini[4].
En neconsidérant que le mode à
symétrie
derévolution,
l’ondepropagée
sera une onde TM ayant pour seules composantes dechamp : Ez, E,,,
avecEZ
de laforme :
L’écriture des
équations
de Maxwell et des condi- tions aux limitespermet
d’obtenir la relation de dis-persion
suivantes :avec
Le flux de
puissance
se définit par :Les indices 1 et 2 se
rapportent respectivement
aumilieu intérieur
(0 r a)
ou extérieur(r > a)
à lacolonne. Le calcul de
Pp
àpartir
des valeurs deEr
et
H8 donne,
à lafréquence
mi(Col
ouc~2) :
2)
Lapuissance
totaletransportée
par un faisceau modulé s’écrit :la
grandeur V représentant
la tensioncinétique
cor-respondant
à la modulation de vitesse v, est définie par :334
Le deuxième terme dans
l’intégrale, représentant
leflux de
puissance cinétique,
est engénéral beaucoup plus grand
que lepremier qui correspond
au flux depuissance électromagnétique ;
dans cequi suit,
nousnégligerons
ce dernier terme. Enexprimant V
et J enfonction de E :
Considérons un faisceau de même rayon a que la colonne de
plasma
etplacé
dans les mêmes condi-tions ;
nous obtenons :3)
En combinant(23)
et(24)
nous obtenons l’ex-pression
cherchée de lapuissance
totaletransportée
par le
système-faisceau plasma
à lafréquence
evi :7.
Expression
dugain.
- Dans lesexpressions (20)
et(21),
lesquantités £01’ Eo2, J;2 (qu’il
nefaut pas confondre avec les fonctions de Bessel
Jo
et
Ji)
ont été définies telles que :Nous déduisons de
(14),
en utilisant à nouveaul’approximation (19) :
Dans les
équations ci-dessus,
nous avons écrit :car la
propagation
estsupposée
se faire sanspertes
dans lesystème
nonperturbé.
Les
quantités
sous lesigne
«intégrale »
au numéra-teur de
(20)
et(21)
peuvent s’écrire :Portons dans
l’expression (20) :
Remarquons
que le second membre de(25) dépend
de
13 a
et13:
par l’intermédiaire de laquantité Ci (relation 15).
Utilisons encorel’approximation
desfaibles
perturbations qui
nous permet deremplacer
dans ce second
membre 13 a par B1
et13:
parfl2.
Procé-dons de même pour
(21)
où le second
membre,
avec la mêmeapproximation
que
ci-dessus,
nedépend
pas de et13:.
Faisons maintenant le
produit
de(25)
par(26)
etposons :
en
désignant
parH2
leproduit
des seconds membres.Pour tenir compte d’un défaut
possible
desynchro-
nisme entre les trois ondes du
système
nonperturbé,
écrivons par ailleurs :
Avec la relation
(3)
nous obtenons :où le terme
H~
estindépendant
de Les racines decette
équation
du seconddegré en f3 a
sont :Si la
conditions H ~ > ~ 18/2 est vérifiée,
lesystème permet
lapropagation
d’une onde croissante et d’une ondedécroissante,
cequi signifie qu’un amplificateur paramétrique
àpropagation
d’ondespeut
donner ungain positif
si on considère l’onde directe. Le tauxd’amplification
estégale
à :et il est maximum pour
8=0,
condition de résonance :.
Exprimons GmaX â
l’aide de(25), (26)
et des expres- sions trouvées pourPl
etP2 (relations
23 et24) :
avec :
Un calcul
analogue
à lafréquence
úJ2 donnera uneexpression identique
pour legain
de l’idler.8. Résultats. - Le calcul du
gain, qui
s’effectuepar les relations
(27)
et(28), impose
la connaissance des constantes depropagation f3
etTi
dusystème
fais-ceau-plasma.
Avec le modèleadopté
ici et défini auparagraphe 3,
nous avons pour l’onde de pompe :et
dans
l’hypothèse
d’unchamp magnétique infini,
iln’y
a pas depropagation
radiale dans unfaisceau ;
la seule
composante
dechamp
est dontl’ampli-
tude est constante dans toute la section.
Pour le
signal
etl’idler,
lesfli
s’obtiennent àpartir
de la relation de
dispersion (22) qui peut
se réécrire :avec :
A
partir
de(30)
on peut tracer les courbes de dis-persion
duplasma
pour différentes valeurs de c~p,puis
déterminer les valeurs à donner à certains para- mètres(vitesse
du faisceau etfréquences)
pour avoirsynchronisme total,
c’est-à-dire ungain
maximum.Les calculs
numériques
ont été faits àpartir
desrelations
(27)
et(28)
donnant legain.
De nombreuxparamètres
interviennent ici etparmi
eux nous avonsretenu les quatre
plus importants :
-
Fréquence
de la pompeFp ;
-
Fréquence
dusignal FS ;
-
Fréquence plasma
duplasma Fo ;
- Vitesse du faisceau uo.
D’autres
grandeurs
ont été maintenuesinchangées
tout au
long
des calculs : le rayon a de la colonne deplasma-faisceau
etl’amplitude E3
duchamp
de pompe,pris égaux respectivement
à 3 mm et 500V/m.
Lesfigures
1 à 4 illustrent les résultats de ces calculs.1. En fonction de la
fréquence
de pompeFp,
nousavons
porté
sur lafigure
1 la variation dugain
pour deux valeurs de la vitesse uo du faisceau. La courbeprésente
une très forterésonance, laquelle
ne seproduit
àFp
= 2F,
que si la vitesse uo a la valeurcorrespondant
ausynchronisme.
Parexemple,
pourune
fréquence plasma Fo de 2,2 GHz,
cette valeur estFm. 1.
de uo =
1,92
x10’ m/s (courbe
en traitplein).
A
Fo
constant, lepic
sedéplace
vers lesfréquences supérieures
ou inférieures à 2FS
selon que uo estplus
faible ouplus
élevée que la valeur donnant lesynchronisme
(courbe enpointillés). Expérimentale-
ment, si l’on connaît la valeur de uo donnant le
gain
maximum pour
Fp
= 2Es,
on peut en déduire lavaleur de
Fo,
et ceci peut être une méthode indirecte de mesure de lafréquence
deplasma.
336
2. En fonction de la
fréquence
dusignal Fs,
nousretrouvons le même caractère de résonance
aiguë,
FIG. 2.
FIG. 3.
avec un
gain
maximum très élevé.Cependant
lacourbe
présente
maintenant laparticularité
d’êtresymétrique
par rapport à la valeurFS = 2 Fp
due aurôle semblable des
fréquences
designal
et d’idler.Dans le but d’une confrontation ultérieure avec les résultats
expérimentaux,
nous avons voulu étudierl’effet sur le
gain
des fluctuations deparamètres
telsque
Fo
ou uo. Lafigure
2 illustre ainsi l’influence d’une variation de lafréquence
deplasma Fo de 5 %
de
part
et d’autre de la valeur donnant lesynchronisme
(courbes enpointillés
et en traitsdiscontinus).
Pourchaque
valeur deFs,
legain
varie alors entre ces deux valeurs extrêmes et legain
réel est la moyenne faitesur tous ces
gains partiels.
Les fluctuations deFa
ont donc pour Effet de diminuer fortement le
gain
maximum à la résonance et
d’augmenter
lalargeur
de bande.
3. Les
figures
3 et 4 montrent la variation dugain
en fonction de la vitesse du faisceau et de la
fréquence
de
plasma,
et on y observe le mêmeaspect
caracté-ristique
de résonanceaiguë.
FIG. 4.
9. Conclusion. - Les résultats
précédents
montrentd’une
part
que les courbes de variation dugain pré-
sentent au
synchronisme
une résonance très pronon-cée,
d’autrepart
que lesgains
maximums sont trèsélevés. Ce dernier
point provient
enpartie
deshypo-
thèses de calcul que nous avons
faites,
et il est rai- sonnable de penser que le choix d’un modèle théo-rique plus proche
du modèlephysique
aurait donnéun
gain plus
faible. Parailleurs,
nous n’avons consi-déré ici que le
couplage
entre les trois ondes de fré- quences col, ~3 et nous avonsignoré
tous lesmodes de
fréquences supérieures
à tels que parexemple
les modes à +col)
et +c~2) ;
cesmodes sont
couplés
defaçon passive
ausignal
etcontribuent à réduire fortement le
gain
sur ce dernier.L’aspect
de résonance des courbes degain,
par contre, estcaractéristique
du mécanismephysique
de l’am-plification
et doit parconséquent
se retrouver dansles courbes
expérimentales.
Si nous nous reportons aux travaux de
l’équipe
deKino
[1, 2]
etqui
serapportent
au cas d’unplasma
seul,
nous voyons que les résultats obtenus ici sont meilleurs et ceci est vraisemblablement dû à l’intro- duction d’un faisceau : d’une part lesynchronisme
entre les trois ondes peut être réalisé de
façon plus parfaite,
d’autre part l’existence d’une vitesse d’en- semble du faisceau augmente la valeur des courantsJi~
(relations 14, 15),
c’est-à-dire augmente legain.
Un travail
expérimental
a par ailleurs été réalisé[3]
et a montré la réalité de
l’amplification paramétrique
par le
système faisceau-plasma.
Dans un article ulté-rieur,
nous ferons lacomparaison
entre résultatsexpérimentaux
etthéoriques.
"
Bibliographie [1] KINO (G. S.), J.
Appl. Phys.,
1960, 31, 1449.[2] LUDOVICI (B.