• Aucun résultat trouvé

Correctif du travail en histoire (leçons 1 & 2)

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Correctif du travail en histoire (leçons 1 & 2)"

Copied!
13
0
0

Texte intégral

(1)

Correctif du travail en histoire (leçons 1 & 2)

Leçon 1 :

L’Échec de la paix : 1936-1939- Vers la Seconde Guerre mondiale.

Attention, petites précisions :

- Les mots surmontés d’un astérisque sont expliqués en orange dans le point

« vocabulaire » ;

- Ce qui est noté en vert va au-delà de ce qui est demandé ;

- Ce qui est noté en rouge correspond à la conclusion de chaque leçon.

À partir du dossier 35/38 (L’échec de la paix : 1936-1939), réponds aux questions du chapeau :

Document 38/11 (carte postale, Paul Barbier, 1939) :

Hitler est assis à l’avant-plan, il porte l’uniforme des SA et un brassard avec la croix gammée. Il est en pleine réflexion ou en plein rêve (« Hitler’s dream »). À l’arrière-plan, la terre et la lune sont frappées de la mention « Deutschland » (« Allemagne »). De toutes les régions dégoulinent des larmes de couleur rouge sang. Cette carte postale dénonce le « rêve d’Hitler » : dominer le terre et même la lune, étendre l’Allemagne aux limites du monde et même de l’univers.

La carte annonce les visées expansionnistes d’Hitler. Le caricaturiste met en garde contre ce projet qui apportera pleurs et malheurs.

- Pourquoi et comment Hitler en est-il arrivé à agresser son voisin polonais ?

Hitler veut récupérer la ville de Dantzig. Jusqu’en 1919, cette ville appartenait à l’Allemagne. Suite au traité de Versailles, en 1920, Dantzig est devenue une ville libre. Elle est liée à la Pologne par une union douanière et placée sous le contrôle de la société des nations (SDN). Dès le mois de mars 1939, la question de la rétrocession de la ville au Reich est posée.

(2)

Dans le document 38/12, on peut lire qu’Hitler veut résoudre la question de Dantzig (voir carte « Repères 129 : L ‘Europe en 1938-1939 ») et le problème du « corridor » (« couloir séparant Dantzig du reste de l’Allemagne »). Il ne reconnaît pas le traité de Versailles (« Pour nous, le traité n’a jamais eu force de loi »). Il souhaite une collaboration pacifique avec la Pologne.

- Comment les démocraties occidentales ont-elles réagi ?

Dans le document 38/7, Churchill dénonce les accords de Munich* qui équivalent, selon lui, à une capitulation des démocraties occidentales face à Hitler. Cela n’apportera ni la paix ni la sécurité. Il dit que les démocraties occidentales avaient le choix entre le déshonneur et la guerre, elles ont choisi le déshonneur. Dans le document 38/6, Chamberlain dit clairement que la guerre sera l’ultime recours et qu’il cherche des solutions pacifiques. Les démocraties occidentales ne veulent pas replonger dans un nouveau conflit, 14-18 est encore trop proche.

Vocabulaire :

* Les accords de Munich :

Sur base du doc. 38/5 : Armistice 1938, caricature, L’Humanité, 29/09/1938.

Mussolini, Hitler, Chamberlain (Grande-Bretagne) et Daladier (France) se réunissent à Munich les 29 et 30 septembre 1938. L’idée est de « sauver la paix ». La France et la Grande-Bretagne blanchissent les coups de force d’Hitler. La réunion porte sur le rattachement des Sudètes à l’Allemagne (région située au Nord de la Tchécoslovaquie peuplée d’Allemands).

L’accord impose à l’armée tchécoslovaque de se retirer du territoire des Sudètes et prévoit que celui-ci sera progressivement occupé par les troupes du Reich. Lors de cette conférence, Hitler embobine tout le monde et promet que ses ambitions s’arrêteront là.

(3)

POUR RÉCAPITULER :

Lis le texte qui suit et n’hésite pas à observer la carte qui se trouve dans ton manuel, « Repères 127 : L’Europe en 1914 ».

. Le réarmement de l’Allemagne :

En 1931, suite à la crise, l’Allemagne ne peut plus payer ses dettes de guerre de 1918. Les Etats-Unis décident de mettre fin au remboursement.

En 1932, le plan de désarmement du monde entier échoue (conférence de Genève : conférence diplomatique organisée par la SDN en collaboration avec les Etats-Unis et l’URSS pour le désarmement). Hitler en profite pour redévelopper l’armée allemande, malgré l’interdiction fixée par le traité de Versailles (1919). Les Européens restent divisés et faibles face à la menace hitlérienne. La France tire la sonnette d’alarme mais n’obtient qu’une faible alliance de l’URSS. En 1936, Hitler décide d’occuper la zone démilitarisée de la Rhénanie. C’est un véritable coup de force. Il n’y a aucune réaction de la part des démocraties occidentales.

Hitler comprend qu’il peut aller de l’avant.

. La guerre d’Espagne :

En 1936, la gauche gagne les élections en Espagne. L’extrême-droite du général Franco déclenche une guerre civile pour supprimer le gouvernement de gauche. L’Allemagne va aider massivement Franco. La France et la Grande-Bretagne n’interviennent pas afin d’éviter une guerre générale. Franco l’emporte. C’est une nouvelle victoire pour Hitler et pour l’extrême-droite (voir point sur l’Espagne franquiste plus loin).

. L’expansion de l’Allemagne nazie :

En 1936, c’est la signature de l’axe Rome-Berlin (alliance entre Hitler et Mussolini). Dès 1937, Hitler décide d’aller plus loin : il veut créer un

(4)

espace vital auquel la race supérieure a droit en rattachant à l’Allemagne toutes les régions de langue allemande. En 1938, il annexe l’Autriche, c’est l’anschluss. Il amène également les Allemands des Sudètes (Nord de la Tchécoslovaquie) à réclamer leur indépendance. La Tchécoslovaquie fait appel aux alliés mais la France ne veut pas s’engager seule, l’URSS ne peut intervenir sans traverser la Pologne, qui lui refuse le passage.

Chamberlain, le 1er ministre anglais, pousse la France à accepter le rattachement des Sudètes à l’Allemagne « pour éviter la guerre ». À la conférence de Munich en septembre 1938, Hitler « embobine » tout le monde en promettant que ses ambitions s’arrêtent là. Mais très vite, il entreprend l’annexion de toute la Tchécoslovaquie. La Grande-Bretagne et la France comprennent qu’il ne s’arrêtera plus mais il est trop tard. En 1939, Hitler envahit ce qu’il reste de la Bohême-Moravie, favorisant la naissance d’une Slovaquie « indépendante » (régime pro-nazi). Il occupera une ville de Lituanie et aura des revendications sur la ville libre de Dantzig (voir point suivant). L’Italie, quant à elle, envahit l’Albanie.

. L’affaire polonaise : Hitler annonce qu’il veut annexer, en Pologne, le couloir de Dantzig qui coupe l’Allemagne en deux. L’Angleterre annonce que ce serait un acte de guerre. Le 23 août 1939, Hitler parvient à signer un pacte de non-agression avec l’URSS en promettant à Staline de le laisser réaliser ses propres ambitions territoriales sur certains états slaves.

Hitler a donc les mains libres. Le 1er septembre 1939, il envahit la Pologne. Le 3 septembre, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne mais sans intervenir, c’est ce qu’on appellera la

« drôle de guerre ». Le 17 septembre, l’URSS se jette à son tour sur la Pologne afin de récupérer les territoires cédés en 1917 (Brest-Litovsk). Le 28 septembre, l’Allemagne et l’URSS se partagent la Pologne. L’URSS envahira également, dans la foulée, la Finlande et les pays baltes.

(5)

EN PLUS…

Point sur l’extrême-droite en Espagne et en Belgique :

. L’Espagne franquiste : En 1931, l’Espagne est une république. Aux élections de 1936, le Front Populaire est au pouvoir (réformes agraires, politique anticléricale). Un soulèvement militaire des Nationalistes (grands propriétaires, haut-clergé, militaires) a lieu, d’abord au Maroc, puis en Espagne même, sous la férule du général Franco. De 1936 à 1939, une guerre civile éclate en Espagne, opposant les Nationalistes aux Républicains. Il y a un million de morts. Le général Franco, aidé par l’Allemagne et l’Italie, s’imposera. Pour les puissances de l’Axe, la guerre civile espagnole est une répétition de la guerre à venir. Franco sera surnommé le « caudillo » et sa dictature durera de 1937 à 1975. Aider l’Espagne républicaine, c’est aider la démocratie et la liberté. Pourtant, les démocraties n’interviendront pas, ne favorisant que la formation de Brigades Internationales.

. La Belgique :

- De 1909 à 1934, sous le règne d’Albert 1 …er

. Depuis 1919, c’est le suffrage universel masculin. On passe de 46 000/4 000 000 électeurs en 1830 à 2 1000 000/7 500 000 électeurs en 1919. La Belgique pratique la représentation proportionnelle. On doit donc former des coalitions gouvernementales et pratiquer le compromis « à la belge ». L’instabilité des gouvernements (plus de 10 gouvernements entre 1921 et 1935) discrédite la politique auprès de l’opinion publique ;

. Le POB devient le 2e parti belge (semaine des 48h en 1921 puis des 40h/sem. et des congés payés en 1936) ;

. Entre 1930 et 1932, on passe de 36 000 chômeurs à 215 000 chômeurs. Cependant, malgré cette baisse du nombre de

(6)

travailleurs (et la diminution légale du travail), la production reste constante voire augmente ;

. Les premières lois linguistiques apparaissent : unilinguisme régional dès 1932, double administration, statut bilingue de Bruxelles (pour autant qu’il y ait une minorité linguistique de 30%).

Gand se dote d’une université néerlandophone.

- De 1934 à 1951, sous le règne de Léopold III…

. Le règne de Léopold III est marqué pas les décès (décès de son père, Albert 1er, et de sa femme, la reine Astrid) ;

. Apparition et développement de l’extrême-droite : côté néerlandophone, le VNV (Vlaams Nationaal Verbond) fondé en 1933 par Stef De Clerq et, côté francophone, Rex, fondé par Léon Degrelle ;

. Le VNV est indépendantiste, catholique et fasciste. Il a 16 députés en 1936, 17 en 1939, lesquels font pression sur les autres parlementaires flamands. C’est le début de la question flamande. Le VNV veut la fin de la Belgique et l’unité avec la Hollande ; la fraternité germanique incite le VNV à un « devoir de collaboration » avec Hitler ;

. Rex n’a pas une idéologie aussi tranchante que le VNV. Début des années trente, le mouvement catholique « Christus Rex » (Christ Roi) apparaît en Belgique, dirigé par Léon Degrelle, un orateur exceptionnel (grands meetings à la mode fasciste auxquels assistent tous les mécontents). Son but est d’attaquer le communisme et de dénoncer les scandales politiques de l’époque. Il critique le régime parlementaire et la démocratie, son symbole est le balai (pour balayer la classe politique en place). C’est également un opportuniste, il n’hésite pas à dire l’inverse de ce qu’il pense pour se rallier des supporters. En 1936, Rex a 21 députés. C’est le triomphe.

En 1937, il se présente pour un siège de député à Bruxelles. Le cardinal Van Roey appelle alors les catholiques à voter contre lui, le voyant comme une menace pour le parti catholique. Degrelle est

(7)

battu. Il organise ses forces en milices en uniforme noir (style fasciste) et reçoit des subsides de Mussolini. Il veut instaurer un système totalitaire. En 1939, il n’obtient que 4 députés (érosion très rapide du parti). Rex est un parti sans solidité structurelle, il polarise les mécontentements et les peurs, sans apporter de réelles réponses (au contraire du VNV). En 1940, la Belgique est envahie par les Allemands. Degrelle s’engage dans l’armée allemande, puis dans les SS pour « défendre la Belgique ». Il lève un groupe de volontaires pour aller combattre les communistes en Russie, la « Légion Wallonie ». Il rencontrera Hitler. En 1945, il s’enfuit en Espagne. Il gardera des contacts étroits avec l’extrême-droite belge et ne changera jamais ses opinions politiques.

Leçon 2 :

La Seconde Guerre mondiale : les faits de guerre.

À partir du diaporama sur la seconde guerre mondiale que tu trouveras sur le site de l’école, répertorie les faits de guerre.

- Hitler (le NSDAP) prend le pouvoir en Allemagne ;

- Hitler envahit la zone démilitarisée (la Sarre et la Ruhr) ; - L’Allemagne envahit l’Autriche ;

- L’Allemagne envahit les Sudètes (Nord de la Tchécoslovaquie) ; - L’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie ;

- L’Italie (régime de Mussolini) envahit l’Albanie ;

- L’Allemagne envahit la ½ de la Pologne // L’URSS envahit l’autre moitié ;

- L’Italie envahit la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie // les armées anglaise et française se postent aux frontières franco-allemande et franco-belge pour bloquer les Allemands ;

- L’Allemagne envahit le Danemark ; - L’Allemagne envahit la Norvège ;

(8)

- L’armée allemande avance aux Pays-Bas mais les armées franco- anglaises avancent en Belgique (pour stopper les Allemands) ;

- Les Allemands envahissent la Belgique et la France, celle-ci est partagée en deux zones (zone libre et zone occupée) ;

- L’Allemagne attaque l’Angleterre sans succès ;

- L’Allemagne envahit la Yougoslavie et la Grèce et repousse l’armée anglaise de Grèce vers la Crète ;

- Les parachutistes allemands repoussent les Anglais hors de Crète ; - Les nazis envahissent l’Est (Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie et

une partie de l’URSS) ;

- Intervention des USA aux côtés des alliés. Ils débarquent en Afrique du Nord aux côtés des Anglais ;

- Toute la France est occupée ;

- Affrontement entre les nazis et les alliés au Nord de l’Afrique ;

- Victoire des alliés // reconquête de l’Europe par Patton (USA) et Montgomery (GB) via la Sicile ;

- L’Italie est libérée ;

- À l’Est, les Russes repoussent les Allemands hors de l’URSS ;

- Les Américains et les Anglais préparent une offensive sur la France ; - Ils bombardent l’Allemagne et le centre de l’Europe occupé (Pays-

Bas, Belgique, Tchécoslovaquie, Autriche, Hongrie, Roumanie) ; - Avancée des alliés en Italie ;

- Bombardement de l’Allemagne ; - Reconquête par l’Est, le Sud, le Nord ; - Débarquement des alliés en France ;

- Libération de l’Italie, de la France et de la Pologne ;

- L’URSS libère l’Est (Grèce, Bulgarie, Roumanie) // l’Allemagne est pris en étau par les armées américaine, anglaise et française à l’Ouest et l’armée russe à l’Est.

POUR RÉCAPITULER : Lis le texte qui suit.

(9)

Si tu as besoin d’informations complémentaires, lis la synthèse se trouvant dans ton manuel, « Repères 85 : De la Pologne à Hiroshima (1939-1945) ».

1) La chute de la Pologne : La Pologne est écrasée en 3 semaines par une « guerre éclair » appelée aussi « blitzkrieg »*. Sur le front français, c’est la « drôle de guerre » caractérisée par une longue attente qui sape le moral. Cette « drôle de guerre » oppose l’Angleterre et la France à l’Allemagne.

2) Au printemps 1940 : c’est la « guerre éclair » du Reich contre le Danemark et la Norvège (avril). Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque les Pays-Bas, la Belgique et la France avec les blindés de Gudérian (général allemand). Victoires éclairs de l’Allemagne. Les alliés se replient et embarquent à Dunkerque pour se réfugier en Grande-Bretagne. La France capitule le 22 juin et elle est coupée en deux : le Nord est occupé alors que le Sud, « libre », est confié au maréchal Pétain qui a la confiance d’Hitler.

3) Été 1940 : c’est la bataille d’Angleterre. De crainte qu’Hitler n’utilise la flotte française contre eux, les Anglais la coulent à Mers-el-Kébir (ville portuaire d’Algérie). Réfugié à Londres, le général de Gaulle organise la lutte contre Hitler en France. De juillet 1940 à juin 1941, Hitler essaie d’écraser la Grande-Bretagne avec son aviation mais il échoue. Il entame alors une guerre sous-marine. Avec des sous-marins, il essaie d’arrêter l’approvisionnement de la Grande-Bretagne par les USA. Fin 1941, la situation de la Grande-Bretagne est critique.

4) Avril 1941 : Campagne en Yougoslavie et en Grèce.

5) L’attaque de l’URSS : En juin 1941, Hitler applique son plan de créer un « espace vital » à l’Est. Il rompt le traité germano-soviétique de 1939 et attaque l’URSS en force. C’est l’opération Barbarossa. Le front se stabilise

(10)

en décembre, la guerre à l’Est a échoué. Désormais, la Grande-Bretagne et l’URSS sont les seuls pays en guerre contre l’Allemagne.

6) L’engagement des USA : Rossevelt décide d’aider massivement la Grande-Bretagne en lui « prêtant » du matériel de guerre (c’est le « prêt bail »). En Extrême-Orient, pour arrêter les ambitions du Japon sur l’Asie, les USA prennent des sanctions économiques. En décembre 1941, le Japon attaque la flotte américaine à Pearl Harbor (base navale américaine aux îles Hawaï). Les Etats-Unis entrent en guerre.

NB

: L’axe Rome-Berlin-Tokyo a été réalisé le 27 septembre 1940. Le Japon est devenu l’allié de l’Allemagne et l’Italie. Ils forment les puissances de l’Axe qui combattent les alliées durant la Seconde Guerre mondiale.

7) La nouvelle Europe d’Hitler :

- L’Europe est réorganisée. Au centre se trouve la « Grande Allemagne » (Allemagne + territoires annexés avant 1940) ; à côté, il y a les protectorats, pays occupés indignes de faire partie du « grand Reich* », enfin, les états alliés (Italie…).

- Toute l’Europe est au service de l’Allemagne : les usines sont concentrées en Allemagne (main d’œuvre importée par déportations), pillage de toutes les richesses (machines, matières premières…). Le but est d’assurer le confort de la race aryenne.

- On organise, dans toute l’Europe, une déportation massive des Juifs vers les camps d’extermination**.

8) Collaboration et résistance : La population est divisée en 3 groupes : la grande masse (qui essaie de passer inaperçue), les collaborateurs qui jouent la carte allemande par idéologie ou par intérêt et les résistants qui luttent activement contre l’occupant. Comment ? En réalisant des activités de guerilla, de sabotage, de renseignement, de

(11)

liaison ; en luttant contre les collaborateurs ; en remontant le moral du peuple…

9) Le front russe : L’offensive allemande sur le front russe est bloquée par l’hiver. En juin 1942, les Allemands connaissent une grave défaite à Stalingrad. La maréchal Joukov lance la contre-offensive russe.

10) Le front ouest : Les alliés gagnent la lutte navale dans l’Atlantique et écrasent l’Allemagne en la bombardant. En novembre 1942, ils débarquent en Afrique contre Rommel (maréchal allemand). En juillet 1943, ils débarquent en Sicile et en Italie. Mussolini tombe, l’Italie est libérée progressivement. Elle capitule le 8 septembre 1943. Hitler occupe le Nord de la péninsule et y crée une République fasciste (dite de

« Salò », du nom d’une cité balnéaire située sur le lac de Garde). Le 6 juin 1944, c’est l’opération Overlord. Il s’agit du débarquement des alliés en Normandie dirigé par le général Eisenhower (USA). Malgré le grave échec des paras anglais à Arnhem (Pays-Bas), les généraux Patton (USA) et Montgomery (GB) foncent à travers la France (Paris est libéré le 25 août 1944) et la Belgique et arrêtent la contre attaque allemande de Von Rundsted en Ardennes. Hitler fait lancer les V1 (bombes volantes, missiles) et les V2 sur la Grande-Bretagne mais cela ne suffit pas. Du côté de l’Est, l’Armée Rouge s’occupe de libérer les territoires et pénètre en Allemagne.

La jonction entre les deux fronts se fera le 26 avril 1945. Le 30 avril 1945, Hitler, qui a cru jusqu’au printemps en l’arme absolue, se suicide dans son bunker de Berlin. Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule.

11) La guerre du Pacifique : Une poussé japonaise a lieu de décembre 1941 à juin 1942. Les Américains l’emportent à Midway (atoll corallien de l’Océan Pacifique Nord appartenant aux USA) et obligent les Japonais à reculer. Les troupes américaines sont dirigées par l’amiral Nimitz et le général Mac Arthur. Le président Roosevelt, au début de son 4e mandat, meurt le 12 avril 1945. Le président Truman lui succède et décide, en avril 1945, d’utiliser l’arme atomique pour mettre fin à cette guerre que

(12)

les Japonais poursuivent notamment avec les Kamikazes (pilotes d’ « avions-suicides »). Les USA font un essai en juillet (programme Manhattan) dans le désert du Nevada et lancent les bombes atomiques sur Hiroshima (le 6 août) et Nagasaki (le 9 août). L’URSS déclare la guerre au Japon, occupe et annexe les îles Kouriles. Hiro Hito capitule le 2 septembre 1945. La guerre prend fin.

** Point sur l’extermination des Juifs d’Europe :

- Dès mars 1933, les premiers camps de concentration ouvrent leurs portes (ex : Dachau). Ils sont destinées aux opposants politiques (ceux qui sont opposés au NSDAP) et à ceux qu’Hitler considère comme des asociaux (criminels, homosexuels, tziganes…). Les camps sont dirigés par une poignée de SS (2000 à 3000 SS). Les prisonniers sont mis au travail.

Les Allemands cherchent le rendement efficace : ils calculent le coût le plus bas pour un rendement plus efficace, en tenant de compte du fait que l’espérance de vie est de quelques mois. Lorsque l’Allemagne aura de plus en plus besoin de bras pour ses usines d’armement, le régime de certains camps s’améliora quelque peu afin d’obtenir un meilleur rendement des

« esclaves » du régime.

- Les détenus sont totalement déshumanisés (voyage effroyable, matricule tatoué, mortalité de 40% pour un détenu normal).

- En été 1941, l’idée de la « solution finale » surgit ; celle-ci est planifiée lors de la conférence de Wannsee en janvier 1942. Cette « solution finale » consiste à exterminer les Juifs d’Europe (après l’invasion de la Russie au printemps 1941, la plupart des Juifs européens sont sous autorité allemande). À côté des exécutions sommaires (Kiev : 33 000 exécutions de Juifs), les Nazis mettent en place les ghettos et acheminent progressivement les Juifs vers des camps dits d’extermination (Auschwitz, Sobibor), tous situés dans l’Est du Reich, près de la Pologne ou en Pologne (où il y a une forte présence juive). Des wagons à bestiaux sont utilisés pour la déportation. À l’arrivée, les Juifs sont « sélectionnés ». Certains seront mis au travail forcé dans des conditions plus dures encore que dans les camps de concentration. Les autres seront exterminés directement. La

(13)

mise en œuvre du gazage et la résolution de l’élimination à rythme industriel de cadavres accélèrent le processus d’extermination ; rien qu’à Auschwitz, un million de Juifs seront tués. Rapidité et efficacité, tel est le but des SS.

- Lors des procès de Nuremberg qui se sont déroulés du 22 novembre 1945 au 1er octobre 1946, la notion de crime contre l’humanité sera élaborée pour juger les responsables de ce massacre.

Vocabulaire :

* Le blitzkrieg ou « guerre éclair » : technique de guerre offensive dont le but est de gagner de manière définitive en engageant localement un ensemble de forces mécanisées de grande puissance, et ce dans un temps limité, d'où le terme "éclair".

* Le Reich : terme de la langue allemande désignant à l'origine le territoire sur lequel s'exerçait la puissance et la souveraineté d'un prince, d'un roi ou d'un empereur, et plus tard celle d'un État.

Références

Documents relatifs

Les terrains de recherche sont tous trois européens, favorisant ainsi une entrée territoriale de la comparaison, dans un contexte culturel voisin.La diversité de ces

Soulignons encore une fois que cette délocalisation d’une partie de la chaîne de production allemande n’induit pas nécessairement une réduction directe des coûts de production,

facteur de la baisse de l’infl ation en 2020, d’autres postes de consommation y ont aussi contribué, comme les services et notamment les transports aériens en France et les

Participation au marché du travail La Suède, la France, l’Allemagne et l’Italie se caractérisent par des modalités très différenciées de participation au mar- ché du travail

Leçon 1 (dossier 42 : La première révolution industrielle en Angleterre) - Quand démarre la révolution industrielle.. La première révolution industrielle démarre en Angleterre dans

Rencontré à l’issue de cette séance d’entraî- nement, Benmoussa nous a fait savoir qu’il été prêt à restituer l’ar- gent qu’il avait touché des diri- geants de ce club

(11) Modalités de l'offre : -50% sur le 2ème produit : remise immédiate en caisse pour l'achat de 2 produits identiques (même parfum, même saveur, même variété) ou

Notre grande "ronde autour du Mont-Blanc" nous conduit ensuite dans la quiétude du Val Ferret suisse pour se terminer par le balcon des Aiguilles Rouges et la Vallée