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Z 1 0 ln(t) t dt t7→ ln(t) t est continue sur]0,1] donc localement intégrable

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Academic year: 2022

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(1)

EXERCICE 1

Donner la nature des intégrales suivantes :

1.

Z 1 0

√t Arctantdt t7→

√t

Arctant est continue sur ]0,1]donc localement intégrable ; elle y est également positive.

En 0 :

√t Arctant ∼

t→0

√1 t;

Z 1 0

√dt

t est une intégrale de Riemann convergente, donc par comparaison de fonctions positives,

Z 1 0

√t

Arctantdtconverge.

2.

Z 1 0

ln(t) t dt t7→ ln(t)

t est continue sur]0,1] donc localement intégrable.

Soitx >0, on a : Z 1

x

ln(t) t dt=

1 2(lnt)2

1 x

−→x→0−∞

On en déduit que l’intégrale Z 1

0

ln(t)

t dt diverge.

3.

Z +∞

0

sin 1

t2

dt t7→sin

1 t2

est continue sur ]0,+∞[donc localement intégrable.

En 0 : Pour t6= 0, on a

sin 1

t2

≤1 donc par comparaison Z 1

0

sin 1

t2

dt est absolument conver- gente donc convergente.

En +∞ :sin 1

t2

t→+∞∼ 1 t2;

Z +∞

1

1

t2dtest une intégrale de Riemann convergente, donc par compa- raison de fonctions positives sur [1,+∞[,

Z +∞

1

sin 1

t2

dt converge.

Finalement, Z +∞

0

sin 1

t2

dt converge.

(2)

EXERCICE 2

Etablir la convergence et calculer les intégrales suivantes :

1.

Z +∞

1

ln(t) t2 dt t7→ ln(t)

t2 est continue sur[1,+∞[donc localement intégrable.

Pour t≥1, on pose u(t) = lntetv(t) = −1

t ;u etv ainsi définies sont de classeC1 sur [1; +∞[, et lim+∞uv = 0 par croissances comparées.

Le théorème d’intégration par parties donne

Z +∞

1

ln(t)

t2 dt et Z +∞

1

−1

t2 dt de même nature, donc convergentes d’après le résultat sur les intégrales de Riemann, et par suite :

Z +∞

1

ln(t) t2 dt=

−lnt t

+∞

1

+ Z +∞

1

1 t2dt=

−1 t

+∞

1

= 1.

2.

Z 1 0

sin (ln(t)) dt

t7→sin (ln(t)) est continue sur]0,1] donc localement intégrable.

En posantu= lntil vientdu= dt

t et eudu= dt.

ϕ:u7→eu est de classeC1 surRet elle établit une bijection entre ]− ∞,0]et]0,1].

Le théorème de changement de variable donne Z 1

0

sin (ln(t)) dtet Z 0

−∞

sinueudu de même nature, et égales en cas de convergence.

Soitx≤0.

Z 0 x

sinueudu=Im Z 0

x

e(1+i)udu

=Im

"

e(1+i)u 1 +i

#0

x

=−1

2−ex(sinx−cosx)

2 −→

x→−∞−1 2 On en déduit que

Z 0

−∞

sinueudu converge, et par suite que Z 1

0

sin (ln(t)) dtconverge et vaut−1 2 Remarque : Une autre démonstration est proposée à la fin du corrigé.

(3)

EXERCICE 1

Donner la nature des intégrales suivantes :

1.

Z +∞

0

1−cos 1

t

dt

t7→1−cos 1

t

est continue sur]0,+∞[donc localement intégrable ; elle y est également positive.

En 0 : 0 ≤ 1−cos 1

t

≤ 2 donc par comparaison de fonctions positives, Z 1

0

1−cos 1

t

dt est convergente.

En +∞ : 1−cos 1

t

t→+∞∼ 1 2t2 ;

Z +∞

1

1

t2dt est une intégrale de Riemann convergente, donc par comparaison de fonctions positives,

Z +∞

1

1−cos 1

t

dtconverge.

Finalement, Z +∞

0

1−cos 1

t

dtconverge.

2.

Z +∞

1

ln(t) t dt t7→ ln(t)

t est continue sur[1,+∞[donc localement intégrable.

Soitx≥1, on a : Z x

1

ln(t) t dt=

1 2(lnt)2

x 1

x→+∞−→ +∞

On en déduit que l’intégrale Z +∞

1

ln(t)

t dtdiverge.

Autre méthode :Pour t≥e, on a : ln(t) t ≥ 1

t ; Z +∞

e

1

tdt est une intégrale de Riemann divergente, donc par comparaison,

Z +∞

e

ln(t)

t dtdiverge, donc Z +∞

1

ln(t)

t dtdiverge.

3.

Z +∞

1

1 t tan1

tdt t7→ 1

t tan1

t est continue sur [1,+∞[donc localement intégrable ; elle y est également positive.

En+∞:1 t tan1

t ∼

t→+∞

1 t2;

Z +∞

1

1

t2dtest une intégrale de Riemann convergente, donc par comparaison de fonctions positives,

Z +∞1 tan1

dt converge.

(4)

EXERCICE 2

Etablir la convergence et calculer les intégrales suivantes :

1.

Z 1 0

ln(t)

√t dt

t7→ ln(t)

√t est continue sur]0,1] donc localement intégrable.

Pour t > 0, on pose u(t) = lnt et v(t) = 2√

t; u et v ainsi définies sont de classe C1 sur ]0,1], et lim0 uv = 0, par croissances comparées.

Le théorème d’intégration par parties donne Z 1

0

ln(t)

√t dtet Z 1

0

√2

tdt de même nature, donc conver- gentes d’après le résultat sur les intégrales de Riemann, et par suite :

Z 1 0

ln(t)

√t dt= h

2√ tlnt

i1 0−2

Z 1 0

√1

tdt=−2h 2√

t i1

0 =−4.

Autre méthode : En posantu=√

t, il vient du= dt 2√

t.

ϕ:u7→u2 est de classe C1 surRet elle établit une bijection entre ]0,1]et lui même.

Le théorème de changement de variable donne Z 1

0

ln(t)

√t dtet Z 1

0

ln(u2) 2 dude même nature et égale en cas de convergence.

Pouru >0,ln(u2) = 2 ln(u)et Z 1

0

ln(u)duest une intégrale de référence convergente, donc Z 1

0

ln(t)

√t dt converge et

Z 1 0

ln(t)

t dt= 4 [uln(u)−u]10=−4, par croissances comparées.

2.

Z 1 0

cos (ln(t)) dt

t7→cos (ln(t))est continue sur ]0,1]donc localement intégrable.

En posantu= lntil vientdu= dt

t et eudu= dt.

ϕ:u7→eu est de classeC1 surRet elle établit une bijection entre ]− ∞,0]et]0,1].

Le théorème de changement de variable donne Z 1

0

cos (ln(t)) dtet Z 0

−∞

cosueudu de même nature, et égales en cas de convergence.

Soitx≤0.

Z 0 x

cosueudu=Re Z 0

x

e(1+i)udu

=Re

"

e(1+i)u 1 +i

#0

x

= 1

2 −ex(cosx+ sinx)

2 −→

x→−∞

1 2 On en déduit que

Z 0

−∞

sinueudu converge, et par suite que Z 1

0

sin (ln(t)) dtconverge et vaut 1 2.

(5)

x

On poseu(t) = cos (ln(t)), etv(t) =t;uetvsont de classeC1 sur[x,1]donc le théorème d’intégration par parties donne :

Z 1 x

cos (ln(t)) dt= [tcos (ln(t))]1x+ Z 1

x

tsin (ln(t))

t dt= 1−xcos (lnx) + Z 1

x

sin (ln(t)) dt.

Considérons l’intégrale Z 1

x

sin (lnt) dt.

On poseu(t) = sin (ln(t))etv(t) =t;uetv sont de classeC1 sur[x,1]donc le théorème d’intégration par parties donne :

Z 1 x

sin (ln(t)) dt= [tsin (ln(t))]1x− Z 1

x

tcos (ln(t))

t dt=−xsin (ln(x))− Z 1

x

cos (ln(t)) dt.

On obtient donc : Z 1

x

cos (ln(t)) dt= 1−xcos (lnx)−xsin (ln(x))− Z 1

x

cos (ln(t)) dtet donc Z 1

x

cos (ln(t)) dt= 1

2(1−xcos (lnx)−xsin (ln(x)).

En faisant tendre x vers 0, on retrouve le résultat déjà démontré !

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