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Texte intégral

(1)

LA CLASSIFICATION PÉRIODIQUE DES

ÉLÉMENTS

CHAPITRE IV

(2)

Au milieu du 19ème siècle, la première classification périodique des éléments

chimiques a été établie par Mendeleïev.

Le chimiste russe Dmitri Ivanovitch MENDELEIEV

(1834-1907)

(3)

I- Historique

Les 66 éléments connus à cette époque y étaient rangés par ordre de masse atomique croissante, dans un tableau formé de lignes et de colonnes de telle sorte que les éléments présentant des analogies se trouvent dans la même colonne.

Un élément est défini par son numéro atomique et non par sa masse atomique qui peut varier (isotopes)

Actuellement, le tableau périodique des éléments chimiques, issue de celui proposée par Mendeleïev, est construit à partir du numéro atomique croissant des divers éléments.

(4)

Ce classement des atomes, dans l’ordre croissant de leur numéro atomique, décrit la configuration des particules et des électrons qui les composent. L’hydrogène est l’élément le plus léger;

son numéro atomique est égal à 1.

Les scientifiques n'ont cessé de faire évoluer cette table depuis sa publication au XIXe siècle. Elle comprend 118 cases pour autant d’éléments, connus ou inconnus. Jusqu’à janvier 2016, plusieurs cases étaient demeurées vides dans la 7ème ligne, celles des éléments les plus lourds, 113, 115, 117 et 118, dits

«superlourds».

L’élément 113 a été observé par une équipe de chercheurs japonais de l’Institut de Recherche du Riken. Les trois autres éléments sont le fruit de travaux de scientifiques de l’Institut de recherche nucléaire de Dubna en Russie et des laboratoires de Lawrence Livermore et d’Oak Ridge aux Etats-Unis.

(5)
(6)

18

Ar

Argon

39,948

Nom de l’élément Numéro atomique

Symbole

Masse molaire

atomique relative

(7)

II-Tableau périodique actuel

118 éléments.

90 de ces éléments ( de Z=1 à Z=92, sauf Z=43 et Z=61) existent dans la nature, les autres ont été préparés

artificiellement par des réactions nucléaires.

Ce tableau est formé de:

- 18 colonnes ou groupes chimiques ou familles chimiques

- 7 lignes horizontales appelées périodes.

II-1- Groupes et périodes :

(8)
(9)

Dans une colonne, les éléments ont :

-le même nombre d’électrons sur la couche de valence -des propriétés physiques et chimiques voisines

Chaque colonne constitue une famille ou un groupe chimique

Exemple : éléments de la première colonne

H(Z=1) : 1s1

Li(Z=3) 1s2 2s1

Na(Z=11) 1s2 2s2 2p6 3s1 K(Z=19): 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1

(10)

Chaque ligne horizontale ou période commence par un élément ayant 1 électron sur l’orbitale s

1ère période (n=1)

H(Z=1) : 1s1 He(Z=2) :1s2

2ème période (n=2)

Li(Z=3) :1s2 2s1 , Be(Z=4) :1s2 2s2 , ……… Ne(Z=10) 1s2 2s22p6

3ème période (n=3)

Na(Z=11) :1s2 2s22p6 3s1, ……….. Ar(Z=18) 1s2 2s22p6 3s23p6

et se termine par un élément à structure périphérique

saturée

(11)

a – Bloc ″s″

II-2- Blocs :

Il y’a 4 blocs au niveau du tableau périodique

b – Bloc ″p″

a – Bloc s ″d″

a – Bloc s ″f″

(12)

Structure du Tableau

En termes de périodes, groupes et sous-groupes

s p df

4 Blocs : s, p, d et f

(13)

a – Bloc ″s″

(14)

bloc s

ns1 ns2 2 colonnes ;

remplissage de la sous-couche s

(15)

1ère colonne

→ Groupe I

A

: famille des alcalins

Regroupe les éléments dont la configuration électronique externe est du type :

ns

1 (1 e- de valence)

Caractéristiques du bloc ″s″ : 2 groupes

2 colonnes ;

remplissage de la sous-couche s

(1 case quantique, 2 e- au maximum)

Rmq Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche externe est de type ns np

2ème colonne →

Groupe II

A

: famille des alcalino-terreux

correspond aux éléments ayant comme configuration électronique externe :

ns

2 (2 électrons de valence)

Ex : Li(Z=3) 1s2 2s1 ; Na(Z=11) 1s2 2s2 2p6 3s1

Ex : Be(Z=4) 1s2 2s2 ; Mg(Z=12) 1s2 2s2 2p6 3s2

(16)

bloc s

ns1 ns2 ns1 Groupe IA ns2 Groupe IIA

Famille : Alcalins Famille : Alcalino-terreux

(17)

b – Bloc ″p″

(18)

bloc p

(ns2np1) .……… (ns2np6) 6 colonnes ; remplissage de la sous-couche p

(19)

Colonne 13 : famille du bore; type ns2 np1; 3 électrons de valence d’où le n° du groupe IIIA.

6 colonnes ; remplissage de la sous-couche p (3 cases quantiques, 6 e- au maximum)

Colonne 14 : famille du carbone; type ns2 np2; 4 e- de valence d’où le n° du groupe IVA.

Colonne 15 : famille de l’azote; type ns2np3; 5 e- de valence d’où le n° du groupe VA.

Colonne 16 : famille des chalcogènes ; type ns2 np4; 6 e- de valence d’où le n° du groupe VIA.

Colonne 17: famille des halogènes; type ns2 np5; 7 e- de valence d’où le n° du groupe VIIA.

Colonne 18 : famille des gaz rares ; type ns2 np6; 8 e- de valence d’où le n° du groupe VIIIA.

Caractéristiques du bloc ″p″ : 6 groupes

Ex : B(Z=5) 1s2 2s2 2p1 Ex : C(Z=6) 1s2 2s2 2p2

Ex : F(Z=9) 1s2 2s2 2p5 Ex : N(Z=10) 1s2 2s2 2p6

(20)

c – Bloc ″d″

(21)

Bloc d (les métaux de transition)

(n-1)d

x

ns

2

(22)

Donner la structure électronique des éléments Sc(Z=21) et Fe(Z=26) Sc(Z=21) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d1 d’après la règle de Klechkowski

Avant son remplissage, le niveau de l’orbitale 4s est légèrement inférieur à celui des orbitales atomiques 3d, mais après son remplissage, ce

niveau 4s devient supérieur au niveau 3d. Il y’aura donc :

- inversion des sous-couches (4s) et (3d )

- un reclassement des orbitales atomiques selon

″ l’aspect spatial ″

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d1 4s2 d’après la diposition spatiale

Ou encore

[Ar] 3d1 4s2

[e- de cœur] 3e- de valence

Fe(Z=26) :

1s2 2s22p6 3s2 3p6 4s2 3d6 d’après la règle Klechkowsky 1s2 2s22p6 3s2 3p6 3d6 4s2 d’après la disposition spatiale

[Ar] 3d6 4s2

Groupe IIIB

Groupe VIIIB

(23)

Le groupe IIIB de structure externe

Le groupe IVB de structure externe

Le groupe VB de structure externe

Le groupe VIB de structure externe

Le groupe VIIB de structure externe

Le groupe VIIIB de structure externe

Le groupe VIIIB de structure externe

Le groupe VIIIB de structure externe

Le groupe IB de structure externe

Le groupe IIB de structure externe

Caractéristiques du bloc ″d″ : 10 groupes

(n-1)d1 ns2 (n-1)d2 ns2 (n-1)d3 ns2 (n-1)d5 ns1 (n-1)d5 ns2

(n-1)d6 ns2 (n-1)d7 ns2 (n-1)d8 ns2

(n-1)d10 ns1 (n-1)d10 ns2 10 colonnes ; remplissage de la sous-couche d

(5 cases quantiques, 10 e- au maximum)

(24)

Caractéristiques du bloc ″d″ : 10 groupes

10 colonnes ; remplissage de la sous-couche d (5 cases quantiques, 10 e- au maximum)

L’ensemble des colonnes ou groupes du bloc d constitue la famille des métaux de transition.

Remarque :

Sous-groupe B : contient les éléments chimiques dont la

sous-couche d est en cours de remplissage

(25)

Exception du Chrome :

24

Cr

[Ar] (selon Klechkowsky)

(orientation spatiale)

1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

6

3d

4

4s

2

(26)

Exception du Cuivre :

29

Cu

[Ar]

1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

6

3d

9

4s

2

(selon Klechkowsky)

(orientation spatiale)

(27)

d – Bloc ″f″

(28)

Bloc d (les métaux de transition) (n-1)dx ns2

Lanthanides

bloc f

bloc p

(ns2np1) .……… (ns2np6)

Actinides bloc s ns1 ns2

(29)

Deux familles:

Les lanthanides:

Ce sont les éléments 4f qui suivent le Lanthane (

57

La) : 4f

1

4f

14

Les actinides :

Ce sont les éléments 5f qui suivent l’Actinium (

89

Ac) : 5f

1

5f

14

Caractéristiques du bloc ″f″ : 14 groupes

Remplissage de la sous-couche f

(7 cases quantiques, 14 e- au maximum) :

Quatorze colonnes

(n-2)fx (n-1)d10 ns2 (n6) (1  x  14)

(30)

III- Périodicité des propriétés des éléments dans le tableau périodique

III-1- Rayon atomique

Dans une colonne, chaque élément possède une couche de plus que celui se trouvant au-dessus.

le rayon atomique augmente du haut vers le bas.

Dans une période le nombre de couches est constant, mais Z (ou Z*) augmente régulièrement.

Si Z* augmente, Fe augmente et le rayon diminue de la gauche vers la droite

r

at

Période n=1

Période n=7 n

Z

n=cste ; Z augmente * 2

2

4

0 e

Z e

F    r

(31)

III-2- Rayon ionique : A

+

, A

-

Pour les cation A+ : le départ d’un électron externe diminue

l’effet d’écran sur ceux qui restent. Ils sont donc plus attirés par le noyau.

La force d’attraction (Fe) augmente et le rayon diminue.

r A + < r A

Pour les anions A- : c’est l’effet inverse qui se produit : l’ajout d’un ou plusieurs e- augmente l’effet d’écran.

La force d’attraction (Fe) diminue et le rayon augmente

r A + < r A < r A -

r A - > r A

Conclusion

(32)

Pour des espèces chimiques: atome ou ions ayant la même structure électronique (isoélectroniques)

Cas du rayon des espèces isoélectroniques

Exemple

:

16

S

2-

;

18

Ar et

19

K

+

r(

19

K

+

) < r(

18

Ar ) < r(

16

S

2-

)

Les espèces 16S2- ; 18Ar et 19K+ ont le même nombre d’électrons (18 é-) et sont donc isoélectroniques. Leurs rayons sont liés

par la relation :

S2- (Z=16; 18 e-) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 Ar (Z=18; 18 e-) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 K+ (Z=19; 18 e-) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6

le rayon diminue lorsque Z augmente.

(33)

Période n=1

Période n=7

III-3- Energie d’ionisation : I

Les énergies d’ionisation sont toujours positives car il faut fournir de l’énergie pour arracher l’électron.

I1 varie dans le sens contraire du rayon

I1

rLi > rLi+ > rLi2+

I1 < I2 < I3

C’est l’énergie fournie à un atome A pour lui arracher un électron.

A A

+

+ e- I

1

: énergie de 1

ère

ionisation I

1

= E

A+

- E

A

Li → Li+ + e- Li+ Li2+ + e- Li2+ Li3+ + e-

(34)

III-3- Energie d’ionisation : I

Les métaux alcalins

* possèdent les énergies d’ionisation les plus basses.

* perdent facilement leur seul électron de valence pour acquérir la structure stable du gaz rare le plus proche

Les gaz inertes possèdent les énergies d’ionisation les plus élevées. Ils ont donc une structure électronique très stable

Ex: Li(Z=3) : 1s2 2s1 Li perdra facilement son e- de valence pour acquérir la structure de l’helium (1s2) Na(Z=11) : 1s2 2s2 2p6 3s1 ; Na perdra facilement son e- de

valence pour acquérir la structure du néon (1s2 2s2 2p6 )

Ex: Ar(Z=18) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 ; l’argon perdra très

difficilement un de ses e- de valence car il a une structure très stable

(35)

Calculer l’énergie de l’atome de Lithium Li(Z=3) et celle des ions Li

+

et Li

2+

ainsi que les énergies de 1

ère

et 2

ème

ionisation

.

Pour calculer l’énergie totale de chaque élément, il faut

d’abord déterminer la charge nucléaire effective et l’énergie d’un électron i considéré pour chaque groupe de Slater.

Li → Li

+

+ e- I

1

:énergie de 1

ère

ionisation I

1

= E

Li+

- E

li

Li

+

Li

2+

+ e- I

2

:énergie de 2

ème

ionisation

I

2

= E

Li2+

- E

Li+

(36)

3Li (Z=3 , 3e-) : (1s2) (2s1) ; ELi= 2E1s +E2s avec Ei=(Z*/n*) 2 ×(-13.6) eV

Z*1s = Z – (s1s1s) = 3-(0,3) = 2,7 ; E1s=-99,144 eV Z*2s = Z – (2s1s2s)= 3-2(0,85)=1,3 ; E2s=-5,746 eV

E Li = 2(-99,144) - 5,746 = - 204,034 eV

3Li 2+ (Z=3 , 1e-) : 1s1 ; ELi2+= E1s

Z*1s = Z = 3 ; 1 seul électron, il n’y a plus d’effet d’écran ; ELi2+= (3/1) 2×-13,6

ELi2+ = -122,4 eV

3Li+(Z=3, 2e-) : 1s2

;

ELi+= 2E1s Z*1s = Z – (s1s1s) = 3-(0,3) = 2,7

ELi+= 2[(2,7/1)2×-13,6]

ELi+= - 198.288 eV

* Li a 1 e- de valence, il peut s’ioniser facilement  Li+[He]

** Li+ est un ion stable, il faut une plus grande énergie pour le faire passer à l’état Li2+ d’où la grande valeur de I2

1ère ionisation Li Li+ + e- I1 = ELi+ - ELi

I1 = 5.746 eV

2ème ionisation Li+ Li2+ + e- I2 = ELi2+ - ELi+

I2 = 75,888 eV

I 2 >> I 1

(37)

Question :

Quel est l’ordre de départ des

électrons en cas d’ionisation ?

(38)

Ordre de départ des électrons en cas d’ionisation

Pour les éléments du bloc s , les électrons s partent en premier.

Exemple : Mg(Z=12 ; 12 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 Mg+(Z=12 ; 11e- ) 1s2 2s2 2p6 3s1 Mg2+(Z=12 ; 10e- ) 1s2 2s2 2p6

Pour les éléments du bloc p, les électrons p partent en premier.

Exemple : P (Z=15 ; 15 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 3p3 P+ (Z=15 ; 14 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 3p2 P2+(Z=15 ; 13 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 3p1

Pour les éléments du bloc d [(n-1)dx ns2], les électrons ns partent en premier avant les électrons (n-1)d.

Exemple : Fe(Z=26 ; 26 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d6 4s2 en cas d’ionisation ce sont les e- (4s) qui partent avant les e- (3d).

Fe+ (Z=26 ; 25 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d6 4s1 Fe2+ (Z=26 ; 24 e-) 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d6

(39)

Exemple :

Page:44

Donner la structure électronique du zinc Zn (Z=30).

Calculer la charge effective de lun des électrons 4s et celle de lun des électrons 3d. Lequel de ces deux électrons part en premier en cas d'ionisation?Justifier

1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

6

4s

2

3d

10

d’après la règle de Klechkowski 1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

6

3d

10

4s

2

[Ar] 3d

10

4s

2

d ’ après la disposition spatiale

Rappel :

Pour calculer les charges nucléaires effectives (Z*),

on considère toujours la disposition spatiale:

1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

6

3d

10

4s

2

[Ar] 3d

10

4s

2

(40)

Z*4s = Z – (1s4s4s +10s3d4s +8s3s,3p4s + 8s2s,2p4s + 2s1s4s)

=> Z*4s = 30 - (0,35+ 10 × 0,85 + 8 × 0,85 + 8×1 + 2×1) =

4,35

Z*3d = Z – (9s3d3d + 8s3s,3p3d + 8s2s,2p3d + 2s1s3d)

=> Z*3d = 30 – (9 × 0,35 + 8 × 1 + 8×1 + 2×1) =

8,85

Les électrons sur lorbitale 4s subissent un effet décran plus important que les électrons de lorbitale 3d.

La force qui les retient est donc plus faible que celle des électrons de lorbitale 3d.

Z

*4s

< Z

*3d

Zn : (

1s

2

) (2s

2

2p

6

) (3s

2

3p

6

) (3d

10

) (4s

2

)

disposition spatiale

Donc en cas dionisation, les e- (4s) partent avant les e-(3d)

Zn

2+

: (1s

2

) (2s

2

2p

6

) (3s

2

3p

6

) (3d

10

)

(41)

R

ÉCAPITULATIF

: Périodicité des propriétés des éléments dans le tableau périodique

Rayon atomique

Dans une colonne, le rayon atomique augmente du haut vers le bas.

Dans une période, de gauche vers la droite,

r

at

Période n=1

Période n=7 n

Z

n=cste ; Z augmente

Energie d’ionisation

I1

Les énergies d’ionisation sont toujours positives

Z* ; F

e

r

at

C’est l’énergie fournie à un atome A pour lui arracher un électron.

A → A

+

+ e-

I1 : énergie de 1ère ionisation I1 = EA+- EA

(42)

III-4- Affinité électronique : (A E)

C’est l’énergie libérée lorsqu’on fixe un électron à un atome à l’état gazeux

A(g) + 1e-A

-

(g)

Une affinité électronique correspond à une plus grande stabilité de l’anion A

-

Cas des halogènes : A

-

possède la structure du gaz inerte le plus proche. Ils présentent les affinités

électroniques les plus élevées.

Exemple : Cl (Z=17, 17 e-) : 1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

5

Cl

-

(Z=17,18 e-) : 1s

2

2s

2

2p

6

3s

2

3p

6

Cl

-

possède la structure électronique du gaz inerte qui

suit dans le tableau : Ar

Affinité = باذجنا

(43)

III-5- Electronégativité : E N : notée c

C’est la tendance d’un atome à attirer ou à prendre les électrons de la liaison

Soit la molécule AB

A--->>>B

atome moins atome plus électronégatif électronégatif

Exemple : H--->>>F

c

Rmq

* L’électronégativité varie comme l’énergie d’ionisation Ei

* Grande électronégativité = grande énergie d’ionisation

+d -d

+d -d

(44)

L’échelle de Pauling permet de calculer l’électronégativité d’un atome.

Soit la réaction :

A-A + B-B  2 A-B L’enthalpie de dissociation:

DHAB =1/2(DHAA + DHBB) + DAB DAB : énergie de liaison supplémentaire tel que :

D

AB

= 96,39.10

3

(c

A

- c

B

)

2

(en joules /mole)

L’atome le plus électronégatif est le fluor c

F

=4 (valeur fixée arbitrairement)

cA et cB étant les électronégativités respectives des atomes A et B

(45)

III-6- Métaux et non métaux

Dans le tableau périodique, les éléments chimiques peuvent être classés selon leur aspect métallique.

Ainsi, peut- on distinguer :

Les métaux

Les non-métaux

Les semi-métaux

(46)

Les métaux : sur la gauche et au centre du tableau

Ils sont tous solides à température ambiante (sauf le mercure)

Ils conduisent le courant électrique

Ils donnent des

ions positifs.

Les actinides et les lanthanides sont aussi des métaux

(47)

Les non-métaux: sur la droite du tableau périodique

(sauf la colonne 18 des gaz rares).

Certains sont solides (soufre, iode et phosphore).

D’autres sont gazeux (N2,Cl2). Br2 seul liquide

Tous sont isolants et forment des ions négatifs.

Les semi métaux:

frontière: métaux /non métaux

(48)

Exemple 1 : Li (Z=3) : 1s2 2s1

Le lithium possède 1 e- de valence et appartient à la 2ème période (n=2)

Le nombre d’électrons de valence étant inférieur au numéro de la période (n=2),

le lithium est donc un métal

.

Exemple 2 : C(Z=6) : 1s2 2s2 2p2

Le carbone possède 4 e- de valence et appartient à la 2ème période (n=2)

Le nombre d’électrons de valence étant supérieur au numéro de la période (n=2),

le carbone est donc un non métal

.

La règle de Sanderson

Un élément est un métal si le nombre d’électrons sur la couche n la plus grande est inférieur ou égal au numéro de la période dans laquelle il se trouve. Deux exceptions : H et Ge

(49)

Exemple 3 : Cl (Z=17) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5

Le chlore possède 7 électrons de valence et appartient à la 3ème période (n=3)

Le nombre d’électrons de valence étant supérieur au numéro de la période (n=3),

le chlore est donc un non métal

.

Exemple 4 : Mn (Z=25) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d5 4s2

le nombre d’électrons sur la couche n la plus grande ( n=4) est égal à 2 électrons (4s2), il est inferieur au numéro de la période,

le manganèse est donc un métal

le manganèse possède 7 électrons de valence et il appartient au métaux de transition

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