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A propos d'assurance sur la vie

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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v. . Trentième Année. — N° 56 . P r i x d u n u m é r o : 1 0 centimes

Samedi 17 Juillet 1915

Bureaux: R u e d e l a S e r r e , 5 8

ABONNEMENTS

Un an Six mois

Suisse . . . . Fr. 6.— Fr. 3.—

Union postale » 12.— > 6.—

Let abonnements étrangers se paient d'avance

ParaiMHt le Mercredi et 1E Samedi a La Oïau-de-Fendi On s'abonne à tous les bureaux de poste

ANNONCES

suisses 20 ct., offres et demandes de places 10 et. la ligne, étrangères 25 centimes la ligne •

Les annonces se paient d'avance

Organe de la Chambre suisse de l'Horlogerie, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle et des Syndicats professionnels Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le j o u r n a l

Bureau des Annonces : HAASENSTEIN & VOGLER, 22, rue Leopold Robert, LA CHAUX-DE-FONDS et succursales en Suisse et à l'étranger

Le syndicat d'importation

D e p u i s bien des semaines et l'on p o u r r a bientôt dir«, depuis bien des mois, le

« t r u s t d ' i m p o r t a t i o n » fait parler de lui et se rappelle, directement ou indirectement, à l'attention de ceux qui pourraient être tentés d'oublier que la question de n o s approvisionnements en matières premières nécessaires à nos industries et en produits alimentaires q u e notre sol ne produit pas, occupe l'une des premières places dans les préoccupations des pouvoirs publics.

Les stocks existants en Suisse diminuent t o u s lès': jfcurs. Toutes les démarches ten- tées auprès du g o u v e r n e m e n t français p o u r obtenir des autorisations d'exportation se seraieht heurtées à u n e fur de n o n rece- voir. Cette interdiction d'exportation est, paraît-il motivée par le fait que le gouver- n e m e n t fédéral aurait exporté en Allemagne deux cent quatre-vingt wagons de riz en échange d'un m ê m e n o m b r e de wagons de p o m m e s de terre.

Disons tout d'abord que « t r u s t » est u n e appellation qui n'est pas adéquate à l'ins- titution qu'il s'agit de créer, u n trust étant selon le dictionnaire comme aussi dans son rôle, un syndicat de spéculateurs, for- mé en vue de faire hausser le cours d'une valeur ou le prix d'une marchandise en les accaparant. Si le trust d'importation devait jouer ce rôle dans notre économie nationale, il vaudrait mieux q u ' o n y re- nonce. Mais comme c'est dans un tout autre b u t que le Conseil fédéral s'intécesse à sa formation, peut-être vaüdrait-il mieux lui d o n n e r un n o m qui c o r r e s p o n d e plus ex- actement à la chose et l'appeler Syndicat d'importation, ce qui éloignerait toute idée d'accaparement et de hausse artificielle du prix des produits qu'il aura p o u r mission de mettre à la disposition des consomma- teurs suisses. Ceci n'a d'ailleurs pas u n e importance capitale, toute création valant surtout par l'usage q u ' o n en fait.

O n a volontiers critiqué, dans certains milieux, la condition que les pays avec lesquels on a jusqu'ici négocié apportaient à n o u s approvisionner et qui est q u e nous leur fournissions la garantie que leurs en-

vois seront destinés à n o t r e consommation, à l'exclusion de toute réexportation dans les pays avec lesquels ils sont en guerre.

Cette critique n'était pas fondée, car on ne voit pas très bien un pays ravitailler son adversaire par l'intermédiaire de la Suisse jouant le rôle d'honnête courtier! Mais cette condition q u ' o n prétendait n'être for- mulée q u e par une catégorie de belligérants l'était en réalité par tous, peut-être p a s officiellement encore, mais par la volonté des commerçants. A ce p r o p o s , le corres- p o n d a n t de Berne de la Revue, lui trans- met un document très concluant, qui émane de la Légation impériale d'Allemagne à Berne.

Berne, le A la Maison...

La Légation a été chargée par le gouverne- nient impérial de vous remettre un permis d'exportation pour les marchandises citées en post-scriptum de cette lettre qui ont fait l'objet d'une demande de votre part, et que vous de- vez vous procurer dans la Firme :

à la condition que vous apportiez la preuve irréfutable que cet envoi ou les objets manu- facturés avec ces matières resteront en Suisse.

Au cas où vous désireriez que cette affaire soit rapidement liquidée, je vous conseille d'apporter cette preuve sans retard à la Léga- tion. Pour des marchandises destinées à être revendues, il faudra prouver que cet envoi correspond à l'emploi normal de votre clien- tèle en Suisse. Pour les marchandises que vous manipulerez dans vos ateliers ou qui entre- ront en partie dans des articles fabriqués dans vos usines, il faudra prouver que tous ces ar- ticles, où sera entré de la matière fournie par l'Allemagne, sont uniquement destinés à la Suisse.

En ce qui concerne les machines, il faut don- ner un détail exact des matières en question employées dans leur fabrication, et il faut en- core prouver que ceci est uniquement destiné à la Suisse. Nous faisons nos réserves pour la décision ultérieure à prendre pour que vos acheteurs également assurent que les mar- chandises de ce genre qu'il vous auront ache- tées, resteront aussi en Suisse.

Au cas où vous désireriez avoir un entretien, je suis à votre disposition à la Légation (sec- tion du commerce), et je vous recommande dans ce cas de m'apporter de suite les pièces nécessaires, telles que commandes, vos livres de commerce, etc.

Le ministre impérial, I. V. (sign.)

Il y a deux choses dans ce d o c u m e n t : l'engagement d e m a n d é à nos i m p o r t a t e u r s d'articles allemands et la p r e u v e à a p p o r t e r à un fonctionnaire de la Légation, que l'engagement est tenu. Et cette preuve con- siste dans la présentation des c o m m a n d e s , livres de commerce, etc.

Concernant le premier point, rien à ob- jecter et il est naturel q u e le dit engage- m e n t soit exigé. Q u a n t au second point, Te rôle q u ' o n e n t e n d d o n n e r à un fonction-

naire étranger et i m p o s e r a u x commerçants et fabricants suisses, semble procéder d'un m a n q u e de confiance en la surveillance qui n o u s parait incomber tout naturellement aux autorités de notre pays et qui sont certainement à m ê m e de l'exercer d'une façon qui d o n n e toute sécurité au gouver- n e m e n t impérial.

Ce fait s'ajoute à beaucoup d'autres, qui forment le gros volume des difficultés que rencontre le Conseil fédéral dans la créa- tion du syndicat d'importation.

E s p é r o n s cependant que cetle œ u v r e utile et bientôt nécessaire sera réalisée avant la fin de la guerre et que tous les pays qui n o u s e n t o u r e n t y a p p o r t e r o n t du b o n vouloir.

Entraves au commerce

On n'en finit pas avec les difficultés et les en- nuis que des agents des douanes, avec ou sans ordres on ne sait jamais, suscitent à nos ex- portateurs, quand ce n'est pas à nos clients de l'étranger.

On a encore en mémoire l'interdiction de l'entrée en France des objets en plaqué or1), même de leur transit à destination de pays neutres. Mesure qui l'ut prise parce qu'on en- visageait que les boîtes ou la bijouterie en plaqué or nous venaient exclusivement d'Al- lemagne ce qui n'est pas exact comme le sa- vent tous ceux qui veulent se donner la peine de s'informer auprès de nos fabriques de boi- tes et de bijouterie en plaqué. Cette mesure fut rapportée, puis rétablie2). Mais les ennuis continuent et nous avons sous les yeux une lettre d'une importante maison de Madrid qui s'en plaint vivement.

Mieux encore, c'est à la correspondance en- tre fabricants suisses et acheteurs d'Espagne qu'on s'en prend et la môme maison voit ses

M Fédération horlogère W 30 du 17 avril 1915.

') Fédération horlogère n° 44 du 5 juin 1915.

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324

lettres ouvertes par l'autorité militaire fran- çaise, ce que constate le fabricant suisse, les enveloppes recollées portant la mention « ou- vert par l'autorité militaire».

A première vue, on ne voit pas très bien en quoi les lettres d'affaires échangées entre deux maison parfaitement honorables et mises dans des enveloppes portant leur raison sociale im- primée peut intéresser l'autorité militaire. Il s'agit de deux pays neutres et le secret de la correspondance de leurs commerçants ne de- vrait pas être violée officiellement.

Conformément au désir exprimé par la mai- son de Madrid, la Chambre suisse de l'horlo- gerie a formulé une réclamation.

A propos d'assurance sur la vie

Un nouveau monopole?

M. Emile Marchand écrit de Zurich au Jour- nal de Genève :

Lors de la discussion, au Conseil national, de la gestion du département de justice et po- lice, le 18 juin dernier, M. Otto Weber, con- seiller national de St-Gall, fit part des craintes des assurés suisses auprès de compagnies étrangères dans la situation critique actuelle.

La presse de notre pays s'est déjà occupée de la question, à plusieurs reprises, dès le début de la guerre, o n a insisté, et pas suffisamment peut-être sur le fait que d'énormes sommes prennent annuellement le chemin de l'étranger, et, en temps de paix, favorisent l'industrie et le commerce de nos voisins ; en temps de guerre, ces économies du peuple suisse sont placées, qui sait? en obligations des divers emprunts de guerre ! M. O. Weber, pénétré de l'impossibilité de la question, arriva à' la conclusion que le peuple suisse devait tendre à la nationalisation de l'assurance-vie. Il pro- posa un monopole des assurances, qui, d'après lui, serait une bonne source de revenus pour la Confédération (?) M. - Müller, conseiller fé- déral, répondit à M. Weber qu'il n'y avait au- cunement lieu de s'inquiéter actuellement au sujet des assurances étrangères.

L'idée primitive de M. Weber de vouloir rendre plus nationale l'assurance-vie est cçrtes digne d'attention et fort bienvenue, tout spé- cialement ces temps-ci. Mais le procédé pro- posé pour y arriver est par |trop simple. Le raisonnement est, semble-t-il, le suivant : nos concitoyens ne sachant pas s'assurer et man- quant de clairvoyance en s'adressant à l'étran- ger, l'Etat va leur venir en aide : on instituera le monopole, solution inélégante et coûteuse des problèmes sociaux, mais remède infailli- ble, en train de devenir classique, pour toutes les maladies économiques!

Il y a sûrement mieux qu'un monopole. La première tâche est, à notre avis, de chercher à rendre notre peuple plus conscient de ses devoirs en matière économique, à l'instruire exactement sur ce chapitre ; car c'est certaine- ment soit par insouciance, soit par ignorance, que les Suisses contractent annuellement pour 05 à 70 millions de francs d'assurances auprès de compagnies étrangères, causant ainsi un grave préjudice à notre économie nationale.

Nous aurions aimé voir se développer à Berne, lors de cette discussion, une motion comme celle-ci : « Le Conseil fédéral est invité à pré- senter un rapport et des propositions sur la question de savoir de quelle manière la Con- fédération pourrait stimuler l'instruction éco- nomique du peuple et lui montrer très claire- ment ses devoirs dans les diverses branches de notre économie nationale», motion que l'on pourrait rapprocher de celle de M. le Dr

Wettstein, de Zurich, concernant l'instruction et l'éducation civiques de notre jeunesse.

La Suisse est portée à admirer beaucoup trop ce qui se fait à l'étranger et ne sait pas bien souvent estimer à leur juste valeur nos institutions indigènes. Il accorde trop facile- ment crédit aux beaux parleurs, qui, sans au- cune retenue, sans aucune modestie, lui dé- peignent les entreprises de nos voisins comme mieux organisées et plus avantageuses que les nôtres. Nos compatriotes mal instruits dans ces domaines s'y laissent prendre.

Ne serait-ce pas une tache de l'Etat de faire répandre à profusion quelques statistiques commerciales, simples et claires, qui seraient expliquées à notre jeunesse, si ce n'est à l'é- cole primaire, du moins dans les écoles moyen- nes et spécialement dans les écoles de perfec-

L A F É D É R A T I O N H O R L O G È R E SUISSE tionnement et les cours préparatoires à l'exa- men des recrues? Il est difficile de laisser ce soin aux entreprises privées, on les soupçon- nera toujours de partialité ; on interprêtera toujours comme réclame toute'publication de leur part.

Il est à souhaiter que le jour s'approche où nos concitoyens seront mieux instruits et mieux renseignés qu'actuellement sur notre économie nationale et sauront s'entr'aider dans tous les domaines par patriotisme, d'a- bord, puis ensuite dans leur propre intérêt.

* • *

O n ne manquera pas d'être impressionné par le chiffre de 65 à 70 millions de francs d'assurances contractées annuellement au- près de compagnies étrangères. Mais l'ap- pel au monopole fera reculer plus d'un ci- toyen suisse, de ceux qui envisagent q u ' o n marche à trop grands pas dans la voie de l'étatisme. L'assurance maladie et accidents n'est pas même organisée, il s'écoulera quelques années avant q u ' o n la puisse ju- ger dans ses résultats et le m o m e n t n'est donc pas venu encore d'étendre indéfini- m e n t les compétences de l'état dans le do- maine de l'assurance.

Q u a n d la paix sera faite, d'autres tâches seront à envisager par les pouvoirs publics de la Confédération.

A l'école d'horlogerie de Genève L'exposition des travaux de l'Ecole d'horlo- gerie de Genève, a eu lieu ces jours passés.

Au rapport nous voyons que M. Rosier, pré- sident du Conseil d'Etat, accompagné de deux Conseillers d'Etat, assistait à la cérémonie de clôture et de distribution des récompenses.

L'Ecole de Genève a été fréquentée par 63 élèves, dont 25 Genevois, et près de 40 étran- ger. Les demandes d'entrée à Genève ont été assez nombreuses et le rapport final de la com- mission dit:

La crise qui sévit dans l'industrie horlogère sera sans contredit suivie comme les précé- dentes, d'une recrudescence d'activité et les élèves qui commenceront maintenant leur ap- prentissage, arriveront à point, le moment ve- nu, pour entrer en pleine prospérité de l'indus- trie horlogère ou mécanique-

Quand à la petite mécanique de précision et d'outillage qui a pris depuis quelque temps un essor très grand, elle demande constam- ment des ouvriers, des outilleurs surtout et ce sont ceux-là que l'Ecole s'applique à former en leur donnant une instruction pratique et théorique correspondant à cette branche im- portante de l'industrie mécanique et horlogère.

Statistique commerciale de la Suisse Le Département des douanes A'ient de pu- blier la statistique commerciale de l'année 1914 suivant laquelle! le total des importations a atteint 1.478.408.489 fr. contre 1.919.810.280 en 1913 et le total des exportations 1 milliard

•186.887.089 contre 1.376.399.116 en 1913. Im- portations et exportations accusent presque

^partout une diminution sensible en compa- raison des années précédentes.

L'importation des céréales a été de 8 millions 58.487 quintaux métriques contre 10.166.994.

Celle des fruits et légumes de 2.376.914 contre 2.377.808. Celle des denrées coloniales a été de 1.749.244 contre 1 million665.489. Bestiaux : 185.905 pièces contre 275.604. L'exportation des machines est descendue de 98.724.890 en 1913 à 74 millions 974.047. L'exportation des montres et horloges a diminué de 16.855.345 pièces à 12.245.641.

L'emprunt de guerre anglais

A la Chambre des communes le chancelier de l'Echiquier a annoncé que les souscriptions à l'emprunt de guerre ont atteint près de 600 millions de livres sterling. Le total des sous- cripteurs à la Banque d'Angleterre s'élève à 550.000, pour la somme de 570 millions de livres sterling.

La souscription dans lès bureaux de poste n'est pas encore close, mais déjà 547.000 per- sonnes y ont souscrit un montant de 15 mil- lions de livre sterling. Le chancelier de l'Echi- quier espère pouvoir communiquer sous peu le montant des souscriptions au moyen des petites coupures de 5 et 10 shellings.

L'événement du jour est Je gros succès de l'emprunt anglais ; 20 milliards sont souscrits, c'est la plus formidable opération financière qui ait été conduite à bien. Le total des sous- criptions sans compter les sommes qui ont passé par les bureaux de poste, s'élèvent à huit cent millions de livres sterling , soit vingt milliards de francs.

Approvisionnements d'Italie

L'Apanti annonce qu'une commission de représentants de l'Union coopérative de Milan et de la Ligue nationale des Sociétés coopéra- tives s'est rendue à Rome pour demander au ministre des finances la levée des obstacles qui empêchent l'entrée en Suisse, par la route de Côme, de plusieurs camions chargés de denrées alimentaires.

Ces denrées sont destinées aux coopératives italiennes en Suisse et doivent donc servir à la nourriture des Italiens résidant dans ce pays.

A l'issue de la conférence qu'il a eue avec les membres de la commission, le sous-secré- taire d'Etat aux finances a écrit à M. Luzzati, lui disant que l'affaire serait réglée suivant les désirs des coopératives.

Interdictions françaises d'exportation Par décret du 3 juillet 1915, sont prohibés, à dater du dit jour, la sortie, ainsi quela réex- portation en suite d'entrepôt, de dépôt, de transit et de transbordement des produits énumérés ci-aprés :

Acide chlorhydrique.

Sulfure de carbone. ;

Sulfure de sodium.

Produits phosphores de toute nature.

Arsenic et ses sels.

Toutefois, des exceptions pourront être au- torisées sous les conditions qui seront déter- minées par le ministre des finances.

Par décret du même jour sont jprohibéeSj en outre, la sortie ainsi que la réexportation, sous un régime douanier quelconque, de l'or brut en masses, lingots, barres, poudre, objets détruits, ainsi que des monnaies d'or.

Celte disposition n'est pas applicable #ux exportations de la Banque de France.

La Hamburg-Amerika

On écrit de Rome, au Journal de Genèçe:

Les nouvelles qui arrivent du Danemark aux cercles financiers italiens confirment la nou- velle, déjà donnée par des journaux norvé- fiens, que la compagnie de navigation Ham- urg-America Linie esttombée en déconfiture.

On ne croit pas qu'il s'agisse d'une faillite proprement dite mais d'une sorte de moratoire demandé pour traiter avec les créanciers. Plu- sieurs vapeurs de cette ligne ont été capturés, d'autres sont internés dans les ports neutres.

Quinze transatlantiques évalués à cent millions se trouvent à New-York. On calcule que la compagnie depuis la guerre a perdu un million par jour.

Sociétés anonymes en Russie et en Suède Entre les gouvernements de l'Empire de Russie et du Royaume de Suède il a été con- clu, en date du 29 mai 1915,' un arrangement suivant lequel les sociétés par actions (ano- nymes) et autres associations commerciales, industrielles ou financières domiciliées dans l'un des deux pays et à condition qu'elles y aient été validement constituées conformément aux lois en vigueur, seront reconnues comme ayant l'existence légale dans l'autre pays et elles y auront notamment le droit d'ester en justice devant les tribunaux, soit pour inten- ter une action, soit pour s'y défendre.

La stipulation qui précède ne concerne point la question de savoir si une pareille société constituée dans l'un des deux pays sera admise

(3)

LA F E D E R A T I O N H O R L O G E R E S U I S S E 325 ou non dans l'autre pays pour y exercer son

commerce ou son industrie, cette admission restant toujours soumise aux prescriptions qui existent à cet égard dans ce dernier pays.

En tout cas les dites sociétés et associations jouiront dans l'autre pays des mêmes droits qui sont ou seront accordés à des sociétés et associations similaires de tout autre pays.

La liberté professionnelle dans le com- merce horloger existe aussi lorsqu'il s'a- git d'articles à marque

Le Kgl. Landgericht II, à Berlin, lisons-nous dans la Uhrmacherkunsi, a consacré ce prin- cipe par jugement du 7 décembre 1914.

Plaignante : Une société avec responsabilité limitée, de Berlin, produisant des horloges avec l'indication de sa raison sociale sur le cadran et les vendant sous des aspects diffé- rents, comme articles bon courant, c'est-à-dire avec des désignalions spéciales pour chaque genre et à des prix minimum déterminés. Son système a du reste été combattu souvent dans des revues spéciales et des réunions.*

• ••• Défendeur: Un horloger-bijoutier de Berlin, auquel la plaignante défendait, n'étant pas son client, de vendre ses produits à des prix plus bas que ceux minima fixés par elle.

La société plaignante faisait valoir : que la Vente de ses produits par l'horloger à des prix inférieurs à ceux minima fixé par elle, consti- tuait une atteinte aux bonnes mœurs ; qu'avec son principe de vente, aucune personne ne pouvait honnêtement acquérir ses horloges à meilleur marché que les prix fixés par elle et que chacun, en les achetant en dessous de ces prix, savait que cet achat était contraire aux prescriptions du contrat.

Le Landgericht a débouté la plaignante ; les considérants relèvent que « les allégations du défendeur, d'avoir acquis les horloges à une vente d'occasion, et la possibilité que son ven- deur les ait retirées comme gage, n'étaient pas exclues de toute probabilité. Par la revente à des prix fixés par lai, le défendeur n'a usé que du droit de la liberté du commerce et il manque toute preuve pour conclure à une at- teinte aux bonnes mœurs».

L'ordonnance sur la censure

. Ainsi qu'on le sait, selon l'ordonnance sur la neutralité, le parquet fédéral soumet au Conseil fédéral des propositions concernant les poursuites et le Conseil fédéral décide si le cas doit être déféré au Tribunal fédéral ou non. Le Conseil fédéral vient de nommer comme procureur général de la Confédération pour ces cas spéciaux, le professeur Burkhardt à Berne.

Registre du commerce Enregistrements :

12 juin 1915. — G. G. Boss & Go, société en nom collectif ; fabrication et vente de laniè- res e n cuir pour montres bracelets, ainsi qu'articles divers de maroquinerie ; Rue du r a r e 2, La Ghaux-de-Fonds.

25 juin 1915. — Albert Gindrat, fabrication d'horlogerie en tous genres, spécialité de montres 8 J o u r s ; Rue Jardinière 132, La Chauxde-Fonds.

28 juin 1915. — L. Viatte, fabrication d'horlo- gerie, Porrentruy.

2 juillet 1915.— Paul A. Meylan, fabiùque de compteurs en tous genres, pièces déta- chées de tous genres pour l'horlogerie et petite mécanique de précision, Brassus.

2 juillet 1915. — Ghavanon dit Sonym, Fa- brique Lutèce, Horlogerie, Rue Leopold Ro- bert 61, La Ghaux-de-Fonds.

3 juillet 1915. —Fabrique Rapid S. A., so- ciété anonyme ayant po.ur objet lafabrica- tion, l'achat et la vente Ùe tous produits en métal ou à base de métal. Rue de la Serre 65, La Chaux-de-Fonds^

Changements :

24 juin 1915. — La société en nom collectif Gindrat-Delachaux & Cie, Fabrique Hui- taine, fabrication, achat, et vente d'horloge- rie, La Chaux-de-Fonds, est dissoute. L'ac- tif et le passif sont repris par la société en commandite Gindrat-Delachaux & Cie, fa- brication, achat et venté d'horlogerie, Rue Jardinière n° 132, La Chaux-de-Fonds.

5 juillet 1915. — La société en nom collectif Piquerez & Voucher, Bienne est dissoute et radiée. L'actif et le passif sont repris par la société en nom collectif Piquerez & Rueff, fabrication de la boîte de montre acier et métal; Balinhof-Nidaustrasse 33, Bienne.

2 juillet 1915. — La maison Ed. Bourgeois, consignation de pierres fines, brutes et tail- lées, à Genève, a transféré ses locaux Rue Baulacre io. ,j . .

8 juillet 1915. — La maison Stadler-Bouché Soleure, modifie sa raison sociale en Schweiz.

Uhrenfabrik Sololhùrn:Stadler-Bouché So- lothurn.

Radiations :

26 juin 1915. — Société d'horlogerie de Gran- ges, succursale de Wangen s/l'Aar.

28 juin 1915. — A . et J. Pellaton, société en nom collectif en liquidation, fabrication d'horlogerie, Porrentruy.

3 juillet 1915. — L. Quebatte, fabrication d'horlogerie extra soignée, Genève.

6 juillet 1915. — Brunner & Gras enliq., so- ciété en commandite, décoration de boîtes, polissage, finissage ; Granges.

7 juillet 1915. — E. Vogt, fabrication de pi- gnons, Granges. j

Brevets d'invention

;• Dépôts».

Cl. 71c, n° 69987. 27 février 1915, 113/i h, a.

Cadran pour instrument à mesurer le temps avec signes lumineux. — Aegler S. A., Rebberg 9, Bienne (Suisse). Mandataire : Naegeli & Co, Berne.

Cl. 71e, n" 69988.* 16 décembre 1914, 8 h / p . Mécanisme négatif de remontoir et de mise à l'heure. — Dimier frères & Cie; et Alfred Roth, Paix 111, La Chaux-de-Fonds (Suisse).

Mandataire: E. Imer-Schneider, Genève.

Cl. 71e, n° 69989.* 11 février 1915, 8 h. p. — Montre dont le remontage et la mise à l'heure s'opèrent par rotation de la lunette. — Albert Douard, Fabrique d'horlogerie, Bienne (Suisse). Mandataire : W . Koelliker, Bienne.

Cl. 72 a, n° 69990. 14 juillet 1914, 8 h. p. — Horloge à remontoir, électrique. — Fried- rich Ernst Benzing, fabrique d'horloges, Schwenningen a. N. (Allemagne). Manda- taire : H. Blum, Zurich. — «Priorité: Alle- magne, 7 août 1913. »

Cl. 115 b, n» 70047. 20 mars 1915, Lampe électrique portative.

Cl. 115 b , n» 70048. 20 mars 1915, Lampe de poche électrique.

Cl. 115 b, n° 70049. 20 mars 1915,

Lampe de poche électrique. — Fabrique des Montres Zénith, successeur de Fabriques des Montres Zénith Georges Favre-Jacot

& Go., Le Locle (Suisse). Mandataire: A.

Ritter, Bale.

Cl. 116b, n" 70051. 19 janvier 1915, 8 h. p. — Appareil à mouton pour le moulage de iné- tal, destiné aux dentistes, orfèvres, etc. — Edmond Roquette, 41, Bd. Georges Favon, Genève (Suisse). — Mandataire : E. Imer- Schneider, Genève.

Nouvelles diverses

7 h.

7 h.

7 h.

Le Conseil fédéral a décidé d'accorder pour 19161a moitié de l'augmentation régulière pour les employés et fonctionnaires de la Confédé- ration. L'augmentation avait été complètement supprimée cette année par suite de la guerre.

Il est probable que s'il ne survient pas d'évé- nement particulier, l'augmentation complète sera accordée en 1917.

L'or r u s s e . — \JOfficiel publie une inter- diction du ministre des finances d'exporter de l'or. Des exceptions pourront être faites en faveur des ressortissants des puissance alliées et neutres.

Tableau comparatif

des poinçonnements effectués et des essais faits par les bureaux de contrôle des ouvrages d'or et d'argent p e n d a n t l e 2° t r i m e s t r e d e c h a c u n e d e s a n n é e s 1914 e t 1915.

Bureaux

1. Bienne . . . . 2. Chaux-de-Fds.

3 . Delémont. . . 4. Fleurier . . . 5. Genève . . . . 6. G ranges (Soleure).

8. Neuchàtel . . 9. Noirmont . . 10. P o r r e n t r u y . . 11. St-Imier . . . 12. Schaffhouse . 13. Tramelan . .

Total P l u s 1915 Moins 1915 Objets vérifiés en dou

B e r n e , le 2 j u i

Bottes de montres poinçonnées Bottes d'or

1914 1915

Pièces i Pièces

11.974 j 3.697 134.037 ) 40.831

541 264 1.287 267 4.169

1.278 27.168 59 5.509 24 5.319 210

191.575

1.501 211 5.915

1.344

• —

5.886

59.916' 131.659

Bottes d'argent 1914 1915

Pièces

82.873 2.798 19.963 21.203 86.646 401.080 36.823 15.576 76.568 75.450 63.764 12.289 110.047 705.080

Pièces

34.139 3.501 10.831 12.751 24.548 42.468 11.328 14.115 41.849 25.067 24.203 4.343 42.673 291.816 413.264 ane à l'importation Montres ir et argent

' • Total des boites 1914

Pièces,

94.847 136.958 20.504 22.490 90.961 102.358 64.070 15.635 82.099 75.474 69.083 12.499 110.047 897.025

o/o

10,6 15,3 2,3 2,5 10,1 11,4 7,1 1,7 9,2 8,4 7,7 1,4 12,3 100

266.465 | 370 boites platine en 1914, soit Chaux-de-Fo 170 » » » 1915. •• • » llet 1915.

1915

Pièces

37.836 44.347 11.095 13.018 26.147 42.679 17.291 14.115 43.202 25.067 30.089 4.343 42.673 351.902 545.123 350.345!

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10,8 12,6 3,2 3,7 7,4- 12,1 4,9 4,0 12,3 7,1 8,6 1,2 12,1

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1914 | 1915

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11 11 87 68 .257

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- 81 6 178 13 90 1.752

201 84 1 5 215 128

6

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1914

Pièces

848 453

4 10.137

3.280

54

2 19,619 17 34.414

61.907

o/o

2,5 1,3 0,0 29,5

9,5 0,2

0,0 57,0 0.0 100

1915

Pièces

87 . 1.406

18 3.325

1.626

5

• —

4 32 3.914 1 10.418 23.996 61.391

o/o

0,8 13,5

0,2 31,9

15,6

0,1 0,0 0,3 37,6 0,0 100 72,6

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o/o

19,0 43,4 2,8 1,7 1,1 6,1 4,2 1,0 3,9 2,5 8,6 4,3 1,4 100 45,0

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