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Autour de Lamartine : souvenirs perdus...

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Academic year: 2022

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SOUVENIRS PERDUS...

Autour de Lamartine

M. J. de Mestral Combremont a publié dans le numéro d'août dernier du

« Mois suisse » une intéressante étude sur « Le dernier amour du poète », s a

nièce Valentine de Cessiat, troisième fille de sa soeur Cécile. « L'oncle et la nièce, avons-nous dit... — écrit M. de Mestral Combremont. Une tradition de famille assure qu'ils étaient maintenant époux, un mariage secret, béni dans un village du canton de Vaud par l'illustre prédicateur dominicain ami de Lamartine que fut le Père Hyacinthe Loyson, étant intervenu ». De fait, Va- lentine de Cessiat, qui survécut longtemps au poète dont « l'âme mélodieuse » s'était envolée le 18 février 1869, — elle mourut elle-même le 17 mai 1894, — conserva jusqu'à la fin le culte du disparu ; elle avait obtenu le droit d'en porter le nom, et, sur le point de mourir, « elle avait demande qu'on laissât au quatrième doigt de sa main gauche, sans lire la date qui y était gravée, l'anneau d'or qu'elle portait depuis quelque trente ans. Son voeu fut pieuse- ment exaucé. »

Ce mariage secret, conclu entre 1863, date du veuvage de Lamartine, et 1869, date de sa mort, des fervents se sont demandé plus d'une fois s'il n'avait pas été célèbré à St-Maurice. Malheureusement, les recherches faites dans les registres soit de l'abbaye soit de la paroisse, n'ont donné aucun résultat.

Aujourd'hui on parle d'un « village du canton de Vaud ». Lequel ? (Notons en passant que le fameux P. Hyacinthe, s'il s'agit bien de lui, n'était pas dominicain, mais carme). Pourra-t-on jamais déchirer le mystère ?

Lamartine eut en Valais un jeune admirateur et correspondant en la per- sonne de Louis Dirac (1836-1895), de St-Maurice. En esquissant la biographie de celui-ci, dans son anthologie des « Poètes du Valais Romand », M. Henri Bioley écrivait en 1903 : «Après avoir fait quelques études classiques au col- lège de sa ville natale, il devint instituteur, puis entra dans les chemins de fer, et devint chef de gare. Entre-temps, il s'occupait de littérature et de poésie, et il eut la bonne fortune d'entretenir un commerce épistolaire avec Lamartine, qui encouragea ses premiers essais. Jeu bizarre de la destinée, — pour qui a connu les dernières années, si angoissées, de Louis Dirac, — le prince des lyriques français en arriva à solliciter l'assistance du modeste poète valaisan, lors de sa lamentable souscription nationale, ainsi qu'en font foi des lettres autographes dont l'auteur de ces lignes est devenu l'heureux possesseur. »

Nous avions prié le Rév. Père Alexis Bioley de retrouver la trace de ces lettres si joyeusement serrées par son père. Hélas ! le P. Alexis, après avoir cherché, nous répondit que ces feuilles aussi avaient maintenant disparu...

L. D. L.

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