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(1)

Réseaux

Services de circuits virtuels X.25, Frame Relay, ATM

Master Miage 1

Université de Nice - Sophia Antipolis

(Second semestre 2009-2010)

(2)

Sources bibliographiques

Pujolle (G.) : Les réseaux - 6ème édition - Eyrolles 2007/09

Servin (C.) : Réseaux et Télécoms - 3ème édition - Dunod 2009

Tanenbaum (A.S.) : Réseaux – 4ème édition - Pearson Education 2003

Cours UREC du CNRS (www.urec.fr)

(3)

Interface X.25 (1/2)

X.25 définit les protocoles relatifs à l’utilisation d’une interface entre un terminal (ETTD) et son point d’entrée (ETCD) à un réseau à commutation par paquets

3 couches fonctionnelles, et donc 3 protocoles :

X.25-1 (couche physique)

– gestion du circuit de données entre ETTD et ETCD

– protocole X.21 (peu utilisé) ou X.21 bis (V.24/V.28 ou V.35)

X.25-2 (couche liaison)

– gestion de la liaison de données d’accès au réseau

– protocole HDLC LAP-B (Link Access Protocol Balanced) – champ d’information de la trame contenant un paquet X.25-3

X.25-3 (couche réseau)

voir page suivante

(4)

Interface X.25 (2/2)

X.25-3 (couche réseau) ou X.25 PLP Packet Level Protocol

– fourniture d’un service réseau avec connexion

– gestion des circuits virtuels (CV) ou connexions logiques entre ETTD au travers du réseau

– données à transmettre fragmentées en paquets de longueur limitée comportant un en-tête (identification du circuit virtuel, numéro de paquet…)

– CV permanents (CVP) ou commutés (CVC). Le protocole X-25-3 assure

l’établissement et la rupture des CVC. Circuits ‘virtuels’ car n’existent dans les nœuds du réseau que sous forme des en-têtes

– échange duplex de paquets avec contrôle de flux

multiplexage possible de plusieurs CV (jusqu’à 4095) sur une même liaison d’accès (donc plusieurs communications simultanées entre un ETTD et d’autres ETTD, sur des CV séparés)

(5)

Architecture X.25

(6)

Encapsulation

(7)

Adressage X.25

Un ETTD X.25 possède deux adresses :

une adresse réseau globale (numéro d’annuaire) selon plan de numérotation hiérarchique X.121 (identification du pays, du réseau, du terminal)

un numéro de voie logique (NVL) identifiant un circuit virtuel

Chaque CV établi est représenté, pour l’ETTD, par un NVL de 12 bits contenu dans l’en-tête de tous les paquets relatifs à ce CV

Un NVL est une adresse locale, utilisée par convention entre l’ETTD et son nœud de rattachement pour identifier le CV

Un NVL est choisi, et corrélé avec l’adresse réseau globale de l’ETTD distant, lors de

(8)

Multiplexage de circuits virtuels

(9)

Etablissement et libération d’un CVC (1/4)

Paquet d’appel émis par l’ETTD appelant (A) sur une de ses voies logiques libres (NVL=x) et comportant :

les adresses réseau globales de A et de B

les services complémentaires éventuels (Groupe Fermé d’Abonnés GFA, taxation au demandé, classe de débit, taille des paquets, taille des fenêtres…)d’éventuelles données d’appel

Paquet d’appel reçu par ETCD-A qui le route dans le réseau selon l’adresse de B

L’ETCD-B choisit une voie logique libre de B (NVL=y) pour lui présenter le paquet d’appel entrant

Si l’appel est accepté, B émet un paquet de communication accepté (avec NVL=y) qui est relayé jusqu’à A sous forme d’un paquet de

communication établie (avec NVL=x). Les échanges de paquets de

données peuvent alors commencer

(10)

Etablissement et libération d’un CVC (2/4)

Si l’appel est refusé, B répond par un paquet de libération, confirmé par l’ETCD-B (confirmation de libération) et relayé jusqu’à A (indication de libération). L’ETTD-A doit aussi confirmer localement

Mêmes paquets et même échange pour la rupture normale du CVC

Exemples de causes de libération par le réseau (ETCD) :

– refus d’appel (destinataire inconnu, sans VL disponible, extérieur au GFA demandé…)

– surcharge du réseau

Contention d’appel : en cas de simultanéité d’un appel émis par un ETTD et

d’un appel entrant présenté par l’ETCD sur la même voie logique, priorité

donnée à l’appel de l’ETTD (appel sortant). Risque de contention minimisé

si l’ETTD choisit un NVL le plus élevé possible et l’ETCD un NVL le plus

faible possible (parmi les voies logiques libres)

(11)

Etablissement et libération d’un CVC (3/4)

(12)

Etablissement et libération d’un CVC (4/4)

(13)

Transfert de données (1/5)

Echange de paquets de données et de contrôle de flux (RR, RNR);

également paquets d’interruption

LP = longueur de paquet = taille maximale du champ de données = paramètre (128 octets, par exemple)

Compteurs de paquets P(S), P(R) :

P(S) = numéro du paquet envoyé (modulo 8 ou 128)

P(R) = numéro (modulo 8 ou 128) du prochain paquet attendu

Bit M (More Data) :

– M=1 pour les paquets intermédiaires

– M=0 pour le dernier paquet d’un message complet

Le bit M est aussi utilisé par les réseaux qui acceptent des LP de valeurs différentes et fournissent des fonctions de fragmentation et groupage

Bit Q (Qualified) sert à distinguer deux flux différents. Exemple: utilisation

par le PAD X.29 de paquets ‘qualifiés’

(14)

Transfert de données (2/5)

Bit D (Delivery) : normalement D=0, confirmant localement la réception de paquets de données. Si D=1, acquittement de bout en bout

Contrôle de flux, par circuit virtuel, à l’aide de P(S) et P(R). Fenêtre

d’anticipation (W) permettant l’émission de W paquets, au plus, avant de recevoir un accusé de réception. Valeur habituelle W=2

Paquets RR (Receive Ready) et RNR (Receive Not Ready)

Paquets d’interruption (non numérotés) qui permettent de transférer un octet de données sans effet du contrôle de flux

Autres paquets destinés à la gestion des incidents :

– paquet de diagnostic, pour signaler certaines erreurs sans fermer le CV – paquet de réinitialisation, pour un CV donné

– paquet de reprise, pour tous les CV (libération de tous les CVC établis, réinitialisation de tous les CVP actifs)

(15)

Transfert de données (3/5)

(16)

Transfert de données (4/5)

(17)

Transfert de données (5/5)

(18)

Connexion de terminaux asynchrones (1/2)

Conversion de protocole assurée par le PAD Packet Assembler Disassembler pour terminaux en mode caractère tels que TTY ou VT100

Fonctions du PAD (X.3)

– conversion de protocole

assemblage en paquets des caractères reçus du terminal, désassemblage des paquets

interprétation des messages de commande

génération de signaux de service pour le terminal

– fonctions commandées par des paramètres (profils standards), examinés et modifiés par le terminal (protocole X.28) ou l’ETTD (protocole X.29)

critères de remplissage d’un paquet

paramètres de gestion du PAD

paramètres de gestion du terminal

(19)

Connexion de terminaux asynchrones (2/2)

Interface Terminal-PAD (X.28)

– connexion physique : ligne spécialisée ou réseau commuté – code ASCII (Alphabet International n°5)

Protocole ETTD-PAD (X.29)

permet la télécommande du PAD par des paquets qualifiés (bit Q=1) gérés

par l’ETTD X.25

(20)

Réseau Transpac (1/2)

Accès au réseau

– accès directs (ligne spécialisée, canal D du RNIS)

– accès indirects synchrones ou asynchrones via un point d’accès (PAD, EBA, PAVI, EBS, SBS)

Source : C. Servin – Réseaux et Télécoms – Dunod 2003

(21)

Réseau Transpac (2/2)

Tarification

coût d’accès dépendant du débit de l’abonnement (accès directs) ou du réseau d’accès (RTC, RNIS)

coût de mise en relation des abonnés (circuit virtuel) facturé au forfait (CVP) ou au temps (CVC)

coût de transmission de l’information : taxation au volume (Koctet)

Paramètres d’abonnement

– protocole – débit d’accès – classe de débit

– taille de fenêtre LAP-B – taille de fenêtre paquet – longueur de paquet

(22)

Principes du relais de trames

Protocole issu de X.25, avec des simplifications, compte tenu :

– du faible taux d’erreur sur les artères du réseau – des débits importants à offrir aux utilisateurs

Caractéristiques principales

– protection des trames par une enveloppe de type HDLC

– routage des trames au niveau 2 (et non au niveau 3) et nécessité d’un champ d’adresse de taille importante

– pas de champ de commande, donc :

un seul type de trames

pas de numérotation des trames, donc pas de contrôle de flux ni de reprise en cas d’erreur

– prévention de congestion du réseau par contrat de trafic

Conséquence : fonctions simplifiées dans les commutateurs, avec des temps

de traitement réduits

(23)

Structure de trame Frame Relay

(24)

Champ d’adresse

(25)

Couches protocolaires (1/2)

(26)

Couches protocolaires (2/2)

Fonctions du ‘noyau’ (Core) – détection des fanions – vérification du FCS – validation du DLCI

– vérification du nombre minimal et maximal d’octets – modification du DLCI

– commutation de la trame – notification de congestion

Fonctions (éventuelles) de la partie haute de la couche 2 (EOP Elements of Protocol)

– accusés de réception

– reprises sur erreurs

– contrôle de flux

– temporisations

(27)

Commutation de trames

liens virtuels unidirectionnels

communication bidirectionnelle possible avec deux liens virtuels

(28)

Contrat de trafic (1/2)

Descripteur de trafic qui comprend :

CIR Commited Information Rate : débit moyen contractuel garanti par le réseau

EIR Excess Information Rate : surdébit autorisé – T = intervalle de mesure du trafic

Paramètres de trafic

Bc Commited Burst Size tel que : Bc = CIR*T

Be Excess Burst Size tel que Bc + Be = (CIR + EIR)*T

Volume soumis :

– inférieur à Bc : trames transmises dans le réseau

– compris entre Bc et Bc + Be : trames transmises mais marquées (frame tagging) par DE = 1

– supérieur à Bc + Be : trames détruites

(29)

Contrat de trafic (2/2)

(30)

Contrôle de congestion (1/4)

Congestion d’un commutateur : se traduit par un dépassement de seuil dans des files d’attente

Moyens implicites pour résoudre un état de congestion par réduction de la taille des files d’attente :

– rejet, en priorité, des trames marquées (DE = 1) dans la phase de congestion modérée (mild congestion)

– rejet de toutes les trames en excès si la congestion est plus forte (severe congestion)

Moyens de notification explicites utilisés pour éviter d’atteindre un état de congestion nécessitant

l’élimination des blocs en excès : voir ci-après

(31)

Contrôle de congestion (2/4)

Mécanisme de notification explicite des extrémités :

FECN Forward Explicit Congestion NotificationBECN Backward Explicit Congestion Notificatio

(32)

Contrôle de congestion (3/4)

Efficacité limitée de ce mécanisme :

– il est supposé que les protocoles des couches supérieures des ETTD comportent des mécanismes de contrôle de flux

(fenêtrage, par exemple) permettant de bloquer temporairement l’émission

– la notification BECN n’est possible que s’il existe un lien virtuel vers la source

– si elle est possible, la notification BECN ne peut être portée que par une trame à destination de l’ETTD visé (un

commutateur ne peut pas émettre spontanément une trame) – système injuste puisqu’il affecte tous les ETTD dont le trafic

traverse le commutateur congestionné

(33)

Contrôle de congestion (4/4)

Protocoles de gestion de la congestion

CLLM Consolidated Link Layer Management

– messages CLLM émis par un commutateur en congestion vers ses nœuds voisins et la source

– utilisation d’un DLCI dédié (DLCI = 1023)

– message CLLM indiquant la cause de la congestion et la liste des liens virtuels responsables ou impliqués dans la congestion

LMI Local Management Interface

– protocole plus complet qui prend en charge toute la signalisation du réseau – utilisation du DLCI 1023

– permet à tout ETTD de connaître l’état des liens virtuels, l’état du support physique de raccordement, le changement de statut d’un lien par le réseau…

(34)

ATM : besoins en hauts débits

Transitions majeures dans le monde informatique :

– passage du texte à l’image

– distribution de la puissance de traitement et de stockage

Besoins nouveaux en télécommunications :

– débits importants

– dynamique importante de variation de débit – retards d’acheminement courts et stables

– unité souhaitable de la technologie support, quelle que soit la nature du flux (données, voix, vidéo…)

Suppositions :

– artères numériques de grande qualité

– fonctions de contrôle de flux et de traitement d’erreurs

repoussées à la périphérie du réseau

(35)

Le compromis ATM (1/2)

Reconduction d’avantages du mode circuit :

– charge utile transportée de manière transparente (comme le sont les 8 bits d’un intervalle de temps IT)

– charge utile de longueur fixe (comme l’octet d’un IT) permettant une commutation simple et efficace

– charge utile courte, permettant l’émulation d’un circuit (note : à 64 kbit/s, 48 octets de voix correspondent à un retard de 6 ms)

Reconduction d’avantages du mode paquet :

– découplage temporel entre source et réseau (échange asynchrone), permettant à la source seule de gérer son débit

multiplexage statistique possible des connexions sur les liens du réseau

– routage par étiquette (label switching) permettant diffusion,

(36)

Le compromis ATM (2/2)

(37)

Principes d’ATM (1/2)

ATM : technique de commutation et de multiplexage

Variante de la commutation par paquets :

– paquets courts – de taille fixe – appelés cellules

Traitement d’une cellule dans un commutateur ATM limité à :

– analyse d’une étiquette (équivalent au NVL ou au DLCI)

– acheminement vers la file d’attente de sortie appropriée (commutation rapide par des moyens matériels)

Fonctions plus complexes reportées vers les couches supérieures des systèmes utilisateurs (et non dans le réseau)

Solution raisonnable aux contraintes simultanées de trafics très dissemblables (données, voix, images animées…)

Objectif : intégration possible de tous services sur un accès commun à un

(38)

Principes d’ATM (2/2)

Source : JL. Mélin – Pratique des réseaux ATM – Eyrolles 1997

(39)

Architecture ATM (1/2)

(40)

Architecture ATM (2/2)

Couche ATM (ATM Layer) en charge de la commutation et du multiplexage des cellules

Couche physique (Physical Layer) qui assure l’adaptation à l’environnement de transmission

– sous-couche de convergence de transmission (TC Transmission Convergence Sublayer)

– sous-couche de média physique (PM Physical Medium Sublayer)

Couche d’adaptation AAL (ATM Adaptation Layer) qui adapte les flux d’information à la structure des cellules

– sous-couche de Segmentation et Réassemblage (SAR Segmentation and Reassembly Sublayer)

– sous-couche de Convergence (CS Convergence Sublayer)

(41)

Modèle de référence ATM

Plan d’usager (User Plane) comprenant les protocoles applicatifs

Plan de commande (Control Plane) comprenant les protocoles liés au

traitement d’appel (signalisation)

(42)

Services et protocoles

(43)

Format de la cellule (1/2)

(44)

Format de la cellule (2/2)

GFC Generic Flow Control (4 bits)

– gestion des priorités et contentions d’accès en configuration point-à-multipoint (0000 si configuration point-à-point)

– autre proposition : contrôle de flux et de prévention de congestion

VPI Virtual Path Identifier (8 ou 12 bits)

VCI Virtual Circuit Identifier (16 bits)

PTI Payload Type Identifier (3 bits)

CLP Cell Loss Priority (1 bit)

– CLP = 1 pour cellules pouvant être écartées par le réseau – CLP = 0 pour cellules de haute priorité

HEC Header Error Control (8 bits) géré par la couche physique

– correction d’une erreur simple sur l’en-tête – détection d’erreurs multiples sur l’en-tête

– également utilisé pour la délimitation des cellules

(45)

Codage du champ PTI

Congestion rencontrée = EFCI Explicit Forward Congestion Indication

Type d’unité de données: information transmise entre couches ATM et

(46)

Routage des cellules

Service ATM orienté connexion : tables de routage présentes dans les nœuds du réseau

Commutation réalisée par modification d’une étiquette (label switching) faisant partie de l’en-tête et n’ayant qu’une signification locale

Fonctions réalisées :

– analyse et traduction de l’étiquette – commutation spatiale de la cellule

– mutiplexage et stockage temporaire en sortie

(47)

Faisceaux et voies virtuels

Faisceau (ou conduit) virtuel = VP Virtual Path identifié par le champ VPI

Voie virtuelle = VC Virtual Circuit identifié par le champ VCI

Route constituée de :

– connexions de faisceaux virtuels (VP connections) – connexions de voies virtuelles (VC connections)

Connexions permanentes ou dynamiques (nécessitant un

(48)

Commutateurs et brasseurs

Brasseurs de faisceaux virtuels (VP switches)

– n’utilisent que le champ VPI pour faire progresser l’information le long d’une route – acheminent en bloc toutes les voies virtuelles d’un même faisceau

Commutateurs de voies virtuelles (VP/VC switches) : utilisent les champs VPI et VCI

(49)

Classes de service

CBR Constant Bit Rate pour un raccordement à débit constant (voix ou vidéo non compressée). Prise en compte du débit crête PCR (Peak Cell Rate)

VBR Variable Bit Rate pour trafics sporadiques de données avec (rt-VBR) ou sans (nrt-VBR) contraintes de temps réel. Prise en compte du débit projeté SCR (Sustainable Cell Rate) et de la taille maximale de rafales admissibles MBS (Maximum Burst Size)

ABR Available Bit Rate pour les applications capables de réduire leur trafic à la demande entre un débit minimum MCR (Minimum Cell Rate) et le débit crête PCR. Régulation du trafic par réception de cellules de contrôle de flux (RM-Cells Resource Management Cells). Pas de débit moyen garanti

UBR Unspecified Bit Rate. Ce mode ne fournit aucune garantie de débit ni

de remise des cellules (mode datagramme ou best effort)

(50)

Contrat de trafic

Contrôle d’admission (CAC Connection Admission Control) d’une nouvelle connexion, prenant en compte les caractéristiques du trafic de la source et les critères de qualité

demandés

– Paramètres de trafic : PCR, SCR, MBS, MCR – Paramètres de qualité de service (QoS) :

CTD Cell Transfer Delay = temps de transfert des cellules

CDV Cell Delay Variation = variation du temps de transfert (gigue)

CLR Cell Loss Ratio = taux de perte maximum des cellules transmises

(51)

Contrôle de trafic

Contrôle de trafic (UPC Usage Parameter Control) ou policing pour protéger le réseau contre les excès de trafic d’une source (malveillance, mauvais paramétrage,

défaillance d’équipement)

Fonctions de calibrage en contrôlant, voire en régulant le débit offert sur la connexion virtuelle considérée :

– mesure du débit offert

mécanisme du seau percé (leaky bucket)

mécanisme explicite de crédit

– contrôle permettant d’éliminer les cellules en excès du contrat ou de les déclasser d’un niveau de priorité

(violation tagging)

Mécanisme d’espacement (spacing) effectué sur les cellules

acceptées avant leur injection dans le réseau (à noter qu’un

(52)

Classes de service et trafic ATM

Source : JL. Mélin – Pratique des réseaux ATM – Eyrolles 1997

(53)

Couche physique : adaptation de débit

Débit correspondant au flux de cellules ATM différent du débit utile du système de transmission : adaptation de débit (ou bourrage ou justification)

Diverses techniques :

– flux continu de cellules avec insertion de cellules vides

systèmes tramés: flux résultant correspondant à la charge utile du lien de transmission (trames synchrones SDH, par exemple)

systèmes non tramés (structuré en cellules): débit résultant égal au débit total du lien de transmission

– flux discontinu de cellules : adaptation par insertion de

caractères de bourrage (symboles idle, par exemple)

(54)

Protection contre les erreurs

Rappel : ATM suppose un excellent taux d’erreur sur les systèmes de transmission (en général meilleur que 10-8)

Types d’erreurs :

– erreurs simples (single bit errors) en fonctionnement normal dues aux imperfections des systèmes (bruit)

– erreurs multiples (burst errors) de longue durée (plusieurs ms) principalement dues à des actions de maintenance (reconfiguration)

Méthode de protection adaptée à ces types d’erreurs (HEC sur 8 bits) : – correction des erreurs simples sur l’en-tête

– détection des erreurs multiples sur l’en-tête (tout en évitant de corriger à tort)

Deux modes de fonctionnement :

– mode correction (par défaut) pour les cellules présentant un syndrome d’erreur simple et destruction des cellules présentant un syndrome d’erreurs multiples – passage en mode détection après un HEC invalide (erreurs simples ou multiples)

avec élimination de toute cellule présentant un HEC incorrect. Retour au mode correction après détection d’une cellule correcte

(55)

HEC Header Error Control

(56)

Délimitation des cellules par HEC

Utilisé en cas de flux continu de cellules sur le système de transmission

Principe : détection des limites d’une cellule en déterminant la position de l’octet où les règles de calcul du HEC sont vérifiées (registre à décalage de 40 bits)

Robustesse de la méthode accrue par un embrouillage des données de la

charge utile

(57)

Couche AAL

Adaptation des principaux types d’applications au flux ATM

Deux sous-couches :

SAR Segmentation and Reassembly (champs présents dans chaque cellule) : adaptation de format entre unités de données et charge utile des cellules,

numérotation des cellules, bourrage des cellules incomplètes…

CS Convergence Sublayer (champs présents une seule fois par unité de données utilisateur) : traitement des pertes et insertions de cellules, traitement des erreurs dans la charge utile, synchronisation de bout en bout…

Types d’AAL

AAL-1 pour trafics de type isochrone non compressé de flux à débit fixe (CBR)AAL-2 (encore à l’étude) pour transfert isochrone compressé de flux à débit

variable (VBR)

AAL-3/4 (plus très utilisée) pour les transferts de donnéesAAL-5 pour les transferts de données

(58)

AAL-1 : Fonctions

AAL-1 adaptée aux applications à débit constant et présentant de fortes contraintes d’isochronisme : signaux de voix ou de vidéo non compressée, émulation d’un circuit de données

Permet la récupération de la gigue de cellules et de l’horloge (utilisation d’une mémoire tampon)

Traitement des erreurs

– Impossibilité, dans le cas d’un flux continu, de réémettre une information mal reçue, car information non forcément stockée à la source, et non-respect du temps de réponse (service temps réel)

– Attitudes possibles :

Aucune détection, si le service le tolère (service téléphonique, par exemple), ou si la récupération est possible de bout en bout (émulation d’un circuit de données)

Masquage des erreurs détectées par un mécanisme d’interpolation en réception

Ajout de redondance permettant la reconstitution de l’information d’origine (correction de type FEC Forward Error Correction)

– Technique d’entrelacement d’octets (byte interleave) utile dans les deux derniers cas pour ‘diluer’ l’effet d’une cellule perdue

(59)

AAL-1 : Format de cellule

SN Sequence Number : permet de détecter des cellules manquantes ou insérées par erreur

CSI Convergence Sublayer Information : permet de délimiter des blocs de données ou de transporter une marque de temps

SNC Sequence Number Counter : numérotation des cellules modulo 8

SNP Sequence Number Protection : permet de corriger une erreur simple ou de détecter des erreurs doubles sur le champ SN

(60)

AAL-3/4 : Format CPCS_PDU

CPI Common Part Indicator (1 octet) : indique la façon d’interpréter les champs suivants. Seule valeur possible actuellement = 00000000

Btag Beginning Tag (1 octet) et Etag End Tag (1 octet) : évitent la concaténation accidentelle de deux CPCS_SDU suite à la perte de cellules transportant la fin de la première et le début de la seconde

BASize Buffer Allocation Size (2 octets) : indique la taille du message (CPCS_SDU) pour permettre au récepteur de mettre en place une mémoire tampon de taille suffisante (sans forcément réserver le

maximum, soit 64 Koctets). En général, BASize a la même valeur que Length

PAD Padding (0 à 3 octets) : octets de bourrage qui complètent la charge utile à un multiple de 4 octets

AL Alignment (1 octet) : permet l’alignement du suffixe de CPCS_PDU sur une frontière de 4 octets

Length (2 octets) : indique le nombre exact d’octets des données utiles (CPCS_SDU) pour permettre au récepteur d’éliminer le bourrage

(61)

AAL-3/4 : Format SAR_PDU

ST Segment Type (2 bits) : indique le type de segment 00 COM Continuation Of Message

01 EOM End Of Message

10 BOM Beginning Of Message 11 SSM Single Segment Message

SN Sequence Number (4 bits) : permet de numéroter modulo 16 les segments relatifs à une connexion CPCS donnée (déterminée par P et MID) et de détecter des cellules manquantes ou insérées relatives à cette connexion

P Priority (1 bit) et MID Multiplexing IDentification (9 bits) : permettent le multiplexage de connexions CPCS sur la même connexion ATM (VPI/VCI)

(62)

AAL-3/4 : Exemple de segmentation

(63)

AAL-5 : Format CPCS_PDU

PAD Padding (0 à 47 octets) : octets de bourrage pour que la CPCS_PDU complète (CPCS_SDU + bourrage + protection) ait une taille multiple de 48 octets

CPCS_UU CPCS User-to-User Indication (1 octet) : octet transporté de manière transparente

CPI Common Part Indicator (1 octet) : prévu pour de nouvelles fonctions, autres que l’alignement du suffixe sur 64 bits. Doit être codé actuellement 00000000

Length (2 octets) : nombre exact d’octets de données utiles (CPCS_SDU) permettant au récepteur d’éliminer le bourrage

(64)

AAL-5 : Exemple de segmentation

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